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CONCOURS DI TCHANTS D’ BIÈSSES
Concours de chants d’animaux

concours di tchants d' pinsons
(HLN, 02/07/2002)
PLAN
1 Concours di tchants d’ coks
1.1 Analise / Analyse
1.2 Présintâcion pa réjion / Présentation par région
1.3 Scrîjadjes / Littérature
2 Concours di tchants d’ pinsons
2.1 Analise / Analyse
2.2 Présintâcion pa réjion / Présentation par région
2.3 Scrîjadjes / Littérature
3 Concours di tchants d’ canaris
3.1 Analise / Analyse
3.2 Présintâcion pa réjion / Présentation par région
3.3 Scrîjadjes / Littérature
4 Ôte paut / Ailleurs
5 Varia
1 Concours di tchants d’ coks / Concours de chants de coqs
1.1 Analise / Analyse
Les concours de Chants de Coqs, in : EMVW, 1931-48, p.350-351
Les concours de chants de coqs ont beaucoup d’analogie avec ceux de chants de pinsons. L’aspect de l’enclos où a lieu la bâte est, à peu de chose près, le même. Les pupitres des marqueurs s’alignent semblablement. Le coq est extrait du bot dans lequel son propriétaire l’a apporté et placé par ce dernier dans une des loges étroites qui s’alignent devant les marqueurs.
Le coq chanteur est un animal privilégié. Son sort est autrement doux que celui de son frère, le coq de combat, dont nous parlerons prochainement. Il n’a jamais connu, d’autre part, les pratiques cruelles réservées au pinson.

concours di tchants d' coks (concours de chants de coqs)
(s.r.)
Françoise Lempereur, faire chanter son coq, LS 12/01/1998
Dans une quarantaine de villages de la province de Liège, les cokelîs.
Arrivée au local à 8 heures, paiement de sa participation, “enlogement” du premier concours, à 9 heures.
Les coqs sont introduits dans une des centaines de petites loges grillagées, placées côte à côte et dos à dos, sur une vingtaine de mètres de longueur.
Au coup de trompe du préposé, chaque participant, le cokelî va devoir ‘marquer ‘ trois coqs, c’est-à-dire que, à chaque fois qu’un des trois coqs dont il a la surveillance chante, il remplit une case préimprimée, sur un petit carton de couleur jaune qui correspond au candidat en question. Pas facile, car certain coq dépasse les 300 “coups” à l’heure.
Le concours dure une heure.
Le propriétaire de l’animal a misé sur le nombre de fois que son coq chantera durant cette heure.
Lorsque le préposé, muni d’un chronomètre, souffle à nouveau dans sa trompe, les cartes sont rendues aux “commissaires” qui les remettent au président de la société, et chaque cokelî récupère son ou ses oiseaux.
Un second concours, moins long, succède au premier mais le nombre de coqs enlogés y est évidemment moindre.
Le jeu ne semble pas remonter au-delà de la seconde moitié du 19e siècle. Peut-être correspond-il à une première époque de désaffection pour les combats de coqs qui, vers 1867, commencent à être frappés d’interdit.

dès cokîs dè l' Basse-Sambe (des amateurs de chants de coqs dans la Basse-Sambre)
(AV, 03/02/2000)