VIKADJE DO PASSÉ
MANIÈRES DE VIVRE DU PASSÉ
CRWÈYINCES RALOYÎYES À L’ RILIJION
CROYANCES LIEES A LA RELIGION

Cwârp d' on bébé mètu su l' auté à l' tchapèle Notrè-Dame di Djimnéye. Il a raviké on momint. On s' dispêtche di l' ôler divant s' mwârt po todi.
A. Dandoy, 1933 (chapelle Notre-Dame de la Croix) (Gimnée) / Le petit corps placé sur l’autel vient de donner un signe de vie. On s’empresse de l’oindre avant le trépas définitif. (in: TA, p.91)
La religion populaire aux confins de la superstition et de la magie. (Jean L.)
(p.220) “Le pauvre monde, bêtes et gens, est accablé de maux quotidiens. Le recours au Ciel, ou, à défaut, à l’ Enfer, se révèle donc indispensable. Les gens s’y emploient dans les dévotions populaires qui s’ adressent, plutôt qu’à Dieu, fort abstrait, à la Vierge ou à des saints éprouvés, notoires et qui ont chacun leur rayon.” Ici encore, l’ Eglise essaie de canaliser le mouvement.”
Contre les maux de tête, elle impose les couronnes de fer à Court-Saint-Etienne, elle bénit les bâtons écorcés que les paysans amènent avec eux au Tour de sainte Gertrude à Nivelles; à celui de sainte Renelde et de sainte Brigide à Fosse.
Le recours aux arbres, aux fontaines: ils les lient à des rites de guérison.
On doit ‘fixer’ la maladie: dans les arbres, on plantera un clou; on cloue ainsi la douleur et, clouée, elle ne peut plus vous rejoindre. (cf tilleul de Soleilmont: 70.000 clous!)