VIKADJE DO PASSÉ

MANIÈRES DE VIVRE DU PASSÉ

MWÂRT ÈT ÈTÈREMINT

MORT ET ENTERREMENT

ètèremint (enterrement)

(s.r.)

in: A. Varagnac, Marthe Chollot-Varagnac, Les traditions populaires, PUF, 1978

(p.84) L’homme vivant croit supprimer son angoisse en, éliminant la pensée de la mort, qui pourtant n’est supportable que si on la tient pour un passage.

in : Le folklore au pays de Namur, 1930, Guide-programme de l’exposition de folklore et d’industries anciennes, A.R. de Namur

 

(p.21) La vie hélas ! est courte, et la mort ne tarde pas à faire son œuvre : dans le vieux temps, à la campagne, quand un malade entrait en ago­nie, on sonnait les « transes » pour inviter les fidèles à prier pour lui.

De nos jours, lorsqu’il y a un mort dans une maison, les parents placent au pied du lit de parade, un verre d’eau bénite, dans laquelle trempe un brin de buis ; chaque visiteur s’en sert pour asperger le cadavre. On croyait autrefois que ce geste éloignait les esprits mau­vais.

Chacun se fait un devoir d’assister à l’enterrement, c’est un der­nier honneur rendu au défunt. De la maison à l’église, la bière est por­tée par des amis, elle est suivie d’enfants portant des couronnes de fleurs, les parents ne viennent qu’ensuite.

Au retour des funérailles, tous les participants sont ramenés à la maison mortuaire où un repas leur est servi : tartes, pains au sucre, et même jambon du pays… Pendant ce temps, sur la rue, on brûle encore parfois la paillasse du mort, puis, à l’endroit de l’incinération, on fixe une croix de paille dans la haie : on demande, des prières pour le défunt.

Nameur / Namur - cortêje d' ètèremint (cortège funèbre)

(s.r.)

Marie-Thérèse Pipeaux, in : Anloy, un siècle d’histoire 1900-2000, éd. Weyrich, 2004

 

Le décès d’un habitant du village était ressenti par tous comme la perte de quel­qu’un de la famille, non pas d’un être cher mais de quelqu’un de bien connu qui allait sans doute manquer désormais.

Tous les enfants assistaient à la messe de funérailles sous la conduite du corps enseignant qui suspendait les classes pour l’occasion. À l’offrande, on recevait un souvenir mortuaire qu’on lisait avec intérêt mais qui allait ensuite rejoindre le tas de ces souvenirs qui seraient plus tard tellement appréciés par les généa­logistes en quête d’informations sur leurs aïeux.

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