VIKADJE DO PASSÉ
MANIÈRES DE VIVRE DU PASSÉ
CRWÈYINCES – ONE MIÈTE DI TOT
Croyances – un peu de tout

(Hogne)
Lès lumerotes / Les feux follets
Yernaux E., Fiévet F., Folklore montagnard, s.d.
(p.270) LES LUMEROTES
On parlait encore des lumerotes qui étaient en réalité des feux follets. On considérait partout en Wallonie qu’il s’agissait d’âmes d’enÂfants morts avant le baptême. On devait s’en méfier car elles entraîÂnaient vers la Sambre.
Au Grand Feu / Lors d’un “Grand Feu”
Roger PINON, Analyse Morphologique des Feux de Carême dans la Wallonie Occidentale, in : Commission Royale belge de folklore, T9-14, 1956-1961, p.81-183
- CROYANCES DIVERSES
Je divise les croyances recueillies en croyances prophétiques, c’est-à -dire celles qui permettent aux folklorisants d’émettre un pronostic sur leur avenir ou celui d’autrui ; — en croyances prophylactiques, c’est-à -dire celles qui sont en rapport avec la santé ou la fécondité ; — en croyances calendaires, c’est-à -dire celles en rapport avec le rythme vital.
A Croyances prophétiques
On croit que voir brûler sept feux est un signe de bonheur et de réussite, à Strée, Dion-le-Val, Sart-Dame-Avcline, et au pays de Namur. En cette région, on pense aussi qu’on n’a alors rien à redouter des sorciers et des sorcières pendant un an.
Dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, quand une jeune fille voit sept feux à l’horizon, elle aura un amoureux dans l’année. Cette croyance est vraie aussi au pays de Dinant, dans cette ville et à Bois-de-Villers. A Florennes et à Dinant, on dit qu’elle fera un beau mariage dans l’année.
On affirme à Gozée que l’on peut percevoir les lueurs ilcs sept feux, notamment ceux de Jamioulx, Cour-sur-Heure et Berzée. Mais on ne signale pas de croyance.
A Mont-Saint-Guibert, si on constatait le jour du grand feu le passage d’oiseaux migrateurs, on était certain 3c pouvoir se promener à Pâques, les femmes en blouse de jaconas et les hommes en pantalon de coutil.
Un dicton assez répandu exprime l’idée que si on re/use de faire le grand feu ou d’y participer par sa quote-|iart, on aura l’incendie chez soi :
(p.171) Quand on n’ fét nén l’ grand feu,l‘ bon Dieu l’ fét [Quand on ne fait pas le grand feu le bon Dieu le fait] — Pays de Namur, Biercée, Sart-Dame-Aveline.
A Couvin, chacun avait à cÅ“ur d’apporter sa quote-part au grand feu, sous peine d’incendie chez lui dans l’année.
B Croyances prophylactiques
A Jamioulx.
Èl cén qui n’ mindje pont d’ rèston,
i s’ra mindji dès pikerons.
[Celui qui ne mange pas de crêpes, — (Il) sera mangé do moustiques.]
A Sart-Dame-Aveline aussi, on fait dès voûtes ou crêÂpes pour être à l’abri des piqûres de mouches et de guêpes le reste de l’année.
On brûle le grand feu pour préserver les hommes, In animaux et les plantes des maladies à Dion-le-Val.
Au pays de Namur on oppose le grand feu à la ChanÂdeleur : le premier purifie les hommes, la seconde les bêtes.
A Dion-le-Val on piétine le plus fort possible le sol autour du grand feu afin d’obtenir la réussite de la future récolte.
C Croyance calendaire
Li djou dès grands fès, l’ agace pwartéve si sômî, c’est-à -dire que la pie posait la première brindille de son nid (Mont-Saint-Guibert).