Histwêre do Banbwès (Histoire de Bambois)

(carte de Ferraris – 1700s)

PLAN

0 ètimolojîye do nom « Li Banbwès » (étymologie du nom « (Le) Bambois »)

1 li Grand Vèvî (le Grand Etang)

2 19e  / divant 1914 (avant 1914): li chatau d’ au èt l’ èglîje (le château d’eau et l’église)

3 1914-18

4 1918-1939

5 1940-45

6 li scole (l’école)

7 comèmorâcions (commémorations)

8 pèrsonâlités (personnalités)

0 ètimolojîye do nom "Li Banbwès" (étymologie du nom "(Le) Bambois")

in : La Voix de Bambois, juillet 1987

Etymologie et historique du nom « BAMBOIS »

 

 

Dans « Le Messager de Fosses » du 26/04/1914, feu Monsieur l’abbé Joseph Crépin, doyen de Fosse, écrivait ce qui suit au sujet du Bambois   :

 

« Le village de Bambois possède un nom très caractéristique: il indique que son territoire était occupé, aux  temps anciens, par un bois appartenant à la   communauté fossoise et dont les habitants avaient la jouissance moyennant   l’observation de certaines règles et coutumes; il était appelé le bois banal ou le ban – bois.

 

Ce n’est pas le moment de décrire les usages réglant le pâturage des animaux, mais nous croyons utile de noter ce passage d’une requête adressée au Prince-Evêque de Liège (Jean-Louis d’Elderen) en 1692 par les censiers ou fermiers de Fosses    : 

 

 « …   Et   ne  serat  aussy permis à aucun( chaque) censier, particulier ,bourgeois , manant ou autre  de  faire champir( paître )leurs  bestes   a   laisne, ni   cochons   sur  le  gazon, ni d’aller sur  la ditte   communaulté   du  Bambois , plus   avant   que  la  limite   du Colonris, à  commencer  du   cotté   de  la  ville  de Fosse … »

 

Un acte de 1706 (sous le Prince-Evêque Joseph-Clément de Bavière) rappelle que « passé treize à quatorze ans, en suite  du  recez(résolution) de la   communauté, les bourguemaîtres et  Magistrat (de Fosse) auraient fait   embanner une pièce de commune tenante au grand Vivier –  que et descendant   le long du « Ruisseau  de  Colonris « laquelle était anciennement un bois qui a   été ruiné et négligé  … »

 

C’était déjà la limite ancienne car un Mandement du Prince-Evêque Ferdinant   de Bavière,donné  en 1621, nous   dit:  » …   en ce  serat   comprins (compris )   le Banbois  jusque le rieu de Colomieux (Colonrieux). »

 

Le  » village » de Bambois fut l’une des mairies de Fosses certainement dès 1666.

1 li Grand Vèvî (le Grand Etang)

LI GRAND VEVI, in: Temps morts, 1983

 

Maurice Chapelle

 

 

En 1442, le record de l’échevinage de Fosses, concernant les droits et les obligations de l’évêque et de l’avoué signale que le prince-évêque de Liège a un grand vivier dont la digue est sur la hauteur de monseigneur et que par conséquent il lui appartient; que ce vivier est de telle nature qu’on le tient deux ans de suite plein d’eau et que la troisième année, on le met à sec et qu’on cultive le terrain, qu’il n’y avait pas de limite bien déterminée et qu’aussi loin que s’éten­daient les eaux, quel que fût le propriétaire du terrain recouvert, l’étang appartenait à i’évêque; qu’une fois les eaux retirées, chaque propriétaire retrouvait ses droits et se servait de son terrain comme il l’entendait.

Cette troisième année, la ville de Fosses faisait la location par portion aux bourgeois et manants de Fosses et cela à son profit. Le curé de Fosses avait la dîme des grains et des fruits qui y croissaient quand cette troisième année, il était laissé vague, c’est-à-dire sans être loué (la dîme, c’est-à-dire le dixième, était un impôt représentant une fraction variable de la récolte prélevée par l’Eglise).

 

En 1447, le record de l’échevinage concernant les lois, franchises et libertés de la ville de Fosses signale que lorsque les employés de l’évêque ont péché et abandonné l’étang et la fosse d’écoulement en-dessous,      .tous bourgeois et bourgeoise peuvent y pêcher aussi loin qu’ils pourront, sans qu’on puisse remettre l’eau puisque le vivier doit rester à sec l’année en­tière, sauf le cours du ruisseau et cela sans tromperie ni ruse.

 

L’article du même record signale que nous aïeux avaient soin de revendiquer pour leur usage, une partie de l’eau du Grand Vivier. Chaque fois que l’on rebouche l’étang, il doit avoir à la van­ne qu’obstrué le canal principal un trou de tarière «hotterecht» qui laisse passer tout le temps un jet d’eau.

Après la révolution française, le Grand Vivier qui était un «bien noir» devint propriété privée. En l’occurrence ce fut Lambert DEJAIFVE de Fosses qui en fit l’acquisition. D’après un relevé trouvé dans les archives et datant de 1 847, la pêche du Grand Etang se fit le 28 février, les 1 et 2 mars. On vint acheter du poisson de Fosses, des villages avoisinants, mais aussi de plus loin : de Gougnies, d’Aiseau… Le vivier était surtout peuplé de carpes.

 

Le lavage du minerais était préjudiciable au Grand Etang, aussi de 1845 à 1847, la propriétaire, I Ime veuve DEJAIFVE, touchait une indemnité de 0,50 frs par manne de minerais lavé; la redevance qui lui fut payée fut de 2.050 frs, c’est donc 4100 mannes de minerais lavé qui fureru extraites du Bois du Prince, en un an et demi.

 

Au point de vue hydrographique, disons tout d’abord que le Grand Etang est un étang artificiel qui a été formé par la construction d’une digue pour conserver les eaux amenées par différents cours d’eau.

 

En 1905, les travaux commencent. C’est donc de sources jaillissant dans le Grand Etang que nous vient l’eau potable : 12 à 13 petites sources dont les eaux sont captées dans une galerie pleine de cailloux viennent se joindre à la source principale (li Blanc Bouillon) et ont un débit journalier d’environ 1600 M3. La cabine se trouve vers le «Point d’Arrêt» dans le Grand Etang. L’eau du Blanc Bouillon jaillit à 3 mètres de profondeur de rochers de marbre blanc recouverts de sables mouvants et de vase. La source se trouve à l’altitude de 232 mètres; l’eau coule donc normalement vers la Bocame et Fosses (sauf vers Bambois). D’autres sources ne sont pas captées et se répandent dans l’étang.

 

 Le «Lac» de Bambois, centre de repos et de sports nautiques : bassin de natation (plongeoirs, tremplins, girafe), promenades en barque ou en pédalo, pêche (brochet, carpe, tanche, perche, rousse), plage ensablée, jeux pour enfants, salle couverte et vaste terrain de camping (sur St-Gérard), camping «Le Pachi» (Bambois), camping «Les Viviers» (Route de Mettet)!

En 1975, l’exploitation du «Lac» de Bambois fut arrêtée. Depuis lors, on envisage la formation d’une intercommunale pour sauver cette richesse fossoise et gérer le domaine. Attendons !

 

MAURICE CHAPELLE

in : La Voix de Bambois, juillet 1986

 

HISTOIRE DE NOTRE  GRAND-ETANG

 

Roger  Angot

 

 

Chacun sait, à Fosse (l) surtout, que de nombreux et très louables efforts sont déployés depuis plusieurs années déjà et tout récemment encore, pour le sauvetage et l’exploitation du splendide domaine du lac de Bambois, complètement déserté depuis 1976.

On espère que 1997 – Année internationale de l’environnement – connaîtra au  moins le début de la réalisation des divers projets.

Ceci nous incite à jeter un coup d’oeil rétrospectif sur l’histoire de cette magnifique pièce d’eau, l’une des plus grandes de notre pays.

 

Les  ruisseaux  de  Belle-Eau (limite entre Fosse et Mettet ) et des Bons-Enfants (limite entre Fosse et Mettet-Saint-Gérard), tous deux issus de nombreuses    sources, se rejoignent et forment le Grand-Etang de Bambois, d ‘où sort la  Biesme, l’antique « BEBRONA » ou Rivière aux castors (2).

 

Il apparaît que l’origine du lac – et spécialement sa cuvette  primitive – est   d’ordre tout à fait naturel.

Aux temps très reculés, et, plus près de nous, à  l’époque celtique, de  nombreuses colonies de castors vivaient dans la dépression où se situe actuellement l’étang et sur les rives de la Biesme. On  peut conjecturer que ces castors construisirent, dans l’étang, les premiers barrages naturels.

 

Vers 649-650, Sainte Gertrude, Abbesse à Nivelles, céda, à Saint  Feuillen, une   partie de son héritage, à savoir un important territoire contenant l’étang et deux  profondes bandes de terrains, de part et d’autre de la « Bebrona » jusqu’à  la   Samera (Cambre). Les Pipinides de Hesbaye avaient-ils déjà établi à cette   époque une digue primitive autour de la pièce d’eau?  Il n’en  existe absolument   aucune preuve mais on peut retenir prudemment l’hypothèse…

La même question, assortie de la même réponse, peut se poser pour les Villes, aux IXe et Xe siècles.

 

(foto / photo: 1938)

(sûte / suite)

LI GRAND VEVÎ

 

Peut-être y eut-il très tôt une dique (on-astantche) dressée par des castors, d’où vient, le plus ancien nom du ruisseau qui va du Grand Etang de Bambois à Auvelais, où il rejoint la Sambre: Bebrona. Pensez au néerlandais : « bever » (castor), d’où « Beveren ».

 

Ce ruisseau est alimenté par deux ruisseaux qui se jettent dans Grand Etang : li Ri dès Bons-Efants, qui, prend sa source au Batî do Bambwès, et li Ri d’Bèle-Eûwe, qui vient de Bossière.

 

Li Ri dès Bons-Efants ( ruisseau des bons Enfants ) forme la limite entre les communes de Fosses et Mettet; li Ri d’ Bèle-Eûwe ( ruisseau de Belle Eau ) traverse le Bois l’Abbé pour arriver au Grand Etang.

 

Le ruisseau qui sort du Grand litang s’appelle d’abord « li Ri do Banuwès »; il passe dans « li P’tit Vèvî » et « li Vèvî dè l’ Bocame », qui jouxte le moulin à eau du même nom. Après le lieu-dit « Lès Fwadjes », on l’appelle « li Ri d’ Fosses ». A Fosses même, il reçoit li Ri dès Tchapelins, puis la Rosière, grossie du « Ri do Cok ». Après Fosses, avant Aisemont et Vitrival, à partir de Sint-R’mè ( moulin de Saint-Remy) »li Ri dès Bas Monts »; après Claminfwadje, il s’appelle « li Bième ». Ce dernier nom vient aussi de « beber » ou « bever ».

 

En 974, le prince-évêque allemand de Liège, Notger, dont dépendait l’enclave de Fosses, reçut de l’Empereur Otto II des terrains où se trouvait un étang, qu’on appelait – on en retrouve des traces – « li Vèvî 1′ Vèke ». Dès ce moment, les gens qui profitaient de l’eau du « Vèvî l'(E)vèke » durent payer au prince-évêque en argent ou en nature ( poules ou poulets ) le droit d’en profiter.

 

Li Grand Vèvî était vidé tous les deux ou trois ans et les poissons vendus. L’argent revenait au prince-évêque, de même que celui de la location de parcelles, que l’on cultivait pendant la saison d’été. Les récoltes de betteraves et d’avoine étaient fabuleuses, s’il faut en croire la tradition orale. Après la récolte, le Grand Etang était réempoissonné en alevins et on le laissait se remplir pour une nouvelle période.

 

En 1797, pendant l’occupation française, le Grand Etang fut confisqué par l’occupant et vendu comme « bien noir ». Les nouveaux propriétaires furent la famille Dejaifve.

 

Plus tard, on vida l’étang tous les trois ans uniquement pour capturer et, vendre le poisson (essentiellement des carpes, mais aussi quelques brochets, perches et bromes ); on ne la cultiva plus.

 

Dans la partie du Bois l’Abbé proche du Grand Etang, zone appelée « li Bwès dès Minêres » ou « lès Minêres », on tira du minerai de fer jusqu’après 1850. On le lavait dans le Grand Etang et on payait pour cela 0,50 fr par manne lavée à la famille Dejaifve, qui percevait ainsi des milliers de francs ! L’exploitation cessa par épuisement ou parce que le minerai luxembourgeois avait une teneur en fer plus élevée.

 

Là,où on a établi après la guerre une plage se trouvait « li P’tit Bwès »,’où les nageurs se déshabillaient et se rhabillaient. Pendant la guerre encore, les voisins du Grand Etang allaient le samedi se laver au Grand Etang. On avait alors de petites  »savonnettes » vertes; qui flottaient. ( J’ai mis « savonnettes » entre guillemets, parce que je sais qu’on doit dire « des boules de savon », même quand elles son parallélipipédiques ou cubiques ! )

 

Les Allemands y pratiquaient nage et chasse aux canards. Les gamins de Bambois, qui étaient aux aguets pour « subtiliser » les poissons lors des pêches, empruntaient les canards tués par les Allemands et stockés dans un camion non gardé ! Une sentinelle fut ensuite commis à la garde du camion et tous les stratagèmes utilisés pour détourne son attention s’avérèrent vains.

 

(foto / photo: 1950s)

Li Grand Vèvî do Banbwès (Roger Viroux)

(foto / photo : 1950s)

in : La Voix de Bambois,  août 1986 (suite)

 

L’an  974, à la fin du mois de juin, Notger (R : 972-1008), premier Prince-Evêque de Liège, et déjà  « souverain » de l' »abbaye » fossoise et de ses   appendices, reçut de l’empereur Otton II des droits particulièrement étendus sur l’ensemble de la terre de Fosse. Est-ce de son temps, ou son titre de prince que l’on commença déjà à parler du Vivier du Prince ou du Vivier de l’Evêque?  Hélas, les documents font défaut et, de la fin du Xe au XIVe siècle, un épais  brouillard historique s’étend sur la destinée du Grand-Etang.

 

Par le canal de la Biesme, celui-ci alimentait en eau les habitants de Fosse et leur moulin banal sur le Marché (moulin déjà signalé en 1140).

 

En retour, « chascun manant tennant  hos tel » (ayant une maison) « deiboent a  mon dit Seigneur (le Prince-Evêque) ung poulet. » Le sergent de ville devait, à la   Saint Jean, « lever pour monseigneur de Liège, pour le cour de l’eawe (l’eau de la  Biesme), . . . ung poulet » mais, non pas n’importe quel poulet, mais déjà de belle venue, « tel qu’il puist voiler sur le rou (la roue) d’un  char; qui n’avait pas de poulet devait payer 4 tournois et en cas d’impécuniosité, « on peult en panner »(on   peut saisir les meubles de l’Intéressé). Cette obligation existait déjà en 1319, comme nous le rappelle un Record de l’Echevinage datant du 15 août de la même année.

 

D’autre part, le Record de l’échevinage, en date du 21 août 1442, nous fournit  les renseignements suivants : (nous respectons l’orthographe d’origine, avec   quelques explications entre parenthèses):

 

« Item (de même) mon-seigneur at ung grant vivier dont l’estanche (espèce de digue servant à retenir les eaux) est sur la haulteur (la juridiction) de monseigneur lequel (le vivier) est de telle nature que on le tient deux ans l’ung  après l’autre plein d’eawe (d’eau) et sy avant (aussi loin) que l’eawe sextend (s’étend) non obstant qu’elle passe a aultre seigneurie et héritage en  plusieurs   1ieux, sy (aussi) appartient la haulteur à mon dit seigneur par toute  l’eawe (l’eau) et (en) quelconque cas que ce fût; et à la troizesme année est-on tenu le  tenir wid (vide) pour faire chascun de son héritage son  proffit (afin que  quiconque y ayant droit puisse récolter à son profit); et y ont les seigneurs leurs   drois, chascun sur le sien, sa haulteur et seigneurie. Item les sept maisons, assçavoir Malonne, Salzennes (Salzinnes – Namur), Cocquereaumont ( Cocriamont) appartenant à (l ‘abbaye d’) Aulne, Metet (Mettet) et Coroy  appartennant à Broignes (à l’abbaye de Brogne-St-Gérard), Stave à ceuls de Bonnes-Fonteines (Y), doibvent service de corwés (de corvée), assçavoir de   faire les voitures des poissons (le transport des…) que on prend hors dredit   vivier, pour les menner au rivage soit sur Meuse ou sur Sambre, à la voulenté (volonté) de mon dit seigneur (le Prince de Liège), et aussi de ramenner les   rapeisonnages (les empoissonnements) en quelconcque place qu’on les  achapte (quel que soit l’endroit où l’on achète les jeunes poissons), mais monseigneur   libvre (livre) les tonneaux le premier jour a leurs propres frais (aux frais des   sept « Maisons » précitées), et les autres (jours) aux frais de mon dit seigneur… quanteffois (chaque fois) que néccessité est et que par le sergant (le sergent de  ville) serait ad ce commandés (et que la chose soit ordonnée par le sergent) et   au cas de refus, on les pannes … (c-à-d. qu’on saisit leurs meubles) et doibvent (les gens de corvée) le chariage del nazselle quant besoing est… »

 

R.A.

 

(foto / photo: 1950s)

in : La Voix de Bambois, sept. 1986

Histoire de notre Grand-Etang (suite)

 

Dans le Record  du 11 décembre 1447, émanant aussi de l’ échevinage de Fosse, on lit ce qui suit : «  Item, et touttefois (chaque fois) que on pesche on doibt   peschier le vivier (qu’on  le vide et qu’on receuille  le  poisson) de  monseigneur  appellé le Vivier l’Evesque, chascun bourgois et bourgoise (chaque bourgeois  ou bourgeoise) peult, s’ il lui plaist, peschier au ry au dessoub du vivier et   jusques à noef (neuf) pieds près du feschiet (fascine, fagot) que on met   dessoub la fosse (le fossé) sans approchier de plus près pour peschier, sy (aussi) hault que sur l’amende du seigneur.

Item, en  après que (quand) les commis de mon dit seigneur (les locataires ou   repreneurs du droit de pêche) ont peschiet (pêché) et laissiet (laissé) le vivier et   la fosse de desoub, chascun bourgois et bourgoise peulent (peuvent) peschier  ou (au) vivier en la fosse, sy avant (aussi loin) qu’ilz polront (qu’ ils pourront), sans ce que on leur puist rebouter l’eawe (et ce sans qu’on puisse remettre l’eau)  veu (vu) que le dit vivier doibt l’année oultre (la 3e année) demourer au sec, sauf  le cours de l’eawe (de la Biesme), sans malengin (et ce sans ruse ou tromperie).

Item, et touttefois (chaque fois) que on  reboute (remplit) le dit vivier, il doibt   avoir ou (au) ventisca (vanne) ung trou de tarière botterecht (c-à-d. un trou, un   trou assez haut et large) fectant eawe (jetant l’eau) par la maîtresse buze et en tout temps, pour servir le bonne ville » (de  Fosse).

 

R.A. (à suivre)

(foto / photo : 1950s)

1500: 

in : La Voix de Bambois

HISTOIRE DE NOTRE GRAND-ETANG                .

 

par Roger Angot.

 

(suite)

Après   la   pêche   effectuée  par  le   repreneur  ou  locataire de l’Etang, la  recharge  de  celui-ci   était  assurée   par les  fermes   du  territoire fossois  y   compris   celles   des  7 « maisons » du « Païs de  Liège » reprise  le mois précédent (du  moins  au XVe siècle),l esquelles  fournissaient   chariots   et chevaux  pour  aller  chercher  dee   petite  poissons,dans   des   tonneaux,soit à la   Sambre,soit  à  la  Meuse   ou  ailleurs.

 

Pendant   la   troisième année, le  vivier  demeurant  au  sec,les  bourgeois et  manants   de  Fosse   –  ainsi   que  les   autres-   ayant-droit   cultivaient  le terrain.La  ville  en  faisait  la  location « par  port ion »,à son  profit  et le curé  de  Fosse (désigné  par  le  Chapitre   Saint  Feuillen)avait  la  dîme  des récoltes   croissant  sur les  bords  et  le fond  du vivier.(l)

 

Un système  de ventelles  assurait  en tout   temps  l’eau  nécessaire à la  subsistance   des  habitants   et   au  fonctionnement   du moulin banal.

Pour  ce  service   de   l’eau,et   ce,sans   doute, bien avant  1319, chaque foyer(ménage)devait   fournir  au  Prince,à la  Saint-Jean un bon gros  poulet. Qui   n’avait   pas   ce   type   de   poulet   payait   4  tournois  sinon  on  pouvait saisir  ses   meubler.

 

Le   droit   de   pêche   réservé   aux  habitants   était   strictement   règlement

De temps immémorial, des mesures avaient été prises en vue de protéger les droits des repreneurs ou locataires de la pêche dans l’Etang proprement  dit. Ainsi tous les 3 ans,après la pêche,les membres de la Cour de Justice de Fosse(l’échevinage),au bord même du vivier,après avoir vérifié le fonctionnement des vannes faisaient donner à qui que ce soit,autre que le fermier(locataire),défense de s’approcher de la pièce d’eau.

Dans   un article   paru  dans »Vers   l’Avenir »du   30   août   1932,Monsieur Joseph Dorlodot   rappelle   et   détaille   en  ces   termes  la  vieille   coutume: « Le   repreneur  ou   fermier(locataire)du  droit   de   pêche  requérait   les  Mayeur et   échevins   de  s’assembler  spécialement   en  corps   et   de  se  transporter  au Grand  Etang, distant   de   trois   quarts   d’heure   et   plus   de  la  ville,afin  de procéder  à la  visite   des   tappes(3)et pillots(?)   de  l’étang ».Après  s’être rendu  compte  que  le  trou laissé  pour  l’écoulement   de  l’eau  était   de  la largeur »d’une  terraire  hautoise,comme   il   doit   se   faire  à  chaque remise pour  donner  le   jet   d’eau  pour l’usage   du moulin banal   et   pour l’utilité de tous   les  bourgeois   de   la  ville »,les   mayeurs et   échevins   ordonnaient  au repreneur de   remettre  les   tappes   et   pillots   et   d’y  rester aussi  longtemps qu’ils   seront en sûreté.

Ils   donnaient   enfin  à leur  sergent   l’ordre   de   faire   le   cri   de  défense   à  toutes   personnes,sous   menace   de   peines   les   plus   sévères,de   s’approcher   de   l’étang   de   plus   près   que   cinquante  pas.

Les   mayeurs   et   échevins   recevaient   pour  cette vacation  22  carpes   et la   somme   de   quatres   florins   et   demi   de   Brabant »

Dans le même  article , Mr de Dorlodot signale qu’il a trouvé dans les archives fossoises aux A.E.N. (4),les sieurs suivants en qualité de locataires de l’Etang:en 1717,Bartholomé Biot, en 1759,la veuve Biot et consorts,en 1742, François Loger et consorts.

La situation décrite dans les « Records » précités, subsista – sans doute avec  quelques variantes – jusqu’à la révolution de 1789.

En 1797, le Grand-Etang fut vendu en tant que bien noir et  devint ainsi  propriété privée (famille Dejaifve).

Notons aussi qu’avant la guerre on se contentait de vider l’étang pour la  pêche mais on ne cultivait plus la surface des terres mises à sec.

 

(à suivre)          R.A.

 

(1)  Le Messager de Fosses du  16/5/1920

(2)  Le mayeur, représentant du Prince-Evêque à Fosse,

(3)  Tappe: Sorte de bouchon.

(4)  Archives de l’Etat à Namur.

in : La Voix de Bambois, oct. 1986

( s u i t e )

 

Le Record   du   26  avril   et   2  août   1557  confirme   certaines  prescriptions de  1319,1442, et   1447:  » « . . . comme  les   dis   eschevins (l )ont   déclaré   encor par icelle  dite  lettre (par   cette  dite  lettre)q ue  quant  l’eawe  est   remiese  et détenue  dedans le vivier, l’Evesque que ou (au) ventisseau ou ventelle doibt avoir ung trou  de  terrier bottereche jettant   eawe  par la maitresse buze  du dit  vivier, pour servir  la   dicte bonne ville  et franchiese ;pour lesquelz aisemens (pour   ces  facilités ) chascun manant   tennant  hostel,assçavoir ceulx sur  qui  les   eschevins   ont   à  jugier  doibvent   à mon dit  seigneur, au  jour saint jehan-Baptiste,ung  poulet… »

Résumons-nous. ,Le  Grand-Etang appartint  personnellement  au Prince-Evêque de Liège, peut-être  déjà dès la fin du Xe siècle. Cet étang, empoissonné, était maintenu sous   eau  pendant   2  ans   puis  vidé la  3e année. Quand  il  était  rempli, il   n’avait   par   de  limites  fixes :si   loin  que  l’eau s’étendit , quel  que fut  le propriétaire  du  terrain  qu’elle  recouvrait   – même   en  dehors   de  la   juridic­tion de Fosse, -il  appartenait   à l’Evêque. . . Mais, une  fois  les   eaux retirées, chaque propriétaire  recouvrait  ses   droits  et  usait   du terrain à sa  guise.

 

(à suivre)

(l) Ces échevins étaient : Remy del Follie, maire et échevin, Bertrand de Jace,  Jehan De Molle, Massin Massin et Jehan Wautho.

 

(foto / photo : 1950s)

1845:

in : La Voix de Bambois,  janvier 1987

Roger Angot.

 

Au cours du  siècle  passé, et sans doute bien avant (l), le minerai de fer, extrait à Fosses et dans les environs, était lavé dans les eaux  du Grand-Etang. A ce propos, dans le même « Messager de Fosses » du 6   janvier 1935, le  Doyen Joseph Crérin nous  renseigne  ce  qui  suit :

 » Pendant la période 1845-1846-1847, la  propriétaire de l’Etang toucha « une   indemnité » à raison du préjudice causé au Grand-Etang par le lavage de  minerais de fer. »

 » D’après les indications (contenues dans les archives de la famille Dejaibve) , l’exploitation des minerais dans le Bois du Prince se faisait par la « Société  de Couillet » en participation avec la « Société des hauts-fourneaux, usines et   charbonnages de Châtelineau   « .

En vertu d’un contrat signé le 4 août 1845, Madame Veuve Dejaibve

touchait 0,50 Fr. par manne de minerais lavés. Pour la période d’août 1845 à mars 1347, la redevance payée à Madame Dejaibve s’élevait à 2.050 francs, c’est donc 4.100 mannes de minerais lavés qui furent extraites du Bois du Prince en un an et demi (2). »

 

(1) «  11 juillet 1664 – Octroi pour l’échevin Grady, de chercher et extraire des minerais de kisse et plomb dans les bois de Malonne et au quartier de FOSSE. »

(Chambres des finances des Princes-Evêques de Liège – Registre de 1661 à 1671, fol.100) – N.B. kisse = pyrite de fer.

(2) Dans le bois dit « des Minières », non loin du Grand-Etang se trouvaient des gisements de fer.

1847:

in : La Voix de Bambois, décembre 1986

HISTOIRE  DE  NOTRE   GRAND-ETANG 

par Roger Angot.

 

Dans « Le Messager de Fosses » du 6/1/1935, Monsieur le Doyen Joseph Crépin nous a fourni les renseignements ci-après (extrait 🙂 : »‘Nous ne donnons  qu’une courte note relative à la pêche du Grand-Etang en 1847, selon un relevé   trouvé dans les archives de la famille Dejaifve, propriétaire de cette pièce d’eau  après la Révolution française…

La   pêche… se  FIT le 28 février, les 1er et 2 mars 1847; le premier jour,on vendit 91 livres de  poissons pour 34  Fr 85 c ; le 2e jour 1.144 livres pour 595  Fr 30 c ; le 5e jour 893 livres pour 391 Fr 85c, soit au total 2.128 l. pour 1022  francs. (Heureux   temps!?)

Comme l’argent valait à cette époque – au bas mot – 10 fois plus que maintenant (l), la pêche de 1847 rapporta plus de l0.000 Fr de notre monnaie…                                                                                                                        

 

On venait acheter du poisson, non seulement de Fosses et des villages proches mais aussi de plus loin. Parmi les principaux acquéreurs, on peut signaler  la   « Société de Gougnies » (?), qui achète 662 livres de carpes, 103 livres de  brochets et 16 livres de perches ; Monsieur d’Ahérée, 307 livres de carpes et 33   de rousses; Monsieur Amour de Bruges (2) 139 livres de carpes, 30 de brochets   et 40 de rousses ; Monsieur Vermer d’Aiseau et Monsieur Richir de la même localité, l’un 111 et l’autre 156 livres de carpes.

On le voit, ce sont les carpes qui étaient les plus nombreuses dans le Grand-Etang. »

*  *   *

Outre les poissons vendus, le propriétaire fit conduire par ses fermiers pour   « recharge » de l’Etang de Belle-Eau, 128 mannes et demie de paieesne et pour   « recharge » de l’Etang de Fosse, dans la propriété dite de »l’Abbaye », 40  mannes. »(3)

Beaucoup plus près de nous, on peut lire dans « Le Messager de Fosse? » du 13/3/1938 (extraite): »Dimanche (6 mars 1938)… s’est déroulée la première journée de pêche du Grand-Etang. L’opération de la pêche fut la répétition des  pêches antérieures, mais peut-être miraculeuse cette année. On cause d’environ  20  tonnes de  poissons pour les trois jours de pêche… Parmi les véhicules   figurait un camion spécial de pisciculture des Flandres qui était là pour  s’approvisionner… »

*  *  *

Faisant un bond dans le temps, nous lisons le texte suivant dans « Le Messager » du 21/10/1962 : »Le Lac de Bambois est en voie d’assèchement. On espère qu’il n’y a pas de pluie que dans le courant de la semaine du 22 au 28 octobre 1962, le niveau d’eau sera déjà très bas et que l’on verra le poisson s’acheminer vers les bacs de triage. Le poisson sera vendu directement au public pendant qu’au restaurant et buvette aura lieu la « Fête du Poisson ». Il y a 15 ans que cette pièce d’eau n’a plus été mise à sec…

 

(à suivre) R.A.

 

(l) Mr le  Doyen écrivait ces lignes, il y a plus de 51 ans. ‘fît   que  dire aujourd’hui vu la valeur de notre argent?

(2) De Sart-Eustache.

(3) Il s’agit de l’étang qui était situé, en Leiche, dans la propriété dite: « Le   Château d’en Leiche et la Cence des Béguines ».

 

(foto / photo : 1950s)

in : La Voix de Bambois, s.d.

HISTOIRE  DE  NOTRE   GRAND-ETANG  – BAMBOIS-PLAGE  (suite)

 

A partir de 1946, le centre nautique du Bambois connut un essor remarquable, lequel atteignit son apogée à la fin des années 60.

Nous voudrions relever ici toutes les attractions qui furent mises sur pied à la plage, au fil du temps, mais ceci nous conduirait beaucoup trop loin dans le cadre restreint qui nous est imparti au sein du bulletin paroissial.

Hélas, petit à petit, pour diverses raisons – lesquelles n’ont pas leur place dans la présente rétrospective – le déclin s’installa à la plage et, à partir de 1976, le domaine du lac fut complètement déserté.

Le lac abandonné par les estivants a tout de même permis à un grand nombre de plantes sauvages de croître sur son pourtour faisant la joie des botanistes tandis que les nids des très nombreux oiseaux ont fait celle des ornithologues.

Revenant à notre case départ, espérons que 1987 – Année internationale  de  l’Environnement – connaîtra  du moins, le début de la réalisation des projets   envisagés. La « renaissance » du site est peut-être plus proche que nous le   pensons.

 

(fin)

R.ANGOT

 

(foto / photo: 1950s)

li Grand Vèvî (le Grand Etang)

(in: J.-Fr. Pacco, Paysages du Namurois, éd. namuroises, s.d., p.34)

in : La Voix de Bambois, février 1987

HISTOIRE  DE   NOTRE   GRAND-ETANG

 

La  Plage  de  Bambois

 

Si  depuis bien des lustres, au fil du  temps, les habitants du Bambois, de  Fosse-centre (et  même d’ailleurs) n’ont pas manqué d’utiliser le Grand-Etang  pour s’adonner aux joies de la nage, de la pêche, du canotage à la bonne  saison, et du patinage quand les eaux « étaient prises », ce fut seulement au lendemain de la guerre 1940-1945 que germa l’idée de fournir, au plan d’eau, une plage à la fois vasteet accueillante.

Quelques novateurs audacieux avaient compris que avec l’aménagement d’une   telle plage – et l’exploitation des richesses naturelles du lac – doteraient   finalement le rustique et pittoresque village de solides ressources   insoupçonnées  auparavant.                                        

Issus de l’initiative privée et  bénéficiant du soutien éclairé des administrations   communales de Fosse et de St-Gérard, les travaux d’aménagement débutèrent   au printemps de 1945 pour s’achever au cours de l’été 1946.

Le 21 juillet 1946 fut un grand jour pour le Grand-Etang. En effet, c’est à cette  date que furent inaugurées les installations de « Bambois-Plage ».

A ce sujet, il est intéressant de relire l’essentiel des articles que « Le Courier de  Fosses » consacra à l’événement (l):

« INAUGURATION DE  BAMBOIS-PLAGE »  –

Ça y est ! Une plage de sable fin, des bains pour petits et grands, 20 cabines, un tremplin pour plongeurs, un embarcadère….  , un solarium, bref rien ne manque  et on peut dire que notre région possède une plage sur l’un des plus beaux lacs   de notre pays. L’inauguration de Bambois-Plage aura lieu ce dimanche 21   juillet à 14 h. »(2)

« BAMBOIS-PLAGE…  La plage a été inaugurée ce 21. Un large embarcadère, construit sur pilotis, est bordé de 20 barques multicolores… Une pente douce   descend vers la rive, formant un beau solarium en partie boisé…; vingt cabines  et un vestiaire convenable en forment le fonds. L’emplacement des bains est  complèté par une jetée, s’avançant d’une vingtaine de mètres dans le lac, et à l’extrémité de laquelle un haut tremplin permet aux plongeurs de beaux  exploits… Un emplacement de toute sécurité est réservé aux  petits…

14 heures-  Les  fondateurs de cette entreprise, Messieurs Jacques de Thomaz de   Bossière, René Charue et le notaire E. Lambin, tous trois de  St-Gérard, reçoivent, devant  l’entrée, les administrations communales de Fosse et de

St-Gérard. Monsieur de  Thomaz  prononce immédiatement une  allocution de circonstance et souhaite la bienvenue aux  autorités… Il invite ensuite les deux  bourgmestres à procéder à l’ouverture officielle . Des gerbes de fleurs sont   remise aux deux « mayeurs »… Après quoi, visite guidée des installations ….

Une promenade en canot emporte les mandataires communaux qui, bientôt, font   le tourdu lac.                                                                         

Les douze embarcations en service ne chôment  pas… (3)                   

« Des haut-parleurs dissimulés dans les arbres complètent la gaieté et le charme   de ce lieu…. »

 

à suivre .

 

(l) Il s’agit donc d’extraits.

(2) « Le Courrier de Fosses » du 21 et du 28 juillet 1946.

(3) Notons ici qu’une course de canots, dotée de nombreux prix, fut disputée le  dimanche 28 juillet 1946 à 15 heures.

1947:

in : La Voix de Bambois

HISTOIRE   DE .NOTRE   GRAND-ETANG

 

Bambois-Plage (suite)

par Roger Angot

 

Tarif des abonnements pour la saison 1947 :

150 Fr :  abonnement   individuel  pour la saison;

300 Fr :  abonnement de famille  pour  la  saison

75  Fr   :   abonnement   individuel  pour un mois;

125  Fr :  abonnement  de  famille pour  un mois;

L’abonnement donne droit, gratuitement, à l’entrée et à l’accès aux cabines de  bain. Les personnes intéressées doivent, en plus du montant de l’abonnement, déposer une  photo.

A l’invitation de la section fossoise de la Ligue des familles nombreuses, des  réductions sensibles seront accordées.»

A  partir du 19 juillet 1947, un professeur de natation  se tint à la disposition de  la   clientèle   chaque   jour, dès   9 h  du matin, et ce   pendant   toute   la   saison. Par  ailleurs, la   direction  de  la   Plage  annonça pour  le   dimanche   3   août   ce   la  même  année ,une   nouvelle   et   intéressante attaction : un concours   de  tir  au pigeon artificiel. Les inscriptions furent  prises  à la  buvette. (l)

Au  début du mois d’août 1947 des bruits allarmants  furent répandus   concernant   une   éventuelle  fermeture   de  la  plage, et   ce  suite  à certaines   épidémies  sévissant   dans   le  pays. Il  n’en fut  rien heureusement et, au  demeurant, on  enregistra   4.000   entrées   le  dimanche  10  août   et   5.000 le  dimanche  suivant. (2)

Le  dimanche  31  août  1947   eut   lieu, dans  le  complexe  du

Grand-Etang, l’ élection de Miss Bambois-Plage, ainsi qu’un grand concours des plus beaux enfants et des familles nombreuses. Pour les enfants, on compta :  – de  1  à 3  ans:   67   concurrents;   – de  3   à  6  ans: 56  concurrents.

 

Treize  groupes   représentaient   les   familles   nombreuses,

Il  y  avait   24   concurrentes  pour le  titre  de Miss  Bamois . Ce  fut  Mlle   Lucienne  DEBIESME  (de  Châtelet)   qui   fut   élue. Le   jury  désigna Mlles  Sonia   DEHAYHE   (de  Herstal)(on venait   de  loin au Bambois !)   et Marcelle  QUIRIN (de  Falisolle) , en qualité   de   demoiselles   d’honneur.

Relatons   ici   un  petit   acc… ou   in. . . cident .Dès   que Miss  Bambois-Plage fut élue, elle  prit   place,en   compagnie   de  ses   demoiselles d ‘honneur, dans   une  barque   fleurie, et   fit   un  grand   tour  sur  le  lac.

La  monitrice de la plage se porta, en canot également, à la rencontre des   jeunes filles pour leur offrir d’autres fleurs et les congratuler . A tort ou à raison, elle manqua le pied et tomba à l’eau, pour en ressortir en maillot alors que sa   toilette surnageait et était rapidement repêchée. Tout se termina, bien sûr dans   l’hilarité générale . (5)

Notons   encore  qu’eut  lieu une  grande  fête nautique et   champêtre(4), à la  plage   du Bambois le   dimanche  14  septembre  1947   et   ce  au profit   des   oeuvres   de  secours   du Mouvement   National belge (5), section provinciale  de  Namur.

 

à suivre ;

(l)  D’après   « Le  Courrier   de Fosses » du  20/07/1947.

(2) D’après   « Le  Courrier  de Fosses »   du  10/08/47.

(3)  D’après   « Le  Courrier  de  Fosses »   du 07/09/47.

(4)  D’après   « Le  Courrier  de Fosses »   du 14/09/47.

(5)  Mouvement   de  résistance  à l’ennemi  au  cours   de  la   guerre   40-45.

 

(foto / photo : 1960s)

in : La Voix de Bambois, mars 1987

HISTOIRE   DE NOTRE GRAND-ETANG

 

« Bambois  Plage »       (suite)

Après  un  départ   aussi  prometteur,les   organisateurs   décidèrent

d’exploiter   à  fond   ce   complexe   touristique qui s’annonçait très intéressant pour la collectivité. D’heureuses et d’importantes   transformations furent   apportées   aux   installations.  Les   plages   furent   arrondies,les tremplins;   pour baigneurs   aménagée   avec   plus   de  soin  et   en plus grand  nombre.Les   visiteurs   amateurs   de  yachting  ne   furent   pas   oubliés    : de   nouvelles barques furent  mises  en  service   pour   de   longues   et   paisibles randonnées   nautiques .

La   création  de   la plage  du  Bambois permit ainsi aux  habitants  de Fosse   et   des   régions  circonvoisines –   jeunes   et   vieux   –  de   trouver  dans la   quiétude   un  délassement   à la   fois   sain  et   agréable. ( 1 )

Voici,en l’occurence,quelques   extraits   de  la  prose  que   consacre « Le   Courrier   de   Fosses » (2)   au   complexe   nautique   du  Bambois    :

 

« BAMBOIS  –  PLAGE »   –  Les   installations   , considérablement   agrandies   de  la plage seront   ouvertes   au   public   à   partir   du   dimanche  25  mai   1947 (Pentecôte ) . Elles   seront accessibles   tous   les   jours   à  partir   de   9  heures.

S’étendant   sur  la   rive nord du   lac   (comptant   environ  50  ha),elles comprendront,outre une promenade et une plage sablée, trois   bains  bien distincts :l ‘ un   pour   les   enfants, le   deuxième   pour amateurs , avec   plongeoir et   le  troisième,   pour  professionnels, avec  plongeoir   et   une  girafe  de   4 m.

De   nombreuses   cabines   sont   aménagées  ainsi   qu’une  buvette  avec tous   raf raîchissements   et   buffet    froid.

La   plage  est   pourvue   d’installations   sanitaires   ultramodernes et d’un   parc  pour  autos , motos   et   vélos.

La Direction de l’Etang nous a communiqués   les   tarifs   qui   paraissent   mmodérés : ENTREE: 5Fr  pour les adultes, 3 F pour les adolescents  de   12 à.   16   a ns, 2 F pour les enfants  de 6 à 12 ans et gratuite pour les moins de 6 ans. – Bains : 5 Fr. Canotage : 30  Fr  l’heure (3   personnes). Pêche : 30 Fr la   journée…. »

( à suivre )

 

(l)  D’après   « Le  Courrier  de  Fosses »   du   27-04-l947,

(2)   « Le  Courrier  de Fosses »   du 18-05-1947  et  du  08-06-1947.

1948-

in : La Voix de Bambois, juin 1987

 

HISTOIRE  DE  NOTRE   GRAND-ETANG  – BAMBOIS-PLAGE  (suite)

 

A partir de 1948, le centre nautique du Bambois connut un essor remarquable, lequel atteignit son apogée à la fin des années 60.

Nous voudrions relever ici toutes les attractions qui furent mises sur pied à la plage, au fil du temps, mais ceci nous conduirait beaucoup trop loin dans le cadre restreint qui nous est imparti au sein du bulletin paroissial.

Hélas, petit à petit, pour diverses raisons – lesquelles n’ont pas leur place dans la présente rétrospective – le déclin s’installa à la plage et, à partir de 1976, le domaine du lac fut complètement déserté.

Le lac abandonné par les estivants a tout de même permis à un grand nombre de plantes sauvages de croître sur son pourtour faisant la joie des botanistes tandis que les nids des très nombreux oiseaux ont fait celle des ornithologues.

Revenant à notre case départ, espérons que 1987 – Année internationale  de  l’Environnement – connaîtra  du moins, le début de la réalisation des projets   envisagés. La « renaissance » du site est peut-être plus proche que nous le   pensons.

 

(fin)

 

R.ANGOT

Bambois: le p'tit café des années 1950

(VA, 04/05/1995)

La vidange du Grand Etang

(Le Messager, 22/12/2006)

li Grnd Vèvî (iviêr 1929 ) (le Grand Etang (hiver 1929)

(Le Messager, 14/04/2006)

Li Grnd Vèvî, classé Site Natura 2000

(R. Delooz, Promenades à Fosses-la-Ville, s.r.)

"Bambois - Sauvetage d'un étang" (Fondation Roi Baudouin)

Compôsicion (Composition) : "Bambois Plage"

li Grand Vèvî (1950s-1960s) (le Grand Etang)