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LI MOUCHÎ
L’ APICULTEUR

li mouchî (l'apiculteur) (André Collin - 1889)
(“L’apiculteur du Peroy”)
Jean-Jacques Gaziaux, Des gens et des bêtes, Traditions et parlers populaires, 1999
(p.256) LES ABEILLES
- 118. Après avoir connu un succès relatif à la fin du XIXe siècle, – on a dénombré 39 ruches en 1895 -, l’apiculture n’a plus été pratiquée que par quelques rares amateurs. J’ai eu la chance d’interroger le dernier d’entre eux, Léon Favette, en 1964, peu avant sa mort qui entraîna la disparition momentanée de cet art particulier (1).
Les abeilles, lès moches ‘litt. mouches’ (2), lès moches à mièl. Le terme moche désigne également la communauté d’une ruche ; elle comprend la reine, li rin.ne, les ouvrières, lès-ouvriyéres, les faux bourdons, lès burtons. L’apiculteur, li mochî.
Jadis, les apiculteurs fabriquaient leurs ruches avec des fétus de seigle, dès féns fustus d’ blé, ou avec des ronces carrées dont ils avaient enlevé la moelle, dès caréyès ronches qu’ on-n-aveût scrèpé ‘gratté’ l’ miyole foû ;
(l) En effet, depuis 1978, un Jauchelettois d’origine citadine possède quelques ruches. -Ajoutons que le Cercle apicole de Jodoigne et environs a fêté son centenaire en 1997. – Un apiculteur de Lathuy, Aug. morsaint, a publié en 1891 à Jodoigne un Vade-mecum du cultivateur d’abeilles ou cours élémentaire, théorique et pratique d’apiculture rationnelle. Il a mis aussi au point un type de ruche destiné aux amateurs aisés (voir pp. 63-66).
(2) Lès moches sont-st-è tchèna ‘dans le panier (avec une anse)’ dé Marîye ‘Marie est en couches’.

api (rucher)
(DFL)