Folklôre dins ‘l comune dè Fritchapèle

Folklore dans la commune de Froidchapelle

1 Carnaval 

1.1 Carnaval à Fritchapèle

in: André Lépine, Le Laetare à Froidchapelle, in: Studium et Museum, Mélanges Edouard Remouchamps, Vol. II, Liège, Musée de la Vie Wallonne, 1996, p.543-561

 

Le Laetare à Froidchapelle.

Notes et documents d’enquêtes

 

ANDRÉ LÉPINE

 

Conservateur du Musée de la Vie régionale de Cerfontaine

 

(p.543) Le Laetare1 désigne le dimanche de la mi-carême en raison du premier mot de l’introït latin du jour qui signifie: « Réjouissez-vous! »

Quand, en 1994, on questionne les Froidchapellois sur l’ancienneté de cette manifestation, ils répondent qu’elle «existe depuis très longtemps» et qu’on en a d’ailleurs fêté le centenaire en 1955.

Hélas, aucun registre des séances de comité ni aucun ancien règlement ni aucune décision communale du siècle dernier n’ont été conservés. Ce n’est que depuis une douzaine d’années que le secrétaire actuel assure le maintien des archives. C’est dire les difficultés de l’enquête,

du moins en ce qui concerne la recherche des documents et des sources. Aussi me contenterai-je de dresser un état de la question à partir de faits vécus ou rapportés comme tels, et venus à ma connaissance.

 

La basse-loi

 

Dès l’abord, une chose frappe l’enquêteur: toutes les personnes interrogées2 font référence à la basse-loi. Elles restent cependant évasives lorsqu’il s’agit de décrire ce que recouvre exactement cette appellation. Il semble que le terme désigne les préparatifs de la fête et notamment la visite de toutes les maisons de la localité afin d’y recueillir de l’argent.

Cette collecte ne peut impérativement commencer que trois semaines avant le Laetare. C’est le comité organisateur qui s’en charge; le soir,

 

1 Jadis employé au féminin, le terme est aujourd’hui masculin dans l’usage à Froidchapelle

2 L’auteur remercie vivement les personnes qu’il a interrogées: MM. Émile Béchet,

Roger Legros, Germain Lenoir (qui lui a communiqué plusieurs extraits de journaux);

il est également reconnaissant envers ceux qui lui ont prêté de précieuses photographies:

  1. Willy Decuir (et des programmes aussi), Lenoir fils, Georges Mathieu et Émile

Masson.

 

 

(p.544) après leur travail, ses membres vont deux par deux – parfois, trois par trois – faire le tour des maisons, où on les attend avec du café et une «goutte» d’alcool. La somme recueillie en 1982 était de 75 000 francs; elle fut presque doublée en 1993. Le départ officiel des préparatifs s’agrémentait autrefois d’un bal masqué; de trop faible rapport, il a été abandonné. La Jeunesse, dit-on, se proposerait de le relancer. Les recettes réunies par le comité sont complétées d’une intervention financière de l’administration communale et des bénéfices produits par les buvettes du comité ouvertes le jour du Laetare. A cela s’ajoutaient les entrées

payantes grâce auxquelles on accédait, jusqu’en 1989, au parcours du cortège. Pour la première fois en 1993, une épinglette, figurant un polichinelle, a été créée; en 1994, elle représentait un arlequin.

 

Les folkloristes connaissent bien la basse-loi. Arnold Van Gennep 3 en parle même deux fois. Il s’agit d’un tribunal fictif de la jeunesse masculine qui, dans le département du Nord, «juge sans appel tous les faits qui troublent l’harmonie générale ou qui sont contraires aux moeurs» (p. 65) et organise notamment les charivaris. Dans quelques villages de l’arrondissement de Valenciennes, en 1829, il mettait à contribution, lors du mariage de deux veufs, tous les étrangers qui se présentaient pour traverser le territoire de la commune – une manifestation significative d’un esprit de clocher particulièrement vif.

 

Madame Clément-Hémery4, en 1836, décrit l’exercice de cette basse-loi à Neuville-lez-Salesches (arr. Avesnes, canton de Poix), à Préseau (arr. Valenciennes), à Noyelles (arr. Avesnes, canton de Berlaimont). Jules Vandereuse5 emprunte à la Revue des Traditions populaires

6 une description reprise à Madame Clément-Hémery. Pour Préseau, Amold Van Gennep tire d’Aimé Leroy et Arthur Dinaux7 une description signée d’Ernest B., que Madame Clément-Hémery identifie à Ernest Bouton, rédacteur au Courrier du Nord, de Valenciennes.

Il avait observé la coutume «comme témoin oculaire» en 1834, dixit cette dame, p. 369. On notera la contradiction entre Van Gennep et la dame, puisque le feuilleton de Bouton est daté par le premier de 1829, mais invoque une loi française de 1830! Roger Pinon 8 renvoie à Van

 

3 Le folklore de la France et du Hainaut français (Département du Nord), Paris, I, 1935, pp. 65-67 et 95-97.

4 Histoire des fêtes civiles et religieuses du département du Nord, Cambrai, 1836, pp. 367-373

5 Les «pasquîyes» dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, Couillet, 1939, p. 51.

6 Tome XXIV, 1909, pp. 422-423.

1 Les hommes et les choses du Nord de la France et du Midi de la Belgique, Valen-

ciennes, 1829, II, pp. 305-308.

8 Les noms du charivari en Wallonie et accessoirement en Picardie, dans les Annales

du Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath … , XLIX, 1982-1983, pp. 415-416.

 

 

 

(p.545) Gennep et à Leroy-Dinaux, et rappelle d’après Jacques de Wailly et Maurice Crampon 9 que «l’on craignait [l]es tribunaux de basse-loi encore répandus dans le Santerre, le Beauvaisis, le Noyonnais, le Vermandois jusqu’au milieu du XIXe siècle». Une forme wallonne de ces tribunaux fictifs a été décrite par Louis Banneux10: c’est le Tribunal de mâle raison de Paliseul (arr. Neufchâteau), qui était l’épisode du mardi de la ducasse.

A Froidchapelle, on peut définir la basse-loi comme une loi d’exception, purement populaire et en marge de toute réglementation officielle, en usage pendant la période des préparatifs de la fête du Laetare. Il semble que la notion de basse-loi sous-tend une collaboration de tous

les habitants, rendue obligatoire à l’origine, aujourd’hui acceptée par tous, afin de montrer leur appartenance à une communauté; c’est une participation générale qui vise à alimenter la caisse des organisateurs, et, dans une large mesure, à figurer dans un groupe du cortège. C’est, dans

le bon sens du terme, une illustration de l’«esprit de clocher». Les vrais Froidchapellois, de souche ou d’adoption, seraient choqués si l’on venait à les oublier lors de la quête préparatoire; beaucoup mettent leur point d’honneur à défiler dans un groupe, sur ou autour d’un char11.

 

 

La célébration du Laetare

 

  1. La mise sur pied de la fête

 

L’essentiel du Laetare consiste en un cortège de chars et de groupes, comparable à un corso fleuri, bien structuré, qui se déroule dans la bonne humeur, dans l’ordre et la discipline; encadré par des commandants, c’est-à-dire des responsables, il suit un parcours en circuit fermé, déterminé et minuté, et n’a rien d’une débandade de carnaval.

En règle générale, les chars et les costumes des figurants doivent être confectionnés en fonction d’un thème (pays, personnages de fantaisie ou de conte, … ). Une dernière clause de la loi – non écrite – spécifie que, chaque année, on change de thème pour chaque groupe; il n’est donc pas question de réutiliser des costumes ou un char des années précédentes.

Une autre règle impose le secret. Les participants au cortège se réunissent en fin d’année chez un membre du comité d’un groupe. Une fois le

 

9 Le folklore de Picardie (Somme, Oise, Aisne), Amiens, 1968, p. 259.

10 Voir les n° du 25 décembre 1927 et du 27 décembre 1931.

ent plus d’un problème: de la sémantique du terme,

11 Les tribunaux de basse-loi posent pl

de la variété des coutumes qu’il dénomme, de la convergence avec des traditions ca-

lendaires ou propres aux classes d’âge, etc. A Froidchapelle semblent survivre un terme

et un état d’esprit.

 

 

(p546) choix du thème fixé, on le communique au président ou au secrétaire qui l’enregistre ou le rejette s’il a déjà été retenu par un autre groupe. Afin d’éviter les doubles emplois et les imitations éventuelles, seul le président ou le secrétaire du comité organisateur connaît le sujet qui sera exploité chaque année par chaque groupe. Si un groupe veut mettre en oeuvre un thème déjà choisi par un autre, on lui demande par conséquent d’en changer, ce qui se fait de bonne grâce. 12

Anciennement, il y avait bien sûr de l’espionnage dans l’air: on essayait d’entrer dans les granges ou les hangars où se construisaient les chars (maintenant, ce serait dans les garages ou dans les ateliers … ), mais on n’a jamais enregistré d’actes malveillants.

De nombreux thèmes ont été exploités au fil du temps. Signalons en vrac quelques données fragmentaires recueillies de manière sporadique.

Avant la première guerre mondiale, quatre hommes de la famille Descartes participaient à la fête: Valéry, son fils Désiré et ses petits-fils Adolphe et Valéry. Une année, ils ont porté un costume fait de feuilles de houx cousues sur la veste, le pantalon et le bonnet; ils tenaient à la main une branche de houx surmontée de quelques feuilles.

En 1912 ou en 1913, arrivait en tête du cortège un groupe de cinq clowns formé entre autres d’Emile Wérion, Emile Lambert et Charles Trigaux. Ceux-ci étaient affublés d’un pantalon blanc, d’un frac à pans à boutons jaunes, d’un petit chapeau haut-de-forme, de sabots-bottes de fantaisie avec une boucle au bout. La même année, on pouvait admirer une vingtaine d’Indiens emplumés suivis de cyclistes aux vélos garnis de roses (Gaston Douniaux faisait notamment partie de cet ensemble). Il y avait aussi le char des Bons Vivants orné d’une balustrade. On payait 5 francs-or (?)

pour grimper sur ce char, boire un verre et faire quelques pas de danse au son d’un orchestre composé de commerçants et de nantis. On voyait aussi un bateau tiré par deux chevaux de trait; ce char avait été construit par René Buisson, entrepreneur de maçonnerie.

La maman d’Yvon Louis, elle, était juchée sur le char des «fabricantes» de galettes. Le groupe traditionnel des sapeurs était dirigé par Emeric Louis et le petit Cadot.

Vers 1948, Georges Mathieu, du quartier de la gare, commandant à cheval durant une dizaine d’années (il avait succédé dans cette

 

12 Cela s’est notamment produit une année où les Jeunes, avec Marcel Tenret, avaient

choisi le thème des Pirates comme les figurants du quartier de la gare (le bateau avait

14 m de longueur); on a laissé l’initiative aux Jeunes .

 

 

(p.547) fonction à Gilbert Louis, l’oncle de sa femme) faisait partie d’un groupe qui a exploité les thèmes suivants: les Russes (deux fois, d’une manière différente; avec des chiens), les Lavandières du Portugal (groupe des « pigeonnistes » avec Yvon Louis), Venise et

sa gondole, les Vendangeurs (porteurs de hottes; un vignoble avec en arrière-plan une peinture représentant un château; les grappes de raisin étaient faites avec du papier-journal roulé et trempé puis séché ainsi que du papier crêpon violet), les Moissonneurs (avec faux, fourches et fléaux), … Germain Lenoir, du quartier de la gare, secrétaire dans les années ’50 (par la suite, membre du groupe d’Emile Masson, son voisin) a participé, lorsqu’il avait 38 ans, à un groupe de Sioux dont le char avait nécessité la confection de 10 000 roses en papier.

Après 1962, Emile Masson créa trois groupes dans le quartier de la gare: sous sa propre direction, on vit le char de la Reine des neiges montrant un cygne aux ailes ouvertes; son fils Christian dirigea aussi des groupes, ainsi que sa fille Martine, institutrice qui, avec les enfants de sa classe, monta notamment le groupe du Cirque (clowns et personnages divers) dont le char était une roulotte qui avait été expressément achetée à Thuin.

Autres thèmes retenus: les Pirates, le Pont d’Avignon (sur une jeep et une remorque), les Trappeurs de l’Alaska (une hutte en rondins dont le toit enneigé était couvert d’ouate), les Espagnols (la seule année où le groupe est sorti sans char à cause de plusieurs deuils

dans des familles; le groupe était diminué de moitié), les Ramoneurs (une cheminée de 4 m à l’intérieur de laquelle un garçon pouvait grimper; ceci pour encourager les jeunes et leur mettre le pied à l’étrier), les Hollandais (un moulin et des tulipes), les Chinois, les Toreros (Taureau … avec de vraies cornes), …

Citons encore, à titre indicatif, les thèmes choisis d’année en année par le groupe de Gaby Pestieau (depuis 1987, Jacky Debande): 1975: Le Diable et les Diables; 1976: Le Château et

Alice au Pays des Merveilles; 1977: Le Moulin à Café et les Brésiliens; 1978: La Bottine et les Souris; 1979: Le Gâteau et les Pâtissiers; 1980: Le Fleuriste et les Jardiniers; 1981: Le Carrousel et les Clowns; 1982: La Locomotive et les Cheminots; 1983: Le Lit et les Dormeurs; 1984: Le Dragon et la Reine des Mers; 1985: Le Dragon et les Sirènes; 1986: Le Homard et les Cuisiniers; 1987: L’Epouvantail et les Epouvantails; 1988: L’Araignée et les Mouches; 1989: La Lune et les Pierrots (Au clair de la lune); 1990: La Cloche et les Lapins; 1991: La Palette et les Peintres (Picasso); 1992: Banana Split; 1993: Le Champignon et les Lutins.

(èl Létâré à Fritchapèle / le (la) Laetare à Froidchapelle) (Lépine 1996, 548)

(p.549) Jusqu’à ces dernières années, le Laetare à Froidchapelle se caractérisait par le nombre incroyable de roses en papier que l’on pouvait y admirer. Il était courant de façonner jusqu’à 10 000 roses pour décorer le char où elles étaient attachées sur des treillis (voir ci-dessus).

Durant des semaines et des semaines, toutes les femmes, et parfois même des hommes, se réunissaient, en soirée, afin de confectionner ce type d’ornement. Depuis un an ou deux, on a trouvé un substitut à cette décoration exigeant un travail de longue haleine: on se sert à

présent de feuilles de plastique chiffonnées et peintes au pistolet.

Progrès oblige! En fait, nécessité fait loi! Lors d’une soudure au chalumeau au terme de la réalisation, le feu avait été accidentellement communiqué à un char décoré de milliers de roses. Ce char avait nécessité plusieurs semaines de travail acharné. Comme il ne restait

plus que quelques jours avant le cortège, on eut recours à ce nouveau système de décoration.

Toujours est-il que les préparatifs de la fête comme les festivités elles-mêmes constituent une période d’activité et un temps de vie en commun où les préoccupations – trouver un thème, chercher à l’illustrer de la manière la plus originale, le mettre en oeuvre au fil de nombreuses heures, en soirée ou en fin de semaine – sont largement compensées par un esprit de solidarité et de camaraderie qui marque alors l’existence et qui fait que longtemps après qu’elle ait eu lieu, on parle encore de la mise sur pied du Laetare de telle ou telle année.

 

  1. Les documents: une affiche de 1911

 

Le 10 août 1988, une antiquaire anversoise m’a proposé une magnifique affiche en couleurs de 180 x 85 cm 13. Le haut du dessin représentait huit personnages hilares, bien habillés, dont un bourgeois à monocle et, à gauche, une dame, masquée d’un loup, buvant une coupe de champagne; en dessous, à gauche, une danseuse avec tambourin. Voici une partie de la légende:

 

Dimanche 26 et lundi 27 mars 1911

Grand cortège carnavalesque organisé sous les auspices de l’Administration communale par les Descendants de Mardi-Gras (quatorze groupes dont)

– 4. les Musiciens de Nonancourt

– 11. Char de Froidchapelle (Port de mer)

 

13 Mme Ingrid Devriendt-Van Kogenberg, Van Schoonbekestraat 178, Anvers. Affiche

proposée au prix de 8 000 francs; je ne l’ai pas achetée et je n’ai noté qu’une partie de la

légende. Dans sa lettre, l’antiquaire note la date de 1905; personnellement, j’ai cru retenir

celle de 1911

 

 

(p.550) Commission: Secrétaire: Georges Durbecq. Trésorier: Clovis Colinet.

Président d’Honneur: Emile Delgrange. Président: Emeric Louis.

Les Membres: A. Hormans, E. Dufour, R. Buisson, A. Turlot, P. Colinet

  1. Mary, G. Magotteaux, E. Hanoteaux, E. Wérion, E. Lambert, E. Depret,
  2. Canivet, E. Durbecq, A. Hinyot, L. Colinet.

Le secrétaire communal: Ed. Marlière. Le bourgmestre: J. Canivet.

Imprimerie Wérion, Froidchapelle.

 

  1. L’interruption des festivités (1962-1975)

 

En 1962, un drame a marqué le déroulement de la fête: il s’agit de ce que l’on a appelé l’incendie ou les brûlés. Un groupe de Bourlers – des membres d’une même famille – représentait des bonshommes de neige; au rondeau final, un des participants a sauté au-dessus d’un feu de bengale et, en quelques secondes, il a été transformé en torche vivante, son habit étant formé d’ouate fixée sur un treillis; les parents déguisés de la même façon que lui, ont volé à son secours … et ont, eux aussi, été pris par les flammes. Il a fallu quelques instants, toujours trop longs en de telles circonstances, pour que l’on arrive à couvrir les victimes d’une bâche ou d’une couverture et à éteindre ainsi le feu. Ces personnes, qui ont été fortement brûlées, subissent aujourd’hui encore les séquelles de l’accident.

Ce drame et ses suites ont bien manqué de mettre un terme aux réjouissances du Laetare; celles-ci ont d’ailleurs connu une interruption de plusieurs années. L’accident a marqué les esprits à un point tel que l’on parle désormais de la période d’avant l’incendie et de celle d’après …

A la timide reprise du cortège en 1975, on a pris les précautions qui s’imposaient, édicté un règlement plus strict (voir ci-dessous) et souscrit des assurances plus fortes 14

 

L’organisation du Laetare

 

Qui dirige les festivités? Un petit comité d’anciens (ou du moins de personnes qui ont oeuvré dans un groupe), assez restreint, – moins étoffé en tout cas que celui de 1911 -, où sont représentées toutes les opinions politiques ou religieuses.

Comme tout comité qui se respecte, celui du Laetare comprend un président, un vice-président et un secrétaire; le comité est par ailleurs flanqué d’un commandant à cheval 15.

 

14 L’Association de la Jeunesse de Froidchapelle et le Syndicat d’Initiative sont assurés en responsabilité civile uniquement si leurs responsabilités sont engagées.

15 Actuellement, le président est Emile Béchet, ancien échevin (président depuis les

années ’80); le vice-président, Emile Masson (depuis 1980 également) et le secrétaire-tré

sorier, Willy Decuir, depuis 1981. Natif de Rance, village voisin; arrivé dans la commune en 1980, il a fait tout de suite partie du groupe dit des Commerçants et on lui a proposé assez

vite de remplir les fonctions de secrétaire. D’autres présidents ou membres du comité sont:

Oscar Lebrun, Georges Durieux et Germain Lenoir, secrétaire à la fin des années ’50.

 

 

(p.551) Si le rôle premier d’un tel comité est d’organiser la fête, il a aussi une deuxième raison d’être: collecter de l’argent trois semaines avant la mi-carême; c’est la réalisation effective de la basse-loi décrite ci-dessus.

La première réunion du comité a lieu au début du mois de janvier; au temps passé, les membres du comité se rassemblaient autour d’une table où trônaient deux ou trois bouteilles de vin, comme pour les grandes occasions.

Dans les familles et dans les quartiers, on se fait un point d’honneur à perpétuer la tradition soit en occupant, de père en fils ou en beau-fils, un poste «à responsabilité», soit en présentant un char et un groupe de valeur 16.

Le commandant à cheval dont il est fait mention plus haut est le personnage-clé du cortège; c’est lui, en effet, qui va et vient en tête de celui-ci et qui l’ouvre 17; il est relayé par d’autres commandants, à pied, responsables de l’ordre dans chaque partie du défilé constituée de deux ou trois chars.

Traditionnellement, un groupe de sapeurs en uniforme paradait aussi au début du cortège; avant-guerre, leur chef ou sergent-sapeur était Emile Cadot, qui portait une bêche (outil caractéristique comparable à la hache des sapeurs de nos marches militaires d’Entre-Sambre-et-Meuse).

Ce groupe typique des sapeurs locaux est malheureusement dissous depuis des années.

Généralement, aucun drapeau n’est déployé. Cependant, un fanion fut arboré en 1954, l’année qui précéda le centenaire. En 1955, chaque groupe affichait un petit drapeau rectangulaire de 58 x 47 cm portant l’inscription «Centenaire du Carnaval – Froidchapelle 1955» (fabriqué

par la Maison Beaudoux de Marcinelle). De tels insignes furent abandonnés car ils coûtaient trop cher.

 

Le programme et l’ordonnance du cortège

 

  1. Le dimanche (18)

 

  1. Le déroulement de la journée. – Jadis, le commandant à cheval et les commandants à pied, en uniforme, se recueillaient au moment de l’offrande de la messe du dimanche de la mi-carême; ce n’est plus le cas maintenant.

 

16 Signalons qu’en 1993, on a recensé 380 Froidchapellois enrôlés dans 9 groupes et que 2 nouveaux groupes se sont inscrits en 1994.

17 Dans les années ’30, le commandant à cheval était Gilbert Louis, puis ce fut Marcel Lurkin, vers 1948; Georges Mathieu, durant dix ans; Jean Lurkin, et maintenant Gérard Jeanmenne

18 Avant 1914, comme me l’a signalé, en date du 6 janvier 1989, Alexandre Wérion

(aujourd’hui décédé), le Laetare durait trois jours et l’on visitait Fourbechies, ancienne

dépendance de Froidchapelle devenue commune en 1868, et les écarts.

 

(èl Létâré à Fritchapèle / le (la) Laetare à Froidchapelle) (Lépine 1996, 552)

(èl Létâré à Fritchapèle / le (la) Laetare à Froidchapelle) (Lépine 1996, 553)

(p.553) La journée du dimanche est réservée au cortège qui prend le départ au quartier de la gare dont il fait d’abord le tour avant d’aller vers la Grand-Place dans la discipline et le bon ordre. Il contourne l’église avant la dislocation. Anciennement, on faisait une pause avant d’entamer un deuxième tour. La journée se termine par un rondeau au cours duquel les deux ou trois sociétés de musique qui ont participé au cortège jouent ensemble les airs traditionnels. Bien sûr, un bal clôture la journée.

 

  1. Les prix. – Vers 19 heures, juste avant le rondeau, on procédait traditionnellement à la remise des prix, des coupes et des fanions aux groupes participants. Les rétributions, qui remplacent actuellement les prix, sont établies selon les critères suivants:

 

 

(p.554) * groupes extérieurs comprenant une trentaine de personnes, avec char et musique, engagés sous contrat: sommes variables en fonction du nombre de participants et de la présence ou non d’un char (de 10 000 francs à 30 000 francs):

” groupes locaux: rétribution en fonction de l’encaisse, avec pour critères le nombre de personnes et la présence d’un char ou non (la tendance actuelle est à la suppression).

Exemple de remise de prix (année 1968):

1er prix d’excellence: Les Canaris de Piéton et les Clowns de Cerfontaine

2e prix d’excellence: Les Gitans de Chimay.

1er prix : Les Hottes de Lobbes.

2e prix : Les K.K.Wettes de La Buissière.

 

En fait, ces prix (coupe, médaille, bouteille de vin, … ) ont un caractère de plus en plus fictif. C’est plutôt, pour les organisateurs locaux, une marque de remerciement et un souvenir; il n’y a plus de véritable classement.

 

  1. Le règlement et le programme. – Après l’incendie de 1962, on a veillé à un meilleur déroulement du cortège (programme amélioré, voir ci-dessous) et l’on a surtout édicté un court règlement distribué aux commandants.

Voici, à titre d’exemple, le mot d’ordre de 1981 confié aux responsables et le programme complet qui a figuré, dès 1990, sur le feuillet-circulaire remis aux différents groupes.

 

Règlement de 1981

 

Ordre du cortège (29 mars):

  1. Rendez-vous au Pont Alsort à 9 h 30 pour les groupes sortant le matin.
  2. Rendez-vous à la Place de la Gare à 13 h 15. Entrée exclusive pour tous par le carrefour de l’Arabe (route de Virelles).

* Formation du cortège à 13 h 30; ordre à prendre selon la numérotation indiquée sur la route et reprise sur l’ordre du cortège.

* Passage sur la Grand-Place et présentation de chaque groupe.

* Deuxième départ vers 18 h 30; reprendre la place suivant l’ordre du départ de la gare, chars exclus; un tour de la place à effectuer avant le rondeau final.

  1. Les groupes travestis pouvant occasionner des feux ou troubler le bon déroulement des festivités seront écartés du cortège. Les comités

organisateurs prient les groupes n’étant pas couverts par une assu-

rance de ne pas participer au cortège.

(èl Létâré à Fritchapèle / le (la) Laetare à Froidchapelle) (Lépine 1996, 555)

(p.555) Programme complet de 1990

 

6 h: Réveil par les tambours. – 9 h 30: Rendez-vous au Petit Barrage pour les groupes locaux. – 10 h: Sortie du groupe de et à Fourbechies. – 11 h: Départ en cortège du Pont Alsort vers la Grand-Place. – 12 h: Réception des groupes locaux au hall omnisports par les autorités communales. – 13 h 30: Fermeture du parcours à toute circulation non dûment autorisée par les organisateurs ou la police. Détournements signalés. – 14 h: Rassemblement des groupes Place de la Gare. Entrée exclusive pour tous par le carrefour de l’Arabe (route de Virelles). –

14 h 15: Formation du cortège en respectant l’ordre repris ci-contre et en se référant à la numérotation indiquée sur la route. – 14 h 30: Départ du cortège. – 15 h 30: Défilé des groupes sur la Grand-Place et présentation de chaque groupe devant la maison communale. – 18 h 30: Deuxième départ: un tour de place à effectuer avant le rondeau final (suivant l’ordre initial, chars exclus). – 21 h: Bal de clôture au hall omnisports, – 24 h: Remise des prix aux groupes locaux. Tirage de la tombola des cartes de soutien.

 

  1. Le lundi

 

Le lundi est le jour où l’on s’amuse entre soi. Seuls les groupes locaux défilent à nouveau et parcourent des quartiers de la localité qui n’ont pas été visités la veille. Ils se rendent, dans le courant de la matinée, (p.556) dans le centre, sur la route de Cerfontaine, à Martinsart, au pont des Hamaides, et l’après-midi, au Champ Colin. Ils reviennent ensuite à la gare et le soir, ils font halte à la brasserie Magotteaux où un dernier verre est servi.

Les groupes sont reçus chez des particuliers qui leur offrent à profusion soupe, frites, oeufs, tartes, bières. Les organisateurs se font alors du mauvais sang: tout le monde est un peu éméché et il faut veiller à éviter les débordements et les accidents

 

La composition du cortège

 

Les diverses compositions des quelques cortèges que nous signalons ici à titre indicatif sont tirées d’articles de presse ou des feuilles dactylographiées distribuées aux commandants.

 

Année 1953. – Commandant à cheval: Marcel Lurkin. – 1. Les sapeurs; 2. les pompiers de Bailièvre; 3. les tambours; 4. la musique de Froidchapelle; 5. les Pigeons de Froidchapelle (char avec un colombier); 6. la fanfare l’Union de Rance; 7. le char des Sioux, de la brasserie Magotteaux; 8. Non, Virelles n’est pas mort !; 9. le Bateau et ses Pirates (groupe d’Emile Masson); 10. le groupe de Solre-Saint-Géry; 11. la fanfare de Solre-Saint-Géry; 12. les Chinois, groupe du Pont des Hamaides; 13. Blanche-Neige et les sept nains, de Chimay; 14. la

musique de Chimay; 15. les Hollandais (char du moulin à vent avec tulipes); 16. la fanfare de Grandrieu; 17. le remorqueur La Vedette qui tire la Corne du Diable et les Pirates; 18. la musique de Cerfontaine; 19. le Traîneau; 20. les Russes.

 

Année 1955: le centenaire. – Départ du quartier de la gare à 10h30 pour les groupes locaux afin d’arriver sur la Grand-Place à la sortie de la messe. Après-midi, nouveau départ à 14h. – En tête, le commandant à cheval, suivi d’un commandant à pied et des groupes dans l’ordre suivant: 1. la gendarmerie de Rance; 2. les sapeurs de Froidchapelle sous la conduite du sergent-sapeur; 3. les pompiers de Bailièvre; 4. les porteurs de fanions; 5. la clique de Froidchapelle et le tambour-major; 6. la fanfare de Froidchapelle; 7. la Madelon de Silenrieux; 8. le groupe colombophile de Froidchapelle; 9. un char; 10. les Joyeux de Solre-Saint-Géry; 11. la Jeunesse de Froidchapelle; 12. le Porte-Bonheur de Rance; 13. un char; 14. le groupe du Pont des Hamaides; 15. l’harmonie de Chimay; 16. les Bohémiens de Chimay; 17. un char; 18. les Amis de la Gaule de Solre-Saint-Géry; 19. la fanfare de Grandrieu; 20. le groupe de Georges Mathieu; 21. Un char; 22. les Grosses Têtes de Gozée; 23. le groupe du Président de Froidchapelle; 24. un char; 25. la Noce des Géants de Sars-Poteries; (p.557) 26. la fanfare de Cerfontaine; 27. le groupe de Sivry-Sports; 28. Un char; 29. la fanfare de Renlies; 30. le groupe d’Emile Masson; 31. Un char; 32. la clique de Marcinelle.

 

Année 1956. – Le tambour-major est François Appelmans qui remplace Aril Gilquart, malade. Il y a 500 participants et 55.000 F de prix. – 1. la gendarmerie; 2. les sapeurs de Froidchapelle et le sergent-sapeur; 3. les sapeurs de Ham-sur-Heure et leur sergent-sapeur; 4. une clique et le tambour-major; 5. le groupe des jeunes filles de Froidchapelle: 6. le groupe des jeunes gens de Froidchapelle; 7. un char; 8. la clique de Froidchapelle et le tambour-major; 9. la fanfare de Froidchapelle; 10. les Arabes de Bourlers; 11. un char; 12. le groupe de Georges Mathieu; 13. la fanfare de Cerfontaine; 14. les Grosses Têtes de Gozée; 15. le groupe du Président; 16. un char; 17. la fanfare «Le Ralliement» de Maubeuge; 18. un char; 19. l’harmonie de Chimay; 20. les Grands-Monts de Beaumont; 21. le groupe d’Emile Masson; 23. un char; 24. la

fanfare de Fontaine-Valmont.

 

Année 1968 (sauf erreur). – Entre autres: 1. le groupe des Spoutniks; 2. les Clowns de Cerfontaine; 3. les Lavandières et les Canaris de Piéton; 4. Au clair de la lune; 5. La Madelon; 6. Le pont d’Avignon; 7. les Gitans de Chimay; 8. les Hottes de Lobbes; 9. les K.K. Wettes de

La Buissière.

 

Année 1976. – 1. Samedi Jeunesse, dirigé par Martine Masson (80 personnes); 2. les tambours de Froidchapelle (10 personnes); 3. la fanfare; en fait, une vingtaine de musiciens regroupés sous la direction de Ludovic Masay; 4. le groupe de Gaby Pestieau (40 personnes); 5.

le groupe de Christian Masson (30 personnes); 6. la fanfare de Renlies (30 personnes); 7. le groupe de Maryvonne Gobert (31 personnes); 8. le groupe de Maurice Demat; 9. et la musique (au total 45 personnes); 10. le groupe de Claudine Dehu (30 personnes); 11. une fanfare française (70 personnes); 12. le groupe de Vergnies (40 personnes); 13. le groupe de Macon; 14. et la musique (au total 30 personnes); 15. Le groupe de Sivry; 16. et la musique (au total 30 personnes); 17. le groupe de Fourbechies (60 personnes).

 

Année 1981 (29 mars). – Commandant à cheval: Jean Lurkin. – 1. la Crinière; 2. les sapeurs; 3. le groupe de Michel Poncelet; 4. Les tambours et la musique de Froidchapelle; 5. le groupe de Christian Masson; 6. les Rouxita: majorettes; 7. Thuillies; 8. Erpion; 9. Meiboom (fanfare); 10. le groupe de Gaby Pestieau; 11. la musique de Renlies; 12. le groupe de Lebrun-Mayeur; 13. les Courtisans; 14. la musique d’Anor; 15. le groupe d’Emile Leclercq; 16. la musique de Fraire; (p.558) 17. le groupe de Daniel Delespinette; 18. les Majorettes «Les Silènes»; 19. le groupe de Fourbechies; 20. L’Heureux Abri; 21. Philippeville 1900. – Commandants: René Janlin: groupes 3, 4, 5; J .- P. Ducœur 6, 7; R. Devallée: 8, 9; H. Henry: 10, 11; P. Lebrun: 12, 13, 14; R. Delvalle: 15, 16; J. Dropsy: 17, 18; R. Carlier: 19, 20, 21.

  1. Un groupe de vivandières, dont la place officielle se trouve derrière le groupe des sapeurs, iront vous proposer des cartes et/ou des cocardes au profit de l’organisation du Laetare.

 

Année 1985 (17 mars) – Le règlement de cette année signale en 3e point (le matin): Apéritif offert par les Autorités communales à la salle des fêtes; et à la fin: Les Comités organisateurs prient les groupes d’être couverts par une assurance. (ces mentions figureront désormais sur chaque feuillet annuel). – Commandant à cheval: Gérard Jeanmenne. – 1. la Crinière (ajout manuscrit postérieur: Marcel Masson, Baileux, Zorro); 2. les sapeurs de Froidchapelle (Roger Tenret); 3. Gabriel Pestieau (Serpent de mer); 4. les tambours et la musique de Froidchapelle (Georges Durbecq; Georges Bachelart); 5. Clos du Vert Chemin, Chimay; 6. Samedi Jeunesse (les Chameaux: Alain Clara, Philippe Pestiaux); 7. l’harmonie d’Alfortville (+ majorettes); 8. Vierves-sur-Viroin (les Mexicains); 9. la musique de Renlies; 10. le Bosquet (les Tsiganes); 11. Cul-des-Sarts (les Grosses Têtes); 12. la musique de Solre-Saint-Géry; 13. Bourlers (barré); 14. Salles (barré); 15. Daniel Delespinette (les Paysans); 16. la musique d’Anderlues; 17. Fourbechies (les Astrologues: Fabienne Passau); 18. Yves Lange (les Infirmiers); 19. la musique de Rance; 20. Christian Masson (les Chinois); 21. Prunay-le-Temple (village français non loin de Paris); 22. Sautour-Vodecée (les Moissonneurs); 23. Beauwelz (les Tsiganes). – Commandants: Guy Devallée: 1, 2, 3, 4; Pierre Lebrun: 5, 6; Pol Jonniaux: 7, 8; Christian Perot: 9, 10; Jean-Paul Ducœur: 11, 12, 13, 14; Jean Dropsy: 15, 16, 17; Claude Pestiaux: 18, 19; Robert Delvalle: 20, 21; Raymond Devallée: 22, 23.

 

Année 1988 (13 mars). – Commandant à cheval: Gérard Jeanmenne. – 1. la Crinière (ajout manuscrit postérieur: Ali Baba et les 40 voleurs; 24 personnes); 2. les sapeurs (25); 3. Fourbechies (les Parapluies Arc-en-ciel; 23); 4. les tambours de Froidchapelle; 5. la musique de Froidchapelle; 6. le groupe de Christian Masson (American Bear; 46); 7. le groupe de Gaby Pestieau (les Mouches; 40); 8. la musique de Renlies; 9. les Tchoupères d’Olloy (les Mousquetaires du Roy); 10. le groupe de Daniel Delespinette (les Paysans; 27 + 12 musiciens); 11. la musique de Treignes; 12. le groupe d’Yves Lange (les Valets et les Femmes de Chambre; 16); 13. Gozée (1958-1988- Trente ans déjà); 14. L’Heureux Abri (les Heureux Jardiniers; 17); (p.562) 15. majorettes. – Commandants: Christian Perot: 1,2,3; Jean Dropsy 4,5.6: Guy Devallée: 7, 8; Jean-Paul Ducœeur: 9, 10; Pierre Lebrun 11. 12. 13: Claude Pestiaux: 14, 15.

 

Année 1990 (25 mars) .- Commandant à cheval: Gérard Jeanmenne – 1. la Crinière (ajout manuscrit postérieur: Gladiateurs romains); 2. La musique de Froidchapelle (20 personnes); 3. Fourbechies (les Dinosaures: 24: 4. Gozée – P. Quertinmont (la Conquête de l’Ouest: 42): 5. le groupe de Christian Masson (les Pages; 56); 6. la musique Masson-Debande: 7. le groupe de Jacky Debande (les Lapins; 35); 8. Gozée – M. Rary (les Troubadours: 20); 9. Vergnies (les Chinois; 29); 10. Le groupe de Daniel Delespinette (les Clowns; 33); 11. musique Delespineme-Jeunesse; 12. Jeunesse de Froidchapelle (les Saturniens; 42); 13. Gozée – la Ribambelle (Mme Desmet): 14. la musique de Renlies: 15. Yves-Gomezée (le Harem): 16. groupe de Thy-le-Château (les Espagnols): 17. U.S. Parade of Belgium (Montigny-le-Tilleul; 20); 18. Les majorettes de Thy-le-Chateau (20). -Commandants: Patrick Bekaert: 1. 2. 3. 4; Jean Dropsy: 5, 6, 7, 8; Jean-Paul Ducœur: 9, 10, 11, 12: Christian Perot: 13, 14, 15; Claude Pestiaux: 16, 17, 18 (ajout: Paul Fromont).

Désormais, le programme-règlement est plus étoffé: on y a ajouté les services de gardes et leur numéro de téléphone (médecin; pharmacien; ambulance; pompiers et gendarmerie), ainsi que le programme complet (voir plus haut).

 

Année 1993 (21 mars). – Commandant à cheval: Gérard Jeanmenne. – 1. Musique de Froidchapelle: 2. Fourbechies (ajout manuscrit postérieur: les Marchands de ballons + char; 21 personnes): 3. Jeunesse de Froidchapelle (les Mousquetaires; 55; pas de char): 4. musique

Jeunesse-Debuit (15); 5. groupe de Claude Dehuit (les Gargons de cirque: 60; pas de char); 6. Gozée – P. Quertinmont (Sur la banquise, 25): 7. Jacky Debande (les Lutins; 56; char: champignon); 8. Musique Debande-Masson (17): 9. groupe de Christian Masson (la Corrida espagnole; 55; char: taureau); 10. groupe de Marc Pestiaux (les Lucioles; 56; char): 11. musique de Renlies; 12. Vergnies (les Clowns: 23: pas de char): 13. L’Accueil (La Chenille: 32; camionnette garnie); 14. Clos du Vert Chemin (les Abeilles; 15; petit char); 15. Frasnes

Jean-Marie Masson (les Cheminots; 28; char: locomotive): 16. musique de M. Gobert (18); 17. groupe de Maryvonne Gobert (les Gilles; 22) .- Commandants: Gérard Lizin: 1, 2; Eric Cowez: 3, 4; Paul Fromont: 5. 6; Daniel Hoet: 7, 8; Patrick Bekaert: 9; Eddy Fromont:

10, 11; Olivier Francotte: 12, 13; Claude Pestiaux: 14, 15; Léo Mahy: 16.17

 

(èl Létâré à Fritchapèle / le (la) Laetare à Froidchapelle) (Lépine 1996, 558)

(p.563) En guise de conclusion

 

Le Laetare est toujours bien vivant à Froidchapelle; c’est d’ailleurs l’évènement annuel qui compte dans la vie des habitamts profondément déterminés à conserver leur patrimoine culturel. C’est pour eux un signe d’appartenance à la communauté villageoise et l’extériorisation manifeste d’un certain «esprit de clocher». Sont heureusement parties prenantes la Jeunesse, associée à la préparation du Laetare et au déroulement des activités festives, et les enfants, qui suivent la trace de leurs parents ou de leurs ainés.

Bien entendu, comme tout folklore vivant, celui-ci évolue. Certaines pratiques disparaissent, d’autres voient le jour. Ainsi, certains voudraient faire évoluer le Laetare de Froidchapelle vers un camnaval comparable à celui de Binche (avec un peu moins de discipline dans le déroulement du cortège); ainsi, en 1993. on a vu un groupe de Gilles locaux s’incorporer au cortège. Mais les traditionnalistes veillent à ce que l’esprit ancien ne soit pas oblitéré. Le bourgmestre actuel, M. Roger Legros, fidèle défenseur de la tradition, compte parmi ceux qui veulent léguer à la nouvelle génération des coutumes spécifiquement locales. Pour lui, comme

pour la majorité des habitants, c’est là que résident l’âme de Froidchapelle et une partie du patrimoine communal auquel il ne faut pas toucher.

Manifestation folklorique importante, le Laetare de Froidchapelle, qui prend ses racines dans le passé, est une activité festive de la communauté villageoise tout entière. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’il reste vivace et se perpétue.

 

 

(létâré à Fritchapèle / laetare à Froidchapelle) (VA, 11/03/2013)

èl Grand Feû à Fritchapèle / le Grand Feu à Froidchapelle

 

Roger PINON, in : Commission Royale belge de folklore, T9-14, 1956-1961, p.81-183 / Analyse morphologique des feux de Carême dans la Wallonie Occidentale

 

AVANT L’ALLUMAGE

 

A Froidchapelle le comité du Laetare avec son com­mandant à cheval en tête, les musiciens et les groupes masqués et travestis se réunissent au calvaire entre 15 et 16 heures ; ils parcourent les rues du village pendant une bonne partie de l’après-midi.

 

Autrefois, comme au Mardi Gras et au Laetare, les organisateurs se déguisaient l’un en juge, l’autre en huissier et un troisième en bour­reau muni de sa corde. Ils allaient, accompagnés de quelques musiciens, quêter de porte en porte une participation financière des habitants afin d’alimenter leur caisse. Si quelqu’un refusait de payer cette sorte de dîme, on le ju­geait sur l’heure et le bourreau le pendait par les pieds de­vant sa porte. Ce jugement sans appel, suivi d’un simu­lacre d’exécution, s’appelait la « basse-loi ».

 

 

APRES LA COMBUSTION

 

Le bal des grands est parfois précédé d’un bal d’en­fants.

Celui-ci a lieu à 15 heures à Froidchapelle : les en­fants se travestissent, et l’entrée est payante.

 

Le bal du grand feu est, à Froidchapelle, l’occasion, à minuit, de la mise aux enchères des postes de cantinier et cantinière du cortège carnavalesque du Laetare.

 

On octroie des primes et des prix aux groupes les plus nombreux et aux costumes les plus beaux.

1.2 Carnaval à Boussu 

Sociètè d’ djîles / Société de gilles

(à complèter / à compléter)

2 èl ducace / la kermesse

(èl ducace à Fritchapèle / la kermesse à Froidchapelle)

3 Mârche militaîre èt folklorike di Boussu / Marche militaire et folklorique de Boussu-lez-Walcourt

(frèske / fresque)

(fidèlitè à ‘l Bèljike – Boussu / fidélité à la Belgique – Boussu(-lez-Walourt))

Boussu - mârche du Sint-Sacreument / Boussu(-lez-Walcourt) - marche du Saint-Sacrement

saperîye (saperie) (2005)

(saperîye / saperie 2008)

Boussu - mârche du Sint-Sacreument / Boussu(-lez-Walcourt) - marche du Saint-Sacrement

tambour-majôr aveu s’ baterîye (2015) 

Boussu - mârche du Sint-Sacreument / Boussu(-lez-Walcourt) - marche du Saint-Sacrement

drapia (2014)

(drapia dès zwâves – 2010)

Boussu - mârche du Sint-Sacreument / Boussu(-lez-Walcourt) - marche du Saint-Sacrement

èl ploton dès zwâves / le peloton des zouaves (2015)

Boussu - mârche du Sint-Sacreument / Boussu(-lez-Walcourt) - marche du Saint-Sacrement

mèdayes èyèt “pin’s” (médailles et pin’s)

(2015) 

(flotches / “floches”)

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