1.0 Jèyografîe / géographie

 

 

1.0.1 Climat

 

– température moyenne -5°C en janvier, +15°C en juillet, avec une moyenne de 7°C pour l’année.

– hauteur annuelle des pluies : 1 mètre. (Octave, 1988, 2)

 

1.0.2 Relief

 

Altitude moyenne: 500 m.

Altitude maximum : au « château d’eau » : 539 m. (Octave, 1988, 2)

 

1.0.3 Sol et sous-sol

 

Les roches sédimentaires primaires composent le sous-sol de la région. Sur une couche de schiste, s’étale presque partout un sol arable de faible épaisseur.

La couche supérieure (nware tère) est d’autant plus épaisse que les labours y sont plus anciens (les fumiers ayant été employés dans les cultures).

C’est le schiste et c’est l’argile, c’est l’alternance de champs cultivés entrecoupés de collines, de pâtures et de résineux, c’est l’épicéa et le chêne. (Octave, 1988, 2)

 

1.0.4 Démographie

 

Tableau comparatif de la population :

1767   ……..125 habitants ……………………25 maisons

1890   ……..309 h.

1900   ……..342 h.

1910   ……..374 h.

1920   ……..422 h.

1940   ……..446 h.

1950   ……..491 h.

1970   ……..461 h. (233 hommes et 228 femmes)…..133 maisons

1980   ……..449 h. (213 hommes et 236 ferames)…..152 maisons

1983   ………445 h. (209 hommes et 236 femmes)

1987   ……..430 h.(202 hommes et 228 femmes)     158 maisons

(Recensement décennal de l’Institut National de Statistiques et de l’administration communale.)

On voit que la population subit des fluctuations importantes. Elle atteignit le plus haut taux vers les années 1950, pour redescendre les années suivantes. (Octave, 1988, 2)

 

(à compléter)

 

 

1.0.5 Chemins, rues, routes  (Octave, 1988, 5 & sv.)

 

Le village est perceptible de plusieurs endroits. Son aspect diffère suivant que nous empruntons l’un ou l’autre chemin. Il existe cinq possibilités pour y entrer.

Si l’on aborde Bourcy par le Sud, par la route de Michamps, dès que l’on arrive sur la hauteur au monument du Christ-Roi, souvenir de la mission d’avril 1947, le village s’étend devant nos yeux, blottit dans un creux, le clocher s’élevant au-dessus des maisons.

 

Lord Baden ne disait-il pas : « Les églises sont des doigts qui nous montrent le ciel ».

Au-delà du hameau, on découvre la beauté d’un vaste panorama : les bois sombres qui s’étendent sur les hauteurs; quand le temps est clair, la forêt forme un ourlet bleuâtre sur l’horizon au-dessus du plateau qui domine la petite ville d’Houffalize cachée dans la vallée.

 

Si par contre, le voyageur y accède par la route la plus fréquentée, venant de Noville, son regard est attiré par une jolie campagne variée : des sapinières, de grandes cultures, des prairies, des haies vives, de petits bosquets. La vue panoramique de cette entrée, bordée jadis de beaux sorbiers, semble se resserrer entre les talus au fur et à mesure que l’on avance; elle révèle à travers les toutes nouvelles habitations modernes, qui se ressemblent, tout en étant en même temps différentes, l’aspect changeant des choses.

Heureusement, pas de caravanes, ni d’implantations touristiques intempestives. Non, c’est Bourcy avec son âme restée campagnarde.

 

(p.6) Par la route de Moinet, le village est découvert par une de ses extrémités. Il est coupé par la ligne de chemin de fer. Cette route venant de la direction du Grand-Duché de Luxembourg reçoit un flux assez important de circulation. Elle se rattache à la voie romaine, donc sans doute, créée pour une activité existante.  Les chemins sont caractéristiques d’une époque.

Les routes de Boeur et d’Hardigny se présentent plutôt en ligne droite. Les habitations aux différents volumes, sont disséminées à intervalles plus ou moins réguliers, selon la situation des terrains sur lesquels elles ont été bâties.

Que l’on entre par l’un ou l’autre chemin, on aboutit immanquablement à un carrefour important, par son potentiel d’animation, et à la rue principale, épine dorsale de l’agglomération.

 

Le principe des voies romaines était de se maintenir le plus possible sur les hauteurs, afin de s’assurer la vue la plus lointaine.  Les vieux chemins paraissent bien s’imposer comme rayonnant de cette voie principale.

 

Si nous examinons le plan de 1845, on remarquera que la route la plus importante était le chemin n°1, « voie romaine » ou « grand chemin », d’une largeur de 10 mètres, venant de Bastogne et allant vers St Vith.

De ce chemin, convergent les routes et les sentiers.

Le chemin n°7, venant de Moinet, descendait le chemin des écoles pour rejoindre le sentier qui se raccordait au chemin de Noville.

Le chemin des « champs Marotte » (nom d’un propriétaire), sentier n°38, s’y embranche pour s’accrocher à travers les champs à l’ancien « grand chemin ».

Un peu plus loin, un autre chemin continue vers le « grand étang », entre Bourcy et Noville, et vers le lieu-dit « la roche de Jon-haye » qui d’après la légende se disait le « trou des nutons ».

 

La route actuelle de Noville, considérée comme sentier n°32, « les chaveyes », d’une largeur de 2 m 50, ne fut rectifiée qu’après l’installation du chemin de fer.

Les anciennes routes de Rachamps et de Vaux bifurquaient à droite, à la sortie du village, au lieu dénommé autrefois « le trou de sable », excavation dont on avait semble-t-il extrait du sable.

(p.7) Revenons derrière l’église, à la rue du vieux moulin, sentier n°35. Jadis, petite route plus étroite et empierrée, qui devenait sentier, en traversant les champs et les prés, pour rejoindre Hardigny.

 

Celui-ci est d’origine assez lointaine puisqu’il conduisait jusqu’à la source, toujours existante (voir carte Ferraris) et au moulin « Houmen », que l’on trouve signalé dans le dénombrement de 1469. On en retrouve également des traces lors d’un procès, datant d’octobre 1793, entre le meunier Jacques Bartholomé et le seigneur de Steinbach de Bourcy (A.E.A).

 

Depuis 1977, cette rue est asphaltée sur une partie de sa longueur.

Le chemin n°13, passant devant le cimetière et dénommé route de Boeur, descendait vers Banneu, au point d’arrêt du tram,, pour remonter ensuite en direction de Boeur. Ceux qui l’ont connu se souviennent de son empreinte au sol par des ornières profondes qui paraissaient bien lui donner une ancienneté certaine.

Le nouveau tracé, dû à la Société Nationale Terrienne lors du remembrement, a tout bouleversé.

L’actuelle route de Boeur fut construite en 1931.

Celle d’Hardigny est plus ancienne (vers 1876) et fut améliorée en 1909 ainsi qu’après la 1ère guerre.

 

Le sentier n°34 « les monts et vais » (par monts et par vaux) porte bien son nom. Il remonte entre les talus et les haies, traverse l’actuelle route de Hardigny pour rejoindre le sentier de la scierie, reste de la voie romaine aujourd’hui disparue. Il se dirige par les pâtures et les bois et se raccorde à d’autres sentiers que l’on retrouve en direction de Moinet.

On le voit, le village s’articule donc sur un complexe de rues principales et de plusieurs chemins ruraux, extensions divergeantes de l’ancien noyau.

 

(p.10) Que reste-t-il des routes empierrées, des chemins creux, des sentiers qui offraient des raccourcis ?  Chaque chemin n’a-t-il pas son histoire ?  Chaque sentier n’a-t-il pas sa légende ?

Les sentiers sont devenus chemins et certains ont dispa­rus dans les cultures; d’autres ont été élargis, rectifiés, asphaltés.  Ils sont passés au rang de routes, fruit de la politique du remembrement rural.

La route s’est améliorée fort lentement, progressivement, Elle a servi et sert encore au commerce, aux voyages et même à la guerre.  Elle a engendré diverses sortes de moyens de locomotion, et cependant, par un retour des choses, l’homme redevient amateur de randonnées pédestres.

Ce qui est certain, c’est que les rues, depuis qu’elles sont devenues le domaine exclusif des engins motorisés, ont beaucoup perdu de leurs particularités, de leur poésie.

 

Autrefois, les rues à la campagne étaient le territoire tant des gens que des bêtes, tandis qu’actuellement, elles appartiennent aux automobilistes.

Au temps où les piétons étaient les maîtres de la rue, ils s’arrêtaient pour souffler un instant, pour l’unique plaisir de causer de choses et d’autres. Tout cela donnait à la rue une valeur humaine. Aujourd’hui, c’est dangereux de s’arrêter au milieu du chemin et …on n’a plus le temps !

(p.11) Après bien des tractations entre les deux communes, lors de l’installation du chemin de fer, (Noville avait refusé le passage de la voie ferrée dans le village), celles-ci se mirent finalement d’accord pour établir une nouvelle infrastructure adaptée aux nouveaux besoins.

On élargit cette route vers 1890 et on en fit un nouveau tracé. D’après certains témoignages, on se servait des wagonnets Decauville pour l’enlèvement des déblais.

 

 

1.0.6 Situation politique et administrative

 

BOURCY

situé dans la Province du Luxembourg,

 

fait partie 

– fait actuellement partie de la commune de BASTOGNE depuis le 1er janvier 1977. Cette fusion est intervenue en application de la loi du 30/12/1975.

– de l’ancienne commune de Longvilly, avec Michamps, Oubourcy, Arloncourt, Moinet et Longvilly, comme villages, Al Hez- Horritine comme écarts.

La commune avait une superficie de 3 250 ha, 18 ares, 79 ca et comptait 998 habitants au 31 décembre 1971.

– de l’arrondissement administratif de Bastogne,

– de l’arrondissement judiciaire de Neufchâteau,

– du doyenné de Bastogne,

– du diocèse de Namur depuis 1823. (Octave, 1988, 2)

 

Limites de l’ancienne commune

Au Nord, commune* de Tavigny.  (*Actuellement, faisant partie de la commune d’Houffalize.)

Au Sud commune* de Wardin. (*Actuellement, comprise dans celle de Bastogne.)

A l’Est, le Grand-Duché du Luxembourg.

A l’Ouest: commune* de Noville. ((*Actuellement, comprise dans celle de Bastogne.) (Octave, 1973)

 

 

1.1 Toponymie

 

PLAN

 

1.1.1 Dénominations du village

1.1.2 Etymologie de Borci / Bourcy

1.1.3 Plus de 50 noms de lieu

1.1.4 Odonymes (noms de rues)

1.1.5 Hydronymes (noms des cours d’eau et plans d’eau)

1.1.6 Etymologie des noms des villages environnants

 

 

1.1.1 Dénominations du village au fil du temps

 

En 890 = Burcido – 907 = Burcy – plus tard Borsy, Borcy, Bourchy puis Bourcy.

                                                                       (Borci : en wallon)

 

1.1.2 Etymologie de Borci / Bourcy

 

G. PRAAT, donne comme définition de Bourcy: Bur (en celte: sources) et la terminai­son -cy a le sens de demeure. De là « maison au milieu des sources ».

A.CARNOY, indique que la graphie ancienne de Bourcy serait un dérivé en -etum, comme on en tire des noms d’arbres. On pourrait songer à « bois » ou  » broussailles ».

Il faudrait donc partir de  » bore-etum », tiré du terme « Bork » écorces, qui existe dans les dialectes bas-allemand.

Chacune de ces deux définitions pourra trouver des partisans.

 

NDLR : La première définition semble plus logique, vu la parenté évidente avec les noms de lieu de l’autre côté de la frontière : Asselborn (en luxembourgeois : Aasselbur);  Eselborn (Eeselbur), …

 

 

 

1.1.3 Cinquante noms de lieu

 

1.1.3.0 Les dénominations des lieux-dits ont été inventées par les peuples qui, successivement, ont occupé la région.

Nos lointains ancêtres appelaient chaque lieu par son vrai nom, une désignation naturelle se rapportant à l’aspect physique du lieu, d’une montagne, d’un ruisseau, arbre, maison, etc. Ils l’exprimaient par des qualificatifs appropriés à la chose, tantôt à la fertilité ou l’infer­tilité du terrain, son étendue, sa hauteur, à sa production ou a quelqu’autre qualité naturelle ou accidentelle de l’endroit, ou encore, au nom du fondateur ou à celui d’un saint.

Actuellement, beaucoup de toponymes ont perdu de leur actualité. Les lieux ont change d’aspect et de plus grandes surfaces de terre sont défrichées, mais les noms sont restés, l’usage et la tradition ont gardé force loi.

Disons d’abord que les lieux-dits en « sart » ou « ster » dérivé de stirpis extirper = terres ingrates ou défrichement, ces endroits attestent de défrichements médiévaux. Ils sont encore très répandus et subsistent dans des endroits cultivés.

Les terrains pâturés étaient distingués des cultures par des lieux-dits en pâturage, « prés ou pachi ».

Citons quelques dénominations encore en vigueur dans les alentours de Bourcy. (Octave, 1973, 18-19)

 

Il faut ici remercier tout simplement Marie-Françoise Liners-Octave, qui a dressé un relevé détaillé de la grande majorité des toponymes ci-dessous existant dans et autour de Bourcy.

 

Sources :

A.E.A. Archives de l’Etat, Arlon.

Geuzaine Marie-Isabelle, 2009

Octave Aline, Porte ouverte sur … Bourcy, 1973

Octave Marie-Françoise (ép. Liners) (mars 2009)

 

 

1.1.3.1 Liste des toponymes (à compléter)

 

S = sud, …

Dénomination en français

Dénomination en langue wallonne

Situation

C

Jacquette (la)

Djâkète (la)

À côté de chez Reymester ; il y avait là les abreuvoirs pour le bétail. (Gn-avot one pompe, èle n’ èsteût mây à sètch.)

C

Haye (à la)

Haye (à la)

Le presbytère est bâti en cet endroit. (Va sûrement jusqu’au cimetière.)

C

Ministère (au)

Ministêre (â)

A l’endroit où habite Philippe Goosse.

C

Mosti / Mousti (Sous le)

Mostî (Dizos l’)

En-dessous de l’église (Clos Robert) (derrière ‘chez’ Paula Zabus) ;

(Octave,1973) « dizos l’Mostî » : en-dessous du « Mostî » : étymologiquement « monasterium » ; s’applique bien souvent à une église, donc en dessous de l’église.

C

Pré Colas

Pré Colâ

Derrière ‘chez’ Thonus, Krack, Raimester.

N

Baineuse

Bênêu

Vers Hardigny, par le petit chemin en face de chez Dumont.

N

Leckmone

C’mones (lès)

Après le bois de Noville, loin sur la droite, vers Rachamps.

Lès c’mones = les biens communaux

N

Chaveyes (les)

Chavèyes (lès)

L’actuelle route vers Noville portait jadis ce nom (= ravins) ; (Octave,1973)

cette rue devenue rue principale de Bourcy depuis l’installation du chemin de fer, n’était autrefois qu’un sentier, « aux chanvées »(1732). On disait  » monter lès chavéyes » (chavées, de « cava » creux, donc chemin creux entre deux ravins).

N

Hesse (à la )

Crawéye Hèsse (à la)

Au-dessus du cimetière ;

one hèsse : un hêtre,

crawé : rabougri

N

Dessus du Moulin (au)

D’zeû do Molin (â)

Au-dessus du Vieux Moulin (prés).

N

Devant Chênée (officiellement : Devant « Chélé »)

Divant Tchéné

Pâtures en remontant derrière la ferme Lejeune.

N

Dessous les Roches

Dizos lès Rotches

En-dessous du Vieux Moulin.

N

Doyar

Doyâr

Derrière la ligne de chemin de fer, plus loin que chez Didier Liners, en partant vers Boeur ;

(Octave,1973) du latin dotarium : propriété du curé

N

Fit de Pierre (Fond de)

Fi d’ Pîre (Fond d’)

Fond près du Vieux Moulin.

(NDLR : fi = fî : fief ?)

N

Fit de Pierre (Sur)

Fi d’ Pîre (So)

Le long de la route de Hardigny (près de Mireille Sulbout).

N

Hage (à la)

Hâje (à la)

Derrière ‘chez’ Jean-Louis Zabus ; (Octave,1973)

Cf hayettes (haie de Rachamps) à la Hage*: clôture, champ clôturé , du terme germanique haga, en français haie.

N

Hestrets (Derrière)

Hèstrè (Drî)

Plus loin que chez André Glesener, à droite.

N

Mont (Derrière le)

Mont (Drî l’)

Endroit où habite la famille Liners (Didier & Christel).

N

Passage (au)

Passadje (â)

En-dessous du Vieux Moulin (prés).

N

Terroule

Tèroûle

Derrière la ligne de chemin de fer, plus loin que chez Didier Liners, en partant vers Boeur.

N

Tier de Chena

Tièr di Ch’na

Gd Route, en direction de Rachamps (à droite).

N

Tombe (Dessus la)

Tombe (D’zeû la)

Champs bien après la station d’épuration.

N

Tombe (En dessous de la)

Tombe (D’zos la)

Champs bien après la station d’épuration.

N

Tombe (la)

Tombe (la)

Champs bien après la station d’épuration.

N

Vieux Moulin (au)

Vî Molin (â)

Le long du ruisseau de Bourcy.

O

Haut Chemin de Noville

 

Le long de l’ancienne route de Noville.

O

Pont d’Avignon (au)

Cf Hévurnîre

 

O

Jon-Haye (aussi : Trou des Nutons)

Djons-hé

(ou Trau dès Nûtons)

Limite des anciennes communes de Longvilly et de Noville (le long du chemin de fer).

O

Flachons (les) (peut-être l’Insonval ?)

Flachons (lès)

Au dépôt chez Haan ; (Octave,1973) ‘au laid flaschon’ (acte de 1747, A.E.A.)

O

Fond de Hache

Fond d‘ Hache

Le long de l’ancienne route de Noville.

O

Grand Vivier (le)

Grand Vèvî (li)

Après André Widart, près de l’éolienne de la famille Stilmant.

O

Havernière (à la)

Hévurnîre (à l’)

(+ pont do l’ _)

Vers le pont détruit en 2009, dit « Pont d’Avignon », sur le Ravel Bastogne-Bourcy ;

(Octave,1973) hévurna (en wallon): sorbier

O

Clos Robert (au)

Mostî (li) =

Pus’ (li) =

Gréve (la)

Le long de la route près de chez Haag.

O

Sacré-Cœur (au)

Sacré Keûr (â)

Endroit où se trouve la statue du Christ-Roi.

O

Chamont

Tchâmont

Du côté du château d’eau ;

(Octave,1973) calvus mons : la montagne dénudée.

O

Champs Marotte (les)

Tchamps Marote

Près de l’ancien pont d’Avignon, au nord ;

(Octave,1973) ayant appartenu à une famille Marot(t)e.

O

Vi-Voye

Vî Voye (la) ou Voye dès-Alemands (la)

Chemin des pèlerins allemands (anc. chaussée romaine).

S

Bois de Maister

Bwès d’ Méstèr

Le long de la route de Moinet à la sortie du village.

S

Bois des Bolommes (en 1784, bois des Bonhommes)

Bwès dès Bolomes 

Le long de la route vers Moinet ; (Octave,1973) en 1784 signalé comme ‘bois des bonhommes’ (A.E.A.)

S

Bois Philippe

Bwès Filipe 

Au-dessus du Bois de Maister (le long de la route de Moinet à droite en sortant du village, avant les bois).

S

Cuisine (la)

Cûjine (la)

Le long de la route vers Moinet.

S

Lisse (la)

Lisse (la)

Le long de la route vers Moinet.

S

Montys (les)

Montîs (lès)

Le long de la route vers Moinet ;

(Octave,1973) dérivé de mont, champ (au-)dessus (tous les noms finissant par -mont de même que -berg).

S

Coirta (ou Kwarta)

Qwartâ

Vient du latin quadrata : carré.

terrain carré.

S

Tigneumont

Tigneûmont

Au-dessus du Bois de Maister (le long de la route de Moinet à droite en sortant du village, avant les bois).

S

Vieille Haye

ye Haye (la)

Le long de la route vers Moinet.

?

Chleve (Al)

(Octave,1973)

Chléfe (à l’)

Peut-être dérivé de l’allemand Schlehe : prunelle (pour : prunellier : Schlehbusch).

?

Marlière ou maie

Marlîre (à la)

(Octave,1973)

marnière, zone où l’on extrayait de la marne 

?

 

Boverîe (su la)

(Octave,1973) endroit où on laissait des bœufs en pâture ( en 1737, terres à sarts, A.E.A.)

?

Fit de Mer

(Octave,1973)

Fi d’ Mér (â)

En allemand Meer / Moor, en fran­çais: marécage.

(NDLR cf plutôt : Fi d’ Pîre ?)

?

 

Hazètes (âs)

(Octave,1973) terres incultes

(NDLR : hazi : en wallon : dessécher)

 

 

* A.Vincent ajoute que haie peut signifier  » bois entouré de haies », de même que parc, du bas latin  » parcus »; le sens est clôture, bois ou terre clôturées.

En résumé, les deux termes évoquent l’idée de clôture, de barrière. Ces passages étaient-ils anciennement fermés par intervalles au moyen de barrières ?

Peut-on souscrire à l’interprétation de G.Roland et admettre que tous les terrains nommés hayettes, haye ou hage, ont été, au moyen-âge, disposés pour la chasse ? Il est curieux de constater que ces lieux-dits sont souvent situés à proximité d’anciennes maisons seigneuriales. La chasse au moyen-âge était une prérogative seigneuriale, les hages, haies, clôtures avaient-elles pour but de retenir le gibier afin de pouvoir s’en emparer plus facilement, ce qui nécessitait, avant l’in­vention du fusil, l’aménagement de ces enceintes dans les dépendances de l’ancien château seigneurial.

 

 

1.1.3.2 LIEUX ISOLES ANCIENS (Octave, 1973)

 

A BourcyLI MOLIN HOUMÈN’ (le moulin Houmen).

Au lieu-dit  » â vèvî« , ancien vivier, ou  » à la digue » était déjà mention­né au dénombrement de 1469 et nous le retrouvons en 1793 lors d’un procès opposant le meunier au Seigneur Jacques de Steinbach de Bourcy. Sa disparition doit probablement dater de cette époque car le meunier dut vendre ses biens pour faire face au paiement de cette dette.

 » octobre 1793 (1).

Le nommé Jacques Bartholomé meunier au moulin de Bourcy pour payer sa dette de 36 écus à 56 sols l’écu, doit céder au Seigneur Jacques de Steinbach:

2 coffres farine et avoine, 7 muids de topinambours 2 vaches et 2 cochons, 1 chaudière,

2 lits avec garnitures,  1 fourneau avec buse, 1 horloge avec caisse ».

Les terrains environnants ont gardé les dénominations « â Molin » (« au moulin ») et « dizos l’ Molin » (« en-dessous du moulin »).

 

MAGIE-HAYE

Situé, selon la tradition à l’ouest de Michamps, à la limite de la commune de Noville.

MAXEROY, serait vraisemblablement une ancienne forme du nom de Magie-Haye (1)

Ce devait être l’emplacement d’un village qui aurait disparu lors de la grande épidémie de peste de 1636. En labourant, on a découvert des fondations de plusieurs habi­tations, notamment des briques, d’une grandeur double de celles d’aujourd’hui.

Le nom de Maxeroy est cité comme faisant partie de la Mairie de Bourcy dans un état des revenus du Comte de Luxembourg (Seigneur de Borcy) en l’an 1315: » Mairie de Bourcy: les cens et le moulin de Benonchamps, le moulin de Vas (Vaux), la rente de Maxeroy ».(2)

 

DURBOY

La tradition veut qu’au nord-est de Moinet, au lieu-dit « Durboy », existait un village qui fut également détruit et qui disparut lors de la grande épidémie de peste (1). Il en resterait quelques vestiges. Cependant, dans un acte de 1792 (2), nous trouvons la trace d’un J.J. Henquin, berger du village de Derebois. Ce fut peut-être le dernier habitant ?

 

(1) Tandel: Les communes Luxembourgeoises et V.Balter B.I.A.L. 1927.

(2) Arch.du Roy. Bruxelles.

 

(p.4) BOIS DU MAISTER (Bwès do Mêstèr)

Entre Bourcy et Moinet, se trouvait jadis une maison d’habitation située à l’entrée du bois, l’habitation de l’équarrisseur au service du Seigneur de Bourcy. Ces fonctions furent supprimées en 1840.

 » Il avait droit d’équarrir, moyennant une rétribution, toutes les bêtes mortes ou abattues pour cause de maladie ». Sa maison était bâtie à l’entrée du bois . D’après les instructions du 12 mai 1819, les administrations communales avaient le droit de faire abattre les animaux atteints de maladie contagieuse constatée par le vétérinaire.

 

HUBIÉMONT    (en wallon : H(o)ubièmont : mont où habitait un certain H(o)ubièt (Hubert) (?))

Village cité en 1469 dans un dénombrement comme faisant partie de la Mairie de Bourcy. En 1666, il avait disparu.

 

FAING (en wallon : Fin (= ‘fagne’))

Hameau de neuf maisons de l’ancienne mairie de Bourcy, mentionné également au dénombrement de 1469. N’ayant pu l’identifier, on a cru longtemps qu’il était disparu. On pense aujourd’hui qu’il s’agissait de Foy-lez-Noville (1)(2)

 

II nous a été communiqué également que vers 1890, existait une petite maison des plus rudimentaires au lieu-dit « Chainont » (Tchénon) sur la voie romaine assez près de Bourcy. Elle aurait été habitée par un artisan horloger ap­pelé « li p’tit Henri » (« le petit Henri ») à cause de sa taille minuscule. La plupart des horloges de cette époque étant monumentales, il se rendait à domicile pour effectuer les réparations, afin de ne rien transporter.(R.Maquet)

 

(l) Tandel: Les communes luxembourgeoises.

(2) Archives du Roy. Bruxelles.

 

LA MINE

Cette ancienne localité mérite une étude plus détaillée. (cf 3.1)

 

 

1.1.3.3 Varia

 

« Quand j’étais petite fille, j’ai des souvenirs de cela, j’allais à Houffalize au tram, avec maman. J’étais petite. On passait devant un moulin et elle me dit : « Tu vois, c’est ton grand-père, le père à papa, qui a appris le métier ici. » C’était le moulin Stilmant à Lambiéval (Lambièvâ : val (vâ) où un certain Lambert (Lambièt) possédait des terrrains ?) qu’on voyait au tram de Bourcy à Houffalize. On mettait souvent un jeune dans un moulin, pour lui apprendre le métier. C’est comme ça que mon grand-père a connu ma grand-mère. »

 

(Ida Nicolay, in : J. Adam, Des moulins et des hommes, T2, Ourthe Occidentale, Ed. Eole, 2006)

 

 

1.1.4 Odonymes (noms de rues) (à compléter)

 

Même si, contrairement au reste de la Belgique, sauf également la commune de Bertogne, nos responsables communaux s’entêtent à ne pas donner des noms à nos rues,- avec les problèmes quotidiens que cela engendre -, la population de Bourcy possède des dénominations propres pour la plupart d’entre elles.

 

 

C-N

Rue du Ministère (rue partant du carrefour près des magasins Haan et conduisant aux écoles)

Voye do Ministêre (la)

 

C-E

Route de Clervaux

ou Rue de Moinet

Route di Clèrvau (la) ou Voye di Mwin.nèt (la)

 

N

Rue derrière l’Eglise

Voye drî l’ Èglîje

 

N

Rue du Cimetière

Voye do ç’mètîre

 

N

Route de Boeur

Route di Beûr

 

N

Route d’Hardigny

Route d’ Hardigni

 

C-O

Grand’ Rue

Chavéyes (lès)

La rue devenue rue principale de Bourcy depuis l’installation du chemin de fer, n’était autrefois qu’un sentier, « aux chanvées »(l732).On disait  » monter lès chavéyes » (chavées, de « cava » creux, donc chemin creux entre deux ravins). (Octave,1973)

O

Route de Michamps

Route di Mîtchamps

 

 

 

NB

Anciennes routes :

La route pour aller à Hardigny, vers le Vieux Moulin, jusqu’au début du village d’Hardigny.

La route vers Boeur : par le cimetière actuel, puis vers ‘Baineux’ (cette route est supprimée) ; on passe près des étangs .

 

 

1.1.5 Hydronymie / Noms dès ruchês èt soûrdants (ruisseaux et sources)

 

1.1.5.1 Hydrographie

Plusieurs ruisseaux parcourent la localité. Le plus important est « li ruchê d’ Borci » (le ruisseau de Bourcy) qui prend sa source au nord de la ligne de chemin de fer (direction Michamps) traverse le bas du village derrière les maisons Krack et Abinet, dans les prés « su l’ pachis » ou « pré Colas« , traverse la route de Noville où se trouvait jadis le lavoir, et continue sa course dans les prés appelés « Clôs Robêrt« , où de mémoire d’homme à toujours existé une source qui n’a  jamais tari, même pendant les années de plus grande sécheresse (Le propriétaire actuel y a aménagé un étang.)

(p.2) Le ruisseau se trouvant gonflé par l’eau de la dite source, ainsi que par celle des petites ramifications de ruisselets situés de part et d’autre, continue son chemin en serpentant dans les champs jusqu’au lieu-dit « â Vèvî », vivier, où jaillit également une source très importante, et où, jadis, était situé le moulin de Bourcy, « li molin Houmèn’ ». En suivant la vallée en méandres (…), il descend ensuite vers Hardigny en contournant le rocher.                                

Jadis, un étang, actuellement comblé, se trouvait dans une prairie située à gauche dans le sens de la montée du chemin, alors chemin principal de Bourcy menant vers Moinet, derrière la maison Lifrange-Baltus. L’eau s’en écoulait en dévalant les prairies pour rejoindre dans le bas « li ruchê d’ Borci ».                                                                                                           

Entre Bourcy et Moinet, jaillissent également de nombreuses sources dont plusieurs sont situées dans les environs du « Bwès do Méstèr » (« Bois du Maister »). La Woltz le plus important ruisseau descendant vers le Grand Duché et le « ruchê d’ Monfwè » (« ruisseau de Monfoi ») qui prend sa source derrière la scierie actuelle, descend jusqu’aux « vèvîs Macâr » (les étangs « Macar ») et rejoint la Woltz.                                                                      

D’autres ruisseaux prennent aussi leur source entre Bourcy et Noville aux environs de l’ancienne voie romaine et elles alimentèrent jadis un grand vivier. (Octave,1973)

 

 

1.1.5.2 La Wiltz, les Wiltz, la Woltz

 

Certains auteurs affirment que le nom propre du ruisseau ou de la rivière « Wiltz, Woltz » a son origine dans le mot celtique « bialt », ce qui signifie « eau ».(1) D’autres le mettent en relation avec le mot latin « vadum » qui signifie « gué », donc passage à travers l’eau. D’aucuns même suggèrent sa parenté au mot latin « villa », demeure d’un citoyen romain aisé.

Quoi qu’il en soit, dans le secteur compris entre Bastogne et Tavigny du côté belge, Bavigne et Basbellain dans le nord-ouest du Grand-Duché actuel, il y a quatre courants qui portent le nom de Wiltz, Woltz ou Weltzerbaach. Le plus grand et le plus connu est le ruisseau qui prend sa source à l’ouest de Bastogne (Hemroulle, Savy sur la ligne de partage des eaux des bassins rhénan et mosan) et au sud de Bastogne (ruisseau de Wachenaule, dans le bois d’Hazy).

La Wiltz, après un parcours de quelque 10 km du côté belge, entre au Grand-Duché entre Benonchamps et Schleif pour se jeter, après 35 km d’itinéraire dans les Ardennes luxembourgeoises, dans la Sûre à Göbelsmühle. Sur son parcours, elle touche les localités de Schleif, Winseler, Wiltz (Niederwiltz, Weidingen), Merkholtz-gare, Kautenbach et Göbelsmühle. D’ailleurs son parcours est suivi fidèlement – quelques rectifications et tunnels mis à part – par l’ancienne ligne de chemin de fer Bastogne – Benonchamps – Wiltz – Kautenbach – Göbelsmühle.

Son débit régulier, comportant bien sûr les variations annuelles dues à la fonte des neiges en hiver et aux périodes de sécheresse estivale, fait que la Wiltz se prête bien à l’installation de moulins à eau, indispensables à l’époque pour le farinage et, par endroits, pour le concassage de l’écorce de chêne utilisée pour le tannage des peaux. Les eaux de l’Ardenne sont très pauvres en calcaire, elles se prêtent bien à cet usage. Ce qui explique la présence de nombreuses tanneries avec Wiltz comme centre de gravité.

Le second par ordre de grandeur est le cours supérieur de la Clerve, qui prend sa source dans les « Sauerwisen » au-dessus de Huldange, et qui, augmenté de plusieurs petits affluents, passe par Trois-Vierges et descend vers Clervaux, où elle change de nom pour continuer comme « Clerve, Kliäreff  » vers Kautenbach pour s’y jeter dans la « Woltz I » et continuer avec elle jusqu’à Göbelsmühle, pour y perdre son identité dans la Sûre.

Un des affluents de la Woltz II, la Trëtterbaach, a son origine en Belgique où, sous le nom de « Woltz », donc la Woltz III, il prend sa source à l’est de Bourcy, pour se faufiler à travers les maigres pâtures du plateau. Au passage de la frontière, la Woltz devient la Trëtterbaach, qui continue vers Troine (Tratten), Neimillen, Leresmillen, Aasselburermillen, Sassen et disparaître dans la Woltz, la future Clerve.

Enfin, il existe un petit ruisseau du nom de « Weltzerbaach », donc la Woltz IV, qui prend naissance au-dessus de Berlé et descend vers Bavigne au-dessous du Buergknapp au sud de Berlé et descend dans l’étroite vallée de la Béiwenerbaach qu’il rejoint pour nourrir le lac de Bavigne en amont du lac de la Haute-Sûre.

Joss Scheer.

 

(1) Voici l’explication donnée par Jean DEGRAVE

« Les Celtes en Luxembourg. Les noms qu’ils ont laissés » (Vie Archéologique, n° 62, 2004, p.33) « II y a peut-être un élément celtique dans le nom ancien supposé *wil-isa :

  • *wel.-/*wil, est une racine germanique au sens de « jaillir » et
  • *isa, une racine celtique, « eau, rivière ». Nous aurions la « rivière jaillissante ». »

 

(in : André Robert, Le moulin de Benonchamps (Vallée de la Wiltz) et autres moulins d’Ardenne, Cercle d’Histoire de Bastogne, 2007, p.106)

 

 

1.1.6 Etymologie du nom de certains villages environnants. (1)

 

nom d’origine en wallon

nom francisé

étymologie

Ratchamp

RACHAMPS

< « Rasus Campus », terre défrichée, champ raide escarpé.

Houfalîje

HOUFFALIZE

< « Alta Falisia », haute roche.

Beûr

BOEUR

< « Buer », terme germanique « Bur », source

R’cogne

RECOGNE 

< germanique « Krôkumnjô », champ des corbeaux.

Novèye

NOVILLE

< « Nuesville » < « Nova-villa », nouvelle ferme.

VAUX

Vallée

Longv’li

LONGVILLY

< « Longwelly », romanisation de « Langweiler » qui vient du germanique « lang » plus le latin « villare »: « longue exploitation rurale », village plus long que large.

Mwin.nèt

MOINET

< « bois de hêtres », origine très compliquée:  – le nom allemand « bois de hêtres » aurait reçu l’épithète « welsch ».

(NDLR Pourtant, en allemand, ‘bois de hêtres’ se dit « Buchenwald »…)

– il semblerait aussi qu’un primitif « fayenet », bois de faines, ait été modifié en « fwèyenè » et de là « mwèynè » en « Moinet » (NDLR : d’abord en wallon : Mwin.nèt.)

– ou suivant les notes de M. Delafontaine:

moin (celtique) = marécage.

Mîtchamps

MICHAMPS

Il semble par déduction qu’on puisse l’expliquer par  » au milieu des champs » ou  » regarde les champs ». (…)

Oûborci

OUBOURCY

Souvent écrit dans le passé « Obourcy »: haut, élevé, sur la hauteur, par oppo­sition à Bourcy, dans un lieu bas.

Oritine

HORRITINE

– « or », lieu élevé, « rit » ruisseau, ainsi ruisseau venant des hauteurs ;

« -ine », de « -igny », habitation.

– ou bourbier: terre marécageuse.

En 1751 est signalé un étang situé au lieu appelé « Oritine », proche du village de Michamps. (Archives de l’Etat, Arlon)

à l’ Hé

AL HEZ

(ou « â Potau » (au Poteau)) 

one hé : en wallon, colline boisée

 

(1) A.CARNOY: Dictionnaire étymologique

 

 

 

 

Borci (Bourcy) - plan

-bur: soûrdant (source)

Borci (Bourcy) - cwane route di Wils' èt d' Houfalîje (coin route de Wiltz et d'Houffalize)

Borci (Bourcy) - Grande Rowe (Grand Rue)

Borci (Bourcy) - panorama

Borci (Bourcy) - route d' Hardigni (route d'Hardigny)

Borci (Bourcy) - route di Mîtchamps (route de Michamps)

id.

id.

Borci (Bourcy) - route di Mwin.nèt (route de Moinet)

Borci (Bourcy) - route di Novèye (route de Noville)

id.

id.

id.

id.

id.

Borci (Bourcy) - "route do l' gâre" ("route de la gare") = route di Novèye (route de Noville)

Borci (Bourcy) - crwèjelante (carrefour): routes di Mîtchamps à drwète (à droite) èt d' Novèye (de Noville) à gâtche ( à gauche)

id. (en 1930)

Borci (Bourcy) - route d' Hardigni

Borci (Bourcy) - gâre (gare)

id.

id.

Borci (Bourcy) â 21e siéke (au 21e siècle)

Borci (Bourcy) - lu ruchê d' Borci (le ruisseau de Bourcy)

Borci (Bourcy) - â soûrdant d' la Woltz (à la source de la WOltz)(adlé Borci / près de Bourcy) (bassin do RIn / Bassin du Rhin)

Borci (Bourcy) - route di Mîtchamps (route de Michamps)

Borci (Bourcy) - désêrt ârdènès (désert ardennais)

Borci (Bourcy) - campagne

Borci (Bourcy) - route do Grand-Duché (route du Grand-Duché)

Borci (Bourcy) - â vî molin (au vieux moulin)

Borci (Bourcy) - â viyadje (au village)...

Borci (Bourcy) - l'absurdité totale: un village étendu ... sans nom de rue

(malgré les promesses bien politiciennes du pouvoir en place …)