Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique

DICSIONAÎRE DÈS SPOTS

Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique

Dicsionaîre dès spots dès-habitants do sûd dè l’ Bèljike / Dictionnaire des surnoms des habitants du sud de la Belgique (gentilés)

Blasons / sobriquets et gentilés / noms des habitants des villes, villages, hameaux et quartiers wallons, picards, gaumais, champenois, luxembourgeois, germanophones

A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y

Plan

1 Spots / blasons populaires

1.1 Lisse / Liste

1.2 Rèfèrinces / références

2 Ilustrâcions dins l’ prèsse / Illustrations dans la presse

1 Spots / Blasons populaires 

1.1 Lisse / Liste

De gauche à droite : 

1 localité ou région en français 

2 localité en wallon (wal.) ou en picard (pic.), gaumais (gaum.), luxembourgeois (lux.),  champenois (champ.), allemand (all.), néerlandais (nl.)

3 hab. (noms des habitants)

4 « spots » (gentilés / blasons populaires)

 

NB en italique: à vérifier

 

 

A

Achêne / wal. Achin.ne

Bèveûs (buveurs) (F1)

Achouffe / wal. Achoûfe

Couloûves (couleuvres) (Francard 1994)

Acoz / wal. Auco

Chinârds (moqueurs) (Haust 1941; DE 2004)

Tchaurs di cûr (chairs en cuir) (DE 2004)

Acremont / wal. Aucreûmont

Paurotchîs (paroissiens) à Offagne (qui n’était vraisemblablement pas une paroisse) : aus Paurotches = Jehonville, Acremont et Sart) (Haust 1941)

Aische / wal. Ache (à-y-)

(-en-Refail) Calebassîs () (F1)

Aiseau / wal. Aujau

Monts d’ bèsaces () (DE 2004)

Aisemont / wal. Inzès-Monts

Gadîs (chevriers) (F1)

Aisne / wal. In.ne

Mi-qu’-èst-d’-In.ne (litt. moi-qui-est-d’Aisne) (en wallon : qui suis = qu’ èst) Allusion à un épisode où deux joyeux drilles, interrogés à propos de leur localité d’origine, auraient dit : « Mi dj’ èst (sic) d’ Hé » (pour le premier : moi, je suis de Heyd), « Et c’ èst mi qu’ èst d’ In.ne » (Et c’est moi qui suit d’Aisne) (pour le deuxième). (Werner 2006, 55-56)

Aix-sur-Cloie / lux. Esch-op-der-Huurt

Botterlach (trous de beurre, avec un sens trivial) (Bourguignon 1928)

Al Hez / wal. Lu Potau

(â Potau)

Crapôds (crapauds) (Francard, 1994)

Alle-sur-Semois / wal. Iaule

hab. Iaulîs  (Nicolas, 1999)    

Makès (sots ; entêtés) 

Cus d’ panî (culs de panier)

(Haust 1941; Doppagne, 1953; Bourg. 1928 ; DE 2004 ; F1)

Ambly / wal. Ambli

Boks (boucs (population masculine))

Gades (chèvres (population féminine))

(Bourguignon 1928; F1; Dico 2005, 30)

Amougies / pic. Amoujî

Viaus (veaux) (DE 2004)

Andenne / wal. Andène

hab. Andinwès

Siyas (les « si » (adverbe))

Waîs-waîs (Haust 1941 ; F1),  parce qu’ils répètent leurs affirmations (Danhaive 1930, 9)

Aspanses (< à s’ panse : litt. dans sa panse) (gloutons)

Chîlauds () (DE 2004 ; Haust 1941; F1)

Anderlues / wal. Andèrlûwe

= èl Bourlète : car son clocher est surmonté d’un bulbe, ène bourlète (Liébin, 1991)

Bourlètîs (Haust 1941 ; Liébin, 1991 ; DE 2004 ; O0 ; O3)

Angreau / pic. Angr(iy)au

Sots (sots, fous) (Haust 1941)

Anhée / wal. An.yéye

Boks (boucs) (F1)

Anlier / wal. Anliè

Capères (bêtes, naïfs) (F1)

Cus d’ apwès (les culs de poix)

lès Bî ây ‘les bien oui’ et ces deux phrases caractéristiques du wallon d’Anlier :

« I n’ avît ni tchî ni scordjîe ni rî èt lès vatches bizît. »

(litt. ils n’avaient ni chien ni fouet ni rien et les vaches couraient’)

« Wâde î tchî qui tchît su l’ pârtche ! » (regarde un chien qui ch… sur le fumier !)

A Léglise, on prononce:

« Bè oy, pôrtche, avyint, bizyint, ryin, tchyin ».

(avec un ‘in’ très légèrement nasalisé) (VW, 1967)

Anloy / wal. Anlè

Fwâchètes

Chwâpelètes (Haust 1941)

Frotchètes (hannetons) (Bourguignon 1928)

Ans / wal. Ans’

“I ravise lès djins d’ Ans’, i n-a qu’ po s’ panse.”

((trivial) Il ressemble aux gens d’Ans, il n’en a que pour sa panse.)

“Chake po s’ panse, come à Ans’.” ((trivial) Chacun pour sa panse, comme à Ans.) (DE 2004)

Ansart / wal. Ansât

Cus d’ tchacâs (culs de chabot (poisson))

Wardeûs d’ oyes (gardiens d’oies) (Dico 2005, 40)

Anseroeul / pic. Ansereu

Bonasses (bonasses)

Viaus (veaux) (DE 2004)

Anthée / wal. Antéye

Flaîrants  (puants) (F1 ; DE 2004)

Arbrefontaine / wal. Âfontêne (èn_ ; il est d’n-_ ou d’ _)

Hotelîs (porteurs de hotte) (Dupont-Soubre, s.r.)

Cusins (cousins) ((Lejeune, 1974), Keusins (Haust 1941))

Hoûbions () (Haust 1941)

L’expression « v’ni â monde à Nâfontin.ne » s’applique, dans la région, aux personnes dont on suspecte l’intelligence. (Bourguignon 1928)

Ardenne / wal. Ârdène

 

(ou : (Lès-h)Ardène(s), (Lès-), Årdène(s), Lès-Ârdènes (Bastin,1939)

hab. Ârdinwès (/ Å-)

Âgneûs (paysans, lourdauds) (de : Åd’neûs (Ardennais) avec influence de « ågne » (âne) (Haust Dict. liégeois)) (DE 2004)

Argenteau / wal. Årdjètê

Bordalîs (libertins) (DE 2004)

Arlon / lux. Arel

hab. Areler

Areler Gecken (fous arlonais)

Me paraît provenir de ce que le Carnaval ne se célébrait autrefois que dans la ville, à l’exclusion des villages. Un fou est tout simplement un masque.

A rapprocher de l’expression « Du, Areler Geck, du hues an de Gierscher Pëts gekuckt ». (Fou Arlonais, tu as regardé dans le puits de Guirsch).

Ce puits, situé dans une localité où l’on invoquait saint Willibrord pour obtenir la guérison des maladies mentales, passait, dans l’esprit populaire, pour entretenir la folie. (Bourguignon 1928

 

Choumaks (cordonniers) (Bourguignon 1928)

Cette épithète est encore couramment appliquée à tous les Arlonais par les habitants du pays gaumais. Autrefois, en raison du système corporatif, il n’était pas possible d’apprendre ce métier en dehors des villes. Aussi, les villageois avaient-ils l’habitude de confier leurs chaussures usagées à des artisans qui revenaient, à époques fixes, travailler à domicile. Ces joyeux compères effectuaient des tournées dans tout le plat pays et leur venue était considérée comme un évènement. Presque tous étaient Arlonais. J’ai connu personnellement le dernier Chou­mak, un sieur Munster, dont l’açtivité se maintint jusque vers 1918.

Choumak est la traduction du mot allemand

« Schuhmacher » (cordonnier). En raison de son aspect exotique, ce terme a pris un sens péjoratif. Une mere qui veut se faire obéir de son enfant le menace de l’envoyer chez les Choumals s’il n’est pas raisonnable. La formule produit souvent son effet.

 

Hetschegaass, ou habitant de la rue de ce nom. S’étend, avec un sens péjoratif, à tous les Arlonais.

(à Bastogne : Ètchègâs’ (Francard, 1994))

 

Hierksfréisser (mangeurs de harengs ou de sau­rets)  (Bourguignon 1928) Les villageois de la contrée, qui élevaient quelque bétail et consommaient notamment la viande de leurs porcs, durent s’étonner de voir apprécier le poisson séché par les habitants de la ville.

Amour des femmes d’Arlon pour la boisson. Cette particularité est attestée par une chanson locale. qui s’exprime en ces termes:

„ Zu Arel op der Knipchen, / Do sinn die Weiber frou ! /

Si drénke gär eng Schlippchen. / Eng rifft der aner zou.“

(A Arlon sur la colline, les femmes sont contentes. Elles boivent volontiers une lampée et s’invitent mutuellement)

Cette chanson n’a rien d’original. Elle semble n’être qu’une adaptation de celle que l’on signale à Daleiden, dans la région de l’Eifel :

„Zo Dohnen ob dem Knippchen / Do sind die Weiber froh. / Se trinken gern e Dreppche,/ Reft ein der ander zo… „

 

Biergerklëppelen (gourdins de la ville)

J’ai souvent chanté autrefois, avec mes compagnons d’école, le refrain suivant à l’adresse de nos condisciples de la ville :

« Biergerklëppel / Schäiss an ‘t Dëppen / Schäiss déck, schäiss dënn / Schäiss de Gievel nit mat em. »

Je renonce d’ailleurs à traduire cette insanité. Les Arlonais nous renvoyaient la balle dans les mêmes termes. en substituant simplement au mot « Bierger » celui de « Bauer » (paysans).

Aujourd’hui, les écoliers de la ville ne comprenant plus l’allemand, leurs « amis » villageois n’éprouvent plus aucune satisfaction à leur recommander de prendre ces diverses précautions. (Bourguignon 1928)

Arloncourt / wal. Arloncoûrt

Bat-l’-boûres (barattes) (Dico 2005, 4)

Arquennes / wal. Arkène

hab. Arkinwès (Coppens, 1959)

Arsimont / wal. Aursumont

Boûtîs (bouviers) (Haust 1941)

Arville / wal. Aurvaye

Lumeçons (limaces (Dosimont, 2000); limaçons : spot

imaginé pour marquer la prétendue paresse de la

population)

Djins d’ la boutèye (gens de la bouteille)

Ce blason n’est point seulement motivé par la facilité de la rime. Une cour féodale, dite de la Bouteille, déjà mentionnée au XVIe siècle, tint ses assises dans cette localité jusqu’à la fin de l’ancien régime (Bourguignon 1928) (DE 2004 ; Dosimont, 2001 ; Bourguignon 1928 ; Haust 1941)

Asquillies / pic. Askiyî

Pakants () ((Haust 1941), Pa(s)kants (DE 2004))

Assenois / wal. Asnwa

(Léglise) Wasses (,waspes, wapses (ce dernier à Bernimont) (guêpes) (Mouzon, notes ; Dico 2005, 21 ; VW, 1967)

 

Hês Spot occasionné sans doute par la prononciation locale de la conjonction « et ». (Bourguignon 1928)

Assenois / wal. Èsnè

(Vaux-sur-Sûre) Macrales (sorcières) (Francard, 1994)

Ath / pic. Ât’

Madrès d’ Ât’ (à Lessines)

Sots d’ Ât’ (sots, fous)

Bourjoûs (bourgeois)

Gouyasses (de : Goliath, géant d’Ath) (DE 2004)

 

« Il èst d’ Ât’ èt nié d’ Ât’, du faubourg de Brategnies, co tondi d’ Ât’ pou cela. »

(Il est d’Ath, et pas d’Ath, du faubourg de Brategnies, encore toujours d’Ath pour cela.) (DE  2004)

Athus / lux. Attem

Attemer Knupp (butte, bosse d’Athus)

On fait parfois allusion, dans la conversation, à un vieux récit selon lequel les habi­tants, incommodés par la présence d’une butte de terre qui occasionnait des inondations, résolurent de la détruire. Ils se mirent au travail avec un grand zèle et s’aperçurent, en fin de compte, qu’ils avaient recons­titué, un peu plus loin, un nouveau monticule tout aussi encombrant que le premier.  (Bourguignon 1928)

Attert / lux. Attert

Stréibierger (bourgeois de paille)

Cette épithète est appliquée aux habitants d’Attert parce qu’ils pré­tendent vivre à la mode citadine. (Bourg. 1928)

Aubechies / pic. Obechî

Viaus (veaux) (DE 2004)

Aubel / wal. Åbe

de Piipeköp (les têtes de pipe) (Herve, 1987)

Flaminds d’ Åbe (Flamands d’Aubel) (DE 2004) 

Aubin-Neufchâteau / wal. Åbin

Ramonîs (DE 2004)

Aubrives (F) / wal. Aubruve

Tchés (chiens) (Doppagne 1947)

Auby / wal. Aubî

Bouks èt Gades (Haust 1941) ;

Bouks (boucards (population mâle))

Gades (chèvres (population féminine))

Gadelîs (gardeurs de chèvres)

Cette population paraît avoir pratiqué en grand l’élevage du bétail caprin. On ne peut manquer de remarquer qu’Auby est le centre des exploits du fameux pâtre Colau Tchatcha. (Bourguignon 1928) ..

NB Le Dico (2005,6) renseigne seulement « Gades ».

Auvelais / wal. Auvelès

Vatchîs (vachers) (Haust 1941)

Avernas-le-Beauduin / wal. Êm’na, In.m’na

Vias (veaux) (Haust 1941)

Awagne / wal. Awagne

Mougneûs d’ aragnes (mangeurs d’araignées) (Bernard Louis)

Awenne / wal. Nauwin.ne

Vês (veaux) (Haust 1941; Dosimont, 2001) 

Sabotîs (sabotiers)

La saboterie était une importante industrie locale. (Bourguignon 1928)

Aye / wal. Auye

Godîs (maladroits, benêts) (Dico 2005, 25), (verrats) (Lejeune, 1983), (gauches, maladroits) (Bourguignon 1928)

Aywaille / wal. Êwêye

Cous d’ awèye (têtes d’aiguille) (AO1 ; Haust 1941)

B

Baclain / wal. Bâclin

Massotês (ailleurs : nûtons: nains) (Dico 2005, 22)

Grands Tchapelèts (grands chapelets).

Ce détail rend leur accoutrement caractéristique. (Bourguignon 1928)

Baconfoy  / wal. Baconfwè

Grèvîs (vairon) : habitants de Baconfoy

Grèvèsses (écrevisses) : habitantes de Baconfoy (Francard, 1994)

Tchacâs (chabots (poissons)) (Dico 2005, 39)

Bagimont / champ. Badjimont

hab. Badjimounès (Nicolas, 1999, 175)

Badjimontîs (Twisselmans, p.165)

 

Strons d’ pourcê (excréments de porc)

Ce disgra­cieux sobriquet est le résultat obligé de la rime, car la gentilé des habitants de ce village est « Badjimounès ». Le cri de guerre des enfants du voisinage s’exprime comme suit:

« Badjimont, / Badjimounès, / Stron d’ pourcês, /  Malète deu vê. »  (cf id. pour  Wagy: Waji, Wajotès). (Bourguignon 1928)

Baillamont / wal. Bayamont

hab. Bayamounés

 

Singlés (sangliers) (Doppagne, 1953 ; Haust 1941)

 

1  « Bayamont / Bayamouné / Stron d’ pourcê / Malète di vê. » (étron  de  pourceau,  mallette  de  veau)

(à Chairière)                                       

2 « Bayamont / Baye à m’ keu / Baye ta lingue / Dji tchîré d’sseus. »  (à Bièvre)

(‘baille’ à mon c., baille ta langue, je c. dessus)

3 « Bayamouné / Stron d’ pourcê / Qui coûrt après l’ vatche aradjîye pou avou l’ mèyeû dès quârtîs. »

(… qui court après la vache enragée pour avoir le meilleur des quartiers (morceaux))

(Oizy, une femme)

4 « Bayamouné / Stron d’ pourcê / Malète du vê / La sinte coulûve. » (… la sainte couleuvre)  (Oizy, un homme).

(Doppagne, 1953)

Baillonville / wal. Bayonvèye

Singlés (sangliers) (Haust 1941)

Baisieux / wal. Bêsieû

Kètes (personnages drôles) (Haust 1941)

Bambois / wal. Li Bambwès

hab. Bambwètîs

 

Tchènas (paniers) (utilisation rare)

Autrefois, les habitants étaient spécialisés dans la confection de paniers, … (Roger Viroux)

Bande / wal. Bande

hab. Bandurlins (AL 30/08/2003; Blason, 1970) « Bandurlin / Quawe di tchin / Qui crîve di fin / Podrî l’ molin ! »  (Bandurlin (habitant de Bande), queue de chien, qui crève de faim derrière le moulin.) (Blason, 1970)

Banneux / wal. Baneû

Leûps (loups) (Haust 1941 ; AO1)

Baranzy / gaum. Barazi

Pichalits (-lîts: pissenlits (Bourguignon 1928 ; Fouss, s.d.)

Barbençon / wal. Barbinçon

Cus d’ tchôdron (fonds de chaudron) (Haust 1941)

Barvaux / wal. Barvê

Vês (veaux)

Plouketeûs (éplucheurs de laine) (Dico 2005, 10) (ou ‘plumeurs’, rappelant des Barvautois qui auraient glané par effreacxtion des épis de blé dans les campagnes environnant Wéris et ses hameaux (Werner 2008))

Macrês (sorciers) (Marquet, 1966 ; -ès : Bourguignon 1928)

 

« A Grand’han, c’ èst tos fênèyants,

A Dèrbu c’ è-st-on p’tit Jésus,

A Barvê, c’ èst tos macrês (sorciers). » (Dico 2005, 10)

 

“À Barvê, c’ èst dès vês,

À Tohogne, on ‘nn’ a sogne.” (Werner 2008)

Barzin / wal. Baurzin

Tchins (chiens) (Dico 2005, 44)

Bassenge / wal. Bassindje

Bassîs (beliers) (Haust 1941)

Bassilly / pic. Bacheli

Rous (roux) (DE 2004)

Bastogne / wal. Bastogne

hab. Bastognârds (-âdes) (Francard, 1994)

 

(quartier du Pa là-y-ôt)

Mougneûs d’ sope d’ amon lès seûrs  (mangeurs de soupe de chez les Sœurs)

(quartier du Pa lâvâ)

Rawieûs d’ ochs (do Sèminaîre)) (grignoteurs d’os (du Séminaire)) (Francard, 1994)

Les habitants de Bastogne vendraient le jambon et ne garderaient pour eux que les os. (Bourguignon 1928) ou

Piche-Cacayes (qui pissent des objets sans valeur)

 

« Bastognârd, cou d’ pètârd*, / Agne dins m’ cou, / T’ ârès du lârd, / Mês n’ î agne nin trop parfond, / T’ ârès du stron. » (Carrozza, 2005)

(Bastognard, cul de pétard, mords dans mon derrière, tu auras du lard, mais n’y mords pas trop profon­dément, car tu auras des excréments.)

 

Un « Bastognès » est un descendant de parents nés eux-mêmes à Bastogne, tandis qu’un « Bastognârd » est un étranger qui est venu se fixer dans cette localité. Le blason populaire ne fait aucune différence et ne connaît que des « Bastognârds ». (Bourguignon 1928)

 

*Cous d’ pètârd

‘Spot’ n’ayant aucun sens précis mais qui rime avec Bastognard et que l’on trouve dans le refrain ci-dessus chanté par les enfants (…) :

(variante : « … / Tu agnerès d’dins do stron ! »

(Bastognard, cul de pétard, mords dans mon derrière. tu auras du lard, mais n’y mords pas trop profon­dément, car tu mordras dans dts excréments.)

(Bourguignon 1928)

 

Coupères (niais) C’est le sobriquet commun des Ardennais appliqué aujourd’hui à leur ancienne capitale.(sic)

(Bourguignon 1928)

Bauche / wal. Bautche

(Evrehailles) Disbautchis (désespérés) (Germain, 1980, 114)

Baudour / pic. Baudoû

Campènaîres (, Campénaîres) (habitants de ou des environs (par opposition au « Pa d’là iau »)) (Germain, 2003, 94)

 

Manoûs (Haust 1941 ; Germain, 2003 ; pour Baudour et la région environnante (Herchies, Hautrages, Jurbise, …) (DE 2004))

Les Borains dénommaient péjorativement du blason populaire de ‘Manoûs’ les habitants des communes rurales de cette région directement au nord du Borinage (Baudour en particulier), du ‘pa d’là iau’, c’est-à-dire d’au-delà de la Haine (…). (Germain, 2003, 111)

 

Baulers / wal. Baulé

Baulés (jeu de mots avec ‘beaux’ et ‘laids’) (Coppens, 1959)

Baulet / wal. Baulèt

hab. Baulètîs

 

Parents (O0, Haust 1941)

 

« Dji n’ seu nén d’ Baulèt » était synonyme de « dji n’ seu nén d’ èl boune anéye » (je ne suis pas aussi naïf que vous ne le pensez). (Yernaux-Fiévet)

 

Baume / wal. Baume

(La Louvière) Apoticaîres (pharmaciens) (DE 2004)

Beaulieu / wal. Bêleû

(Erneuville) Cwarbâs (corbeaux) (Marquet, 1966 ; Dico 2005, 39 ;

-baus (AO2))

Beaumont / wal. Biaumont

Chitoûs (poltrons) (O0 ; Haust 1941 ; AO2))

Chots (petits poissons) (O0) (aussi Tchots (t.affectueux à un enfant): chéri, petiot (O0); AO2)

Beauraing / wal. Biarin

 

Tortias (pâtes à tarte cuite) (Haust 1941)

 

« C’èst bia, mês c’èst rin. » (AO2)

(C’est beau mais ce n’est rien.) (jeu de mots)

Beausaint / wal. Bêssin

Pinsons (pinsons) (Marquet, 1966)

Becco / wal. Bècô

 

A Teû / Grands plaîtieûs /

A Bècô / On n’ magne nin s’ sô

A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (Delairesse- Elsdorf, 2004)

Bêche / wal. Bèch

hab. Bèchelîs (Dico 2005, 42)

Behême / wal. P’hême (ou Péme)

Bèchtirèms (Dico 2005, 21)

Beho / wal. B’hô

Bockeltz (bouleau) (Dico 2005, 22 ; Haust 1941)

De langue allemande (sic), sauf Commanster (à C’manstèr). (Haust 1941) NB Plutôt le luxembourgeois.

Beignée / wal. Bingnéye

hab. Bingnetî (-trèsse) (O0)

Belgrade / wal. Bèlgrâde

Tautîs (faiseurs de tartes) (DE 2004)

 

« C’ èst todi dicauce à Bèlgrâde. » (Danhaive 1930, 11)

Bellaire / wal. Bèlêre

hab. Bèlêrdîs

 

Sots d’ Bèle Êr / Canotes di sôye / Clawetîs

 

habitantes : Vindeûses di nokètes di boûre (DE 2004) 

 

“C’ è-st-on Bèlêrdî d’ Bèlêre

qu’ a-st-ine bèle aîr, ou nole aîr. »    

 

« Quéle afaîre à Bèlêre,/ À Pèrwé, c’ èst co pés, / À Hayot, c’ èst tos sots, / À Mohu, on lès cût,/ À Djamagne, on lès magne. » (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

Bellefontaine / wal.

Bèlefontin.ne

(Bièvre) Bètche-à-l’-Crin.me (bec à la crème) (Haust 1941)

Bellefontaine / gaum. 

Bèlefanténe

(Tintigny) Inglètes (ongles des porcs et des sangliers)

Cus d’ lanténes

 

Bèlefantène / Cul d’ lantène / Si dj’ t’ atrape / Su l’ haut dès Rapes / Dju t’ casse lès-inglètes (les ongles) / Avu dès p’tites pièrètes (cailloux).   (à Tintigny)

 

(Bourgu., 1928;  Fouss, s.d; Dico 2005, 40 ; Haust 1941)

Bellevaux / wal.

Bèle-Vau

Chapotîs

Malins (Dico 2005, 7)

Belmont / gaum.

Biémont

(Ethe (Virton)) hab. Bîmounis

Origine de Belmont, section du village d’Ethe

Selon une vieille personne d’Ethe, il y a longtemps un nommé Bel­mont., habitant de la commune, s’est rendu coupable de délits qui ont provoqué sa mise au ban du village. Il est allé se construire une maison à proximité d’Ethe, sur une hauteur. D’autres maisons y ont été bâties par la suite d’où le nom « Village de Belmont », mais aussi le mépris que les gens d’Ethe professent à l’égard des habitants de Belmont.

 

Dicton:

« A-y-Ète, is sant tous’ braves et honiètes.

A Biémont, il n’ i en-n-è pont. »  (Fouss, s.d)

 

(Fouss, s.d ; Dico 2005, 43)

Belvaux / wal.

Bèle-Vau

(Resteigne) Caracoles (escargots) (

Ce spot paraît provenir de la paresse que l’on attribue gratuitement aux habitants de cette localité. (Bourguignon 1928)

 

Caracolîs (Haust 1941 ; Bourguignon 1928)

 

(Bourguignon 1928; Petit, 1987 ; Haust 1941)

Ben-Ahin / wal.

Bèn-Ahin

habitants de Ben (Bin)): Bènwès  (Haust 1941)

Benonchamps / wal.

B’nontchamp

Grèvèches (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Bercheux / wal. Bêrtcheû

hab. Bèrtcheutiès (Francard, 1994 )

 

Gros gueûs (Haust 1941)

Rawiês  (grignoteurs) (Bourguignon 1928)

Copêres (F1)

Bergilers / wal. B’djîlé

Aguèces (Haust 1941)

Berguème / wal. Bèrguème

Cwarbâs (Francard, 1994 ; cwèrbâs (F1, Haust 1941))

Bérismenil / wal. o Mwin.ni

Hozês (houseaux) (Marquet, 1966)

Wéwés (Copin’Oufa – 21/04/2001)

Berloz / wal. Bièrlô

Bèdots (Haust 1941)

Bernimont / wal. Bèrnîmant

Cus d’ bignon ((tombereaux) (Guillaume, s.d. ; Mouzon, notes ; -bégnon (Dico 2005, 21))

Cus d’ corbiån (culs de corbillon / corbeilles) (VW, 1967)

Cognès (Dico 2005, 21)

(Mouzon, notes ;  VW, 1967 ; Dico 2005, 21 ; Dico 2005, 31 ; Guillaume, s.d)

Bertogne / wal. Bièrtogne

Lêds Tchins (Edouard Ries (Bertogne))

Baloûjes (Edouard Ries (Bertogne))

Tchins (Marquet, 1966 ; Haust 1941; Dico 2005, 5 ; Francard, 1994)

J. Haust donne Tchèts qu’il a noté à Mabompré (Engreux). (Marquet, 1966)

Bertrée / wal. Biètrêye

Poûrîyès Dorêyes (O0)

Bertrix / wal. Bèrtrè

hab. Bèrtrijots
 

Baudèts (Doppagne, 1953)

Bettincourt / wal. Bètécoûrt

Bètos (s.r.)

Beuzet / wal. Beûzèt

hab. Buzètîs (F1)

Beyne-Heusay / wal. Bin.ne-Heûsê

hab. Bênetîs

 

Bouroutes

Coupèrous

C(ou)rouboutîs

Clawetîs
Cous d’ Beûr di Bêne (DE 2004)

Bierghes / wal. Bièrgue

R’vindeûs d’ sints

Mindjeûs d’ lârd d’ Amérike (DE 2004)

Bierwart / wal. Bièraut

hab. Bièrautîs

 

Chêbis (Haust 1941)

Chébichants ? (F1)

Biesme / wal. Bième

(-sous-Thuin) Byin.neûreûs (O0; DE 2004) 

Chitoûs (DE 2004) 

Biesme / wal. Bieume

(prov. Namur) Bèdaudîs (F1)

Biesmerée / wal. Bièmeréye

hab. Bièmèrwès (Léonard, 1972)

 

Pèlots (De Raadt, 1903)

Pèlés (F1)

Bièvre / wal. Bîve

hab. Bîvîs, Bîvotés     

 

Canés

Pèle-panses

 

1 Bîvî, Bîvoté / Cu d’pourcê /  Pèlé mitchot / Rosti gadot / Qui vint trin.ner ta panse / Su l’pont d’ Tament                     

(cul de pourceau, brioche pelée, chevreaux rôtis)

2 Bîvî, Bîvot / Pèlé mitchot / Pèlé gadot. (Wallonia  X)

(Doppagne, 1953)

Bihain / wal. Bihin

Bihain, Regné, Fraiture : lès Cisses du là-hôt (Dico 2005, 42)

 

Mot utilisé pour désigner un habitant du village voisin : Cawê : lès _s d’ Bihin, lès _s d’ Otré : terme (anc.) de mépris > (actuellement : personne, type) (Habay, s.r.)

Binche / pic. Binche

 

(anc. Bince (O0)) hab. Binchoûs (/ -oûtes) (Bastin, 1965 ; Haust 1941 ; O0)

 

In Binchou, c’est quelqu’un qui veut vous tromper sur la qualité d’une marchandise. (Yernaux-Fiévet)

 

Payis dès Baudèts / Baudelîs / Savetîs / Cossons / Martchands d’ ochas (/ lokes) /Plautelètes (DE 2004)

 

Gn-a trwès mile djins d’vins Binche sans comptè lès stropiès.

I diaureut bin dîs mile, dj’ pinse, si on comptèt lès baudèts. (DE 2004)

Bioul / wal. Biou

hab. Bioutîs (Haust 1941)

 

Grossès Tièsses

Rachisses (DE 2004 ; (Danhaive 1930, 10), càd. les rebuts

Barakîs (Il y avait beaucoup de petites maisons pour les ouvriers des carrières) (Carly 2019)

Biron / wal. Bîron

Baudèts (Bourguignon 1928)

Bizory / wal. B’jôri

Tâtes â riz (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Blandain / pic. Blandan

Grosses Tiètes (Haust 1941)

Blaugies / pic. Blaujî

Sots (Haust 1941)

Bleid / gaum. Blèy

Panîs (paniers) (Bourguignon 1928 ;  -is : Dico 2005, 43)

On rattache toujours à ce mot le nom de la localité de façon à obtenir l’expression Pani d’ Blé. Ce blason s’explique donc par un jeu de mots.

Mèkions (méteil)

C’est la forme sous laquelle on cultive le blé dans le pays.

Abrunés (ergotés, tachés) (Bourguignon 1928)

Mèkions abrunèys (Haust 1941)

L’ergot est une maladie du seigle, rune des deux céréales constituant le méteil ou métillon, la seconde étant le froment. Dans la pratique, on associe le plus souvent les deux derniers blasons. de manière à obtenir le spot « Mékions abronés » ou méteil ergoté, de peu de valeur.

 

Soyètes (petites scies) (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 43)

Cette appellation s’applique aux femmes de Bleid, qui ont la mauvaise habitude de poser sans cesse des questions. (Bourguignon 1928)

 

(Bourguignon 1928 ;  Dico 2005, 43 ; Fouss, s.d.; Haust 1941)

Bleret / wal. Blèrèt

Tådrous (attardés) (Haust 1941)

Bodange / lux. Biédeg

( / wal. Bodindje) hab. Biédecher

 

« A Holindje, li diâle î spindje, / A Bodindje, li diâle î mindje. »

(A Hollange, le diable y dépense* (NDLR : spindjî : teiller (le chanvre, le lin))  ; à Bodange, le diable y mange). (Bourguignon 1928 )

Ceci paraît signifier que si le diable perd son temps à Hollange, il est, au contraire, très bien accueilli à Bodange. (sic) (Bourguignon 1928 )

 

(Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 13)

Boelhe / wal. Bôye

Ågnes (Haust 1941)

Boeur / wal. Beûr

Crapôds (Dico 2005, 19)

 

“Dji vin d’ Beûr èt dj’ a co seû.”

(jeu de mot avec “beûre”= boire) 

Bohan / wal. Bôan

hab. Bo.inots (Bourguignon 1928)

Bôwiné,   Bou-iné,    Bôyiné (Doppagne, 1953) ; Bôhinot (Lucy, 1999)

 

Bohas (Bohan prononcé avec la dénasalisation locale (Petit, 2000) ; DE 2004 ; -âs (F1))

Clauteûs (cloutiers)

Bohan  fut  un  centre  de  l’industrie  cloutière  jusqu’au  XXe siècle.

Ma cu (à Bohan le possessif masculin mon se dit ma  comme pour le féminin.  Les indigènes disent donc ma cu pour  mon c.)

Ma tabac (de mon tabac) (Petit, 2000)

Boirs / wal. Bwêr

hab. Bwèrês, Bwèrkègns (Haust 1941)

Bois-de-Breux / wal. Bwès-d’-Breû

Leûps (DE 2004)

Bois-de-Lessines / pic.

Bos-dè-L’ssine

Danés (DE 2004)

Bois-de-Pontisse  / wal.

Bwès-d’-Pontisse

(Herstal) Leûps (DE 2004)

Bois-du-Ry / wal. Bwès-do-Ri

(Hodister, Rendeux) « A Marcoûrt, li djâle î coûrt / A Macray, li djâle î brêt / A Djupèye, il î marèye sès fèyes / A Warizi, il î marèye sès fis. / A Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. » 

(à Warizy) (Dico 2005, 33)

Bolland / wal. Boland

Leûps (DE 2004)

Boncelles / wal. Lès Boncèles

Payis dès Moûdreûs (DE 2004)

Boneffe / wal. Bounéfe

« Êve èt Bounéfe, Ènèfe èt Borlé sont qwate viyèdjes bin noumés. »

(Noté à Vaux-Borset, Jehay-Bodegnée) (Haust 1941)

Bonnerue / wal. Boneru

Surus (Dico 2005, 19; Haust 1941)

Sèrus,

Gros Cous (gros derrières) (Bourguignon 1928)

Bonneville / wal. Boune-Vîye

Leups  (F1)

Borinage / pic. Borinâje

hab. Borin (Bastin 1965)
 

Tiètes d’ houye (DE 2004)

Bornival / wal. Bornivau

hab. lès cyins (ou lès djins) d’ Bournivau (Coppens, 1959)

 

Blancs Bastons (DE 2004 ; Coppens, 1959)

Fous (DE 2004) 

Bosfagne / wal. Bôsfagne

 

Boûs d’ fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + (Francorchamps (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939)

 

« A Bôsfagne, lès boûs deu Fagne. » (Pinon, 1994)

« A Bôsfagne, lès greus boûs d’ Fagne. » (Pinon, 1994) (greus : gris)

Bouffioulx / wal. Boufioû

« A Boufioû, on va s’ fé r’fonde. »

(car c’est la commune des fours à pots) (Yernaux-Fiévet)

Bouge / wal. Boudje

Baloûjes  (F1), hannetons

Moyas (Haust 1941)

Bougnimont / wal. Bougnimont

Camimiches (Mouzon, 1981)

Cus d’ pouchelon (derrières de cochons) (Guillaume, s.d.)

Bouillon / wal. Bouyon

hab. Bouyounîs (Bouyounîres) (Twisselmans) ; Bouyonîs (Bourguignon 1928)

 

Lutons (habitants du faubourg de Laite.)

Mikelèts (aux habitants du quartier qui s’étend le long de la rivière)

Bouny / wal. å Bounî

(Romsée) Holandès (Bou(g)ny : Holande)

Holandès dè l’ pêlèteHolandès dè crama (DE 2004)

Bourcy / wal. Borci

Cous d’ bari (culs de baril : fonds de bouteilles de gouttes)

(Francard, 1994 ; Bourguignon 1928)

Ce blason est dû à la facilité de la rime. (Bourguignon 1928)

NDLR Ceci est plutôt dû au fait que ses habitants avaient la réputation de boire plus que de raison, et en particulier de la goutte (locale et surtout du Grand-Duché, plus forte que notre « pèkèt »).

Bourlers / wal. Bourlé

Tchats (chats) (O0)

Bourseigne- Vieille / wal.

Leu P’tite-Boursègne

hab. Boursignots 

 

Awês (houes)

Tièsses d’ awês (Doppagne, 1953)

Awés (F1)

Sobriquet dû à la prononciation locale du mot « oui ». (Bourguignon 1928)

Bourseigne-Neuve / wal.

Leu Grande-Boursègne

Lètcheûs d’ casseroles  (lécheurs de casseroles)

Boussu / pic. Boussu

(-lez-Mons) Cus tout nus

 

« Il ont leû compte èt co pus. »

 (DE 2004)

Boussu / wal. Boussu

(-lez-Walcourt) Crons Cus (culs courbés) (Lépine, 1972, 8)

Boussu-en-Fagne/ wal. 

Boussu-è-Fagne

Chikeûs (DE 2004 ; Tch- (Lépine,1972,10))

Bousval / wal. Bousvau

Djîles (gilles) (DE 2004)

Bouvignes / wal. Bovègne

Houlotes (hiboux) (DE 2004) 

Mougneûs d’ a (mangeurs d’ail) (DE 2004 ; F1 ; Haust 1941) 

Mougneûs d’ pwès (mangeurs de (petits) pois) (DE 2004) 

Rapècheûs d’ curîye au pont d’ Djivèt (DE 2004, Danhaive 1930, 10)

Bovenistier / wal. Bômistî

Boûs (DE 2004)

Canårîs (…)

Bovesse / wal. Bovèsse

Fous (fous) (F1)

Bovigny / wal. Boveni

On se moque surtout du parler « sâmiot », salmien, propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale –û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l’ sope âs pûs, d’vins on cramû, à l’ cwène do fû. »

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu.)

 

Cf l’expression:

I fêt freûd, dj’a lès deûts si reûds : il fait froid, j’ai les doigts si raides (endoloris).)

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l’ lècê (écrémer le lait). La fermière séparait la crème du ‘lait à l’aide d’une cuillère. (Lejeune, 1974)

Brabant / wal. Brabant

hab. Brèbonî (Duchâteau)

Braine / wal. Brin.ne

(sans d’autre précision) hab. Brin.noûs ou Brinwès (f. –e) (Coppens, 1959)

Braine-l’Alleud / wal. Brin.ne-l’Alieu

hab. Brin.nous ou Brinwès (f. –e) (Coppens, 1959)
 

Mineurs (DE 2004)

Braine-le-Comte / wal. Brin.ne

hab. Brin.noûs ou Brinwès (f. –e)(Coppens, 1959) ;

Brin.nous (O51)

 

Queuwètes (DE 2004 ; O51)

Bèrneûs (DE 2004) 

Bras / wal. Brâ

(Bastogne) Vèrâts (verrats) (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Bras / wal. Brau

(Libramont) hab. Brautîs

 

Papas (Guillaume, s.d. ; Grands _ (Bourguignon 1928))

Capéres (Co- (DE 2004))

Bras-Menil / wal. Brå-l’-Min.ni

Grîsès Boudènes (Haust 1941)

Bray / pic. Bré

Baudèts, Baudelîs (Haust 1941)
Sablonîs
Payis dès Baudèts (DE 2004) 

 

Bressoux / wal. Brèssou

Zoulous (DE 2004 ; Haust 1941)

Asiatikes (DE 2004)

Sibèryins (DE 2004)

Lîdjwès d’ haye (DE 2004)

 

« Lès cis d’ Brèssou ni prindèt nin bin lès jèsses, li manîre dè roter, dè pårler dès Lîdjwès; qui d’manèsse divins leûs håyes. » (DE 2004)

Briscol / wal. Brîhe-Cô

hab. Briscotîs (Dico 2005, 11)

Brisy / wal. Brîhî

hab. Briyotîs (Haust 1941)

Bruyères / wal. Lès Brèyîres

(Waimes) Èzès Brèyîres, lès cous d’ tchaudîre
Èzès Brèyîres, lès tchamoussîres      

(Pinon, 1994)

Brye / wal. Brîye

Batas
Calotes di Prussyins (DE 2004)

Buissonville / wal. Bouchonvèye

Chinârds (Haust 1941)

Bure / wal. Bûre

Cabossîs (entêtés) (Haust 1941 ; Petit, 1987)

Cabochârds (Petit, 1987)

Buret / wal. Burèt

Bèrwètîs (Dico 2005, 19)

Burnon / wal. Beurnon

hab. Beurnotîs (Francard, 1994)

Cus d’ poçons (culs de petits récipients pour boire) (Francard, 1994 ; Bourguignon 1928)

Burtonville / wal. Beurtonvèye

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico 2005, 42)

Bustiau / pic. Bustiau

(Ghlin) Mouchârds (DE 2004)

(Ils auraient dénoncé au Prince de Ligne, seigneur de la région, certains petits cultivateurs qui avaient pris l’habitude de faire paître leur bétail dans les bois de ce châtelain.)

Buvange / lux. Béiwen

Gierden (long manche du fléau qui sert à battre le blé)

Les natifs de Wolkrange sont affublés, par contre. du surnom de « Klëppelen » ou gourdins. Ce mot désigne cette fois plus particulièrement la volée du fléau dont on frappe l’épi. (Bourg. 1928)

Buvrinnes / pic. Buvrène

Buveûrs dè sûr (DE 2004)

Buzenol / gaum. Bujenau

Tamakusses

Quand les habitants veulent s’excuser de quitter une compagnie : « L’ tâps m’ acuse » (le temps m’accuse) (Fouss, s.d.)

On assure que les gens de Buzenol se dérobent tou­jours, sous ce prétexte, à l’obligation de rendre la politsse à ceux qui les régalent au cabaret. Le terme de « Tamakusse » a donc le sens de : regardant, avare, intéressé (Bourg. 1928)

Buzet / wal. Bûzèt

(Hainaut) hab. Buzelotîs (O0; O5)

Martins (F1; DE 2004)

Buzet / wal. Bûzèt

(Namur) hab. Bûzètîs

C

Cahay / wal. Cahê

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico 2005, 42)

Cambron-Casteau / pic.

Cambron-Castiau

Cus à puch (DE 2004)

Cambron-St-Vincent / pic.

Cambron-Sint-Vincent

Mindjeûs d’ pwâres (DE 2004)

Carlsbourg / wal. Calsboûrg

Wèsses (guêpes) (Doppagne, 1953 ; Bourguignon 1928)

Quawés (pourvus d’une queue) (Bourguignon 1928)

Tayans (Haust 1941)

Carnières / wal. Cargnére

Rascourcis (Haust 1941 ; Henri Duval (Morlanwelz))

Sots (O5)

Cendron

(Momignies) Marauds (DE 2004)

Cens / wal. Cins’

(Tenneville) Grawiètes (tisonniers) (AO2 ; Dico 2005, 39)

Bascolètes (AO2 )

J. Haust donne Bascolètes (belettes). (Marquet, 1966)

Cramiètes

Cramions (Francard, 1994)

Centre / wal. Cente

(région) Manous

(chez les Manous (= ?), plus loin que le Haut-Pays, en parlant de la région du Centre.

(in : Pour que le borain ne soit pas une langue morte …, La Province 13/09/2004)

Cerfontaine / wal. Cèrfontène

Sabotîs (Lépine, 1972, 8)

Céroux-Mousty / wal. Cërou-Mousti

Bièrdjîs

Pètauds (DE 2004 ; FB 1925) Les gens de ce village désignaient la pomme de terre comme « pètaute » alors que dans les environs, on dit « patate » ou « canada ».

Cetturu / wal. Cèturu

Surus (Francard, 1994)

Chairière / wal. Lè Tchèrîre

hab. Tchêriots

Quawés (pourvus d’une queue) (Doppagne, 1953 ; -ès (F1)) 

Terme que  les  indigènes  appliquent  généralement  à  un   incon­nu : « Quî èst-ce co, ç’ quawé-la ?

Grande-Chairière :    Deutchîs

Petite-Chairière :      Impériaus

Litt. duchés et impériaux parce que la limite d’Empire  séparait ces deux parties  du  village. (Doppagne, 1953)

Champagne/ wal. Lu Tchampagne

Cous d’ aragne

 

« O l’ Tchâpagne, lès cous d’ aragne. » (Pinon, 1994)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« À Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

À Stinba, lès greûs baras (béliers)

À R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

È Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

Èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

À Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

À Gueûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne.

À Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

Champlon  / wal. Tchimpion(-Ardène)

hab. Tchimpionîs (f. Tchimpionerèsses) (Francard, 1994; Dico 2005, 39)

Champs / wal. Tchamp

Foyants (taupes) (Francard, 1941)

Chanly / wal. Tchanli

Cus d’ gades (Dico 2005, 44)

Chantemelle / gaum. Tchanteméle

hab. Miélîs (Dico 2005, 12); Mièlîs (Haust 1941)

 

Zoulous (Dico 2005, 12 ; Bourguignon 1928)

Sarazins (désignerait l’humeur peu sociable des habitants (Fouss, s.d.) ; Bourguignon 1928)

 

Sarazins. La comparaison avec une population de race noire marque toujours, dans la province, l’humeur insociable et hargneuse que l’on prête aux habitants d’une localité. La culture, autrefois pratiquée, du sarrasin ou blé noir, n’a rien à voir en l’occurrence. On affirme cependant, dans la région, que les habitants de Chantemelle ont la peau plus brune que celle de leurs voisins.

Zoulous. Même explication que ci-dessus. (Bourg. 1928)

Chapelle / wal. Èl Tchapèle

(-lez-Herlaimont) hab. Tchapeloûs (O0 ; Haust 1941 ; -ous (DE 2004)

Charleroi / wal. Châlèrwè

hab. Châlèrwètîs = Chârwètî (anc.), Carolo (O0)

 

Bourjwès (Yernaux-Fiévet) 

Longuès pènes (sic) (DE 2004)

 

Blason des gens de Charleroi et de l’arrondisssement: “nwârs clâwetîs” (cloutiers noirs) (Pinon 1966, 189)

 

Charneux / wal. au Tchaurneû

(Harsin) hab. Tchaurnalîs

 

« Tchaurnalî / Pê d’botchî / Qui tchît /  Podrî

lès-ansènîs ! »

(« Tchaurnalî » , peau de boucher, qui chie derrière les tas de fumier.) (Blason, 1970)

Chassepierre / gaum. Tchèssepîre

hab. Tchèssepîraus (Bourguignon 1928) ; -piraus (Haust 1941) ; -pîrots (Michel 2008)

 

Sokèts (souches (Bourguignon 1928) ; bûches de bois (pour marquer la sottise des habitants (Fouss, s.d.))

Châtelet / wal. Tchèslèt

hab. Tchèslotîs (f. -terèsses) (O0 ; Haust 1941)

 

(canton sud de _) Bèrjots (O0)

Châtelineau / wal. Tchèslinia

Pèleûs (Haust 1941)

Chatillon / gaum. Tchèkion

Ramounîs (Haust 1941) (marchands de balais (DE 2004 ; Bourguignon 1928) ; fabricants de balais (VDE, 15/03/2005)

Guèrnouyîs (marchands de gre­nouilles (Bourguignon 1928) ; marchands de cuisses de grenouilles (VDE, 15/03/2005))

Ces batra­ciens, fort nombreux dans les marécages du lieu-dit « Lagland », ont provoqué autrefois un important commerce.

Sablîs (marchands de sable) (DE 2004 ; VDE, 15/03/2005)

Petit métier local exercé par quelques individus. On en a étendu l’application à tous les habitants. (Bourguignon 1928)

Piche-laciè (pisseurs de lait)

Tchikediès. Ce blason est emprunté au nom du bois dit «Tchikdé », dont la plus grosse partie est bien communal. (Bourguignon 1928)

 

« G’ nè lès djens d’ Tchèkion qui sant abaubîs / Alleluia ! / Abaubi deu ç’ queu lès guèrnouyes n’ a m’ veulu froyî. /

Alleluia ! » (Bourguignon 1928)

 

« Ramounî, guèrnouyî, / Qui s’ froyant lès pîds / Das la poucherîe. »

(Marchands de balais. marchands de grenouilles, qui se frottent les pieds dans les excréments du cochon). Même, lorsqu’ils sont à bout de patience, ils éructent:

 

« Tchike-diè, piche-laciè, / Ouve ta guieûye, djè tchirâ pliè.

(Tchikdié, pisseur de lait, ouvre ta gueule, je te la remplirai… à ma façon).

(à Meix-le-Tige) (Bourguignon 1928)

Chaumont / wal. Tchâmont

(Vaux-sur-Sûre )Pouchelons (porcelets) (Francard, 1994)

Tchâmonîs

Chêne / wal. Lu Tchin.ne

(Léglise) Tchin.nés ? (Dico 2005, 21)

Chênée / wal. Tchê(ye)nêye

Tchêye-nins

 

« C’ èst dès tchêye-nin, dès freulukèts, dès faros bon à mète dizos m’ glace. » (DE 2004)

Chenet / wal. Tchin.nè

Blancs Bounèts (Guillaume, s.d.)

Chenois / gaum. Tchanou

hab. Tchanoutîs (Dico 2005, 43)

 

Mikelèts (Fouss, s.d. ; Dico 2005, 43; Mitelèts (Otjacques, 2000 ; Bourguignon 1928) ; Mètelèts (Bourguignon 1928))

Réputés pour leur comportement querelleur, bretteur. (Otjacques, 2000)

Trochèts (involucres) (Bourguignon 1928)

 

« Tchanou, les ouyes ! » (Chenois, les oies).

« À Chenois, les parts sont toutes faites ” (plaisanterie faite aux alentours, à propos des galettes et du « tou-à-bras » (« rouyot ») de la fête à Chenois).

« Quî passe à Latou sas-ète moké, va-t-à Paris sas débrider. » (réplique des gens de Chenois-Latour, pour se venger du surnom de « Mikelèts ») (Otjacques, 2000)

Cherain / wal. Tchèrin

 

Cherain, Mont-le-Ban, Mont-lez-Houffalize.

Toute cette région (le canton d’Houffalize) forme « lu payis dès coupêres » (le pays des compères). Le mot n’est plus compris par les villageois. Aucun élément ne permet d’affirmer que « cou­pêre » (compère) soit devenu synonyme de balourd, béotien, comme c’est le cas dans d’autres régions de Wallonie. Cependant, Haust cite également ces locali­tés [tandis que Hens cite celles du canton de Bastogne]. (Lejeune, 1974)

Cheratte / wal. Tchèrate

hab. Tchèratîs (Haust 1941) 

 

Naguère, un certain antagonisme existait entre les enfants des villages de Wandre et de Cheratte. Un habitant de Wandre ne pouvait rencontrer un natif de Cheratte sans l’invectiver en ces termes : « Tchèratîs,

Magneûs d’ papî, / Dji lès prind po lès deûs pîds, / Dji lès djète à l’ valèye dè grinî. »

 

(ou : … / dji lès prind po lès deûs pîds, / dji lès djète al valêye de grinî.)

Et l’autre ripostait :

« Wandjon, / Critchon, / Dès neûrès bièsses è vosse mohon(e ). »

 

Wandion est un jeu de mots approximatif. C’est le sobriquet sous lequel on désigne les habitants de la commune de Wandre.

(Les enfantines Liégeoises d’après Joseph Defrecheux, in : La Wallonne, 2, 2006, p.41-48)

 

Chevaudos / wal. Tch’vaudos

Gros Dos (Dico 2005, 21 ; Mouzon, notes)

Chièvres / pic. Chieuve

Boks (DE 2004)

Cheuvreûs (Haust 1941)

Chimay / pic. Chimaî

Gades (DE 2004)

Chitârds (Haust 1941; DE 2004)

 

“I rît, i rît, / Come lès gades deu Paris / I braît, i braît, / Come lès gades deu Chimaî. » (DE 2004)

 

« I rît, i brét / Come lès gades du Chimaî. » (à Mont-sur-Marchienne, taiseuse, pour les bébés, in : Godenne 1975)

 

Chiny / gaum. Tchini

hab. Tchinots (Bourguignon 1928; DE 2004 ;  Haust 1941)

 

Hotes (DE 2004) 

Hotîs (porteurs de hotte) (Bourguignon 1928)

 

Tchinots (petits chiens, roquets) (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 8 ;

 

Buchetî : personne provenant des villages du nord (appellation connotée ‘homme venant des bois’) (Michel 2008)

Chôdes / wal. Tchôde

« Âs Tchôdès vôtes. » /-t-/ (Pinon, 1994)

Chooz (F) / wal. Tchô

Pauvrins (Bruneau, 1939 ; Doppagne 1947))

Cielle / wal. Cièle

Andjes (AO1 ; Marquet, 1966)

Ce spot est provoqué par le rapprochement des mots « anges » et « ciel ». (Bourguignon 1928)

Chêlons (récipients de cuisine) (Marquet, 1966)

Ciney / wal. Cînè

Mougneûs d’ sayin
Bourjwès (Haust 1941)
Bourdjwès (Danhaive 1930, 10)

Ciply / wal. Cipli

Moneûses (Haust 1941)

Clerheid / wal. Clér-Hé

hab. Clérhotîs (Dico 2005, 11)

Clermont-sur-Berwinne / wal.

Clérmôt

hab. Clérmonîs (Haust 1941)

 

« Mèrde aus Gnègns ! / Vîve lès Clérmonîs ! / Lès Bambous sont rècourous, / Lès Clérmonîs l’s-ont rètchèssî ! » (DE 2004)

 

Cf Thimister-Clermont

Cobreville / wal. Cobrêvèye

Tchoke-fièrs (Dico 2005, 41; Francard 1994)

Cobru / wal. Cobru

Surus (souris) (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994

Cointe / wal. Cwîte

(Liège) Tchêye-è-l’-Êsse

Tchèye-è-Moûse (DE 2004)

Comblain-au-Pont / wal.

Comblin-å-Pont

Lognârds (du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné)) (Bastin, 1939)

Commanster / wal. C’manstèr

Houlètes (Fourgon 1999 ; Haust 1941)

Compogne / wal. C’pogne

Mougneûs d’ tchins (mangeurs de chiens) (AO1 ; Dico 2005, 5 ; Marquet, 1966)

F’jeûs d’ ramons ((Francard 1994) ; F’j- (Dico 2005, 5 )

Coo / wal. Cô (â _)

hab. Côyetês (Bastin 1939, Haust 1941)

 

Brèyâs (braillards) (AO1)

Corbion / wal. Côrbiyon

hab. Côrbiounîs / Corbiyots (Twisselmans, p.165);

Côrbeulots (Dico  2005, 7) ;

Corbeulots (Haust 1941)

 

Cocoyes

Qui raille le renforcement du mot « oui » par l’adverbe « encore ». Les habitants du lieu ont coutume, dit-on. d’affirmer énergiquement « Je dis oui et encore oui ». en wallon du terroir « Dj’ di qu’ oye èt dj’ dis co qu’ oy ». (Bourguignon 1928)

Corde / pic. Corde

Visins (voisins) (VA, 03/07/2019)

Cornimont / wal. Cwarnîmont

(Oizy) hab. Cwârnimounés (Doppagne, 1953) ; Cwèrnibotès (F1) ; Cwârnibotés ((Doppagne, 1953) , -ar- (VA 28/08/04)) 

 

Turbèts (Teur- (Bourguignon 1928)) (houes)

Outils servant à l’arrachage des mauvaises herbes et des pommes de terre et possédant deux ou trois dents. On prononce en gaumais « tchèrbieu », à Sugny, «teurbèt ». (Bourguignon 1928)

Corroy-le-Château / wal. Corwè

Faîsans (DE 2004 ; F1)

Cortil-Wodon / wal. Corté- Wodon

hab. Cortizyins (Haust 1941)

Couillet / wal. Couyèt

hab. Coûyetîs (Haust 1941)
 

Mindjeûs d’ cras bouya (O0)

Courcelles / wal. Coûrcèle

hab. Coûrcèlangns (Bastin, 1965) ; Cour- (O0)

 

« Lès _an(y)s, c’èst dès mindjeûs d’târte à 2 man(y)
s. » (Haust 1941)

 

Way-ways (DE 2004)

Cour-sur-Heure / wal. Coûrt

hab. Coûrîs

 

Bîdaudus’ (O0) (-dous’ (Haust 1941))

Bidaudus’ (F.J., Cela vaut bien une statue à Vodecée, in: VA 04/09/2012)

Courtil  / wal. Courti

hab. Courtiwès (Dico  2005, 22)

Court-Saint-Etienne / wal. Cout(-Sint-Stiène).

Sots (fous) (Haust 1941)

Lès So(t)s (dans cette localité, on dit « dj so » pour « je suis », à Bousval et au-delà, on emploie « dji su ».

Cousteumont / wal. Cousteûmant

Bètcheûs d’ crin.me (lécheurs de crème)

(Dico  2005, 31 ; Contact, 1986 ; Mouzon, notes)

Couvin / wal. Couvin

Chitârds è l’ êwe (F1) (car les Couvinois ayant raccordé les latrines de leur à l’Eau Noire) (Pector 1925)

Crehen / wal. Crèhin

« A _, lès målès djins. » (Haust 1941)

Creppe / wal. Crèpe

Vês (veaux) (Haust 1941; DE 2004) 

Boûs (bœufs) (Haust 1941)

Crås Vêes (Ramet 1921)

Crèpetins, – lins

Croix-lez-Rouveroy / wal. èl Croûs

hab. Croûjîs (O5)

Crupet / wal. Crupèt

hab. Crupètîs (Haust 1941)

 

« C’ èst come lès coméres di Crupèt, qui parètenut mia d’ au lon qui d’ tot près. » (DE 2004)

 

Cuesmes / pic. Cwême

Bèrnatîs

Djins d’ brin

Seucrétaîres (DE 2004)

Cugnon / wal. Keugnon

hab. Keugnotîs (Haust 1941)
 
Keugnèts (coins) (Defosse)

Keuyès (Dico  2005, 6 )

Curfoz / wal. Curfô

Kêrfautîs (Dico 2005, 7 ; Twisselmans, p.165)

Custinne / wal. Custène

Makeraus (Haust 1941)

D

Dailly / wal. Dayi

Oulènes (Lépine,1972,10 ; Haust 1941)

Dairomont / wal. Dêrômont

Pîwitches (Haust 1941)

Dalhem / wal. Dålèm

Feûs d’ potchètes
Fileûs d’ potchètes (DE 2004)

Dampicourt / gaum. Dampîcout

Grandes Halètes (grandes coiffes) (Bourguignon 1928 ; DE 2004) 

Ce sobriquet est donné à la population féminine seulement. Les halètes étaient des coiffes de toile dont le sommet est rendu assez rigide par des languettes de bois léger. Elles recouvraient parfaitement la tête et préservent les travailleuses des champs des morsures du soleil.

 

Pîkous (outils du chanvrier) (Bourguignon 1928 ; DE 2004; pî- (Haust 1941))) 

Instrument en forme de pieu muni de deux pointes servant au teillage du chanvre. La rime parait avoir été l’occasion de ce surnom, qui doit sans doute quelque chose aussi à l’industrie exercée jadis par une partie de la population.

 

Récoussètes (instrument servant à broyer le chanvre)

(Bourguignon 1928 ; DE 2004) 

Dampremy / wal. Dârmè

Sots

Durs min.nès (DE 2004)

Daussois / wal. Dausseu

Malots (bourdons) (Haust 1941)

Dave / wal. Dauve

Tèteûs

 

“Il èst bon po Dauve. » (F1)

Daverdisse  / wal. Davedisse

Cosins (cousins) (Dico 2005, 9 ; Bourguignon 1928 ; Cou- (Haust 1941) )

Les naturels de l’endroit, pour conserver la jouissance exclusive de leurs biens com­munaux, ne contractaient guère que des mariages con­sanguins.

(Bourguignon 1928)

Deigné / wal. Dègné

Tchèneleûrs (DE 2004)

Desnié / wal. Dèsni

Tchineleûs (fabricants de paniers) (Ramet 1921)

Deulin / wal. Deûlin

Ponas (Dico 2005, 18 ; Haust 1941)

Dinant / wal. Dinant

hab. Dinantès

 

Copêres (Haust 1941 ; -ères (Doppagne, 1953))

 

On dit encore : « In-n-ètèremint d’ Dinant. » (Yernaux-Fiévet)

 

Tchoupères  (Bastin, 1965)

Dinez / wal. Diné

Dânés (Copin’Oufa 21/04/2001; Franc.1994 ; Dico 2005, 19)

Dan.nés (damnés) (J. Haust repris par Marquet, 1966)

Dison / wal. Dîson

Compagnons dè zék  (DE 2004)

Dohan / wal. Dôan

hab. Dôantîs (Twisselmans, p.165)

Doische / wal. Dwèche

Cayaus (O0 ; Lépine, 1972, 10)

Dolembreux / wal. Dolimbreû

Bleûs-Oûys (AO (s.r. 1/ ou 2/1999 ; DE 2004)

Payis des Roys (DE 2004)

Doncols (GD)

Leûps (loups) (Francard 1994)

Dorinnes / wal. Dorène

Mougneûs d’ rukes (Haust 1941; DE 2004)

Pwarteûs d’ bigau (DE 2004)

Dourbes / wal. Dourpe

Coulèvrots (F1 ; O0), parce qu’ils vont à la chasse aux couleuvres (Danhaive 1930, 9)

Coulèves (Lepine, 1972, 9)

Dréhance / wal. Drouwance

« A Drouwance, il ont dès cus come dès banses. »

Durbuy / wal. Dèrbu

Bordjeûs (AO1)

Monsieûs d’ Dèrbu (AO1)

P’tits Jésus (avec le sens de petits saints, hypocrites (Bourguignon 1928))

 

« A Grand’han, c’ èst tos fênèyants, 

A Dèrbu c’ è-st-on p’tit Jésus,

A Barvê, c’ èst tos macrês (sorciers). » (Dico 2005, 10)

Durnal / wal. Durnal

Pa(w)aus (Haust 1941) (Pa.aus  (F1))

E

Ebly / wal. Éblî

Leups

 

Mindjeûs d’ brîe (mangeurs de brouet, de pape d’avoine) (Bourguignon 1928 ; (mangeurs de trempinettes) Dico 2005, 21)

Ce blason est la conséquence obligatoire de la rime.

 

Mindje-brîes (mangeurs de trempinettes) (Dico 2005, 21)

 

Mougneûs d’ brîe (Mouzon, notes)

Ecaussines / wal. Scaucènes

(aus-Èscaucènes) hab. Scaussinoûs

 

NB Aux deux Ecaussinnes = aus-Èscaussènes (Haust 1941) 

 

Mindjeûs d’ porèye (DE 2004)

 

Cus à poussières : habitants du quartier d’Ecaussinnes-Carrières (DE 2004) 

Ecaussinnes d’Enghien / wal.

Scaucène

Sots (DE 2004)

 

Eghezée / wal. Inguèzéye

Vantârds (DE 2004)

Ellemelle / wal. èl Mèle

Nånås ou Gnågnås (Haust 1941)

Ellezelles  / pic. Èl Zîle

Martins (Haust 1941)

 

« Vilâdje où lès braves djins sont râres. » (DE 2004)

Enghien / pic. Inguî

(/ nl. Edingen) Steflatten (DE 2004)

Engreux / wal. En’grè

Rayîs (taons) (Marquet, 1966)

Ennal / wal. Ènale

hab. Ènnalîs (Dico 2005, 42)
 
Pètalîs (Fourgon, 1999 ; Haust 1941)
Gades (anc.) (Fourgon, 1999)

Enneilles / wal. Lès-Ènèyes

Nèyîs (noyés) (Werner 2008)

Epinois / pic. Spinoû

Sots (DE 2004)

Eprave / wal. Èprâve

Chovelètes (Carrozza, 1998)

Ayès Ce blason raille la manière dont les habitants prononcent le mot « oui ». (Bourguignon 1928)

Erbaut / pic. Èrbau

Sots (F1)

Capitale Marache (DE 2004)

Ermeton / wal. Èrmèton

Macrales (sorcières) (F.J., Cela vaut bien une statue à Vodecée, in: VA 04/09/2012)

Ernage / wal. Èrnadje

Bèguiaus (F1; DE 2004)
Coutelîs (DE 2004)

Erneuville / wal. Èrnuvèye

(à ‘rnuvèye) Chafions (bousiers)

Le même sobriquet s’applique aux habitants de Mageret (dép. de Wardin). (Marquet, 1966 ; Haust 1941)

Erpent / wal. Èrpint

« Là cor onk qui sèrè do bwès d’ Èrpint », c’est-à-dire : en voilà un encore qui se repen­tira de ce qu’il fait, un nouveau marié, par exemple. « Dji m’è r’pin » c’est-à-dire : je m’en repens. (Danhaive 1930, 11)

Erquelinnes / pic. Èrkèlène

Cabots, Chabots (DE 2004)

Erquenne / wal. Èrkène

Chitoûs (DE 2004)

Escanaffles / pic. Ècanafe

Roujes bonèts

 

« Rouje bonèt, si j’ t’ atrape, t’ aras d’ssus t’ casake. » (DE 2004)

Etalle / gaum. Ètaule

hab. Ètaulîs (Dico 2005, 12)

 

Ètalons (DE 2004 )

Ethe / gaum. Iéte

Cassîdjes (, -iédjes) (« qu’en sais-je?») (Haust 1941 ; Bourguignon 1928)

Ce mot raille la manière dont la popu­lation prononce l’expression «Qu’en sais-je?». qui se dit ordinairement «Qu’ èst-ce que dj’ a sé » dans la région (Bourguignon 1928)

 

Étiopyins

Roussias (roux) (Bourguignon 1928)

Allusion à la chevelure de certains habitants.

Toufayes (mangeurs de pommes de terre à l’étuvée (toufaye))

Les natifs de l’endroit protestent contre ce surnom, qu’ils prétendent appliquer à leurs voisins de Saint-Léger. (Bourguignon 1928)

Toufayes (pommes de terre étu­vées) (Bourguignon 1928)

 

« A-y-ète, is sant tous’ braves èt honiètes.

A Biémont, il n’ i èn è pont. »  (Dico 2005, 43)

Eveux  / wal. Èveû

Veûletîs (Dico 2005, 11)

Evrehailles / wal. Baye

hab. Bayetîs (Germain, 1980)

 

Cayeûs d’ Baye

Probablement en raison de l’emploi abusif qu’ils font du verbe « cayî » (lancer, mettre violemment) qui est généralement senti comme grossier. On leur aurait attribué aussi le nom d’ « adoreûs d’ plin tchant », parce qu’ils chantaient toujours des cantiques même en rue et dans la campagne. En outre, pour se moquer d’eux, les gens d’Yvoir disaient anciennement :

« Si l’ goyète dèbordeut, tot Baye pèrireut! »

Sans doute une manière de dire que les gens d’Evrehailles se noyaient dans un verre d’eau ? En effet, la « goyète » n’est qu’une fontaine située dans le haut du village ; rien de comparable évidemment avec les inondations de la Meuse qu’Yvoir devait subir régulièrement. (Germain, 1980)

 

Cayeteûs (F1 ; DE 2004) 

F

Falaën / wal. Falayin

Pansârds (DE 2004)

Falisolle / wal. Fârjole

Tètârds (O0 ; F1)

Gatîs (Haust 1941)

Falmagne / wal. Falmagne

Panses d’ aragne (Haust 1941)

Tièsses d’aragne (tête d’araignée) (Bourguignon 1928)

Falmignoul / wal. Falmignoûl

Botroûles (Haust 1941)

Fanzel / wal. Fanzé

Fandronîs (Dico 2005, 11)

Farciennes / wal. Faurcène

Cache-musètes (DE 2004)

Fauvillers / wal. Fêviè

Fêt s’ pakèt

On peut aussi y trouver une allusion au fait que de nombreux habitants quittent la contrée pour aller résider dans les villes et surtout à Paris. Ces personnes reviennent au pays natal après avoir fait quelques économies.

 

« A Fêvièt, li diâle î fêt s’ pakèt. » (Bourguignon 1928 ; DE 2004)

Faymonville / wal. Fêmonvèye

Turks

Les habitants du village de Faymonville, commune de Waimes, sont appelés les Turcs depuis des temps immé­moriaux. Jadis, c’était peut-être péjoratif. A présent, ils semblent plutôt en être fiers, revêtant volontiers les atours de l’empire ottoman. Au carnaval, bien sûr. Je suppose qu’un jour, il y a très longtemps, quelques habitants de Faymonville se sont rendus en Turquie. A présent, des vacances sur le Bosphore, c’est assez courant. Jadis, cela avait des allures d’expédition.

(Propos de Freddy Haot recueillis par Julien Verstraelen)

II est fort rare que tout le monde se retrouve d’ac­cord autour d’un blason populaire. De toute évidence, une telle appellation nourrit l’imaginaire. Ainsi Yves Bastin, dont les sources sont toujours très sérieuses, donne une tout autre origine aux Turcs de Faymon­ville : “Ce village relevait du duché de Luxembourg, ce qui aurait permis à ses habitants d’échapper aux collectes destinées à financer les guerres contre les Ottomans. D’où le surnom de Turcs donné aux habi­tants par leurs voisins. ” (Hèyeûs, 2006) 

 

« Fêmonvèye, d’hitées fèyes. » (Pinon, 1994, Bastin, 1939)

 

« A Fêmon.vèye , lès bèlès fèyes. » (Pinon, 1994)

 

On se moque de la prononciation du dialecte par 1es Faymonvillois en ramassant en phrases que1ques mots aux sons perçus comme différents. C’est l’expression d’un certain sentiment de supériorité linguistique sur le voisin,

1. « Ôs’, Moteut , sés’ bé ceu qu’ c’èst qu’on veuheû ? – On veuheû, c’ è-st-one bièsse queu trawe leu teût , – queu towe leus poyes – èt qu’ èlzeu seuce leu sang. »

(Oscar Wey en 1975, à Chôdes).

Le dialecte de Faymonville rend par « eu » (bref, fermé)  « la voyelle atone qui correspond à i en liégeois, à u en verviétois et en ma1médien, à « è » à Sourbrodt », constate Bastin, Vocabulaire, p. 539. Le système de correspondance est exagéré ici.

2. “Is l’ hapont po l’ mwèh’né, is l’ foutont so s’ rèhon èt v’là come is l’ plotont.”

(Bastin à SLW avant 1914, à Waimes)

À remarquer que « le dia1ecte de Faymonvi11e ne connaît pas les voyelles nasales bien pleines », à ce qu’assure Bastin, 1 c. Le « mwèhené » est « le rhume, le coryza”, pris ici au sens métaphorique de « gorge ». Le « rèhon » est, en 1iégeois, « un panier ou une manne sans fond ». Ici, il a le sens de « dos »; « ploter »,  battre, rosser. Noter, de plus, 1a désinence de la 3e personne du pluriel du présent des verbes. (Pinon, 1994)

Fays-Famenne / wal. Fayé

(Sohier) Cosins (cousins)

Voir à l’article: Daverdisse. (Bourguignon 1928)

Fays-les-Veneurs / wal. Leu Fayé

hab. Fayijés, -ès (Haust 1941), -ês (Defosse)

 

Fayisans (Dico 2005, 32)

Felenne / wal. Fèlène

Singlès (Haust 1941)

Feluy / wal. Fèlû

Chochons

 

noté à Ittre :

 « I pieût, i lût, lès sourciêres dans’t-à Fèlû. »

(Il  pleut, le soleil brille, les sorcières dansent à Feluy.)

(O51)

Fépin (F) / wal. Fèpè

Gâdes (Doppagne 1947)

Ferot / wal. Fèrot

Cf Fèrîre (Blason, 1970)

Ferrières / wal. Fèrîre

« Fèrîre èt Fèrot / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré / In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le « thier » ; te voilà à VilIers (Sainte-Ger­trude).)

 

« Fèrîre èt Fèrot / Izièr èt Ozo / Lès qwate pus mâvas viyèdjes / Qu’ i-n-âye inte l’ Ardène èt l’ Condro ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo : les quatre plus mauvais villages qu’il y ait entre l’Ardenne et le Condroz!) (Blason, 1970)

Fexhe-Slins / wal. Fèhe-Slin

Fexhe-Slins, Glons : Payis dès tchapês d’ paye (DE 2004)

Filly / wal. Fèyi

Cwarbâs (corbeaux) (Dico 2005, 19)

Fize-le-Marsal / wal. Fîse-Mårsale

(Fize 🙂 Vês

(Fize 🙂 Nom-di-Djoûs (Haust 1941)

Flawinne / wal. Flawène

Gosètîs (F1)

Gosètes (Haust 1941)

Mougneûs d’ gosètes (DE 2004)

Flémalle-Haute / wal.

à l’ Haute-Flémâle

Wiyin.mes (DE 2004)

Fléroux / wal. Flèroû

Cwèrbås (Haust 1941)

Fleurus / wal. Fleûru

Djans (Les Fleurisiens ont l’habitude de se saluer par un « Bondjou _ ! » (O0))
Mougneûs d’ boû (mangeurs de bœufs) (O0)
Mokeûs d’ djins, Fouteûs d’ djins

Mougneûs d’ queuwe (mangeurs de queue (de cochon)) (Claude Dewink, in: Lambusart, Proximag, s.d.)

Flobecq / pic. Flôbèk

Cossignies
Flahutes (DE 2004)

Flohimont / wal. Floyémont

Fo(u)yons (taupes) (Mouzon, notes ; Guillaume, s.d.)

Floreffe / wal. Florèfe

Monsieûs (Haust 1941)

Florennes / wal. Florène

Bèrdjots (Lépine, 1972, sn), Bèrjots (Pector 1925) (désignant les ouvriers qui se rendaient de grand matin par chemin de fer dans le bassin de Châtelet) (Pector 1925)

 

Quartier de la chapelle Saint-Pierre : Pètârds (F1), dont les aïeux portaient des habits aux couleurs criardes (Pector 1925)

Florenville / gaum. Floravile

Florentins (Haust 1941)

 

« Florentin, cu d’ tchin,

Si dj’ t’ atrape su l’ haut d’ Moyin,

Dju t’ dèplume coume in vî tchin ! » (Michel 2008)

Foisches (F) / wal. Fwèche

Boucârds (Doppagne 1947)

Fontaine-l’Evêque / wal. Fontène

Clawetîs (cloutiers) (O0)

Fontaine-Valmont / wal. Fontène-Valmont

Bourdonaîs, Bourdoneûs (DE 2004)

Bourdonîs (P1)
 (cf Pinon – Bourdon)

Fontenoille / gaum. Fontenwale

Gadots (Haust 1941 ; Massonnet, ; biquets chevaux (Fouss, s.d.))

Bèssenîs (DE 2004)

Fontenoy / pic. Fontenû

Chikeûs (DE 2004)

Fooz / wal.

(Awans) Fous (Haust 1941 ; DE 2004)

Plats dos (DE 2004)

 

« A Fô lès fous, l’ pus malègn s’a pindou! » (Haust 1941)

Forchies / wal. Forchî

Fôrtchiyeûs (Yernaux-Fiévet), Fôrch- (DE 2004)

Forêt / wal. Forèt

(Trooz) Sibérins (DE 2004)

Forrière / wal. Forîre

Fènèsses (Haust 1941)

Ivraie, fenasse, grandes graminées, tiges grèles que l’on rencontre surtout dans les taillis, herbe folle ou de peu de valeur. Le mot désigne par extension une chevelure rare et mal peignée. (Bourguignon 1928)

Forzée / wal. Fwarzéye

Tchitchaus (F1)

Fosse / wal. Fosse

(Trois-Ponts) hab. Fossîs
 

Pîwitches (vanneaux huppés) (Dupont-Soubre, s.r.)

Fosses-la-Ville / wal. Fosse

Chinèls

Fouches / lux. Affen

Biesemsbännerer (lieurs de balais)

Ce blason s’est étendu à toute la population et lui est encore appliqué aujourd’hui.

 

Affener Weyer (étang de Fouches)

Cet étang serait, assure la tradition, le rendez-vous des célibataires des deux sexes qui. même après leur mort. reviendraient crier sur ses bords « Piwitch,  Piwitch ! », à l’instar du vanneau. dont ils prendraient l’aspect pour la circons­tance. On fait parfois allusion à cette particularité d’ans la conversation et il n’est pas rare d’entendre accueillir un vieux garçon par les mots familiers: « Wéi ass et, Affener Weier ? » (Quelles nouvelles, étang de Fouches ?) (Bourguignon 1928)

Fouleng / pic. Foulé

Martchands de m… (sic) (DE 2004)

Foy / wal. Fwè

Pîwitches (vanneaux huppés) (Francard, 1994)

Frahan / wal. Frauan

hab. Frauhantîs (Twisselmans, p.165) ; Frauwinot (DE 2004)

 

Par ironie, les habitants des villages voisins pro­noncent d’une manière un peu différente le nom de cette localité. Ils disent parfois « Frauyan », pour évoquer l’idée des gerçures douloureuses qu’engendre le frottement de la selle contre les cuisses du cavalier.

Tchacaus (chabots, petits poissons à grosse tête qui vivent dans les rivières ardennaises)

Frahan est situé dans une boucle de la Semois.

(Bourguignon 1928) 

 

(de Frahan à Rochehaut) « Rotcholîs, panses deu gadelî ! / Frau.inot, panse deu gadot ! » (DE 2004 ; Haust 1941)

Fraire / wal. Frêre

Cous’ (terme amical (O0) (de cous’ (cousin) ; Lépine,1972, sn ; DE 2004)

Fraiture / wal. Frêteûre

Bihain, Regné, Fraiture : lès Cisses du là-hôt (Dico 2005, 42)

Frameries / pic. Framerîye

hab. Fram(er)isous

 

Séjes (singes) (Haust 1941; DE 2004)

Framont / wal. ou Fraumont

hab. Fraumontîs (Haust 1941) ; Fraumounîs (Defosse)

Franchimont / wal. Frantchimont

(prov. Nam.) Spavins ((les étrangers venus habiter ce village affranchi (?) étaient des espaves ou aubains (O0))

Djins (Lepine, 1972, 9)

Franchimont / wal. Frantchimont

(prov. Liège) Vèrts vantrins (DE 2004)

Francorchamps / wal. Francortchamp

 

Boûs d’fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + (Francorchamps (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939 ; Haust 1941)

Franc-Waret / wal. Franc-Warèt

Francs-Omes (DE 2004)

Mougneûs d’ riz (F1)

Frasnes / wal. Fraune

(-lez-Couvin) Leûps ((F1), Leups (Lépine, 1972, 10))

Frasnes / wal. Fraune

(-lez-Gosselies) hab. Fraunîs (Rif 1966)

Fratin / gaum. Fratèng’

hab. Fratinots (Dico 2005, 12; Haust 1941)

Freloux / wal. Flèroû

Cwèrbås (corbeaux) (Haust 1941)

Freux / wal. Freû

On dit volontiers des habitants de la localité qu’iIs sont nés à Freux et qu’ils restent à Freux. Rester,  dans le langage courant, veut dire, comme chacun sait, habiter. Le jeu de mot est assez plaisant. Il a l’inconvénient d’être très moderne et ne constitue pas un blason proprement dit. (Bourg. 1928)

 

Peûyeûs  (Guillaume, s.d.)

Freylange / lux. Frällen

Grimmeli

On ignore le sens et l’origine de ce sobriquet assez peu

usité. « Grimmel » signifie, en luxembourgeois miette,

bribe, petit morceau.  (Bourguignon 1928)

Froidfontaine / wal. Frède-Fontin.ne

(Beauraing) Polonès 

Froidlieu / wal. Frèyeû

Leûps (Dico 2005, 44)

Froidmont / pic. Fromeont

Sots

Fous (DE 2004)

Froidville / wal. Freûvèye

Cous du strami (Haust 1941)

 

Fromelennes (F) / wal. Fromelène

Nutons (Doppagne 1947)

Fromiée / wal. Fromiéye

Crin.mîs (crémiers (O0), Cré– (Haust 1941)

Tatanes (Marche au pays de la cantinière, VA 31/07/2008)

Fronville / wal. Fronvèye

Cous d’awèye (chas d’aiguilles;  alevin, fretin) (DE 2004 ; Dico 2005, 18 ; Marquet, 1966 ; Haust 1941)

Fter / wal. Ftêr

(Onhaye) Grossès Tièsses (DE 2004)

Fumay (F) / wal. Fumwè

Gâdes ; Miam’s (Doppagne 1947)

hab. Fumacyins (id.)

Furfooz / wal. Furfau

Sokètes (Haust 1941)

Furnaux / wal. Furnau

hab. Furnatîs (Haust 1941)

G

Gages / wal. Èl Gâtche 

(à ‘l G.) (Neufvilles) Gadjoûs (Haust 1941)

Gdoumont / wal. Gdoûmont

« A Gdoûmont, lès deûs flèyons! » (Pinon, 1994)

Gedinne / wal. Djèdène

1 « Cané  d’ Djèdène, / Crokeû d’ baloûjes, / D’zos l’ vî tchènê, / Vî pourcê ! » 

 

2 « Cané d’ Djèdène, / Mougneû d’ arègnes,  Crokeû d’ baloûjes, / Va coutchî drî in tchènê / Vî pourcê ! »

(Cané de Gedinne, mangeur d’araignées, croqueur de  hannetons, sous le vieux  chêne, vieux  pour­ceau; var.  va coucher derrière un chêne, vieux pourceau.)  (Doppagne, 1953 ; Blason, 1970)

Gedinne / wal. Djèdène

Grandiveûs (vaniteux)

Canés

 

« Canés d’Djèdène, / Mougneûs d’ arègnes, / Crokeûs d’ baloûjes, / Dizos l’ vî tchènê, / Vî pourcê. »  

(Cané de  Gedinne,  mangeur  d’araignées,  croqueur  de  hannetons,  sous le vieux chêne, vieux pourceau.)

 

Djèmetîs (forme  fournie par  l’ALP  et  que  je  n’ai  pu  retrouver  dans le parler local)  (Doppagne, 1953)

Gembes / wal. Djimbe

Minousses (petits chats ou chats femelles (Dico 2005, 9)

(Haust 1941 ; Dico 2005, 9 ; Doppagne 1953; Bourguignon 1928)

Gembloux / wal. Djiblou

hab. Djibloutins (F1) ; Djiblotins (Haust 1941 ; VA 28/08/2004)

 
Bourikèts (F1)

 

« C’ è-st-on malade di Djiblou, qui magne bin l’ poye èt l’ oû. » (= un malade imaginaire) (DE  2004)

 

Grand-Père dou Culot (hameau) / Qui rît come un sot / A vîr boule sé carote / Dèvins s’ pot. (DE  2004)

Genappe / wal. Gngnape

hab. Gngnapans, -antes (Haust 1941)

 

Ch’napans

 

« A Gngnape, on mindje tout dusqu’ à ‘l nape. »

( Haust 1941)

Gendron / wal. Djindron

Marauds (Haust 1941)

Nûtons (DE 2004)

Cus d’ tchôdron (Haust 1941)

Gênes / wal. Djin.ne

hab. Djènârs

 

Mme Lisette Dupont, de Rendeux m’écrit: « Non, djènârs ne signifie pas « de couleur jaune », mais seulement habitants de Gênes». Je sais cela car mon grand-père était un Djènâr. Merci à vous pour cette précision. (AO 25/03/1999)

(AO2 ; AO 25/03/1999 ; Marquet, 1966)

Gennevaux / wal. Djènevau

Gros Tch’vaus (gros chevaux) (Dico 2005, 21 ; VW, 1967)

 

Les enfants de Léglise crient à ceux de Gennevaux :

« Djènevau! / Djè n’ vau rin! / Djè n’ vauré [parfois : vaudré] jamés rin! »

(Gennevaux ! Je ne vaux rien ! Je ne vaudrai jamais rien !) (VW, 1967)

Gérouville / gaum. Djèrouvile

Oulines (chenilles) (Lépine, 1972, 5 ; Bourguignon 1928; DE 2004)

Sabotîs (fabricants de sabots) (Haust 1941; Bourguignon 1928 ; Fouss, s.d.)

Cette industrie a presque complètement disparu. Au cri de guerre des enfants de Meix-devant-Virton, leurs voisins immé­diats :

« Dès sabots pour in bitchèt d’ grî. »

(Des sabots pour un bichet de grain).

Ceux de Gérouville répondent du tac au tac: 

« Dès ramons pou in boukèt d’ pî. »

(Des balais pour un morceau de pain). (Bourg. 1928) 

Rouges-gorges (Bourguignon 1928 ; DE 2004)

Limeçons (DE 2004 ; Fouss, s.d.)

Gerpinnes / wal. Djèrpène

Bourjwès (Haust 1941)

 

Cwérelîs  (habitants du quartier appelé « èl Cwérèle ») (O0)

Gesves / wal. Djêve

hab. Djêvias (F1)

 

Sauvadjes (F1)

 

« Dju n’ su nin d’ Djêve. » (Je ne suis pas naïf.) (DE 2004)

Ghislenghien / pic. Guilinguî

Lècheurs d’ os (DE 2004)

Ghlin / pic. Glin

Coupeûs d’ artwales (orteils) (DE 2004)

Ghoy / wal. Gowi

Brigands (DE 2004)

Gilly / wal. Djilî

hab. Djilotîs (O0)

 

Gayoles (Haust 1941)

Brutes (DE 2004)

 

« A Djilî, èyu-ce qui lès bwagnes n’ ont qu’ èn-î. »

Variante: « …, èyu-ce què lès djambes di bos n’ ont qu’ in pî.d. » (ou : « … n’ ont nén frèd leûs pîds. ») (Haust 1941)

 

« A Djilî, lès bwagnes n’ ont qu’ èn-î ! »  (Yernaux-Fiévet)

Gimnée / wal. Djimnéye

Rukes (Haust 1941; F1) (Reukes (Lépine, 1972, 10))

Gives / wal. Djîve

Grîves (Dico 2005, 5; Francard, 1994)

Givet (F) / wal. Djivèt

hab. Djivètwès; Jiveutwas (Doppagne 1953)

 

„On fêt come lès djins d’ Djuvèt, quand-on a mougni on-n-è r’va. (noté à Flohimont)

„Vîve Djivèt / Po l’pèkèt !“ (Belgique, vallée de la Meuse).

— Givet-Saint-Hilaire : li Grand Djuvèt : lès Galos

Givet-Notre-Dame : li P’tit Djuvèt : lès Savates  (Doppagne 1947)

Givroule / wal. Djivroûle

Groûles (grues (oiseaux)) (Francard, 1994)

Givry / wal. Djèvri

(Lux.) Piètris (Francard, 1994)

Rachapès (Haust 1941 ; Francard, 1994) (ou Rè- :  (Haust 1941)

Givry / wal. Djuvri

(Hainaut) Baudèts (Haust 1941; DE 2004)

Sots (Haust 1941; O5)

Glabais / wal. Glabây

Turks (O0 ; DE 2004)

Glain / wal. Li Glin

Halbôssås (DE 2004 ; -âs (Haust 1941)

Femmes: Boterèsses dè Glin (DE 2004)

Glaireuse / wal. Glaireûse

Scârbotes (lès bousiers) ((Dosimont, 2001) ; Car- (bousiers) (Dico 2005, 21))

Glons / wal. Glon

hab. Glontwès (Haust 1941)

 

Fexhe-Slins, Glons : Payis dès tchapês d’ paye (DE 2004)

 

Payis dès tchapês d’ paye

Lètcheûs d’ fi (DE 2004)

Gobertange / wal. Gobetindje

hab. Gobetindjis (Desmet, 15)

 

« À Gobetindje, li payîs dès blankès pîres, » (Desmet)

 

Godarville / wal. Godârvile

Moudreûs (DE 2004)

Mourdreûs (Merlot 1985) (Certains habitants avaient assassinés des soldats napoléoniens en fuite en 1815.)

Goé / wal. Goyé

Leûps (Haust 1941)

Gomery / wal. Goumeri

Buchons (buissons épineux)

Ce sobriquet est donné à la population en raison de son caractère que l’on assure être assez peu sociable. (Bourguignon 1928)

Gosselies / wal. Gochelîye

hab. Tèrniatîs (habitants du « Tèrnia » (dimin. de ‘tiène’ : colline, côte, montée)) (O0)

 

Sints-Djans (O0)

Tchots ((t.affectueux à un enfant): chéri, petiot) (O0; DE 2004)

Mindjeûs d’ pates (DE 2004)

Clawetîs (DE 2004)

Manikeûs (DE 2004)

Casserolîs (O0 ; Coppens, 1959)

Gottignies / wal. Gotegnén

hab. Gotegnârds (O5 ; Haust 1941)

Gourdinne / wal. Gourdène

hab. Gourdinwès (F1 ; Haust 1941)
 
Panses à pwès

 

« À l’ banêre au long baston, / lès Gourdinwès sont dès cochons ? / À l’ banêre à l’ couleûr, / lès Gourdinwès sont  dès voleûrs ! »

Ou bien : « Gourdinwès, panses à pwès, / mougneûs d’ boulîyes, / à grosses fourtchîyes ! »

(dit par la jeunesse de Somzée quand elle livrait bataille aux « Gourdinwès »)

Goutroux / wal. Goutrou

Mougneûs d’ racènes (Haust 1941)

Gouvy / wal. Goûvi

Goûvions (goujons)  ((Francard, 1994 ; Haust 1941) ;

Go- (AO (s.r. 1/ ou 2/1999) ; Gou- (Dico 2005, 22))

Gouy-lez-Piéton/ wal. Gowi

Martins (O0) (à cause de l’église Saint-Martin.)

Gozée / wal. Goûzéye

Bieus (bœufs) (O0; Haust 1941)

Grâce-Berleur / wal. Grâce-Bièrleû

Nourègns (DE 2004)

Graide / wal. Graîde

hab. Graîdîs (Defosse; -é- (Doppagne, 1953),  Grédwas (Doppagne, 1953))

 

Bourikes

 

« Graîdî, / panse d’ apwas, / rond tchènê, / cu d’ pourcê. »

(panse  de  poix,  rond  chêne,  cul  de  pourceau) (Doppagne, 1953)

Grand-Axhe / wal. Grand-A(c)he

Sots (Haust 1941)

Grand-Hallet / wal. Grond-Halèt

Kissins (insecte qui pique fort) (DE 2004)

Grand-Halleux / wal. à l’  (Grande-) Haleû

hab. Halonîs

 

Magneûs d’ flon (de la part des gens de Bodeux) (Dupont-Soubre, s.r. ; Haust 1941)

Grandhan / wal. Grand’-Han

Cwèrbâs (corbeaux) (Werner 2008)

 

« À Grand’-Han, c’ èst tos fênèyants, / À Dèrbu, c’ è-st-on p’tit Jésus, / À Barvê, c’ èst tos macrês (sorciers). » (Dico 2005, 10)

Grand-Manil / wal. Grand-Mani

(Gembloux) Grands Vaurins (DE 2004)

Grandmenil / wal. (Grand-) Magngni (è _)

(Manhay) Ratayeûs (F1)

Batayeûs, habiles à se servir de bâtons noueux (Danhaive 1930, 10)

Grand-Reng / wal. Grand-Rin

Les habitants de Grand-Reng sont considérés comme pré­tentieux. Pour se moquer d’eux, les habitants des villages voisins récitent :

« Grand-Rin, / grandès djins, / fîyes à marier, / rin à doner. »

(Dascotte, 1981)

(Jeanne Walrant-Derême))

Grandrieu / wal. Grand-Ri

Côrbaus ((O0) ; cor- (Haust 1941))

Grandville / wal. Grin.nevèye

Cwèrbås
Cwâks

Takenés (Haust 1941)

Grandvoir / wal. Grandvwar

Grandvauriès (ou Grandvauryins) (Contact, 1986)

Grapfontaine / wal. Grap’fontin.ne

Tripes du rin.ne (tripes de rainette) (Contact, 1986 ; Mouzon, notes)

Graux / wal. Grau

Vias (F1)

Grimbiémont  / wal. Grimbièmont 

hab. Grimbièmonîs (Lejeune, 1983 ; Haust 1941)

Grivegnée / wal. Grimegnêye

Sots
Bonnes femmes (DE 2004)

Gros-Fays / wal. Graufayi

hab. Grôfayetés

 

Tchîvês  (inexpliqué) (Doppagne, 1953)

(selon Defosse : contraction de tchîvêrs, terme scatologique : “qui chie des vers”)

Grumelange / lux. Gréimel

hab. Grumeler (Dico 2005, 26) (NDLR plutôt Gréimeler)

Grune / wal. Grune

Rimailles chantées :

« Grune-en-vièrje / Qui mousse è tère / Avou sès cwanes di ciêr / Et qui mousse foû / Avou sès cwanes di boû. »

(Grune-en-vierge (déformation de « Grune-âs-vièrs », Grune-­aux-vers) qui entre en terre avec ses cornes de cerf et qui en sort avec ses cornes de bœuf ! ) (Blason, 1970)

Grupont / wal. Grûpont

hab. Grûponîs  (Haust 1941)

 

Mouches à stron (mouches scatophages) (Dosimont, 2001 ; Haust 1941)

Gueuzaine / wal. Gueûzéne

Gueûyes deu rênes (grenouilles) (Bastin, 1939 ; Pinon, 1994 )

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« À Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

À Stinba, lès greûs baras (béliers)

À R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

È Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

Èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

À Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

À Gueûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

È Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

Guirsch / lux. Giisch

Giischer Pëtz (puits de Guirsch). Se reporter à l’ar­ticle : Arlon. (Bourguignon 1928)

H

Habaru / wal. Habauru

Gros Cus (Dico 2005, 21; Mouzon, notes)

Habay / gaum. Habâ

« A Habâ, l’ cafa èst fât, èt mîme s’ i n’ l’ è m’, ç’ n’èst m’ pou ti. »

(et même s’il ne l’et pas, ce n’est pas pour toi)

 

« A Habâ, i n-y an-è pus d’ dit què d’fât ! »

(il y en a plus de dit que de fait)

(= « Lès djens d’ Habâ qu’ ant pus d’ dit què d’ fât.) (Dico 2005, 16)

Habay-la-Neuve / gaum. Habâ-la-Nieûve

Gens du Rivage

Les habitants de cette localité se blasonnaient volontiers, au temps passé, « Gens du Rivage ». amplifiant ainsi démesurément l’importance des étangs qui se succédaient sur leur territoire, de la forge du Prince à celle de Bologne. Cette appellation s’appliquait aussi à l’industrie métallurgique du bassin de la Rullies, qui était connue. même à Liège, sous le nom de forgerie du Rivage. Le terme est tombé en désuétude.

 

Rigoleûs. Ce blason est d’ordre géographique. La « Rigole » est un quartier de la localité habité par une population assez pauvre.  (Bourguignon 1928)

Habay-la-Vieille / gaum. Habâ-la-Viè

Câkirans (Haust 1941) (câkir : coasser (Dico 2005, 16))

Les habitants d’Habay-la-Vieille disent cela de ceux d’Habay-la-Neuve et vice versa. (Fouss, s.d.)

Haust 1941; Fouss, s.d.; Dico 2005, 16)

Haccourt / wal. Hacout

Macrales (Haust 1941 ; DE 2004) 

Macrês (DE 2004) 

Hètcheûs d’ Crôye (Haust 1941)

 

« Hacout, c’ èst l’ monde dès bièsses ! » (DE 2004)

Haillot / wal. Hayot

« Lès cis d’ Hayot, c’èst dès sots èt à Perwé, c’ èst co pés ! »

 

« Quéle afaîre à Bèl-Aîr, / A Pèrwé, c’ èst co pé, / A Hayot, c’ èst tos sots, / A Mohu, on lès cût, / A Djamagne, on lès magne. » (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

Haine-Saint-Pierre / wal. Sint-Piére

Pièrots (surnom des footballeurs de l’U.S.Centre; il y a eu un club de supporters féminins appelés les Pièrètes (Meulemans, 1965)

Halanzy / gaum. Halazi

Pichalis ( (Haust 1941) 

Fourmis (Dico 2005, 3) 

(Dico 2005, 3; Fouss, s.d.; Haust 1941)

Halconreux / wal. Halconru

« A l’ sopète, martchands d’ trompètes,

Coutriwès, martchands d’ cawiès (cailloux). »

 

Cawiès : devenu un sobriquet pour les habitants des villages environnant, dans la vallée du Glain (Dico 2005, 15)

Hallembaye / wal. Hèlèbaye

Leûps

 

Des habitants à leurs voisins :

« Va-r’-z-è è viyèdje, va-r-z-è amon lès bièsses, c’ èst tos nôbes chal à Hèlèbaye. » (DE 2004)

Halleux / wal. aus Haleus

hab. Halonîs (Bastin, 1939)

 

Leûps (Haust 1941; Marquet, 1966 ; AO1 ; Bastin, 1939)

Halma / wal. Halmau

Gros Tch’vaus (Dico 2005, 44)

Hamipré / wal. Hamîprè

Grîe-cafès (VW, 1967 ; Mouzon, notes)

Griyeûs d’ cafè (Dico 2005, 31)

Hamoir / wal. Hamwèr

Martchands d’ cleûyes  (les marchands de claies) (à Ouffet)

 

Rivalité entre Hamoir et Ouffet :

à Ouffet, concernant les gens de Hamoir :

« Pôves èt grandiveûs, lès djins d’ Hamwèr, lès martchands d’ cleûyes. » (les marchands de claies).

(AO 26/12/2002)

 

Lognârds: du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné) (Bastin, 1939)

Ham-sur-Heure / wal. èl Bourk

hab. Bourkîs (-krèsses (O0))

 

Grimancyins (Haust 1941)

Catulas (DE 2004)

Ham-sur-Meuse (F) / wal. Han

Bourikes (Doppagne 1947)

Ham-sur-Sambre / wal. Ha 

Baloûjes (F1)

Iatîs (Haust 1941)

Han / gaum. Han

(Tintigny) hab. Hanetîs (Haust 1941)

Hannut / wal. Haneut

 

Hétås

 

“A Haneut, / Lès crotes å keu, / A Vilé (Villers-le-Peuplier)

Po lès discroter. » (DE 2004 ; Haust 1941)

Hanret / wal. Hanrèt

(hameau de La vallée) Garibaldis

(hameau de La Rue) Crotîs (F1)

Han-sur-Lesse / wal. Han

Ayès

Sobriquet inspiré par la prononciation locale du mot « oui », comme à Eprave. (Bourguignon 1928)

Hanzinne / wal. Hanzène

hab. Hanzinwès

 

Chinârds (moqueurs)

Man.nèts (DE 2004)

Hargimont  / wal. Hardjîmont

Agnons (Marloie, 2002)

Hargnies (F) / wal. Harnîye

hab. Hârgneûs (Doppagne 1947)

 

Hârnicots (Doppagne, 1953)

Harinsart / gaum. Harinsât

 

Hoguèts ou Hoguaîs (Dico 2005, 16)

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles sont appelés les Hoguèts ou Hoguaîs. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer. (Fouss, s.d. )

 

Cus d’ tchakâ  (culs de chabotà (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 16)

 

Tchacâs (Bourguignon 1928)

Harlues / pic. Harloûwe

Cassètîs (fabricant de cassète, fromage) (F1)

Harnoncourt  / gaum. Harnoncôt

Oyelîs (éleveurs d’oies) (Oû- (Haust 1941) )

(Dico 2005, 34 ; Fouss, s.d.; Haust 1941; Bourguignon 1928)

Harre / wal. Håre

Hårkês (porte-seaux) (AO2; Haust 1941)

Harsin / wal. Harsin

Mulèts (mulets)

Ce sobriquet atteste, dit-on, l’opiniâtreté bien connue des habitants de ce village. (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 30)

Harzy / wal. Hârji

Tchacâs (chabots) (Dico 2005, 4 ; Francard, 1941)

Hatrival  / wal. Hatrivau

Cwârbaus (Dosimont, 2000)

Cwârnayes (corneilles > batailleurs, forts en gueule) (Dico 2005, 35)

 

Phrase par laquelle on accueille les « Cwârbaus » dans les localités voisines:

« Payisan, paye au c….

Quate cints bales au trau do c… » (Bourguignon 1928)

Hautes Rivières (F) / wal. Hautes-Riviéres

Bruhîres

Cocus

Satikèts, etc. (Doppagne, 1953)

Haut-Fays  / wal. Hôt-Fayi

(prov. Lux.) Marcaus ((Haust 1941), Marous (Dico 2005, 9))

Haut-le-Wastia / wal. Haut

Gades (DE 2004 ; F1)

Boks di Haut (Carly 2019)

Haut-Marais / wal. Hôt-Marès

 

(La Reid )  « A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (DE 2004)

Hautrage / pic. Hautrâje

Leups (DE 2004)

Hautregard / wal. Hôt-R’wârd

 

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt /

A Vêrt-Bouhon / On beût â posson. » (DE 2004 )

Havay / pic. Hâvé

Poûsseûs (Haust 1941)

Havré / pic. Hâvré

Houblonîs

Toubakeûs (DE 2004)

Havrenne / wal. Havrène

Mwin.nes (Haust 1941)

Haybes (F) / wal. Hébe

Gâdes (Doppagne 1947)

Hébronval / wal. Hèbronvâ

Pouyeûs (pouilleux)

Grandiveûs (or­gueilleux)

Ce hameau, le plus important de la commune, a toujours affiché beaucoup de mépris à l’égard des villages voisins et surtout à l’égard des Bihanais qui sont considérés comme arriérés (rècoulés, reculés). (Lejeune, 1974)

Heer / wal. Hêr

Tchabots (Haust 1941)

Heinsch / lux. Häischel

Mourzoukken (mourzouks)

Ce rapprochement avec une prétendue peuplade africaine implique que les habitants de cette localité sont d’une humeur assezhargneuse et se lient rarement avec leurs voisins. (Bourguignon 1928)

Heinstert / lux. Heeschtert

Bierplëkkerer (cueilleurs de myrtilles)

Cette plante abonde dans les grands bois qui entourent ce village. (Bourguignon 1928)

Hellebecq / pic. à l’ Bièk

Mangeurs de pape (DE 2004)

Hemptinne  / wal. à M’tène

(Florennes) Bwèsous

 « Bwèsous, lès djins aus gros dj’nous. » (Lépine, 1972, sn)

Gros djn’gnous (Pector 1925)

Hemptinne  / wal. Hin.meténe

(arr. Namur) Bardouches (Haust 1941)

Hemroulle / wal. Hèmroûle

Boks (Dico 2005, 4; Francard, 1994)

Henripont / wal. Hripont

A la ducace de septembre, les Henripontois avaient coutume de dire :

« A ‘l ducace dè Vèzenau (Virginal)

L’ iviér è-st-au trau,

A l’ ducace d’ Hinripont,

L’ iviér èst bî parfond. «  (Jous, 1976)

 

Aux Ecaussinnes, pour se moquer des gens d’Hinripont, Henripont, on chante, sur l’air « Lès Fîyes dè Lèstène » :

« Lès djins d’ Hinripont

Ont mau leûs boutons

A mindjî dè l’ poréye as-ougnons. » (Dascotte, 1976)

Hensies/ pic. Hinzî

Payis deu braves djins

Fous (DE 2004)

Herbeumont / wal. Harbûmont

hab. Harbûmounîs (Defosse)

 

Saglés (ou singlés) (sangliers) (Defosse)

 

Waraus (loups-garous) (Bourguignon 1928))

Ce sobriquet s’explique par la proximité des grands bois qui sont réputés être la demeure de ces animaux fantastiques. (Bourguignon 1928)

Les enfants de Mortehan tiennent à la disposition de ceux de Herbeumont le quatrain suivant :

« Warau, warau,

Pate à gayot.

La malète su l’ dos

Les quate pates dins l’ pot. »

(Loup-garou, loup-garou, grosses pattes, la mallette sur le dos, les quatre pattes dans le pot.)

(L’allusion à la valeur culinaire du «gayot» apparaît dairement à travers ce couplet rimé.)

Ou :

« Warau, la malète su l’ dos, pate à gayot, lès pates dins l’pot. »

(patte de taurillon, les pattes dans la casserole) (Bourguignon 1928)

 

Sanglîs (sangliers) (Bourguignon 1928)

Tchins d’ Mauleûs (chiens de Mauleux).

Il est difficile d’expliquer cette locution. Signifie-t-elle chien de malheur ? Mauleux est-il un ancien lieu-dit du territoire ?

 

Pates à gayot

Le mot « gayot » a le sens de jeune animal destiné à la boucherie en raison d’une malfor­mation physique qui le rend impropré à la reproduction. Le « gayot » de race bovine se nomme « cul de poulain» ; celui de race porcine dénommé « bik èt ­bouk » ou « bok èt gade » est réputé hermaphrodite. La caractéristique de ces animaux est la rondeur de l’arrière-train, encore accentuée par l’épaisseur des membres postérieurs. (Bourguignon 1928)

(Dico 2005, 17; DE 2004 ; Bourguignon 1928)

Hérissart

(Bohan) Hérissons (Doppagne, 1953)

Hermalle-sous-Argenteau / wal. Hèrmale

Banselîs (DE 2004)

 

Hermanne / wal. Hèrmane

Hèrmånîs (Werner 2008)

Hermée / wal. Hèrmêye

Djâles (DE 2004)

Hèrmotîs (Haust 1941)

Hérock / wal. Hèrok

Coks

Ce blason se justifie par la rime et nullement par l’habitude qu’auraienr prise les jeunes gens du village d’imiter, dans certaines circonstances, le cri de ce gallinacé. (Bourg. 1928)

Héron / wal. Héron

Hèrètîs (DE 2004)

Herstal / wal. Hèsta

hab. Hèstatîs, Hèstalîs (Haust 1941)

 

D’hités

Reûdès gorlètes

Pédants

Hålènes

Grands vantrins sins quowètes

 

 « Lès Hèstalîs font l’ faro, l’ fakin, volèt fé ome, zèls qui sont co si djônes qu’ is sont co tot d’hités. »  (DE 2004)

Herstappe

(prov. Limb.) Hacous (DE 2004)

Herve / wal. Hêve

hab. Hêvurlins (Haust 1941; Bastin, 1939)

 

« Dju so d’ Hêve, èt né d’ Hêve, èt dj’ so l’ fî d’ ô Hêvurlin . »

(ajout d’un Liégeois :

« Ossu v’ vèyez bé à m’ djêve

Qui dju n’ so ni gueûs ni tchin. »)

 

« A bas les Hêvurlins,

Qui magnèt dè crèvé tchin. » (DE 2004)

 

« (Magneûs d’) froumadje / Måssîs cwèp’hîs. / Cous plakîs d’ hårpih. »

(Cf  Bastogne, Binche) (DE 2004)

Heure-le-Romain/ wal.  

Eûre-(li-Romin) (à-(y)-_)

Crôyetîs (DE 2004 ; Haust 1941)

Omes à l’ crôye

Plats-pîds

Blancs bonèts (DE 2004 )

Heuseux / wal. å Heûseû

Leûps (DE 2004)

Hévillers / wal. Hévëlé

Mougneûs d’ gades (DE 2004)

Hèvremont / wal. Hévrumont

(prov. De Liège) Lapins (DE 2004)

Heyd / wal.

 

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /

In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé !”

 

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970)

 

Djès  (Haust 1941; -és (Dico 2005, 10)

Dj’ èst (lès Dj’ èst d’ hé)

Allusion à un épisode où deux joyeux drilles, interrogés à propos de leur localité d’origine, auraient dit : « Mi dj’ èst (sic) d’ Hé » (pour le premier : moi, je suis de Heyd), « Et c’ èst mi qu’ èst d’ In.ne » (litt. moi-qui-est-d’Aisne) (en wallon : qui suis = qu’ èst) (Et c’est moi qui suit d’Aisne) (pour le deuxième).(Werner 2006, 55-56)

Hierges (F) / wal. Hîdje

Crousses (Doppagne 1947)

Hingeon / wal. Hindjon

Pèlés (F1)

Hives / wal. Hîve

Hîrtcheûs (traîneurs) (AO1; Marquet, 1966)

Hockai / wal. so Hokê

hab. Hokurlins (Bastin, 1939; Haust 1941)

Hodeige / wal. Hodèdje

« A Hodèdje, i fêt nut’ à qwatre eûres. » (DE 2004)

Hodimont  / wal. Hodîmont

(Verviers) Kêzèrliks (DE 2004)

Hollange / wal. Holindje

Masindjes (mésanges) (Francard, 1994 ; Bourguignon 1928)

La rime est responsable de ce gracieux surnom.

Un curieux et amusant dicton se rapportant à ce village est repris à l’article: Bodange. (Bourguignon 1928)

Hollogne / wal. Hologne

Gades (Dico 2005, 25)

Hombourg / all. (Op) Homerech

de Tröteväger (rinceurs de goulots) (Herve, 1987)

Hondelange / lux. Hondel

Honn (chiens) (Bourguignon 1928)

Honvelez / wal. Honvelî

Halsoplètes (Haust 1941)

Honville / wal. Honvèye

Ûjês (oiseaux) (Francard, 1994)

Cus d’ botèye

Hosseuse / wal. Hosseûse

(H)osse-cus (hochequeues) (VW, 1967 ; Mouzon, notes ; Dico 2005, 31)

Hotte / wal. Hote

Hotelîs (porteurs de hottes) (Francard, 1994)

Adjalés crotes (crottes gelées) (Bourguignon 1928)

Houdemont / wal. Hoûlemont

hab. Houdemonîs
 

Roros (Dico 2005, 16)

Houdeng-Aimeries / wal. Houdè

Cus tout nus (Haust 1941; O3)

Houdeng-Goegnies / wal. Goûgnére

Gaunias (Haust 1941; O3)

Ratatas (crécelles) (O51)

Houdremont / wal. Hodrémont

soit plutôt l’avarice comme c’est le cas pour Houdremont :

« Cané d’ Odrémont

Qui passe dissus l’ pont

Po ramasser dès limeçons. »

(Cané d’Houdremont qui passe sous le pont pour ramasser des limaces.)

 

« Cané d’ Odrémont

Qui va su l’ route di Bouyon

Po ramasser dès limeçons

Po fwère lu soupe o blanc bouyon ! »

(Cané d’Houdre­mont, qui va sur la route de Bouillon pour ramasser des limaces pour faire la soupe au bouillon blanc).

 

« Cané d’ Odrémont

Quu l’ djâbe î pond

Avou sès cwanes èt sès moutons ! »

(Cané d’Houdremont, que le diable y pique avec ses cornes et ses moutons).    (à Bièvre) (Doppagne, 1953)

Houdrigny / gaum. Hondrègni

Tchitchots (poires séchées ou mieux, consomma­teurs de poires séchées)

On assure que les habitants de cette localité apprécient particulièrement la tarte aux fruits de cette nature. Le mot gaumais « tchitche » est à rapprocher du français « poire chiche ». (Bourguignon 1928)

Houffalize / wal. Houfalîje

Bordjeûs (Dico 2005, 19)

Mougneûs d’ tâte â riz (Dico 2005, 19; Francard, 1994)

Houmart / wal. Houmårt

hab. Houmartwès (Werner 2008)

 

Angneleûs (désignés ainsi par leurs voisins de Verlaine ; peut-être à rapprocher d’ ågneûs (terme péjoratif utilisés pour désigner les Ardennais – sens exact inconnu) (Werner 2008)

Hour / wal. Hoûr

Crèkions (DE 2004)

Hoursinne / wal. Hoursine

hab. Hoursinîs (Dico 2005, 11)

Hourt / wal. â Hoûr

Hoûrlês (Haust 1941)

Houtaing-lez-Leuze / pic. Houtin

Rous (DE 2004)

Houtain-l’Evêque / Houtem / nl. Houtém

Zotten van Houtem (DE 2004)

Houyet / wal. Houyèt

hab. Houyètîs (F1), Houyetîs (Haust 1941)

 
Mikelèts (Haust 1941)

Bikèts (F1)

Huccorgne / wal. Houcwègne

Pîmâyes (Haust 1941)

Vias (DE 2004)

Huissignies / pic. Huncheni

Ochenaus (Haust 1941)

Humain / wal. Humin (à-y-_)

Chitauds (Dico 2005, 25 ; Lejeune, 1983)

Huppaye / wal. Houpâye

hab. Oupayetis (Gaziaux 1987, 305) ;  on vraî Oupayetî (Lë Sauvèrdia, 242, 2007, p.8)

 

Ios d’ Houpâye

cf interjection ‘io!’; lès Nis d’ Djaucelète (ni = po ‘nin’) (Gaziaux 1987, 52)

Huy / wal. Hu

hab. Hutwès (DE 2004)

 

Hitås è Moûse (Haust 1941)

Hite è Hoyou

Hututus (DE 2004)

Hymiée / wal. Himiéye

Manwès (F.J., Cela vaut bien une statue à Vodecée, in: VA 04/09/2012)

Mauhés (Haust 1941)

I

Isières / pic. Isiêre

Gâs (oies) (DE 2004)

Ivoy / wal. Ouwè (à-(y)-_)

Catîs (Haust 1941)

Izel / gaum. Ijé

Cokriès (petits coqs) (Bourguignon 1928 ; Fouss, s.d.)

Izier / wal. Iziêr

hab. Îzièrwès (Werner 2008)

 

« Fèrire èt Fèro / Izièr èt Ozo / Lès qwate pus mâvas viyèdjes / Qu’ i-n-âye inte l’ Ardène èt l’ Condro ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo : les quatre plus mauvais villages qu’il y ait entre l’Ardenne et le Condroz!)

 

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /

In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le « thier » ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970)

J

Jalhay / wal. è Djalhê

 

hab. Djalhêtwès (Bastin, 1939) 

 

Boûs d’fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + Francorchamps ( (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939)

Lèhous (Haust 1941)

Jamagne / wal. Djamagne

 

(prov. Liège) Quéle afaîre à Bèl-Aîr, / A Pèrwé, c’ èst co pés, / A Hayot, c’ èst tos sots, / A Mohu, on lès cût, / A Djamagne, on lès magne.  (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

 

Aragnes (Lépine,1972, sn)

Jambes / wal. è Djambe

Prussyins (F1, DE 2004)

 

Dit par les Jambois :

« I faît tchôd è Djambe, c’ èst Nameur qui brûle. » (Yernaux-Fiévet ; DE 2004)

Jamblinne / wal. Djamblène

Mouchons d’ teut (Haust 1941)

 

« Mouchon d’ tèt d’ Djamblène, qui crève di fin à l’ èsté. » (DE 2004 ; Danhaive 1930, 10) )

Jamioulx / wal. Djan.miou

Lotieus (O0); Lotcheus (O0; Haust 1941) (Lotchwès: dit à Châtelet (O0)

 

hab Rostimonîs (habitants de Rostimont (hameau)) (O0)

Jamoigne / gaum. Djamogne

hab. Jamognîs (Dico 2005, 8)

 

Barons

La terre de Jamoigne. anciennement Le Faing, fut érigée en baronnie au début du XVIIe siècle. (Bourguignon 1928)

Jauche / wal. Djauce

Mougneûs d’ bouyon (DE 2004 ; A. Pellegrin, in : Le Folkl. Brabançon, 1931, p.345)

Jauchelette / wal. Djaucelète

hab. Djaucelètis (pfs: Djaucelètwès)

 

lès Nis d’ Djaucelète (ni = po ‘nin’) (Gaziaux, 1987, 52)

Javingue / wal. Djavingue

Tortias (Haust 1941)

Jehay-Bodegnée / wal. Dj’hê

« C’ èst come lès djins di Tch’hè, pus bê d’ lon qui d’ près. »  (DE 2004)

Jéhonville / wal. Tchonvîye

Paurotchîs (à Offagne : aus Paurotches = Jehonville, Acremont et Sart) (Haust 1941 ; Dico 2005, 6)

(Defosse : pour la section de Sart seulement parce que la paroisse (parochii en latin) avait autre­fois son siège à Sart)

Jemappes / pic. Djumape

Kèrtons

Pètrons (DE 2004)

Jemelle / wal. Dj’méle

hab. Dj’mélîs (Haust 1941)

 

Ralètcheûs d’ pêle (relécheurs de poêles ou, mieux, de poêlons)

Ce sobriquet est dû à la rime. Comme bien d’autres. Les habitants d’On l’expliquent cependant par la pauvreté des natifs du lieu et leur extrême voracité. (Bourguignon 1928)

Jemeppe / wal. Dj’meupe

(-sur-Sambre) Longuès Tièsses (O0 ; Haust 1941; DE 2004)

Jemeppe / wal. Gn’mèpe

(-sur-Meuse) Mangons

Majis (DE 2004)

Jemeppe / wal. Dj’mèpe

(Hargimont) Porètes (Marloie, 2002)

Jeneffe / wal. Gngnèfe

(-en-Condroz) Ågnes (ânes) (Haust 1941; DE 2004
Ågneûs (Haust 1941)
Payis dès-ågnes (DE 2004)

 

« Vo v’là bon po-z-aler loukî ås-ågnes à Gnèfe. »

(DE 2004)

Jenneville / wal. Tchènevèye

Cus d’ boutèye (Guillaume, s.d.)

Jodoigne / wal. Djodogne

Mèdaus (se dit à Wavre; Jodoigne comprend deux paroisses, sint-Mèdau [Médard] et sint-Lambêrt)

 

lès Cénks dë Djodogne (dit par les villageois des environs qui disent lès cës) (Legros, s.d.)

 

“A Djodogne, grâce à sint Mèdau,

T’ arives tokè, t’ èrvas cayau. »

(DE 2004)

Jollain-Merlin / wal. Jolin-Mèrlin

Loups (habitants de Merlin) (DE 2004)

Journal / wal.  Djurnâ

hab. Djurnalîs, Djurnalerèsses (Francard, 1994)

 

Gurzalîs (groseillers) (Marquet, 1966 ; Dico 2005, 39)

Gazètes (Dico 2005, 39)

Journalisses (journalistes) (Bourguignon 1928)

Jumet / wal. Djumèt

Bleûs (Haust 1941)

Nwars Clawetîs  (DE 2004)

 

Ègnetîs (habitants du quartier de Heigne) :

lès Sarazins (Bastin, 1965)

 

Cwérelîs (habitants du quartier d’« èl Cwérèle ») (O0)

Jupille / wal. Djoupèye

(prov. Liège) Mohons

Djins dè l’ fièsse d’ å côp d’ coûtê

Tchôds Cous

Moûdreûs

Baudârts ou li bande di Baudârt > Baudarîs (DE 2004)

 

« Lès djins d’ Djoupèye sont plin d’ feu. »

«  Djoupèye èst plin d’ vèrats. » (DE 2004) 

Jupille / wal. Djupèye

 

(prov. Lux.) « A Marcoûrt, li djâle î coûrt / A Macray, li djâle î brêt / A Djupèye, il î marèye sès fèyes / A Warizi, il î marèye sès fis. / A Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. » (à Warizy) (Dico 2005, 33)

Juseret / wal. Djuserèt

hab. Djuserotiès (Bourguignon 1928 ; Francard, 1994)

 

Cus d’ djusse (culs de cruche) (Francard, 1994)

Kain / pic. Kin

Baudèts (DE 2004 )

K

Kemexhe / wal. K’mèhe

Cougneûs d’ gade (Haust 1941; Doppagne, 1953)

Platês (Haust 1941)

L

La Forge 

Fonchîs (Dico 2005, 11)

La Fosse / wal. à l’Fosse

(Hévillers) Loketîs (DE 2004)

La Gleize / wal. Lu Gléhe

hab. Gléhetès (Ard. magazine, 1993?)

 

Magneûs d’ makèye (AO1)

La Houssière  / wal. à l’ Hoûssiére

(Braine-le-Comte) Chèvreûs (chevreuils) (O51)

La Lauriette / wal. Li Laurète

(Wavre) hab Laurètîs (DE 2004 )

La Mine / wal. à l’ Mine

(Longvilly) Mineûrs (Haust 1941)

NDLR Ce hameau n’existe plus, à la suite de la fermeture de la mine de plomb.

La Neuville / wal. à l’ Noûvèye

(Wandre) Bèsîs (DE 2004)

La Neuville aux Haies (F)

(Les Hautes Rivières) Tchène  dès  liés, 

Canibales (Doppagne, 1953)

La Reid / wal. è l’ Ré

 

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â posçn. » (DE 2004 )

Lacuisine / gaum. La Keûjine

Tordeûs (tard venus à la messe (Defosse)

Tordus (mal venus, noués (Bourguignon 1928), (tard venus) (AL 3/99, R.H., Le feu à Lacuisine) (Bourguignon 1928)

Laforêt / wal. à l’  Forèt

hab. Forijots (Nicolas, 1999) 

 

Cabré (chevreau) (Doppagne, 1953 ; F1)

Noyeûs d’ gueurnouyes (qui noient des grenouilles) (Defosse)

Lafosse / wal. à l’ Fosse

hab. Fossîs (Dico 2005, 24)

Lahage / gaum. La Hatche

hab. Hatchots (hachette à court manche) (sic) (Fouss, s.d.)

 

Cu dé pot (casserole de terre ou en fonte) (Dico 2005, 40)

 

« Lès Hatchots sont tourtous brakenîs a v’nant au monde. » (Dico 2005, 40)

Lahérie / wal. La Hèrîe

Aéryins (VW, 1967)

Traus d’ la tchîrîe

Cet horrible jeu de mots est heureusement assez peu usité. (Bourguignon 1928)

(VW, 1967 ; Bourg. 1928 ; Dico 2005, 31 ; Contact, 1986)

Lambermont / wal. Lambèrmont

(Muno) Ramounîs (marchands de balais (Bourguignon 1928) ; faiseurs de balais (Fouss, s.d.)

Lamorteau / gaum. La Moûrte-Awe

Agayans (salamandres)

Ce sobriquet est donné par ironie, la salamandre ayant la réputation de pouvoir impunément séjourner dans le feu et le nom de la localité impliquant, au contraire, qu’elle est entourée d’eau. (Bourguignon 1928)

Lamotte  / wal. Lu Mote

« A l’ Mote, wice qui lès feumes ont l’ panê pus long qui l’ cote. » (DE 2004) 

Lamouline / wal. La Moline

Moyenês (Guillaume, s.d.)

Landelies / wal. Landelîye

Mougne-à-z-ièbes (O0)

Fileûs d’ moussèt (Haust 1941)

Landrichamps (F) / wal. Landritchamp

hab. Landritchonîs (Doppagne 1947)

 

« À  Landritchamp, is vikont come dès nutons. » (noté à Fromelennes) ;  « Landritchamp ! in cu-d’-satch ! » (noté à Rancennes) : le bout du monde. (Doppagne 1947)

Laneuville  / wal. La Neûvèye

(Ste-Marie-Chevigny) Cus d’ boutèyes (Guillaume, s.d.)

Laneuville-au-Bois / wal. à l’ Noûve-Vèye

Mochons (moineaux) ((Marquet, 1966 ; Haust 1941 ;  Dico 2005, 39) ; habitants de Laneuville (Francard, 1994)

Mochètes (moucheron) : habitantes de Laneuville (Francard, 1994)

Sabotîs (Dico 2005, 39)

Laroche / wal. à l’ Rotche

hab. Rotchwès (AO1)

 

Carotchîs, Carotcherèsses (Francard, 1994)

 

« Carotchî » désigne une personne « qui loue des voitures aux étrangers ” .. Il s’agit probablement d’un jeu de mots sur le nom wallon de la localité (à l’ Rotche). (Lejeune, 1974)

 

« Carotchî » n’est pas un « carottier », mais un « carrossier », qui loue des voitures aux étrangers (cfr J. Haust Dict. liégeois : carotche « carrossier »). On pourrait alors comparer ce sobriquet à celui des habitants de Spa, parfois appelés « Bidelîs » (loueurs de bidets) parce qu’ils louaient des chevaux à leurs visiteurs.

Nous ne savons laquelle de ces deux explications est la bonne, mais, dans notre enfance, quand nous nous entendions traiter de carotchî, nous établissions dans notre esprit une association entre ce terme et les carottes. En effet, au temps où nous fréquentions encore l’école communale de La Roche, les petits villageois des environs entonnaient pour nous narguer le couplet suivant :

« Carotchî / Boutchî / Blanc sârot / Pèw su l’ dos. »

ce qui se chantait sur l’air assez monotone :

la,  la, sol / la,  sol / la,  la, sol / la,  la, sol.

Nous y répondions par un chant de guerre vengeur sur le même air :

« Payîsan d’ mâleûr  / Cwate et cwate / t’ è-st-on voleûr.”

M. A. de Ruette nous donne une autre version du couplet adressé aux « Carotchîs » :

« Carotchîs  / Plins d’boutchîs / Grands sârots  / Pèws su l’dos / Misére po d’zos. »

On reconnaîtra dans cet échange de bons procédés l’antagonisme entre ville (fût-elle de moins de deux mille habitants) et village, dont nous avons parlé au début de cet article, antagonisme qui se traduisait parfois par des bagarres mémorables, lors des fêtes de village où se rendaient les Carotchîs.

Des sentiments semblables s’expriment également dans le blason des habitants de Rochefort que les villageois voisins appellent « Bê Cayèts » (beaux vêtements) ou « P’tits mèssieûs sins l’sou », ce que M. Bourguignon glose comme suit : « Les jeunes gens des villes, mieux vêtus et plus hâbleurs » que ceux des villages, sont assez fraîchement accueillis par ceux-ci lorsqu’ils prétendent assister aux fêtes locales. (…)

 

« Carotchîs, / Pèw so l’ dos, / Misére po-d’zos. »

(Marcourt, 2003) (à l’ Rotche : lès djins dès viladjes = lès ‘payisans’)

 

Rodjèts (Haust 1941)

Boutchîs (AO1)

Latour  / gaum. Latou

Dragons (allusion au régiment des dragons de Latour

(Fouss, s.d.; DE 2004)

Allusion historique. Le régiment des Dra­gons de Latour, qui emprunta son nom à celui de son colonel. était recruté en partie, vers la fin du XVIII­siècle, dans le duché de Luxembourg. (Bourguignon 1928)

Tratchèts (à cause de leur parole incisive) (Dico 2005, 43 ; DE 2004)

Gataus (Bourguignon 1928 ; DE 2004) Ce blason est français, donc récent. Il est aussi peu usité. (Bourguignon 1928)

Lavacherie / wal. La Vatcherîye

Vatchots (veaux) (Dico 2005, 37 ; Haust 1941 ; Francard, 1941)

Lavaux / wal. Li Vâ(-d’Hîve)

(Hives) M. de Ruette nous apprend que ses habitants crient  ironiquement  aux habitants de ce  dernier village   : 

« Li Vâ mougnerè Hîve. » (Lavaux mangera Hives.) (Marquet, 1966)

Lavaux / wal. La Vau

(Assenois-Neufchâteau) Bokions (bûcherons) (Dico 2005, 21)

Lavaux-Ste-Anne / wal. à l’ Vau

Lès P’tits Pètias dè l’ Vau

Dans le temps il y avait beaucoup de poiriers sauvages. Les gens du village les employaient pour les compotes appelées « Poiret ». On les mangeait comme coupe-faim. Les gens des villages avoisinants appelaient ces fruits des « Pètrês ». (…) (F1 ;  …)

Le Roeulx / wal. Èl Rû (

(au Rû ) Gaunias (= ‘djaunias’) (O3, O51)

Kins (Haust 1941; S32)

Le Roux / wal. Li Rou

hab. Routîs

 

Mazwîs (maîtres d’un petit domaine au Moyen-Age) (O0)

 

(à Prêle) lès Boudjas do Rou (machî, storné, pèté, djondu, suké?) (suivant Maurice Chapelle)

Le Sart  / wal. Lu Sârt

(/ Lu Saurt) (Assenois-Neufchâteau) Leûps dou Sârt [ou: Saurt] (VW, 1967 ; Dico 2005, 31 ; Mouzon, notes)

Lecheret / wal. Lècherèt

Rèkèkès (Haust 1941)

Leernes / wal. Lièrne

Pindârds (d’une famille dont un membre, jadis, a été pendu) (O0); Haust 1941)

Pindus (DE 2004)

Leffe / wal. Lèfe

Mougneûs d’ fromadje di Holande (DE 2004 ), Mougneûs d’ fromadje (Danhaive 1930, 10)

Léglise / wal. à l’ Èglîje

Peûrîes ch’rîjes [à Mellier : pûrîes ou peûrîes c’rîjes] du Lèglîje (les cerises pourries de _) (VW, 1967;  DE 2004; Peûrîes Cèrîjes (lès) (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL 😉 ; C’rîjes (Lu Skiran / Djènevau))

Parfois: lès Fames sins tch’mîje (les femmes sans chemise) (VW, 1967 ; DE 2004)

 

A Anlier, on dit :

« Après Lèglîje (vers L.), c’ èst lès capéres. »

(litt. : compères = bêtes, naïfs)) (VW, 1967)

Lens / pic. Lins’

(-sur-Dendre) Mindjeûs d’ chitrouye (DE 2004 )

Les Bruyères / wal. Lès Brouwêres

(Ottignies) Pètralîs (DE 2004)

Les Bulles / gaum. Lès Bûles

hab. Bûlaus (Haust 1941)

Bûlots (Michel 2008)

 

Brayârds (criards) (Dico 2005, 8 ; DE 2004 ; Bourguignon 1928)

Les Flaches / wal. Èl Flache

(à ‘l Fl.) (Gerpinnes) hab. Flachwès (Haust 1941)

Les Fossés / wal. Lès Fossès

Vês (VW, 1967 ; Mouzon, notes) 

Vês disloyès (Dico 2005, 21)

Mau-lavès (malpropres) (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL) 

Lescheret / wal. Lècherèt

hab. Lecheroriès (Bourguignon 1928)

 

Rikèkès ((Francard, 1994) ; Rè- (Haust 1941)) 

Lesse / wal. Lèsse 

Mikelèts (Mitelèts (déformation de miquelets ?) (Defosse))

Vèssoûs (Haust 1941)

Lessines / pic. à L’ssine

Cayoteûs (Haust 1941 ; DE 2004)

Madrès (DE 2004)

Lessive / wal. Lèssîve

Tchabots (Haust 1941; Elsdorf / Delairesse, 2004 ; Danhaive 1930, 10)

les « monîs » (meuniers) ou « tchabots » (cabots, poissons d’eau douce) (Danhaive 1930, 10)

Lèstèrni / wal. Lèstèrni

 

Makès (sots) (Petit, 1987))

Sukès (Bourguignon 1928 ; DE 2004)

Martulès (Bourguignon 1928)

Makès, sukès, martulès

Ces trois termes expriment une idée à peu près semblable et suspectent tous, d’une façon qui ne prête à aucune équivoque l’intelligence des habitants du lieu. S’il faut en croire un auteur déjà ancien, Lesterny est connu par son fameux mar­teau. dont seraient frappées toutes les personnes passant sur le pont jeté sur la Lomme, entre ce village et celui de Masbourg.  De là., l’expression « Il a passé so l’ pont d’ Lèstèrni, que l’on applique généra­lement aux gens quelque peu simplets, ou se singula­risant par des habitudes incompatibles avec l’esprit du terroir.

(Bourguignon 1928 )

« L’ cî qui passe su l’ pont d’ Lèstèrni èst makè. » (Petit, 1987)

 

« Il a passé so l’ pont d’ Lèstèrni.  (= I n’ èst nin fwârt malin.) (DE 2004)

Lesve / wal. Léve

Laîds Vias

Mougneûs d’ kitches (F1)

Leugnies / pic. Leûgnîye 

( ; Lungnî (O0)) Tchats (Haust 1941)

Leuze-Longchamps / wal. Leûze

Frés
Lès Cias (F1)

lès Siyas (DE 2004)

lès Siyas, siyas (Danhaive 1930, 9) parce qu’ils répètent leurs affirmations

« Cor onk do costé dè l’ bîje », dit-on à Vedrin, situé au sud. (Danhaive 1930, 11)

 

Leval-Chaudeville / wal. Èl Vau-Tchaude-Vile

Cabots (têtards) (DE 2004 ; O0)

Leval-Trahegnies / wal. Èl Vau-Tragnére

Plats Pîds  (Haust 1941 ; DE 2004)

 

Liberchies / wal. Lubèrcîye

Vîtcheûs (O0)

Libin / wal. Lîbin 

( ; ou Hôt Lîbin / ou Bas Lîbin (Louline, 1993) ;

Lîbin (à _; anct aus _) (Haust 1941)

 

Tchins (chiens)

 

Hôt Lîbin, c’ èst dès tchins.

Èt ou bas Lîbin, c’ èst co toudi dès tchins. (DE 2004)

 

Frotchètes (perce-oreilles) (DE 2004)

 

(Louline, 1993 ; Dosimont, 2000 ; DE 2004; Dico 2005, 22 Bourguignon 1928)

Libomont / wal. è Libômont

 

Bons Flèyons (tartes)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

Libramont / wal. Lîbraumont

Lârons (larron, brigand)

 

Balaus (Mouzon, 1981)

 

(Otjacques, 1998 ; DE 2004 ; Mouzon, notes ; Bourg. 1928 ; Mouzon, 1981)

Liège / wal. Lîdje

hab. Lîdjwès(es) / Lîdjeû(se)s ;

Lîdjwès (Haust 1941 ; Coppens, 1959)
 
Tièsses di hoye

Hite-è-Moûse (rivageois ou habitants du «rivage»)

Tchêye-è-l’ êsse (hab. des hauteurs)

Leûps (à Sinte-Wåbeû (Sainte-Walburge)) 

D’hités / Crèvés di djus-d’-là (les jeunes d’Outremeuse)

Canårîs dè l’ rowe di Bavîre (Rue de Bavière)

Såvadjes di Pièreûse (Pierreuse)

Èwarés di sint Djîle (Saint-Gilles)

 

(Bastin, 1965 Haust 1941 ; Coppens, 1959; DE 2004)

Lierneux / wal. Lièrneû

Makêyes (Haust 1941)

Makêyes do ban (Dupont-Soubre, s.r.)

Liernu / wal. Lièrnu

Bédwins (Danhaive 1930, 10)

Ligne / pic. Lin

Sots (DE 2004)

Ligneuville / wal. Lègnoûvèye

 

Doûzès linwes

Tâtes à l’ ôye (tartines à l’huile)

(de la part des hab. du pays de Waimes)

(Bastin, 1939)

« Lègnoûvèye, bèlès fèyes. » (Pinon, 1994)

 

« A Lègnouvèye, lès cous d’awèye;

A Lègnoûvèye, lès d’hitées fèyes. » (Pinon, 1994)

Ligney / wal. Légnè

Cossèts (Haust 1941)

Lignières / wal. Lègnîre 

hab. Lègnerès (Lejeune, 1983) ; Lègnerés (Haust 1941)

 

Lignès (niais)

(Bourguignon 1928 ; Lejeune, 1983 ; Haust 1941)

Ligny / wal. Lignè

Soçons / Soçones (Haust 1941 ; F1)

Pôchenîs (ouvrier charbonnier, en gén. malpropre) (O0)

Lillois-Witterzée / wal. Lêlou

Vêrts Coucous (Haust 1941)

Limal / wal. Limal

Rats (Les Limalois auraient mangé des rats lors d’une famine prolongée au 16e et au 17e siècle.) (FB 1925)

Rëleveûs d’ saurots (DE 2004) 

Limerlé / wal. Limèrlé

Coupêres (Haust 1941)

Gaudins (gauches, godiches, maladroits) (Bourguignon 1928)

Limes / wal. Lime

Limeçons (Lépine, 1972, 5)

Limont / wal. Limont

Vês (Haust 1941)

Lincé / wal. Lincé

hab. Lincenîs (Haust 1941)
 

Vètès Gueûyes (DE 2004 ; Haust 1941)

Lincent / wal. Lîzin

Forguingnîs (DE 2004) 

Linchamp (F) / wal. Lintchamp

Èrnikins (Doppagne, 1953)

Lisogne / wal. Lîsogne

Mougneûs d’ rogne (salamandre) (Bernard Louis)

Livarchamps / wal. Livârtchamp

Âjês (barrières de jardin)

(ôte paut, on dit: anjê) (Francard 1994)

Lixhe / wal. Lihe

Gris Cous (DE 2004) 

Lobbes / wal. Lobe

Makas

Bauyârds

Mindjeûs d’ canadas (DE 2004) 

Lodelinsart / wal. au Sârt

Vias (Haust 1941) ; lès vias du Sârt (Yernaux-Fiévet)

Loën  / wal. Lwène

(Visé) Lurtês (Haust 1941)

Logbiermé / wal. Logbièrmé

Gris d’ fagne (Fourgon, 1999 ; DE 2004) 

Singlés (sangliers) (Fourgon, 1999)

Loheray / wal. Loheré

 

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èt Loh’ré /

In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude). (Blason, 1970, 203)

Lombise / pic. Lombîse

Buveûs d’ sûr

Martchands d’ fourmijes (DE 2004) 

Lompret / wal. Long-Prè

« A Lomprèt, / Lès fîyes sont pus bèles dè lon què d’ près. » (Lépine, 1972, 10)

Lomprez / wal. Lomrè

Tchèts (Dico 2005, 44)

Longchamps  / wal. Long-Tchamp

(prov. Lux.) Bês-Èfants (Francard, 1994)

Longchamps / wal. Long-Tchamp

(prov. Namur) Siyas (DE 2004) 

Longfaye / wal. Longfaye

 

De Xhoffraix:

« À Hiofrê, lès longs mustês (tibias) / À Longfaye, lès longuès (/-k-/) payes / À Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute) / À Bôsfagne, lu diâle î magne. / Èn-Ovîfa, lès gros baras. / O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes. / O Mont, lès longs grognons. » (Bastin, 1939, 52-53)

 

A Xhoffraix: lès hab. de Longfaye sont lès-Amèrikins. « C’ èst qu’i fât passer l’êwe (un ruisselet souvent torrentueux) po v’ni è leû payis (passer l’êwe, en w.: traverser la mer). »  (Bastin, 1939)

 

« A Longfaye, lès longuès /-k-/ payes. » (Pinon, 1994)

Longtain

(La Louvière) Porteûrs dè kèrtins, ou dè poulins (DE 2004)

Longueville / wal. Longuevële

Ramonis (Haust 1941)

Longvilly / wal. Lonvli

Pochelons (porcelets) (Marquet, 1966 ; Dico 2005, 4 ; Haust 1941 ; Francard, 1994 ; AO2)

Lonzée / wal. Lonzéye

Payis dès Sôrcîres (C1)

Lorcy / wal. Lorci

Coucous (Bourguignon 1928 ;  µDosimont, 2000)

Ce nom d’oiseau s’explique assez bien par les grands bois qui entouren,t le hameau et où le cri particulier du coucou doit se faire entendre à peu près sans arrêt. (Bourguignon 1928)

Losange / wal. Losindje

Masindjes (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Louchert / lux. Louchert

hab. Loucherter

 

Loucherter Musék

Un vieux récit rapporte qu’une musique céleste réveillait parfois les habitants de ce village et les terrorisait jusqu’à l’aube. On fait souvent allusion à cette légende, que l’on détourne de sa signi­fication primitive. Les jeunes gens du pays d’Arlon disent par ironie, en revenant d’une fête ayant manqué d’animation: « Nous nous sommes fort bien amusés. Il y avait même la musique de Louchert ! » Le sens dérisoire de cette réflexion n’échappe à aucun de leurs auditeurs. (Bourguignon 1928)

Louette / wal. Louwate

Canés

 

1 « Cané du l’ Grande Louwate / Tu mére èst mwate /

Bauje lu trau du cu d’ une gade / Dins trente-quate djoûs, tu nn’ aurès trinte quate ! »

(‘Cané’ de la Grande Louette, ta femelle est morte, baise le trou du c. d’une  chèvre,  dans  84  jours   tu   en  « rauras ».)

 

2 « Cané du l’ Grande Louwate / Tu mère est mwate /

Chufule o cu d’une gade /  T’ a raurès cint trente-quate ! »

(   …  Siffle au c.  d’une chèvre, tu en  « rauras ».)

 

3 « Cané du l’ Grande Louwate  / Qui piche à l ‘ pwate. »

(… qui pisse à la porte.)

 

4 « Cané du Louwate / Pichi à l’ pwate / O trau du cu d’ une gade / O numérô quarante-quate ! »

(… pisser à la porte, au trou du c. d’une chèvre, au n° 44.)

A Bièvre, j’ai noté encore :

« Concon / Cané du Louwate. / Ta fame èst mwate /

Dins quate djoûs / T’ a raurès quate ! » (Doppagne, 1953)

 

Le mot « cané » peut dériver du verbe « caner », dont le sens wallon est assez trivial et rabelaisien. (Bourguignon 1928)

 

(Doppagne, 1953 ; Bourguignon 1928 ; Blason, 1970 ; DE 2004 ; Blason, 1970 ; F1)

Louette-Saint-Denis / wal. Lu Grande Louwate

hab. Grands-Lwatîs

 

Concons (Bièvre)

(d’après la prononciation locale de ,,quand”, avec réduplication)

Russes

Canés

 

« Èt qué nouvèle, èt l’ ciêr fèré ? »

(Et quelle  nouvelle,  et le cerf ferré ?)

Allusion  à  une  méprise cynégétique: un indigène avait abattu un âne l’ayant pris pour un cerf. (Doppagne, 1953)

 

Louette-Saint-Pierre / wal. Lu P’tite Louwate

hab. P’tits-Lwatîs Cané du l’ Pitite Louate (Doppagne, 1953 ; …dou l’ … (Defosse))

Aussi : Jwifs (Doppagne, 1953)

 

Louftémont / wal. Loftêmant

Leûps (Dico 2005, 21 ; Bourguignon 1928

Cus d’ possans (FB 1925)

Louftingues (fous, toqués) (très récent) (Bourguignon 1928)

Louveigné / wal. Lovegné

 

Lognârds: du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné) (Bastin, 1939)

Loverval / wal. Lavèrvau

Leûps dè bos d’ Lavèrvau (DE 2004)

Luingne / pic. Leugne

Cleugnotes (DE 2004) 

Lustin / wal. Lustin

Djusses (cruches) (Haust 1941 ; DE 2004)

Pètés (à Profondeville) (Danhaive 1930, 11)

Lutrebois / wal. Lètrubwès

Corbâs (corbeaux) (Bourguignon 1928 ; Francard, 1994)

Lutremange / wal. Lètrumindje

Sbarous (épouvantails)

L’accoutrement assez gro­tesque d’une partie de la population, et son insocia­bilité, seraient la cause de ce surnom. (Bourguignon 1928) 

(Bourg. 1928 ; Passe-Partout 11/02/04 ; Francard, 1994)

Luttre / wal. Lute

hab. Lutîs = Lutérs (/-er/) (O0)
 
Colas (DE 2004) 

 

Luzery / wal. Luzeri

hab. Luzuryins, -iènes (Francard, 1994)

M

,

Mabompré / wal. Mâbompré

Tchèts (AO1)

Hérons (Dico 2005, 19)

Macon / wal. Macon

Sorcières (DE 2004 )

Maffle / pic. Mafe

hab. Maflous (Haust 1941)

 

Mafetoû, ouvrier carrier de Maffles employé dans les carrières de Soignies(O5)

Mageret / wal. Madjerèt

Chafions (bousiers) (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994 ; G4, p.122)

Magerotte / wal. Madjerote

Madokîs (Dico 2005, 37)

Magnée / wal. Mangnêye

Leûps (Haust 1941) 

Mahoux / wal. Maou

Fous (Haust 1941) 

Maissin / wal. Mêssin

hab. Mêssenîs

 

Zoumes (DE 2004 )

Maizeret / wal. Maujerèt

Cloupias (F1), par allusion à une sorte de têtards qui crient toute la nuit (Danhaive 1930, 11)

Malmedy / wal. Mâmedi

« Mâmediyin , / Pèlé tchin / Droûve tu gueûye / Dju tchîré d’vins. »

C’est la moquerie des ruraux à l’adresse des

Malmédiens méprisants.

(à Robertville : … Drove tè … , à Waimes : … Drouve teu … / Djeu tchîri … ;  Djè tchîré …)

 

« À Mâmedî, is magnèt l’ hyite à kèyîres, / Lè stron à qwâtrons / Èt l’ piherote à cohotes. »  (dit à Waimes) (Pinon, 1994)

 

« Cou d’sètch, bèsace. » (Stavelot):

« I fât deûs cous d’ sètch po fé one bèsace », dit-on à Stavelot.

Aussi: « mon-âme » (Malmédiens) (de la part des hab. de Stavelot): « Dju m’va amon lès-_ »: je vais à My.

Traduction de l’allemand: Meiner Seele, sur ma foi! (Bastin, 1939)

 

« Èt à Mâmedî , magnèt l’ hite à cayîs. » (Pinon, 1994)

Mâmediyins (Pinon, 1994) ; Mamediyins (Haust 1941);

Mâmediyins (ènes) (E21);

Mâm’diyins (è l’ place di: Man.medî / Man.mediyin (à Stavelot) (Bastin, 1939)

Malvaux / wal. Målvå

(Grivegnée) Sèrpètes

Trinchets (DE 2004) 

Malvoisin / wal. Mauvejin

Canés

 

« Mauv’jin,

mwaîs vèjin. » (mauvais voisin)

 

« Mauv’jin, l’ payis  dès bèguènes. «  (à Willerzie)

(Malvoisin,  le  pays  des  béguines) (Doppagne, 1953)

Manage / wal. Manâdje

hab. Manadjoûs (f -outes)

 

lès céns dou Fin-d’bout (O0)

 

« C’è-st-in p’tit frére di Manâdje ! » (Yernaux-Fiévet)

Mande-Saint-Etienne / wal. Mande

hab. Mandurons, -ones (Francard, 1994)

 

Mendiants

Jeu de mots facile évidemment moderne, qui a l’avantage de pouvoir s’appliquer aussi, aux habitants de Mande-Sainte-Marie, dép. de Sibret. (Bourguignon 1928)

Marbaix-la-Tour / wal. Mârbwés

Marloyas (O0) (Cependant, M. David Bal affirme qu’il ne concerne que Nalinnes.)

Marbay / wal. Marbê

R’nauds (Dico 2005, 31)

Marbehan / gaum. Marbuhan

Fromages puants (Bourguignon 1928; Dico 2005, 16)

Ce blason n’est certainement pas ancien. Il est appliqué aux enfants de la localité par ceux de Harinsart et d’Orsinfaing. (Bourguignon 1928)

Marche-en-Famenne / wal. Mautche

 

hab. Mautchwès

 

Mau Tchîs  (mal venus)

avec un sens scatologique qu’il est inutile de rendre dans toute sa précision. (Bourguignon 1928))

 

Blason dialogué pour Marche-en-Famenne :

« – T’’ ès là, Mautchî ? / – Mî tchî qu’ ti ! / – Si dj’ éve one figure come t’ as on cou, / Dj’ n’ îréve mây pus tchîr quand i fêt clér !”

(Tu es là Marchois ? (en dialecte, il y a homonymie entre « Marchois » et « mal chié»)

Mieux chié que toi ! Si j’avais un visage semblable à ton c…, je n’irais jamais plus ch… quand il fait clair ! (Erreur manifeste du témoin qui devait dire : si j’avais un c… semblable à ta figure…) (Blason, 1970, 203)

 

(Haust 1941 Blason, 1970; Bourguignon 1928)

Marche-lez-Ecaussinnes / wal. Mârtche

 hab. Martchous (Haust 1941)

Marchipont / wal. Marchipont

Trompeûs

Fraudeûs

Makignons (DE 2004)

Marcinelle  / wal. Mârcinèle

Boûs (bœufs) (O0)

Marcouray / wal. Macré

Macrales (sorcières) (Marquet, 1966)

Macrês  (sorciers) (Marquet, 1966 ; Bourguignon 1928)

 

« À Marcoûrt, li djâle î coûrt. / À Macrê, li djâle î brêt. / À Djupèye, il î marèye sès fèyes. / À Warizi, il î marèye sès fis. / À Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. »  (à Warizy) (Dico 2005, 33)

Mariembourg / wal. Mariyemboûrg

Baudèts
Bourikes

Côpeûs d’ queuwe dè baudèts (DE 2004 ; Lepine, 1972, 9 ; F1)

Marloie / wal. Maurlôye

Baloûjes, Balouwes (hannetons) (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 25)

Marneffe / wal. Marnèfe

Crâs Henîs (DE 2004)

Martelange / lux. Martel

hab. Marteler

 

Leekepperchen (petites têtes d’ardoise, ardoisiers)

L’exploitation des ardoisières a occupé pendant longtemps une grande partie de la population.

Ardoisiers.

(Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 26)

Martilly / wal. Marcli

Marticots (Dico 2005, 17 ; Mouzon, notes)

 

Martué / gaum. Martuwé

Marticots (Defosse ; Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 14)

Ce terme est énigmatique (sic). Dans toute la Gaume riveraine du Ton, le mot « marcô » est syno­nyme de chat. En a-t-il été de même, anciennement, dans le bassin de la Semois moyenne ? (Bourguignon 1928 )

Marvie / wal. Marvîe

Vês (veaux) (Francard, 1994; Dico 2005, 4; Haust 194)

Masbourg / wal. Masbor

hab. Masborès (AO1)

 

Rondrotches (prononcez: Rondes rotches). La signi­fication de ce blason est inconnue. On peut croire que le mot signifie « roches rondes» ou «ronds rouges », mais cette équivalence ne nous donne aucune solution. (Bourguignon 1928)

 

Rodrotches (Dico 2005, 30)

Massul / wal. Maussu

Mau Sukès (mal frappés (VW, 1967 ; mal assommés,  gens de faible intel­ligence (Bourguignon 1928) ;  ceux qui ont la tête dure (Dico 2005, 31)

Matagne-la-Grande / wal. Matagne-lè-Grande

Bieus (bœufs) (F1 ; O0)

Maubray / pic. Mombré

hab. Mombèrlous (Haust 1941)

Mazée / wal. Mauzéye

Makeraus (Lépine,1972,10 ; F1)

Meeffe / wal. Mêfe

Wêwês (Haust 1941)

Mehaigne / wal. Magne

Djotîs (F1 ; DE 2004)

Mougneûs d’ djote (F1)

Meix-devant-Virton / gaum. au Méych

hab. Méchtots (Haust 1941)

 

Ramoûnîs (fabricants de balais)

Se reporter à Gérouville. (Bourguignon 1928)

Faunèts (frelons (Bourguignon 1928))

Housètes (grandes poches, guêtres, chaussons)

Ce blason fait allusion à l’accoutrement d’une partie de la population, qui passe, en outre, pour pratiquer l’usage du bas de laine et y serrer son argent.

(Bourguignon 1928)

 

Mèksikins (DE 2004 ; Lépine, 1972, 5)

Calembour d’invention récente. (Bourguignon 1928)

 

Sablîs (marchands de sable) (DE 2004)

 

« Ramounîs, guèrnouyîs, qui s’ froyant lès pîds das la poucherîe. » (DE 2004)

Meix-le-Tige / gaum. au Méych

Brayâs (criailleurs) (Fouss, s.d. ; VDE, 15/03/2005)

Chayâs (marcheurs disgracieux) (Bourguignon 1928)

Dans la langue du terroir. un «châyâ» est un homme qui marche en balançant les épaules et les bras, en tournant les pieds vers le dehors, en pliant lu genoux et en faisant le gros dos.

 

Pichalîs (pisseurs de lait ou pissenlits)

(Bourguignon 1928)

 

Warabaus (vers s’attachant aux animaux)

Les enfants de Châtillon ont coutume de proférer, à l’adresse de leurs voisins de Meix-le-Tige, l’apostrophe suivante:

« Méychtî, Pichalî / Qui n’ ant pont d’ kilî / Pou mièdjî lieû briot. »

(Habitants de Meix, qui pissent au lit, qui n’ont pas de cuiller pour manger leur pape d’avoine).

Ils ajoutent parfois ce pittoresque refrain

« Chayâs, brayâs, / Qui n’ ant pont d’ miaye / Pou mounéy lès gades à la fouraye. »

(Marcheurs disgracieux, braillards, qui n’ont pas de nourriture pour mener les chèvres à la pâture).

On remarquera la malice diabolique des jeunes citoyens de Châtillon qui trouvent moyen de railler, en même temps. les attitudes, les occupations, la condition médiocre et certaines particularités du parler de leurs jeunes « amis » de Meix-le-Tige. (Bourguignon 1928)

Mélin / wal. Mélin

lès Saunis : au Saut-Mélin (hameau de Sart-mélin)

lès Maujenis : au Maujone dè bwès (hameau de Maison du Bois) (Desmet)

Melles / wal. è l’ Mèle

Nånås ou Gnågnås (Haust 1941)

Mellet / wal. à M’lèt

Carotîs (O0)

Pète-èvôyes (Lépine, 1972, 5)

« Mèlèt, c’est l’ payîs dès carotes. » (Yernaux-Fiévet)

Mellier / wal. Mâliè

Grèviès (vairons) (à Léglise (Mouzon, notes) ; (Haust 1941)) ; Grèvîs, Greuviès)

 

(Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL ; Dico 2005, 21 ; Mouzon, notes ; Haust 1941)

Membre / wal. Membe

(-sur-Semois) hab. Membrés (F1, Doppagne, 1953)),  Mabés (Dopp. 1953)

 

Macabés (à Nafraiture)

Ceux  de  Membre  appellent les  naturels de Nafraiture  « Ma Gadé (expliqué par « ma gade hé ! », cri d’un paysan qui cherchait sa chèvre) ; les gens  de   Nafraiture ont riposté en partant du  gentilé « Mabé » dont ils ont fait macabé. (Doppagne, 1953)

Menufontaine / wal. M’nufontin.ne

hab. M(è)nufontin.nîs (Francard, 1994)

 

Djambons di rin.ne (pattes ou cuisses de grenouille)

(Bourguignon 1928)

Merbes / wal. Mèrpe-Chatau

(-le-Château) Couyous (DE 2004) 

Merdorp / wal. Mièrdo

Brèyås (Haust 1941 )

Merlemont / wal. Mièlemont

Cus d’ tchôdron (Lepine, 1972, 9)

Merny / wal. Mèrnî

Maltons (bourdons) (Les habitants y avaient la réputation de parler en marmonnant et en maugréant : allusion au bourdonnement (Defosse) ; DE 2004) 

Waspes (guêpes) (Haust 1941)

Méry / wal. è Måri

Gades (DE 2004)

Meslin-l’Evêque / wal. à M’lin

Louchetiers (DE 2004) 

Mesnil-Saint-Blaise / wal.  au Mwin.ni(-sint-Blaîse)

Couchèts (cochons) ((Bourguignon 1928) ; Cu- (F1))

Copiches (Haust 1941)

 

(Bourguignon 1928 ; F1 ; Haust 1941; DE 2004)

Messancy / lux. Miezeg

Lemden (butors)

Ce peu avantageux sobriquet, motivé par la baute taille et la grande force physique de la plupart des habitants de Messancy, leur est appliqué par leurs voisins de Wolkrange et de Buvange.

 

La population de ce village a la réputation d’être très orgueilleuse. On raille volontiers, à Arlon et Athus, la manière dont elle prononce le mot de Messancy lorsqu’elle s’exprime en français (Messoncy).

La localité est parfois dénommée. un peu par ironie, « le village des châteaux », « le chef-lieu du canton des neuf communes ». On entend marquer ainsi que les natifs du lieu font état de toutes les particularités pour renforcer leur prestige de demi-citadins.

 

Mésants siens (méchants chiens)

Blason humoris­tique très usité à Arlon, mais ne reposant que sur un facile calembour. (Bourg. 1928)

Messines

(Mons) Sots (DE 2004) 

Mesvin / pic. Mèvin

Côraches (Haust 1941)

Mettet / wal. M’tèt

Djobins (Haust 1941 ; DE 2004)

 

« Lès coméres di M’tèt sont pus bèles d’ au long qui d’ près. »  (Haust 1941)

Meuville / wal. Meûvèye

Lurtês (Haust 1941)

 

Meux / wal. Meû

Godomes (Haust 1941 ; F1; Lépine, 1972, 5)

Bédwins (Danhaive 1930, 10)

Michamps / wal. Mîtchamp

Bês-Èfants (Francard, 1994)

Mignault / wal. Miaut

hab. Miautoûs (Haust 1941 ; S28)

Milmort / wal. Meurmwète

Gros talons (Haust 1941; DE 2004)

Hôts talons (DE 2004)

 

« I toûne à tot vint come li cokerê d’ Meurrmwète. » (DE 2004)

Mirwart / wal. Mirwaut

Tièsses di tch’vau (têtes de che­vaux) (Haust 1941 ; Bourguignon 1928)

Mochamps / wal. Mautchamp

Boûs (Francard, 1994 ; Haust 1941)

Mogimont / wal. Modjimont

hab. Modjimontîs (Twisselmans, p.165)

Mohu / wal. Mohu

“Quéle afaîre à Bèl-Aîr, / À Pèrwé, c’ èst co pés, / À Hayot, c’ èst tos sots, / À Mohu, on lès cût, / À Djamagne, on lès magne. » (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

Moinet / wal. Mwin.nèt

Lumeçons (limaces) (Francard, 1994 ;  Marquet, 1966 ; AO2 ; Dico 2005, 4) 

 

Welsch Bocken (boucs wallons)

Le nom de cette localité se traduit par Welsch-Bochholtz. Nos voisins du Grand-Duché, comme tous les Ardennais, n’ont pas manqué l’occasion de faire un facile jeu de mots. (Bourguignon 1928)

 

Cous d’ pouyes (DE 2004 ; Bourguignon 1928 ; AO2)

Moircy / wal. Mwârci

Tchacossês (chabots) (Bourguignon 1928 ; Mouzon, 1981)

Pouchelèts (Haust 1941 )

Molinfaing / wal. Molîfè

Crèvès tchèts (chats crevés) (Bourguignon 1928)

Momalle / wal. Moumåle

Tchèts (DE 2004) 

 

« Moumåle, Moumelète, Pissoûle èt Hodèdje, c’èst qwate voleûrs al cwène d’on sètch. » (Haust 1941)

Monaville / wal. Mon.navèye

Pècheûs à l’ botèye (Francard, 1994)

Monceau-en-Ardenne / wal. ou Moncé

Rousse, Roussias (roux) (à Bièvre)

Mouskètîs  (à Oizy, Baillamont)

Blason toponymique : ou Tas

 

1 « Moncètê / malète deu vê / keu d’ pourcê. »

(à Petit-Fays)

 

2 « Rousse, rousse du Moncê. » (à Petit-Fays) 

 

3 « Canés du Moncê / Canés du pourcê. » (à Bièvre) (Doppagne, 1953)                   

Moncètês

 

Hameau : Amia : Amiatîs

Mons / pic. Mont

Montwas Cayau (DE 2004) 

Montwès (Coppens, 1959)

Mons / wal. Mons’

(arr. Liège) Monsâ

 

“C’ è-st-on mo sâ, i n’a qu’ po s’ panse.”

De même, on dit à Hognoul :

« Tot po s’ ponse, come lès djins d’ Mons’.”  (Haust 1941)

Mont / wal. Lu Mont

(Malmedy) Longs Grognons (Pinon, 1994 ; Bastin, 1939)

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. » (Bastin, 1939,52-53)

Mont / wal. Mont

(Bastogne) Cous d’ plomb (culs de plomb) (Dico 2005, 4 ; Haust 1941 ; Francard, 1994)

Mont / wal. Mont

(Theux) Boûs (DE 2004 ; Ramet 1921)

Mont / wal. o Mont

(Grand-Halleux) Côris (Haust 1941)

Mont / wal. Mont

(Houffalize)Vês (veaux) (Dico 2005, 19 ; Copin’Oufa – 21/04/01 ; AO2; Marquet, 1966 ; Francard, 1994)

 

Cherain, Mont-le-Ban, Mont-lez-Houffalize

Toute cette région (le canton d’Houffallze) forme « lu payis dès coupêres » (le pays des compères). Le mot n’est plus compris par les villageois. Aucun élément ne permet d’affirmer que « cou­pêre » (compère) soit devenu synonyme de balourd, béotien, comme c’est le cas dans d’autres régions de Wallonie. Cependant, Haust cite également ces locali­tés [tandis que Hens cite celles du canton de Bastogne ]. (Lejeune, 1974)

Mont-de-la-Trinité

(Tournai) Longs Cus (DE 2004)

Montegnée / wal. Montegnêye

Ågnes (ânes) (Haust 1941 ; DE 2004),

Mont-Godinne / wal. Mont-d’-Gôdène

Bons vikants (bons vivants) (Carly 2019)

Montignies / wal. Montegnè

 

 

 

(-sur-Sambre) Montagnârds (Y1 ; DE 2004)

Montignies : Village : Casseûs d’ assiètes (Yernaux-Fiévet)

 

Nouviletîs (habitants de la Neuville) (Y1)

lès céns du Trî,

lès céns d’ Sint-Djan,

lès céns du Warmonçau,  (habitants de ces quartiers) (Y1)

 

Roctiatîs (habitants du Roctia (O0) ; du Roctiau (Y1))

« Lès djins du Roctia ont yeu in côp d’éle (allusion au moulin). » (Yernaux-Fiévet)

 

Mârtchands d’ makéye (DE 2004)

 

Leups (Haust 1941)

Montigny-le-Tilleul / wal. Montegnî

Maricaus ((Haust 1941); -ots (DE ,2004)

Plagnîs (habitants du quartier de la Plagne) (O0)

Montigny-sur-Meuse (F) / wal. Montigni

Couleuvrots (Doppagne 1947)

Mont-le-Ban / wal. Mont-l’-Ban

Coupêres

 

Cherain, Mont-le-Ban, Mont-lez-Houffalize :

Toute cette région (le canton d’Houffallze) forme « lu payis dès coupêres » (le pays des compères). Le mot n’est plus compris par les villageois. Aucun élément ne permet d’affirmer que « cou­pêre » (compère) soit devenu synonyme de balourd, béotien, comme c’est le cas dans d’autres régions de Wallonie. Cependant, Haust cite également ces locali­tés [tandis que Hens cite celles du canton de Bastogne ]. (Lejeune, 1974)

Mont-le-Soie / wal. Mont-l’-Sôye

Sôyês (Haust 1941)

Montplainchamps / wal. Montplintchamp

« M., c’èst pa tous lès tchamps. » (Dico 2005, 31)

 

Montroeul-sur-Haine / pic. Moutrwè

Corbaus (DE 2004)

Mont-Saint-André / wal. Sint-Andri

Gôyes (pas d’ explication trouvée) (Legros, VW XXVII, p.301)

Mont-sur-Marchienne / wal. Mont

 

Longs Pougnèts (O0)

Monville / wal. Monvèye

Cous d’awèyes   (chas d’aiguilles;  alevin, fretin) (Marquet, 1966)

Halbonsâs (Haust 1941)

Morhet / wal. Morhèt

hab. Morètîs (Dico 2005, 41)

Morialmé / wal. Moriamé

Cous’ (terme amical (de ‘cous’ (cousin)) (O0) (F1 ; Lépine, 1972, sn)

Crayats (Lépine, 1972, sn)

 

Cwérelîs (hab. du quartier appelé « èl Cwérèle ») (O0)

Mormont / wal. Mwèrmont

(Barvaux) hab. Mwèrmonîs (Haust 1941)

Mortehan / wal.Morteuhan

hab. Morteuanès (Defosse)

 

Tayans (taons) (Haust 1941; Bourguignon 1928)

Mortinsart / gaum. Mortinsât

 

Hoguèts (Fouss, s.d.; Dico 2005, 12)

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles, sont appelés les Hoguèts ou Hoguaîs. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer (Fouss, s.d.)

Morville / wal. Mârvèye

(prov. Namur) Payis dès Sôrcîres (C1)

Morville / wal. Mwèrvèye

(prov. Lux.) hab. Mwèrvèyîs (Werner 2008)

Moulin / wal. Molin

(-sous-Fléron) Molinèts (DE 2004)

Mourcourt / pic. Mourcout

Noms di Djou (DE 2004) 

Mouscron / pic. Moucrån

Moucrinchots (moustiques, cousins) (DE 2004)

Mousny / wal. Mouchni

Mochètes (moucherons) (Marquet, 1966 ; DE 2004)

Moustier / wal. Moustî

Moustatchus (F1; Haust 1941)

Mouzaive / wal. Mouzaîve

hab. Mouzêvrians (Doppagne, 1953)

 

Bédwins (insociables, sauvages) (Defosse ; Haust 1941 ; Bè- : Bourguignon 1928 ; DE 2004 ; )

Cette comparaison avec une peuplade de l’Afrique fait supposer que les habitants de cette localité sont d’humeur farouche et d’un commerce difficile. Dans la langue du terroir, le même mot signifie quelquefois: maçon, ouvrier du bâtiment. L’explication la meilleure est sans doute la seconde mais la tradition accorde la préférence à la première. (Bourguignon 1928)

 

« Mouzêvrian / l’ Cu trop peusant. »  (le cul trop lourd.)              

« Mouzêvrian / Cu d’ tchôdron. » (cul de chaudron) (Doppagne, 1953)

Moyen / gaum. Moyèng’

hab. Mohinîs

 

Mohinès (riches, moyennés) (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 8), Moyinés (Michel 2008 ) Simple alté­ration du gentilé « Mohinî » éveillant un sens qui favorise l’éclosion d’un calembour. (Bourgu. 1928)

Mozet / wal. Mozèt

Wèwès (F1)

Muno / gaum. Mûnau

hab. Munis, Munotîs (Defosse)

 

Gayots (taureaux) (Defosse)

Waraus (loups-garous) (Defosse ; Dico 2005, 14)

Musson / gaum. M’sson

Lumeçons (limaçons) (par rime) (Bourguignon 1928)

Mussy / gaum. Muci

Cabus (Haust 1941)

Mârtchands d’ cabu (DE 2004)

La culture de ce légume occupait autrefois une partie de la population. Les habitants de la localité se rendaient assez loin, jusqu’aux marchés d’Arlon, de Bastogne, de Neufchâteau et même de Namur, pour écouler leurs produits. (Bourguignon 1928)

 

Crokions (Haust 1941)

 

Coutelîs (couteliers)

La coutellerie fut très prospère, dans cette localité, pendant tout le XVIIIe siècle. Nous avons affaire ici à un blason incontestablement ancien. (Bourguignon 1928 ; Fouss, s.d.)

 

Hotîs (porteurs de hotte) (DE 2004 ; Bourguignon 1928)

C’est une allusion au colportage, où de nombreux habitants de ce village trouvèrent leurs principales ressources. De 1750 à 1850. ils se comptèrent par douzaines. Presque tous les passeports pour l’’intérieur du pays sont établis vers 1815, en faveur de personnes residant à Ethe ou à Mussy et exerçant cette profession.  (Bourguignon 1928)

 

Gauchiès (gauches, maladroits)

Râkions (trognons, objets de peu de valeur)

N

Naast / wal. Naus’

hab. Naussoûs (Haust 1941)

Nadrin / wal. Nâdrin

hab. Nâdronîs
 
Marlokes (maillets) (DE 2004 ; AO2)

 

(Haust 1941; DE 2004; Copin’Oufa,  21/04/01; AO2)

Nafraiture / wal. Nafraîteûre

Bourdjwas (bourgeois) (DE 2004 ; Doppagne, 1953)

Canés

Magadés (Doppagne, 1953)

« Une gardienne de chèvre de Nafraiture, partie à la recherche d’une de ses bêtes à barbichette, s’adresse (…) à une habitante de Membre : « Vous n’ auriz nin vu ma gade, hé ? ». Depuis ce temps, les gens de Membre puis d’autres lieux surnomment ceux de nafraiture les « Magadés ». (Magadés, 2003)

 

« Canés d’ Nafrétère / Qui bètche à l’ tère. » 

(… qui  becque (mange) de la terre)

 

« Cané d’Nafrétère / Qui bètche à l’ mèrde. » (Doppagne, 1953)

Nalinnes / wal. Naulène

Marloyas (O0) (Mâr- (Haust 1941))

Namèche / wal. Namètche

Carioteûs (F1)

Namoussart / wal. Nâmoussê

Leûps (Contact, 1986 ; Dico 2005, 31

Rawiês (grignoteurs) (Bourguignon 1928)

Namur / wal. Nameur

hab. Namurwès
 
Chwès
Chitauds

habitants de Saint-Loup: les Leûps

habitants de Saint-Jean : lès-Agnas

habitants de Notre-Dame (li Sarasse) lès Sarazins

quartier Saint-Nicolas: lès-Ârsouyes (F1)

 

Mougneûs d’ gravasses / d’ lumeçons (F1)

Djodjos (F1;  DE 2004), naïfs

 

« Vîve Nameur po tot,

Po l’ toubak

Èt po l’ satchot. » (Yernaux-Fiévet)

 

Dit par les Jambois :

« I faît tchôd è Djambe, c’ èst Nameur qui brûle. » (DE 2004)

 

(Haust 1941; Yernaux-Fiévet ; DE 2004)

Naninne / wal. Nanène

Saumons (F1, Danhaive 1930, 10)

Naomé  / wal. Nayaumé

Cadèts (Haust 1941 ; F1 ; DE 2004)

Narcimont / wal. Narcimant

Rats du couvent (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL)

Nassogne / wal. Nassogne

hab. Nassognârds (AO1 ; Haust 1941 ) ; -gnès (AO1)
 
Quawèts (vase de cuisine pourvu d’une queue, poêlon) ( < industrie boisselière à Nassogne) (Petit, 1987)

 

(Haust 1941 ; Petit, 1987 ; Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 30 ; DE 2004)

Natoye / wal. Natôye

Payisans (F1)

Payis des trôyes (Pol Englebert)

Néchin / wal. Néchin

Bales d’ étoupe (Haust 1941)

Neerheylissem / wal. Élèssëne

Sots

(parce que « j’ai été » s’y dit « djè so sti » : blason et explication notés à Pellaines) (Haust 1941)

Neffe / wal.  Nèfe

(Bastogne) Fènèsses (grandes herbes sèches) (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Neffe / wal. Néfe

(Dinant) Tchins (F1 ; Elsdorf / Delairesse, 2004)

Nessonvaux / wal. Nèssonvå

Sôvåtwès (Haust 1941)

Neufchâteau / wal. Lu Tchèstê

(prov. Lux.) Gueûyes du vê (mufles de veau) (Bourguignon 1928)

 

Ce sobriquet figure en bonne place dans le refrain que les enfants de Longlier adressent à leurs camarades du « Tchèstê » :

« Tchèstrolès, / Gueûye du vê, / Pwals d’ avonne, / Baye  ta lîgue / èt dj’ tchîraî d’ssus. »

(Chestrolais, gueule de veau, poil d’avoine, donne ta langue, je la couvrirai… à ma façon).

(Dico 2005, 31; Bourguignon 1928: …/ Tire ta lîgue/)

 

« V’là co lès Tchèstrolès avu leûs culotes à brides » (pantalon retenu par des brides passant sous les souliers) « èt leûs bârbes du bouk. »

(moquerie des villageois)

« Tchèstrolès, cu d’ pourcês.

Tchèstrolès, gueûye du vê. »  (S22)

 

NB : Noû-Tchèstê (terme officiel, mais rare.  On dit ordinairement «Aubin », point central où se trouve l’église) (Haust 1941)

 

« Tchèstrolés, / cu d’ pourcé, / gueûye du vé, / crawelûe agace, / pwal d’ avon.ne mau batûe, / pûri neuvét, / baye-mu ta lîgue, dju tchîré d’ssus ! »  

(…, brin d’avoine mal battue, navet pourri, donne-moi ta langue, …)

(ou une autre finale : mindje ta mèrde,

t’ arès la gueûye toute vèrte !) (à Tronquoy)

(La rimaille est souvent moins longue: les vers 4 et 6 s’entendent. assez rarement.)

Ou : « Tchèstrolé, / cu d’ pourcé, / panse du vé, /

trawe lès boyés ! » ( à Marbay)

Les Chestrolais avaient moins de verve :

« Pa(y)izan, va ! »

ou :  « Pa(y)isan, paye à cu ! » (paysan, paille à cul !) (…)

A Molinfaing, pour couper court à toute discussion, on dit, avec un clin d’œil, en allongeant très fort les voyelles nasales :

« Si ç’ n’èst nin vré, d’t-i l’ Tchèstrolé, dj’ prind la lune atèr mès dints. »

(Si ce n’est pas vrai, dit le Chestrolais, je prends la lune entre mes dents.) (VW, 1967, 180)

 

(S22 ; Bourguignon 1928 ; Haust 1941; Dico 2005, 31; Contact, 1986; Dico 2005, 31; Mouzon, notes ; VW, 1967, 180)

Tchestrolès(e)

(Bourguignon 1928); -ês (Mouzon, notes)

 

Têmyins (hab. du quartier du Terme) (S22)

Neufchâteau / wal. Noû-Tchèstê

(prov. de Liège) Ramonîs (DE 2004 ; Haust 1941)

Neuville / wal. à l’ Noûvèye

(Vielsalm) Pîpîres (Fourgon, 1999 ; Dupont-Soubre, s.r.)

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico 2005, 42)

Neuville-le-Chaudron/ wal. Neuvile

Tchaudronîs (Lépine, 1972, 8)

Neuvillers / wal. Nûviè

Tchèts (chats)

 

A en croire les gens de Tronquoy, Neuvillers – dont le blason populaire est: lès ‘tchèts’ – a la réputation d’être le pays des sorciers et comme le chat est un animal qui intervient souvent dans les histoires de sorcellerie, on fait des rapproche­ments. C’est à la vieille femme de Neuvillers qui ‘ch… des rallonges’ que l’on s’adresse lorsqu’on a un vêtement trop court, lorsqu’on manque de graine pour achevcr l’ensemencement d’un terrain, etc. (VW, 1967, 184)

 

Bat-l’au (à Grandvoir) (Mouzon, notes)

Nimbermont / wal. Nimbièrmont

Mougneûs d’ djambon (mangeurs de jambon) (Guillaume, s.d.)

Nismes / wal. Nime

Crayas (O0 ; Lépine, 1972, 10)

 

Tèrniatîs (habitants du « Tèrnia » (dimin. de ‘tiène’ : colline, côte, montée)) (O0)

Nivelet / wal. Nivelèt

Mau-lavès (malpropres) (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL )

P’tits Filèts (Mouzon, notes ; Dico 2005, 21)

Nivelles / wal. Nivèle

hab. Nivèlwès (Coppens, 1959)

 

Aclots, Aclotes

Ce nom viendrait de ce que la ville étant sur le point d’être assiégée, les Nivellois se rendirent compte que les portes des fortifications avaient besoin d’être réparées et se répandirent dans la ville en criant : « A clos! A clos! » (Yernaux-Fiévet)

 

« Lès-Aclots, quand is ‘l disont, is ‘l fèsont! » 

(Les Nivellois quand ils le disent, ils le font !)

(Coppens, 1959, 31)

 

(Yernaux-Fiévet Coppens, 1959 ; Haust 1941 ; Elsdorf / Delairesse, 2004)

Nives / wal. Nîve

(Vaux-sur-Sûre) Chouvions (goujons) (Haust 1941; Francard, 1994)

Cette localité est traversée par plusieurs cours d’eau

très poissonneux. (Bourguignon 1928)

Nivezée / wal. Nivezé

Campinêres (DE 2004 ; Haust 1941)

Nobressart / lux. Gehaanselchert

Louklëppelen (gourdins dépourvus d’écorce)

Les baies à écorces sont nombreuses sur le territoire de cette commune, mais ne sont plus guère exploitées.

 

Loupessen (grands, forts, mal taillés)

Le terme éveille une idée analogue au précédent. mais contient cependant une note infiniment plus flatteuse. L’origine du mot doit être recherchée dans le jargon des ouvriers métallurgistes d’autrefois. On entendait par « Loupe » le bloc de fonte produit par chaque coulée des hauts­ fourneaux. Sa forme était très variable et son poids ordinaire d’environ 900 kilos. (Bourguignon 1928)

Noduwez / wal. Nodwé

hab. à Golau : Golautîs

dins lès Rouwales : Rouwalîs (Haust 1941)

 

Wèwès (Elsdorf / Delairesse,2004)

Noirefontaine / wal. Nwâre-Fontin.ne

hab. djens d’ Nwarefontin.ne (Twisselmans, p.165)

Noiseux / wal. Nwèseû

Cwèrbâs (corbeaux) (F1 ; Haust 1941)

Nolinfaing / wal. Nolîfè

Tripes du tchèt (Contact, 1986 ; Dico 2005, 31)

Nollevaux / wal. Nolèvau

hab. Nolevautîs
 

Parints (Defosse ; -ents (Dico 2005, 32)) 

Nonceveux  / wal. Noncèveû

(Aywaille) Dobes Démons (doubles démons) (Bientôt une République Libre à Nonceveux-Aywaille, AO, 11/01/01)

Nothomb / lux. Noutem

Ietzerter (criailleurs)

On y associe habituellement le nom de la localité pour

Obtenir l’expression « Noutëmmer Ietzerter  ».

(Bourguignon 1928)

Noville / wal. Novèye

Câsseûs d’ botèye

Mougneûs d’ cabolêye (mangeurs de bouillie pour bétail)

(Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Noville-les-Bois / wal.

Novîye-lès-Bwès

Francs-omes  (DE 2004)

Grète-cus (F1)

Ny / wal.

Crâchîs (cochons à l’ engraissement) (AO2; Dico 2005, 18)

Macrales  (sorcières) (Bourguignon 1928)

O

Obaix-Buzet/ wal. 

Obé-Bûzèt

P’tits Gris (DE 2004) 

Ochamps / wal. Ôtchamp

 

Boukês (boucs) (-é (Haust 1941))

Les habitants de ce village se glorifient de ce surnom. qui symbolise à leurs yeux le cou rage et l’opiniâtreté. Leurs voisins ont une opinion quelque peu différente: le «Boukê d’ Ôtchamps » est, pour eux, le type de l’obstiné à qui l’on ne peut faire entendre raison.

(Bourguignon 1928)

 

Lès djins dès Hôts Tchamps èt lès djins du Dutchî

– Village limite entre le Duché de Luxembourg et le Duché de Bouillon, Ochamps, comme Anloy, a été influencé par le wallon de la région de Jéhonville Bertrix.  Le Duché de Bouillon possédait d’ailleurs des enclaves à Ochamps (Maubeuge) et à Anloy.  Jusqu’à l’époque actuelle, on désigne à Ochamps les habitants de Jéhonville et des environs par l’appellation « lès djins du Dutchî ». (Mahin, 1984, 181)

 

(Mahin, 1984, 181 ; Bourguignon 1928 ; DE 2004 ; Dico 2005, 22 ; Haust 1941)

Ocquier / wal. Okîr

 

 Lognârds (= du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné)) (Bastin, 1939)

Odeigne / wal. Ôdègne

 

« Ôdègne, panse d’èrègne, crèvé vê, pîd p’ pourcê, … »

(Odeigne, panse d’araignée, veau crevé, pied de pourceau.)  (Lejeune, 1974)

Ofaing / wal. Ofè

Cus d’ chouflèt (sifflets) (Dico 2005, 31)

Offagne / wal. Ofagne

hab. Ofagnîs  (Haust 1941)

 

Vatches (Defosse)

Ogné  / wal. Ogné

(Sprimont) Hitås (DE 2004) 

Ogy / pic. Oji

Agons (DE 2004 ; Haust 1941 ; S2)

Oignies  / wal. Wègnîye

Bouloumes (O0)

Oizy / wal. Wâji

hab. Wajotés (Doppagne, 1953) ; Wâjotês

(DE 2004)

B.P. partiels : Wâji-Province, Wâji-Duché

 

« Wajotés / Cu d’ sayê. » (cul  de  seau)  (à Baillamont) (Doppagne, 1953)

Ollignies / pic. Ogni

Ébarasses (faiseurs d’embarras) (DE 2004) 

Olloy-sur-Viroin / wal.

Ôlwè

Marous (O0)

Rauye-minètes (Lépine, 1972, 10 ; F1 ; DE 2004)

Pètchis

Tchoupères (Lépine, 1972, 10)

 

« À Olwè, on fét ç’ qui s’ plaît. » (Lépine, 1972, 10)

Olne / wal. One

Montagnârds (DE 2004) 

Omezée / wal. Omèzéye

Chwârchaus ((F1) ; Chwar- (Delairesse-Delairesse, 2004) ; -ês (Lépine, 1972, 10), écorcheurs d’arbres (Danhaive 1930, 10)

On / wal. On  (à-y-_)

hab. Onès (Haust 1941)

 

Couyons (couards, peureux) (Lej. 1983 ; Bourg. 1928 ; Haust 1941)

 

A propos de ce curieux blason. je crois devoir transcrire ici une note amusante ct instructive publiée par M. G. Jadot. bourgmestre actuel de la localité: « Couyon d’ On! Couyon d’ On! »

Voilà la façon dont nous étions reçus, quand, étant gosses, nous nous aventurions parmi ceux des villages voisins, et même plus tard encore sur les chantiers de travail. Je me suis bien souvent demandé ce qui nous avait valu cette dénomination peu flatteuse, contre laquelle nous ne manquions pas de protester. (Bourguignon 1928)

Ondenval / wal. Odinvâ

 

« En-Odinvâ, lès djins vont d’hyâs

À Odinvâ, lès tchèngs vôt d’hâs

En-Odinvâ, lès tchés vont d’hyâs. » (Pinon, 1994)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« À Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

À Stinba, lès greûs baras (béliers)

À R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

È Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

Èn-Odinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

À Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

À Gueûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

È Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

Oneux / wal. Ôneû

Congolès (AO 25/03/1999; Haust 1941)

 

Mme Ninnie Dehossay, de Comblain-au-Pont,

« Il y a cent ans, les Oneutois, des Congolais. Au village d’Oneux, un instituteur appelé M. Méan assurait un intérim depuis deux ans. Lorsqù’iI fallut procéder à une nomination, M. Armand Grignard, qui habitait rue de l’Egalité à Comblain, posa également sa candidature. Ce fut ce dernier qui obtint le plus de voix et occupa l’emploi, à la gran­de fureur des habitants d’Oneux qui souhaitaient garder M. Méan.

 

Les villageois décidèrent dès lors de venir manifester leur mécon­tentement à Comblain. Ils descendirent en grand nombre par le Thier Pirard et occupèrent le quai de l’Ourthe, près de l’actuelle rue de la Gendarmerie. Les habitants de Comblain, intrigués et curieux, se joignirent à eux et la manifestation devint houleuse.

Ceci se passait sous le mayorat de Célestin Hornay, qui fut bourg­mestre de 1888 à 1896. Celui-ci ne parvenant pas à calmer la foule, fit appel à la maréchaussée d’Aywaille qui arriva, à cheval et armée de fusils.

Tout à coup, un gendarme mit la troupe des manifestants en joue.

Adolphe Dalem maréchal-ferrant de la place Leblanc, voulut détour­ner l’arme en baissant le canon et en criant « Ti n’ vas nin tirer, hin, sûremint !»  Au même instant, un collègue du gendarme crut qu’il voulait désarmer son ami et fit feu sur Dalem qui reçut le coup en pleine poitrine et s’écrou­la, mort. La foule consternée se retira en silence, les Comblennois, hon­teux d’avoir été les témoins d’une telle tragédie, et les Oneutois, plus honteux encore d’en avoir été les investigateurs.

Le dimanche suivant, le curé d’Oneux évoqua l’événement dans son homélie et dit à ses paroissiens: “VOUS êtes pires que des Congolais». C’est ainsi que le surnom de Congolais demeura aux habi­tants d’Oneux pendant de nombreuses années.

Maman, qui était née en 1873 à Comblain et y habitait, a vécu cette odyssée, elle avait à l’épeque 21 ans et elle me l’a bien souvent racontée».

Mme Dehossay poursuit son courrier en signalant: «Je possède la gravure parue dans le «National //lustré» du 18 mars 1894 relatant ce drame». Merci Mme Dehossay, votre communication est réellement ,du plus haut intérêt, s’il vous était possible de me faire parvenir une copie de bonne qualité de cette gravure, je suis persuadé qu’elle intéresserait tous les lecteurs. (AO 25/03/1999)

Onhaye / wal. On.aye

« A On.aye, c’ èst dès canayes. » (Haust 1941)

Onoz / wal. Ôno

Cariotîs (ouvriers carriers) (O0)

Oppagne / wal. Opagne

hab. Opagnîs (Werner 2008)
 
Boûs (AO1)

Caracoles (escargots) (AO1 ; Dico 2005, 10 ; Werner 2008)

Orchimont / wal. Orcimont

hab. Orsimounés (Doppagne, 1953)

 

Raudeûs (rouleurs de r, grasseyeurs) (Defosse ; Bourguignon 1928 ; F1; Doppagne, 1953)

La pronon­ciation locale de certains mots a valu aux habitants ce pittoresque sobriquet. (Bourguignon 1928)

 

Canés

 

« Cané d’Orsîmont

Qui mougne dè stron ! » (Doppagne, 1953)

(… qui mange de l’étron)

(Nafraiture) Variante : « Qui bètche au stron. » (Doppagne, 1953)

 

Tchîs à calice (profanateurs de calices) (Defosse ; Bourguignon 1928 ; litt.  « chie en  calice » (Doppagne, 1953))

Ce blason, aujourd’hui tombé en disuétude, serait dû à un fait historique de l’époque révolutionnaire.

Peut-être, la deuxième syllabe du nom de la localité y est-elle aussi pour quelque chose…

(Bourguignon 1928) 

 

Lurons (Defosse ; Doppagne, 1953)

 

(à Baillamont) Hérissons (hérissons)

Orcq / pic. Ork

Baudèts (DE 2004)

Oret / wal. Ôrèt

Ramponaus (Lépine, 1972, sn)

Oreye / wal. Orêye

Cous d’ botêye (Haust 1941 ; DE 2004)

Orgeo / wal. Ordjô

Basses Panses (Defosse ; Dico 2005, 6)

Orp-le-Grand / wal. Ôr-Grand

Sintes-Adèles (DE 2004) 

Orsinfaing / wal. Ochinfè

Hoguèts ou Hoguaîs (Fouss, s.d. ; Dico 2005, 16; Habay, 2004)

 

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles. sont appelés les Hoguets ou Hoguais. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer. (Fouss, s.d.)

Ochinfès (Habay, 2004)

Ortheuville / wal. Orteûvèye

Grèvîs (vairons) (Haust 1941 ; Dico 2005, 39 ; AO2 ; Francard, 1994)

Grèvèsses (écrevisses) (Francard, 1994)

Ortho / wal. Ortô

Rawètes (surcroîts) (Marquet, 1966)

Ottignies / wal. Oknî

Pètaus (Haust 1941)

Macawes (DE 2004) 

Pècawes (FB 1925)

Ottré / wal. Otré

Arèdjîs (enragés)

Ce sobriquet provient d’un jeu de mots sur le nom du cours d eau qui traverse la loca­lité: l’ Arèdje. (Bourguignon 1928)

 

Ây, ça 
Arèdjes

a) « ây, ça », littéralement : « .. oui, car  », deux mots qui émaillent nombre de leurs réparties et qui sont pratiquement devenus synonymes de « don », « hin », .. (n’est-ce pas) ».

b) « arèdje d’ Otré » (rage d’Ottré) : Il s’agit du nom donné à une ronde, plus con­nue en Wallonie sous le titre Marèye Doudouye, celle-ci n’étant qu’une des deux ver­sions wallonnes du fameux branle français « La Boulangère » . (Lejeune, 1974)

Mot utilisé pour désigner un habitant du village voisin : « cawê » : lès _s d’ Bihin, lès _ s d’ Otré : anciennement terme de mépris, actuellement personne, type. (Habay, s.r.)

Ouffet / wal. Oufèt

 

Martchands d’ cleûyes 

Rivalité entre Hamoir et Ouffet :

à Ouffet, concernant les gens de Hamoir : « pôves èt grandiveûs, lès djins d’ Hamwér, lès martchands d’ cleûyes » (les marchands de claies) (AO 26/12/2002)

Ougrée / wal. Ougrêye

Clås d’ wahês

Ramonîs

Hozês (DE 2004) 

Oupeye / wal. Oûpêye

Preûs ( ?) Stoumaks

Vîs Voyons (DE 2004) 

Our (Opont) / wal. Oûr

Oûrsons (Haust 1941)

Ourt / wal. Oûrt’

(Sainte-Marie) Oûrs’ (Mouzon, notes)

 

Balauds  (balourds, gauches)

On a expliqué ce blason par l’obligation imposée aux habitants de battre l’eau de l’étang pour empêcher les grenouilles de troubler le sommeil du seigneur. Or, ce village dépendait de l’abbé de Saint-Hubert. Il est plus logique d’admettre, par conséquent, que l’on a voulu railler l’attitude et les gestes habituels des natifs du lieu. A moins que « balaus » ne soit une altération de « baloûwe », « baloûje », nom wallon du hanneton. (Bourguignon 1928)

Outrewarche / wal.

Otrèwâtche

(Waimes) « Èn-Otrèwâtche,

qu’ont l’ cou â lâdje. » (Pinon, 1994)

Outrewarchenne / wal.

Outwèrtchène

(Waimes) « A Outwèrtchène, i fîe dol tchène. »  (Pinon, 1994)

Ovifat / wal. Ovifâ

Gros Baras ((DE 2004) ; Greus _ (Pinon, 1994))

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes (à Xhoffraix: lès hab. de Longfaye: lès-Amèrikins, c’èst qu’i fât passer l’êwe (un reuisselet souvent torrentueux) po v’ni è leû payis (passer l’êwe, en w.: traverser la mer).

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovifâ, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. »

(Bastin, 1939, 52-53)

Ozo / wal. Ozo

Rimailles parlées groupant Ferrière, Izier, Villers-Sainte-Gertrude, Heyd et Bomal intéressant les anciennes communes de

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /  In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé !”

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à VilIers (Sainte-Ger­trude)).

 

« Fèrire èt Fèro / Izièr èt Ozo / Lès qwate pus mâvas viyèdjes / Qu’ i-n-âye inte l’Ardène èt l’Condro ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo : les quatre plus mauvais villages qu’il y ait entre l’Ardenne et le Condroz!) (Blason, 1970, 203-204)

P

Paifve / wal. Pêve

hab. Pêfîs (Haust 1941)

Palenge / wal. Pålindje

hab. Pålindjeûs (Werner 2008)

Paliseul / wal. Palijû

Gurnouyes (Gueur- (Defosse))
Douvènes

(DE 2004 ; Dico 2005, 32 ; Haust 1941 ; Elèves de 4t – Bertrix 1999)

Papignies / pic. Papegnî

Avocats (DE 2004) 

Patignies / wal. Patinîye

Canés (Defosse ; Doppagne, 1953)

Pâturages / pic. Èl Pasturâdje

Leûps (Haust 1941) 

Pecq / pic. Pèk

Les villages de la rive gauche de l’Escaut situés au nord de Tournai et de sa banlieue, zone dont le parler pladeo est plus proche du mouscronnois que du tournaisien.

Ce nom est donné par les villageois de la rive droite de l’Escaut à leurs voisins d’outre­

fleuve (Pecq et environs). (Couvreur 1195, 103)

Pépinster / wal. Pèpéstêr

Pèpins (DE 2004) 

Péruwelz / pic. Pièrwé

Péruvyins (DE 2004)

Perwez / wal. Pèrwé

Clotchidjans (DE 2004)

 

« Lès cis d’ Hayot, c’èst dès sots èt à Perwé, c’ èst co pés ! » (Henry, 1999; AO, 01/04/1999)

 

« Quéle afaîre à Bèl-Aîr, / A Pèrwé, c’ èst co pés, / A Hayot, c’ èst tos sots, / A Mohu, on lès cût, / A Djamagne, on lès magne. » (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

Petigny / wal. P’tègnîye

Chitârds

Cousinârds (Haust 1941 ; à cause du lien de parenté qui les unissent presque tous (Pector 1925)

Petites-Tailles / wal.  

âs P’titès-Tèyes

(Bihain) Troufleûs (gens extrayant la tourbe pour s’en servir comme combustible) (Dico 2005, 42)

Petit-Fays / wal.

ou P’tit-Fayi

hab. Fayotés (Doppagne, 1953 ; F1 ; Defosse)

 

Djêrs

(d’après  la  façon  locale  de  dire  j’étais (latin  eram))

(cf.   Wallonia X,  p.  63) : dj’ êr)

 

« Fayoté dandinot / keu d’ pourcê / keu d’ awê . ».

(cul de  pourceau,  cul de  houe (?)) (Doppagne, 1953)

Petit-Hallet / wal.

P’tit-Halèt

Bastringues (DE 2004) 

Petit-Han / wal.

P’tit-Han

hab. P’tits-Hanès (Werner 2008)
 
lès p’tits Hanteûs (litt. petits courtisans, ceux qui font la cour aux dames) (Werner 2008)
Aguèces (pies) (Werner 2008)

Petit-Roeulx-lez-Braine / wal. au P’tit-Ru

Djandjans (DE 2004) 

Petit-Roeulx-lez-Nivelles / wal. à P’tit-Rieû

Sints-Djans (O0)

Petit-Thier / wal.

Lu P’tit-Tièr

Magneûs d’ bonbons ou d’ flons â riz èt âs kètches osseu (Dupont-Soubre, s.r.) 

Bonbons (Fourgon, 1999 ; Dico 2005, 42) Parce que la fête s’appelait fièsse âs bonbons. (Haust 1941)

Tchèrpètîs (Dico 2005, 42)

On se moque surtout du parler sâmiot, « salmien », propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale -û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l’ sope âs pûs, d’vins on cramû, à l’ cwène do fû .»

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu .).

                                                                                                                   

Cf l’expression: « I fêt freûd, dj’ a lès deûts si reûds. »

(Il fait froid, j’ai les doigts ‘si raides (endoloris).)                                     

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l’ lècê, (écrémer le lait). La fermière séparait la crème du  lait à l’aide d’une cuillère. (Lejeune, 1974)

Petitvoir / wal. P’tit-Vwar

P’titvauriès ( ou -vauryins) (Contact, 1986 ; Bourguignon 1928 ; DE 2004 ; Mouzon, notes)

 

Petit-Waret / wal. P’tit-Warèt

(prov. Namur) Biwaks (Haust 1941) (cf Des « Biwacks » sur leur lancée ? (vs Walhain) (VA, 08/03/2008)

Philippeville / wal.

Flipevile

(aler à l’ Vile (aller à Ph.))
Chitârds (poltrons) (Haust 1941; F1; O0)

Purmulèts (O0)

Tchiktchaks-Pèrnèlès (DE 2004; F1), _-Pèrnèlîs (José Spinosa-Mathot) ? à cause des oiseaux qui foisonnent sur les nom­breux pruneliers du pays  (Danhaive 1930, 10)

Piéton / wal. Pièton

Tchats 

Pin / gaum.

Pèng’

Pintés (Dico 2005, 8)

Plainevaux / wal.

Plin.nevau

(prov. de Lux.) hab. Plin.nevautîs 
 
Cabossîs (Dico 2005, 32)

Poix / wal. Pwè

(et Val de Poix) Piètris (perdrix) (Haust 1941 ; Dico 2005, 35)

Polleur / wal. Poleûr

hab. Polinwès (Haust 1941; DE 2004

 

Laweûrs (Haust 1941)

Poncelle / gaum. Pancé

Panses du vê (Dico 2005, 40)

Pont-à-Celles / wal.

Pont-à-Cèle

Djans (DE 2004) 

Pontillas / wal. Pontélias’ 

Trouwands (Haust 1941)

Pontisse/ wal. Pontisse

Leûps dè bwès (Haust 1941)

Pont-Ligneuville / wal.

Pont

(Ligneuville) Bons Flèyons (Pinon, 1994)

Porcheresse / wal.

Pwâtcherèsse

(en-Ardenne) Gadots (Haust 1941 ; GD ; Dico 2005, 9)

Post / lux. Pass

Honn (chiens)

Ce sobriquet est contenu dans le refrain suivant. que chantent à leur mode les enfants d’Attert : „Pässe Honn / Am Wiesegronn, / Se stinn net op / Bis Mëttes op. »

(Chiens de Post du fond des prairies. ils ne se lèvent pas avant la soupe de midi).

Dans une grande partie de l’Ardenne, le chien est tenu pour un animal paresseux, n’ayant absolument rien à faire et passant tout son temps à dormir. (Bourguignon 1928)

Pottes / pic. Pote

Sorcières (DE 2004)

Poucet / wal. Poucèt

Gros-Bètchs (Haust 1941)

Poupehan / wal. Poupan

Daurnés  (épileptiques, fous, toqués (Bourguignon 1928)) (Haust 1941)

Les habitants de Poupehan sont censés agir à l’encontre du bon sens. Un des leurs, le fameux « Djan d’ Poupan », est le héros légendaire d’une série d’aventures grotesques. Ce précurseur de Gribouille mériterait une étude détaillée, car il est au moins aussi intéressant que ses deux émules Jean de Mady et Pancarou, farceurs et bambocheurs impénitents de la fable. (Bourguignon 1928)

Popinots (Haust 1941; Dico 2005, 7 ;  DE 2004 ;  Twisselmans, p.165) (Pou- (Defosse))

Poupenîs (Dico 2005, 7)

Poupanîs (DE 2004) 

Presseux / wal. Prèsseû

Tchake-feûs (allume-feu) (Mouzon, notes)

Profondeville / wal.

Parfonde-Vîye

Pètés (F1)

Bûses (F1 ; DE 2004)

Purnode / wal.

Purnôde

Bauyauds

Têye ? (DE 2004)

Pussemange / champ.

Pûssemadje

hab. Pûssemadjots (Haust 1941 ; Twisselmans) ; djens d’ Pûssemadje (Twisselmans)

Ce gentilé est chansonné de telle façon par les enfants de Sugny qu’ils devient en quelque sorte synonyme de « mangeurs de puces ». (Bourguignon 1928)

Q

Quaregnon / pic. Quaregnon

Sots

Dédons (Haust 1941)

 

« Cron come èl clokî d’ Quaregnon.” (DE 2004)

Queue-du-Bois / wal.

à l’ Quawe-dè-Bwès

Cous d’ beûr

Côpeûs d’ orêye

Cowes-di-Tchèts (DE 2004)

Quevaucamps / pic.

Qu’vaucamp

Pwapwanes (Haust 1941)

Campenaîres (DE 2004)

Quévy-le-Grand / pic.

au Grand-Quévi 

Manoûs (Haust 1941)

R

Rachamps / wal. Ratchamp

Tch’vaus (Dico 2005, 4) ; Tchuvaus (Francard, 1994))

On doit signaler le peu élégant sixtain agronomique célèbre dans le pays :

« À Wîcoûrt, / La chite î coûrt. / À Ratchamp, / Is la ratenant. / À Hardigni, on la lêt couri / Avâ lès pachis do vî Hardi. »

(A Wicourt, la fiente y court ; à Rachamps, ils la retiennent ; à Hardigny, on la laisse courir vers les prés du vieux Hardy.) (Bourguignon 1928)

 

Rachecourt / gaum.

Ratchecout

hab. Ratchecoutîs (Fouss, s.d. ; Haust 1941)

 

Chwognâs (sourcilleux, sournois) (Fouss, s.d. ; Bourguignon 1928)

Pieuyeûs (pouilleux) (Bourguignon 1928)

Racour / wal. Råcoû

Rocotês

Racolèts (DE 2004)

Chåchås (Haust 1941)

Radelange / lux. Réidel

Radeler (Dico 2005, 26)

Ragnies / wal. Râgnîye

Ragnicoles (Haust 1941)

Rahier / wal. Rahî

Platès Quawes (Haust 1941)

Ramont / wal.

(Basse èt Hôte) Râmont

(dép. de Tenneville) hab. Râmonîs (Francard, 1994 ; Haust 1941)

 

Ramonîs (fabricants de balais)

On chantait :

« Ramonîs / Plins d’ mounîs / Pèws so l’ dos / Misére po d’zos. »

(Ramounis, pleins de meuniers, pous sur le dos, misère par dessous.)

 

(Marquet, 1966;  AO2 ; Dico 2005, 39 ; Francard, 1994)

Rancennes (F)  / wal.

Rancène

Rancènwès (Doppagne 1947)

Rancimont / wal. Rancièmånt

Cus d’ corbiåns (corbeilles en paille) (Dico 2005, 21) 

Cus d’ possån (Haust 1941)

Ransart / wal. à ‘l Ronsaut

« A l’ Ronsaut, lès djins coûrenut après l’ trin avè ‘ne foutche èyèt volenut  avè dès plantches dè bèrwète pou chèrvu d’ éles. » (Yernaux-Fiévet)

Recogne / wal. R’cogne

(Bastogne) Corbâs (corbeaux) (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Redu / wal. R’dû

Tchîtchoûs (amas de secrétions lacrymales séchées (DE 2004) ; morceaux de poires séchées au four) (Dico 2005, 21 ; Dosimont, 2000)

 

Boucat : au Boucat : hab. Boucatîs (Haust 1941)

Regné / wal. Règné

lès Cisses du là-hôt (Dico 2005, 42)

Reisonsart

(Olne) Pègnons (DE 2004)

Remagne / wal. R’magne

Grèvîs (vairons) (Haust 1941 ;  DE 2004)

Remichampagne / wal.

R’mîtchampagne

hab. Champagnârds (Francard, 1994)

Remicourt / wal. Rémicoût

« A _, on magne dès poûris-oûs. » (Haust 1941)

Remience / wal. R’myince

hab. R’myincîs (Francard, 1994)

 

S’mincîs (semeurs)

Ce sobriquet est dû à une asso­nance favorable. (Bourg. 1928)

Remoifosse / wal.

R’mwafosse

Miyots (buses) (Dico 2005, 4 ; Francard, 1994)

Remoiville / wal.

R’mwavèye

Cus d’ botèye (Dico 2005, 41 ; Francard, 1994)

Remonval / wal.

R’monvâ

Neûrs Digâs (purins)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« À Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

À Stinba, lès greûs baras (béliers)

À R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

È Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

Èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

À Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

À Gueûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

È Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

 

« A R’môvâ , lès traus d’ digâ. » (Pinon, 1994)

Remouchamps / wal.

R’moûtchamp (à _)

Gadelîs (DE 2004) 

Renaumont  / wal.

R’naumont (à _)

R’nauds (Guillaume, s.d.)

Rencheux  / wal. Rinhieû

Rinchinchins (Fourgon, 1999), -tchintchins (Dico 2005, 42)

Renlies / wal. Rinlî

Tchopins (O0)

Respelt / wal. R’ssupê

Gueûyes du vê (Dico 2005, 31)

Mo(y)inês

Queûes d’ (Contact, 1986)

Resteigne / wal. Rèstègne

Arègnes (DE 2004 ; è- (Bourguignon 1928) (araignées)

Panses d’ arègne (Dico 2005, 39)

Rêves / wal. Rêve

Rèveûs (Lépine, 1972, 5)

Revin (F) / wal. R’vin (à _)

hab. R’vinwas (Doppagne 1947)

 

Ma palots (id.)

Rhisnes / wal. Rin.ne

Rinocéros’ (Lépine, 1972, 5 ; Danhaive 1930, 10)

Richelle / wal. Ritchéle

Ritchauds, Rutchauds (DE 2004) 

Rienne / wal. Riène

hab. Riènîs

 

Canés

1 « Cané du Riène / mougneû d’oulènes. »

( mangeur  de   chenilles)

2 « Cané du Riène / mougneû  d’arègnes / in pô pu lon /

in bê gros stron  / tchaît l’ gueûye dudins. »

(à Willerzie)  

(mangeur  d’araignées,  un  peu   plus  loin   un  beau  gros   étron,  tombe la g. dedans.) (Doppagne, 1953)

Rixensart / wal. Ricsinsaut

Paurins (DE 2004)

Robechies ? *

Payis dès fous (DE 2004)

* Delairesse-E. mentionne « Bobechies » (?)

Robelmont / wal. Robîmont

Tahons (taons) (Haust 1941 ; Bourguignon 1928)

Robertville / wal. è l’  Rubîvèye

« O l’ Rubîvèye, les cous d’awèye. » (Pinon, 1994)

« A l’ Rèbîvèye, lès d’hyitées fèyes. » (Pinon, 1994 ; Bastin, 1939)

 

De Xhoffraix:

« À Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

À Longfaye, lès lonkès payes (à Xhoffraix: lès hab. de Longfaye: lès-Amèrikins, c’èst qu’i fât passer l’êwe (un reuisselet souvent torrentueux) po v’ni è leû payis (passer l’êwe, en w.: traverser la mer).

À Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

À Bôsfagne, lu diâle î magne.

Èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. » (Pinon, 1994)

Rochefort / wal.

Rotchefwârt

Bês Cayès (beaux vêtements)

P’tits messieûs sins l’ sou (petits messieurs sans le sou)

Les jeunes gens des villes, mieux vêtus et plus hâbleurs que ceux des villages.,sont assez fraîchement accueillis par ceux-ci lorsqu’ils prétendent assister aux fêtes locales. On leur décoche mille traits, dont les blasons ci-dessus ne donnent qu’une assez faible idée. Les plaisanteries sur la margarine, sur le hareng, sur les conserves, qui constitueraient la base de l’alimen­tation dans les villes, fusent de toutes parts. Cet anu­gonism~ latent ne dégénère plus en guerre ouverte comme autrefois. Il n’en subsiste pas moins dans toute sa force et trouve dans le blason populaire un moyen d’expresion qu’il se garde bien de négliger. (Bourg. 1928)

 

(Bourguignon 1928 ; DE 2004 ; F1)

Rochehaut / wal. Rotchau

Panses deu gadelî (Haust 1941)

 

Tièsses cârées (têtes carrées)

(Bourguignon 1928)

 

Frahan : « Rotchaulis, panses deu gadelî »

Rochehaut : « Frauwinots, panses deu gadots » (Dico 2005, 7)

Rotcholîs

(Dico 2005, 7

Roclenge-sur-Geer / wal.

Roclindje

Cwêks

Pintchs (Haust 1941)

Roly / wal. Roli

Acrobates (DE 2004

Lapins (Lepine, 1972, 9)

Rome / wal. Rome

(Durbuy) Romins (Romains) (Werner 2008)

Romedenne / wal.

Romèdène

De ce village, « ni bon vint, ni bonès djins », dit-on à Doische. (Danhaive 1930, 11)

Romerée / wal. Romeréye

Mau Cûts (Lepine, 1972, 9)

Romiée = ? / pic. au Roumié

Amiau dès Panchaus : Panchèrlaus (Haust 1941)

Romsée / wal. Romezêye

« Mèteûs d’ fièrs / Fièrs di Roumezêye / Meteûs d’ croks / Croks di R_ / Mèteûs di sclåt / Sclåts di R_ / Èrgotîs. » (DE 2004) 

Rondu / wal. Rondu

Betzus (jeunes bovidés)

L’interprétation de ce sobriquet est malaisée. J’ai cru pouvoir traduire le mot « Betzu » de cette manière à cause de l’existence, en ardennais. du terme «biseuil » ou « biseux », qui signifie: grand veau mâle ou femelle, et dont procède certainement le vocable allemand « beÎtzi » qui a exactement le même sens. (Bourguignon 1928)

 

Èskimaus

Ronds Cus (Guillaume, s.d.)

Ronquières / pic. Ronkiére

Filosofes (Lépine, 1972, 5)

Dindons (DE 2004 ; Haucotte1965)

Pouyes d’ (iau) (O51)

Ronzon / wal. Ronzon

Ronds Strons (étrons ronds)

Calembour d’un goût douteux, mais dont l’esprit

populaire s’est contenté.

Les femmes de Ronzon, si l’on en croit un cri de

guerre de la population enfanrine, se nourriraient volontiers de légumes:

« On porê / Po lès fèmes dè l’ Golète. / On-agnon / Po lès fèmes di Ronzon. »

(Un poireau pour les femmes de la Golette, un oignon pour les femmes de Ronzon.) (Bourguignon 1928)

Rosée / wal. Rôséye

Gozaus (F1) ; Gouzaus (DE 2004) ; Goussaus (Lép. 1972, 10)

Iauyaus ((O0) ; Ioyos (Lépine, 1972, 10 ; F1)) (du nom d’une famille, Jernaux, que l’on prit plaisir à prononcer à la manière d’un enfant qui bégaie (Pector 1925)))

Rosières / wal. Rosêre

(prov.  de Brabant) Woalekajuten  (à Overijse)

Guy Vande Putte (président du Cercle d’Histoire d’Overijse) rappelle que Jodoigne (Geldenaken) fut une ville bilingue. Qu’Archennes a été un village flamand jusqu’en 1500, que Waterloo ne s’est romanisé que récemment. Des thèses qui dérangent. (Meeuwissen, 1992)

Rosières / wal. Rosière

(Vaux-sur-Sûre) Capéres (compères ; gens un peu sots, naïfs)

Ce blason est authentique. Il est d’ ailleurs indiqué par l’assonance et ne requiert pas d’autre  explication.

Ce village double, constitué par la réunion des deux hameaux de Rosière-la-Grande et de Rosière-la-Petite. est tenu par les folkloristes pour un centre privilégié.

La prétendue sottise de ses habitants les aurait incités à

toutes sortes de démarches grotesques et leur aurait

valu de multiples avanies. Je ne sais si toutes ces

histoires se rapportent réellement au Rosière ardennais

et s’il ne faut pas les attribuer. pour partie. à Rosières

 

Tireûs d’ lune (tireurs de lune) (Bourguignon 1928 ; Francard, 1994 ; DE  2004)

Des natifs du lieu auraient, après une soirée passée au cabaret, tiré des coups de feu sur des reflets de la lune se jouant sur les vitres d’un local inhabité. Ils avaient. dit-on. confondu ces lueurs avec la lumière d’une lanterne portée par un problématique malfaiteur.

Il n’est pas de bévue que l’on ne prête gratuitement aux « Capéres du Rosière», qui sont les premiers à rire de l’esprit des autres. (Bourguignon 1928)

Rossart / wal. Rôssaut

Poulins (Haust 1941 ; Dico 2005, 6 ; allusion à l’ancienne

et célèbre équipe de football dont les joueurs

“caracolaient” (Defosse))

Rosseignies / wal. Rojenî

Musèles (DE 2004) 

Rossignol / gaum. Locheno

Lochnots (rossignols)

Calembour inspiré par le nom de la localité. (Bourg. 1928)

(Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 40 ; Fouss, s.d.)

Roumont / wal. Roûmont

(Flamierge) hab. Roûmonîs (Haust 1941 ; Francard, 1994)

Rouveroy / wal. Louvwa

Loupiaus (O5)

Rouvroy / gaum. Rouvrwa

Oyelîs (DE 2004) 

Roux / wal. Li Roû

Roustons (DE 2004) 

Roy / wal. Rwè

hab. Rwètîs

 

(Blason, 1970 ; Dico 2005, 25)Rwayaumes (Lejeune, 1983 ; Haust 1941)

Liyons (Lejeune, 1983 ; Haust 1941)

Roitelets (Lejeune, 1983)

Bèrwètîs  (Y.G., 04/03/2000 ; Dico 2005, 25)

Frambodjîs (myrtilles (DE 2004); cueilleurs de myrtilles (en wallon : frambodjes) (Bourguignon 1928)

 

«  Rwètî, rwètal / Lès diâles / li quawe / Lès pouces dizeû / Lès pèw dizos. »

(Rwètî (habitant de Roy), rwètal (intraduisible), les diables, la queue, les puces au-dessus, les poux en-dessous.) (Blason, 1970)

Ruette / gaum. Ruwète

Rwétîs (curieux) (Dico 2005, 43)

Rulles / gaum. Rûle

Rûlots (Haust 1941) 

Rumes / pic. Rème

Cache-à-pous (Lépine, 1972, 5)

Machons (maçons) (VA, 10/11/2018)

S

Sadzot / wal. Sâdzo

hab. Sadzotîs (Dico 2005, 11)

Sainlez / wal. Sinlé

Singlès (Francard, 1994)

Croupètes (dizeaux de seigle et de froment et, par extension.,personnes courtaudes ct trapues) (Bourguignon 1928)

Saint-Aubin / wal. Sint-Aubwin

Djîreûs (Lépine, 1972, sn)

Djirins (F1)

Saint-Denis-Bovesse / wal.

Sint-D’nis

Fous (DE 2004) 

Sainte-Cécile / gaum.

Sinte-Çusîle

Tudès (Defosse ; – aîs : Bourguignon 1928 & Dico

2005, 14)

Ce terme raille la prononciation locale

de l’expression: «Tu dis ». (Bourguignon 1928)

 

Bèssenî (Defosse ; Bourguignon 1928)

Vu la prononciation locale, ne faut-il pas voir en «Bèssenî » une déformation des mots gaumais «bassî » signifiant bélier ou «bassâ», signifiant bât? Dans cette hypothèse, les habitants de Sainte-Cécile seraient simplement blasonnés par comparaison avec le règne animal ou porteraient le surnom de « bâtés ». (Bourguignon 1928)

 

Bèsènioûs (Defosse)

Sainte-Marie-sur-Semois / gaum. Sinte-Maro

hab. Sintes-Maraus

 

Balots  ((Haust 1941); -auds (balourds) (Bourguignon 1928, cf Ourt) ; Bat-l’eau (Guillaume, s.d.))

 

Savarats (verrats) (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 12)

Les habitants du lieu assurent que ce mot est d’origine russe et daterait du passage des Cosaques en l’annee 1814. L’existence d’un mot wallon homonyme fait bonne justice de cette allégation. (Bourguignon 1928) 

 

Cus d’ awîye (Guillaume, s.d.)

Sainte-Ode / wal. Sinte-Ôde

Vatchots

Les Vatchots est le surnom donné aux habitants de La Vacherie parce qu ‘au temps de Pépin le Bref s’y trou­vaient de grandes étables de bovins. Aussi, les ouvriers qui s’occupaient du bétail furent-ils appelés les Vatchots. Quand on construisit le village, le nom resta pour ses habitants. (Hèyeûs, 2006)

(Propos de Denise Van Goethem recueillis par Virginie Dalmiglio))

Saintes / pic. Sinte

Sinjes (DE 2004) 

Saint-Georges / wal.

Sint-Djwèr

Canåris (Haust 1941) 

Saint-Germain / wal.

Sint-Djèrmwin

« A Sint-Djèrmwin, lès brâvès djins sont râres ! » (Danhaive 1930, 10)

Saint-Ghislain / pic.

Sint-Guilin

Mindjeûs d’ boudins

Montois de _ (DE 2004) 

Saint-Hubert / wal. o Bork

hab Borkins, -in.nes (Francard, 1994 ; Dico 2005, 35)

 

Borkins (bourgeois) (Bourg. 1928 ; Léonard, 1972)

La ville abbatiale de Saint-Hubert avait autrefois rang de bourg et n’était pas fortifiée. Ce blason est donc analogue à celui des Arlonais (Birger = citadins) et à celui des habitants de Houffalize (Bordjeûs). En parlant de Saint-Hubert. les villageois des envIrons disent toujours « le Bourg », rarement « la Ville ». Le terme « Borkin d’ Sint-Hubért » est devenu synonyme d’ obstiné. On attribue à la population un certain esprit de suite, une grande persévérance et tous les défauts de ces qualités. On tend d’ailleurs, l’esprit populaire le voulant ainsi, à insister tout spécialement sur ces derniers.

(Bourguignon 1928)

Saint-Léger / gaum. Siét-L’djî

Icayèts (marchands de noix)

Les noyers ont toujours été très abondants dans la région. La guerre de 1914 les a fait disparaître par centaines, leur bois se recommandant pour la fabncation des crosses de fusil.

Toufayes (mangeurs de pommes de terre à l’étuvée)

Choupa > habitant : Choupatî (Haust 1941)

Nom d’un lieu-dit du territoire communal au centre de l’agglomération. (habitant du bas (VDE, 15/03/2005))

 

Saclètîs (porteurs de besace)

Ce blason est le plus usuel. II rime avec le nom gaumais de la localité. Les enfants de Châtillon ne manquent pas de l’appliquer à ses habitants et ont même composé le quatrain suivant:

« Sièt-L’djî, saclètî / Wôrs dè mènadjî / Qui n’ ant pont d’ / Pou mindjî zou brîe. »

(Saint-Léger, porteurs de besace, hors de ménage, qui n’ont pas de cuiller pour manger leur brouet..

De nombreux habitants de Saint-Léger sont occupés dans les usines métallurgiques du bassin de Longwy. Naguère encore, ils s’absentaient de la localité pendant une quinzaine et même davantage, emportant leur nourriture et leur linge de rechange dans leur « saclèt ». Ils se mettaient ainsi réellement « hors ménage » et l’esprit populaire n’a pas manqué l’occasion de les blasonner de ce chef. (Bourg. 1928)

Saint-Léger-lez-Pecq / pic.

Sint-L’djîr

Tokés (DE 2004) 

Saint-Mard / gaum.

Sît-Mâd

Camâs (baveurs) (Dico 2005, 43)

Saint-Maurd / pic.

Sint-Maurd

Môrts (Lépine, 1972, 5)

Saint-Médard / wal.  

Sint-Maurd

Bas-vintres (bas ventres, courts sur pattes) (Dico 2005, 17 ; Bourguignon 1928)

Saint-Pierre/ wal.  

Sint-Pière

Pièrots (Guillaume, s.d.)

Moucherons (Guillaume, s.d. ; Mouzon, notes)

Saint-Remy / gaum.

Sant-R’mi

(prov.  de Lux.) hab. Reumijwas
 
Patauds

Pichalis (fourmis) (Dico 2005, 43)

Saint-Vaast / wal. Sint-Vau

Pèchons (poissons) (Meulemans, 1965)

Au fond d’ Sint-Paul (Haine-Saint-Paul), (quand le vent bien de l’ouest, on dit : «  I va co pluvwâr, èl vint vint d’ Sint-Vau, c’ èst l’ trau à l’ iau. »  (id.)

Saint-Vincent / gaum.

Sat-Vinçât

Cus d’ tchacâs (chabots) (Dico 2005, 40)

Saive / wal. Sêve

(arr. de  Liège) Leûps (DE 2004)

Salet / wal. Salèt

Tchins (F1)

Samart / wal. Sèmâr

Samaritins (Lépine, 1972, 8)

Sars-la-Bruyère / wal. Sârt

Sots (Haust 1941)

Sars-la-Buissière / wal. Sârt

Saloûs (Haust 1941)

Sart / wal. o Sârt

(Lierneux) Sârpès (Haust 1941)

anct Colârs (Haust 1941) (Coulârts (DE 2004))

Sart / wal. Ou Saurt

(près d’Offagne) Paurotchîs (à Offagne : aus Paurotches = Jehonville, Acremont et Sart) (Haust 1941)

Sart-Bernard / wal. Li Saut

Coucous (DE 2004 )

Sart-Custinne / wal. ou Saurt

Canés du Saurt

Mougneûs d’ laurds (mangeurs de lard) (Doppagne, 1953)

Sart-d’Avril  / wal. Saut-d’Avré

(Noville-les-Bois) Houssias (F1)

Nanantes (DE 2004)

Sart-en-Fagne / wal. au Saurt

Lapins (Lepine, 1972, 9)

Sart-Saint-Laurent / wal. au Saut

hab. djins do Saut

Sautour / wal. Sautou

Boûs (Lepine, 1972, 9)

Sauvagemont  / wal. Sauvadje-Mont

(Lasne) Limousins (DE 2004)

Savy / wal. Sâvi

Gayèts (Dico 2005, 4)

Sberchamps / wal. Sbêrtchamp

Sacsons (Mouzon, notes ; Bourguignon 1928)

Assimilation à une peuplade étrangère pour marquer le

caractère insociable et hargneux que l’on attribue aux

habitants de cette localité. (Bourguignon 1928)

Schaltin / wal. Chaltin

Bièsses (DE 2004) 

Sclayn / wal. Sclèyin

Chitaus (F1)

Scry (Abée) / wal. Scrî

Tchitchâs (Haust 1941)

Seloignes / wal. Slogne

R’nauds (DE 2004) 

Senonchamps / wal.

Snontchamp

Foyants (Dico 2005, 4 ; Francard 1994)

Senzeilles / wal. Sinzêye

Tchauds (chauds) (O0)

Nwârs Aurnas (F1; Lépine, 1972, 8), noirs harnais ?

parfois : Crèvès

Tchots (copains) (Lépine, 1972, 8)

 

« A Sinzèye, / On mindje dè l’ porèye / A grossès fortchètèyes … » (Lépine, 1972, 8)

Seraing / wal. Sèrè

Canåris

Leûps (DE 2004) 

Råyeûs d’ årmas (Paye-Bourgeois)

Séviscourt / wal. Sviscoûrt

Courîs (cochons d’un certain poids) (S22 ; Guillaume, s.d.)

Sibret / wal. Sîbrèt

Gayèts (Francard, 1994)

Signeulx / gaum Sinu

Tchaudrons (chaudrons)

Cet énigmatique sobriquet aurait été donné naguère aux natifs du lieu parce que la cloche de leur église rendait un son creux assez insolite. (Bourguignon 1928)

Silenrieux / wal. Slinri

Muscadins (Lépine, 1972, 8)

 

Chouwans (habitants de  Silenrieux-Haies) (O0)

Sirault / pic. Sirau

Baudèts (Haust 1941)

Viaus (DE 2004)

Sivry / / wal. Chèvri

hab. Cheuvrotins (00 ; DE 2004)

 

Gâdes (Haust 1941 ; VA 28/08/2004)

Six-Planes / wal. Chî-Planes

(Bièvre) hab. Chî Peurnês (Doppagne, 1953)

Smuid / wal. Smu

Leûps (loups)

Le village est situé au cœur des bois

de la région de Mirwart. (Bourguignon 1928)

 

(Louline, 1993 ; Bourg. 1928 ; Haust 1941 ; Dosimont, 2001)

Sohier / wal. Soyîr

Vèchaus (putois) (Haust 1941; Dico 2005, 44)

Soignies / wal. Sougnî

Cotchots ((O0), Ca- (O51))

Simpes èt Loûrds (DE 2004)

Quand on rencontre quelqu’un de Soignies à l’étranger, on lui dit : « Dalez Sougnî ? » ou bien « Dalez simpe èt loûrd ? » (Fierain 1965)

A Sougni / ènî, / pou l’ Pintecoute, / èl cî qui n’ èst ni rabiyî / on n’ lè r’wéte nî.

Récité à Ecaussinnes pour se moquer des gens de Soignies, qui habitent une ville et qui, par conséquent, achètent de  nouveaux habits pour la ‘ducace’ de la Pentecôte. En outre, les Ecaussinois imitent ici les Sonégiens qui disent ènî et non èno (n’est-ce pas) comme aux Ecaussines.

Soiron / wal. Swèron

Clawetîs (DE 2004)

Solre-le-Château (F)

Afuts (affût de canon)

Après Waterloo, les Français, battant en retraite, y auraient abandonné des affûts sans canon. (O0)

Solre-Saint-Géry / wal.

Soûr-Sint-Dj’ri

Turks (O0 ; Haust 1941)

Solre-sur-Sambre / wal.

Soûr (-su-Sambe)

Kîns (chiens) (Elsdorf / Delairesse, 2004) 

Tchîns (Haust 1941)

Solwaster / wal. Solwâstèr

Lopèts (DE 2004)

Sombreffe / wal. Sombrèfe

Rascourcis (raccourcis) (Leclercq ou Boucher, chef de la bande noire, guillotiné à Charleroi en 1862, était de Sombreffe) (O0)

Ercoupés (F1)

Somme-Leuze/ wal.  

Some-Leûse

Coucous (AO1)

Sommerain / wal.

Somerin

Tchins (Elsdorf / Delairesse, 2004 ; Dico 2005, 19)

 

« Ni bon vint ni bone djin / N’a jamês v’nu d’ Somerin. ». 

(à Houffalize) (DE 2004)

Sommethonne / gaum.

Soumetoûne

Sarazins. Voir à l’article: Chantemelle. (Bourguignon 1928)

Sorée / wal. Soréye

Mougneûs d’ sorèts (Haust 1941)

Sorinnes / wal. Sorène

« On veut Sorène o fond do l’ jate. »  

(d’ on trop lèdjêr cafeu)

Sosoye / wal. Sosôye

Montagnârds (Carly 2019)

Sougné-Remouchamps / wal. Soûgné-R’moûtchamp

Gadelîs (Haust 1941)

Soulme / wal. Soûme

Barètes (O0)

Nûtons (Lépine, 1972, 10)

Soumagne / wal. Soûmagne

hab. Soûmagnârd (Haust 1941)
 
Clawetîs

Bossus clawetîs (DE 2004) 

Soumoy  / wal. Soûmwè

Roussias (roux) (Lépine, 1972, 8)

Sourbrodt / wal. Zôrbrôt’

Boûs d’ fagne (DE 2004)

 

« Zôrbrôt, lès nids d’arôde. » (Pinon, 1994)

 

De Xhoffraix:

« À Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

À Longfaye, lès lonkès payes

À Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

À Bôsfagne, lu diâle î magne.

Èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. » (Bastin, 1939, 52-53)

Sous-les-Bois / wal. So-lès-Bwès

(entre Seraing et Huy) Oûrs’ (DE 2004) 

 

Souvré

(Visé) Bilokes (DE 2004) 

Souxhon / wal. Souhon

hab. Souhonès (Dusart 1986, 112)

Spa / wal. Spâ

Torês
Bidelîs (DE 2004)

Spontin / wal. Spontin 

Noûrins (Pol Englebert)

Sprimont / wal. Sprimont

(prov. de Liège) Hiterots

Jadis, il y a eu à Ogné une maladie très contagieuse. Tous les gens du village avaient attrapé la diarrhée. De­puis ce jour-là, les habitants du village portent le nom de Hiterots. (Hèyeûs, 2006 (Propos d’Anne Bosard recueillis par Aurélie Wittevrongel)

Spy / wal. Spî

Gros Mougneûs (DE 2004)

Spirous (DE 2004 ; Lépine, 1972, 5 ;  Haust 1941 ; F1)

Ramonîs (DE 2004 ; Haust 1941 ; F1)

lès-Omes di Spî (Lépine, 1972, 5)

Mougneûs d’ Baston (Haust 1941)

Stambruges/ pic. Tambrîse

 Campinêres ( (Haust 1941) ;  -i-, -è- (Germain, 2003)

Baudèts (DE 2004)

Statte / wal. State

hab. Statîs (E1)

 

Hitås è Moûse (DE 2004)

Stavelot / wal. Stâveleû

 

hab. Stâvelotins (au lieu de Stâveleûtin) (Bastin, 1939)

 

Cous d’sètch  (à Malmedy) (Bastin, 1939 ; DE 2004)

Bèsaces (à Stavelot) (Bastin, 1939)

 

« I fât deûs cous d’sètch, po fé one bèsace. » (à Stavelot) (Bastin, 1939)

Steinbach / wal. Stinba

(Waimes) Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« À Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

À Stinba, lès greûs baras (béliers)

À R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

È Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

Èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

À Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

À Gueûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

ÈLibômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939)

 

Greûs Baras (béliers) (Bastin, 1939)

À Stimba, lès greus haras. (Pinon, 1994)

Stembert / wal. Stimbièt

hab. Stimburtins, -rkins (Haust 1941)

 

Leûps (Haust 1941; DE 2004)

Ster / wal. o Stêr

(Francorchamps) hab. Stèrlins (Haust 1941; Bastin, 1939)

Stockem / lux. Stackem

Les habitants de cette localité passent, aux yeux des Arlonais, pour singer volontiers la manière de vivre et les usages des citadins. On précise toutefois que le « Stackemer Houfert » ou « fierté stockemoise » con­siste à porter de beaux vêtements sur du linge mal­propre. (Bourg. 1928)

Stoumont / wal. Stoumont

Cwèrbâs  (Haust 1941)

Stoumonîs

Straimont / wal. Strémant

hab. Strêmouniès (S22)

Strainchamps / wal.

Strintchamp

Bês-Afants (beaux enfants) (Bourguignon 1928 ; Francard, 1994)

Sugny / gaum. Suni

Macus (de mon c…) (Petit, 2000 ; Haust 1941 )

Les natifs de ce village ont coutume de mettre au féminin l’article de la plupart de leurs substantifs. Au lieu de « mon cheval »,  « mon bœuf », ils disent « ma tchvau ». « ma bû », etc.

Par simple analogie. on reconnait d’emblée la signifi­cation humoristique de leur blason.

Robaus (sorciers)

Ce sobriquet leur est en outre appliqué depuis 1657. où furent exécutées rrois sor­cières. dont la plus redoutée était Genette Huart. épouse de Jean Robaux. On fait encore aujourd’hui de fré­quen tes allusions à cette tragique affaire.

Trôs clotches (trois cloches) (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 7)

Le villag de Sugny, l’un de plus importants de l’ancien duché de Bouillon, possédait une église pourvue de trois cloches. Les habi­tants en tiraient vanité car les localités voisines, pauvres et peu peuplées, devaient se contenter d’une modeste chapelle. Elles se vengèrent en appliquant aux «glorieux» Sunijots – tel est le gentilé de Sugny – un sobriquet qui les poursuit encore.

Vèrats (porcs mâles)

On assure qu’au retour de son fils, qui venait de réussir briJlamment ses exa­mens d’ingénieur, un autochtone ne trouva d’autres termes, pour exprimer sa satisfaction et son orgueil, qu’un double « Verrat ! » sonore et légèrement attendri. (Bourguignon 1928)

Matabacs (de l’habitude de mettre au féminin dans le patois ce qui est masculin en fran­çais) (Defosse))

Sunijots (Bourguignon 1928) ; Sênijots (Twisselmans, p.165) ;

Sunidjot (Haust 1941; Nicolas, 1999)

Sure / wal. Sûre

Seûrîs (Francard, 1994)

Grèvîs (vairons) (AO2 ; Haust 1941 )

Suxy / gaum. Chuchi

hab. Chuchots (Dico 2005, 8)

 

Brocârts ((Dico 2005, 8) ; brocards, chevreuils mâles (Bourguignon 1928))

Loups-garous (Dico 2005, 8)

Ce village est entouré de toutes parts par de profondes forêts. (Bourguignon 1928)

Buchetîs (Dico 2005, 8)

 

Tchotchots (Defosse)

T

Tangissart / wal.

Tandjissaut

Mikelèts (DE 2004)

Tarcienne / wal. Taurcène

Myins (F.J., Cela vaut bien une statue à Vodecée, in: VA 04/09/2012)

Taverneux  / wal. Tavèrneû

Leûps (Dico 2005, 19)

Tellin / wal. Tèlin

Cadèts ((Dico 2005, 39 ; Haust 1941); orgueilleux, « glorieux », vaniteux (Bourguignon 1928))

L’esprit populaire ajoute que les habitants de cette localité aiment les beaux vêtements et les manières distinguées. Par exemple, ils ne se moucheraient jamais avec leurs doigts devant les étrangers. (Bourguignon 1928)

 

Pour les gens de Bure : « Lès cadèts d’ Tèlin sont fiérs avou rin à l’ otche. »  (Petit, 1987)

Templeuve / pic. Timpleuve

Plats Dos (Haust 1941)

Temploux / wal. Timplou

Mougneûs d’ sirôpe (F1)

Mougneûs d’ daguèt (DE 2004)

Tenneville / wal. T’nîvèye

Tchacâs (chabots (poissons)) (Francard, 1994 ; DE 2004)

Termes / gaum. Térme

Tchèts (Bourguignon 1928 ; Dico 2005, 8)

Tesny / wal. è l’ Tèsnî

(Wandre) Grêyes Pîds (pieds frêles) (DE 2004)

Theux / wal. Teû

 

Bourdoneûs (DE 2004 ; P1)

Vèrts vantrins (DE 2004 )

 

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés /  A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (DE 2004 )

Thibessart / wal.

Tcheubéssât

Tchacâs (chabots) (Dico 2005, 21 ; Haust 1941 ; Mouzon, notes)

Thieulain / pic. Tieûlin

Courtanîs (DE 2004)

Thiméon / wal. Tumion

hab. Tumionîs (Bastin, 1965)

 

Sarazins (DE 2004) 

Cossons  (DE 2004) 

Cindreûs (Haust 1941)

 

Zébotîs (habitants du quartier de Zébo) (O0)

Thimister / wal. Timistêr

 

Leûps (Haust 1941)

Minerie:  à l’ Minerêye: lès Bâbous (Haust 1941)

Gnègns (DE 2004)

Bambous

Tègnes

 

« Lès Clérmonîs sô rètchèssîs, lès Bâbous sô rècorous, èt lès Gnègns sô n’monous. »

(sont restés, ont tenu bon). Haust 1941

 

(à Clermont) « Mèrde aus Gnègns ! Vîve lès Clérmonîs ! »

« Lès Bambous,sont rècourous, / Lès Clérmonîs l’s-ont rètchèssî ! » (DE 2004)

Thines / wal. Tîne

(prov. de Brabant) hab. Tinwès (Coppens, 1959)

Thirimont / wal. Tîrimont

(Beaumont) Asblouwis (Lépine, 1972, 8) (ou Asbleuwis) (note de Pierre Dutron)

Thirimont / wal. Tîrimont (è _)

(Waimes) Mouhis strons (mouhi: moisi) (Pinon, 1994 ; Bastin, 1939)

Toûrneûrs (Bastin, 1939 ; JB)

Le seul village du coin qui n’ a pas fait passer ‘oû’ à ‘ô’: toûrner, noûne, boûsse, … (Waimes-Faymonville: tôrner, nône, bôsse, …) (Bastin, 1939)

Thisnes / wal. Tîne

(prov. Liège) Coks d’ Îne (Haust 1941)

Thuin / wal. Twin

Boulots (DE 2004) 
 

Ville-Basse: à l’Vau: lès Macâs (Haust 1941) ; Makas d’ èl Vau (DE 2004) ; Makas (Hanon 1953); Avalois, Guèrnouyes (DE 2004) 

Ville-Haute: à l’Vile: lès Catulas (Haust 1941) ;

Citins, Montagnârds (DE 2004) 

Thulin / pic. Tulin

Oies (DE 2004) 

Thy-le-Bauduin / wal.

Tî-l’-Baudwin

Fieus

Godîs (check) (Lépine, 1972, sn)

Thy-le-Château / wal.

Mètaleûs (F.J., Cela vaut bien une statue à Vodecée, in: VA 04/09/2012)

Thynes / wal. Tin.ne

(prov. de Namur) Bauyaus (Haust 1941)

Adôreûs d’ balons (Haust 1941 ;  DE 2004)

Tihange / wal. Tîhondje

Payîsons (Haust 1941)

Tilff / wal. Tif

Tapeûs d’ Bon Diu è l’ êwe (DE 2004) 

Tillet / wal. Tiyèt

Gayèts (taureaux) (Bourguignon 1928 ; Haust 1941 ; Francard, 1941)

Tilleur / wal. Tîleû

Råyeûs d’ årmås
Mås d’ arèdje
Bleûs-mås (DE 2004)

 

Dans la région liégeoise, un dicton circulait : « Tîleûr, payis d’ voleûrs ». Cela ne plaisait pas forcément aux habitants, mais cela avait un fond de vérité.

(Propos de Jean Borguet recueillis par Serguiéi Macarenko) (Hèyeûs, 2006 )

Tintange / lux. Tënnen

hab. Tënnener (Dico 2005, 13)

Tintigny / gaum. Tintenî

Tintigneûs ou Tigneûs (teigneux) (Bourguignon 1928)

Torgny / gaum. Toûrgni

Torgnolès ; Torgnoles (Dico 2005, 34)

Tour / wal. Toûr

 

(Durbuy) « Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /  In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970, 203)

Tourinne-la-Chaussée / wal.

Toûréne

Longs Pîds (Haust 1941)

Tournai / pic. Tournè

Chonclotîs (DE 2004)

Toûrn’nus (DE 2004)

Ste-Brice : Briscots (DE 2004)

 

Les Tournaisiens sont considérés comme des personnes qui « toûnenut » facilement et vous jouent des tours. Cela tient sans aucun doute au fait qu’il y a « tour » dans le radical du mot. On dit aussi la fameuse phrase les Tournaisiens sont là; mais, pas précisément dans le sens de la légende historique. Selon celle-ci, ces paroles auraient été pronon­cées par Godefroid de Bouillon lors de la prise de Jérusalem. A un moment donné la victoire semblait échapper aux Croisés. C’est alors qu’on tentât une offensive désespérée en faisant avancer une tour rou­lante contre la Porte de Damas. Les deux premiers chevaliers à péné­trer dans la ville et à permettre aux Croisés de la prendre, en les suivant, furent les deux chevaliers tournaisiens : Lethalde et Engelbert. (Yernaux-Fiévet)

Tournay / wal. Toûrnê

Tournikèts

Toûrne à riè (Contact, 1986 ; (tourne à rien) (Bourg. 1928)

Traimont / wal. Trêmant

Gros Maltons (bourdons) (Dico 2005, 21)

Transinne / wal. Transine

hab. Baraques : lès Barakes : Barakîs (Haust 1941)

 

Oulines (chenilles) (Defosse ; Haust 1941 ; Bourguignon 1928)

Skirons (écureuils) (Bourguignon 1928)

Trazegnies / wal. Trèjenî

Côrbaus (O0) (Coûr- (Haust 1941 ; DE 2004 ; Cor-, Coûr- (Bastin, 1969)) 

anct. Bouflêrs (Haust 1941)

Trèsfontaines / wal. Trèfontin.ne

(Erneuville) Bascolètes (belettes) (Marquet, 1966 ; AO2 ; DE 2004)

Lumeçons (Haust 1941 ; Dico 2005, 39)

J. Haust donne Limeçons (limaces). (Marquet, 1966)

Trois-Ponts / wal. Lu Treûs-Ponts

hab. Treûponês (Haust 1941)

Tronquoy / wal. Troncwa

Peûs d’ bwas (poux de bois) (Contact, 1986 ; Dico 2005, 31)

Leûps (forme employée à Verlaine) (Contact, 1986)

Tubize / wal. Tubize

hab Tubizyins (-ziènes) (Rif 1966)

U

Ucimont / wal. Ûcimont

Oulinots (chenilles) (Bourg. 1928 ; Dico 2005, 7 ; Haust 1941)

Udange / lux. Éiden

Fèrgougnâs (ferrailleurs, bricoleurs, gens occupés à une foule de petits métiers misérables)

Armagnaks

Ce vocable a paru étrange aux Wallons de la région voisine. Comme les habitants d’Udange parlent le luxembourgeois, ils les tiennent pour des gens compliqués, arriérés, dont nul ne comprend le langage. Ils leur ont dès lors attribué un surnom choisi parmi les mots les plus abracadabrants de leur vocabulaire. (Bourguignon 1928)

V

Vance / wal. Vance

hab. Vancetîs (Dico 2005, 12) 

 

Troufîs (arracheurs de tourbe) (Louline,1993 ; Bourg. 1928)

Les marécages qui entourent la localité ont, au XIXe siècle, fait l’objet d’une exploitation intense. On recherchait latourbe comme combustible et comme litière pour le bétail.

Faubourins (habitants du « Faubourg »,. nom porté par une rue du village. Dans un but de dénigrement, on en étend l’application à toute la localité.

Le parler de Vance. On accuse les natifs du lieu de parler d’une voix blanche, d’ouvrir démesurément les diphtongues an, en et on et de les prononcer uniformément comme au. Ils diraient. par exemple. au lieu de: «Ces djens sont d’ Vance ». « Ces djaus saut d’ Vauce ». D’où le verbe « vaucîr », qui signifie: parler comme à Vance et le gentilé ironique « Vaucetî ». (Bourguignon 1928)

Vaux / wal.

(Noville) Leûps (loups) (Dico 2005, 4 ; Francard 1994)

Vaux-Chavanne / wal. Li Vâ(-d’-Chavan)

(è l’ V.) Vantelîs (Dico 2005, 24)

Vaux-lez-Rosière

Cf Vaux-sur-Sûre

Vaux-Noville

Cf Vaux (Noville)

Vaux-sous-Chèvremont / wal. Vå-so-Tchîvrimont (è _)

Lohîs (grosses tartines)

Bodjeûs d’ Bon-Diu

Bribeûs (DE 2004) 

Vaux-sur-Sûre / wal. Vâ-(a)d’dé- Rosière

Râwiês (grignoteurs) ( _dé Vâ (à cause de leur prononciation?) (Haust 1941))

(S0 ; Bourguignon 1928; Francard, 1994)

Vecmont / wal. Vèkemont

Mokions (moucherons) (AO1)

Velaine / wal. Vèlin.ne

Canadas (pommes de terre) (O0 ; DE 2004)
Mougneûs d’ djote (Haust 1941; DE 2004)

 

« II èst-arivé come les cana­das d’ Vèlin.ne, i n’ a nu bia costé » signifie : il n’a rien de beau, ce en quoi il ressemble aux pommes de terre de Velaine. (Danhaive 1930, 11)

Velaines-lez-Tournai / pic. Vlin.ne

Balous (DE 2004) 

Velaine-sur-Sambre

Cf Velaine

Vellereux / wal. Vèr’rè

Tchèts (Francard, 1994)

Gayèts (Haust 1941

Coûpeûs d’ gayèts (Dico 2005, 19)

Vencimont / wal. Vèncîmont

Magots (Doppagne, 1953 ; F1)

D’où vèn’ (litt. « d’où  vient »)

Cias d’ où  (litt. « ceux   d’où » en fonction de la   fréquence du son ou dans le parler de Vencimont)

Cwène-dou-gades  (variété  de  pommes  de terre  spécialement  cultivée  à  Vencimont) (-dè- (Defosse))

 

« Dou l’ taute au suke avè dou suke dèssus » (à Willerzie) (la tarte  au sucre avec du  sucre  dessus)

(Doppagne, 1953)

Ver / wal. Vêr

(Custinne) Makés (F1)

Makèts (DE 2004)

Verlaine / wal. Vêrlin.ne

(Neufchâteau / prov. Lux.) Raguiaus (bègues) (Contact, 1986)

Rakiots (qui ont la voix rauque ?) (Dico 2005, 31)

Vert-Buisson / wal. à Vêrt-Bouhon

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt-Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (DE 2004)

Verviers / wal. Vèrvî

hab. Vèrvîtwès (Haust 1941)

Matchèts (Haust 1941 ; DE 2004) 

Magneûs d’ pèlotes (mangeurs d’épluchures) (Haust 1941 ; DE 2004) 

Râseûrs d’ ohês (DE 2004)

Voleûs d’ tchèts (DE 2004)

Panê-cous (DE 2004)

Vesqueville / wal.

Vèskèvèye

Vèsseûs ou Vèheûs (putois ou vesseurs) (Dosimont, 2000 ; Dico 2005, 35) (Vèsseûs (Laurent Dabe, in : L’Ardenne entre bruyère et myrtille, 2003, p.45))

 

Cet animal est tellement caractéristique de l’Ardenne, pays de haies et de ravines, qu’il a donné naissance à un type folklorique, dont la promenade à travers les rues de certains villages faisait, il y a un demi-siècle encore, la joie de la popu­lation. On devine que le sobriquet des gens de Vesque­ville est emprunté à un calembour facile sur la première syllabe de leur nom. (Bourguignon 1928)

Vezin / wal. B’jén

Parbolès (F1)

Vezon / pic. à V’zeon

Sots (DE 2004)

Vielsalm / wal. à l’ Vî-Sâm’

hab. Sâmiots ((Haust 1941) ; habitant du comté de Salm (Bastin, 1939)

 

Man.mans (Fourgon, 1999)

Pourcês (à Bihain) (Lejeune, 1974)

 

Platês (fabricants de boissellerie ; marchands d’écuelles en bois) (Bourguignon 1928)

La fabrication de fourchettes, jattes,  plats, assiettes., coffres,  etc. constituait, au  XVIIe et au XVIIIe  siècle, la principale industrie de la région. De nombreux colporteurs parcouraient la pro­vince, chargés de « loces », de « platês » et de bien d’autres objets de râclerie. C’est sous cet aspect que les « Sâmiots » étaient connus des populations de la province. D’où leur sobriquet de « Platês », qui tombe actuellement en désuétude.

(Bourguignon 1928)

 

On se moque surtout du parler sâmiot, ’salmien’, propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale -û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l’ sope âs pûs, d’vins on cramû, à l’ cwène do fû. »

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu.)

Cf l’expression: « I fêt freûd, dj’ a lès deûts si reûds. » (Il fait froid, j’ai les doigts si raides (endoloris).)                               

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l’ lècê, (écrémer le lait) La fermière séparait la crème du ‘lait à l’aide d’’une cuillère) (Lejeune, 1974)

Vierves / wal. Vièpe

Durès crousses (Lépine, 1972, 10)

Dures croûtes (DE 2004), parce qu’ils allaient travailler dans les bois où leur pain de provision dur­cissait (Danh. 1930, 10)

Viesville / wal. Vîvèle

Bateûs d’ cok DE 2004

Sarasins (DE 2004 ; Bastin, 1965 ; Haust 1941)

Vieux Moulins 

(_ d’Hargnies ) (F) P’tits Cinsîs

Puris Cinsîs (Doppagne, 1953)

Vieux-Sart / wal. au Vî-Saut

(Brabant) Bèsaces (DE 2004) 

Tchâles (la plupart des hommes y ont Tchâle (Charles) pour prénom) (FB 1925)

Villance / wal. Viyance

hab. Viancinîs (DE 2004)

 

Grèvîs (vairon) (Petit, 1987 ; Elsdorf / Delairesse, 2004)

Grandes Panses (Bourguignon 1928 ; Haust 1941)

Leups (loups) (Bourguignon 1928)

Pèle-panses (Bourguignon 1928 ; Haust 1941; Dico 2005, 21)

Tahons (Bourguignon 1928)

Ville-du-Bois / wal. Vèye-do-Bwès (à l’ _)

Cawês (Fourgon, 1999 ; Haust 1941)

Magnêus d’ salade (Dico 2005, 42)

 

« A l’ Vèye do Bwès, ont come lès rats dès pèlèyes orèyes. »

(Jean-Marie Hurdebise, in : Fourgon, 1999)

Villers-deux-Eglises / wal. Vilé-l’-Djobin

Djobins (F1 ; Haust 1941)

Villers-devant-Orval / gaum. Vilé-d’vant-Orvau

Tchèts (Dico 2005, 14)

Villers-en-Fagne / wal. Vile-è-Fagne

Panses d’aragne (Lepine, 1972, 9)

Villers-la-Bonne-Eau / wal.

Vilé

Djènisses (bruants jaunes) (Francard 1994 ; Dico 2005, 4 ; Bourguignon 1928 )

Villers-la-Loue / gaum.

Vilé-l’-Olu

Loups

Camoussès (moisis) (Fouss s.d.; DE 2004 ; Bourg. 1928)

Villers-la-Tour / wal. Vilé

Simplots (DE 2004) 

Villers-la-Ville / wal.

à l’ Abi

Tiènetîs (habitants du « Tiène ») (O0)

Villers-le-Gambon / wal.

Vilé

Tchins (M.M., 1995; F1 ; Delairesse- Elsdorf, 2004)

 

Tchés (copains, bonshommes (sic)) (Lepine, 1972, 9)

Villers-le-Peuplier / wal. Vilé-l’-Plope

Tonias à pèkèt  (DE 2004)

 

« A Hanut, / Lès crotes å cu, / A Vilé (Villers-le-Peuplier) / Po lès discroter. » (DE 2004)

Villers-le-Temple / wal. Vélé-lès-Timpes

Loyâ-strons (Haust 1941)

Villers-Sainte-Gertrude / wal. Viyé

 

Rimailles parlées groupant Ferrière, Izier, Villers-Sainte-Gertrude, Heyd et Bomal intéressant les communes de

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré / In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le « thier »; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970)

Villers-Saint-Ghislain / pic.

Vilé

Nwars Salons

Blancs Talons (DE 2004) 

Villers-sur-Lesse / wal. Viè

Cwarnayes (Haust 1941)

Chinârds (F1)

Villers-sur-Semois / gaum.

Vilè

Hoguèts ou Hoguaîs (Fouss, s.d.; Bourguignon 1928)

 

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles. sont appelés les Hoguèts ou Hoguaîs. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer. (Fouss, s.d.)

 

Ce surnom est donné aux habitants de toute la commune de Villers-sur-Semois, qui com­prend, outre le chef-lieu, les villages de Harinsart, Orsinfaing et Mortinsart. On étend même parfois cette appellation aux autres localités du bassin de la Rulles : Habay-Ia-Neuve, Habay-la-Vieille, Nantimont, Houdemont, Rulles, Marbehan, si bien que le toponymiste L. Roger n’a pas craint d’employer l’expression de « Pays Hoguet » (72), qui désigne toute la partie septentrionale du canton d’Eure. Les renseignements que j’ai pu recueillir montrent que si le nom de Hoguais n’éveille aucune idée précise à Arlon, à Vinon et à Neufchâteau. il n’en est pas de même à Châtillon et Saint-Léger, d’une part, à Sainte­-Marie-sur-Semois, à Rossignol et à Tintigny, d’autre part. Dans ces trois dernières localités, on l’attribue à la prononciation très brève du groupe « et », qui rem­place indifféremment les sons e, è, ê et ai du français A Châtillon et à Saint-Léger, par contre, on accuse les habitants de la vallée de la Rulles de se prévaloir à tort du nom de Gaumais. Leur parler est, dit-on, tout et du wallon, à fait différent de celui que l’on entend sur les rives de la Vire et du Ton. Les sons énoncés par les lettres se heurtent les uns aux autres et la consonne r est dure à l’oreille. Cette manière de prononcer est exprimée par le verbe « rhoguîr» ou « rwoguîr ».

Il en résulte que les Hoguais sont tout simplement les gens qui parlent d’une voix rauque. Notre interpré­tation concorde donc en tous points avec celle de M. le professeur J. Haust qui fait dériver ce blason du terme « hokîr » (bégayer) (que nous traduirions plutôt par « mal parler»). (Bourguignon 1928)

Villés / wal. Lès Vilés

(Corroy-le-Ch.) Rûwe des Jwifs (DE 2004) 

Virelles / wal. Virèle

Spotchîs (DE 2004) 

Vireux-Molhain (F) / wal.

Vîreu-Molè

hab. Molèts (Doppagne 1947)

Vireux-Wallerand (F)  / wal.  Vîreu-Valerand

hab. Bayamonîs (Doppagne 1947)

Virginal / wal. Vèsenau

A la ducace de septembre, les Henripontois avaient coutume de dire :

« À l’ ducace dè Vèsenau (Virginal) / L’ iviér è-st-au trau,

À l’ ducace d’ Hinripont, / L’ iviér èst bî parfond. » (Jous, 1976)

Virton / gaum. Virtan

Hape-tchâs (engins servant à décrocher le jambon ou la saucisse de la cheminée) (à Ethe) (Dico 2005, 43) (DE 2004 ; Fouss, s.d.)

 

Sègneûrs d’ la griédje-au-bos (Haust 1941)

 

Virton, capitale de la Gaume, est la ville des «Seigneurs de la Grange au Bois ». Les Virtonnais eux-mêmes se sont appelés de ce noble blason. Le sobri­quet, pardon, le titre à une origine historique. En 1612, la Ville de Virton a acheté une ferme enclavée dans ses bois. Elle portait le nom de « Grange au Bois »: Une juridiction foncière était attachée à cette terre. Du coup les bour­geois de Virton se sont considérés eux-mêmes comme « co-seigneurs » de la dite Grange. Le Musée gaumais possède un sauf-conduit accordé au Sieur Charle, qualifié officiellement par l’administration communale de «Seigneur de la Grange au Bois » .

Mais les villages voisins n’ont pas manqué leur revanche.

Les gens d’Ethe les blasonnent « hape-tchâ ». Ce nom désigne le crochet servant à décrocher le jambon ou la saucisse qui pendent dans la cheminée.

D’après ces mêmes voisins médisants, nos bons Virtonnais avait l’habitude d’aller rendre visite à de lointains parents, l’après-midi ou le soir de la fête, sachant qu’on leur servirait du jambon. Naturellement, en partant, ils invitaient poliment leurs hôtes à une des deux fêtes de Virton. Ceux-ci le plus souvent trouvaient porte close ! Les malins « hape-tchâ » avaient pris soin de s’éclipser.

Djan de Mady Héros populaire de la Gaume. Personnage mi-historique, mi-légen­daire. Né à Velosne, disent les uns, à Beauregard, selon les autres, ou même à Virton, rue Grassoie, il aurait vécu au début du XVIIe siècle.

(p.69) Etait-il savetier ou forestier? On ne sait au juste! Mais violoneux, conteur de « flauves », farceur, bon vivant et pique-assiette ), bohême, il l’était, personne n’en doute. Aujourd’hui encore, une bonne histoire est volontiers attribuée à notre Djan. En somme, il est de partout et de tous les temps, au pays gaumais.

Albert Yande l’a célébré en un poème épique écrit en patois de Harinsart (Villers-sur-Semois) (Fouss, s.d.)

 

Tribolèts (batailleurs, querelleurs (Bourguignon 1928)) ((Dico 2005, 43) ; -bou- (DE 2004), (Bourguignon 1928))

Visé / wal. Vîsé

Chawês

Åwes (oies) (DE 2004) 

Vitrival / wal. Viètrîvau

Catoulas ((Marguerite Duchâteau); -tu- (O0))

Vivegnis / wal. Vigni

Omes di hôye

Hoûyeûs

Reudès panses

Laudjès panses

Peûs (DE 2004)

Vivy / wal. Vivî

Canlèts (DE 2004 ; Dico 2005, 7 ; Haust 1941)

Pichelotîs (Dico 2005, 7)

Vlessart / wal. Vlèssât

Tchacâs (Dico 2005, 21)

Cus d’ tchacâs (FB 1925)

Vodecée / wal. Vôdecêye

Tchats (chats) (Lepine, 1972, 9)

Vogenée / wal.  Vôjenêye

Macrales (F.J., Cela vaut bien une statue à Vodecée, in: VA 04/09/2012)

 

Pays des Sorciers (Lépine, 1972, sn)

Sorciers (DE 2004)

 

« A l’ dicauce dè l’ Barake di Bos, / Lès fîyes dè Vôjenêye /

Aveu leûs gros sabots. » (Lépine, 1972, sn)

Volaiville / wal. Vlêvèye

Cus d’ boutèyes (Dico 2005, 21)

Vonêche / wal.  Von.nèche

Boyons

Vottem / wal. Votèm’

Roubîs (béliers) (Haust 1941 ; DE 2004)

Canotes di sôye (DE 2004)

Vresse / wal. Vrèsse

hab. Vrèssous  

 

Vèssous (Doppagne, 1953)

W

Waha / wal. Wahau

Gozaus (Dico 2005, 25)

Waillet / wal. Wayèt

Singlès (F1)

Waismes / wal. Wéme

hab. Wémerês (Haust 1941) «

 

 Kèhigne – kèhagne , / Do foûr dè Fagne, / Do blanc mossê , / Do stron d’ porcê, / Do l’ hyite dè vê / Po lès Wêm’eês. »

(FSMSV, VI, 1936, p. 50. – – Ovifat et Fagne malmédienne)

Kèhigne – kèhagne intensif de higne-hagne, « dispute, querelle, assaut de paroles aigres et mordantes “.

Moquerie contre les Waimerais qui allaient chercher du foin et de la litière de sphaigne (mossê), ainsi que des tourbes, en Fagne. (Pinon, 1994 )

 

« À Wéme, leu djâle lès péne. » ou 

« À Wéme , lè diâle lès péne. » (Pinon, 1994)

 

« À Wéme, lè diâle i déme. » (< …)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« À Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

À Stinba, lès greûs baras (béliers)

À R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

È Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

È Libômont, lès bons flèyons (tartes). » 

(Bastin, 1939, 52)

Walcourt / wal. Walcoût

hab. Walcotîs (F1)

 

(NDLR : à rapprocher de ‘halcotî’, bousilleur?)

 

Tchiyeûs d’ djèt (levure)

Potches trawéyes
Clicoteûs d’ claus

Skèyeûs d’ pouplîs   (F1)

 

Cwérelîs  (hab. du quartier appelé « èl Cwérèle ») (O0)

 

« On n’ èst nén à Walcoût ! »

Expression qui se disait quand au jeu de cartes un partenaire laissait deviner son jeu par des bavardages. On croyait généralement qu’à Walcourt on pouvait dire ce qu’on avait dans son jeu. (Yernaux-Fiévet)

Walk / wal. Walk

Walkotîs (de: halcotî) (Bastin, 1939)

 

Wandre / wal. Wande

Wandions (punaises)

Les habitants de Wandre sont appelés des Wandions (punaises), des insectes un peu malpropres. Pourtant, ils ne sont pas particulièrement malpropres.

(Propos de Claire Bierset recueillis par Magali Nicloux) (Hèyeûs, 2006)

 

« Wandion / Critchon / Dès neûrès bièsses è vosse mohon. » (DE 2004)

Wanfercée-Baulet / wal.

Wan’fèrcéye-Baulèt

hab. (Baulèt : ) Baulètîs (Haust 1941)

 

Tièsses di via (DE 2004) 

 

(Baulèt) Parents 

 

« Il èst d’ Baulèt. » (il est déçu, attrapé) (noté à Fosse-la-Ville, Sart-S.-Laurent) (Haust 1941)

Wanne / wal. Wène

Wihots (Haust 1941)

Wannebecq / pic. Wanebèk

Ripliplirs (DE 2004) 

Warcoing / pic. Warcon

Grèks (DE 2004) 

Wardin / wal. Wârdin

Tchins (Francard, 1994)

Tchèsses di tchin (têtes de chien) (Haust 1941)

(Francard, 1994; Haust 1941; Dico 2005, 4)

Warempage / wal. Warimpâdje

Tchacâs (chabots) (Marquet, 1966)

Waret-la-Chaussée / wal. Warèt-l’-Tchaussîye

Bauyârds (F1, Danhaive 1930, 10)

Warisoulx / wal. Warjou

Djodjos (naïfs) (F1, (Danhaive 1930, 10)

Warizy / wal. Warisi

 

« À Marcoûrt, li djâle î court / À Macrê, li djâle î brêt / À Djupèye, il î marèye sès fèyes / À Warizi, il î marèye sès fis. / À Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. » (Dico 2005, 33)

Warmifontaine / wal. Warmifontin.ne, Warmich (famil­ier)

Lûtåns (nains) ; _, N- (Contact, 1986) ; Lutans (Dico 2005, 31)

 

Clotches duzous l’ Pont (S22)

 

Warnichyins. Médiocre calembour inspiré par le nom de la localité et l’abrégé qu’en donnent les natifs de l’endroit (Warmiche). (Bourguignon 1928)

Warnach / lux. Warnech

hab. Waricher (Dico 2005, 13)

Warnant / wal. Warnint

hab. Warnintîs

 

Tchèts (F1)

Purnalîs (DE 2004)

Warneton / pic. Warneuton

Mountches (DE 2004) 

Warquignies / pic.

Warkeugnîye

Sorciêres (Haust1941 ; DE 2004)

Warsage / wal. Warsèdje

hab. Warsèdjîs

 

Broûleûs d’ sints (Haust 1941) 

Wasmes / pic. Wame

(Colfontaine) hab. Wamesoûs

 

Cats (La Province, 2001)

Faus-Wame (Haust 1941)

Gros minjeûs d’ viau avu gocho

Sots

Panseniers   (DE 2004)

Waterloo / wal. Watèrlo

Paveûs (paveurs) (DE 2004) 

Watrinsart / pic. Watrinsaut

hab Watrichaus (Dico 2005, 14)

Waulsort / wal. Wausôrt

Coucous (DE 2004) 

Wavre / wal. Auve

Makas (timbrés) (Hanon 1953)

Vijins (d’Auve)

Pèpêres èt lès Mèmêres (d’Auve)

Ragalètes (DE 2004)

Frés (FB 1925) Les Wavriens s’interpellent généralement entre eux par le mot « fré » (frère).

 

Wavreille / wal. Wavrèye

Panses d’ èrègne (F1; Haust 1941)

Wegnez / wal. Wègné

Råbolèts (Haust 1941; Rom- (Elsdorf / Delairesse, 2004))

Weillen / wal. Wèyin

« A Wèyin, c’ èst dès crève-fwin. »

Wellin / wal. Wèlin

Bons crétyins (Defosse ; Dico 2005, 44)

Polins (Bourguignon 1928)

Tchins (Petit, 1987)

Wéris / wal. Wèris’

Magneûs d’ tchin (AO1)

Wibrin / wal. Wîbrin

hab. Wîbronîs

 

Macrales (sorcières) (Léon Marquet : Macrins, Macrês) (à Marcouray : Macrês ; à Barvaux : Macrês)

(Francard, 1994)

 

Les enfants de Filly et de Nadrin chantaient à l’adresse des habitants de Wibrin :

« Wibronîs / Tchôdronis / Pèws so l’ dos / Misére po d’zos. »

(Wibronis, chaudroniers, pous sur le dos, misère par dessous). A comparer avec Ramont, supra.)

 

Brigands

La célèbre bande de Géna et Magonette, qui opérait dans la région. il y a plus de cent ans, et qui recruta ses adhérents dans le village lui-même. Est Certainement à la base de ce sobriquet. (Bourguignon 1928)

 

(Dico 2005, 19 ; Marquet, 1966; Bourg. 1928 ; Franc. 1994)

Wicourt / wal. Wîcoûrt

On trouvera à l’article Rachamps un dicton curieux où l’on mentionne ce village, peut-être pour satisfaire aux exigences de la rime. (Bourguignon 1928)

Wideumont / wal.

Wideûmont (è _)

Cus d’ bouchons (Guillaume, s.d.)

Wierde / wal. Vièrte

Lambosètes (mauvais couteaux) (F1 ; Danhaive 1930, 10)

Wiesmes / wal. Vième

Sorciers ? (F1)

Wihogne / wal. Ouhogne

Mayês (Haust 1941)

Willancourt / gaum.

Viancout

Bounetis (porteurs de bonnets de nuit)

Châyas (gens à la démarche disgracieuse, lourde)

Gnâgnâs (Bourg. 1928) ; Gnagnas (DE 2004) (Ce blason est vraisemblablement motivé pu la prononciation locale des mots : « Il y a… » (Bourg. 1928)

Loups  (Bourguignon 1928 ;  DE 2004 ; Haust 1941)

Poupas (Haust 1941)

Willerzie / wal. Vièrzîye

Bounetîs (porteurs de bonnets de nuit) (Bourguignon 1928)

Éwîs

Gnègnès (Defosse ; Bourguuignon, 1928)

Ce blason est vraisemblablement motivé par la prononciation locale des mots : « Il y a… ». (Bourguignon 1928)

Bin’ dou kwa (Defosse; -â (Haust 1941))

 

« Canés d’ Vièrzîye

Mougneû d’boulîye. » (Doppagne, 1953)

Wilogne / wal. Wilogne

Charognes (Copin’Oufa, 21/04/01 ; Francard, 1994)

Wimbay  / wal. Wimbé

Vês (veaux)

Crèvés vês (veaux crevés) (Dico 2005, 39; Marquet, 1966)

Winamplanche / wal.

Winamplantche (è l’ _)

Cawês (DE 2004)

Winenne / wal. Yinène

Cayeûs (Haust 1941; Doppagne, 1953)

Singlés (F1 ; DE 2004)

Winville / wal. Winvèye

Bèles Fèyes (Dico 2005, 21)

Wisembach / lux. Wiisbech 

(/ wal. Wîsemba) hab. Wiisbecher (Dico 2005, 13)

Withimont / wal. Witîmont

(Longchamps) (prov. de Lux.) Mougneûs d’ djambon (Francard, 1994)

Witry / wal. Witri

Copêres (Dico 2005, 21 ; Haust 1941)

Pauves jolis (pauvres jolis) (Dico 2005, 21) : résultat d’une rime médiocre, ce blason associe deux mots disparates et exprime une commisération ironique (Bourguignon 1928)

Wittimont / wal. Witièmant

(Léglise) Cus d’ poyan (P. Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL)

(Cus d’ pouyons (Dico 2005, 21) ; Cus du pouyan (Skiran d’ Djènevau, in : Lès c’rîjes du Lèglîje))

Wodecq / pic. Ok

Sots (Haust 1941), lès Sots d‘ Ok

Wolkrange / lux. Woulker

Klëppelen (volants du fléau à battre le blé)

Voir l’interprétation donnée du mot « Gierden » à l’article : Buvange. (Bourguignon 1928)

Wyompont / wal. Wiyompont

Limeçons (limaces) (Marquet, 1966)

X

Xhavée / wal. à l’ Havêye

(Wandre) Haveûs (DE 2004)

Xhendelesse / wal. Hindelèsse

Golzås

Clawetîs

Bossous clawetîs (DE 2004)

Xhierfomont / wal. Hièrfômont

Hièrfon (Haust 1941)

Xhoffraix / wal. Hofrê

hab Hofurlin

 

« A Hofrê, lès coûrts cotrês. » (Pinon, 1994)

« A Hyofrê, lès côrts cotrês. » (Pinon, 1994)

Boûs d’ fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + (Francorchamps (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939)

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes. 

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. »  (Bastin, 1939, 53)

Xhoris / wal. Horis’

Quand j’étais petite, ici, à Xhoris, j’ai souvent entendu dire:

« Horis’, po rinde chèrvice. » (Xhoris, pour rendre service)

(Propos de Sophie Vincent recueillis par Vanessa Hay) (Hèyeûs, 2006)

Y

Yves-Gomezée / wal.

Îve-Gomezéye

Tièsses d’ en cornes (F1)

Têtes en corne ( ?) (sic) (Lépine,1972, sn)

Yvoir / wal. Uwâr

P’tits mèssieûs (sins l’ sou) (F1)

(_ mossieûs (_)) (DE 2004)

Yvoy / wal. Ouwè (à(-y)-)

Catîs (Haust 1941)

1.2 Rèfèrinces / Références

AL 30/08/2003

Ce samedi, un Bandurlin fera la Mont-Blanc en courant, AL 30/08/2003

AO 11/02/1999

Annonces de l’Ourthe, Blasons populaires et sobriquets I René Henry

AO 18/02/1999

Annonces de l’Ourthe, Blasons populaires et sobriquets II, René Henry

AO 01/04/1999

Annonces de l’Ourthe, Les blasons popu­laires et les sobriquets

AO 25/03/1999

Annonces de l’Ourthe, Blasons populaires et sobriquets

AO 26/12/2002

Annonces de l’Ourthe, Neblon-le-Pierreux, AO 26/12/2002

Bastin 1939

Bastin Joseph, Abbé, En marge de l’anthroponymie malmédienne, p.43-53, in: Mélanges de linguistique romane offerts à Jean Haust 1939

Bastin 1965

O. Bastin, Manuel de grammaire wallonne, 1965

Blason 1970

Le blason populaire en Famenne, in : Contribution au renouveau du Folklore en Wallonie – Vol. IV, L’habitation traditionnelle à l’heure de l’aménagement du territoire (1966), 1970, p.195-205

Bourguignon 1928

Bourguignon M., Le blason populaire luxembourgeois, cah. Acad. Lux., I, 1928, p.27-104 (p.45-sv)

Bruneau 1939

Bruneau Charles, Les sobriquets modernes dans le village wallon de Chooz, p.55-69, in: Mélanges de linguistique romane offerts à M. Jean Haust Liège, 1939

Carly 2019

Carly Miche :, Communication, 27/05/2019

Carrozza 1998

Carrozza Philippe, Eprave: one gazète en wallon, VA 19/10/1998

Carrozza 2005

Carrozza Philippe, Le dico des communes (4), Bastogne, AL 28/01/2005

Coppens 1959

Coppens Joseph, Grammaire aclote, 1959

Couvreur 1993

Couvreur Francis, Météorologie dans le Hainaut occidental, in : Le temps qu’il fait, Tradition wallonne, 1995

Dabe 2003

Dabe Laurent, L’Ardenne entre bruyère et myrtille, 2003

Danhaive 1930

Danhaive F(ernand), in : Le folklore au pays de Namur, 1930, Guide-programme de l’exposition de folklore et d’industries anciennes, A.R. de Namur, p.9-12

Dascotte 1975

Dascotte Robert, Les moqueries, in : MA, 1975

Dascotte 1976

Dascotte Robert, Les moqueries, in : MA, 3, 1976, p.47

Dascotte 1981

Dascotte Robert, Les moqueries, in : EM 6, 1981

De Raadt 1903 

J. Th. De Raadt, Les surnoms des communes belges, BXL 1903

Defosse s.d.

Defosse Charles A., Gentilés, blasons populaires et chants folkloriques des terroirs de Semois et de Haute Lesse in : Terres d’Herbeumont à Orchimont, 17bis, s.d., p.9-36

DE 2004

Delairesse – Elsdorf, Sobriquets des communes de Belgique, Noir Dessin Prod., 2004

Desmet

Desmet Jacques, On sauni à paurt, s.d.

Dico 2005, 10

Carrozza Philippe, Le dico des communes (10), AL 05/02/2005

Dico 2005, 11

Ph. C., Le dico des communes (11), AL 08/02/2005

Dico 2005, 12

Ph. C., Le dico des communes (12), AL 09/02/2005

Dico 2005, 13

Ph. C., Le dico des communes (13), VA 10/02/2005

Dico 2005, 14

Ph. C., Le dico des communes (14), AL 11/02/2005

Dico 2005, 15

Carrozza Philippe, Le dico des communes (15), AL 12/02/2005

Dico 2005, 16

Carrozza Philippe, Le dico des communes (16), AL 15/02/2005

Dico 2005, 17

Carrozza Philippe, Le dico des communes (17), AL 16/02/2005

Dico 2005, 18

Bonmariage Isabelle, Le dico des communes (18), AL 1702/2005

Dico 2005, 19

Carrozza Philippe, Le dico des communes (19), AL 18/02/2005

Dico 2005, 21

Carrozza Philippe, Le dico des communes (21), AL 22/02/2005

Dico 2005, 22

Carrozza Philippe, Le dico des communes (22), AL 23/02/2005

Dico 2005, 24

Isabelle Bonmariage, Le dico des communes (24) , AL 25/02/2005

Dico 2005, 25

P.Carrozza, Le dico des communes (25) – Marche-en-Famenne, AL 26/02/2005

Dico 2005, 26

Jean-Claude Fonck, Le dico des communes (26), AL 01/03/20005

Dico 2005, 28

J.-P. Dt., Le dico des communes (28), AL 03/03/20005

Dico 2005, 3

Ph. C., Le dico des communes (3), Aubange, AL 27/01/2005

Dico 2005, 30

Arendt Jean-Michel, Le dico des communes (30), AL 05/03/2005

Dico 2005, 31

M.L., Le dico des communes (31), AL 08/03/2005

Dico 2005, 32

Wanlin Etienne, Le dico des communes (32), AL 09/03/2005

Dico 2005, 34

VDE, Le dico des communes (34), AL 11/03/2005

Dico 2005, 35

Carrozza Philippe, Le dico des communes (35), AL 12/03/2005

Dico 2005, 37

Lefevre Thierry, Le dico des communes (37), AL 16/03/2005

Dico 2005, 39

M.Ma., Le dico des communes (39), AL 18/03/2005

Dico 2005, 4

Carrozza Philippe, Le dico des communes (4), Bastogne, AL 28/01/2005

Dico 2005, 40

Carrozza Philippe, Le dico des communes (40), AL 19/03/2005

Dico 2005, 41

Lefevre Thierry, Le dico des communes (41), AL 22/03/2005

Dico 2005, 42

Germain Patrick, Le dico des communes (42), AL 23/03/2005

Dico 2005, 43

VDE, Le dico des communes (43), AL 24/03/2005

Dico 2005, 44

M.L., Le dico des communes (44), AL 25/03/2005

Dico 2005, 5

D.L., Le dico des communes (5) – Bertogne, AL 29/01/2005

Dico 2005, 6

Ph. C., Le dico des communes (6) – Bertrix, AL 01/02/2005

(M. Gourdin) lès p’tits viâdjes : Acremont, Assenois, Blancheroreille, Glaumont  

Dico 2005, 7

Ph. C., Le dico des communes (7), Bouillon, AL 02/02/2005

Dico 2005, 8

Ph. C., Le dico des communes (8) – Chiny, AL 03/02/2005

Dico 2005, 9

Ph. C., Le dico des communes (9) – Daverdisse, AL 04/02/2005

Doppagne 1947

 

Doppagne Albert, Toponymie wallonne de France, in : DBR, 2/3, T.VIII, 1947, p.96-108

Doppagne 1953

 

Doppagne Albert, Les noms des personnes de Louette-Saint-Pierre (D 119), in : Revue des langues vivantes, 1953, 2, p.97-114

Dosimont 2000

P.-J. Dosimont, Lès viadjes sobriqués, in : Coutcouloudjoû, 61, 2000, p.4-5

Dosimont 2001

Dosimont Pierre-Joseph, Ene pitite histwâre su l’ lumeçon, in : Coutcouloudjoû, 66-67, 2001, p.18-19

Duchâteau

Duchâteau Joseph (Jandrain), mon grand-père

Dupont-Soubre s.r.

Dupont-Soubre H., in : Glain & Salm Hte-Ardenne, s.r., p.46

Dusart 1986

Dusart Joseph (Souxhon L 87), p.112, in : DW, 14, 1986, p.81-126

E1

Haust Jean, Dictionnaire Liégeois, 1933

FB 1925

s.a., Le tirage au sort, Le Folkloire Brabançon, 1925, s.p.

Fiérain 1965

Fiérain Ursmar, Motrîye dès comunes du Cente, El Mouchon d’ Aunia, 1965

Fivet

Fivet Jean, Sauvadjes noms, spots èt r’vazîs do Payis d’ Nameur, Cercle ‘Pays de Namur’ 

Fourgon 1999

Fourgon Rosalie, in : Les Amis de Logbiermé, 22, 1999, p.37-39

(et Jean-Marie Hurdebise, pour son témoignage sur les gens de Ville-du-Bois)

Fouss s.d.

Fouss, La Gaume, éd. Duculot, s.d., p.66-69

Francard 1982

FRANCARD, Michel, Traditions populaires au pays de Bastogne, 1982

Francard 1994

FRANCARD, Michel, dictionnaire des parlers wallons du pays de Bastogne, éd. De Boeck, 1994, p.1043-4

Francard,2002

p.259, in : Francard, M. éd., Scrîjeûs d’Ârdène, 2002

Gaziaux 1987

 

Gaziaux Jean-Jacques, Parler wallon et vie rurale au pays de Jodoigne, BCILL, 38, LLN 1987

Gérard, 1981

Gérard Gaston, A propos de blasons populaires, in : Glain et Salm Haute-Ardenne, 14, 1981, p.95

Gérard 1981

Gérard Gaston, A propos de blasons populaires, GSHA 14/1981, p.95

Germain 1980

Germain Jean, Topon.e d’Evrehailles [D 8], BTD LIV 1980, p.109-210

Germain 2003

Germain J., Campenaire / Campinaire, blason populaire, nom de famille, toponyme et lexème : de la légende à la réalité, BTD LXXV, 2003, p.85-112

Godenne 1975

Godenne Josianne, La poésie enfantine de Nassogne, EMVW, 157-160, 1975, p.299-351

Guillaume s.d.

Guillaume Marie-Françoise, interview de Joseph Cordier, in : (Libramont), s.d., p.2-3

Habay 2004

Habay / Les Ochainfès ont leur maison de village, AL 17/07/2004 (Orsinfaing)

Habay s.r.

C. Habay, in : Glain & Salm Hte-Ardenne, s.r., p.46

Hanon 1953

Hanon de Louvet R., Wavriensia, 4, 1953, p.72-79

Haucotte 1965

Haucotte Ernest, Motrîye des comunes du Centre èt co d’ alieû, El Mouchon d’ Aunia, 1965

Haust 1941 

Haust Jean, Enquête dialectale sur la toponymie wallonne, 1940-1941, Mémoires de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie

Henry 1999

René Henry, Sobriquets et blasons populaires, AO (s.r. 1/ ou 2/1999)

Henry 1999

René Henry, Sobriquets et blasons populaires, AO (1/4/1999)

Herve 1987

 

Architecture rurale de Wallonie, Pays de Herve, 1987, p.207

Dialectologie thioise (sic)

Hèyeûs 2006

Les « Hèyeûs d’ Sov’nis » de l’A.R. D’Aywaille, Histoire et traditions de nos vallées, TIII, éd. Dricot, 2006

Jous 1976

Abbé Léon Jous, Un dicton d’Henripont, in : MA, 5, 1976, p.87

La Province 2001

in : Le chemin magique de Florine, la Pucelette, La Province, 06/06/2001-

Legros

Legros Elisée, Le blason populaire au pays de Wavre, La Vie Wall. XXVII, 36-41

Lejeune 1974

Lejeune Philippe, Brèves mots sur les blasons populaires de la région, in : Glain & Salm Haute-Ardenne, 1, 1974, p.43-45

Lejeune 1983

Lejeune J. (Hargimont), Noms wallons, gentilés, blasons populaires et sobriquets des communes de Marche, in : Cercle historique de Marche-en-Famenne, 32, fév. 1983, p.161-165

Léonard 1972

L.L. (= Léonard Lucien),  DW1, 1972, p.90-91

Léonard,1972

in :  DW1, 1972, p.90-91

Lépine 1972, 10

Lépine André, Spots et surnoms des communes de chez nous …, Florennes ’72, n°10, juin 1972

Lépine 1972, 5

Lépine André, Spots et surnoms des communes de chez nous …, Florennes ’72, n°5, 1972

Lépine 1972, 8

Lépine André, Spots et surnoms des communes de chez nous …, Florennes ’72, n°8, mai 1972

Lépine 1972, 9

Lépine André, Spots et surnoms des communes de chez nous …, Florennes ’72, n°9, mai 1972

Lépine 1972, s.n.

Lépine André, Spots et surnoms des communes de chez nous…, in : Florennes ’72, s.n.

Liébin 1991

 

Liébin Jacques, éd., Les géants de cortège dans le Centre, Ecomusée régional du Centre, 1991, p.9

Louline 1993

Noms d’ djins, noms d’ places, in : Louline Vôye, Ene bauke su lès bwès d’ l’ Ârdène, T2, 1993, éd. Scaillet, p.186-187

Lucy 1978

 

Gaston Lucy, Contes et légendes d’Ardenne, 1978, blasons: p.7-18

par les chemins d’Ardenne, p.17, LA vie Wall., 1, 1937

Lucy 1999

G. Lucy, Lès tribulâcions dès Bôhinots, p.15-19, Coutcoul., 42, 1999

M.M. 1995

M.M., Vodecée affronte pour la première fois le public du festival du théâtre wallon à Ciney, AL, 28/11/95

Magadés 2003

Plus de 600 « Magadés » en fête, VA 17/09/2003

Mahin 1984

Mahin Lucien, « Louline vôye », Ene bauke su lès bwès d’ l’ Ârdène, T2, éd. Scaillet, 1984

Marcourt 2003

Pol Marcourt – 25/10/2003 : dit à Bêsint su lès djins dè l’ Roche

Marloie 2002

Marloie / Voilà les Baloûches di Marloye (sic), AL 05/02/2002

Marquet 1966

L. Marquet, Le blason populaire à La Roche-en-Ardenne et dans les environs, in : Ardenne et Famenne, 3, 1966, p.130-139

Merlot 1985

Merlot Marie-Laure, Les « mourdreûs » de Godarville, El Mouchon d’ Aunia, 1985

Meulemans 1965

Meulemans Marcel, Motrîye dès comunes duCente, El Mouchon d’ Aunia, 1965

Meuwissen 1992

Meuwissen Eric, la frontière linguistique n’existe pas ?, LS 04/09/1992

Michel 2008

Michel Alex, Dictionnaire du parler gaumais-lorrain de Chiny, éd. CIPA, 2008

Mouzon 1981

Mouzon Raymond, abbé, Blasons populaires (commune de Libramont), in: Larrons, Saxons et Cie, Centre culturel de Libramont-Chevigny, 1981, 1, p.1-3

Mouzon notes

Mouzon Raymond (Neuvillers / Neufchâteau)

Nicolas 1999

Nicolas Roger, Lexique du parler champenois de Sugny, Les Dialectes de Wallonie, T27, 1999

Notes s.r.

in : Notes d’histoire, Région biévroise, s.r.

O0 

Carlier Arille, sous la direction de Bal Willy, Dictionnaire de l’ouest-wallon, Editions de l’Association Royale Littéraire Wallonne de Charleroi, 3 tomes, 1985, 1988, 1991

O5

Dascotte Robert, Trois suppléments au dictionnaire du wallon du Centre, in : Bibliothèque des Cahiers de l’Institut de Linguistique de Louvain, 28, Louvain-la-Neuve, 1985

Otjacques 1998

Otjacques Pierre, Lès fièsses di Walonîye dins la Province du Lucsembourg, p.4-6, Coutcouloudjoû, 37, 1998 (p.4)

Otjacques 2000

Otjacques Pierre, Étude, in: Singuliers, 2, 2000, p.17-20

Les Gaumais et leurs villages / Recueil des noms, des sobriquets, des dictons et des coutumes

Paye-Bourgeois

Paye-Bourgeois Jeannine, Un village hesbignon au temps jadis : Fallais, s.d.

Pector 1925

Pector H ., Sobriquets, in : Le Guetteur Wallon, 20, 1925, p.265

Petit 1987

Petit Gaston, Les sobriquets collectifs de Haute-Lesse, in : De l’Ardenne à la Meuse, 4, 1987, p.117-119

Petit 2000 

Petit Michel, Sugny a son lexique champenois, LS 07/11/2000

Pinon 1966

Pinon Roger, En vue d’un chansonnier folkl. de Charleroi, pp.5-209, Commiss. roy. b. de folkl., 1966, Annuaire XVIII, fasc. 2

Pinon 1973

Pinon, R., Le folklore et la dialectologie du bourdon en Wallonie, Iie p., Les dial. de Wall., 1973-74, pp.19-48

Pinon 1994

Pinon Roger, Un corpus malmédien de rimailles de moquerie, Tradition wallonne, De Malmedy et d’ailleurs, 11, 1994, p. 267-283

Pinon 1994

Pinon Roger, Un corpus malmédien de rimailles de moquerie, Tradition wallonne, De Malmedy et d’ailleurs, 11, 1994, p. 267-283

Ramet 1921

Ramet Alphonse, Œuvres, Verviers 1921

Rif 1966

in : Rif tout dju, 100, 1966

VA 28/08/2004

in : Le Poilu vit à Poil, VA 28/08/2004

VDE 15/03/2005

VDE, Le dico des communes (38),  AL 15/03/2005

VDE 2002

VDE, « Die lustige (sic) Tribolers », La Meuse, 12/01/2002

VW 1967

Quelques aspects du folklore chestrolais, in : La Vie wallonne, 1967, p.166-186

VW, 1967

Quelques aspects du folklore chestrolais, in : La Vie wallonne, 1967, p.166-186

Werner 2006

Werner Laeticia, Les noms de lieux de l’entité de Durbuy, 2006, p.54-59

Werner 2008

Werner Laeticia, Les noms de lieux de l’entité de Durbuy, 2008, p.19-44

Yernaux-Fiévet

E. Yernaux, F. Fiévet, Folklore montagnard,s.d., p.194-195

2 Ilustrâcions dins l’ prèsse / Illustrations dans la presse

Naulène (Nalinnes) - "Le Marloyat"

Habâ (Habay) - lès Cakirans

(VA, 12/2009)

Ète (Ethe) - lès Cassîdjes

(VA, 07/12/2009)

Aule (à-y-_) (Alle(-sur-Semois) - lès Iaulîs

(VA, 30/12/2009)

Bovègne (Bouvignes) - lès Mougneûs d' As (les mangeurs d' aulx)

Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique

Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique Dictionnaire des surnoms du sud de la Belgique

Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire).

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