Dicsionaîre dès spots dès-habitants do sûd dè l' Bèljike / Dictionnaire des surnoms des habitants du sud de la Belgique (gentilés)

PLAN

Blasons / sobriquets et gentilés / noms des habitants

des villes, villages, hameaux, quartiers

 

 

PLAN

1 Spots / blasons populaires

2 Classemints pa tin.mes / classement par thème (en préparation)

3 Rèfèrinces / références

 

NB ( ) = à complèter / à candjî – à compléter / à changer; en italique: à vérifier)

 

Localité en français

walon, picârd,

gaumès,

Lëtzebuergesch

spots (blasons populaires)

noms des-habitants

( gentilés)

Achêne

Achin.ne

Bèveûs (buveurs) (F1)

 

Achouffe

Achoûfe

Couloûves (couleuvres) (Francard, 1994)

 

Acoz

Auco

Chinârds (moqueurs) (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Tchaurs di cûr (chairs en cuir)(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Acremont

Aucreûmont

Paurotchîs (à Offagne : aus Paurotches = Jehonville, Acremont et Sart) (Haust, 1941)

 

Aische-en-refail

Ache (à-y-)

Calebassîs ()(F1)

 

Aiseau

Aujau

Monts d’ bèsaces () (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Aisemont

Inzès-Monts

Gadîs (chevriers) (F1)

 

Aix-sur-Cloie (Halanzy)

Esch-op-der-Huurt

Botterlach (trous de beurre, avec un sens trivial) (Bourguignon, 1928)

 

Al Hez

â Potau

Crapôds (crapauds) (Francard, 1994)

 

Alle-sur-Semois

Iaule

Makès (sots ; entêtés) 

Cus d’ panî (culs de panier)

(Haust, 1941; Doppagne, 1953; Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; F1)

Iaulîs      

Ambly

Ambli

Boks (boucs (population masculine))

Gades (chèvres (population féminine))

(Bourguignon, 1928; F1; Dico, 2005, 30)

 

Amougies

Amoujî

Viaus (veaux) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Andenne

Andène

Siyas ((les « si » (adverbe))

Wês-wês (ou waîs-waîs) (Haust, 1941 ; F1)

A-s’-panses (gloutons)
Chîlauds ()

(Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941; F1)

Andinwès

Anderlues

Andèrlûwe

Bourlètîs

Andèrlûwe = èl Bourlète : car son clocher est surmonté d’un bulbe, ène bourlète (Liébin, 1991)

(Haust, 1941 ; Liébin, 1991 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; O0 ; O3)

 

Angreau

Angrau, Angriyau

Sots (sots, fous) (Haust, 1941)

 

Anhée

An.yéye

Boks (boucs) (F1)

 

Anlier

Anliè

Capères (bêtes, naïfs) (F1)

Cus d’ apwès (les culs de poix)

lès Bî ây ‘les bien oui’ et ces deux phrases caractéristiques du wallon d’Anlier :

« I n’ avît ni tchî ni scordjîe ni rî èt lès vatches bizît. »

(littéralement : ils n’avaient ni chien ni fouet ni rien et les vaches couraient’)

« Wâde î tchî qui tchît su l’ pârtche ! »

(regarde un chien qui ch… sur le fumier !)

A Léglise, on prononce:

« Bè oy, pôrtche, avyint, bizyint, ryin, tchyin ».

(avec un ‘in’ très légèrement nasalisé) (VW, 1967)

 

Anloy

Anlè

Fwâchètes

Chwâpelètes (Haust, 1941)

Frotchètes (hannetons) (Bourguignon, 1928)

 

Ans

Ans’

“I ravise lès djins d’ Ans’, i n-a qu’ po s’ panse.”

((trivial) Il ressemble aux gens d’Ans, il n’en a que pour sa panse.)

“Chake po s’ panse, come à Ans’.”

((trivial) Chacun pour sa panse, comme à Ans.)

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ansart 

Ansât

Cus d’ tchacâs (culs de chabot (poisson))

Wardeûs d’ oyes (gardiens d’oies) (Dico, 2005, 40)

 

Anseroeul

Ansereu

Bonasses (bonasses)
Viaus (veaux) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Anthée

Antéye

Flaîrants  (puants) (F1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Arbrefontaine

èn-Âfontêne (il est d’n-_ ou d’ _)

Hotelîs (porteurs de hotte) (Dupont-Soubre, s.r.)

Cusins (cousins) ((Lejeune, 1974), Keusins (Haust, 1941))

Hoûbions () (Haust, 1941)

L’expression « v’ni â monde à Nâfontin.ne » s’applique, dans la région, aux personnes dont on suspecte l’intelligence. (Bourguignon, 1928)

 

Ardenne

Ârdène

Âgneûs (paysans, lourdauds) (de : Åd’neûs (Ardennais) avec influence de « ågne » (âne) (Haust, Dict. liégeois)) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Ârdinwès (Å-)

Argenteau

Årdjètê

Bordalîs (libertins) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Arlon

Arel

Areler Gecken (fous arlonais))

Me paraît provenir de ce que le Carnaval ne se célébrait autrefois que dans la ville, à l’exclusion des villages. Un fou est tout simplement un masque.

A rapprocher de l’expression «Du, Areler Geck, du hues an de Girscher Pets gekuckt ». (Fou Arlonais, tu as regardé dans le puits de Guirsch).

Ce puits, situé dans une localité où l’on invoquait saint Willibrord pour obtenir la guérison des maladies mentales, passait, dans l’esprit populaire, pour entretenir la folie. (Bourguignon, 1928

 

Choumaks (cordonniers) (Bourguignon, 1928)

Cette épithète est encore couramment appliquée à tous les Arlonais par les habitants du Pays Gaumais. Autrefois. en raison du système corporatif, il n’était pas possible d’apprendre ce métier en dehors des villes. Aussi, les villageois avaient-ils l’habitude de confier leurs chaussures usagées à des artisans qui revenaient. à époques fixes. travailler à domicile. Ces joyeux compères effectuaient des tournées dans tout le plat pays et leur venue était considérée comme un évènement. Presque tous étaient Arlonais. J’ai connu personndlement le dernier Chou­maque. un sieur Munster, dont l’açrivité se maintint jusque vers 1918.

Choumak est la traduction du mot allemand

« Schuhmacher ». En raison de son aspect exotique.

ce terme a pris un sens péjoratif. Une mere qui veut se faire obéir de son enfant le menace de l’envoyer chez les Choumaques s’il n’est pas raisonnable. La formule produit souvent son effet.

 

Hommes de la Butte (sic)

Gens de la Knipchen : l’expres­sion s’explique par la situation géographique de la ville.

 

Hetschegaass, ou habitant de la rue de ce nom. S’étend, avec un sens péjoratif, à tous les Arlonais.

 

(à Bastogne : Ètchègâs’ (Francard, 1994))

 

 

Hierksfréisser (mangeurs de harengs ou de sau­rets)  (Bourguignon, 1928)

Les villageois de la contrée, qui élevaient quelque bétail et consommaient notamment la viande de leurs porcs. durenr s’étonner de voir apprécier le poisson séché par les habitants de la ville.

Amour des femmes d’Arlon pour la boisson. Cette particularité est attestée par une chanson locale. qui s’exprime en ces termes:

„Zu Arel op der Knipchen, / Do sinn die Weiber frou ! /

Si drénke gär eng Schlippchen. / Eng rifft der aner zou.“

(A Arlon sur la colline, les femmes sont contentes. Elles boivent volontiers une lampée et s’invitent mutuellement)

Cette chanson n’a rien d’original. Elle semble n’être qu’une adaptation de celle que l’on signale à Daleiden, dans la région de l’Eifel :

„Zo Dohnen ob dem Knippchen / Do sind die Weiber froh. / Se trinken gern e Dreppche,/ Reft ein der ander zo… „

Biergerklëppelen (gourdins de la ville)

J’ai souvent chanté autrefois, avec mes compagnons d’école, le refrain suivant à l’adresse de nos condisciples de la ville :

« Biergerkleppel / Schäiss an ‘t Dëppen / Schäiss déck, schäiss dënn / Schäiss de Gievel nit mat em. »

Je renonce d’ailleurs à traduire cette insanité. Les Arlonais nous renvoyaient la balle dans les mêmes termes. en substituant simplement au mot « Bierger » celui de « Bauer » (paysans).

Aujourd’hui, les écoliers de la ville ne comprenant plus l’allemand, leurs «amis » villageois n’éprouvent plus aucune satisfaction à leur recommander de prendre ces

diverses précautions. (Bourguignon, 1928)

Areler

Arloncourt

Arloncoûrt

Bat-l’-boûres (barattes) (Dico, 2005, 4)

 

Arquennes

Arkène

 

Arkinwès

(Coppens, 1959)

Arsimont

Aursumont

Boûtîs (bouviers) (Haust, 1941)

 

Arville

Aurvaye

Lumeçons (limaces (Dosimont, 2000); limaçons : spot

imaginé pour marquer la prétendue paresse de la

population)

Djins d’ la boutèye (gens de la bouteille)

Ce blason n’est point seulement motivé par la facilité de la rime. Une cour féodale, dite de la Bouteille, déjà mentionnée au XVIe siècle, tint ses assises dans cette localité jusqu’à la fin de l’ancien régime (Bourguignon, 1928)

(Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Dosimont, 2001 ; Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941)

 

Asquillies

Askiyî

Pakants () ((Haust, 1941), Pa(s)kants (Delairesse-Elsdorf, 2004))

 

Assenois  (Léglise) 

Asnwa

Wasses (,waspes, wapses (ce dernier à Bernimont) (guêpes) (Mouzon, notes ; Dico, 2005, 21 ; VW, 1967)

 

Hês

Spot occasionné sans doute par la prononciation locale de la conjonction « et ». (Bourguignon, 1928)

 

Assenois (Vaux-sur-Sûre)

Èsnè

Macrales (sorcières) (Francard, 1994)

 

Ath

Ât’

Madrès d’ Ât’ () (à Lessines)

Sots d’ Ât’ (sots, fous)

Bourjoûs (bourgeois)

Gouyasses (de : Goliath, géant d’Ath) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Il èst d’ Ât’ èt nié d’ Ât’, du faubourg de Brategnies, co tondi d’ Ât’ pou cela. »

(Il est d’Ath, et pas d’Ath, du faubourg de Brategnies, encore toujours d’Ath pour cela.)

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Athus

Attem

Attemer Knupp (butte, bosse d’Athus)

On fait parfois allusion, dans la conversation, à un vieux récit selon lequel les habi­tants, incommodés par la présence d’une butte de terre qui occasionnait des inondations, résolurent de la détruire. Ils se mirent au travail avec un grand zèle et s’aperçurent, en fin de compte, qu’ils avaient recons­titué, un peu plus loin, un nouveau monticule tout aussi encombrant que le premier.

 

Métallurgistes. Blason récent motivé par l’industrie locale. (Bourguignon, 1928)

 

Attert

Attert

Stréibierger (bourgeois de paille)

Cette épithète est appliquée aux habitants d’Attert parce qu’ils pré­tendent vivre à la mode citadine.

(Bourguignon, 1928)

 

Aubechies

Obechî

Viaus (veaux) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Aubel

Åbe

de Piipeköp (les têtes de pipe) (Herve, 1987)
Flaminds d’ Åbe (Flamadns d’Aubel) (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Aubin-Neufchâteau

Åbin

Ramonîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Auby

Aubî

Bouks èt Gades (Haust, 1941) ;

Bouks (boucards (population mâle))

Gades (chèvres (population féminine))

Gadelîs (gardeurs de chèvres)

Cette population paraît avoir pratiqué en grand l’élevage du bétail caprin. On ne peut manquer de remarquer qu’Auby est le centre des exploits du fameux pâtre Colau Tchatcha. (Bourguignon, 1928) ..

NB Le Dico (2005,6) renseigne seulement « Gades ».

 

Auvelais

Auvelès

Vatchîs (vachers) (Haust, 1941)

 

Avernas-le-Beauduin

Êm’na, In.m’na

Vias (veaux) (Haust, 1941)

 

Awagne 

Awagne

Mougneûs d’ aragnes (mangeurs d’araignées) (Bernard Louis)

 

Awenne

Nauwin.ne

Vês (veaux) (Haust, 1941; Dosimont, 2001) 

Sabotîs (sabotiers)

La saboterie était une importante industrie locale. (Bourguignon, 1928)

 

Aye 

Auye

Godîs (maladroits, benêts) (Dico, 2005, 25), (verrats) (Lejeune, 1983), (gauches, maladroits) (Bourguignon, 1928)

 

Aywaille

Êwêye

Cous d’awèye (têtes d’aiguille) (AO1 ; Haust, 1941)

 

Baclain

Bâclin

Massotês (ailleurs : nûtons: nains) (Dico, 2005, 22)

Grands Tchapelèts (grands chapelets).

Ce détail rend leur accoutrement caractéristique. (Bourguignon, 1928)

 

Baconfoy 

Baconfwè

Grèvîs (vairon) : habitants de Baconfoy

Grèvèsses (écrevisses) : habitantes de Baconfoy (Francard, 1994)

Tchacâs (chabots (poissons)) (Dico, 2005, 39)

 

Bagimont

Badjimont

Strons d’ pourcê (excréments de porc)

Ce disgra­cieux sobriquet est le résultat obligé de la rime, car la gentilé des habitants de ce village est

« Badjimounès ». Le cri de guerre des enfants du voisinage s’exprime comme suit:

« Badjimont, / Badjimounès, / Stron d’ pourcês, /

Malète deu vê. »

Le Dr Delogne signale que ce blason est d’usage général dans toute la région. (cf id. pour  Wagy: Waji, Wajotès). (Bourguignon, 1928).

Badjimounès (Nicolas, 1999, 175)

Badjimontîs

(Twisselmans, p.165)

Baillamont

Bayamont

Singlés (sangliers) (Doppagne, 1953 ; Haust, 1941)

1  « Bayamont / Bayamouné / Stron d’ pourcê / Malète di vê. » (étron  de  pourceau,  mallette  de  veau)

(à Chairière)                                        

2 « Bayamont / Baye à m’ keu / Baye ta lingue / Dji tchîré d’sseus. »  (à Bièvre)

(‘baille’ à mon c., baille ta langue, je c. dessus)

3 « Bayamouné / Stron d’ pourcê / Qui coûrt après l’ vatche aradjîye pou avou l’ mèyeû dès quârtîs. »

(… qui court après la vache enragée pour avoir le meilleur des quartiers (morceaux))

(Oizy, une femme)

4 « Bayamouné / Stron d’ pourcê / Malète du vê / La sinte coulûve. »

(… la sainte couleuvre) 

(Oizy, un homme).

(Doppagne, 1953)

Bayamounés

Baillonville

Bayonvèye

Singlés (sangliers) (Haust, 1941)

 

Baisieux

Bêsieû

Kètes (personnages drôles) (Haust, 1941)

 

Bambois

Li Bambwès

Tchènas (paniers) (utilisation rare)

Autrefois, les habitants étaient spécialisés dans la

confection de paniers, … (Roger Viroux)

Bambwètîs

Bande

Bande

« Bandurlin / Quawe di tchin / Qui crîve di fin / Podrî

l’ molin ! »

(Bandurlin (habitant de Bande), queue de chien, qui crève de faim derrière le moulin.) (Blason, 1970)

Bandurlins

(AL 30/08/2003; Blason, 1970)

Banneux

Baneû

Leûps (loups) (Haust, 1941 ; AO1)

 

Baranzy

Barazi

Pichalits (-lîts: pissenlits (Bourguignon, 1928 ; Fouss, s.d.)

 

Barbençon

Barbinçon

Cus d’ tchôdron (fonds de chaudron) (Haust, 1941)

 

Barvaux 

Barvê

Vês (veaux)

Plouketeûs (éplucheurs de laine) (Dico, 2005, 10)

Macrês (sorciers) (Marquet, 1966 ; -ès : Bourguignon, 1928)

 

« A Grand’han, c’ èst tos fênèyants,

A Dèrbu c’ è-st-on p’tit Jésus,

A Barvê, c’ èst tos macrês (sorciers). » (Dico, 2005, 10)

 

Barzin 

Baurzin

Tchins (chiens) (Dico, 2005, 44)

 

Bassenge

Bassindje

Bassîs (beliers) (Haust, 1941)

 

Bassilly

Bacheli

Rous (roux) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bastogne

Bastogne

(quartier du Pa là-y-ôt)

Mougneûs d’ sope d’ amon lès seûrs  (mangeurs de soupe de chez les Sœurs)

(quartier du Pa lâvâ)

Rawieûs d’ ochs (do Sèminaîre)) (grignoteurs d’os (du Séminaire)) (Francard, 1994)

Les habitants de Bastogne vendraient le jambon et ne garderaient pour eux que les os. (Bourguignon, 1928) ou

Piche-Cacayes (qui pissent des objets sans valeur)

 

« Bastognârd, cou d’ pètârd*, / Agne dins m’ cou, / T’ ârès du lârd, / Mês n’ î agne nin trop parfond, / T’ ârès du stron. » (Carrozza, 2005 )

((Bastognard, cul de pétard, mords dans mon derrière, tu auras du lard, mais n’y mords pas trop profon­dément, car tu auras des excréments.)

 

Un « Bastognès » est un descendant de parents nés eux-mêmes à Bastogne, tandis qu’un « Bastognârd »  est un étranger qui est venu se fixer dans cette localité. Le blason populaire ne fait aucune différence et ne connaît que des « Bastognârds ». (Bourguignon, 1928)

 

 

*Cous d’ pètârd

‘Spot’ n’ayant aucun sens précis mais qui rime avec Bastognard et que l’on trouve dans le refrain ci-dessus chanté par les enfants (…) :

(variante : « … / Tu agnerès d’dins do stron ! »

(Bastognard, cul de pétard, mords dans mon derrière. tu auras du lard, mais n’y mords pas trop profon­dément, car tu mordras dans dts excréments.)

(Bourguignon, 1928)

 

Coupères (niais) C’est le sobriquet commun des Ardennais appliqué aujourd’hui à leur ancienne capitale.

(Bourguignon, 1928)

Bastognârds (-âdes)

(Francard, 1994)

 

Bauche (Evrehailles)

Bautche

Disbautchis (désespérés) (Germain, 1980, 114)

 

Baudour

 

Baudoû

Campènaîres (, Campénaîres) (habitants de ou des environs (par opposition au « Pa d’là iau »)) (p.94)

< > les Borains dénommaient péjorativement du blason populaire de ‘Manoûs’ les habitants des communes rurales de cette région directement au nord du Borinage (Baudour en particulier), du ‘pa d’là iau’, c’est-à-dire d’au-delà de la Haine (…). (Germain, 2003, 111)

Manoûs (Haust, 1941 ; Germain, 2003 ; pour Baudour et la région environnante (Herchies, Hautrages, Jurbise, …) (Delairesse-Elsdorf, 2004))

 

Baulers

Baulé

Baulés (jeu de mots avec ‘beaux’ et ‘laids’)  (Coppens, 1959)

 

Baulet

Baulèt

Parents (O0, Haust, 1941)

 

« Dji n’ seus nén d’ Baulèt » était synonyme de « dji n’ seus nén d’ èl boune anéye » (je ne suis pas aussi naïf que vous ne le pensez). (Yernaux-Fiévet)

Baulètîs

Baume (La Louvièré)

Baume

Apoticaîres (pharmaciens) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Beaulieu (Erneuville)

Bêleû

Cwarbâs (corbeaux) (Marquet, 1966 ; Dico, 2005, 39 ;

-baus (AO2))

 

Beaumont

Biaumont

Chitoûs (poltrons) (O0 ; Haust, 1941 ; AO2))

Chots (petits poissons) (O0) (aussi Tchots (t.affectueux à un enfant): chéri, petiot (O0); AO2)

 

Beauraing

Biarin

 

Tortias (pâtes à tarte cuite) (Haust, 1941)

 

« C’èst bia, mês c’èst rin. » (AO2)

(C’est beau mais ce n’est rien.) (jeu de mots)

 

Beausaint

Bêssin

Pinsons (pinsons) (Marquet, 1966)

 

Becco

Bècô

 

A Teû / Grands plaîtieûs /

A Bècô / On n’ magne nin s’ sô

A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (Delairesse- Elsdorf, 2004)

 

 

Bêche 

Bèch

Bèchelîs (Dico, 2005, 42)

 

Behême 

P’hême ou Péme

Bèchtirèms (Dico, 2005, 21)

 

Beho 

B’hô

Bockeltz (bouleau) (Dico, 2005, 22 ; Haust, 1941)

De langue allemande, sauf Commanster (à C’manstèr). (Haust, 1941)

 

Beignée

Bingnéye

 

Bingnetî (-trèsse) (O0)

Belgrade

Bèlgrâde

Tautîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bellaire

Bèlêre

Sots d’ Bèle Êr

Canotes di sôye
Clawetîs

habitantes : Vindeûses di nokètes di boûre (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

“C’ è-st-on Bèlêrdî d’ Bèlêre

qu’ a-st-ine bèle aîr, ou nole aîr. »    

 

« Quéle afaîre à Bèlêre,

A Pèrwé, c’ èst co pés,

A Hayot, c’ èst tos sots,

A Mohu, on lès cût,

A Djamagne, on lès magne. »

(Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

Bèlêrd(j)îs

 

Bellefontaine 

Bèlefantée

Inglètes (ongles des porcs et des sangliers)

Cus d’ lanténes

 

Bèlefantène

Cul d’ lantène

Si dj’ t’ atrape

Su l’ haut dès Rapes

Dju t’ casse lès-inglètes (les ongles)

Avu dès p’tites pièrètes (cailloux).   (à Tintigny)

 

(Dico, 2005, 40 Bourguignon, 1928;  Fouss, s.d; Dico, 2005, 40 ; Haust, 1941)

 

Bellefontaine

Bèlefontin.ne

Bètche-à-l’-Crin.me (bec à la crème) (Haust, 1941)

 

Bellevaux 

Bèle-Vau

Chapotîs

Malins (Dico, 2005, 7)

 

Belmont (Ethe (Virton))

Biémont

Origine de Belmont, section du village d’Ethe

Selon une vieille personne d’Ethe, il y a longtemps un nommé Bel­mont., habitant de la commune, s’est rendu coupable de délits qui ont provoqué sa mise au ban du village. Il est allé se construire une maison à proximité d’Ethe, sur une hauteur. D’autres maisons y ont été bâties par la suite d’où le nom « Village de Belmont », mais aussi le mépris que les gens d’Ethe professent à l’égard des habitants de Belmont.

Dicton:

« A-y-Ète, is sant tous’ braves et honiètes.

A Biémont, il n’ i en-n-è pont. »  (Fouss, s.d)

 

(Fouss, s.d ; Dico, 2005, 43)

Bîmounis

Belvaux (Resteigne)

Bèle-Vau

Caracoles (escargots) (

Ce spot paraît provenir de la paresse que l’on attribue gratuitement aux habitants de cette localité. (Bourguignon, 1928)

 

Caracolîs (Haust, 1941 ; Bourguignon, 1928)

 

(Bourguignon, 1928; Petit, 1987 ; Haust, 1941)

 

Ben-Ahin

Bèn-Ahin

 

(habitants de Ben (Bin)): Bènwès  (Haust, 1941)

Benonchamps

B’nontchamp

Grèvèches (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Bercheux

Bêrtcheû

Copêres (F1)

Gros gueûs (Haust, 1941)

Rawiês  (grignoteurs) (Bourguignon, 1928)

Bèrtcheutiès

(Francard, 1994 )

Bergilers

B’djîlé

Aguèsses (Haust, 1941)

 

Berguème

Bèrguème

Cwarbâs (Francard, 1994 ; cwèrbâs (F1, Haust, 1941))

 

Bérismenil

o Mwin.ni

Hozês (houseaux) (Marquet, 1966)

Wéwés (Copin’Oufa – 21/04/01)

 

Berloz

Bièrlô

Bèdots (Haust, 1941)

 

Bernimont

Bèrnîmant

Cus d’ bignon ((tombereaux) (Guillaume, s.d. ; Mouzon, notes ; -bégnon (Dico, 2005, 21))

Cus d’ corbiån (culs de corbillon / corbeilles) (VW, 1967)

Cognès (Dico, 2005, 21)

(Mouzon, notes ;  VW, 1967 ; Dico, 2005, 21 ; Dico, 2005, 31 ; Guillaume, s.d)

 

Bertogne

Bièrtogne

Lêds Tchins (Edouard Ries (Bertogne))

Baloûjes (Edouard Ries (Bertogne))

Tchins (Marquet, 1966 ; Haust, 1941; Dico, 2005, 5 ; Francard, 1994)

J. Haust donne Tchèts qu’il a noté à Mabompré (Engreux). (Marquet, 1966)

 

Bertrée

Biètrêye

Poûrîyès Dorêyes (O0)

 

Bertrix

Bèrtrè

Baudèts (Doppagne, 1953)

Bèrtrijots

Beuzet

Beûzèt

 

Buzètîs (F1)

Beyne-Heusay

Bin.ne-Heûsê

Bouroutes

Coupèrous

C(ou)rouboutîs

Clawetîs

Cous d’ Beûr di Bêne (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Bênetîs

Bierghes

Bièrgue

R’vindeûs d’ sints

Mindjeûs d’ lârd d’ Amérike (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bierwart

Bièrau

Chébichants ? (F1)

Chêbis (Haust, 1941)

Bièrautîs

Biesme

Bieume

Bèdaudîs (F1)

 

Biesmerée

Bièmeréye

Pèlots (De Raadt, 1903)

Pèlés (F1)

Bièmèrwès (Léonard, 1972)

Biesme-sous-Thuin

Bième

Byin.neûreûs (O0; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Chitoûs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Bièvre

Bîve

Canés

Pèle-panses

 

1 Bîvî, Bîvoté / Cu d’pourcê /  Pèlé mitchot / Rosti gadot / Qui vint trin.ner ta panse / Su l’pont d’ Tament                     

(cul de pourceau, brioche pelée, chevreaux rôtis)

2 Bîvî, Bîvot / Pèlé mitchot / Pèlé gadot. (Wallonia  X)

(Doppagne, 1953)

Bîvîs, Bîvotés     

Bihain

Bihin

Bihain, Regné, Fraiture : lès Cisses du là-hôt (Dico, 2005, 42)

 

Mot utilisé pour désigner un habitant du village voisin : Cawê : lès _s d’ Bihin, lès _s d’ Otré : terme (anc.) de mépris > (actuellement : personne, type) (Habay, s.r.)

 

Binche

Binche

(anc. Bince (O0))

In Binchou, c’est quelqu’un qui veut vous tromper sur la qualité d’une marchandise. (Yernaux-Fiévet)

 

Payis dès Baudèts

Baudelîs

Savetîs

Cossons

Martchands d’ ochas / lokes

Plautelètes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Gn-a trwès mile djins d’vins Binche sans comptè lès stropiès.

I diaureut bin dîs mile, dj’ pinse, si on comptèt lès baudèts. (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Binchoû(te)s (Bastin, 1965 ; Haust, 1941 ; O0)

Bioul

Biou

Grossès Tièsses

Rachisses (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Bioutîs (Haust, 1941)

Biron

Bîron

Baudèts (Bourguignon, 1928)

 

Bizory

B’jôri

Tâtes â riz (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Blandain

Blandan

Grosses Tiètes (Haust, 1941)

 

Blaugies

Blaujî

Sots (Haust, 1941)

 

Bleid

Blèy

Panîs (paniers) (Bourguignon, 1928 ;  -is : Dico, 2005, 43)

On rattache toujours à ce mot le nom de la localité de façon à obtenir l’expression Pani d’ Blé. Ce blason s’explique donc par un jeu de mots.

Mèkions (méteil)

C’est la forme sous laquelle on cultive le blé dans le pays.

Abrunés (ergotés, tachés) (Bourguignon, 1928)

Mèkions abrunèys (Haust, 1941)

L’ergot est une maladie du seigle, rune des deux céréales constituant le méteil ou metillon, la seconde étant le froment. Dans la pratique. on associe le plus souvent les deux derniers blasons. de manière à obtenir le spot «Mékions abronés» ou méteil ergoté, de peu de valeur.

Soyètes (petites scies) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 43)

Cette appellation s’applique aux femmes de Bleid, qui ont la mauvaise habitude de poser sans cesse des questions. (Bourguignon, 1928)

 

(Bourguignon, 1928 ;  Dico, 2005, 43 ; Fouss, s.d.; Haust, 1941)

 

Bleret

Blèrèt

Tådrous (Haust, 1941)

 

Bodange

Bodindje

« A Holindje, li diâle î spindje,

A Bodindje, li diâle î mindje. »

(A Hollange, le diable y dépense* (NDLR : spindjî : teiller (le chanvre, le lin))  ; à Bodange, le diable y mange). (Bourguignon, 1928 )

Ceci paraît signifier que si le diable perd son temps à Hollange, il est, au contraire, très bien accueilli à Bodange. (sic) (Bourguignon, 1928 )

 

(Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 13)

Biedecher

Boelhe

Bôye

Ågnes (Haust, 1941)

 

Boeur

Beûr

Crapôds (Dico, 2005, 19)

 

“Dji vin d’ Beûr èt dj’ a co seû.”

(jeu de mot avec “beûre”= boire) 

 

Bohan

Bôan

Bohas (Bohan prononcé avec la dénasalisation locale (Petit, 2000) ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; -âs (F1))

Clauteûs (cloutiers)

Bohan  fut  un  centre  de  l’industrie  cloutière  jusqu’au  XXe siècle.

Ma cu (à Bohan le possessif masculin mon se dit ma  comme pour le féminin.  Les indigènes disent donc ma cu pour  mon c.)

Ma tabac (de mon tabac) (Petit, 2000 )

Bo.inots (Bourguignon, 1928)

Bôwiné,   Bou-iné,    Bôyiné (Doppagne, 1953) ; Bôhinot (Lucy, 1999)

Boirs

Bwêr

 

Bwèrês; Bwèrkègns (Haust, 1941)

Bois-de-Breux

 

Leûps (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bois-de-Lessines

Bos-dè-L’ssine

Danés (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bois-de-Pontisse (Herstal)

 

Leûps (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bois-du-Ry (Rendeux?)

Bwès-do-Ri

« A Marcoûrt, li djâle î coûrt

A Macray, li djâle î brêt

A Djupèye, il î marèye sès fèyes

A Warizi, il î marèye sès fis.

A Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. » 

(à Warizy) (Dico, 2005, 33)

 

Bolland

Boland

Leûps (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Boncelles

Lès Boncèles

Payis dès Moûdreûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Boneffe

Bounéve

« Êve èt Bounêfe, Ènèfe èt Borlé sont qwate viyèdjes bin noumés. »

(Noté à Vaux-Borset, Jehay-Bodegnée) (Haust, 1941)

 

Bonnerue

Boneru

Surus (Dico, 2005, 19; Haust, 1941)

Sèrus

Gros Cous (gros derrières) (Bourguignon, 1928)

 

Bonneville

Boune-Vîye

Leups  (F1)

 

Borinage

Borinâje

Tiètes d’ houye (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bornival

Bornivau

Blancs Bastons (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Coppens, 1959)

Fous (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

lès cyins ou lès djins d’ Bournivau (Coppens, 1959)

Bosfagne

Bôsfagne

 

Boûs d’ fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + (Francorchamps (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939)

 

« A Bôsfagne, lès boûs deu Fagne. » (Pinon, 1994)

« A Bôsfagne, lès greus boûs d’ Fagne. » (Pinon, 1994)

 

Bouffioulx

Boufioû

« A Boufioû, on va s’ fé r’fonde. »

(car c’est la commune des fours à pots) (Yernaux-Fiévet)

 

Bouge

Boudje

Baloûjes  (F1)

Moyas (Haust, 1941)

 

Bougnimont 

Bougnimont

Camimiches (Mouzon, 1981)

Cus d’ pouchelon (derrières de cochons) (Guillaume, s.d.)

 

Bouillon

Bouyon

Lutons (habitants du faubourg de Laite.)

Mikelèts (aux habitants du quartier qui s’étend le long de la rivière)

Bouyounîs (Bouyounîres) (Twisselmans) ; Bouyonîs (Bourguignon, 1928)

Bouny (Romsée)

å Bounî

Holandès (Bou(g)ny : Holande)

Holandès dè l’ pêlèteHolandès dè crama (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bourcy (Bastogne)

Borci

Cous d’ bari (culs de baril)

(Francard, 1994 ; Bourguignon, 1928)

Ce blason est dû à la facilité de la rime. (Bourguignon, 1928)

 

Bourlers (Chimay)

 

Tchats (chats) (O0)

 

Bourseigne- Vieille

à l’ Pitite-Boursègne

Awês (houes)

Tièsses d’ awês (Doppagne, 1953)

Awés (F1)

Sobriquet dû à la prononciation locale du mot « oui ». (Bourguignon, 1928)

Boursignots           

Bourseigne-Neuve

à l’ Grande-Boursègne

Lètcheûs d’ casseroles  (lécheurs de casseroles)

 

Boussu(-lez-Mons)

Boussu

Cus tout nus

 

« Il ont leû compte èt co pus. »

 (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Boussu-en-Fagne

Boussu-è-Fagne

Chikeûs (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Tch- (Lépine,1972,10))

 

Boussu-lez-Walcourt

Boussu

Crons Cus (Lépine, 1972, 8)

 

Bousval

Bousvau

Gilles (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Bouvignes

Bovègne

Houlotes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Mougneûs d’ a (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; F1 ; Haust, 1941) 

Mougneûs d’ pwès (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Rapècheûs d’ curîye au pont d’ Djivèt (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Bovenistier

Bômistî

Boûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Canårîs (…)

 

Bovesse

Bovèsse

Fons (fous) (F1)

 

Bovigny

Boveni

On se moque surtout du parler « sâmiot », salmien, propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale –û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l’ sope âs pûs, d’vins on cramû, à l’ cwène do fû. »

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu.)

Cf l’expression:

I fêt freûd, dj’a lès deûts si reûds : il fait froid, j’ai les doigts si raides (endoloris).)

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l’ lècê (écrémer le lait). La fermière séparait la crème du ‘lait à l’aide d’une cuillère. (Lejeune, 1974)

 

Braine (sans d’autre précision)

Brin.ne

 

Brin.noûs ou Brinwès (f. –e)(Coppens, 1959)

Braine-l’Alleud

Brin.ne-l’Alieu

Queuwètes
Mineurs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Brin.nous ou Brinwès (f. –e) (Coppens, 1959)

Braine-le-Comte

Brin.ne

Queuwètes (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; O51)

Bèrneûs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

 

Brin.noûs ou Brinwès (f. –e)(Coppens, 1959) ;

Brin.nous (O51)

Bras

(Libramont)

Brau

Papas (Guillaume, s.d. ; Grands _ (Bourguignon, 1928))

Capéres (Co- (Delairesse-Elsdorf, 2004))

 

 

Bras (Bastogne)

Brâ

Vèrâts (verrats) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Bras-Menil

Brå-l’-Min.ni

Grîsès Boudènes (Haust, 1941)

 

Bray

Bré

Sablonîs
Payis dès Baudèts (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Baudèts, Baudelîs (Haust, 1941)

 

Bressoux

Brèssou

Zoulous (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

Asiatikes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Sibériens (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Lîdjwès d’ haye (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Lès cis d’ Brèssou ni prindèt nin bin lès jèsses, li manîre dè roter, dè pårler dès Lîdjwès; qui d’manèsse divins leûs håyes. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Briscol 

Brîhe-Cô

 

Briscotîs (Dico, 2005, 11)

Brisy

Brîhî

 

Briyotîs (Haust, 1941)

Brye

Brîye

Batas

Calotes di Prussyins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Buissonville

Bouchonvèye

Chinârds (Haust, 1941)

 

Bure

Bûre

Cabossîs (entêtés) (Haust, 1941 ; Petit, 1987)

Cabochârds (Petit, 1987)

 

Buret 

Burèt

Bèrwètîs (Dico, 2005, 19)

 

Burnon

Beurnon

Cus d’ poçons (culs de petits récipients pour boire) (Francard, 1994 ; Bourguignon, 1928)

Beurnotîs (Francard, 1994)

Burtonville

Beurtonvèye

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico, 2005, 42)

 

Bustiau (Ghlin)

 

Mouchârds (Delairesse-Elsdorf, 2004)

(Ils auraient dénoncé au Prince de Ligne, seigneur de la région, certains petits cultivateurs qui avaient pris l’habitude de faire paître leur bétail dans les bois de ce châtelain.)

 

Buvange

Béiwen

Gierden (long manche du fléau qui sert à battre le blé)

Les natifs de Wolkrange sont affublés, par contre. du surnom de « Kleppelen » ou gourdins. Ce mot désigne cette fois plus particulièrement la volée du fléau dont on frappe l’épi. (Bourguignon, 1928)

 

Buvrinnes

Buvrinnes

Buveûrs dè sûr (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Buzenol

Bujenau

Tamakusses

Quand les habitants veulent s’excuser de quitter une compagnie : «  L’ tâps m’ acuse » (le temps m’accuse) (Fouss, s.d.)

On assure que les gens de Buzenol se dérobent tou­jours, sous ce prétexte, à l’obligation de rendre la politsse à ceux qui les régalent au cabaret. Le terme de « Tamakusse » a donc le sens de : regardant, avare, intéressé (Bourguignon, 1928)

 

Buzet (Hainaut)

Bûzèt

Martins (F1; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Buzelotîs (O0; O5)

Cahay

Cahê

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico, 2005, 42)

 

Cambron-Casteau

Cambron-Castiau

Cus à puch (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Cambron-St-Vincent

Cambron-Sint-Vincent

Mindjeûs d’ pwâres (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Carlsbourg

Calsboûrg

Wèsses (guêpes) (Doppagne, 1953 ; Bourguignon, 1928)

Quawés (pourvus d’une queue) (Bourguignon, 1928)

Tayans (Haust, 1941)

 

Carnières

Cargnére

Rascourcis (Haust, 1941 ; Henri Duval (Morlanwelz))

Sots (O5)

 

Cendron (Momignies)

 

Marauds (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Cens (Tenneville)

Cins’

Grawiètes (tisonniers) (AO2 ; Dico, 2005, 39)

Bascolètes (AO2 )

J.   Haust   donne Bascolètes (belettes). (Marquet, 1966)

Cramiètes

Cramions (Francard, 1994)

 

Cerfontaine

Cèrfontène

Sabotîs (Lépine, 1972, 8)

 

Céroux-Mousty

Cërou-Mousti

Bièrdjîs
Pètauds (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Cetturu

Cèturu

Surus (Francard, 1994)

 

Chairière

Lè Tchèrîre

Quawés (pourvus d’une queue) (Doppagne, 1953 ; -ès (F1)) 

Terme que  les  indigènes  appliquent  généralement  à  un   incon­nu : « Quî èst-ce co, ç’ quawé-la ?

Grande-Chairière :    Deutchîs

Petite-Chairière :      Impériaus

Litt.  duchés  et impériaux  parce que la  limite  d’Empire  séparait ces deux parties  du  village. (Doppagne, 1953)

Tchêriots

Champagne

Lu Tchampagne

Cous d’ aragne

« O l’ Tchâpagne, lès cous d’ aragne. » (Pinon, 1994)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

«  A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne.

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). »

(Bastin, 1939, 52)

 

Champlon 

Tchimpion(-Ardène)

 

Tchimpionîs

Tchimpion erèsses (Francard, 1994; Dico, 2005, 39)

Champs

Tchamp

Foyants (taupes) (Francard, 1941)

 

Chanly 

Tchanli

Cus d’ gades (Dico, 2005, 44)

 

Chantemelle 

Tchanteméle

Zoulous (Dico, 2005, 12 ; Bourguignon, 1928

Miélîs (Dico, 2005, 12)

Sarazins (désignerait l’humeur peu sociable des habitants (Fouss, s.d.) ; Bourguignon, 1928)

 

Sarazins. La comparaison avec une population de race noire marque toujours, dans la province, l’humeur insociable et hargneuse que l’on prête aux habitants d’une localité. La culture, autrefois pratiquée, du sarrasin ou blé noir, n’a rien à voir en l’occurrence. On affirme cependant, dans la région, que les habitants de Chantemelle ont la peau plus brune que celle de leurs voisins.

Zoulous. Même explication que ci-dessus. (Bourguignon, 1928)

Miélîs (Dico, 2005, 12); Mièlîs (Haust, 1941)

Chapelle-lez-Herlaimont

L’ Tchapèle

 

Tchapeloûs (O0 ; Haust, 1941 ; -ous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Charleroi

Châlèrwè

Bourjwès (Yernaux-Fiévet) 

Longuès pènes (sic) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Châlèrwètîs = Chârwètî (anc.), Carolo (O0)

Charneux (Harsin) (Nassogne)

au Tchaurneû

« Tchaurnalî / Pê d’botchî / Qui tchît /  Podrî

lès-ansènîs ! »

( Tchaurnalî (habitant de Charneux), peau de boucher, qui chie derrière les tas de fumier.) (Blason, 1970)

Tchaurnalîs

Chassepierre 

Tchèssepîre

Sokèts (souches (Bourguignon, 1928) ; bûches de bois (pour marquer la sottise des habitants (Fouss, s.d.))

Tchèssepîraus (Bourguignon, 1928) ;

Tchèssepiraus (Haust, 1941)

Châtelet

Tchèslèt

(canton sud de _) Bèrjots (O0)

Tchèslotîs, -terèsses (O0 ; Haust, 1941)

Châtelineau

Tchèslinia

Pèleûs (Haust, 1941)

 

Chatillon

Tchèkion

Ramounîs ((Haust, 1941) ; marchands de balais (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Bourguignon, 1928) ; fabricants de balais (VDE, 15/03/2005))

Guèrnouyîs (marchands de gre­nouilles (Bourguignon, 1928) ; marchands de cuisses de grenouilles (VDE, 15/03/2005))

Ces batra­ciens, fort nombreux dans les marécages du lieu-dit « Lagland », ont provoqué autrefois un important commerce.

Sablîs (marchands de sable) (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; VDE, 15/03/2005)

Petit métier local exercé par quelques individus. On en a étendu l’application à tous les habitants. (Bourguignon, 1928)

Piche-laciè (pisseurs de lait)

Tchikediès. Ce blason est emprunté au nom du bois dit «Tchikdé », dont la plus grosse partie est bien communal. (Bourguignon, 1928)

« G’ nè lès djens d’ Tchèkion qui sant abaubîs

Alleluia !

Abaubi deu ç’ queu lès guèrnouyes n’ a m’ veulu froyî. 

Alleluia ! » (Bourguignon, 1928)

 

« Ramounî, guèrnouyî,

Qui s’ froyant lès pîds

Das la poucherîe. »

(Marchands de balais. marchands de grenouilles, qui se frottent les pieds dans les excréments du cochon). Même, lorsqu’ils sont à bout de patience, ils éructent:

 

« Tchike-diè, piche-laciè,

Ouve ta guieûye, djè tchirâ pliè.

(Tchikdié, pisseur de lait, ouvre ta gueule, je te la remplirai… à ma façon).

(à Meix-le-Tige) (Bourguignon, 1928)

 

Chaumont (Vaux-sur-Sûre)

Tchâmont

Pouchelons (porcelets) (Francard, 1994)

Tchâmonîs

Chêne (Léglise)

Lu Tchin.ne

 

Tchin.nés ? (Dico, 2005, 21)

Chênée

Tchênêye

Tchêye-nins

 

« C’ èst dès tchêye-nin, dès freulukèts, dès faros bon à mète dizos m’ glace. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Chenet

Tchin.nè

Blancs Bounèts (Guillaume, s.d.)

 

Chenois

Tchanou

Mikelèts (Fouss, s.d. ; Dico, 2005, 43; Mitelèts (Otjacques, 2000 ; Bourguignon, 1928) ; Mètelèts (Bourguignon, 1928))

Réputés pour leur comportement querelleur, bretteur. (Otjacques, 2000)

Trochèts (involucres) (Bourguignon, 1928)

 

« Tchanou, les ouyes ! » (Chenois, les oies).

« À Chenois, les parts sont toutes faites  » (plaisanterie faite aux alentours, à propos des galettes et du « tou-à-bras » (« rouyot ») de la fête à Chenois).

«  Quî passe à Latou sas-ète moké, va-t-à Paris sas débrider. » (réplique des gens de Chenois-Latour, pour se venger du surnom de « Mikelèts ») (Otjacques, 2000)

Tchanoutîs (Dico, 2005, 43)

Cherain

Tchèrin

 

Cherain, Mont-le-Ban, Mont-lez-Houffalize.

Toute cette région (le canton d’Houffalize) forme « lu payis dès coupêres » (le pays des compères). Le mot n’est plus compris par les villageois. Aucun élément ne permet d’affirmer que « cou­pêre » (compère) soit devenu synonyme de balourd, béotien, comme c’est le cas dans d’autres régions de Wallonie. Cependant, Haust cite également ces locali­tés [tandis que Hens cite celles du canton de Bastogne ]. (Lejeune, 1974)

 

Cheratte

Tchèrate

« Tchèratîs,

Magneûs d’ papî,

(Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Dji lès prind po lès deûs pîds,

Dji lès djète à l’ valèye dè grinî. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

„Wandjon,

Critchon,

Dès neûrès bièsses è vosse mohone. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

Tchèratîs

(Haust, 1941

Chevaudos 

Tch’vaudos

Gros Dos (Dico, 2005, 21 ; Mouzon, notes)

 

Chièvres

Chieuve

Boks (Delairesse-Elsdorf, 2004-

Cheuvreûs (Haust, 1941)

 

Chimay

Chimaî

Gades (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Chitârds (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

“I rît, i rît,

Come lès gades deu Paris

I braît, i braît,

Come lès gades deu Chimaî. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Chiny

Tchini

Hotes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Hotîs (porteurs de hotte) (Bourguignon, 1928)

 

Tchinots (petits chiens, roquets) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 8 ;

Tchinots (Bourguignon, 1928; Delairesse-Elsdorf, 2004 ;  Haust, 1941)

Chisogne

Tchîsogne

Charognes (Haust, 1941)

 

Chôdes

Tchôde

« Âs Tchôdès vôtes. » /-t-/ (Pinon, 1994)

 

Cielle

Cièle

Andjes (AO1 ; Marquet, 1966)

Ce spot est provoqué par le rapprochement des mots « anges » et « ciel ». (Bourguignon, 1928)

Chêlons (récipients de cuisine) (Marquet, 1966)

 

Ciney

Cînè

Mougneûs d’ sayin
Bourjwès (Haust, 1941)

 

Ciply

Cipli
Moneûses (Haust, 1941)

 

Clerheid 

Clér-Hé

 

Clérhotîs (Dico, 2005, 11)

Clermont-sur-Berwinne

Clérmôt

« Mèrde aus Gnègns !

Vîve lès Clérmonîs !

Lès Bambous sont rècourous,

Lès Clérmonîs l’s-ont rètchèssî ! » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Cf Thimister-Clermont

Clérmonîs (Haust, 1941)

Cobreville 

Cobrêvèye

Tchoke-fièrs (Dico, 2005, 41; Francard, 1994)

 

Cobru

Cobru

Surus (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994

 

Cointe (Liège)

Cwîte

Tchêye-è-l’êsse
Tchèye-è-Moûse (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Comblain-au-Pont

Comblin-å-Pont

 

Lognârds (du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné)) (Bastin, 1939)

 

Commanster

C’manstèr

Houlètes (Fourgon, 1999)

 

Compogne

C’pogne

Mougneûs d’ tchins (mangeurs de chiens) (AO1 ; Dico, 2005, 5 ; Marquet, 1966)

F’jeûs d’ ramons ((Francard, 1994) ; F’j- (Dico, 2005, 5 )

 

Coo

Cô (â _)

Brèyâs (braillards) (AO1)

Côy’tês

(Bastin, 1939, Haust, 1941)

Corbion

Côrbiyon

Cocoyes

Qui raille le renforcement du mot « oui » par l’adverbe « encore ». Les habitants du lieu ont coutume, dit-on. d’affirmer énergiquement « Je dis oui et encore oui ». en wallon du terroir « Dj’ di qu’ oye èt dj’ dis co qu’ oy ». (Bourguignon, 1928)

Côrbiounîs / Corbiyots

(Twisselmans, p.165);

Côrbeulots (Dico, 2005, 7) ;

Corbeulots (Haust, 1941)

Cornimont (Oizy)

Cwarnîmont

Turbèts (Teur- (Bourguignon, 1928)) (houes)

Outils servant à l’arrachage des mauvaises herbes et des pommes de terre et possédant deux ou trois dents. On prononce en gaumais « tchèrbieu », à Sugny, «teurbèt ». (Bourguignon, 1928)

Cwârnibotés ((Doppagne, 1953) , -ar- (VA 28/08/04)) ;      Cwârnimounés

(Doppagne, 1953) ; Cwèrnibotès (F1)

Corroy-le-Château

Corwè

Faîsans (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; F1)

 

Cortil-Wodon

Corté- Wodon

 

Cortizyins

(Haust, 1941)

Couillet

Couyèt

Mindjeûs d’ cras bouya (O0)

Coûyetîs (Haust, 1941)

Courcelles

Coûrcèle

Way-ways (Delairesse-Elsdorf, 2004)
 
« Lès _an(y)s, c’èst dès mindjeûs d’târte à 2 man(y)
s. » (Haust, 1941)

Coûrcèlangns (Bastin, 1965) ; Cour- (O0)

Cour-sur-Heure

Coûrt

Bîdaudus’ (O0) (-dous’ (Haust, 1941))

Coûrîs

Courtil 

Courti

 

Courtiwès (Dico, 2005, 22)

Court-Saint-Etienne

Cout (Sint-Stiène).

Sots (fous) (Haust, 1941)

 

Cousteumont 

Cousteûmånt

Bètcheûs d’ crin.me (lécheurs de crème)

(Dico, 2005, 31 ; Contact, 1986 ; Mouzon, notes)

 

Couvin

Couvin

Chitârds è l’ êwe (F1)

 

Crehen

Crèhin

« A _, lès målès djins. » (Haust, 1941)

 

Creppe

Crèpe

Vês (veaux) (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Boûs (bœufs) (Haust, 1941)

Crèpetins, – lins

Croix-lez-Rouveroy

èl Croûs

 

Croûjîs (O5)

Crupet

Crupèt

« C’ èst come lès coméres di Crupèt, qui parètenut miau d’ au lon qui d’ tot près. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

Crupètîs (Haust, 1941)

Cuesmes

Cwême

Bèrnatîs

Djins d’ brin

Seucrétaîres (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Cugnon 

Keugnon

Keugnèts (coins) (Defosse)
Keuyès (Dico, 2005, 6 )

Keugnotîs (Haust, 1941)

Curfoz 

Curfô

 

Kêrfautîs (Dico, 2005, 7 ; Twisselmans, p.165)

Custinne

Custène

Makeraus (Haust, 1941)

 

Dailly

Dayi

Oulènes (Lépine,1972,10 ; Haust, 1941)

 

Dairomont

Dêrômont

Pîwitches (Haust, 1941)

 

Dalhem

Dålèm

Feûs d’ pochètes

Fileûs d’ potchètes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Dampicourt

Dampîcout

Grandes Halètes (grandes coiffes) (Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Ce sobriquet est donné à la population féminine seulement. Les halettes étaient des coiffes de toile dont le sommet est rendu assez rigide par des languettes de bois léger. Elles recouvraient parfaitement la tete et préservent les travailleuses des champs des morsures du soleil.

Pîkous (outils du chanvrier) (Bourguignon, 1928 ;  Delairesse-Elsdorf, 2004; pî- (Haust, 1941))) 

Instrument en forme de pieu muni de deux pointes servant au teillage du chanvre. La rime parait avoir été l’occasion de ce surnom, qui doit sans doute quelque chose aussi à l’industrie exercée jadis par une partie de la population.

Récoussètes (instrument servant à broyer le chanvre)

(Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Dampremy

Dârmè

Sots
Durs min.nès (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Daussois

Ddausseu

Malots (Haust, 1941)

 

Dave

Dauve

Tèteûs

 

“Il èst bon po Dauve. » (F1)

 

Daverdisse 

Davedisse

Cosins (cousins) (Dico, 2005, 9 ; Bourguignon, 1928 ; Cou- (Haust, 1941) )

Les naturels de l’endroit, pour conserver la jouissance exclusive de leurs bie.ns com­munaux, ne contractaient guère que des mariages con­sanguins.

(Bourguignon, 1928)

 

Deigné

Dègné

Tchèneleûrs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Deulin 

Deûlin

Ponas (Dico, 2005, 18 ; Haust, 1941)

 

Dinant

Dinant

Copêres (Haust, 1941 ; -ères (Doppagne, 1953))

 

On dit encore :

« In-n-ètèremint d’ Dinant. » (Yernaux-Fiévet)

 

Tchoupères  (Bastin, 1965)

Dinantès

Dinez

Diné

Dânés (Copin’Oufa – 21/04/01; Francard, 1994 ; Dico, 2005, 19)

Dan.nés (damnés) (J. Haust, repris par Marquet, 1966)

 

Dison

Dîson

Compagnons dè zék  (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Dohan 

Dôan

 

Douantîs (Twisselmans, p.165)

Doische

Dwèche

Cayaus (O0 ; Lépine, 1972, 10)

 

Dolembreux

Dolimbreû

Bleûs-Oûys (AO (s.r. 1/ ou 2/1999 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Payis des Roys (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Doncols (Grand-Duché)

 

Leûps (loups) (Francard, 1994)

 

Dorinnes

Dorène

Mougneûs d’ rukes (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Pwarteûs d’ bigau (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Dour

Doû

Nwars Tlons (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Dourbes

Dourpe

Coulèvrots (F1 ; O0

Coulèves (Lepine, 1972, 9)

 

Dréhance

Drouwance

« A Drouwance, il ont dès cus come dès banses. »

 

Durbuy

Dèrbu

Bordjeûs (AO1)

Monsieûs d’ Dèrbu (AO1)

P’tits Jésus (avec le sens de petits saints, hypocrites (Bourguignon, 1928))

 

« A Grand’han, c’ èst tos fênèyants,

A Dèrbu c’ è-st-on p’tit Jésus,

A Barvê, c’ èst tos macrês (sorciers). » (Dico, 2005, 10)

 

Durnal

Durnal

Pa(w)aus (Haust, 1941) (Pa.aus  (F1))

 

 

Ebly

Eblî

Leups

 

Mindjeûs d’ brîe (mangeurs de brouet, de pape d’avoine) (Bourguignon, 1928 ; (mangeurs de trempinettes) Dico, 2005, 21)

Ce blason est la conséquence obligatoire de la rime.

 

Mindje-brîes (mangeurs de trempinettes) (Dico, 2005, 21)

 

Mougneûs d’ brîe (Mouzon, notes)

 

Ecaussines

Scaucènes (aus-Escaucènes)

NB Aux deux Ecaussinnes = aus-Èscaussènes (Haust, 1941) 

 

Mindjeûs d’ porèye (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Cus à poussières : habitants du quartier d’Ecaussinnes-Carrières (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Scaussinoûs

Ecaussinnes d’Enghien

Scaucène

Sots (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

 

Eghezée

Inguèzéye

Vantârds (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ellemelle

èl mèle

Nånås ou Gnågnås (Haust, 1941)

 

Ellezelles

à l’Zîle

Martins (Haust, 1941)

 

« Vilâdje où lès braves djins sont rares. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Enghien

Inguî

Steflatten (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Engreux

En’grè

Rayîs (taons) (Marquet, 1966)

 

Ennal

Ènale

Pètalîs (Fourgon, 1999 ; Haust, 1941)

Gades (anc.) (Fourgon, 1999)

Ènnalîs (Dico, 2005, 42)

Epinois

 

Sots (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Eprave

 

Èprâve

Chovelètes (Carrozza, 1998)

Ayès Ce blason raille la manière dont les habitants prononcent le mot « oui ». (Bourguignon, 1928)

 

Erbault

Èrbau

Sots (F1)

Capitale Marache (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ernage

Èrnadje

Bèguiaus (F1; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Coutelîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Erneuville

à ‘Rnuvèye

Chafions (bousiers)

Le même sobriquet s’applique aux habitants de Mageret (dép. de Wardin). (Marquet, 1966 ; Haust, 1941)

 

Erquelinnes

à ‘Rkèlène

Cabots, Chabots (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Erquenne

Èrkène

Chitoûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Escanaffles 

Ecanafe

Roujes bonèts

 

« Rouje bonèt, si j’ t’ atrape, t’ aras d’ssus t’ casake. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Etalle

Ètaule

Etalons (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

Etaulîs (Dico, 2005, 12)

Ethe

Iéte

Cassîdjes (, -iédjes) (« qu’en sais-je?») (Haust, 1941 ; Bourguignon, 1928)

Ce mot raille la manière dont la popu­lation prononce l’expression «Qu’en sais-je?». qui se dit ordinairement «Qu’ èst-ce que dj’ a sé » dans la région (Bourguignon, 1928)

Etiopyins

Roussias (roux) (Bourguignon, 1928)

Allusion à la chevelure de œrtains habitants.

Toufayes (mangeurs de pommes de terre à l’étuvée (toufaye))

Les natifs de l’endroit protestent contre ce surnom, qu’ils prétendent appliquer à leurs voisins de Saint-Léger. (Bourguignon, 1928)

Toufayes (pommes de terre étu­vées) (Bourguignon, 1928)

 

« A-y-ète, is sant tous’ braves èt honiètes.

A Biémont, il n’ i èn è pont. »  (Dico, 2005, 43)

 

Eveux 

Èveû

Veûletîs (Dico, 2005, 11)

 

Evrehailles

Baye

Cayeûs d’ Baye

Probablement en raison de l’emploi abusif qu’ils font du verbe « cayî » (lancer, mettre violemment) qui est généralement senti comme grossier. On leur aurait attribué aussi le nom d’ « adoreûs d’ plin tchant », parce qu’ils chantaient toujours des cantiques même en rue et dans la campagne. En outre, pour se moquer d’eux, les gens d’Yvoir disaient anciennement :

« Si l’ goyète dèbordeut, tot Baye pèrireut! »

Sans doute une manière de dire que les gens d’Evrehailles se noyaient dans un verre d’eau ? En effet, la « goyète » n’est qu’une fontaine située dans le haut du village ; rien de comparable évidemment avec les inondations de la Meuse qu’Yvoir devait subir régulièrement. (Germain, 1980)

 

Cayeteûs (F1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Bayetîs (Germain, 1980)

Falaën

Falayin

Pansârds (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Falisolle

Fârjole

Tètârds (O0 ; F1)

Gatîs (Haust, 1941)

 

Falmagne

Falmagne

Panses d’ aragne (Haust, 1941)

Tièsses d’aragne (tête d’araignée) (Bourguignon, 1928)

 

Falmignoul

Falmignoûl

Botroûles (Haust, 1941)

 

Fanzel 

Fanzé

Fandronîs (Dico, 2005, 11)

 

Farciennes

Faurcène

Cache-musètes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Fauvillers

Fêviè

Fêt s’ pakèt

On peut aussi y trouver une allusion au fait que de nombreux habitants quittent la contrée pour aller résider dans les villes et surtout à Paris. Ces personnes reviennent au pays natal après avoir fait quelques économies.

 

« A Fêvièt, li diâle î fêt s’ pakèt. » (Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Faymonville

Fêmonvèye

Turks

Les habitants du village de Faymonville, commune de Waimes, sont appelés les Turcs depuis des temps immé­moriaux. Jadis, c’était peut-être péjoratif. A présent, ils semblent plutôt en être fiers, revêtant volontiers les atours de l’empire ottoman. Au carnaval, bien sûr. Je suppose qu ‘un jour, il y a très longtemps, quelques habitants de Faymonville se sont rendus en Turquie. A présent, des vacances sur le Bosphore, c’est assez courant. Jadis, cela avait des allures d’expédition.

(Propos de Freddy Haot recueillis par Julien Verstraelen)

II est fort rare que tout le monde se retrouve d’ac­cord autour d’un blason populaire. De toute évidence, une telle appellation nourrit l’imaginaire. Ainsi Yves Bastin, dont les sources sont toujours très sérieuses, donne une tout autre origine aux Turcs de Faymon­ville : « Ce village relevait du duché de Luxembourg, ce qui aurait permis à ses habitants d’échapper aux collectes destinées à financer les guerres contre les Ottomans. D’où le surnom de Turcs donné aux habi­tants par leurs voisins.  » (Hèyeûs, 2006) 

 

« Fêmonvèye, d’hitées fèyes. » (Pinon, 1994, Bastin, 1939)

 

« A Fêmon.vèye , lès bèlès fèyes. » (Pinon, 1994)

 

On se moque de la prononciation du dialecte par 1es Faymonvillois en ramassant en phrases que1ques mots aux sons perçus comme différents. C’est l’expression d’un certain sentiment de supériorité linguistique sur le voisin,

1. « Ôs’, Moteut , sés’ bé ceu qu’ c’èst qu’on veuheû ? – On veuheû, c’ è-st-one bièsse queu trawe leu teût , – queu towe leus poyes – èt qu’ èlzeu seuce leu sang. »

(Oscar Wey en 1975, à Chôdes).

Le dialecte de Faymonville rend par « eu » (bref, fermé)  « la voyelle atone qui correspond à i en liégeois, à u en verviétois et en ma1médien, à « è » à Sourbrodt », constate Bastin, Vocabulaire, p. 539. Le système de correspondance est exagéré ici.

2. “Is l’ hapont po l’ mwèh’né, is l’ foutont so s’ rèhon èt v’là come is l’ plotont.”

(Bastin à SLW avant 1914, à Waimes)

À remarquer que « le dia1ecte de Faymonvi11e ne connaît pas les voyelles nasales bien pleines », à ce qu’assure Bastin, 1 c. Le « mwèh’né » est « le rhume, le coryza », pris ici au sens métaphorique de « gorge ». Le « rèhon » est, en 1iégeois, « un panier ou une manne sans fond ». ici, il a le sens de « dos »; « ploter »,  battre, rosser. Noter, de plus, 1a désinence de la 3e personne du pluriel du présent des verbes. (Pinon, 1994)

 

Fays-Famenne (Sohier)

Fayé

Cosins (cousins)

Voir à l’article: Daverdisse. (Bourguignon, 1928)

 

Fays-les-Veneurs

ou Fayé

Fayisans (Dico, 2005, 32)

Fayijés, -ès (Haust, 1941), -ês (Defosse)

Felenne

Fèlène

Singlès (Haust, 1941)

 

Feluy

Fèlû

Chochons

 

noté à Ittre :

 « I pieût, i lût, lès sourciêres dans’t-à Fèlû. »

(Il  pleut, le soleil brille, kle soricères dansent à Feluy.)

(O51)

 

Ferot 

 

 

Cf Fèrîre (Blason, 1970)

 

Ferrières

Fèrîre

« Fèrîre èt Fèro

Izièr èt Ozo

Toûr èy Loh’ré

In.ne dizos Hé

Poutche so l’ tièr

Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à VilIers (Sainte-Ger­trude).)

 

« Fèrîre èt Fèro

Izièr èt Ozo

Lès qwate pus mâvas viyèdjes

Qu’ i-n-âye inte l’ Ardène èt l’ Condro ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo : les quatre plus mauvais villages qu’il y ait entre l’Ardenne et le Condroz!) (Blason, 1970)

 

Fexhe-Slins

Fèhe-Slin

Fexhe-Slins, Glons : Payis dès tchapês d’ paye (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Filly 

Fèyi

Cwarbâs (corbeaux) (Dico, 2005, 19)

 

Fize-le-Marsal

Fîse- Mårsale

(Fize : ) Vês

(Fize : ) Nom-di-Djoûs (Haust, 1941)

 

Flawinne

Flawène

Gozètîs (F1)

Gozètes (Haust, 1941)

 

Flémalle-Haute

à l’ Haute-Flémâle

Wiyin.mes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Fléroux

Flèroû

Cwèrbås (Haust, 1941)

 

Fleurus

Fleûru

Djans (Les Fleurisiens ont l’habitude de se saluer par un « Bondjou _ ! » (O0))
Mougneûs d’ boû (mangeurs de bœufs) (O0)
Mokeûs d’ djins, Fouteûs d’ djins

Mougneûs d’ keus (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Flobecq

Flôbèk

Cossignies

Flahutes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Flohimont

Floyémont

Fo(u)yons (taupes) (Mouzon, notes ; Guillaume, s.d.)

 

Floreffe

Florèfe

Monsieûs (Haust, 1941)

 

Florennes

Florène

Bèrdjots (Lépine, 1972, sn)

Quartier de la chapelle Saint-Pierre : Pètârds (F1)

 

Florenville

Floravile

Florentins (Haust, 1941)

 

Fontaine-l’Evêque

Fontène

Clawetîs  (cloutiers) (O0)

 

Fontaine-Valmont

 (cf Pinon – Bourdon)

Bourdonaîs, Bourdoneûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Bourdonîs (P1)

 

Fontenoille

Fontenwale

Gadots (Haust, 1941 ; Massonnet, ; biquets chevaux (Fouss, s.d.))
Bèssenîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Fontenoy

Fontenû

Chikeûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Fooz (Awans)

Fous (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Plats dos (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« A Fô lès fous, l’ pus malègn s’a pindou! » (Haust, 1941)

 

Forchies

Forchî

Fôrtchiyeûs ((Yernaux-Fiévet), Fôrch- (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Forêt (prov. Liège)

Forèt

Sibérins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Forrière

Forîre

Fènèsses (Haust, 1941)

Ivraie, fenasse, grandes graminées , tiges grèles que l’on rencontre surtout dans les taillis, herbe folle ou de peu de valeur. Le mot désigne par extension une chevelure rare et mal peignée. (Bourguignon, 1928)

 

Forzée

Fwarzéye

Tchitchaus (F1)

 

Fosse (Trois-Ponts) 

Fosse

Pîwitches (Dupont-Soubre, s.r.)

Fossîs

Fosse = ?

Fosse

Bos (Haust, 1941)

 

Fosses-la-Ville

Fosse

Chinèls

 

Fouches

Affen

Biesemsbännerer (lieurs de balais)

Ce blason s’est étendu à toute la population et lui est encore appliqué aujourd’hui.

 

Affener Weyer (étang de Fouches)

Cet étang serait, assure la tradition, le rendez-vous des célibataires des deux sexes qui. même après leur mort. reviendraient crier sur ses bords « Piwitch,  Piwitch ! », à l’instar du vanneau. dont ils prendraient l’aspect pour la circons­tance. On fait parfois allusion à cette particularité d’ans la conversation et il n’est pas rare d’entendre accueillir un vieux garçon par les mots familiers: «Wéi ass et, Affener Weyer ? » (Quelles nouvelles, étang de Fouches ?) (Bourguignon, 1928)

 

Fouleng

Foulé

Martchands de merde (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Foy

Fwè

Pîwitches (vanneaux huppés) (Francard, 1994)

 

Frahan

Frauan

Par ironie, les habitants des villages voisins pro­noncent d’une manière un peu différente le nom de cette localité. Ils disent parfois « Frauyan », pour évoquer l’idée des gerçures douloureuses qu’engendre le frottement de la selle contre les cuisses du cavalier.

Tchacaus (chabots, petits poissons à grosse tête qui vivent dans les rivières ardennaisese)

Frahan est situé dans une boucle de la Semois.

(Bourguignon, 1928) 

 

(de Frahan à Rochehaut)

« Rotcholîs, panses deu gadelî !

Frau.inot, panse deu gadot ! »

(Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

Frauhantîs (Twisselmans, p.165) ; Frauwinot (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

 

Fraire

Frêre

Cous’ (terme amical (O0) (de cous’ (cousin) ; Lépine,1972, sn ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Fraiture

Frêteûre

Bihain, Regné, Fraiture : lès Cisses du là-hôt (Dico, 2005, 42)

 

Frameries

Framerîye

Séjes (singes) (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Fram(er)isous

Framont

ou Fraumont

 

Fraumontîs (Haust, 1941) ; Fraumounîs (Defosse)

Franchimont (Philippeville)

Frantchimont

Spavins ((les étrangers venus habiter ce village affranchi ( ?)  étaient des espaves ou aubains (O0))
Djins (Lepine, 1972, 9)

 

Franchimont (prov. Liège)

 

Vèrts vantrins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Francorchamps

Francortchamp

 

Boûs d’fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + (Francorchamps (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939 ; Haust, 1941)

 

Franc-Waret

Franc-Warèt

Francs-Omes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Mougneûs d’ riz (F1)

 

Frasnes-lez-Couvin

Fraune

Leûps ((F1), Leups (Lépine, 1972, 10))

 

Fratin 

Fratèng’

 

Fratinots (Dico, 2005, 12; Haust, 1941)

Freloux

Flèroû

Cwèrbås (corbeaux) (Haust, 1941)

 

Freux

Freû

On dit volontiers des habitants de la localité qu’iIs sont nés à Freux et qu’ils restent à Freux. Rester,  dans le langage courant, veut dire, comme chacun sait, habiter. Le jeu de mot est assez plaisant. Il a l’inconvénient d’être très moderne et ne constitue pas un blason proprement dit. (Bourguignon, 1928)

 

Peûyeûs  (Guillaume, s.d.)

 

Freylange

Frällen

Grimmeli

On ignore le sens et l’origine de ce sobriquet assez peu

usité. « Grimmel » signifie, en luxembourgeois miette,

bribe, petit morceau.  (Bourguignon, 1928)

 

Froidfontaine (Beauraing)

Frède-Fontin.ne

Polonès 

 

Froidlieu 

Frèyeû

Leûps (Dico, 2005, 44)

 

Froidmont

Fromeont

Sots
Fous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Froidville

Freûvèye

Cous du strami (Haust, 1941)

 

Fromiée 

Fromiéye

Crin.mîs (crémiers (O0), Cré– (Haust, 1941)

Tatanes (Marche au pays de la cantinière, VA 31/07/2008)

 

Fronville

Fronvèye

Cous d’awèye (chas d’aiguilles;  alevin, fretin) (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Dico, 2005, 18 ; Marquet, 1966 ; Haust, 1941)

 

Fter (Onhaye)

Ftêr

Grossès Tièsses (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Furfooz

Furfau

Sokètes (Haust, 1941)

 

Furnaux

Furnau

 

Furnatîs (Haust, 1941)

Gdoumont

Gdoûmont

« A Gdoûmont, lès deûs flèyons! » (Pinon, 1994)

 

Gedinne

Djèdène

1 « Cané  d’Djèdène,                

Crokeû d’baloûjes,                  

D’zos l’vî tchènê,                    

Vî pourcê ! » 

 

2 « Cané d’Djèdène,

Mougneû d’arègnes,                

Crokeû d’baloûjes,

Va coutchî drî in tchènê

Vî pourcê ! »

(Cané de Gedinne, mangeur d’araignées, croqueur de  hannetons, sous le vieux  chêne, vieux  pour­ceau; var.  va coucher derrière un chêne, vieux pourceau.)  (Doppagne, 1953 ; Blason, 1970)

 

Gedinne

Djèdène

Grandiveûs (vaniteux)

Canés

 

« Canés d’Djèdène,

Mougneûs d’ arègnes,

Crokeûs d’ baloûjes,

Dizos l’ vî tchènê,

Vî pourcê. »  

(Cané de  Gedinne,  mangeur  d’araignées,  croqueur  de  hannetons,  sous le vieux chêne, vieux pourceau.)

 

Djèmetîs (forme  fournie par  l’ALP  et  que  je  n’ai  pu  retrouver  dans le parler local)  (Doppagne, 1953)

 

Gembes

Djimbe

Minousses (petits chats ou chats femelles (Dico, 2005, 9)

(Haust, 1941 ; Dico, 2005, 9 ; Doppagne, 1953; Bourguignon, 1928)

 

Gembloux

Djiblou

Bourikèts (F1)

 

« C’ è-st-on malade di Djiblou, qui magne bin l’ poye èt l’ oû. » (= un malade imaginaire)

(Delairesse-Elsdorf,  2004)

 

Grand-Père dou Culot (hameau)

Qui rît come un sot

A vîr boule sé carote

Dèvins s’ pot.

(Delairesse-Elsdorf,  2004)

Djibloutins (F1) ;

Djiblotins (Haust, 1941 ; VA 28/08/04

Genappe

Gngnape

Ch’napans

 

« A Gngnape, on mindje tout dusqu’ à ‘l nape. »

( Haust, 1941)

Gngnapans,

-antes (Haust, 1941)

Gendron

Djindron

Marauds (Haust, 1941)

Nûtons (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Cus d’ tchôdron (Haust, 1941)

 

Gênes

Djin.ne

Mme Lisette Dupont, de Rendeux m’écrit: « Non, djènârs ne signifie pas « de couleur jaune », mais seulement habitants de Gênes». Je sais cela car mon grand-père était un Djènâr. Merci à vous pour cette précision. (AO 25/03/1999)

(AO2 ; AO 25/03/1999 ; Marquet, 1966)

Djènârs

Gennevaux

Djènevau

Gros Tch’vaus (gros chevaux) (Dico, 2005, 21 ; VW, 1967)

 

Les enfants de Léglise crient à ceux de Gennevaux :

« Djènevau!

Djè n’ vau rin!

Djè n’ vauré [parfois : vaudré] jamés rin! »

(Gennevaux ! Je ne vaux rien ! Je ne vaudrai jamais rien !) (VW, 1967)

 

Gérouville

Djèrouvile

Oulines (chenilles) (Lépine, 1972, 5 ; Bourguignon, 1928; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Sabotîs (fabricants de sabots) (Haust, 1941; Bourguignon, 1928 ; Fouss, s.d.)

Cette industrie a presque complètement disparu. Au cri de guerre des enfants de Meix-devant-Virton, leurs voisins immé­diats :

« Dès sabôts pour in bitchèt d’ grî. »

(Des sabots pour un bichet de grain).

Ceux de Gérouville répondent du tac au tac: 

« Dès ramons pou in boukèt d’ pî. »

(Des balais pour un morceau de pain). (Bourguignon, 1928) 

Rouges-gorges (Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Limeçons (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Fouss, s.d.)

 

Gerpinnes

Djèrpène

Bourjwès (Haust, 1941)

 

Cwérelîs  (habitants du quartier appelé « èl Cwérèle ») (O0)

 

Gesves

Djêve

Sauvadjes (F1)

 

« Dju n’ su nin d’ Djêve. (Je ne suis pas näif)

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

Djêvias (F1)

Ghislenghien

Guilinguî

Lècheurs d’ os (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ghlin

Glin

Coupeûs d’ artwales (orteils) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ghoy

Gowi

Brigands (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Gilly

Djilî

Gayoles (Haust, 1941)

Brutes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« A Djilî, èyu-ce qui lès bwagnes n’ ont qu’ èn-î. »

Variante: « …, èyu-ce què lès djambes di bos n’ ont qu’ in pî.d. » (ou : « … n’ ont nén frèd leûs pîds. »)

(Haust, 1941)

 

« A Djilî, lès bwagnes n’ ont qu’ èn-î ! »

(Yernaux-Fiévet)

Djilotîs (O0)

Gimnée

Djimnéye

Rukes (Haust, 1941; F1) (Reukes (Lépine, 1972, 10))

 

Gives

Djîve

Grîves (Dico, 2005, 5; Francard, 1994)

 

Givet (F)

Djivèt

 

Jivetwas (Doppagne, 1953)

Givroule

Djivroûle

Groûles (grues (oiseaux)) (Francard, 1994)

 

Givry (H)

Djuvri

Baudèts (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Sots (Haust, 1941; O5)

 

Givry (Lux.)

Djèvri

Piètris (Francard, 1994)

Rachapès (Haust 1941 ; Francard, 1994) (ou Rè- :  (Haust, 1941)

 

Glabais

Glabây

Turks (O0 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Glain

Li Glin

Halbôssås (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; -âs (Haust, 1941)

Femmes: Boterèsses dè Glin (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Glaireuse

Glaireûse

Scârbotes (lès bousiers) ((Dosimont, 2001) ; Car- (bousiers) (Dico, 2005, 21))

 

Glons

Glon

Fexhe-Slins, Glons : Payis dès tchapês d’ paye (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Payis dès tchapês d’ paye

Lètcheûs d’ fi (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Glontwès (Haust, 1941)

Godarville

Godârvile

Moudreûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Goé

Goyé

Leûps (Haust, 1941)

 

Gomery

Goumeri

Buchons (buissons épineux)

Ce sobriquet est donné à la population en raison de son caractère que l’on assure être assez peu sociable. (Bourguignon, 1928)

 

Gosselies

Gochelîye

Sints-Djans (O0)

Tchots ((t.affectueux à un enfant): chéri, petiot) (O0; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Mindjeûs d’ pates (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Clawetîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Manikeûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Casserolîs (O0 ; Coppens, 1959)

 

Tèrniatîs (habitants du « Tèrnia » (dimin. de ‘tiène’ : colline, côte, montée)) (O0)

 

Gottignies

Gotegnén

 

Gotegnârds (O5 ; Haust, 1941)

Gourdinne

Gourdène

Panses à pwès

Gourdinwès (F1 ; Haust, 1941)

Goutroux

Goutrou

Mougneûs d’ racènes (Haust, 1941)

 

Gouvy

Goûvi

Goûvions (goujons)  ((Francard, 1994 ; Haust, 1941) ;

Go- (AO (s.r. 1/ ou 2/1999) ;  Gou- (Dico, 2005, 22))

 

Gouy-lez-Piéton

Gowi

Martins (O0) (à cause de l’église Saint-Martin.)

 

Gozée

Goûzéye

Bieus (bœufs) (O0; Haust, 1941)

 

Grâce-Berleur

Grâce-Bièrleû

Nourègns (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Graide

Graîde

Bourikes

 

« Graîdî,

panse d’ apwas,

rond tchènê,

cu d’ pourcê. »

(panse  de  poix,  rond  chêne,  cul  de  pourceau) (Doppagne, 1953)

Graîdîs (Defosse; -é- (Doppagne, 1953),  Grédwas (Doppagne, 1953))

Grand-Axhe

Grand-A(c )he

Sots (Haust, 1941)

 

Grand-Hallet

 

Kissins (insecte qui pique fort) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Grand-Halleux (Vielsalm)

à l’  (Grande-) Haleû

Magneûs d’ flon (de la part des gens de Bodeux) (Dupont-Soubre, s.r. ; Haust, 1941)

Halonîs

Grandhan

 

Grand’-Han

« A Grand’-Han, c’ èst tos fênèyants,

A Dèrbu, c’ è-st-on p’tit Jésus,

A Barvê, c’ èst tos macrês (sorciers). » (Dico, 2005, 10)

 

Grand-Manil

(Gembloux)

Grand-Mani

Grands Vaurins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Grandmenil (Manhay)

è (Grand-)Magngni

Ratayeûs  (F1)

 

Grand-Reng

Grand-Rin

Les habitants de Grand-Reng sont considérés comme pré­tentieux. Pour se moquer d’eux, les habitants des villages voisins récitent :

« Grand-Rin, / grandès djins, / fîyes à marier, / rin à doner. »

(Dascotte, 1981

(Jeanne Walrant-Derême))

 

Grandrieu

Grand-Ri

 Côrbaus ((O0) ; cor- (Haust, 1941))

 

Grandville

Grin.nevèye

Cwèrbås
Cwâks
Takenés (Haust, 1941)

 

Grandvoir

Grandvwar

Grandvauriès (ou Grandvauryins) (Contact, 1986)

 

Grapfontaine

Grap’fontin.ne

Tripes du rin.ne (tripes de rainette) (Contact, 1986 ; Mouzon, notes)

 

Graux

Grau

Vias (F1)

 

Grimbiémont 

Grimbièmont 

 

Grimbièmonîs (Lejeune, 1983 ; Haust, 1941)

Grivegnée

Grimegnêye

Sots
Bonnes femmes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Gros-Fays

Graufayi

Tchîvês  (inexpliqué) (Doppagne, 1953)

(selon Defosse : contraction de tchîvêrs, terme scatologique : « qui chie des vers »)

 

Grôfayetés

Grumelange 

Gréimel

 

Grumeler (Dico, 2005, 26)

Grune

 

Grune

Rimailles chantées :

« Grune-en-vièrje

Qui mousse è tère

Avou sès cwanes di ciêr

Et qui mousse foû

Avou sès cwanes di boû. »

(Grune-en-vierge (déformation de « Grune-âs-vièrs », Grune-­aux-vers) qui entre en terre avec ses cornes de cerf et qui en sort avec ses cornes de bœuf ! ) (Blason, 1970)

 

Grupont

Grûpont

Mouches à stron (mouches scatophages) (Dosimont, 2001 ; Haust, 1941)

Grûponîs  (Haust, 1941)

Gueuzaine

Gueûzéne

Gueûyes deu rênes (grenouilles) (Bastin, 1939 ; Pinon, 1994 )

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

 

Guirsch

Giisch

Giischer Pëtz (puits de Guirsch). Se reporter à l’ar­ticle : Arlon. (Bourguignon, 1928)

 

Habaru 

Habauru

Gros Cus (Dico, 2005, 21; Mouzon, notes)

 

Habay

Habâ

« A Habâ, l’ cafa èst fât, èt mîme s’ i n’ l’ è m’, ç’ n’èst m’ pou ti. »

(et même s’il ne l’et pas, ce n’est pas pour toi)

 

« A Habâ, i n-y an-è pus d’ dit què d’fât ! »

(il y en a plus de dit que de fait)

(= « Lès djens d’ Habâ qu’ ant pus d’ dit què d’ fât.) (Dico, 2005, 16)

 

Habay-la-Neuve

Habâ-la-Nieûve

Gens du Rivage

Les habitants de cette localité se blasonnaient volontiers, au temps passé, « Gens du Rivage ». amplifiant ainsi démesurément l’importance des étangs qui se succédaient sur leur territoire, de la forge du Prince à celle de Bologne. Cette appellation s’appliquait aussi à l’industrie mérallurgique du bassin de la Ru lies, qui était connue. même à Liège, sous le nom de forgerie du Rivage. Le terme est tombé en désuétude.

 

Rigoleûs.

Ce blason est d’ordre géographique. La « Rigole » est un quartier de la localité habité par une population assez pauvre.  (Bourguignon, 1928)

 

Habay-la-Vieille

Habâ-la-Viè

Câkirans (Haust, 1941) (câkir : coasser (Dico, 2005, 16))

Les habitants d’Habay-la-Vieille disent cela de ceux d’Habay-la-Neuve et vice versa. (Fouss, s.d.)

Haust, 1941; Fouss, s.d.; Dico, 2005, 16)

 

Haccourt

Hacout

Macrales (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Macrês (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Hètcheûs d’ Crôye (Haust, 1941)

 

« Hacout, c’ èst l’ monde dès bièsses ! » 

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Haillot

Hayot

« Lès cis d’ Hayot, c’èst dès sots èt à Perwé, c’ èst co pés ! »

 

« Quéle afaîre à Bèl-Aîr,

A Pèrwé, c’ èst co pé,

A Hayot, c’ èst tos sots,

A Mohu, on lès cût,

A Djamagne, on lès magne. » (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

 

Halanzy

Halazi

Pichalis ( (Haust, 1941) 

Fourmis (Dico, 2005, 3) 

(Dico, 2005, 3; Fouss, s.d.; Haust, 1941)

 

Halconreux

Halconru

« A l’ sopète, martchands d’ trompètes,

Coutriwès, martchands d’ cawiès (cailloux). »

 

Cawiès : devenu un sobriquet pour les habitants des villages environnant, dans la vallée du Glain (Dico, 2005, 15)

 

Hallembaye

Hèlèbaye

Leûps

 

Des habitants à leurs voisins :

« Va-r’-z-è è viyèdje, va-r-z-è amon lès bièsses, c’ èst tos nôbes chal à Hèlèbaye. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Halleux

aus Haleu

Leûps (Haust, 1941; Marquet, 1966 ; AO1 ; Bastin, 1939)

Halonîs (Bastin, 1939)

Halma 

Halmau

Gros Tch’vaus (Dico, 2005, 44)

 

Hamipré

(H)amîprè

Grîe-cafès (VW, 1967 ; Mouzon, notes)

Griyeûs d’ cafè (Dico, 2005, 31)

 

Hamoir

Hamwèr

Martchands d’ cleûyes  (les marchands de claies) (à Ouffet)

 

Rivalité entre Hamoir et Ouffet :

à Ouffet, concernant les gens de Hamoir :

« Pôves èt grandiveûs, lès djins d’ Hamwèr, lès martchands d’ cleûyes. » (les marchands de claies).

(AO 26/12/2002)

 

Lognârds: du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné) (Bastin, 1939)

 

Ham-sur-Heure

èl Bourk

Grimancyins (Haust, 1941)

Catulas (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Bourkîs (-krèsses (O0))

Ham-sur-Sambre

Ha 

Baloûjes (F1)

Iatîs (Haust, 1941)

Han (Tintigny)

Hang’

 

Han’tîs (Haust, 1941)

Hanesse  (prov. Li)

Hanèsse

Wêwês (Haust, 1941)

 

Hannut

Haneut

 

Hétås

 

“A Haneut,

Lès crotes å keu,

A Vilé (Villers-le-Peuplier)

Po lès discroter. » (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

 

Hanret

Hanrèt

(hameau de La vallée) Garibaldis

(hameau de La Rue) Crotîs (F1)

 

Han-sur-Lesse

Han

Ayès

Sobriquet inspiré par la prononciation locale du mot « oui », comme à Eprave. (Bourguignon, 1928)

 

Hanzinne

Hanzène

Chinârds (moqueurs)

Man.nèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Hanzinwès

Hargimont 

Hardjîmont

Agnons (Marloie, 2002)

 

Hargnies (F)

Harnîye

Ârnicots (Doppagne, 1953)

 

Harinsart

Harinsât

 

Hoguèts ou Hoguaî (Dico, 2005, 16)

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles sont appelés les Hoguèts ou Hoguaîs. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer. (Fouss, s.d. )

 

Cus d’ tchakâ  (culs de chabotà (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 16)

 

Tchacâs (Bourguignon, 1928)

 

Harlues 

Harloûwe

Cassètîs (fabricant de cassète, fromage) (F1)

 

Harnoncourt 

Harnoncôt

Oyelîs (éleveurs d’oies) (Oû- (Haust, 1941) )

(Dico, 2005, 34 ; Fouss, s.d.; Haust, 1941; Bourguignon, 1928)

 

Harre

Håre

Hårkês (porte-seaux) (AO2; Haust, 1941)

 

Harsin

Harsin

Mulèts (mulets)

Ce sobriquet atteste, dit-on, l’opiniâtreté bien connue des habitants de ce village. (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 30)

 

Harveng

Hârvin

Zoulous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Harzy

Hârji

Tchacâs (chabots) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1941)

 

Hatrival 

Hatrivau

Cwârbaus (Dosimont, 2000)

Cwârnayes (corneilles > batailleurs, forts en gueule) (Dico, 2005, 35)

 

Phrase par laquelle on accueille les « Cwârbaus » dans les localités voisines:

« Payisan, paye au c….

Quate cints bales au trau do c… » (Bourguignon, 1928)

 

Hautes   Rivières (F)

 

Bruhîres

Cocus

Satikèts, etc. (Doppagne, 1953)

 

Haut-Fays (Ne19)

Hôt-Fayi

Marcaus ((Haust, 1941), Marous (Dico, 2005, 9))

 

Haut-le-Wastia

Haut

Gades (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; F1)

 

Haut-Marais (La Reid )

Hôt-Marès

 

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hautrage

Hautrâje

Leups (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hautregard

Hôt-R’wârd

 

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt /

A Vêrt-Bouhon / On beût â posson. » (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Havay

Hâvé

Poûsseûs (Haust, 1941)

 

Havré

Hâvré

Houblonîs
Toubakeûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Havrenne

(H)avrène

Mwin.nes (Haust, 1941)

 

Hébronval

Hèbronvâ

Pouyeûs (pouilleux)

Grandiveûs (or­gueilleux)

Ce hameau, le plus important de la commune, a toujours affiché beaucoup de mépris à l’égard des villages voisins et surtout à l’égard des Bihanais qui sont considérés comme arriérés (rècoulés, reculés). (Lejeune, 1974)

 

Heer

Hêr

Tchabots (Haust, 1941)

 

 

 

 

 

Heinsch

Häischel

Mourzoukken (mourzouks)

Ce rapprochement avec une prétendue peuplade africaine implique que les habitants de cette localité sont d’une humeur assezhargneuse et se lient rarement avec leurs voisins. (Bourguignon, 1928)

 

Heinstert

Heeschtert

Bierplëkkerer (cueilleurs de myrtilles)

Cette plante abonde dans les grands bois qui entourent ce village. (Bourguignon, 1928)

 

Hellebecq

à l’ Bièk

Mangeurs de pape (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hemptinne (arr. Namur)

Hin.meténe

Bardouches (Haust, 1941)

 

Hemptinne (Florennes)

à M’tène

Bwèsous

 « Bwèsous, lès djins aus gros dj’nous. » (Lépine, 1972, sn)

 

Hemroulle

Hèmroûle

Boks (Dico, 2005, 4; Francard, 1994)

 

Henripont

Hripont

A la ducace de septembre, les Henripontois avaient coutume de dire :

« A ‘l ducace dè Vèznau (Virginal)

L’ iviér è-st-au trau,

A l’ ducace d’ Hinripont,

L’ iviér èst bî parfond. «  (Jous, 1976)

 

Aux Ecaussinnes, pour se moquer des gens d’Hinripont, Henripont, on chante, sur l’air « Lès Fîyes dè Lèstène » :

« Lès djins d’ Hinripont

Ont mau leûs boutons

A mindjî dè l’ poréye as-ougnons. » (Dascotte, 1976)

 

Hensies

Hinzî

Payis de braves djins
Fous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Herbeumont

Harbûmont

Saglés (ou singlés) (sangliers) (Defosse)

 

Waraus (loups-garous) (Bourguignon, 1928))

Ce sobriquet s’explique par la proximité des grands bois qui sont réputés être la demeure de ces animaux fantastiques. (Bourguignon, 1928)

Les enfants de Mortehan tiennent à la disposition de ceux de Herbeumont le quatrain suivant :

« Warau, warau,

Pate à gayot.

La malète su l’ dos

Les quate pates dins l’ pot. »

(Loup-garou, loup-garou, grosses pattes, la mallette sur le dos, les quatre pattes dans le pot.)

(L’allusion à la valeur culinaire du «gayot» apparaît dairement à travers ce couplet rimé.)

Ou :

« Warau, la malète su l’ dos, pate à gayot, lès pates dins l’pot. »

(patte de taurillon, les pattes dans la casserole) (Bourguignon, 1928)

 

Sanglîs (sangliers) (Bourguignon, 1928)

Tchins d’ Mauleûs (chiens de Mauleux).

Il est difficile d’expliquer cette locution. Signifie-t-elle chien de malheur ? Mauleux est-il un ancien lieu-dit du territoire ?

Pates à gayot

Le mot « gayot » a le sens de jeune animal destiné à la boucherie en raison d’une malfor­mation physique qui le rend impropré à la reproduction. Le « gayot » de race bovine se nomme « cul de poulain» ; celui de race porcine dénommé « bik èt ­bouk » ou « bok èt gade » est réputé hermaphrodite. La caractéristique de ces animaux est la rondeur de l’arrière-train, encore accentuée par l’épaisseur des membres postérieurs. (Bourguignon, 1928)

(Dico, 2005, 17; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Bourguignon, 1928)

Harbûmounî (Defosse)

Hérissart (Bohan)

 

Hérissons (Doppagne, 1953)

 

Hermalle-sous-Argenteau

Hèrmale

Banselîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

 

Hermée

Hèrmêye

Djâles (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Hèrmotîs (Haust, 1941)

Hérock

Hèrôck

Coks

Ce blason se justifie par la rime et nullement par l’habitude qu’auraienr prise les jeunes gens du village d’imiter, dans certaines circonstances, le cri de ce gallinacé. (Bourguignon, 1928)

 

Héron

Héron

Hèrètîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Herstal

Hèsta

D’hités

Reûdès gorlètes

Pédants

Hålènes

Grands vantrins sins quowètes

 

 « Lès Hèstalîs font l’ faro, l’ fakin, volèt fé ome, zèls qui sont co si djônes qu’ is sont co tot d’hités. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

Hèstatîs, Hèstalîs (Haust, 1941)

Herstappe (prov. Limbourg)

 

Hacous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Herve

Hêve

« Dju so d’ Hêve, èt né d’ Hêve, èt dj’ so l’ fî d’ ô Hêvurlin . »

(ajout d’un Liégeois :

« Ossu v’ vèyez bé à m’ djêve

Qui dju n’ so ni gueûs ni tchin. »)

 

« A bas les Hêvurlins,

Qui magnèt dè crèvé tchin. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« (Magneûs d’) froumadje

Måssîs cwèp’hîs.

Cous plakîs d’ hårpih. »

(Cf  Bastogne, Binche) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Hêvurlins

(Haust, 1941; Bastin, 1939)

Heure-le-Romain

à-(y)-Eûre-(li-Romin)

Crôyetîs (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

Omes à l’ crôye

Plats-pîds

Blancs bonèts (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Heuseux

å Heûseû

Leûps (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hévillers

Hévëlé

Mougneûs d’ gades (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hèvremont (L)

Hévrumont

Lapins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Heyd

 

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /

In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé !”

 

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970)

 

Djès  (Haust, 1941; -és (Dico, 2005, 10)

 

Hingeon

Hindjon

Pèlés (F1)

 

Hives

Hîve

Hîrtcheûs (traîneurs) (AO1; Marquet, 1966)

 

Hockai

so Hokê

 

Hokurlins (Bastin, 1939; Haust, 1941)

Hodeige

Hodèdje

« A Hodèdje, i fêt nut’ à qwatre eûres. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hodimont (Verviers)

Hodîmont

Kêzèrliks (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hollange

Holindje

Masindjes (mésanges) (Francard, 1994 ; Bourguignon, 1928)

La rime est responsable de ce gracieux surnom.

Un curieux et amusant dicton se rapportant à ce village est repris à l’article: Bodange. (Bourguignon, 1928)

 

Hollogne 

Hologne

Gades (Dico, 2005, 25)

 

Hombourg

(Op) Homerech

de Tröteväger (rinceurs de goulots) (Herve, 1987)

 

Hondelange

Hondel

Honn (chiens) (Bourguignon, 1928)

 

Honvelez

Honvelî

Halsoplètes (Haust, 1941)

 

Honville

Honvèye

Ûjês (oiseaux) (Francard, 1994)

Cus d’ botèye

 

Hosseuse

Hosseûse

(H)osse-cus (hochequeues) (VW, 1967 ; Mouzon, notes ; Dico, 2005, 31)

 

Hotte

Hote

Hotelîs (porteurs de hottes) (Francard, 1994)

Adjalés crotes (crottes gelées) (Bourguignon, 1928)

 

Houdemont 

Hoûlemont

Roros (Dico, 2005, 16)

Houdemonîs

Houdeng-Aimeries

Houdè

Cus tout nus (Haust, 1941; O3)

 

Houdeng-Goegnies

 

Goûgnére

Gaunias (Haust, 1941; O3)

Ratatas (crécelles) (O51)

 

Houdremont

Hodrémont

soit plutôt l’avarice comme c’est le cas pour Houdremont :

« Cané d’ Odrémont

Qui passe dissus l’ pont

Po ramasser dès limeçons. »

(Cané d’Houdremont qui passe sous le pont pour ramasser des limaces.)

 

« Cané d’ Odrémont

Qui va su l’ route di Bouyon

Po ramasser dès limeçons

Po fwère lu soupe o blanc bouyon ! »

(Cané d’Houdre­mont, qui va sur la route de Bouillon pour ramasser des limaces pour faire la soupe au bouillon blanc).

 

« Cané d’ Odrémont

Quu l’ djâbe î pond

Avou sès cwanes èt sès moutons ! »

(Cané d’Houdremont, que le diable y pique avec ses cornes et ses moutons).    (à Bièvre) (Doppagne, 1953)

 

Houdrigny

Hondrègni

Tchitchots (poires séchées ou mieux, consomma­teurs de poires séchées)

On assure que les habitants de cette localité apprécient particulièrement la tarte aux fruits de cette nature. Le mot gaumais « tchitche » est à rapprocher du français « poire chiche ». (Bourguignon, 1928)

 

Houffalize 

Houfalîje

Bordjeûs (Dico, 2005, 19)

Mougneûs d’ tâte â riz (Dico, 2005, 19; Francard, 1994)

 

Hour

Hoûr

Crèkions (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Hoursinne 

Hoursine

 

Hoursinîs (Dico, 2005, 11)

Hourt

â Hoûr

Hoûrlês (Haust, 1941)

 

Houtaing-lez-Leuze

Houtin

Rous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Houtain-l’Evêque / Houtem

Houtém

Zotten van Houtem (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Houyet

Houyèt

Mikelèts (Haust, 1941)

Bikèts (F1)

Houyetîs (Haust, 1941)

Houyètîs (F1)

Huccorgne

Houcwègne

Pîmâyes (Haust, 1941)

Vias (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Huissignies

Huncheni

Ochenaus (Haust, 1941)

 

Humain 

à-y-Humin

Chitauds (Dico, 2005, 25 ; Lejeune, 1983)

 

Huppaye

Houpâye

Ios d’ Houpâye

cf interjection ‘io!’; lès Nis d’ Djaucelète (ni = po ‘nin’)

(Gaziaux 1987, 52)

Oupayetis (Gaziaux 1987, 305) ;  on vraî Oupayetî (Lë Sauvèrdia, 242, 2007, p.8)

Huy

Hu

Hitås è Moûse (Haust, 1941)

Hite è Hoyou

Hututus (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Hutwès (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Hymiée

Himyéye

Mauhés (Haust, 1941)

 

Isières

Isiêre

Gâs (oies) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ittre

 

Tèrniatîs (habitants du quartier du Tèrnia (dimin. de ‘tiène’ : colline, côte, montée)) (O0)

 

Ivoy

à-(y)-Ouwè

Catîs (Haust, 1941)

 

Izel

Ijé

Cokriès (petits coqs) (Bourguignon, 1928 ; Fouss, s.d.)

 

Izier

Iziêr

« Fèrire èt Fèro / Izièr èt Ozo / Lès qwate pus mâvas viyèdjes / Qu’ i-n-âye inte l’ Ardène èt l’ Condro ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo : les quatre plus mauvais villages qu’il y ait entre l’Ardenne et le Condroz!)

 

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /

In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le « thier » ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970)

 

Jalhay

è Djalhê

 

Boûs d’fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + Francorchamps ( (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939)

Lèhous (Haust, 1941)

Djalhêtwès (Bastin, 1939) 

Jamagne (prov. Liège)

Djamagne

 

Quéle afaîre à Bèl-Aîr,

A Pèrwé, c’ èst co pés,

A Hayot, c’ èst tos sots,

A Mohu, on lès cût,

A Djamagne, on lès magne.  (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

 

Aragnes (Lépine,1972, sn)

 

Jambes

è Djambe

Prussyins (F1, Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Dit par les Jambois :

« I faît tchôd èà Djambe, c’ èst Nameur qui brûle. » (Yernaux-Fiévet ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jambline

Djamblène

Mouchons d’ teut (Haust, 1941)

 

« Mouchon d’ tèt d’ Djamblène, qui crève di fin à l’ èsté. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jamioulx

Djan.miou

Lotieus (O0); Lotcheus (O0; Haust, 1941) (Lotchwès: dit à Châtelet (O0)

 

Rostimonîs (habitants de Rostimont (hameau)) (O0)

 

Jamoigne

Djamogne

Barons

La terre de Jamoigne. anciennement Le Faing, fut érigée en baronnie au début du XVIIe siècle. (Bourguignon, 1928)

Jamognîs (Dico, 2005, 8)

Jauche

Djauce

Mougneûs d’ bouyon (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jauchelette

Djaucelète

lès Nis d’ Djaucelète (ni = po ‘nin’)

(Gaziaux, 1987, 52)

Djaucelètis (pfs: Djaucelètwès)

Javingue

Djavingue

Tortias (Haust, 1941)

 

Jehay-Bodegnée

Dj’hê

« C’ èst come lès djins di Tch’hè, pus bê d’ lon qui d’ près. »  (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jéhonville 

Tchonvîye

Paurotchîs (à Offagne : aus Paurotches = Jehonville, Acremont et Sart) (Haust, 1941 ; Dico, 2005, 6)

(Defosse : pour la section de Sart seulement parce que la paroisse (parochii en latin) avait autre­fois son siège à Sart)

 

Jemappes

Djumape

Kèrtons
Pètrons (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jemelle

  Dj’méle

Ralètcheûs d’ pêle (relécheurs de poêles ou, mieux, de poêlons)

Ce sobriquet est dû à la rime. Comme bien d’autres. Les habitants d’On l’expliquent cependant par la pauvreté des natifs du lieu et leur extrême voracité. (Bourguignon, 1928)

Dj’mélîs (Haust, 1941)

Jemeppe (Hargimont)

Dj’mèpe

Porètes (Marloie, 2002)

 

Jemeppe-sur-Meuse

Gn’mèpe

Mangons
Majis (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jemeppe-sur-Sambre

Dj’meupe

Longuès Tièsses (O0 ; Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jeneffe(en-Condroz)

Gngnèfe

Ågnes  (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004
Ågneûs (Haust, 1941)
Payis dès-ågnes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Vo v’là bon po-z-aler loukî ås-ågnes à Gnèfe. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jenneville

Tchènevèye

Cus d’ boutèye (Guillaume, s.d.)

 

Jodoigne

Djodogne

Mèdaus (se dit à Wavre; Jodoigne comprend deux paroisses, sint-Mèdau [Médard] et sint-Lambêrt)

 

lès Cénks dë Djodogne (dit par les villageois des environs qui disent lès cës) (Legros, …)

 

« A Djodogne, grâce à sint Mèdau,

T’ arives tokè, t’ èrvas cayau. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jollain-Merlin

Jolin-Mèrlin

Loups (habitants de Merlin) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Jollain-Merlin

Jolin-Mèrlin

Loups : habitants de Merlin(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Journal

  Djurnalî

Gurzalîs (groseillers) (Marquet, 1966 ; Dico, 2005, 39)

Gazètes (Dico, 2005, 39)

Journalisses (journalistes) (Bourguignon, 1928)

Djurnalîs, Djurnalerèsses (Francard, 1994)

Jumet

Djumèt

Bleûs (Haust, 1941)

Nwars Clawetîs  (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ègnetîs (habitants du quartier de Heigne) :

lès Sarazins (Bastin, 1965)

 

Cwérelîs  (habitants du quartier appelé « èl Cwérèle ») (O0)

 

Jupille (prov. Liège)

Djoupèye

Mohons

Djins dè l’ fièsse d’ å côp d’ coûtê

Tchôds Cous

Moûdreûs

Baudârts ou li bande di Baudârt

> Baudarîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Lès djins d’ Djoupèye sont plin d’ feu. »

«  Djoupèye èst plin d’ vèrats. » (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Jupille (prov. Lux.)

Djupèye

 

« A Marcoûrt, li djâle î coûrt

A Macray, li djâle î brêt

A Djupèye, il î marèye sès fèyes

A Warizi, il î marèye sès fis.

A Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. »

(à Warizy) (Dico, 2005, 33)

 

Juseret

Djuserèt

Cus d’ djusse (culs de cruche) (Francard, 1994)

Djuserotiès

(Bourguignon, 1928 ; Francard, 1994)

Kain

Kin

Baudèts (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Kemexhe

K’mèhe

Cougneûs d’ gade (Haust, 1941; Doppagne, 1953) Platês (Haust, 1941)

 

La  Neuville aux  Haies (F) (Les Hautes Rivières)

 

Tchène  dès  liés, 

Canibales (Doppagne, 1953)

 

La Forge 

 

Fonchîs (Dico, 2005, 11)

 

La Fosse (Hévillers)

à l’Fosse

Loketîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

La Gleize

Lu Gléhe

Magneûs d’ makèye (AO1)

Gléhetès (Ard. magazine, 1993?)

La Houssière (Braine-le-Comte)

à l’ Hoûssiére

Chèvreûs (O51)

 

La Lauriette (Wavre)

 

 

Laurètîs (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

La Mine (Longvilly) (Bastogne)

à l’ Mine

Mineûrs (Haust, 1941)

 

La Neuville (Wandre)

à l’ Noûvèye

Bèsîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

La Reid

è l’ Ré

 

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â posçn. » (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Lacuisine

La Keûjine

Tordeûs (tard venus à la messe( Defosse)

Tordus (mal venus, noués (Bourguignon, 1928), (tard venus) (AL 3/99, R.H., Le feu à Lacuisine) (Bourguignon, 1928)

 

Laforêt

à l’  Forèt

Cabré (chevreau) (Doppagne, 1953 ; F1)

Noyeûs d’ gueurnouyes (qui noient des grenouilles) (Defosse)

Forijots  

Lafosse

à l’ Fosse

 

Fossîs (Dico, 2005, 24)

Lahage

La Hatche

Cu dé pot (casserole de terre ou en fonte) (Dico, 2005, 40)

 

« Lès Hatchots sont tourtous brakenîs a v’nant au monde. »

(Dico, 2005, 40)

Hatchots (hachette à court manche) (sic) (Fouss, s.d.)

Lahérie

La Hèrîe

Aéryins (VW, 1967)

Traus d’ la tchîrîe

Cet horrible jeu de mots est heureusement assez peu usité. (Bourguignon, 1928)

(VW, 1967 ; Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 31 ; Contact, 1986)

 

Lambermont (Muno)

Lambèrmont

Ramounîs (marchands de balais (Bourguignon, 1928) ; faiseurs de balais (Fouss, s.d.)

 

Lamorteau

La Moûrte-Awe

Agayans (salamandres)

Ce sobriquet est donné par ironie, la salamandre ayant la réputation de pouvoir impunément séjourner dans le feu et le nom de la localité impliquant, au contraire, qu’elle est entourée d’eau. (Bourguignon, 1928)

 

Lamotte 

Lu Mote

« A l’ Mote, wice qui lès feumes ont l’ panê pus long qui l’ cote. » (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Lamouline

La Moline

Moyenês (Guillaume, s.d.)

 

Landelies

Landelîye

Mougne-à-z-ièbes (O0)

Fileûs d’ moussèt (Haust, 1941)

 

Laneuville (Sainte-Marie-Chevigny)

La Neûvèye

Cus d’ boutèyes (Guillaume, s.d.)

 

Laneuville-au-Bois

à l’ Noûve-Vèye

Mochons (moineaux) ((Marquet, 1966 ; Haust, 1941 ;  Dico, 2005, 39) ; habitants de Laneuville (Francard, 1994)

Mochètes (moucheron) : habitantes de Laneuville (Francard, 1994)

Sabotîs (Dico, 2005, 39)

 

Laroche

à l’ Rotche

Carotchî , Carotcherèsse (Francard, 1994)

 

« Carotchî » désigne une personne « qui loue des voitures aux étrangers  » .. Il s’agit probablement d’un jeu de mots sur le nom wallon de la localité (à l’ Rotche). (Lejeune, 1974)

 

« Carotchî » n’est pas un « carottier », mais un « carrossier », qui loue des voitures aux étrangers (cfr J. haust, Dict. liégeois : carotche « carrossier »). On pourrait alors comparer ce sobriquet à celui des habitants de Spa, parfois appelés « Bidelîs » (loueurs de bidets) parce qu’ils louaient des chevaux à leurs visiteurs.

Nous ne savons laquelle de ces deux explications est la bonne, mais, dans notre enfance, quand nous nous entendions traiter de carotchî, nous établissions dans notre esprit une association entre ce terme et les carottes. En effet, au temps où nous fréquentions encore l’école communale de La Roche, les petits villageois des environs entonnaient pour nous narguer le couplet suivant :

« Carotchî

Boutchî

Blanc sârot

Pèw su l’ dos. »

ce qui se chantait sur l’air assez monotone :

la,  la, sol / la,  sol / la,  la, sol / la,  la, sol.

Nous y répondions par un chant de guerre vengeur sur le même air :

« Payîsan d’ mâleûr

Cwate et cwate

t’ è-st-on voleûr.”

M. A. de Ruette nous donne une autre version du couplet adressé aux « Carotchîs » :

« Carotchîs

Plins d’boutchîs

Grands sârots

Pèws su l’dos

Misére po d’zos. »

On reconnaîtra dans cet échange de bons procédés l’antagonisme entre ville (fût-elle de moins de deux mille habitants) et village, dont nous avons parlé au début de cet article, antagonisme qui se traduisait parfois par des bagarres mémorables, lors des fêtes de village où se rendaient les Carotchîs.

Des sentiments semblables s’expriment également dans le blason des habitants de Rochefort que les villageois voisins appellent « Bê Cayèts » (beaux vêtements) ou « P’tits mèssieûs sins l’sou », ce que M. Bourguignon glose comme suit : « Les jeunes gens des villes, mieux vêtus et plus hâbleurs » que ceux des villages, sont assez fraîchement accueillis par ceux-ci lorsqu’ils prétendent assister aux fêtes locales. (…)

 

« Carotchîs,

Pèw so l’ dos,

Misére po-d’zos. »

(Marcourt, 2003) (à l’ Rotche : lès djins dès viladjes = lès ‘payisans’)

 

Rodjèts (Haust, 1941)

Boutchîs (AO1)

Rotchwès (AO1)

Latour

Latou

Dragons (allusion au régiment des dragons de Latour

(Fouss, s.d.); Delairesse-Elsdorf, 2004)

Allusion historique. Le régiment des Dra­gons de Latour, qui emprunta son nom à celui de son colonel. était recruté en partie, vers la fin du XVIII­siècle, dans le duché de Luxembourg. (Bourguignon, 1928)

Tratchèts (à cause de leur parole incisive) (Dico, 2005, 43 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Gataus (Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) Ce blason est français, donc récent. Il est aussi peu usité. (Bourguignon, 1928)

 

Lavacherie 

à l’  Vatcherîye

Vatchots (veaux) (Dico, 2005, 37 ; Haust, 1941 ; Francard, 1941)

 

Lavaux (Hives)

à l’ Vâ(-d’Hîve)

M. de Ruette nous apprend que ses habitants crient  ironiquement  aux habitants de ce  dernier village   : 

« Li Vâ mougnerè Hîve. » (Lavaux mangera Hives.) (Marquet, 1966)

 

Lavaux (Assenois-Neufchâteau)

La Vau

Bokions (bûcherons) (Dico, 2005, 21)

 

Lavaux-Ste-Anne

à l’ Vau

Lès P’tits Pètias dè l’ Vau

Dans le temps il y avait beaucoup de poiriers sauvages. Les gens du village les employaient pour les compotes appelées « Poiret ». On les mangeait comme coupe-faim. Les gens des villages avoisinants appelaient ces fruits des « Pètrês ». (…) (F1 ;  …)

 

Le Roeulx

au Rû

Gaunias (= ‘djaunias’) (O3, O51)

Kins (Haust, 1941; S32)

 

Le Roux

Li Rou

Mazwîs (maîtres d’un petit domaine au Moyen-Age) (O0)

 

(à Prêle) lès Boudjas do Rou (machî, storné, pèté, djondu, suké?) (suivant Maurice Chapelle dans un livre de Jean Fivet)

Routîs

Le Sart (Assenois-Neufchâteau)

Lu Sârt/ Lu Saurt

Leûps dou Sârt [ou: Saurt] (VW, 1967 ; Dico, 2005, 31 ; Mouzon, notes)

 

Le Sart = ?

au Sârt

Vias (Haust, 1941)

 

Lecheret

Lècherèt

Rèkèkès (Haust, 1941)

 

Leernes

Lièrne

Pindârds (d’une famille dont un membre, jadis, a été pendu) (O0); Haust, 1941)

Pindus (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Leffe

Lèfe

Mougneûs d’ fromadje di Holande (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Léglise

à l’ Èglîje

Peûrîes ch’rîjes [à Mellier : pûrîes ou peûrîes c’rîjes] du Lèglîje (les cerises pourries de _) (VW, 1967;  Delairesse-Elsdorf, 2004; Peûrîes Cèrîjes (lès) (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL 😉 ; C’rîjes (Lu Skiran / Djènevau))

Parfois: lès Fames sins tch’mîje (les femmes sans chemise) (VW, 1967 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

A Anlier, on dit :

« Après Lèglîje (vers L.), c’ èst lès capéres. »

(litt. : compères = bêtes, naïfs)) (VW, 1967)

 

Lens-(sur-Dendre) 

Lins’

Mindjeûs d’ chitrouye (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Les Bruyères (Ottignies)

 

Pètralîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Les Bulles 

Lès Bûles

Brayârds (criards) (Dico, 2005, 8 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Bourguignon, 1928)

Bûlaus (Haust, 1941)

Les Flaches (Gerpinnes)

à ‘l Flache

 

Flachwès (Haust, 1941)

Les Fossés

Les Fossès

Vês (VW, 1967 ; Mouzon, notes) 

Vês disloyès (Dico, 2005, 21)

Mau-lavès (malpropres) (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL) 

 

Lescheret

Lècherèt

Rikèkès ((Francard, 1994) ; Rè- (Haust, 1941)) 

Lecheroriès (Bourguignon, 1928)

Lesse 

Lèsse 

Mikelèts (Mitelèts (déformation de miquelets ?) (Defosse))
Vèssoûs (Haust, 1941)

 

Lessines

à L’ssine

Cayoteûs (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Madrès (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Lessive

Lèssîve

Tchabots (Haust, 1941; Elsdorf / Delairesse, 2004)

 

Lèstèrni

Lèstèrni

 

Makès (sots (Petit, 1987))

Sukès (Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Martulès (Bourguignon, 1928)

Makès, sukès, martulès

Ces trois termes expriment une idée à peu près semblable et suspectent tous, d’une façon qui ne prête à aucune équivoque l’intelligence des habitants du lieu. S’il faut en croire un auteur déjà ancien, Lesterny est connu par son fameux mar­teau. dont seraient frappées toutes les personnes passant sur le pont jeté sur la Lomme, entre ce village et celui de Masbourg.  De là., l’expression « Il a passé so l’ pont d’ Lèstèrni, que l’on applique généra­lement aux gens quelque peu simplets, ou se singula­risant par des habitudes incompatibles avec l’esprit du terroir.

(Bourguignon, 1928 )

« L’ cî qui passe su l’ pont d’ Lèstèrni èst makè. » (Petit, 1987)

 

« Il a passé so l’ pont d’ Lèstèrni.  (= I n’ èst nin fwârt malin.) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Lesve

Léve

Laîds Vias

Mougneûs d’ kitches (F1)

 

Leugnies

Leûgnîye ; Lungnî (O0

Tchats (Haust, 1941)

 

Leuze-Longchamps

Leûze

Frés
Lès Cias (F1)

lès Siyas (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

 

Leval-Chaudeville

à l’ Vau-Tchaude-Vile

Cabots (têtards) (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; O0)

 

Leval-Trahegnies

à ‘l Vau-Tragnére

Plats Pîds  (Haust, 1941 ; / Delairesse-Elsdorf, 2004

 

Liberchies

Lubèrcîye

Vîtcheûs (O0)

 

Libin

Lîbin ;  ou Hôt Lîbin / ou Bas Lîbin (Louline, 1993) ;

Lîbin (à _; anct aus _) (Haust, 1941)

Tchins (chiens)

 

Hôt Lîbin, c’ èst dès tchins.

Et ou bas Lîbin, c’ èst co toudi dès tchins.

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Frotchètes (perce-oreilles) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

(Louline, 1993 ; Dosimont, 2000 ; Delairesse-Elsdorf, 2004; Dico, 2005, 22 Bourguignon, 1928)

 

Libomont

è Libômont

 

Bons Flèyons (tartes)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

«  A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

 

Libramont

Lîbraumont

Lârons (larron, brigand)

 

Balaus  (Mouzon, 1981)

 

(Otjacques, 1998 ; Elsdorf / Delairesse, 2004 ; Mouzon, notes ; Bourguignon, 1928 ; Mouzon, 1981)

 

Liège

Lîdje

Tièsses di hoye

Hite-è-Moûse (rivageois ou habitants du «rivage»)

Tchêye-è-l’ êsse (hab. des hauteurs)

Leûps (à Sinte-Wåbeû (Sainte-Walburge)) 

D’hités / Crèvés di djus-d’-là (les jeunes d’Outremeuse)

Canårîs dè l’ rowe di Bavîre (Rue de Bavière)

Såvadjes di Pièreûse (Pierreuse)

Èwarés di sint Djîle (Saint-Gilles)

 

(Bastin, 1965 Haust, 1941 ; Coppens, 1959; Elsdorf / Delairesse-Elsdorf, 2004)

Lîdwjès(es) / Lîdjeû(se)s ;

Lîdjwès (Haust, 1941 ; Coppens, 1959)

Lierneux

Lièrneû

Makêyes (Haust, 1941)

Makêyes do ban (Dupont-Soubre, s.r.)

 

Ligne

Lin

Sots (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Ligneuville

Lègnoûvèye

 

Doûzès linwes

Tâtes à l’ ôye (tartines à l’huile)

(de la part des hab. du pays de Waimes)

(Bastin, 1939)

« Lègnoûvèye, bèlès fèyes. » (Pinon, 1994)

 

« A Lègnouvèye, lès cous d’awèye;

A Lègnoûvèye, lès d’hitées fèyes. » (Pinon, 1994)

 

Ligney

Légnè

Cossèts (Haust, 1941)

 

Lignières

Lègnîre 

Lignès (niais)

 

(Bourguignon, 1928 ; Lejeune, 1983 ; Haust, 1941)

Lègnerès (Lejeune, 1983) ;

Lègneré (Haust, 1941)

Ligny

Lignè

Soçons / Soçones (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; F1)
Pôch’nîs (ouvrier charbonnier, en gén. malpropre) (O0)

 

Lillois-Witterzée

Lêlou

Vêrts Coucous (Haust, 1941)

 

Limal

Limal

Rats

Rëleveûs d’ saurots (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Limerlé

Limèrlé

Coupêres (Haust, 1941)

Gaudins (gauches, godiches, maladroits) (Bourguignon, 1928)

 

Limes

Lime

Limeçons (Lépine, 1972, 5)

 

Limont

Limont

Vês (Haust, 1941)

 

Lincé

Lincé

Vètès Gueûyes (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

Lincenîs (Haust, 1941)

Lincent

Lîzin

Forguingnîs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Linchamp  (F)

 

Èrnikins (Doppagne, 1953)

 

Lisogne

Lîsogne

Mougneûs d’ rogne (salamandre) (Bernard Louis)

 

Livarchamps

Livârtchamp

Âjês (barrières de jardin)

(ôte paut, on dit: anjê) (Francard 1994)

 

Lixhe

Lihe

Gris Cous (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Lobbes

Lobe

Makas

Bauyârds

Mindjeûs d’ canadas (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Lodelinsart

au Sârt

Vias (Haust, 1941) ; lès vias du Sârt (Yernaux-Fiévet)

 

Loën (Visé)

Lwène

Lurtês (Haust, 1941)

 

Logbiermé

Logbièrmé

Gris d’ fagne (Fourgon, 1999 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Singlés (sangliers) (Fourgon, 1999)

 

Loheray

Loheré

 

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èt Loh’ré /

In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude). (Blason, 1970, 203)

 

Lombise

Lombîse

Buveûs d’ sûr

Martchands d’ fourmijes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Lompret

Long-Prè

« A Lomprèt,

Lès fîyes sont pus bèles dè lon què d’ près. » (Lépine, 1972, 10)

 

Lomprez 

Lomrè

Tchèts (Dico, 2005, 44)

 

Longchamps (prov. Lux.)

Long-Tchamp

Bês-Èfants (Francard, 1994)

 

Longchamps (prov. Namur)

Long-Thamp

Siyas (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Longfaye

 

Longfaye

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès longuès /-k-/ payes

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. (Bastin, 1939, 52-53)

 

A Xhoffraix: lès hab. de Longfaye sont lès-Amèrikins. « C’ èst qu’i fât passer l’êwe (un ruisselet souvent torrentueux) po v’ni è leû payis (passer l’êwe, en w.: traverser la mer). »  (Bastin, 1939)

 

« A Longfaye, lès longuès /-k-/ payes. » (Pinon, 1994)

 

Longtain (La Louvière)

 

Porteûrs dè kèrtins, ou dè poulins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Longueville

Longuevële

Ramonis (Haust, 1941)

 

Longvilly

Lonvli

Pochelons (porcelets) (Marquet, 1966 ; Dico, 2005, 4 ; Haust, 1941 ; Francard, 1994 ; AO2)

 

Lonzée

Lonzéye

Payis dès Sôrcîres (C1)

 

Lorcy

Lorci

Coucous (Bourguignon, 1928 ;  Dosimont, 2000)

Ce nom d’oiseau s’explique assez bien par les grands bois qui entouren,t le hameau et où le cri particulier du coucou doit se faire entendre à peu près sans arrêt. (Bourguignon, 1928)

 

Losange

Losindje

Masindjes (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Louchert

 

Loucherter Musék

Un vieux récit rapporte qu’une musique céleste réveillait parfois les habitants de ce village et les terrorisait jusqu’à l’aube. On fait souvent allusion à cette légende, que l’on détourne de sa signi­fication primitive. Les jeunes gens du pays d’Arlon disent par ironie, en revenant d’une fête ayant manqué d’animation: « Nous nous sommes fort bien amusés. Il y avait même la musique de Louchert ! » Le sens dérisoire de cette réflexion n’échappe à aucun de leurs auditeurs. (Bourguignon, 1928)

 

Louette

Louwate

Canés

 

1 « Cané du l’ Grande Louwate / Tu mére èst mwate /

Bauje lu trau du cu d’ une gade / Dins trente-quate djoûs, tu nn’ aurès trinte quate ! »

(‘Cané’ de la Grande Louette, ta femelle est morte, baise le trou du c. d’une  chèvre,  dans  84  jours   tu   en  « rauras ».)

 

2 « Cané du l’ Grande Louwate / Tu mère est mwate /

Chufule o cu d’une gade /  T’ a raurès cint trente-quate ! »

(   …  Siffle au c.  d’une chèvre, tu en  « rauras ».)

 

3 « Cané du l’ Grande Louwate  / Qui piche à l ‘ pwate. »

(… qui pisse à la porte.)

 

4 « Cané du Louwate / Pichi à l’ pwate / O trau du cu d’ une gade / O numérô quarante-quate ! »

(… pisser à la porte, au trou du c. d’une chèvre, au n° 44.)

A Bièvre, j’ai noté encore :

« Concon / Cané du Louwate. / Ta fame èst mwate /

Dins quate djoûs / T’ a raurès quate ! » (Doppagne, 1953)

 

Le mot « cané » peut dériver du verbe « caner », dont le sens wallon est assez trivial et rabelaisien. (Bourguignon, 1928)

 

(Doppagne, 1953 ; Bourguignon, 1928 ; Blason, 1970 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Blason, 1970 ; F1)

 

Louette-Saint-Denis

Lu Grande Louwate

Concons (Bièvre)

(d’après la prononciation locale de ,,quand », avec réduplication)

Russes

Canés

 

« Èt qué nouvèle, èt l’ ciêr fèré ? »

(Et quelle  nouvelle,  et le cerf ferré ?)

Allusion  à  une  méprise cynégétique: un indigène avait abattu un âne l’ayant pris pour un cerf. (Doppagne, 1953)

Grand-Lwatîs

 

 

Louette-Saint-Pierre

Lu P’tite Louwate

Cané du l’ Pitite Louate (Doppagne, 1953 ; …dou l’ … (Defosse))

B.P. par tiel : Jwifs (Doppagne, 1953)

P’tit-Lwatîs

Louftémont 

Loftêmånt

Leûps (Dico, 2005, 21 ; Bourguignon, 1928)

Louftingues (fous, toqués) (très récent) (Bourguignon, 1928)

 

Louveigné

Lovegné

 

Lognârds: du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné) (Bastin, 1939)

 

Loverval

Lavèrvau

Leûps dè bos d’ Lavèrvau (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Luingne

Leugne

Cleugnotes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Lustin

Lustin

Djusses (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Lutrebois

Lètrubwès

Corbâs (corbeaux) (Bourguignon, 1928 ; Francard, 1994)

 

Lutremange

Lètrumindje

Sbarous (épouvantails)

L’accoutrement assez gro­tesque d’une partie de la population, et son insocia­bilité, seraient la cause de ce surnom. (Bourguignon, 1928) 

(Bourguignon, 1928 ; Passe-Partout 11/02/04 ;  Francard, 1994)

 

Luttre

Lute

Colas (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Lutîs = Lutérs (/-er/) (O0)

Luzery

Luzeri

 

Luzuryins, -iènes (Francard, 1994)

Mabompré

Mâbompré

Tchèts (AO1)

Hérons (Dico, 2005, 19)

 

Macon

Macon

Sorcières (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Maffle

Mafe

 

Maflou s(Haust, 1941)

Mageret

Madjerèt

Chafions (bousiers) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994 ; G4, p.122)

 

Magerotte

Madjerote

Madokîs (Dico, 2005, 37)

 

Magnée

Mangnêye

Leûps (Haust, 1941) 

 

Mahoux

Maou

Fous (Haust, 1941) 

 

Maissin

Mêssin

Zoumes (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Mêssenîs

Maizeret

Maujerèt

Choupias (F1)

 

Malmedy

Mâmedi

« Mâmediyin , / Pèlé tchin / Droûve tu gueûye / Dju tchîré d’vins. »

C’est la moquerie des ruraux à l’adresse des

Malmédiens méprisants.

(à Robertville : … Drove tè … , à Waimes : … Drouve teu … / Djeu tchîri … ;  Djè tchîré …)

 

« A Mâmedî, is magnèt l’ hyite à kèyîres ,

Lè stron à qwâtrons

Èt l’ piherote à cohotes. »

(dit à Waimes) (Pinon, 1994)

 

« Cou d’sètch, bèsace. » (Stavelot):

« I fât deûs cous d’sètch, po fé one bèsace », dit-on à Stavelot.

Aussi: « mon-âme » (Malmédiens) (de la part des hab. de Stavelot): « Dju m’va amon lès-_ »: je vais à My.

Traduction de l’allemand: Meiner Seele, sur ma foi! (Bastin, 1939)

 

« Èt à Mâmedî , magnèt l’ hite à cayîs. » (Pinon, 1994)

Mâmediyins (Pinon, 1994) ; Mamediyins (Haust, 1941);

Mâmediyins (ènes) (E21);

Mâm’diyins (è l’ place di: Man.medî / Man.mediyin (à Stavelot) (Bastin, 1939)

Malvaux (Grivegnée)

Målvå

Sèrpètes

Trinchets (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Malvoisin

Mauvejin

Canés

 

« Mauv’jin,

mwaîs vèjin. » (mauvais voisin)

 

« Mauv’jin, l’ payis  dès bèguènes. «  (à Willerzie)

(Malvoisin,  le  pays  des  béguines) (Doppagne, 1953)

 

Manage

Manâdje

lès céns dou Fin-d’bout (O0)

 

« C’è-st-in p’tit frére di Manâdje ! » (Yernaux-Fiévet)

Manadjoûs

Mande-Saint-Etienne

Mande

Mendiants

Jeu de mots facile évidemment moderne, qui a l’avantage de pouvoir s’appliquer aussi, aux habitants de Mande-Sainte-Marie, dép. de Sibret. (Bourguignon, 1928)

Mandurons, -ones (Francard, 1994)

Marbaix-la-Tour

Mârbwés

Marloyas (O0)

 

Marbay 

Marbê

R’nauds (Dico, 2005, 31)

 

Marbehan

Marbuhang’

Fromages puants (Bourguignon, 1928; Dico, 2005, 16)

Ce blason n’est certainement pas ancien. Il est appliqué aux enfants de la localité par ceux de Harinsart et d’Orsinfaing. (Bourguignon, 1928)

 

Marche-en-Famenne

Mautche

 

Mau Tchîs  (mal venus)

avec un sens scatologique qu’il est inutile de rendre dans toute sa précision. (Bourguignon, 1928))

 

Blason dialogué pour Marche-en-Famenne :

« – T’’ ès là, Mautchî ?

– Mî tchî qu’ ti !

– Si dj’ éve one figure come t’ as on cou,

Dj’ n’ îréve mây pus tchîr quand i fêt clér !”

(Tu es là Marchois ? (en dialecte, il y a homonymie entre « Marchois » et « mal chié»)

Mieux chié que toi ! Si j’avais un visage semblable à ton c…, je n’irais jamais plus ch… quand il fait clair ! (Erreur manifeste du témoin qui devait dire : si j’avais un c… semblable à ta figure…) (Blason, 1970, 203)

 

(Haust, 1941 Blason, 1970; Bourguignon, 1928)

Mautchwès

Marche-lez-Ecaussinnes

Mârtche

 

Martchous (Haust, 1941)

Marchipont

Marchipont

Trompeûs

Fraudeûs

Makignons (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Marcinelle

Mârcinèle

Boûs (bœufs) (O0)

 

Marcouray

Macré

Macrales (sorcières) (Marquet, 1966)

Macrês  (sorciers) (Marquet, 1966 ; Bourguignon, 1928)

 

« A Marcoûrt, li djâle î coûrt.

A Macrê, li djâle î brêt.

A Djupèye, il î marèye sès fèyes.

A Warizi, il î marèye sès fis.

A Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. » 

(à Warizy) (Dico, 2005, 33)

 

Mariembourg

Mariyemboûrg

Baudèts
Bourikes
Côpeûs d’ queuwe dè baudèts (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Lepine, 1972, 9 ; F1)

 

Marloie 

Maurlôye

Baloûjes, Balouwes (hannetons) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 25)

 

Marneffe

Marnèfe

Crâs Henîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Martelange

Martel

Leekepperchen (petites têtes d’ardoise, ardoisiers)

L’exploitation des ardoisières a occupé pendant longtemps une grande partie de la population.

Ardoisiers.

(Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 26)

Marteler

Martilly 

Marcli

Marticots (Dico, 2005, 17 ; Mouzon, notes)

 

 

Martué

Martuwé

Marticots (Defosse ; Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 14)

Ce terme est énigmatique (sic). Dans toute la Gaume riveraine du Ton, le mot « marcô » est syno­nyme de chat. En a-t-il été de même, anciennement, dans le bassin de la Semois moyenne ? (Bourguignon, 1928 )

 

Marvie

Marvî

Vês (veaux) (Francard, 1994; Dico, 2005, 4; Haust, 194)

 

Masbourg

Masbor

Rondrotches (prononcez: Rondes rotches). La signi­fication de ce blason est inconnue. On peut croire que le mot signifie « roches rondes» ou «ronds rouges », mais cette équivalence ne nous donne aucune solution. (Bourguignon, 1928)

 

Rodrotches (Dico, 2005, 30)

Masborès (AO1)

Massul

Maussu

Mau Sukès (mal frappés (VW, 1967 ; mal assommés,  gens de faible intel­ligence (Bourguignon, 1928) ;  ceux qui ont la tête dure (Dico, 2005, 31)

 

Matagne-la-Grande

Matagne-lè-Grande

Bieus (bœufs) (F1 ; O0)

 

Maubray

Mombré

 

Mombèrlous (Haust, 1941)

Mazée

Mauzéye

Makeraus (Lépine,1972,10 ; F1)

 

Meeffe

Mêfe

Wêwês (Haust, 1941)

 

Mehaigne

Magne

Djotîs (F1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)
Mougneûs d’ djote (F1)

 

Meix-devant-Virton

au Méych

Ramoûnîs (fabricants de balais)

Se reporter à Gérouville. (Bourguignon, 1928)

Faunèts (frelons (Bourguignon, 1928))

Housètes (grandes poches, guêtres, chaussons)

Ce blason fait allusion à l’accoutrement d’une partie de la population, qui passe, en outre, pour pratiquer l’usage du bas de laine et y serrer son argent.

(Bourguignon, 1928)

 

Mèksikins (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Lépine, 1972, 5)

Calembour d’invention récente. (Bourguignon, 1928)

 

Sablîs (marchands de sable) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Ramounîs, guèrnouyîs, qui s’ froyant lès pîds das la poucherîe. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Méchtots (Haust, 1941)

Meix-le-Tige 

au Méych

Brayâs (criailleurs) (Fouss, s.d. ; VDE, 15/03/2005)

Chayâs (marcheurs disgracieux) (Bourguignon, 1928)

Dans la langue du terroir. un «châyâ» est un homme qui marche en balançant les épaules et les bras, en tournant les pieds vers le dehors, en pliant lu genoux et en faisant le gros dos.

 

Pichalîs (pisseurs de lait ou pissenlits)

(Bourguignon, 1928)

 

Warabaus (vers s’attachant aux animaux)

Les enfants de Châtillon ont coutume de proférer, à l’adresse de leurs voisins de Meix-le-Tige, l’apostrophe suivante:

« Méychtî, Pichalî

Qui n’ ant pont d’ kilî

Pou mièdjî lieû briot. »

(Habitants de Meix, qui pissent au lit, qui n’ont pas de cuiller pour manger leur pape d’avoine).

Ils ajoutent parfois ce pittoresque refrain

« Chayâs, brayâs,

Qui n’ ant pont d’ miaye

Pou mounéy lès gades à la fouraye. »

(Marcheurs disgracieux, braillards, qui n’ont pas de nourriture pour mener les chèvres à la pâture).

On remarquera la malice diabolique des jeunes citoyens de Châtillon qui trouvent moyen de railler, en même temps. les attitudes, les occupations, la condition médiocre et certaines particularités du parler de leurs jeunes « amis » de Meix-le-Tige. (Bourguignon, 1928)

 

Melles

è l’ Mèle

Nånås ou Gnågnås (Haust, 1941)

 

Mellet

à M’lèt

Carotîs (O0)

Pète-èvôyes (Lépine, 1972, 5)

« Mèlèt, c’est l’ payîs dès carotes. » (Yernaux-Fiévet)

 

Mellier

Mâliè

Grèviès (vairons) (à Léglise (Mouzon, notes) ; (Haust, 1941)) ; Grèvîs, Greuviès)

 

(Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL ; Dico, 2005, 21 ; Mouzon, notes ; Haust, 1941)

 

Membre-sur-Semois

Membe

Macabés (à Nafraiture)

Ceux  de  Membre  appellent les  naturels de Nafraiture  « Ma Gadé (expliqué par « ma gade hé ! », cri d’un paysan qui cherchait sa chèvre) ; les gens  de   Nafraiture ont riposté en partant du  gentilé « Mabé » dont ils ont fait macabé. (Doppagne, 1953)

Membrés (F1) ; Mambrés, Mabés (   Doppagne, 1953)

Menufontaine

à

M’nufontin.

ne

Djambons di rin.ne (pattes ou cuisses de grenouille)

(Bourguignon, 1928)

M(è)nufontin.nîs (Francard, 1994)

Merbes-le-Château

Mèrpe-Chatau

Couyous (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Merdorp

Mièrdo

Brèyås (Haust, 1941 )

 

Merlemont

Mièlemont

Cus d’ tchôdron (Lepine, 1972, 9)

 

Merny

Mèrnî

Maltons (bourdons) (Les habitants y avaient la réputation de parler en marmonnant et en maugréant : allusion au bourdonnement (Defosse) ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Waspes (guêpes) (Haust, 1941)

 

 

Méry

è Måri

Gades (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Meslin-l’Evêque

à M’lin

Louchetiers (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Mesnil-Saint-Blaise

 au Mwin.ni(-sint-Blaîse)

Couchèts (cochons) ((Bourguignon, 1928) ; Cu- (F1))

Copiches (Haust, 1941)

 

(Bourguignon, 1928 ; F1 ; Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Messancy

Miezeg

Lemden (butors)

Ce peu avantageux sobriquet, motivé par la baute taille et la grande force physique de la plupart des habitants de Messancy, leur est appliqué par leurs voisins de Wolkrange et de Buvange.

 

La population de ce village a la répuration d’être très orgueilleuse. On raille volontiers, à Arlon et Atbus, la manière dont elle prononce le mot de Messancy lorsqu’ elle s’exprime en français (Messoncy).

La  localité est parfois dénommée. un peu par ironie, « le village des châteaux », «le chef-lieu du canton des neuf communes ». On entend marquer ainsi que les natifs du lieu font état de toutes les particularttés pour renforcer leur prestige de demi-citadins.

Mésants siens (méchants chiens)

Blason bumoris­tique très usité à Arlon, mais ne reposant que sur un facile calembour. (Bourguignon, 1928)

 

 

Messines (Mons)

 

Sots (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Mesvin

Mèvin

Côraches (Haust, 1941)

 

Mettet

M’tèt

Djobins (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Lès coméres di M’tèt sont pus bèles d’ au long qui d’ près. »  (Haust, 1941)

 

Meuville

Meûvèye

Lurtês (Haust, 1941)

 

Meux

Meû

Godomes (Haust, 1941 ; F1; Lépine, 1972, 5)

 

Michamps

Mîtchamp

Bês-Èfants (Francard, 1994)

 

Mignault

Miaut

 

Miautoûs (Haust, 1941 ; S28)

Milmort

Meurmwète

Gros talons (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Hôts talons (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« I toûne à tot vint come li cokerê d’ Meurrmwète. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Mirwart

Mirwaut

Tièsses di tch’vau (têtes de che­vaux) (Haust, 1941 ; Bourguignon, 1928)

 

Mochamps

Mautchamp

Boûs (Francard, 1994 ; Haust, 1941)

 

Mogimont

Modjimont

 

Modjimontîs (Twisselmans, p.165)

Mohu ?

Mohu

“Quéle afaîre à Bèl-Aîr,

A Pèrwé, c’ èst co pés,

A Hayot, c’ èst tos sots,

A Mohu, on lès cût,

A Djamagne, on lès magne. » (Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

 

Moinet

Mwin.nèt

Lumeçons (limaces) (Francard, 1994 ;  Marquet, 1966 ; AO2 ; Dico, 2005, 4) 

 

Welsch Bocken (boucs wallons)

Le nom de cette localité se traduit par Welsch-Bochholtz. Nos voisins du Grand-Duché, comme tous les Ardennais, n’ont pas manqué l’occasion de faire un facile jeu de mots. (Bourguignon, 1928)

 

Cous d’ pouyes (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Bourguignon, 1928 ; AO2)

 

Moircy

Mwârci

Tchacossês (chabots) (Bourguignon, 1928 ; Mouzon, 1981)

Pouchelèts (Haust, 1941 )

 

Molinfaing

Molîfè

Crèvès tchèts (chats crevés) (Bourguignon, 1928)

 

Momalle

Moumåle

Tchèts (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

« Moumåle, Moumelète, Pissoûle èt Hodèdje, c’èst qwate voleûrs al cwène d’on sètch. » (Haust, 1941)

 

Monaville

Mon.navèye

Pècheûs à l’ botèye (Francard, 1994)

 

Monceau-en-Ardenne

ou Moncé

Rousse, Roussias (roux) (à Bièvre)

Mouskètîs  (à Oizy, Baillamont)

Blason toponymique : ou Tas

 

1 « Moncètê / malète deu vê / keu d’ pourcê. »

(à Petit-Fays)

 

2 « Rousse, rousse du Moncê. » (à Petit-Fays) 

 

3 « Canés du Moncê / Canés du pourcê. » (à Bièvre) (Doppagne, 1953)                   

Moncètês

 

Hameau : Amia : Amiatîs

Mons

Mont

Montwas Cayau (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Montwès (Coppens, 1959)

Mons (arr. Liège)

Mons’

Monsâ

 

“C’ è-st-on mo sâ, i n’a qu’ po s’ panse.”

De même, on dit à Hognoul :

« Tot po s’ ponse, come lès djins d’ Mons’.”  (Haust, 1941)

 

Mont (Bastogne)

Mont

Cous d’ plomb (culs de plomb) (Dico, 2005, 4 ; Haust, 1941 ; Francard, 1994)

 

Mont (Grand-Halleux)

o Mont

Côris (Haust, 1941)

 

Mont (Malmedy)

Lu Mont

Longs Grognons (Pinon, 1994 ; Bastin, 1939)

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. » (Bastin, 1939,52-53)

 

Mont (Theux)

Mont

Boûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Mont (Houffalize)

Mont

Vês (veaux) (Dico, 2005, 19 ; Copin’Oufa – 21/04/01 ; AO2; Marquet, 1966 ; Francard, 1994)

 

Cherain, Mont-le-Ban, Mont-lez-Houffalize

Toute cette région (le canton d’Houffallze) forme « lu payis dès coupêres » (le pays des compères). Le mot n’est plus compris par les villageois. Aucun élément ne permet d’affirmer que « cou­pêre » (compère) soit devenu synonyme de balourd, béotien, comme c’est le cas dans d’autres régions de Wallonie. Cependant, Haust cite également ces locali­tés [tandis que Hens cite celles du canton de Bastogne ]. (Lejeune, 1974)

 

Mont-de-la-Trinité (Tournai)

 

Longs Cus (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Montegnée

Montegnêye

Ågnes (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Montignies-sur-Sambre

 

Montegnè

 

 

 

Montagnârds (Y1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Montignies : Village : Casseûs d’ assiètes (Yernaux-Fiévet)

 

Nouviletîs (habitants de la Neuville) (Y1)

lès céns du Trî,

lès céns d’ Sint-Djan,

lès céns du Warmonçau,  (habitants de ces quartiers) (Y1)

 

Roctiatîs (habitants du Roctia (O0) ; du Roctiau (Y1))

« Lès djins du Roctia ont yeu in côp d’éle (allusion au moulin). » (Yernaux-Fiévet)

 

Mârtchands d’ makéye (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Leups (Haust, 1941)

 

 

 

 

Montigny-le-Tilleul

Montegnî

Maricaus ((Haust, 1941); -ots (Delairesse-Elsdorf,

,2004)

 

Plagnîs (habitants du quartier de la Plagne) (O0)

 

Mont-le-Ban

 

Mont-l’-Ban

Coupêres

 

Cherain, Mont-le-Ban, Mont-lez-Houffalize :

Toute cette région (le canton d’Houffallze) forme « lu payis dès coupêres » (le pays des compères). Le mot n’est plus compris par les villageois. Aucun élément ne permet d’affirmer que « cou­pêre » (compère) soit devenu synonyme de balourd, béotien, comme c’est le cas dans d’autres régions de Wallonie. Cependant, Haust cite également ces locali­tés [tandis que Hens cite celles du canton de Bastogne ]. (Lejeune, 1974)

 

Mont-le-Soie

Mont-l’-Sôye

Sôyês (Haust, 1941)

 

Montplainchamps 

Montplintchamp

« M., c’èst pa tous lès tchamps. » (Dico, 2005, 31)

 

 

Montroeul-sur-Haine

Moutrwè

Corbaus (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Mont-Saint-André

Sint-Andri

Gôyes (pas d’ explication trouvée) (Legros, VW XXVII, p.301)

 

Mont-sur-Marchienne

Mont

 

Longs Pougnèts (O0)

 

Monville

Monvèye

Cous d’awèyes   (chas d’aiguilles;  alevin, fretin) (Marquet, 1966)

Halbonsâs (Haust, 1941)

 

Morhet 

Morhèt

 

Morètîs (Dico, 2005, 41)

Morialmé

Moriamé

Cous’ (terme amical (de ‘cous’ (cousin)) (O0) (F1 ; Lépine, 1972, sn)

Crayats (Lépine, 1972, sn)

 

Cwérelîs  (habitants du quartier appelé « èl Cwérèle ») (O0)

 

Mormont (Barvaux)

Mwèrmont

 

Mwèrmonîs (Haust, 1941)

Mortehan 

Mortehan

Tayans (taons) (Haust, 1941; Bourguignon, 1928)

Morteuanès (Defosse)

Mortinsart

Mortinsât

 

Hoguèts (Fouss, s.d.; Dico, 2005, 12)

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles, sont appelés les Hoguèts ou Hoguaîs. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer (Fouss, s.d.)

 

Morville (prov. Namur)

Mârvèye

Payis dès Sôrcîres (C1)

 

Moulin-sous-Fléron

Molin

Molinèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Mourcourt

Mourcout

Noms di Djou (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Mouscron

Moucrån

Moucrinchots (moustiques, cousins) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Mousny

Mouchni

Mochètes (moucherons) (Marquet, 1966 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Moustier

Moustî

Moustatchus (F1 ; Haust, 1941)

 

Mouzaive

Mouzaîve

Bédwins (insociables, sauvages) (Defosse ; Haust, 1941 ; Bè- : Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; )

Cette comparaison avec une peuplade de l’Afrique fait supposer que les habitants de cette localité sont d’humeur farouche et d’un commerce difficile. Dans la langue du terroir, le même mot signifie quelquefois: maçon, ouvrier du bâtiment. L’explication la meilleure est sans doute la seconde mais la tradition accorde la préférence à la première. (Bourguignon, 1928)

 

« Mousêvrian                    

l’ Cu trop peusant. »  (le  cul  trop  lourd.)              

 

« Mousêvrian

Cu d’ tchôdron. » (cul de chaudron) (Doppagne, 1953)

Mouzêvrians   (Doppagne, 1953)

Moyen

Moyèng’

Mohinès (riches, moyennés) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 8)

C’est une simple alté­ration du gentilé « Mohinî» éveillant un sens qui favorise l’éclosion d’un calembour. (Bourguignon, 1928)

Mohinîs

Mozet

Mozèt

Wèwès (F1)

 

Muno 

Mûnau

Gayots (taureaux) (Defosse)

Waraus (loups-garous) (Defosse ; Dico, 2005, 14)

Munis, Munotîs (Defosse)

Musson

M’sson

Lumeçons (limaçons) (par rime) (Bourguignon, 1928)

 

 

Mussy

Muci

Cabus (Haust, 1941)

Mârtchands d’ cabu (Delairesse-Elsdorf, 2004)

La culture de ce légume occupait autrefois une partie de la population. Les habitants de la localité se rendaient assez loin, jusqu’aux marchés d’Arlon, de Bastogne, de Neufchâteau et même de Namur, pour écouler leurs produits. (Bourguignon, 1928)

 

Crokions (Haust, 1941)

 

Coutelîs (couteliers)

La coutellerie fut très prospère. dans cette localité. pendant tout le XVIIIe siècle. Nous avons affaire ici à un blason inconrestablement ancien.

(Bourguignon, 1928 ; Fouss, s.d.))

 

Hotîs (porteurs de hotte) (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Bourguignon, 1928)

C’est une allusion au colportage, où de nombreux habitants de ce village trouvèrent leurs principales ressources. De 1750 à 1850. ils se comptèrent par douzaines. Presque tous les passeports pour l’’intérieur du pays sont établis vers 1815, en faveur de personnes residant à Ethe ou à Mussy et exerçant cette profession.  (Bourguignon, 1928)

 

Gauchiès (gauches, maladroits)

Râkions (trognons, objets de peu de valeur)

 

Naast

Naus’

 

Naussoûs (Haust, 1941)

Nadrin

Nâdrin

Marlokes (maillets) (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; AO2)

 

(Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004; Copin’Oufa,  21/04/01; AO2)

Nâdronîs

Nafraiture

Nafraîteûre

Bourdjwas (bourgeois) (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Doppagne, 1953)

Canés

Magadés (Doppagne, 1953)

« Une gardienne de chèvre de nafraiture, partie à la recherche d’une de ses bêtes à barbichette, s’adresse en son patois (sic) à une habitante de membre : « Vous n’ auriz nin vu ma gade, hé ? ». Depuis ce temps, les gens de Membre puis d’autres lieux surnomment ceux de nafraiture les « Magadés ». (Magadés, 2003)

 

« Canés d’ Nafrétère / Qui bètche à l’ tère. » 

(… qui  becque (mange) de la terre)

 

« Cané d’Nafrétère / Qui bètche à l’ mèrde. » (Doppagne, 1953)

 

Nalinnes

Naulène

Marloyas  (O0) (Mâr- (Haust, 1941))

 

Namèche

Namètche

Carioteûs (F1)

 

Namoussart

Nâmoussê / Nam’sê

Leûps (Contact, 1986 ; Dico, 2005, 31

Rawiês (grignoteurs) (Bourguignon, 1928)

 

Namur

Nameur

Chwès
Chitauds

habitants de Saint-Loup: les Leûps

habitants de Saint-Jean : lès-Agnas

habitants de Notre-Dame (li Sarasse) lès Sarazins

quartier Saint-Nicolas: lès-Ârsouyes (F1)

 

Mougneûs d’ gravasses / d’ lumeçons (F1)

Djodjos (F1;  Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Vîve Nameur po tot,

Po l’ toubak

Èt po l’ satchot. » (Yernaux-Fiévet)

 

Dit par les Jambois :

« I faît tchôd è Djambe, c’ èst Nameur qui brûle. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

(Haust, 1941; Yernaux-Fiévet ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Namurwès

Naninne

Nanène

Saumons (F1)

 

Naomé

Nayaumé

Cadèts (Haust, 1941 ; F1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Narcimont

Narcimånt

Rats du couvent (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL)

 

Nassogne

Nassogne

Quawèts  ?(vase de cuisine pourvu d’une queue, poêlon) ( < industrie boisselière à Nassogne) (Petit, 1987)

 

(Haust, 1941 ; Petit, 1987 ; Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 30 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Nassognârds (AO1 ; Haust, 1941 ) ; -gnès (AO1 ;

Natoye

Natôye

Payisans (F1)
Payis des trôyes (Pol Englebert)

 

Néchin

Néchin

Bales d’ étoupe (Haust, 1941)

 

Neerheylissem

Élèssëne

Sots

(parce que « j’ai été » s’y dit « djè so sti » : blason et explication notés à Pellaines) (Haust, 1941)

 

Neffe (Bastogne)

Nèfe

Fènèsses (grandes herbes sèches) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Neffe (Dinant)

Néfe

Tchins (F1 ; Elsdorf / Delairesse, 2004)

 

Nessonvaux

Nèssonvå

 

Sôvåtwès (Haust, 1941)

Neufchâteau

Lu Tchèstê

Gueûyes du vê (mufles de veau) (Bourguignon, 1928)

 

Ce sobriquet figure en bonne place dans le refrain que les enfants de Longlier adressent à leurs camarades du « Tchèstê » :

« Tchèstrolès,

Gueûye du vê,

Pwals d’ avonne,

Baye  ta lîgue

èt dj’ tchîraî d’ssus. »

(Chestrolais, gueule de veau, poil d’avoine, donne  ta langue, je la couvrirai… à ma façon).

(Dico, 2005, 31; Bourguignon, 1928: …/ Tire ta lîgue/)

 

« V’là co lès Tchèstrolès avu leûs culotes à brides » (pantalon retenu par des brides passant sous les souliers) « èt leûs bârbes du bouk. »

(moquerie des villageois)

« Tchèstrolès, cu d’ pourcês.

Tchèstrolès, gueûye du vê. »  (S22)

 

NB : Noû-Tchèstê (terme officiel, mais rare.  On dit ordinairement «Aubin », point central où se trouve l’église) (Haust, 1941)

 

« Tchèstrolés, / cu d’ pourcé, / gueûye du vé, /

crawelûe agace, / pwal d’ avon.ne mau batûe, /

pûri neuvét, / baye-mu ta lîgue, dju tchîré d’ssus ! »  

(…, brin d’avoine mal battue, navet pourri, donne-moi ta langue, …)

(ou une autre finale : mindje ta mèrde,

t’ arès la gueûye toute vèrte !) (à Tronquoy)

(La rimaille est souvent moins longue: les vers 4 et 6 s’entendent. assez rarement.)

Ou : « Tchèstrolé, / cu d’ pourcé, / panse du vé, /

trawe lès boyés ! » ( à Marbay)

Les Chestrolais avaient moins de verve :

« Pa(y)izan, va ! »

ou :  « Pa(y)isan, paye à cu ! » (paysan, paille à cul !) (…)

A Molinfaing, pour couper court à toute discussion, on dit, avec un clin d’œil, en allongeant très fort les voyelles nasales :

« Si ç’ n’èst nin vré, d’t-i l’ Tchèstrolé, dj’ prind la lune atèr mès dints. »

(Si ce n’est pas vrai, dit le Chestrolais, je prends la lune entre mes dents.) (VW, 1967, 180)

 

(S22 ; Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941; Dico, 2005, 31; Contact, 1986; Dico, 2005, 31; Mouzon, notes ; VW, 1967, 180)

Tchestrolès(e)

(Bourguignon, 1928); -ês (Mouzon, notes)

 

Têmyins (hab. du quartier du Terme) (S22)

Neufchâteau (Li)

Noû-Tchèstê

Ramonîs (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

 

Neufvilles

Neuvile

 

Gages : à ‘l Gâtche : Gadjoûs (Haust, 1941)

Neuville (Vielsalm)

à l’ Noûvèye

Pîpîres (Fourgon, 1999 ; Dupont-Soubre, s.r.)

Neuville, Cahay, Burtonville : Pûres (Dico, 2005, 42)

 

 

Neuville-le-Chaudron

Neuvile

Tchaudronîs (Lépine, 1972, 8)

 

Neuvillers

Nûviè

Tchèts (chats)

 

A en croire les gens de ‘l’ronquoy, Neuvillers – dont le blason populaire est: lès ‘tchèts’ – a la réputation d’être le pays des sorciers et comme le chat est un animal qui intervient souvent dans les histoires de sorcellerie, on fait des rapproche­ments. C’est à la vieille femme de Neuvillers qui ‘ch… des rallonges’ que l’on s’adresse lorsqu’on a un vêtement trop court, lorsqu’on manque de graine pour achevcr l’ensemencement d’un terrain, etc. (VW, 1967, 184)

 

Bat-l’au (à Grandvoir) (Mouzon, notes)

 

Nimbermont

Nimbièrmont

Mougneûs d’ djambon (mangeurs de jambon) (Guillaume, s.d.)

 

Nismes

Nime

Crayas (O0 ; Lépine, 1972, 10)

 

Tèrniatîs (habitants du « Tèrnia » (dimin. de ‘tiène’ : colline, côte, montée)) (O0)

 

Nivelet

Nivelèt

Mau-lavès (malpropres) (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL )

P’tits Filèts (Mouzon, notes ; Dico, 2005, 21)

 

Nivelles

Nivèle

Aclots, Aclotes

Ce nom viendrait de ce que la ville étant sur le point d’être assiégée, les Nivellois se rendirent compte que les portes des fortifications avaient besoin d’être réparées et se répandirent dans la ville en criant : « A clos! A clos! » (Yernaux-Fiévet)

 

« Lès-Aclots, quand is ‘l disont, is ‘l fèsont! » 

(Les Nivellois quand ils le disent, ils le font !)

(Coppens, 1959, 31)

 

(Yernaux-Fiévet Coppens, 1959 ; Haust, 1941 ; Elsdorf / Delairesse, 2004)

Nivèlwès (Coppens, 1959)

Nives

(Vaux-sur-Sûre)

Nîve

Chouvions (goujons) (Haust, 1941; Francard, 1994)

Cette localité est traversée par plusieurs cours d’eau

très poissonneux. (Bourguignon, 1928)

 

Nivezée

Nivezé

Campinêres (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

 

Nobressart

Gehaanselchert

Louklëppelen (gourdins dépourvus d’écorce)

Les baies à écorces sont nombreuses sur le territoire de cette commune, mais ne sont plus guère exploitées.

Loupessen (grands, forts, mal taillés)

Le terme éveille une idée analogue au précédent. mais contient cependant une note infiniment plus flatteuse. L’origine du mot doit être recherchée dans le jargon des ouvriers métallurgistes d’autrefois. On entendait par « Loupe » le bloc de fonte produit par chaque coulée des hauts­ fourneaux. Sa forme était très variable et son poids ordinaire d’environ 900 kilos. (Bourguignon, 1928)

 

Noduwez

Nodwé

Wèwès (Elsdorf / Delairesse,2004)

à Golau : Golautîs

dins lès Rouwales : Rouwalîs (Haust, 1941)

Noirefontaine

Nwâre-Fontin.ne

 

djens d’ Nwarefontin.ne (Twisselmans, p.165)

Noiseux

Nwèseû

Cwèrbâs (corbeaux) (F1 ; Haust, 1941)

 

Nolinfaing

Nolîfè

Tripes du tchèt (Contact, 1986 ; Dico, 2005, 31)

 

Nollevaux 

Nolèvau

Parints (Defosse ; -ents (Dico, 2005, 32)

Nolevautîs

Nonceveux (Aywaille)

Noncèveû

Dobes Démons (doubles démons) (Bientôt une République Libre à Nonceveux-Aywaille, AO, 11/01/01)

 

Nothomb

Noutem

Ietzerter (criailleurs)

On y associe habituellement le nom de la localité pour

Obtenir l’expression « Noutëmmer Ietzerter  ».

(Bourguignon, 1928)

 

Noville

Novèye

Câsseûs d’ botèye

Mougneûs d’ cabolêye (mangeurs de bouillie pour bétail)

(Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Noville-les-Bois

Novîye-lès-Bwès

Francs-omes  (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Grète-cus (F1)

 

Ny

Crâchîs (cochons à l’ engraissement) (AO2; Dico, 2005, 18)

Macrales  (sorcières) (Bourguignon, 1928)

 

Obaix-Buzet

Obé-Bûzèt

P’tits Gris (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Ochamps

Ôtchamp

 

Boukês (boucs) (-é (Haust, 1941))

Les habitants de ce village se glorifient de ce surnom. qui symbolise à leurs yeux le cou rage et l’opiniâtreté. Leurs voisins ont une opinion quelque peu différente: le «Boukê d’ Ôtchamps » est, pour eux, le type de l’obstiné à qui l’on ne peut faire entendre raison.

(Bourguignon, 1928)

 

Lès djins dès Hôts Tchamps èt lès djins du Dutchî

– Village limite entre le Duché de Luxembourg et le Duché de Bouillon, Ochamps, comme Anloy, a été influencé par le wallon de la région de Jéhonville Bertrix.  Le Duché de Bouillon possédait d’ailleurs des enclaves à Ochamps (Maubeuge) et à Anloy.  Jusqu’à l’époque actuelle, on désigne à Ochamps les habitants de Jéhonville et des environs par l’appellation « lès djins du Dutchî ». (Mahin, 1984, 181)

 

(Mahin, 1984, 181 ; Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Dico, 2005, 22 ; Haust, 1941)

 

Ocquier

Okîr

 

 Lognârds (= du comté de Logne (Hamoir, Ocquier, Comblain-au-Pont, Louveigné)) (Bastin, 1939)

 

Odeigne

Ôdègne

 

« Ôdègne, panse d’èrègne, crèvé vê, pîd p’ pourcê, … »

(Odeigne, panse d’araignée, veau crevé, pied de pourceau.)  (Lejeune, 1974)

 

Ofaing 

Ofè

Cus d’ chouflèt (sifflets) (Dico, 2005, 31)

 

Offagne

Ofagne

Vatches (Defosse)

Ofagnîs  (Haust, 1941)

Ogné (Sprimont)

Ogné

Hitås (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Ogy

Oji

Agons (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941 ; S2)

 

Oignies

Wègnîye

Bouloumes (O0)

 

Oizy

Wâji

B.P. partiels : Wâji-Province, Wâji-Duché

 

« Wajotés

Cu d’ sayê. » (cul  de  seau)  (à Baillamont) (Doppagne, 1953)

Wajotés (Doppagne, 1953) ;

Wâjotês

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

Ollignies

Ogni

Ébarasses (faiseurs d’embarras) (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Olloy-sur-Viroin

Ôlwè

Marous (O0)

Rauye-minètes (Lépine, 1972, 10 ; F1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Pètchis

Tchoupères (Lépine, 1972, 10)

 

«  A Olwè, on fét ç’ qui s’ plaît. » (Lépine, 1972, 10)

 

Olne

One

Montagnârds (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Omezée

Omèzéye

Chwârchaus ((F1) ; Chwar- (Delairesse-Delairesse, 2004) ; -ês (Lépine, 1972, 10)

 

On 

à-y-On 

Couyons (couards, peureux) (Lejeune, 1983 ; Bourguignon, 1928 ;  Haust, 1941)

 

A propos de ce curieux blason. je crois devoir transcrire ici une note amusante ct instructive publiée par M. G. Jadot. bourgmestre actuel de la localité:

«Couyon d’ On! Couyon d’ On! »

Voilà la façon dont nous étions reçus, quand, étant gosses, nous nous aventurions parmi ceux des villages voisins, et même plus tard encore sur les chantiers de travail. Je me suis bien souvent demandé ce qui nous avait valu cette dénomination peu flatteuse, contre laquelle nous ne manquions pas de protester. (Bourguignon, 1928)

Onès (Haust, 1941)

Ondenval

Odinvâ

 

« En-Odinvâ, lès djins vont d’hyâs

A Odinvâ, lès tchèngs vôt d’hâs

En-Odinvâ, lès tchés vont d’hyâs. » (Pinon, 1994)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Odinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

 

Oneux

Ôneû

Congolès (AO 25/03/1999; Haust, 1941)

 

Mme Ninnie Dehossay, de Comblain-au-Pont,

«Il y a cent ans, les Oneutois, des Congolais. Au village d’Oneux, un instituteur appelé M. Méan assurait un intérim depuis deux ans. Lorsqù’iI fallut procéder à une nomination, M. Armand Grignard, qui habitait rue de l’Egalité à Comblain, posa également sa candidature. Ce fut ce dernier qui obtint le plus de voix et occupa l’emploi, à la gran­de fureur des habitants d’Oneux qui souhaitaient garder M. Méan.

 

Les villageois décidèrent dès lors de venir manifester leur mécon­tentement à Comblain. Ils descendirent en grand nombre par le Thier Pirard et occupèrent le quai de l’Ourthe, près de l’actuelle rue de la Gendarmerie. Les habitants de Comblain, intrigués et curieux, se joi-. gnirent à eux et la manifestation devint houleuse.

Ceci se passait sous le mayorat de Célestin Hornay, qui fut bourg­mestre de 1888 à 1896. Celui-ci ne parvenant pas à calmer la foule, fit appel à la maréchaussée d’Aywaille qui arriva, à cheval et armée de fusils.

Tout à coup, un gendarme mit la troupe des manifestants en joue.

Adolphe Dalem maréchal-ferrant de la place Leblanc, voulut détour­ner l’arme en baissant le canon et en criant «Ti n’ vas nin tirer, hin, sûremint !»  Au même instant, un collègue du gendarme crut qu’il voulait désarmer son ami et fit feu sur Dalem qui reçut le coup en pleine poitrine et s’écrou­la, mort. La foule consternée se retira en silence, les Comblennois, hon­teux d’avoir été les témoins d’une telle tragédie, et les Oneutois, plus honteux encore d’en avoir été les investigateurs.

Le dimanche suivant, le curé d’Oneux évoqua l’événement dans son homélie et dit à ses paroissiens: « VOUS êtes pires que des Congolais». C’est ainsi que le surnom de Congolais demeura aux habi­tants d’Oneux pendant de nombreuses années.

Maman, qui était née en 1873 à Comblain et y habitait, a vécu cette odyssée, elle avait à l’épeque 21 ans et elle me l’a bien souvent racontée».

Mme Dehossay poursuit son courrier en signalant: «Je possède la gravure parue dans le «National //lustré» du 18 mars 1894 relatant ce drame». Merci Mme Dehossay, votre communication est réellement ,du plus haut intérêt, s’il vous était possible de me faire parvenir une copie de bonne qualité de cette gravure, je suis persuadé qu’elle intéresserait tous les lecteurs.

(AO 25/03/1999)

 

Onhaye

On.aye

« A On.aye, c’ èst dès canayes. » (Haust, 1941)

 

Onoz

Ôno

Cariotîs (ouvriers carriers) (O0)

 

Oppagne

Opagne

Boûs (AO1)
Caracoles (AO1 ; Dico, 2005, 10)

 

Orchimont

Orcimont

Raudeûs (rouleurs de r, grasseyeurs) (Defosse ; Bourguignon, 1928 ; F1; Doppagne, 1953)

La pronon­ciation locale de certains mots a valu aux habitants ce pittoresque sobriquet. (Bourguignon, 1928)

 

Canés

 

« Cané d’Orsîmont

Qui mougne dè stron ! » (Doppagne, 1953)

(… qui mange de l’étron)

(Nafraiture) Variante : « Qui bètche au stron. » (Doppagne, 1953)

 

Tchîs à calice (profanateurs de calices) (Defosse ; Bourguignon, 1928 ; litt.  « chie en  calice » (Doppagne, 1953))

Ce blason, aujourd’hui tombé en disuétude, serait dû à un fait historique de l’époque révolutionnaire.

Peut-être, la deuxième syllabe du nom de la localité y est-elle aussi pour quelque chose…

(Bourguignon, 1928) 

 

Lurons (Defosse ; Doppagne, 1953)

 

(à Baillamont) Hérissons (hérissons)

Orsimounés (Doppagne, 1953)

Orcq

Ork

Baudèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Oret

Ôrèt

Ramponaus (Lépine, 1972, sn)

 

Oreye

Orêye

Cous d’ botêye (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Orgeo 

Ordjô

Basses Panses (Defosse ; Dico, 2005, 6)

 

Orp-le-Grand

Ôr-Grand

Sintes-Adèles (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Orsinfaing

Ochinfè

Hoguèts ou Hoguaîs (Fouss, s.d. ; Dico, 2005, 16; Habay, 2004)

 

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles. sont appelés les Hoguets ou Hoguais. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer. (Fouss, s.d.)

Ochinfès (Habay, 2004)

Ortheuville

Orteûvèye

Grèvîs (vairons) (Haust, 1941 ; Dico, 2005, 39 ; AO2 ; Francard, 1994)

Grèvèsses (écrevisses) (Francard, 1994)

 

Ortho

Ortô

Rawètes (surcroîts) (Marquet, 1966)

 

Ottignies

Oknî

Pètaus (Haust, 1941)

Macawes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Ottré

Otré

Arèdjîs (enragés)

Ce sobriquet provient d’un jeu de mots sur le nom du cours d eau qui traverse la loca­lité: l’ Arèdje. (Bourguignon, 1928)

 

Ây, ça 
Arèdjes

a) « ây, ça », littéralement : « .. oui, car  », deux mots qui émaillent nombre de leurs réparties et qui sont pratiquement devenus synonymes de « don », « hin », .. (n’est-ce pas) ».

b) « arèdje d’ Otré » (rage d’Ottré) : Il s’agit du nom donné à une ronde, plus con­nue en Wallonie sous le titre Marèye Doudouye, celle-ci n’étant qu’une des deux ver­sions wallonnes du fameux branle français « La Boulangère » . (Lejeune, 1974)

Mot utilisé pour désigner un habitant du village voisin : « cawê » : lès _s d’ Bihin, lès _ s d’ Otré : anciennement terme de mépris, actuellement personne, type. (Habay, s.r.)

 

Ouffet

Oufèt

 

Martchands d’ cleûyes 

Rivalité entre Hamoir et Ouffet :

à Ouffet, concernant les gens de Hamoir : « pôves èt grandiveûs, lès djins d’ Hamwér, lès martchands d’ cleûyes » (les marchands de claies) (AO 26/12/2002)

 

Ougrée

Ougrêye

Clås d’ wahês

Ramonîs

Hozês (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Oupeye

Oûpêye

Preûs ( ?) Stoumaks

Vîs Voyons (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Our (Opont)

Oûr

Oûrsons (Haust, 1941)

 

Ourt (Sainte-Marie)

Oûrt’

Oûrs’ (Mouzon, notes)

 

Balauds  (balourds, gauches)

On a expliqué ce blason par l’obligation imposée aux habitants de battre l’eau de l’étang pour empêcher les grenouilles de troubler le sommeil du seigneur. Or, ce village dépendait de l’abbé de Saint-Hubert. Il est plus logique d’admettre, par conséquent, que l’on a voulu railler l’attitude et les gestes habituels des natifs du lieu. A moins que « balaus » ne soit une altération de « baloûwe », « baloûje », nom wallon du hanneton. (Bourguignon, 1928)

 

Outrewarche (Waimes)

Otrèwatche

“Èn-Otrèwâtche,

qu’ont l’ cou â lâdje. » (Pinon, 1994)

 

Outrewarchenne (Waimes)

Outwèrtchène

“A Outwèrtchène, i fîe dol tchène.” (Pinon, 1994)

 

Ovifat

Ovifâ

Gros Baras ((Delairesse-Elsdorf, 2004) ;  Greus _ (Pinon, 1994))

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes (à Xhoffraix: lès hab. de Longfaye: lès-Amèrikins, c’èst qu’i fât passer l’êwe (un reuisselet souvent torrentueux) po v’ni è leû payis (passer l’êwe, en w.: traverser la mer).

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovifâ, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. »

(Bastin, 1939, 52-53)

 

Ozo

 

Ozo

Rimailles parlées groupant Ferrière, Izier, Villers-Sainte-Gertrude, Heyd et Bomal intéressant les anciennes communes de

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /  In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé !”

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à VilIers (Sainte-Ger­trude)).

 

« Fèrire èt Fèro / Izièr èt Ozo / Lès qwate pus mâvas viyèdjes / Qu’ i-n-âye inte l’Ardène èt l’Condro ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo : les quatre plus mauvais villages qu’il y ait entre l’Ardenne et le Condroz!) (Blason, 1970, 203-204)

 

Paifve

Pêve

 

Pêfîs (Haust, 1941)

Paliseul

Palijû

Gurnouyes (Gueur- (Defosse))
Douvènes
(Delairesse-Elsdorf, 2004 ;  Dico, 2005, 32 ; Haust, 1941 ; Elèves de 4t – Bertrix 1999)

 

Papignies

Papegnî

Avocats (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Patignies

Patinîye

Canés (Defosse ; Doppagne, 1953)

 

Pâturages

au Pasturâdje

Leûps (Haust, 1941) 

 

Pépinster

Pèpéstêr

Pépins (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Péruwelz

Pièrwé

Péruvyins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Perwez

Pèrwé

Clotchidjans (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Lès cis d’ Hayot, c’èst dès sots èt à Perwé, c’ èst co pés ! » (Henry, 1999; AO, 01/04/1999)

 

« Quéle afaîre à Bèl-Aîr,

A Pèrwé, c’ èst co pés,

A Hayot, c’ èst tos sots,

A Mohu, on lès cût,

A Djamagne, on lès magne. »

(Henry, 1999 ; AO, 01/04/1999)

 

Petigny

P’tègnîye

Chitârs

Cousinârs (Haust, 1941)

 

Petites-Tailles (Bihain)

âs P’titès-Tèyes

Troufleûs (Dico, 2005, 42)

 

Petit-Fays

ou P’tit-Fayi

Djêrs

(d’après  la  façon  locale  de  dire  j’étais (latin  eram))

(cf.   Wallonia X,  p.  63) : dj’ êr)

 

« Fayoté dandinot / keu d’ pourcê / keu d’ awê . ».

(cul de  pourceau,  cul de  houe (?))

(Doppagne, 1953)

Fayotés (Doppagne, 1953 ; F1 ; Defosse)

Petit-Hallet

P’tit-halèt

Bastringues (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Petit-Roeulx-lez-Braine

au P’tit-Ru

Djandjans (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Petit-Roeulx-lez-Nivelles

à P’tit-Rieû

Sints-Djans (O0)

 

Petit-Thier 

Lu P’tit-Tièr

Magneûs d’ bonbons ou d’ flons â riz èt âs kètches osseu (Dupont-Soubre, s.r.) 

Bonbons (Fourgon, 1999 ; Dico, 2005, 42) Parce que la fête s’appelait fièsse âs bonbons. (Haust, 1941)

Tchèrpètîs (Dico, 2005, 42)

On se moque surtout du parler sâmiot, « salmien », propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale -û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l’ sope âs pûs, d’vins on cramû, à l’ cwène do fû .»

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu .).

 

Cf l’expression: « I fêt freûd, dj’ a lès deûts si reûds. »

(Il fait froid, j’ai les doigts ‘si raides (endoloris).)          

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l’ lècê, (écrémer le lait). La fermière séparait la crème du  lait à l’aide d’une cuillère. (Lejeune, 1974)

 

Petitvoir

P’tit-Vwar

P’titvauriès ( ou -vauryins) (Contact, 1986 ; Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Mouzon, notes)

 

Petit-Waret (prov. Namur)

P’tit-Warèt

Biwaks  (Haust, 1941)

(cf Des “Biwacks” sur leur lancée?,

 (vs Walhain) (VA 08/03/2008))

 

Philippeville

Flipevile

Chitârds (poltrons) (Haust, 1941; F1; O0)

Purmulèts (O0)

Tchiktchaks-Pèrnèlèts (Delairesse-Elsdorf, 2004; F1)

 

Pin 

Pèng’

Pintés (Dico, 2005, 8)

 

Plainevaux  (prov. de Lux.)

Plin.nevau

Cabossîs (Dico, 2005, 32)

Plin.nevautîs 

Poix (et Val de Poix))

Pwè

Piètris (Haust, 1941 ; Dico, 2005, 35)

 

Polleur

Poleûr

Laweûrs (Haust, 1941)

Polinwès (Haust, 1941; Elsdorf / Delairesse, 2004) 

Poncelle 

Pancé

Panses du vê (Dico, 2005, 40)

 

Pont-à-Celles

Pont-à-Cèle

Djans (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Pontillas

Pontélias’ 

Trouwands (Haust, 1941)

 

Pontisse

Pontisse

Leûps dè bwès (Haust, 1941 )

 

Pont-Ligneuville (Ligneuville)

Pont

Bons Flèyons (Pinon, 1994)

 

Porcheresse(en-Ardenne)

Pwâtcherèsse

Gadots (Haust, 1941 ; GD ;  Dico, 2005, 9)

 

Post

Pass

Honn (chiens)

Ce sobriquet est contenu dans le refrain suivant. que chantent à leur mode les enfants d’Attert :

„Pässe Honn

Am Wiesegronn,

Se stinn net op

Bis Mëttes op. »

(Chiens de Post du fond des prairies. ils ne se lèvent pas avant la soupe de midi).

Dans une grande partie de l’Ardenne, le chien est tenu pour un animal paresseux, n’ayant absolument rien à faire et passant tout son temps à dormir. (Bourguignon, 1928)

 

Pottes

Pote

Sorcières (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Poucet

Poucèt

Gros-Bètchs (Haust, 1941)

 

Poupehan

Poupan

Daurnés  (épileptiques, fous, toqués (Bourguignon, 1928)) (Haust, 1941)

Les habitants de Poupehan sont censés agir à l’encontre du bon sens. Un des leurs, le fameux « Djan d’ Poupan », est le héros légendaire d’une série d’aventures grotesques. Ce précurseur de Gribouille mériterait une étude détaillée, car il est au moins aussi intéressant que ses deux émules Jean de Mady et Pancarou, farceurs et bambocheurs impénitents de la fable. (Bourguignon, 1928)

Popinots (Haust, 1941; Dico, 2005, 7 ;  Delairesse-Elsdorf, 2004 ;  Twisselmans, p.165) (Pou- (Defosse))

Poupenîs (Dico, 2005, 7)

Poupanîs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Presseux

Prèsseû

Tchake-feûs (allume-feu) (Mouzon, notes)

 

Profondeville

Parfonde-Vîye

Pètés (F1)

Bûses (F1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Purnode

Purnôde

Bauyauds
Têye ? (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Pussemange

Pûssemadje

Ce gentilé est chansonné de telle façon par les enfants de Sugny qu’ils devient en quelque sorte synonyme de « mangeurs de puces ». (Bourguignon, 1928)

Pûssemadjots (Haust, 1941 ; Twisselmans) ; djens d’ Pûssemadje (Twisselmans)

Quaregnon

Quaregnon

Sots

Dédons (Haust, 1941)

 

« Cron come èl clokî d’ Quaregnon.” (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Queue-du-Bois

à l’ Quawe-dè-Bwès

Cous d’ beûr

Côpeûs d’ orêye

Cowes-di-Tchèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Quevaucamps

Qu’vaucamp

Pwapwanes (Haust, 1941)

Campenaîres (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Quévy-le-Grand

au Grand-Quévi 

Manoûs (Haust, 1941)

 

Rachamps

Ratchamp

Tch’vaus ((Dico, 2005, 4) ; Tchuvaus (Francard, 1994))

 

On doit signaler le peu élégant sixtain agronomique célèbre dans le pays :

« A Wîcoûrt, / La chite î coûrt. / A Ratchamp, / Is la ratenant. / A Hardigni, on la lêt couri / Avâ lès pachis do vî Hardi. »

(A Wicourt, la fiente y court ; à Rachamps, ils la retiennent ; à Hardigny, on la laisse courir vers les prés du vieux Hardy.) (Bourguignon, 1928)

 

 

Rachecourt

Ratchecout

Chwognâs (sourcilleux, sournois) (Fouss, s.d. ; Bourguignon, 1928)

Pieuyeûs (pouilleux) (Bourguignon, 1928)

Ratchecoutîs (Fouss, s.d. ; Haust, 1941)

Racour

Råcoû

Rocotês

Racolèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Chåchås (Haust, 1941)

 

Radelange

Réidel

 

Radeler (Dico, 2005, 26)

Ragnies

Râgnîye

Ragnicoles (Haust, 1941)

 

Rahier

Rahî

Platès Quawes (Haust, 1941)

 

Ramont (dép. de Tenneville)

(Basse èt Hôte) Râmont

Ramonîs (fabricants de balais)

On chantait :

« Ramonîs / Plins d’ mounîs / Pèws so l’ dos / Misére po d’zos. »

(Ramounis, pleins de meuniers, pous sur le dos, misère par dessous.)

 

(Marquet, 1966;  AO2 ; Dico, 2005, 39 ; Francard, 1994)

Râmonîs (Francard, 1994 ; Haust, 1941)

Rancimont 

Rancièmånt

Cus d’ corbiåns (corbeilles en paille) (Dico, 2005, 21) 

Cus d’ possån (Haust, 1941)

 

Ransart

à ‘l Ronsaut

« A l’ Ronsaut, lès djins coûrenut après l’ trin avè ‘ne foutche èyèt volenut  avè dès plantches dè bèrwète pou chèrvu d’ éles. » (Yernaux-Fiévet)

 

Recogne (Bastogne)

R’cogne

Corbâs (corbeaux) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Redu

R’dû

Tchîtchoûs (amas de secrétions lacrymales séchées (Delairesse-Elsdorf, 2004) ; morceaux de poires séchées au four) (Dico, 2005, 21 ; Dosimont, 2000)

 

Boucat : au Boucat : Boucatîs (Haust, 1941)

Regné

Règné

lès Cisses du là-hôt (Dico, 2005, 42)

 

Reisonsart (Olne)

 

Pègnons (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Remagne

R’magne

Grèvîs (vairons) (Haust, 1941 ;  Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Remichampagne 

R’mîtchampagne

 

Champagnârds (Francard, 1994)

Remicourt

Rémicoût

« A _, on magne dès poûris-oûs. » (Haust, 1941)

 

Remience

R’myince

S’mincîs (semeurs)

Ce sobriquet est dû à une asso­nance favorable. (Bourguignon, 1928)

R’myincîs (Francard, 1994)

Remoifosse

R’mwafosse

Miyots (buses) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Remoiville 

R’mwavèye

Cus d’ botèye (Dico, 2005, 41 ; Francard, 1994)

 

Remonval

R’monvâ

Neûrs Digâs (purins)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

«  A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939, 52)

 

« A R’môvâ , lès traus d’ digâ. » (Pinon, 1994)

 

Remouchamps

R’moûtchamp (à)

Gadelîs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Renaumont 

R’naumont (à)

R’nauds (Guillaume, s.d.)

 

Rencheux 

Rinhieû

Rinchinchins (Fourgon, 1999) (-tchintchins (Dico, 2005, 42))

 

Renlies

Rinlî

Tchopins (O0)

 

Respelt

R’ssupê

Gueûyes du vê (Dico, 2005, 31)

Mo(y)inês

Queûes d’ (Contact, 1986)

 

Resteigne

Rèstègne

Arègnes (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; è- (Bourguignon, 1928) (araignées)

Panses d’ arègne (Dico, 2005, 39)

 

Rêves

Rêve

Rèveûs (Lépine, 1972, 5)

 

Rhisnes

Rin.ne

Rinocéros’ (Lépine, 1972, 5)

 

Richelle

Ritchéle

Ritchauds, Rutchauds (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Rienne

Riène

Canés

1 « Cané du Riène / mougneû d’oulènes. »

( mangeur  de   chenilles)

2 « Cané du Riène / mougneû  d’arègnes / in pô pu lon /

in bê gros stron  / tchaît l’ gueûye dudins. »

 (à Willerzie)  

( mangeur  d’araignées,  un  peu   plus  loin   un  beau  gros   étron,  tombe la g. dedans.) (Doppagne, 1953)

Riènîs

Rixensart

Ricsinsaut

Paurins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Robechies ? *

 

Payis dès fous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

* (Delairesse-E. mentionne « Bobechies » ?)

 

Robelmont

Robîmont

Tahons (taons) (Haust, 1941 ; Bourguignon, 1928)

 

Robertville

è l’  Rubîvèye

« O l’ Rubîvèye, les cous d’awèye. » (Pinon, 1994)

« A l’ Rèbîvèye, lès d’hyitées fèyes. » (Pinon, 1994 ; Bastin, 1939)

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes (à Xhoffraix: lès hab. de Longfaye: lès-Amèrikins, c’èst qu’i fât passer l’êwe (un reuisselet souvent torrentueux) po v’ni è leû payis (passer l’êwe, en w.: traverser la mer).

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. » (Pinon, 1994)

 

Rochefort

Rotchefwârt

Bês Cayès (beaux vêtements)

P’tits messieûs sins l’ sou (petits messieurs sans le sou)

Les jeunes gens des villes, mieux vêtus et plus hâbleurs que ceux des villages.,sont assez fraîchement accueillis par ceux-ci lorsqu’ils prétendent assister aux fêtes locales. On leur décoche mille traits, dont les blasons ci-dessus ne donnent qu’une assez faible idée. Les plaisanteries sur la margarine, sur le hareng, sur les conserves, qui constitueraient la base de l’alimen­tation dans les villes, fusent de toutes parts. Cet anu­gonism~ latent ne dégénère plus en guerre ouverte comme autrefois. Il n’en subsiste pas moins dans toute sa force et trouve dans le blason populaire un moyen d’expresion qu’il se garde bien de négliger. (Bourguignon, 1928)

 

(Bourguignon, 1928 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; F1)

 

Rochehaut 

Rotchau

Panses deu gadelî (Haust, 1941)

 

Tièsses cârées (têtes carrées)

(Bourguignon, 1928)

 

Frahan : « Rotchaulis, panses deu gadelî »

Rochehaut : « Frauwinots, panses deu gadots » (Dico, 2005, 7)

Rotcholîs

(Dico, 2005, 7

Roclenge-sur-Geer

Roclindje

Cwêks

Pintchs (Haust, 1941)

 

Roly

Roli

Acrobates (Delairesse-Elsdorf, 2004

Lapins (Lepine, 1972, 9)

 

Romerée

Romeréye

Mau Cûts (Lepine, 1972, 9)

 

Romiée = ?

au Roumié

Amiau dès Panchaus : Panchèrlaus (Haust, 1941)

 

Romsée

Romezêye

« Mèteûs d’ fièrs / Fièrs di Roumezêye / Meteûs d’ croks / Croks di R_ / Mèteûs di sclåt / Sclåts di R_ /

Èrgotîs. » (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Rondu

Rondu

Betzus (jeunes bovidés)

L’interprétation de ce sobriquet est malaisée. J’ai cru pouvoir traduire le mot « Betzu » de cette manière à cause de l’existence, en ardennais. du terme «biseuil » ou « biseux », qui signifie: grand veau mâle ou femelle, et dont procède certainement le vocable allemand « beÎtzi » qui a exactement le même sens. (Bourguignon, 1928)

 

Èskimaus

Ronds Cus (Guillaume, s.d.)

 

Ronquières

Ronkiére

Filosofes (Lépine, 1972, 5)

Dindons (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Pouyes d’ (iau) (O51)

 

Ronzon

Ronzon

Ronds Strons (étrons ronds)

Calembour d’un goût douteux, mais dont l’esprit

populaire s’est contenté.

Les femmes de Ronzon, si l’on en croit un cri de

guerre de la population enfanrine, se nourriraient volontiers de légumes:

« On porê

Po les fèmes dè l’ Golète.

On-agnon

Po les fèmes di Ronzon. »

(Un poireau pour les femmes de la Golette, un oignon pour les femmes de Ronzon.) (Bourguignon, 1928)

 

Rosée

Rôséye

Gozaus ((F1) ; Gouzaus (Delairesse-Elsdorf, 2004) ; Goussaus (Lépine, 1972, 10)

Iauyaus ((O0) ; Ioyos (Lépine, 1972, 10 ; F1))

 

Rosières

(Vaux-sur-Sûre)

Rosière

Capéres (compères ; gens un peu sots, naïfs)

Ce blason est authentique. Il est d’ ailleurs indiqué par l’assonance et ne requiert pas d’autre  explication.

Ce village double, constitué par la réunion des deux hameaux de Rosière-la-Grande et de Rosière-la-Petite. est tenu par les folkloristes pour un centre privilégié.

La prétendue sottise de ses habitants les aurait incités à

toutes sortes de démarches grotesques et leur aurait

valu de multiples avanies. Je ne sais si toutes ces

histoires se rapportent réellement au Rosière ardennais

et s’il ne faut pas les attribuer. pour partie. à Rosières

 

Tireûs d’ lune (tireurs de lune) (Bourguignon, 1928 ; Francard, 1994 ; Delairesse-Elsdorf,  2004)

Des natifs du lieu auraient, après une soirée passée au cabaret, tiré des coups de feu sur des reflets de la lune se jouant sur les vitres d’un local inhabité. Ils avaient. dit-on. confondu ces lueurs avec la lumière d’une lanterne portée par un problématique malfaiteur.

Il n’est pas de bévue que l’on ne prête gratuitement aux « Capéres du Rosière», qui sont les premiers à rire de l’esprit des autres. (Bourguignon, 1928)

 

Rosières (prov.  de Brabant)

 

Rosêre

Woalekajuten  (à Overijse)

Guy Vande Putte (président du Cercle d’Histoire d’Overijse) rappelle que Jodoigne (Geldenaken) fut une ville bilingue. Qu’Archennes a été un village flamand jusqu’en 1500, que Waterloo ne s’est romanisé que récemment. Des thèses qui dérangent.

(Meeuwissen, 1992)

 

Rossart

Rôssaut

Poulins (Haust, 1941 ; Dico, 2005, 6 ; allusion à l’ancienne

et célèbre équipe de football dont les joueurs

« caracolaient » (Defosse))

 

Rosseignies

Rojenî

Musèles (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Rossignol

Locheno

Lochnots (rossignols)

Simple calembour inspiré par le nom de la localiré. (Bourguignon, 1928)

(Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 40 ; Fouss, s.d.)

 

Roumont (Flamierge)

Roûmont

 

Roûmonîs (Haust, 1941 ; Francard, 1994)

Rouveroy

Louvwa

Loupiaus (O5)

 

Rouvroy

Rouvrwa

Oyelîs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Roux

Au Roû

Roustons (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Roy

 Rwè

 

Rwayaumes (Lejeune, 1983 ; Haust, 1941)

Liyons (Lejeune, 1983 ; Haust, 1941)

Roitelets (Lejeune, 1983)

Bèrwètîs  (Y.G., 04/03/2000 ; Dico, 2005, 25)

Frambodjîs (myrtilles (Delairesse-Elsdorf, 2004); cueilleurs de myrtilles (en wallon : frambodjes) (Bourguignon, 1928)

 

«  Rwètî, rwètal / Lès diâles / li quawe / Lès pouces dizeû / Lès pèw dizos. »

(Rwètî (habitant de Roy), rwètal (intraduisible), les diables, la queue, les puces au-dessus, les poux en-dessous.) (Blason, 1970)

Rwètîs

(Blason, 1970 ; Dico, 2005, 25)

Ruette 

Ruwète

Rwétîs (curieux) (Dico, 2005, 43)

 

Rulles

Rûle

 

Rûlots (Haust, 1941) 

Rumes

Rème

Cache-à-pous (Lépine, 1972, 5)

 

Sadzot 

Sâdzo

 

Sadzotîs (Dico, 2005, 11)

Sainlez

Sinlé

Singlès (Francard, 1994)

Croupètes (dizeaux de seigle et de froment et, par extension.,personnes courtaudes ct trapues) (Bourguignon, 1928)

 

Saint-Aubin

Sint-Aubwin

Djîreûs (Lépine, 1972, sn)

Djirins (F1)

 

Saint-Denis-Bovesse

Sint-D’nis

Fous (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Sainte-Cécile

Sinte-Çusîle

Tudès (Defosse ; – aîs : Bourguignon, 1928 & Dico,

2005, 14)

Ce terme raille la prononciation locale

de l’expression: «Tu dis ». (Bourguignon, 1928)

 

Bèssenî (Defosse ; Bourguignon, 1928)

Vu la prononciation locale, ne faut-il pas voir en «Bèssenî » une déformation des mots gaumais «bassî » signifiant bélier ou «bassâ», signifiant bât? Dans cette hypothèse, les habitants de Sainte-Cécile seraient simplement blasonnés par comparaison avec le règne animal ou porteraient le surnom de « bâtés ». (Bourguignon, 1928)

 

Bèsènioûs (Defosse)

 

 

Sainte-Marie = ?

 

Bat-l’eau

 

 

Sainte-Marie-sur-Semois

Sinte-Maro

?? (au-d’zeû ?) Balots  ((Haust, 1941); -auds (balourds) (Bourguignon, 1928, cf Ourt) ; Bat-l’eau (Guillaume, s.d.))

 

Savarats (verrats) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 12)

Les habitants du lieu assurent que ce mot est d’origine russe et daterait du passage des Cosaques en l’annee 1814. L’existence d’un mot wallon homonyme fait bonne justice de cette allégation. (Bourguignon, 1928) 

 

Cus d’ awîye (Guillaume, s.d.)

Sinte-Maraus

(Dico, 2005, 12

Sainte-Ode

Sinte-Ôde

Vatchots

Les Vatchos est le surnom donné aux habitants de La Vacherie parce qu ‘au temps de Pépin le Bref s’y trou­vaient de grandes étables de bovins. Aussi, les ouvriers qui s’occupaient du bétail furent-ils appelés les Vatchots. Quand on construisit le village, le nom resta pour ses habitants. (Hèyeûs, 2006

(Propos de Denise Van Goethem recueillis par Virginie Dalmiglio))

 

Saintes

Sinte

Sinjes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Saint-Georges

Sint-Djwèr

Canåris (Haust, 1941) 

 

Saint-Ghislain

Sint-Guilin

Mindjeûs d’ boudins
Montois de _ (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Saint-Hubert

o Bork

Borkins (bourgeois) (Bourguignon, 1928 ; Léonard, 1972)

La ville abbatiale de Saint-Hubert avait autrefois rang de bourg et n’était pas fortifiée. Ce blason est donc analogue à celui des Arlonais (Birger = citadins) et à celui des habitants de Houffalize (Bordjeûs). En parlant de Saint-Hubert. les villageois des envIrons disent toujours « le Bourg », rarement « la Ville ». Le terme « Borkin d’ Sint-Hubért » est devenu synonyme d’ obstiné. On attribue à la population un certain esprit de suite, une grande persévérance et tous les défauts de ces qualités. On tend d’ailleurs, l’esprit populaire le voulant ainsi, à insister tout spécialement sur ces derniers.

(Bourguignon, 1928)

Borkins, -in.nes (Francard, 1994 ; Dico, 2005, 35)

Saint-Léger

Siét-L’djî

Icayèts (marchands de noix)

Les noyers ont toujours été très abondants dans la région. La guerre de 1914 les a fait disparaître par centaines, leur bois se recommandant pour la fabncation des crosses de fusil.

Toufayes (mangeurs de pommes de terre à l’étuvée)

Choupa > habitant : Choupatî (Haust, 1941)

Nom d’un lieu-dit du territoire communal au centre de l’agglomération. (habitant du bas (VDE, 15/03/2005))

 

Saclètîs (porteurs de besace)

Ce blason est le plus usuel. II rime avec le nom  gaumais de la localité. Les enfants de Châtillon ne manquent pas de l’appliquer à ses habitants et ont même composé le quatrain suivant:

« Sièt-L’djî, saclètî / Wôrs dè mènadjî / Qui n’ ang pont d’ / Pou mindjî zou brîe. »

(Saint-Léger, porteurs de besace, hors de ménage, qui n’ont pas de cuiller pour manger leur brouet..

De nombreux habitants de Saint-Léger sont occupés dans les usines métallurgiques du bassin de Longwy. Naguère encore, ils s’absentaient de la localité pendant une quinzaine et même davantage, emportant leur nourriture et leur linge de rechange dans leur « saclèt ». Ils se mettaient ainsi réellement «hors ménage» et l’esprit populaire n’a pas manqué l’occasion de les blasonner de ce chef. (Bourguignon, 1928)

 

Saint-Léger-lez-Pecq

Sint-L’djîr

Tokés (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Saint-Mard 

Sît-Mâd

Camâs (baveurs) (Dico, 2005, 43)

 

Saint-Maurd

Sint-Maurd

Môrts (Lépine, 1972, 5)

 

Saint-Médard 

Sint-Maurd

Bas-vintres (bas ventres, courts sur pattes) (Dico, 2005, 17 ; Bourguignon, 1928)

 

Saint-Pierre

Sint-Pière

Pièrots (Guillaume, s.d.)

Moucherons (Guillaume, s.d. ; Mouzon, notes)

 

Saint-Remy (prov.  de Lux.)

Sant-R’mi

Patauds

Pichalis (fourmis) (Dico, 2005, 43)

Remigeois

Saint-Vincent 

Savinsât

Cus d’ tchacâs (chabots) (Dico, 2005, 40)

 

Saive (arr. de  Liège)

Sêve

Leûps (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Salet

Salèt

Tchins (F1)

 

Samart

Sèmâr

Samaritins (Lépine, 1972, 8)

 

Sars-la-Bruyère

Sârt

Sots (Haust, 1941)

 

Sars-la-Buissière

Sârt

Saloûs (Haust, 1941)

 

Sart (Lierneux) 

o Sârt

Sârpès (Haust, 1941)

anct Colârs (Haust, 1941) (Coulârts (Delairesse-Elsdorf, 2004))

 

Sart (près d’Offagne)

Ou Saurt

Paurotchîs (à Offagne : aus Paurotches = Jehonville, Acremont et Sart) (Haust, 1941)

 

Sart-Bernard

Li Saut

Coucous (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Sart-Custinne

ou Saurt

Canés du Saurt

Mougneûs d’ laurds (mangeurs de lard) (Doppagne, 1953)

 

Sart-d’ Avril (Noville-les-Bois)

Saut-d’Avré

Houssias (F1)

Nanantes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Sart-en-Fagne

au Saurt

Lapins (Lepine, 1972, 9)

 

Sart-Saint-Laurent

au Saut

 

djins do Saut

Sautour

Sautou

Boûs (Lepine, 1972, 9)

 

Sauvagemont (Lasne)

 

Limousins (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Savy

Sâvi

Gayèts (Dico, 2005, 4)

 

Sberchamps

Sbêrtchamp

Sacsons (Mouzon, notes ; Bourguignon, 1928)

Assimilation à une peuplade étrangère pour marquer le

caractère insociable et hargneux que l’on attribue aux

habitants de cette localité.

(Bourguignon, 1928)

 

Schaltin

Chaltin

Bièsses (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Sclayn

Sclèyin

Chitaus (F1)

 

Scry (Abée)

Scrî

Tchitchâs (Haust, 1941)

 

Seloignes

Slogne

R’nauds (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Senonchamps

Snontchamp

Foyants (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Senzeilles

Sinzêye

Tchauds (chauds) (O0)

Nwârs Aurnas (F1; Lépine, 1972, 8)

parfois : Crèvès

Tchots (copains) (Lépine, 1972, 8)

 

« A Sinzèye,

On mindje dè l’ porèye

A grossès fortchètèyes … » (Lépine, 1972, 8)

 

Seraing

Sèrè

Canåris

Leûps (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Séviscourt

Sviscoûrt

Courîs (cochons d’un certain poids) (S22 ; Guillaume, s.d.)

 

Sibret

Sîbrèt

Gayèts (Francard, 1994)

 

Signeulx

Sinu

Tchaudrons (chaudrons)

Cet énigmatigue sobriquet aurait été donné naguère aux natifs du lieu parce que la cloche de leur église rendait un son creux assez insolite. (Bourguignon, 1928)

 

Silenrieux

Slinri

Muscadins (Lépine, 1972, 8)

 

Chouwans (habitants de  Silenrieux-Haies) (O0)

 

Sirault

Sirau

Baudèts (Haust, 1941)

Viaus (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Sivry

Chèvri

Gâdes (Haust, 1941 ; VA 28/08/2004)

 

 

Cheuvrotins (00 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Six-Planes (Bièvre)

Chî-Planes

 

Chî Peurnês (Doppagne, 1953)

Smuid

Smu

Leûps (loups)

Le village est situé au cœur des bois

de la région de Mirwart. (Bourguignon, 1928)

 

(Louline, 1993 ; Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941 ; Dosimont, 2001)

 

Sohier

Soyîr

Vèchaus (putois) (Haust, 1941; Dico, 2005, 44)

 

Soignies

Sougnî

Cotchots ((O0), Ca- (O51))

Simpes èt Loûrds (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Soiron

Swèron

Clawetîs (Delairesse-Elsdorf, 2004 

 

Solre-le-Château  (F)

 

Afuts (affût de canon)

Après Waterloo, les Français, battant en retraite, y auraient abandonné des affûts sans canon. (O0)

 

Solre-Saint-Géry

Soûr-Sint-Dj’ri

Turks (O0 ; Haust, 1941)

 

Solre-sur-Sambre

Soûr (-su-Sambe)

Kîns (chiens) (Elsdorf / Delairesse, 2004) 

Tchîns (Haust, 1941)

 

Solwaster

Solwâstèr

Lopèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Sombreffe

Sombrèfe

Rascourcis (raccourcis) (Leclercq ou Boucher, chef de la bande noire, guillotiné à Charleroi en 1862, était de Sombreffe) (O0)
Ercoupés (F1)

 

Somme-Leuze

Some-Leûse

Coucous (AO1)

 

Sommerain

Somerin

Tchins (Elsdorf / Delairesse, 2004 ; Dico, 2005, 19)

 

« Ni bon vint ni bone djin

N’a jamês v’nu d’ Somerin. ». 

(à Houffalize)

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Sommethonne

Soumetoûne

Sarazins. Voir à l’article: Chantemelle. (Bourguignon, 1928)

 

Sorée

Soréye

Mougneûs d’ sorèts (Haust, 1941)

 

Sorinnes

Sorène

« On veut Sorène o fond do l’ jate. »  

(d’ on trop lèdjêr cafeu)

 

Sougné-Remouchamps

Soûgné-R’moûtchamp

Gadelîs (Haust, 1941)

 

Soulme

Soûme

Barètes (O0)

Nûtons (Lépine, 1972, 10)

 

Soumagne

Soûmagne

Clawetîs
Bossus clawetîs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Soûmagnârd (Haust, 1941)

Soumoy

Soûmwè

Roussias (Lépine, 1972, 8)

 

Sourbrodt

Zôrbrôt’

Boûs d’ fagne (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« Zôrbrôt, lès nids d’arôde. » (Pinon, 1994)

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. » (Bastin, 1939, 52-53)

 

Sous-les-Bois (entre Seraing et Huy)

 

Oûrs’ (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

 

Souvré (Visé)

 

Bilokes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Spa

Spâ

Torês

Bidelîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Spontin 

Spontin 

Noûrins (Pol Englebert)

 

Sprimont (prov. de Liège)

 

Hiterots

Jadis, il y a eu à Ogné une maladie très contagieuse. Tous les gens du village avaient attrapé la diarrhée. De­puis ce jour-là, les habitants du village portent le nom de Hiterots. (Hèyeûs, 2006 (Propos d’Anne Bosard recueillis par Aurélie Wittevrongel)

 

Spy

Spî

Gros Mougneûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Spirous (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Lépine, 1972, 5 ;  Haust, 1941 ; F1)

Ramonîs (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941 ; F1)

lès-Omes di Spî (Lépine, 1972, 5)

Mougneûs d’ Baston (Haust, 1941)

 

Stambruges

Tambrîse

 Campinêres ( (Haust, 1941) ;  -i-, -è- (Germain, 2003)

Baudèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Statte

State

Hitås è Moûse (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Statîs (E1)

Stavelot

Stâveleû

 

Cous d’sètch  (à Malmedy) (Bastin, 1939 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Bèsaces (à Stavelot) (Bastin, 1939)

 

« I fât deûs cous d’sètch, po fé one bèsace. » (à Stavelot) (Bastin, 1939)

Stâvelotins (au lieu de Stâveleûtin) (Bastin, 1939)

Steinbach

(Waimes)

Stinba

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). » (Bastin, 1939)

 

Greûs Baras (béliers) (Bastin, 1939)

A Stimba, lès greus haras. (Pinon, 1994)

Bastin, 1939

Stembert

Stimbièt

Leûps (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Stimburtins, -rkins (Haust, 1941)

Ster (Francorchamps)

o Stêr

 

Stèrlins (Haust, 1941; Bastin, 1939)

Stockem

Stackem

Les habitants de cette localité passent, aux yeux des

Arlonais, pour singer volontiers la manière de vivre et les

usages des citadins. On précise toutefois que le « Stackemer Houfert » ou « fierté stockemoise » con­siste à porter de beaux vêtements sur du linge mal­propre. (Bourguignon, 1928)

 

Stoumont

Stoumont

Cwèrbâs  (Haust, 1941)

Stoumonîs

Straimont

Strémånt

 

Strêmouniès (S22)

Strainchamps

Strintchamp

Bês-Afants (beaux enfants) (Bourguignon, 1928 ; Francard, 1994)

 

Sugny

Suni

Macus (de mon c…) (Petit, 2000 ; Haust, 1941 )

Les natifs de ce village ont coutume de mettre au féminin l’article de la plupart de leurs substantifs. Au lieu de « mon cheval »,  « mon bœuf », ils disent « ma tchvau ». « ma bû », etc.

Par simple analogie. on reconnait d’emblée la signifi­cation humoristique de leur blason.

Robaus (sorciers)

Ce sobriquet leur est en outre appliqué depuis 1657. où furent exécutées rrois sor­cières. dont la plus redoutée était Genette Huart. épouse de Jean Robaux. On fait encore aujourd’hui de fré­quen tes allusions à cette tragique affaire.

Trôs clotches (trois cloches) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 7)

Le villag de Sugny, l’un de plus importants de l’ancien duché de Bouillon, possédait une église pourvue de trois cloches. Les habi­tants en tiraient vanité car les localités voisines, pauvres et peu peuplées, devaient se contenter d’une modeste chapelle. Elles se vengèrent en appliquant aux «glorieux» Sunijots – tel est le gentilé de Sugny – un sobriquet qui les poursuit encore.

Vèrats (porcs mâles)

On assure qu’au retour de son fils, qui venait de réussir briJlamment ses exa­mens d’ingénieur, un autochtone ne trouva d’autres termes, pour exprimer sa satisfaction et son orgueil, qu’un double « Verrat ! » sonore et légèrement attendri. (Bourguignon, 1928)

Matabacs (de l’habitude de mettre au féminin dans le patois ce qui est masculin en fran­çais) (Defosse))

Sunijots (Bourguignon, 1928) ; Sênijots (Twisselmans, p.165) ;

Sunidjot (Haust, 1941)

 

Sure

Sûre

Seûrîs (Francard, 1994)

Grèvîs (vairons) (AO2 ; Haust, 1941 )

 

Suxy 

Chuchi

Brocârts ((Dico, 2005, 8) ; brocards, chevreuils mâles (Bourguignon, 1928))

Loups-garous (Dico, 2005, 8)

Ce village est entouré de toutes parts par de profondes forêts. (Bourguignon, 1928)

Buchetîs (Dico, 2005, 8)

 

Tchotchots (Defosse)

Chuchots (Dico, 2005, 8)

Tangissart

Tandjissaut

Mikelèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Taverneux 

Tavèrneû

Leûps (Dico, 2005, 19)

 

Tellin 

Tèlin

Cadèts ((Dico, 2005, 39 ; Haust, 1941); orgueilleux, « glorieux », vaniteux (Bourguignon, 1928))

L’esprit populaire ajoute que les habitants de cette localité aiment les beaux vêtements et les manières distinguées. Par exemple, ils ne se moucheraient jamais avec leurs doigts devant les étrangers. (Bourguignon, 1928)

 

Pour les gens de Bure : « Lès cadèts d’ Tèlin sont fiérs avou rin à l’ otche. »  (Petit, 1987)

 

Templeuve

Timpleuve

Plats Dos (Haust, 1941)

 

Temploux

Timplou

Mougneûs d’ sirôpe (F1)

Mougneûs d’ daguèt (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Tenneville

T’nîvèye

Tchacâs (chabots (poissons)) (Francard, 1994 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Termes

Térme

Tchèts (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 8)

 

Tesny (Wandre)

El Tèsnî

Grêyes Pîds (pieds frêles) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Theux

Teû

 

Bourdoneûs (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; P1)

Vèrts vantrins (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés /  A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (Delairesse-Elsdorf, 2004 )

 

Thibessart 

Tcheubéssât

Tchacâs (chabots) (Dico, 2005, 21 ; Haust, 1941 ;  Mouzon, notes)

 

Thieulain

Tieûlin

Courtanîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Thiméon

Tumion

Sarazins (Elsdorf / Delairesse, 2004) 

Cossons  (Elsdorf / Delairesse, 2004) 

Cindreûs (Haust, 1941)

 

Zébotîs (habitants du quartier de Zébo) (O0)

Tumionîs (Bastin, 1965

Thimister

Timistêr

 

Leûps (Haust, 1941)

Minerie:  à l’ Minerêye: lès Bâbous Haust, 1941

Gnègns (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Bambous

Tègnes

 

« Lès Clérmonîs sô rètchèssîs, lès Bâbous sô rècorous, èt lès Gnègns sô n’monous. »

(sont restés, ont tenu bon). Haust, 1941

 

(à Clermont)

„Mèrde aus Gnègns ! Vîve lès Clérmonîs ! »

Lès Bambous,sont rècourous,

Lès Clérmonîs l’s-ont rètchèssî !

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Thines (prov. de Brabant)

Tîne

 

Tinwès (Coppens, 1959)

Thirimont (Beaumont)

Tîrimont

Asblouwis (Lépine, 1972, 8) (ou Asbleuwis) (note de Pierre Dutron)

 

Thirimont (Waimes)

è Tîrimont

Mouhis strons (mouhi: moisi) (Pinon, 1994 ; Bastin, 1939)

Toûrneûrs (Bastin, 1939 ; JB)

Le seul village du coin qui n’ a pas fait passer ‘oû’ à ‘ô’: toûrner, noûne, boûsse, … (Waimes-Faymonville: tôrner, nône, bôsse, …) (Bastin, 1939)

 

Thisnes (prov. de Liège)

Tîne

Coks d’ Îne (Haust, 1941)

 

Thuin

Twin

Boulots (Delairesse-Elsdorf, 2004) 
 

Ville-Basse: à l’Vau: lès Macâs (Haust, 1941) ; Makas d’ èl Vau (Delairesse-Elsdorf, 2004); Avalois, Guèrnouyes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Ville-Haute: à l’Vile: lès Catulas (Haust, 1941) ;

Citins, Montagnârds (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Thulin

Tulin

Oies (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Thy-le-Bauduin

Tî-l’-Baudwin

Fieus

Godîs (check) (Lépine, 1972, sn)

 

Thynes (prov. de Namur)

Tin.ne

Bauyaus (Haust, 1941)

Adôreûs d’ balons (Haust, 1941 ;  Elsdorf / Delairesse,2004)

 

Tihange

Tîhondje

Payîsons (Haust, 1941)

 

Tilff

Tif

Tapeûs d’ Bon Diu è l’ êwe (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Tillet

Tiyèt

Gayèts (taureaux) (Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941 ; Francard, 1941)

 

Tilleur

Tîleû

Råyeûs d’ årmås
Mås d’ arèdje
Bleûs-mås (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Dans la région liégeoise, un dicton circulait : « Tîleûr, payis d’ voleûrs ». Cela ne plaisait pas forcément aux habitants, mais cela avait un fond de vérité.

(Propos de Jean Borguet recueillis par Serguiéi Macarenko) (Hèyeûs, 2006 )

 

Tintange 

Tënnen

 

Tennener (Dico, 2005, 13)

Tintigny

Tintenî

Tintigneûs ou Tigneûs (teigneux) (Bourguignon, 1928)

 

Torgny 

Toûrgni

Torgnolès ; Torgnoles (Dico, 2005, 34)

 

Toumay

Toûrnê

Tournariens (tourne à rien) (Bourguignon, 1928)

 

Tour (Durbuy)

Toûr

 

« Fèrîre èt Fèro / Izièr èt Ozo / Toûr èy Loh’ré /  In.ne dizos Hé / Poutche so l’ tièr / Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le «thier» ; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970, 203)

 

Tourinne-la-Chaussée

Toûréne

Longs Pîds (Haust, 1941)

 

Tournai

Tournè

Chonclotîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Toûrn’nus (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Ste-Brice : Briscots (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Les Tournaisiens sont considérés comme des personnes qui « toûnenut » facilement et vous jouent des tours. Cela tient sans aucun doute au fait qu’il y a « tour » dans le radical du mot. On dit aussi la fameuse phrase les Tournaisiens sont là; mais, pas précisément dans le sens de la légende historique. Selon celle-ci, ces paroles auraient été pronon­cées par Godefroid de Bouillon lors de la prise de Jérusalem. A un moment donné la victoire semblait échapper aux Croisés. C’est alors qu’on tentât une offensive désespérée en faisant avancer une tour rou­lante contre la Porte de Damas. Les deux premiers chevaliers à péné­trer dans la ville et à permettre aux Croisés de la prendre, en les suivant, furent les deux chevaliers tournaisiens : Lethalde et Engelbert. (Yernaux-Fiévet)

 

Tournay

Toûrnê

Tourniquèts

Toûrne à riè (Contact, 1986)

 

Traimont 

Trêmånt

Gros Maltons (bourdons) (Dico, 2005, 21)

 

Transinne

Transine

Ouulines (chenilles) (Defosse ; Haust, 1941 ; Bourguignon, 1928)

Skirons (écureuils) (Bourguignon, 1928)

Baraques : lès Barakes : Barakîs (Haust, 1941)

Trazegnies

Trèjenîn

Côrbaus (O0) (Coûr- (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Cor-, Coûr- (Bastin, 1969)) 

anct. Bouflêrs (Haust, 1941)

 

Trèsfontaines (Erneuville)

Trèfontin.ne

Bascolètes (belettes) (Marquet, 1966 ; AO2 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Lumeçons (Haust, 1941 ; Dico, 2005, 39)

J. Haust donne Limeçons (limaces). (Marquet, 1966)

 

Trois-Ponts

à Treûs-Ponts

 

Treûponês (Haust, 1941)

Tronquoy 

Troncwa

Peûs d’ bwas (poux de bois) (Contact, 1986 ; Dico, 2005, 31)

Leûps (forme employée à Verlaine) (Contact, 1986)

 

Ucimont

Ûcimont

Oulinots (chenilles) (Bourguignon, 1928 ; Dico, 2005, 7 ; Haust, 1941)

 

Udange

Éiden

Fèrgougnâs (ferrailleurs, bricoleurs, gens occupés à une foule de petits métiers misérables)

Armagnaks

Ce vocable a paru étrange aux Wallons de la région voisine. Comme les habitants d’Udange parlent le luxembourgeois, ils les tiennent pour des gens compliqués, arriérés, dont nul ne comprend le langage. Ils leur ont dès lors attribué un surnom choisi parmi les mots les plus abracadabrants de leur vocabulaire. (Bourguignon, 1928)

 

Vance 

Vance

Troufîs (arracheurs de tourbe) (Louline, 1993 ; Bourguignon, 1928)

Les marécages qui entourent la localité ont, au XIXe siècle, fait l’objet d’une exploitation intense. On recherchait latourbe comme combustible et comme litière pour le bétai1.

Faubourins (habitants du « Faubourg »,. nom porté par une rue du village. Dans un but de dénigrement, on en étend l’application à toute la localité.

Le parler de Vance. On accuse les natifs du lieu de parler d’une voix blanche, d’ouvrir démesurément les diphtongues an, en et on et de les prononcer uniformément comme au. Ils diraient. par exemple. au lieu de: «Ces djens sont d’ Vance ». « Ces djaus saut d’Vauce ». D’où le verbe « vaucîr  », qui signifie: parler comme à Vance et le gentilé ironique « Vaucetî ».

(Bourguignon, 1928)

Vaucetîs (Dico, 2005, 12) 

Vaux (Noville)

Leûps (loups) (Dico, 2005, 4 ; Francard, 1994)

 

Vaux-Chavanne 

E l’ Vâ(-d’-Chavan)

Vantelîs (Dico, 2005, 24)

 

Vaux-lez-Rosière

 

Cf Vaux-sur-Sûre

 

Vaux-Noville

 

Cf Vaux (Noville)

 

Vaux-sous-Chèvremont

è Vå-so-Tchîvrimont

Lohîs (grosses tartines)

Bodjeûs d’ Bon-Diu
Bribeûs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Vaux-sur-Sûre

Vâ-(a)d’dé- Rosière

Râwiês (grignoteurs) ( _dé Vâ (à cause de leur prononciation?) (Haust, 1941))

(S0 ; Bourguignon, 1928; Francard, 1994)

 

Vecmont

Vèkemont

Mokions (moucherons) (AO1)

 

Velaine

Vèlin.ne

Canadas (pommes de terre) (O0 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)
Mougneûs d’ djote (Haust, 1941; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Velaines-lez-Tournai

Vlin.ne

Balous (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Velaine-sur-Sambre

 

Cf Velaine

 

Vellereux 

Vèr’rè

Tchèts (Francard, 1994)

Gayèts (Haust, 1941

Coûpeûs d’ gayèts (Dico, 2005, 19)

 

Vencimont

Vèncîmont

Magots (Doppagne, 1953 ; F1)

D’où vèn’ (litt.   « d’où  vient »)

Cias d’ où  (litt.   « ceux   d’où »   en   fonction   de  la   fréquence  du   son   ou   dans   le parler   de   Vencimont)

Cwène-dou-gades  (variété  de  pommes  de terre  spécialement  cultivée  à  Vencimont) (-dè- (Defosse))

Dou l’ taute au suke avè dou suke dèssus (à Willerzie) (la tarte  au sucre avec du  sucre  dessus)

(Doppagne, 1953)

 

Ver (Custinne)

Vêr

Makés (F1)

Makèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Verlaine 

(Neufchâteau)

Vêrlin.ne

Raguiaus (bègues) (Contact, 1986)

Rakiots (qui ont la voix rauque ?) (Dico, 2005, 31)

 

 

Vert-Buisson

à Vêrt-Bouhon

« A Teû / Grands plaîtieûs / A Bècô / On n’ magne nin s’ sô / A l’ Ré / C’ èst co pés / A Hôt-R’wârd, / C’ èst pôr lu diâle / A Hôt-Marès / Lès macrales î dansèt / A Vêrt-Bouhon / On beût â poçon. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Verviers

Vèrvî

Matchèts (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Magneûs d’ pèlotes (mangeurs d’épluchures) (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004) 

Râseûrs d’ ohês (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Voleûs d’ tchèts (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Panê-cous (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Vèrvîtwès (Haust, 1941)

Vesqueville

Vèskèvèye

Vèsseûs ou Vèheûs (putois ou vesseurs) (Dosimont, 2000 ; Dico, 2005, 35) (Vèsseûs (Laurent Dabe, in : L’Ardenne entre bruyère et myrtille, 2003, p.45))

 

Cet animal est tellement caractéristique de l’Ardenne, pays de haies et de ravines, qu’il a donné naissance à un type folklorique, dont la promenade à travers les rues de certains villages faisait, il y a un demi-siècle encore, la joie de la popu­lation. On devine que le sobriquet des gens de Vesque­ville est emprunté à un calembour facile sur la première syllabe de leur nom. (Bourguignon, 1928)

 

Vezin

B’jén

Parbolès (F1)

 

Vezon

à V’zeon

Sots (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Vielsalm

à l’ Vî-Sâm’

Man.mans (Fourgon, 1999)

Pourcês (à Bihain) (Lejeune, 1974)

 

Platês (fabricants de boissellerie ; marchands d’écuelles en bois) (Bourguignon, 1928)

La fabrication de fourchettes, jattes,  plats, assiettes., coffres,  etc. constituait, au  XVIIe et au XVIIIe  siècle, la principale industrie de la région. De nombreux colporteurs parcouraient la pro­vince, chargés de « loces », de « platês » et de bien d’autres objets de râclerie. C’est sous cet aspect que les « Sâmiots » étaient connus des populations de la province. D’où leur sobriquet de « Platês », qui tombe actuellement en désuétude.

(Bourguignon, 1928)

 

 

On se moque surtout du parler sâmiot, ’salmien’, propre à Vielsalm, Petit-Thier, Bovigny, et dont une caractéristique essentielle est la finale -û (pour -eû).

Aussi a-t-on rassemblé le plus de mots ayant cette finale dans la rimaille suivan­te :

« I fêt frûd, èt rûd dès dûts, on magnerût bin du l’ sope âs pûs, d’vins on cramû, à l’ cwène do fû. »

(Il fait froid, et raide, des doigts, on mangerait bien de la soupe aux pois, dans un crameû , au coin du feu.)

Cf l’expression: « I fêt freûd, dj’ a lès deûts si reûds. » (Il fait froid, j’ai les doigts si raides (endoloris).)                          

On crameû est une terrine en terre cuite qui, anciennement, servait pour cra­mer l’ lècê, (écrèmer le lait) La fermière séparait la crème du ‘lait à l’aide d’’une cuillère) (Lejeune, 1974)

 

 

Sâmiots ((Haust, 1941) ; habitant du comté de Salm (Bastin, 1939)

Vierves

Vièpe

Durès crousses (Lépine, 1972, 10)

Dures croûtes (Delairesse-Elsdorf, 2004

 

Viesville

Vîvèle

Bateûs d’ cok Delairesse-Elsdorf, 2004

Sarasins (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Bastin, 1965 ; Haust, 1941)

 

Vieux   Moulins   d’Hargnies  (F)

 

P’tits Cinsîs

Puris Cinsîs (Doppagne, 1953)

 

Vieux-Sart (Br.)

au Vî-Saut

Bèsaces (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Villance

Viyance

Grèvîs (vairon) (Petit, 1987 ; Elsdorf / Delairesse, 2004)

Grandes Panses (Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941)

Leups (loups) (Bourguignon, 1928)

Pèle-panses (Bourguignon, 1928 ; Haust, 1941; Dico, 2005, 21)

Tahons (Bourguignon, 1928)

Viancinîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

Ville-du-Bois

Vèye-do-Bwès (à l’)

Cawês (Fourgon, 1999 ; Haust, 1941)

Magnêus d’ salade (Dico, 2005, 42)

 

« Al Vèye do Bwès, ont come lès rats dès pèlèyes orèyes. »

(Jean-Marie Hurdebise, in : Fourgon, 1999)

 

 

Villers-deux-Eglises

Vilé-l’-Djobin

Djobins (F1 ; Haust, 1941)

 

Villers-devant-Orval 

Vilé-d’vant-Orvau

Tchèts (Dico, 2005, 14)

 

Villers-en-Fagne

Vile-è-Fagne

Panses d’aragne (Lepine, 1972, 9)

 

Villers-la-Bonne-Eau

Vilé

Djènisses (bruants jaunes) (Francard, 1994 ; Dico, 2005, 4 ; Bourguignon, 1928 )

 

Villers-la-Loue

Vilé-l’-Olu

Loups

Camoussès (moisis) (Fouss, s.d.; Elsdorf / Delairesse,2004 ; Bourguignon, 1928)

 

Villers-la-Tour

Vilé

Simplots (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Villers-la-Ville

à l’ Abi

Tiènetîs (habitants du « Tiène ») (O0)

 

Villers-le-Gambon

Vilé

Tchins (M.M., 1995; F1 ; Delairesse- Elsdorf, 2004)

 

Tchés (copains, bonshommes (sic)) (Lepine, 1972, 9)

 

Villers-le-Peuplier

Vélé-l’-Plope

Tonias à pèkèt  (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Villers-le-Peuplier

Vilé-l’-Plope

« A Hanut, / Lès crotes å cu, / A Vilé (Villers-le-Peuplier) / Po lès discroter. » (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Villers-le-Temple

Vélé-lès-Timpes

Loyâ-strons (Haust, 1941)

 

Villers-Sainte-Gertrude

Viyé

 

Rimailles parlées groupant Ferrière, Izier, Villers-Sainte-Gertrude, Heyd et Bomal intéressant les communes de

« Fèrîre èt Fèro

Izièr èt Ozo

Toûr èy Loh’ré

In.ne dizos Hé

Poutche so l’ tièr

Vo-te-là à Viyé ! »

(Ferrière et Ferot, Izier et Ozo, Tour et Loheray, Aisne­ sous-Heyd, saute sur le « thier »; te voilà à Villers (Sainte-Ger­trude).) (Blason, 1970)

 

Villers-Saint-Ghislain

Vilé

Nwars Salons

Blancs Talons (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Villers-sur-Lesse

Viè

Cwarnayes (Haust, 1941)

Chinârds (F1)

 

Villers-sur-Semois

Vilè

Hoguèts ou Hoguaîs (Fouss, s.d.; Bourguignon, 1928)

 

Villers-sur-Semois et ses sections, Harinsart, Mortinsart, Orsinfaing ainsi que les villages du bassin de la Rulles. sont appelés les Hoguèts ou Hoguaîs. Ils auraient une façon à eux de prononcer très brièvement les sons é, è du français. Ils parleraient d’une voix rauque! Haust et Bourguignon font dériver ce terme de « hokîr » : bégayer. (Fouss, s.d.)

 

Ce surnom est donné aux habitants de toute la commune de Villers-sur-Semois, qui com­prend. outre le chef-lieu, les villages de Harinsart, Orsinfaing et Mortinsart. On étend même parfois cette appellation aux autres localités du bassin de la Rulles : Habay-Ia-Neuve, Habay-la- Vieille, Nantimont, Houdemont, Rulles, Marbehan. si bien que le toponymiste L. Roger n’a pas craint d’employer l’ex­pression de « Pays Hoguet ». (72). qui designe toute la partie septentrionale du canton d’EuHe. Les renseignements que j’ai pu recueillir montrent que si le nom de Hoguais n’éveille aucune idée précise à Arlon. à Vinon et à Neufchâteau. il n’en est pas de même à Châtillon et Saint-Léger, d’une part, à Sainte­-Marie-sur-Semois, à Rossignol et à Tintigny, d’autre part. Dans ces trois dernières localités, on l’attribue à la prononciation très brève du groupe « et », qui rem­place indifféremment les sons e, è, ê et ai du français A Châtillon et à Saint-Léger, par contre, on accuse les habitants de la vallée de la Rulles de se prévaloir à tort du nom de Gaumais. Leur parler est, dit-on, tout et du wallon, à fait différent de celui que l’on entend sur les rives de la Vire et du Ton. Les sons énoncés par les lettres se heurtent les uns aux autres et la consonne r est dure à l’oreille. Cette manière de prononcer est exprimée par le verbe « rhoguîr» ou « rwoguîr ».

Il en résulte que les Hoguais sont tout simplement les gens qui parlent d’une voix rauque. Notre interpré­tation concorde donc en tous points avec celle de M. le professeur J. Haust qui fait dériver ce blason du terme «hokîr » (bégayer) (que nous traduirions plutôt par « mal parler»). (Bourguignon, 1928)

 

Villés (Corroy-le-Ch.)

Lès Vilés

Rûwe des Jwifs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Virelles

Virèle

Spotchîs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Virginal

Vèzenau

A la ducace de septembre, les Henripontois avaient coutume de dire :

« A ‘l ducace dè Vèznau (Virginal)

L’ iviér è-st-au trau,

A l’ ducace d’ Hinripont,

L’ iviér èst bî parfond. » (Jous, 1976)

 

Virton 

Virtang’

Hape-tchâs (engins servant à décrocher le jambon ou la saucisse de la cheminée) (à Ethe) (Dico, 2005, 43) (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Fouss, s.d.)

 

Sègneûrs d’ la griédje-au-bos (Haust, 1941)

 

Virton, capitale de la Gaume, est la ville des «Seigneurs de la Grange au Bois ». Les Virtonnais eux-mêmes se sont appelés de ce noble blason. Le sobri­quet, pardon, le titre à une origine historique. En 1612, la Ville de Virton a acheté une ferme enclavée dans ses bois. Elle portait le nom de « Grange au Bois »: Une juridiction foncière était attachée à cette terre. Du coup les bour­geois de Virton se sont considérés eux-mêmes comme « co-seigneurs » de la dite Grange. Le Musée gaumais possède un sauf-conduit accordé au Sieur Charle, qualifié officiellement par l’administration communale de «Seigneur de la Grange au Bois » .

Mais les villages voisins n’ont pas manqué leur revanche.

Les gens d’Ethe les blasonnent « hape-tchâ ». Ce nom désigne le crochet servant à décrocher le jambon ou la saucisse qui pendent dans la cheminée.

D’après ces mêmes voisins médisants, nos bons Virtonnais avait l’habitude d’aller rendre visite à de lointains parents, l’après-midi ou le soir de la fête, sachant qu’on leur servirait du jambon. Naturellement, en partant, ils invitaient poliment leurs hôtes à une des deux fêtes de Virton. Ceux-ci le plus souvent trouvaient porte close ! Les malins « hape-tchâ » avaient pris soin de s’éclipser.

Djan de Mady Héros populaire de la Gaume. Personnage mi-historique, mi-légen­daire. Né à Velosne, disent les uns, à Beauregard, selon les autres, ou même à Virton, rue Grassoie, il aurait vécu au début du XVIIe siècle.

(p.69) Etait-il savetier ou forestier? On ne sait au juste! Mais violoneux, conteur de « flauves », farceur, bon vivant et pique-assiette ), bohême, il l’était, personne n’en doute. Aujourd’hui encore, une bonne histoire est volontiers attribuée à notre Djan. En somme, il est de partout et de tous les temps, au pays gaumais.

Albert Yande l’a célébré en un poème épique écrit en patois de Harinsart (Villers-sur-Semois) (Fouss, s.d.)

 

Tribolèts (batailleurs, querelleurs (Bourguignon, 1928)) ((Dico, 2005, 43) ; -bou- (Delairesse-Elsdorf, 2004), (Bourguignon, 1928))

 

Visé

Vîsé

Chawês

Åwes (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Vitrival

Viètrîvau

Catoulas ((Marguerite Duchâteau); -tu- (O0))

 

Vivegnis

Vigni

Omes di hôye

Hoûyeûs

Reudès panses

Laudjès panses

Peûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Vivy

Vivî

Canlèts (Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Dico, 2005, 7 ; Haust, 1941)

Pichelotîs (Dico, 2005, 7)

 

Vlessart 

Vlèssât

Tchacâs (Dico, 2005, 21)

 

Vodecée

Vôdecêye

Tchats (Lepine, 1972, 9)

 

Vogenée

Vôjenêye

Pays des Sorciers (Lépine, 1972, sn)

Sorciers (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

« A l’ dicauce dè l’ Barake di Bos,

Lès fîyes dè Vôjenêye

Aveu leûs gros sabots. » (Lépine, 1972, sn)

 

Volaiville 

Vlêvèye

Cus d’ boutèyes (Dico, 2005, 21)

 

Vonêche

Von.nèche

Boyons

 

Vottem

Votèm’

Roubîs (béliers) (Haust, 1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

Canotes di sôye (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Vresse

Vrèsse

Vèssous (Doppagne, 1953)

Vrèssous  

Waha 

Wahau

Gozaus (Dico, 2005, 25)

 

Waillet

Wayèt

Singlès (F1)

 

Waismes

Wéme

« Kèhigne – kèhagne , / Do foûr dè Fagne, / Do blanc mossê , / Do stron d’ porcê, / Do l’ hyite dè vê / Po lès Wêm’eês. »

(FSMSV, VI, 1936, p. 50. – – Ovifat et Fagne malmédienne)

Kèhigne – kèhagne intensif de higne-hagne, « dispute, querelle, assaut de paroles aigres et mordantes « .

Moquerie contre les Waimerais qui allaient chercher du foin et de la litière de sphaigne (mossê), ainsi que des tourbes, en Fagne. (Pinon, 1994 )

 

eA Wéme, leu djâle lès péne. » ou 

« A Wéme , lè diâle lès péne. » (Pinon, 1994)

 

« A Wéme, lè diâle i déme. » (< …)

 

Du pays de Waimes et du pays de la Fagne:

« A Wéme, queu l’diâle lès péne (peigne)!

O l’ Roue, leu diâle n’i pout.

A Stinba, lès greûs baras (béliers)

A R’monvâ, lès neûrs digâs (purins)

è Tîrimont, lès mouhis strons (mouhi: moisi)

èn-Ondinvâ, lès tchéns vont d’hâs (déchaux)

A Fêmonvèye, lès d’hitées fèyes.

A Geûzêne, lès gueûyes deu rênes (grenouilles)

O l’ Tchampagne, lès cous d’aragne

è Libômont, lès bons flèyons (tartes). » 

(Bastin, 1939, 52)

Wémerês (Haust, 1941)

Walcourt

Walcoût

Walcotî (F1) (NDLR : à rapprocher de ‘halcotî’ ?)

 

Tchiyeûs d’ djèt (levure)

Potches trawéyes
Clicoteûs d’ claus

Skèyeûs d’ pouplîs   (F1)

 

Cwérelîs  (habitants du quartier appelé « èl Cwérèle ») (O0)

 

« On n’ èst nén à Walcoût ! »

Expression qui se disait quand au jeu de cartes un partenaire laissait deviner son jeu par des bavardages. On croyait généralement qu’à Walcourt on pouvait dire ce qu’on avait dans son jeu. (Yernaux-Fiévet)

Walcotî (F1)

Walk

Walk

Walkotîs (de: halcotî) (Bastin, 1939)

 

Wandre

Wande

Wandions (punaises)

Les habitants de Wandre sont appelés des Wandions (punaises), des insectes un peu malpropres. Pourtant, ils ne sont pas particulièrement malpropres.

(Propos de Claire Bierset recueillis par Magali Nicloux)

(Hèyeûs, 2006)

 

« Wandion

Critchon

Dès neûrès bièsses è vosse mohon. »

(Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Wanfercée-Baulet

Wan’fèrcéye-Baulèt

Tièsses di via (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

(Baulèt) Parents 

« Il èst d’ Baulèt. »

(il est déçu, attrapé) (noté à Fosse-la-Ville, Sart-S.-Laurent) (Haust, 1941)

(Baulèt : )

Baulètîs (Haust, 1941)

Wanne 

Wène

Wihots (Haust, 1941)

 

Wannebecq

Wanebèk

Ripliplirs (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Warcoing

Warcon

Grèks (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Wardin

Wârdin

Tchins (Francard, 1994)

Tchèsses di tchin (têtes de chien) (Haust, 1941)

(Francard, 1994; Haust, 1941; Dico, 2005, 4)

 

Warempage

Warimpâdje

Tchacâs (chabots) (Marquet, 1966)

 

Waret-la-Chaussée

Warèt-l’-Tchaussîye

Bauyârds (F1)

 

Warisoulx

Warjou

Djodjos (F1)

 

Warizy

Warisi

 

« A Marcoûrt, li djâle î coûrt

A Macrê, li djâle î brêt

A Djupèye, il î marèye sès fèyes

A Warizi, il î marèye sès fis.

A Bwès-do-Ri, i toume li cou â ri. » (Dico, 2005, 33)

 

Warmifontaine

Warmifontin.ne, Warmich (famil­ier)

Lûtåns (nains) (_, N-) (Contact, 1986) ;  Lutans (Dico, 2005, 31))

 

Clotches duzous l’ Pont (S22)

 

Warnichyins. Médiocre calembour inspiré par le nom de la localité et l’abrégé qu’en donnent les natifs de l’endroit (Warmiche). (Bourguignon, 1928)

 

Warnach 

Warnech

 

Waricher (Dico, 2005, 13)

Warnant

Warnint

Tchèts (F1)

Purnalîs (Elsdorf / Delairesse, 2004)

 

Warneton

Warneuton

Mountches (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Warquignies

Warkeugnîye

Sorciêres (Haust,1941 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Warsage

Warsèdje

Broûleûs d’ sints (Haust, 1941) 

Warsèdjîs

Wasmes (Colfontaine)

Wame

Cats (La Province, 2001)

Faus-Wame (Haust, 1941)

Gros minjeûs d’ viau avu gocho

Sots

Panseniers   (Elsdorf / Delairesse,2004)

Wamezoûs

Waterloo

Watèrlo

Paveûs (paveurs) (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Watrinsart 

Watrinsaut

 

Watrichaus (Dico, 2005, 14)

Waulsort

Wausôrt

Coucous (Delairesse-Elsdorf, 2004) 

 

Wavre

Auve

Vijins (d’Auve)

Pèpêres èt lès Mèmêres (d’Auve)

Ragalètes (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Wavreille

Wavrèye

Panses d’ èrègne (F1; Haust, 1941)

 

Wegnez 

Wègné

Råbolèts (Haust, 1941; Rom- (Elsdorf / Delairesse, 2004))

 

Weillen

Wèyin

« A Wèyin, c’ èst dès crève-fwin. »

 

Wellin 

Wèlin

Bons crétyins (Defosse ; Dico, 2005, 44)

Polins (Bourguignon, 1928)

Tchins (Petit, 1987)

 

Wéris

Wèris’

Magneûs d’ tchin (AO1)

 

Wibrin 

Wîbrin

Macrales (sorcières) (Léon Marquet : Macrins, Macrês) (à Marcouray : Macrês ; à Barvaux : Macrês)

(Francard, 1994)

 

Les enfants de Filly et de Nadrin chantaient à l’adresse des habitants de Wibrin :

« Wibronîs / Tchôdronis / Pèws so l’ dos / Misére po d’zos. »

(Wibronis, chaudroniers, pous sur le dos, misère par dessous). A comparer avec Ramont, supra.)

 

Brigands

La célèbre bande de Géna et Magonette, qui opérait dans la région. il y a plus de cent ans, et qui recruta ses adhérents dans le village lui-même. Est Certainement à la base de ce sobriquet. (Bourguignon, 1928)

 

(Dico, 2005, 19 ; Marquet, 1966; Bourguignon, 1928 ; Francard, 1994)

Wîbronîs

Wicourt

Wîcoûrt

On trouvera à l’article Rachamps un dicton curieux où l’on mentionne ce village, peut-être pour satisfaire aux exigences de la rime. (Bourguignon, 1928)

 

Wideumont

è Wideûmont

Cus d’ bouchons (Guillaume, s.d.)

 

Wierde

Vièrte

Lambosètes (F1)

 

Wiesmes

Vième

Sorciers ? (F1)

 

Wihogne

Ouhogne

Mayês (Haust, 1941)

 

Willancourt

Viancout

Bounetis (porteurs de bonnets de nuit)

Châyas (gens à la démarche disgracieuse, lourde)

Gnâgnâs ((Bourguignon, 1928) ; Gnagnas (Delairesse-Elsdorf, 2004)) (Ce blason est vraisemblablement motivé pu la prononciation locale des mots : « Il y a… » (Bourguignon, 1928)

Loups  (Bourguignon, 1928 ;  Delairesse-Elsdorf, 2004 ; Haust, 1941)

Poupas (Haust, 1941)

 

Willerzie

Vièrzîye

Bounetsî (porteurs de bonnets de nuit) (Bourguignon, 1928)

Éwîs

Gnègnès (Defosse ; Bourguuignon, 1928)

Ce blason est vraisemblablement motivé pu la prononciation locale des mots : « Il y a… ». (Bourguignon, 1928)

Bin’ dou kwa (Defosse; -â (Haust, 1941))

 

« Canés d’ Vièrzîye

Mougneû d’boulîye. » (Doppagne, 1953)

 

Wilogne

Wilogne

Charognes (Copin’Oufa, 21/04/01 ; Francard, 1994)

 

Wimbay 

Wimbé

Vês (veaux)

Crèvés vês (veaux crevés) (Dico, 2005, 39; Marquet, 1966)

 

Winamplanche

è l’ Winamplantche

Cawês (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Winenne

Yinène

Cayeûs (Haust, 1941; Doppagne, 1953)

Singlés (F1 ; Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Winville 

Winvèye

Bèles Fèyes (Dico, 2005, 21)

 

Wisembach 

Wîsemba / (luxembourgeois) Wiisbech

 

Wisbecher (Dico, 2005, 13)

Withimont (Longchamps) (prov. de Lux.)

Wètîmont

Mougneûs d’ djambon (Francard, 1994)

 

Witry

Witri

Copêres (Dico, 2005, 21 ; Haust, 1941)

Pauves jolis (pauvres jolis)

Résultat d’une rime médiocre, ce blason associe deux mots disparates et exprime une commisération ironique (Bourguignon, 1928)

 

Wittimont (Léglise)

Witièmånt

Cus d’ poyan (Paul Jean, Lès c’rîjes du Lèglîje, AL)

(Cus d’ pouyons (Dico, 2005, 21) ; Cus du pouyan (Skiran d’ Djènevau, in : Lès c’rîjes du Lèglîje))

 

Wodecq

Ok

Sots (Haust, 1941)

 

Wolkrange

Woulker

Kleppelen (volants du fléau à battre le blé)

Voir l’interprétation donnée du mot « Gierden » à l’article : Buvange. (Bourguignon, 1928)

 

Wyompont

Wiyompont

Limeçons (limaces) (Marquet, 1966)

 

Xhavée (Wandre)

à l’ Havêye

Haveûs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Xhendelesse

Hindelèsse

Golzås

Clawetîs

Bossous clawetîs (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

Xhierfomont

Hièrfômont

H(i)èrfon (Haust, 1941)

 

Xhoffraix

Hofrê

« A Hofrê, lès coûrts cotrês. » (Pinon, 1994)

« A Hyofrê, lès côrts cotrês. » (Pinon, 1994)

Boûs d’ fagne (hab. riverains de la fagne depuis Xhoffraix jusqu’à Bosfagne) + (Francorchamps (de la part des hab. de Stavelot), Jalhay (de la part de ceux de Verviers)) (Bastin, 1939)

 

De Xhoffraix:

« A Hiofrê, lès longs mustês (tibias)

A Longfaye, lès lonkès payes. 

A Zoûrbroût’, lu diâle î hioûte (écoute)

A Bôsfagne, lu diâle î magne.

èn-Ovîfa, lès gros baras.

O l’ Rubîvèye, lès d’hyitées fèyes.

O Mont, lès longs grognons. « 

(Bastin, 1939, 53)

Hofurlin

Xhoris

 

Horis’

Quand j’étais petite, ici, à Xhoris, j’ai souvent entendu dire:

« Horis’, po rinde chèrvice. »

(Xhoris, pour rendre service)

(Propos de Sophie Vincent recueillis par Vanessa Hay) (Hèyeûs, 2006)

 

Yves-Gomezée

Îve-Gomezéye

Tièsses d’ en cornes (F1)

Têtes en corne ( ?) (sic) (Lépine,1972, sn)

 

Yvoir

Uwâr

P’tits mèssieûs (sins l’ sou) (F1)

(_ mossieûs (_)) (Delairesse-Elsdorf, 2004)

 

 

 

 

 

Georges De…., Les sobriquets, fleurs de méchanceté?, AL 28/9/1985

 

Les Berwettis (sic) fiers de leur village, AL 04/03/2000

AL 30/08/2003

Ce samedi, un Bandurlin fera la Mont-Blanc en courant, AL 30/08/2003

Annonces de l’ Ourthe 11/02/1999

Blasons populaires et sobriquets I René Henry

Annonces de l’ Ourthe 18/02/1999

Blasons populaires et sobriquets II, René Henry

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Les blasons popu­laires et les  sobriquets

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(M. Gourdin) lès p’tits viâdjes : Acremont, Assenois, Blancheroreille, Glaumont 

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Recueil des noms, des sobriquets, des dictons et des coutumes

par Pierre OTJACQUES

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Pinon, 1994

Pinon Roger, Un corpus malmédien de rimailles de moquerie, Tradition wallonne, De Malmedy et d’ailleurs, 11, 1994, p. 267-283

 

Pinon, 1994

Pinon Roger, Un corpus malmédien de rimailles de moquerie, Tradition wallonne, De Malmedy et d’ailleurs, 11, 1994, p. 267-283

VA 28/08/2004

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VDE 15/03/2005

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VW 1967

Quelques aspects du folklore chestrolais, in : La Vie wallonne, 1967, p.166-186

VW, 1967

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Yernaux-Fiévet

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