VIKADJE DO PASSÉ

MANIÈRES DE VIVRE DU PASSÉ

POTÃŽ

POTIER

(Artisanat et folklore au Pays de Châtelet, TW, 1992)

potîs (potiers)

Grâce à la présence d’argile et de bois, puis de charbon, pour faire fonctionner les fours, c’est en particulier dans le Hainaut et dans la région de Chimay que s’est développé l’industrie céramique belge dès le 16e s.

Gustave Lambiotte, abbé, Roger Delchambre, Aisemont à travers les âges, 1972

 

(p.126) Poteries et tuilerie

 

Au siècle dernier, je ne puis malheureusement préciser la date, une poterie fonctionna dans la construction en forme de grange qui se trouve près de la ferme du château, quelque peu en-dehors et en retrait des bâtiments principaux. Selon la tradition orale, il s’y fabriquait des pots.

La deuxième poterie fut exploitée par un artisan de Châtelet, venu se fixer chez nous, Pierre Guyaux.

Le 23 mai 1874, le Collège accordait au prénommé, l’autorisa­tion de construire sur son terrain, sis près du Wez Haquin, un four à cuire des tuiles et autres objets en terre. Pierre Guyaux habitait la maison occupée actuellement par M. et Mme Jules Géminé-Martin, au bout du village.

En 1882, le 25 février, le Collège recevait une demande de Pierre Guyaux pour obtenir l’autorisation de faire construire un four à cuire les tuiles, briques, carreaux, tuyaux de drainage, etc. dans sa pro­priété, située au Wez Haquin, et d’y placer une chaudière de la force de trois chevaux, pour moudre la terre plastique. Cette demande ne put être accordée, étant donné que les voisins réclamaient en ce qui concerne la prise d’eau à l’abreuvoir communal (Wéz Haquin) situé à environ 25 mètres du dit établissement.

Le 4 juillet 1882, le Conseil communal décida, au vu d’une lettre du commissaire d’arrondissement en date du 5 juillet 1882, relative à la demande de Pierre Guyaux tendant à pouvoir établir un four à cuire les tuiles, briques, carreaux, etc, que le Collège était au­torisé à interdire lorsque les circonstances l’exigeraient, la prise d’eau à l’abreuvoir communal, dans un but industriel.

A propos des poteries et tuileries d’Aisemont, il convient de noter que les terres plastiques adéquates aux diverses fabrications étaient extraites aux proches environs du cimetière actuel, et entre celui-ci et le chemin du Bathy-Diè.

La tuilerie de Pierre Guvaux cessa son activité en 1890.

(Claude Coisman, éd., Physionomie du passé économique au Pays de Châtelet, Le Vieux Châtemet, 2006) 

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