Li colèberîye dins l' culture bèlje romane / La colombophilie dans la culture belge wallonne, picarde et gaumaise

PLAN

 

0 Jènèrâlités / Généralités

1 Li colèberîye pa réjion  / La colombophilie par région

2 Scrîjadjes / Littérature

3 Varia

 

0 Jènèrâlités / Généralités 

(s.r.)

Jean-Jacques Gaziaux, in : Des gens et des bêtes, Trad. et parlers populaires Wallonie-BXl, 1999, p.238-271

 

LE PIGEON

 

§ 128. Plusieurs villageois consacrent une partie de leurs loisirs à l’élevage de pigeons ; certains d’entre eux pratiquent 1e sport colombophile (2).

Le pigeon, lë colon, maule èt fëmèle. Dès vwayajeûrs, parfois dès colons

d’ tape ; des pigeons de cour, dès colons d’ pid, parfois d’ cou. Dès blancs,

(p.269) dès bloûws, dès rossias ‘roux’, dès grës, dès brën’s ‘bruns’, dès mâyetés,

‘tachetés’, dès tapenés, dès tatches, dès florës, on boulant, on bouwant, un

pigeon doté d’un gros jabot, on faci, un pigeon-paon, on trosse-quèwe ‘litt.

trousse-queue’, un capucin, on capëcén ; un ramier, on colon mansau.

 

L’amateur de pigeons, lë colèbeû, lë coloni.

 

Le gésier, lë face ; l’aile, lë pène. Roucouler, rôki (1).

 

Le pigeonnier, le colèbi, est souvent installé dans la partie supérieure

d’un autre bâtiment : sur le grenier, au guëni, së l’ plantchi, dans la grange,

dins l’ grègne, au-dessus de l’étable, pa-d’zeû lë stauve. De plus en plus, il

est constitué par un petit bâtiment surélevé. Devant l’ouverture dans le mur, s’avance un petit plancher extérieur, le passète. Pour entrer ou sortir, le pigeon fait mouvoir des baguettes en fer suspendues verticalement, lès fortchètes ‘litt. fourchettes’.

 

Chaque couple de pigeons a à sa disposition une petite case qui sert de

pondoir, one trèpaudje. Une terrine en terre cuite, one téle, sert habituellement de nid.

Les pigeons ramassent des brins de paille, pour construire leur nid, is pwatenèt à nëd. Le mâle poursuit la femelle pour la faire pondre, ës tchèssenèt à nëd. Le femèle pond deûs-ous. La femelle et le mâle se relaient

 

(1) Rôki, v.intr., signifie aussi au fig. ‘roucouler, courtiser, courir les filles’,

 

(p.270) pour couver ; ës covenèt chake à toûr. La période d’incubation est de dix-huit ou dix-neuf jours. Éclore, dësclôre. Quelques jours avant l’éclosion

des oeufs, la nourriture se transforme en une fine bouillie dans le gésier du

pigeon ; il è-st-à pape. Les pigeonneaux sont nourris bec à bec ; lès colons

donenèt l’ bètchîye.

Comme nourriture, les pigeons reçoivent du millet, dè mëlièt, du colza,

dè golzau, du maïs, dè mayës’, on mèlanje dë mayës’èt d’ frëint, des féveroles, dès favètes ; lès colons sont-st-amateûrs dë p’tëtèsfavètes (l). Pour

qu’ils soient combatifs en compétition, on leur distribue un peu de chanvre ;

on l’zi done o miète dë tchène po-z-oyë dè fè. A la bonne saison, notamment

après la moisson, les pigeons s’envolent régulièrement picorer sur les

champs (2). Ceux qui y mangent de l’engrais chimique souffrent du muguet,

lë mëguèt, et sont empoisonnés, èpwèsonés. Pour essayer de les garder plus

près du pigeonnier, on le parsème de gravier, avou dè gravi. Des fientes de

pigeon, dès polënes dë colon.

 

Lès colons r’conëche’nèt leû mésse ‘maître’ ; po bén fé, faut todë ièsse

abiyi l’ min.me. Nos colons sont famëliér’s ‘familiers, bien apprivoisés’. N-

a on craus colon qu’ s’ a v’në aflachi ‘s’abattre, se déposer’ dins l’ cou.

Quand les pigeons s’épouillent en bande sur le toit, c’est souvent signe

de pluie.

La plupart des amateurs de pigeons sont des habitués des concours (3).

L’amateur entraîne ses pigeons au sens de l’orientation ; on sâye ‘essaye’

saquants côps sès mèyeûs. Faire concourir, taper à prës, taper sès (ou lès)

colons, djouwer, un concours, one tape. Les pigeons sont transportés dans

un panier, one tchéve. Dins l’ timps, on pwârteûve sès colons à Djodogne

avou s’ tchéve à s’ dos, ou bén on lès min.neûve à bèrwète ‘brouette’ dins

one grande tchéve, chake à s’ toûr. De nos jours, diverses sociétés colombophiles proposent des points d’enlogement des pigeons dans la région :

Perwez, Ramillies, Ramiêye, Autre-Église, Ôte-GIîje, Jodoigne, Djodogne.

Deux techniques de concours : djouwer l’ natërèl, faire concourir le mâle

d’un couple normal, quand i sont-st-acoplés ; djouwer l’ vèf ‘litt. veuf’, faire

 

(1) Expressions. Sèmer lès pwès ‘pois’ (ou lès pôtes ‘épis’) d’vant lès colons : dans une conversation, faire des avances pour faire parler d’autre chose ; quand n-a on kërieûs quë vout soyë dès novèles ou v’në à rëme dë ci ou dë là.

Mindji come on colon ‘ne pas bien manger, manger peu’ .

 ‘1 a mindji ni co po rimplë l’ bètch ‘bec’ d’on colon (ou d’ on mouchon ‘oiseau’,  ‘fort peu’. Il a on stoumak ‘estomac’ come on colon ‘il a un petit appétit’.

(2) Notons l’article 69 du règlement de police communal en date du Z4 juillet 1890 : « Pendant le temps des semailles, c’est-à-dire depuis le 10 mars jusqu’au 20 avril et du 20 septembre au 25 octobre de chaque année, les propriétaires de pigeons devront les tenir renfermés jusqu’à cinq heures de relevée. »

(3) En 1981, on en compte quatre à Jauchelette, dont un agriculteur. Le sport colombophile est en recul.

 

(p.271) concourir le mâle qui a été séparé de sa femelle pendant la semaine en vue de l’exciter. En vol, le pigeon s’oriente toujours sur la gauche, ël èst

gauchîr. Quand n-a dè grand vint, lès colons volenèt bas. Le dimanche matin, l’amateur scrute le ciel à proximité de son pigeonnier. Quand c’ èst onk po vosse colèbi, i c’mince à planer d’ au lon. Lès colons r’tchéyenèt (ou

r’toumenèt) ‘litt. retombent’ , ‘l è r’tchét à passèt(e) ‘il s’est déposé sur le

plancher à l’ouverture du pigeonnier’ (1). Constater la rentrée du pigeon,

constater. Obtenir un prix, fé on prës.

Certains éleveurs apprécient la chair des pigeonneaux ou sacrifient des

adultes qu’ils ont en trop. On toûwe dès djon.nes colons dëvant qu’

sôrtenèche, come ça is sont bén craus. Po lès touwer, on l’zi satche lë tièsse

djës.

 

Willy Bal, in : VW, 1938, p.341-346   Le sport colombophile à Jamioulx

 

Cette étude tout à fait limitée n’est qu’un essai de documentation ethnographique et dialectologique destiné à s’insérer dans un plus vaste ensemble. Le sport colombophile, si répandu en Wallonie, est pratiqué modérément à Jamioulx (‘) : il recrute surtout ses fervents dans l’élément ouvrier et artisanal de la population; les paysans ne s’y intéres­sent guère (2).

* *

Un pigeon voyageur : in pidjon voyajeûr ou plus simplement in pidjon; on distingue : in mâle « un pigeon mâle », ène feumèle « une colombe », in djon.ne « un pigeonneau »; il a dès pidjons « il élève des pigeons » mais i fét dins lès pidjons « il pratique le sport colombophile ». Le mot colon est archaïque.

Un colombophile : in pidjonisse. Un colombier : in pidjonî. Un voleur de pigeons, un chasseur, un braconnier qui abattent des pigeons : in colibeû.

 

(1 Jamioulx (1.035 hab.) est une commune semi-agricole de la vallée de l’Heure, arrondissement et canton de Thuin, à 10 kilomètres au sud de Charleroi, sur la ligne Charleroi-Walcourt-Vireux.

(2) Je tiens à remercier vivement le colombophile connaisseur qui s’est obligeamment prêté à mon enquête, M. Oscar Baret, secrétaire communal de Jamioulx.

 

(p.342) Races

 

Les races primitives furent lès anvèrswès « les anversois » et lès lîdjeûs « les liégeois ». Par la suite, de nombreux croisements furent opérés. Actuellement, on désigne une race par le nom de famille de l’éleveur.

 

Espèces

 

Les pigeons se différencient surtout par le plumage. A cet égard, on distingue : lès blancs «  les blancs »; lès cindrès, blanchâ­tres avec les ailes rayées de rouge; lès pâles, même chose; lès rouchas « les roux »; les bleûs-clérs « les bleu clair » lès bleûs plomb, les bleûs ârdwèse et lès sales bleûs « les bleu foncé »; les mâyetès, au plumage noirâtre mêlé de blanc : parmi ceux-ci, on a lès clér-mâyetès et lès nwêrs (« sombre ») mayetès; lès mosayikes, tachés de blanc et de noir; lès blanches plumes, qui ont une plume blan­che dans l’aile; de même lès-agaces; lès blankès tièsses, à la tête blanche; lès blancs goyîs, à la gorge blanche; lès blankès queuwes, à la queue blanche; lès tatchis, au plumage tacheté; lès chôcolats, à la couleur chocolat; lès roudjes « les rouges »; lès gris « les gris »; lès bariolés et lès pomelès, tachetés de noir.

En outre : lès blancs-îs, aux yeux blancs; lès patus, dont les pattes sont emplumées; lès chabotès qui présentent une houppe de plumes à la gorge : il-ont dès plomes qui brikeneut (littér. « dépas­sent », « font saillie » ) au goyî.

 

Anatomie

 

bètch « bec », tièsse « tête », î « œil », goyî « gorge », djéve « gésier », pates » pattes », queuwe « queue », duvèt « duvet », plomes « plumes », pènes » grandes plumes d’ailes », pèna « aile ».

 

Nourriture

 

Mayis’ « maïs », vèsces « vesces », miyèt » millet », golza « colza. », favètes « féverolles », riz « riz », pwès d’ Tasmanîye « pois de Tasmanie », dari espèce de graines blanches, navète « navette ». De fin juillet à octobre (de l’ awous’ au mwés temps « de la moisson à la mauvaise saison »), on laisse les pigeons d-aler à campagne « aller sur les champs » : là, ils picorent en liberté (is  tchampîyeneut) à la recherche de petits cailloux, de vers, de limaces, de graines.

 

(p.343) Reproduction

 

Accoupler : acoupler; dj’ é acouplè (sous-entendu : mes pigeons) ou dj’é fét mès-acouplèmints. Des pigeons, à la saison de l’accou­plement, on dit que l’mâle chût (« suit ») s’ feumèle, i groûle (« roucoule ») après s’ feumèle ou encore que lès pidjons tapeneut à nids.

Ensuite : i sont-st-acouplès, èle (la femelle) tint l’ nid («reste au nid »), èle va punre («pondre »); èle a peunu (« pondu »); is couveneut (« couvent ») chake à toûr; èle couve fôrt, c’ è-st-ène boune couveûse.

Après 17, 18 ou même 21 jours d’incubation, les petits éclosent : lès djon.nes vont skèpyî « éclore »); i skèpîyeneut; il ont skèpyi.

Le couple nourrit les pigeonneaux : c’ èst dès bons-aleveûs « ce sont de bons éleveurs », des pigeons qui alimentent soigneusement leurs petits.

Quand les pigeonneaux ont de 5 à 8 jours, on leur met à la patte droite une bague d’aluminium portant le numéro et le millé­sime; cette opération se dit : baguer lès pidjons; dj’é bagué iêr’.

 

Les maladies

 

La morve : èl morve (èl pidjon a dès gléres dins s’ bètch « le pigeon a des glaires dans le bec »); la diarrhée : èl chite (le pigeon atteint de cette maladie tchît ou chite); les vers: lès viêrs; le coryza : èl coriza; le mal d’aile : èl mau d’ éle (èl pidjon a ène éle qui pind; i gn-a ‘ne boûye d’umeûr  pa-d’zous l’ éle ou pa-d’zeû « le pigeon a une aile pendante; il y a une tumeur sous ou sur l’aile »); le muguet : èl muguèt (adon l’ pidjon a dès plakes jaunâtes au goyî « alors le pigeon a des plaques jaunâtres dans la gorge »); lès pokètes : èl pidjon a dès p’titès bourlotes, a sès-îs surtout « le pigeon a de petites boules, surtout aux yeux »; enfin le pigeon peut avoir des cloques blanches au palais : i pout awè lès pwints blancs.

Le pigeon peut aussi souffrir des tikèts (« tiques »), avoir été apwèsonè (« empoisonné ») par les engrais répandus sur les champs, être blessé d’un coup de bec à l’œil : il-a ieû in côp d’ bètch dins l’ î.

La mue (èl mûwe) peut aussi altérer la santé du pigeon : quand l’pidjon mûwee, ès’ duvèt tchét (« tombe ») preumî, pwîs i lache sès grantès pènes; dj’ é in pidjon qu’ a fét ‘ne mwéje mûwe (» une mauvaise mue »), més tous l’s-autes d-ont fét ‘ne boune.

 

(p.344) Le colombier : « èl pidjonî »

 

Autrefois, il était installé pa-d’zous l’ fièsse « sous les combles » (litt. faîte). La tendance moderne est de le placer dans une dépendance isolée.

Son agencement est conditionné par les moyens dont on dis­pose. En général, il comprend comme parties essentielles : 1 èl bêye « la baie »; c’est une ouverture (in trau) pratiquée dans le mur. A l’extérieur est fixé un petit plancher : èl plantche. La bêye est munie de fourtches, verges de fer suspendues verticalement, qui peuvent empêcher la sortie des pigeons; 2. èl plantchî « le plan­cher »; 3. lès nichètes, petites cases servant de pondoirs; 4. lès pièces « perches » servant de juchoirs.

Le matériel : 1. dès téles (« des terrines ») dans lesquelles les pigeons nicheneut («nichent»); autrefois, on plaçait ces téles à même le plancher, maintenant on les introduit dans les nichètes; 2 èn-abreûvwêr ou ène fontène « un abreuvoir »; 3. èl batch au mindjî ou dès potèts « le bac » ou « des baquets » individuels pou­vant contenir èl bwêre « la boisson » ou èl mindjî « la nourriture ».

 

Les concours

 

Un concours : ène tape; mète sès pidjons d’ssus tape = taper sès pidjons « engager ses pigeons dans un concours »; marker pou prix ou mète « miser une somme d’argent (sur les pigeons en­gagés) »; ène mîse « une mise »; mète suplèmentére ou mète a l’ entrin.nement « engager un pigeon sans mise »; taper à djon.nes « engager des pigeonneaux ».

Les mises : engager une somme d’argent sur un pigeon se dit kèrtchî in pidjon; engager toutes les mises possibles : fé tout l’ kèrtchâdje. On distingue : lès-oneûrs ou lès-obligatwéres « les hon­neurs » (cette mise seule est obligatoire, elle se multiplie par quatre ou cinq). Puis viennent les mises facultatives, inultipliables également par quatre ou cinq. Ensuite : lès-unikes (tout l’argent engagé revient au premier ou bien les deux tiers au premier, l’autre tiers au second); les sèrîyes, gagnées par les colombophiles dont deux pigeons sont classés utilement; lès poûyes « les poules », mises inultipliables par 8 ou 10; lès sèrîyes dèsignéyes reviennent aux colombophiles dont les deux pigeons expressément désignés sont classés utilement.

 

Parfois on joue aussi cl magot : chaque colombophile verse une somme égale : le total est gagné par le premier du classement, (p.345) par exemple; ou èl poûye d’ôr, litt. « la poule d’or »  (variante de la « poule »), etc.

Un panier à pigeons s’appelle in panî; enloger : enlojer ou mète à panî; un enlogeur : èn-enlojeû(r); mettre la bague de caout­chouc à la patte du pigeon : baguer l’ pidjon; un convoyeur : in convwayeûr.

 

Actuellement, le colombophile est averti par la T. S. F. du lâcher (lachâdje) des pigeons : on-z-a lachi à chîs-eûres trente cink « on a fait le lâcher à 6 h. 35′ ». On attend la rentrée des pigeons : on wête à pidjons; le vent peut être favorable, dans ce cas : on-z-a l’ vint pour li. De plus, certains amateurs, de par le lieu où ils habitent, ont l’ masse pour ieûs’, litt. « ont la masse pour eux » c’est-à-dire que leur colombier se trouve sur le passage du gros de la volée (èl masse); d’autres sont désavantagés à cause de leur situation excentrique. Sitôt qu’on voit le pigeon pointer (quand on l’ wèt pontyî), on se dissimule pour ne pas l’effrayer. Un bon pigeon r’vint tout dreut (« revient tout droit »), rintère à l’ voléye (« rentre de plein vol ») ou i plondje (« il plonge »), » tchét à bêye, i tchét dins l’ trau « il tombe dans la baie ».

 

D’autres, au contraire, toûneneut d’vant d’ tchér’ (« tournoient avant de tomber »); c’ èst dès toûrnauds (« ce sont des tournards »); d’autres fêyeneut l’ moukèt (litt. « font l’épervier » c’est-à-dire « planent ») ou clapeneut dès-éles (« volent en battant des ailes »). Il faut parfois se résoudre à lachî ‘ne feumèle pou lès fé rintrer. D’autres enfin fêyeneut dou twèt, dèmèreneut su l’ plantche ou dèmèreneut pindus à lès fourtches « s’attardent sur le toit, sur le plancher extérieur de la baie ou dans les verges » : c’ èst dès mwés rintreûs « ce sont de mauvais rentreurs ».

 

Le pigeon, une fois rentré, est constaté au moyen de l’appareil à constater : èl pendule; la bague de caoutchouc que portait le pigeon est enfermée dans une capsule métallique : èl bwèsse à cons­tater; cette capsule est elle-même introduite dans èl constateûr; on dèsclitche « on pousse un déclic » et la constatation est faite auto­matiquement.

 

Autrefois, les colombophiles employaient des coureûs à pidjons : c’étaient des jeunes gens, rapides, qui couraient en se relayant : on coureut à pidjons.

Au début, on courait en tenant le pigeon dans une malette. Le numéro du pigeon était inscrit sur l’aile; dans les cafés se trouvaient dès constateûs, des délégués de la Société colombophile chargés de constater.

 

(p.346) Plus tard, on employa le système des bagues mais les colom­bophiles ne possédaient pas d’appareils individuels : i gn-aveut qu’ in-aparèy pou in d’bout (« petit quartier »). Aussi, devait-on encore couri à pidjons, mais cette fois on n’emportait que la bague enfermée dans la petite boîte métallique réglementaire : èl pidjonisse tapeut l’ bwèsse pa l’ bêye èyèt l’ coureû à pidjons l’ rascoudeut pwîs i s’ mèteut à couri, ène cinkantène dè mètes pus lon, s’ cama­râde, èl  ratindeut; is courint sakant mètes iun à costè d’ l’ aute èy’ is s’ passint l’ bwèsse sin-arèter.

 

Conversations entendues après la rentrée des pigeons

 

Avez constatè ? À quéle eûre astèz ? Dè seû trop târd, il a d’mèrè dins l’ bêye, èl rosse! Dè seû bin (« en bonne position »), d’ creu què d’ seû à tièsse (« en tête »). — Dè seu à ras’ («à la limite » ), — au cu (« à l’arrière »). — C’ èst l’ pidjon lpus kèrtchi qu’ a rintrè l’ preumî. Dj’ é fét in bia côp « j’ai bien réussi ». — Dj’ é fét broke, dj’ é broketè « j’ai échoué ».

Muni de son appareil, le colombophile se rend ensuite au local de la société : i va dèspouyî s’n-aparèy « il va dépouiller son appa­reil »; le siège èl dèspouyeû; on dèsclitche djusdèqu’au d’bout pou ouvri l’ aparèy, pwîs on r’tire les bwèsses avou lès bagues èy’ on marke lès nimèrôs su l’ lisse (« liste »). Pour ouvrir l’appareil, il faut pousser le déclic à fond c’est-à-dire douze fois.

Il se peut que l’ pendule avance ou qu’ èle rustaudje (« re­tarde »). De plus, on doit tenir compte du pwint individuel : le « point » est donné par la distance du colombier au lieu du lâcher : qué pwint avez? — Vos pièrdèz (ou vos gangnèz) in kilomète dèssur mi.

 

Les manières de « djouwer à pidjons »

 

On peut djouwer l’naturèl, c’est-à-dire sans aucun artifice. Mais en vue d’obtenir un meilleur rendement des pigeons, on peut djouwer l’ veûvâdje « pratiquer le veuvage », djouwer l’ célibatére (en forçant un mâle au célibat), djouwer d’ssus tapâdje à nid, d’ssus couvâdje, d’ssus p’tits djon.nes, d’ssus grands djon.nes : engager un pigeon au moment de l’accouplement, de l’incubation ou quand il a des pigeonneaux petits ou grands.

 

D.C., Colombophilie: les convoyeurs préparent, LS 21/03/1994

 

Il existe 7500 colombophiles en Belgique.

L’épreuve la plus réputée au niveau européen: celle de Barcelone

Valeur marchande d’un pigeon qui remporte cette compétition: 2,5 millions et 5 millions de BEF.

Convoitises d’acquéreurs américains, japonais, coréens, taiwanais.

 

 

D.C., Colombophilies : les convoyeurs préparent, LS 21/03/1994

 

La section provin­ciale de la Fédération colombophile veut redynamiser un sport qui a passionné des générationsde Liégeois. Les convoyeurs préparent.

Le pays de Liège s’enorgueillit d’avoir été le berceau, de la colombophilie mon­diale. Ce hobby était, déjà pratiqué en Cité ardente et à Verviers au XIX- siècle.  La ré­gion liégeoise fut non seulement la mère patrie des “ colèbeûs ”(colombophiles en wallon), mais elle peut aussi se targuer d’avoir enfanté les plus grands champions internationaux.

 

Dans les années vingt, plusieurs centaines de milliers de person­nes pratiquaient l’élevage de pi­geons voyageurs.  L’engoue­ment était tel que certaines so­ciétés de charbonnage instal­laient des pigeonniers dans les corns pour permettre leurs ouvriers mineurs de ‘mète dès colons à tape’ (de participer à des concours de pigeons).

 

L’éleveur de pigeons est appelé « colèbeû » dans la zone Namur-Liège, « pidjonisse » dans la zone Brabant-Charleroi et « couloneû » dans le reste du Hainaut.

 

A propos de la colombophilie (s.d.)

 

Preuve significative de la popu­larité de ce hobby en Wallonie, le dictionnaire de Jean Haust (l’ouvrage de référence pour tous les amoureux de la langue wallonne) consacre un quart de page à des termes “ colombo­philiques ”.

 

Cet âge d’or des “ colèbeûs ” semble aujourd’hui définitive­ment révolu.  Ce violon d’Ingres, jadis si prisé, a été victime de la civilisation des loisirs.  Le nom­bre de colombophiles a périclité dans toute la Belgique.  Ils étaient encore 100.000 voici quelques décennies… Ils ne sont plus aujourd’hui que 75.000 dont une majorité en Flandre.  La section liégeoise de la Fédération belge ne compte plus actuellement que 2.800 af­filiés.

 

A l’aube de la nouvelle saison (les concours se déroulent de mars à octobre), la section liégeoise de la RFCB entend relan­cer la colombophilie dans notre province.  Elle compte mener di­verses actions pour recruter de nouveaux “ colèbeùs – (1).  Pre­miere initiative : la refonte du championnat provincial.

 

Jusqu’ici, cette Compétition se disputait selon le Principe de l’“as-pigeon”. Il s’agissait de récolter un maximum de points dans chacune des épreuves (fond, demi-fond, vitesse …) comptant pour ce championnat avec le même pigeon. À partir de cette année-ci, on utilisera la règle des – deux premiers mar­qués ”. Avant chaque Concours du championnat, le colomphobi­le désignera, parmi tous les pi­geons qu’il y inscrit, les deux volatiles susceptibles, selon lui,

d’obtenir le meilleur classe­ment.  Seuls les résultats de ces deux pigeons seront comptabili­sés pour l’attribution du titre provincial.

 

Outre, cette règle des “ deux premiers marqués ”, la section liégeoise de la FBC a aussi déci­dé de donner un coup de pouce aux néophytes qui veulent s’es­sayer au sport colombophile.

 

Ces nouveaux venus pourront ainsi bénéficier de réduction des frais de participation aux concours et de prêts de maté­riel.  Avis aux amateurs !

 

 

Des cotes astronomiques pour les champions à plumes

 

Passion parfois dévorante à laquelle les « colèbeûs » ­consacrent souvent un nombre incalculable d’heures, l’élevage des pigeons peut aussi engen­drer des rentrées financières rondelettes.

 

En région liégeoise, on considè­re que, dans une société colom­bophile de petite taille (une cin­quantaine de membres), le total des sommes pariées atteint 20.000 euros chaque année.  Le colombophile dont un des “ ath­lètes ailés – remporte un con­cours régional peut espérer ré­colter 400 euros. Ses gains peu­vent devenir beaucoup plus sub­stantiels lorsqu’un de ses cham­pions s’impose dans des com­pétitions nationales et interna­tionales.

 

Sur le marché des trans­ferts, la cote d’un pigeon vain­queur d’un grand concours na­tional est, en effet, estimée à 25.000 euros au minimum.  En matière de colombophilie, l’épreuve la plus réputée au ni­veau européen est celle de Barcelone.  La valeur marchande d’un volatile qui remporte cette compétition oscille entre 70.000 et 125.000 euros !

 

Beaucoup de « colèbeûs » re­chignent pourtant à lâcher leurs compétiteurs favoris dans la métropole catalane.  Le survol des Pyrénées n’est pas dépour­vu de dangers et bon nombre de pigeons y sont victimes des chasseurs et des rapaces.

 

Le prix d’un pigeonneau, issu d’une lignée de champions, mais qui n’a pas encore volé peut, quant à lui, déjà atteindre 5000 euros!

 

Les cracks confirmés du sport colombophile attirent sou­vent les convoitises d’acqué­reurs américains, japonais, co­réens ou encore taïwanais.  On raconte même que deux mem­bres de l’ambassade du Japon à Bruxelles épluchent minutieuse­ment tous les résultats des con­cours organisés en Belgique et les consignent sur, ordinateurs dans l’espoir de repérer des champions qui pourraient être transférés au pays du Soleil levant.

 

in : La Hesbaye namuroise, Architecture rurale de Wallonie, Mardaga 1983

 

(p.148) Du droit de colombier: le pigeon est apprécié pour sa chair et son engrais.

Au MA, seul le seigneur qui a droit de haute justice, peut élever un colombier.

Vers la fin du MA, d’autres qui n’ont pas ce droit s’arrogent pourtant le pouvoir d’en posséder.

 

Vannoppen, Van adelijke vleug tot populaire duivensport, in : Mores, 3, 2000, p.13-15

 

 De rotsduif of de Columba Livia, die algemeen voorkwam in de landen van de

 Middellandse Zee is de stamduif van alle duiven, zowel vleesduiven als speelduiven. In historische bronnen kunnen sporen van het gebruik van duiven door de mens worden aangetroffen, De Griek Taurostenes uit Agina stuurde berichten over de overwinningen bij de Olympische spelen per duif naar zijn dorp.

Ook Julius Caesar gebruikte postduiven bij zijn veldtochten in Gallië. In de

 Middeleeuwen ontstonden de duiventorens. In 1146 vonden we ze bij de

 Arabieren. Via de kruistochten kwamen ze naar West-Europa. Het duifrecht was in de eerste fase een voorrecht voor de adel en abdijen. Dit was niet naar de zin van de boeren, die heel wat landbouwschade leden door de duiven in de duiventorens. In de tweede fase en dat vanaf het einde van de Middeleeuwen gingen de grote pachthoven duifhuizen oprichten. Daar kwamen echter beperkingen op. In 1613 konden in het hertogdom Brabant alleen boeren, die 3 – later 9 – bunder rogge hadden, duiven houden.

De duiven uit de duiventorens werden gehouden voor het vlees en voor de

mestproductie.

 

DE DUIF IN DE VOLKSKUNDE

 

In de volkskunde duikt de duif her en der op. Er is de eucharistische duif met

de Gulden Mis. De H. Catharina Labouré is de patrones van de duivenspelers. Haar feestdag is 28 november.

In Aartselaar heeft men de duivenwijding. In Kasterlee ging ‘De Gekroonde

 Duif’ mee in de processie met een duivenkorf en een ‘constateur’. De lotelingen namen een duivenkorf mee om te melden dat ze uit- of ingeloot waren. Er zijn de duiven die losgelaten worden bij trouwfeesten, Er zijn de duifjes op het

 ijsgebak bij een huwelijk. Er is de vredesduif en de duif van de Ark van Noë

 met de olijftak in de bek, De duiven koppelen rond – maar worden in de  volkskunde ook gekoppeld aan Lichtmis (2 februari), Met Lichtmis werd Jezus opgedragen in de tempel en na de besnijdenis offerde jozef een koppel duiven. De mindere goden in de duivensport kwamen in de pot terecht.

 Duif was ‘straf’ eten voor zieken en sportmannen en zo komen we bij de

 gastronomie.

 

 DUIVENSPORT

 

 Duivensport was eerst een stedelijk verschijnsel. De duivensport begon rond

 1800 in het Luikse, Met Luikse kortbekken trokken Luikenaars in 1806 naar

 Lyon waar de duiven werden gelost. De eerste duivenvere niging van de stad Luik dateert van 1815. Antwerpen was een tweede kern van de duivensport. Baron Ulens lag aan de basis van de Belgische reisduif door een Luikse kortbek met de Antwerpse duif te kruisen. In 1825 werd ‘De Granaatappel’ opgericht als duivenmaatschappij in Antwerpen. In 1826 ontstond de eerste duivenmaatschappij te Brussel namelijk de ‘Libre d’ Abéona’.

 Tussen 1840 en 1850 drong de duivensport door in Mechelen en Leuven. Na

 1880 – vooral rond 1890 – drong duivensport op het platteland door. ‘De

 Reisduif’ te Rillaar werd opgericht in 1880- 1881. Emiel Vliebergh haalde heftig uit tegen de duivensport in het Hageland, waarmee heel wat geld verspeeld werd. Ook in Oost-Vlaanderen, West-Vlaanderen en Limburg drong de duivensport door.

De duivenkoten evolueerden snel. Naast de zolderhokken of de hokken in de

 schuren komen de laatste jaren vooral tuinhokken voor. Voor 1940 voederde

 de ‘duivenmelker’ met maïs, bonen, tarwe en wikke. Duiven moesten “opgeleerd” worden, Duivenbonden stelden (p.14) leeropdrachten voor. Verschillende technieken werden (naast het natuurlijk spel) toegepast zoals het nestspel, het kotjesspel met de beul en het weduwschap. Het gedwongen weduwschap was reeds bekend in het Luikse in 1904. Spelers uit Charleroi brachten het naar Overijse. In de winter was er geen spel. Dan heeft men de kampioenenvieringen met prijzen voor jonge duiven (minder dan 1 jaar), jaarlingen (1 jaar), oude duiven (meer dan 1 jaar), fondspelers en halve

fondspelers.

 

Vluchten

 

Elke duivenliefhebber heeft de coördinaten (lengte- en breedtegraad) van de plaats waar zijn duiventil staat. Vanuit het perspectief in onze streken wordt een onderscheid gemaakt tussen verschillende soorten vluchten: vitessevluchten (tot 300 km), halve fond (300 à 500 km), fond tot 800 km

(Zuid-Frankrijk) en grote fond van meer dan 800 km (Spanje), Tussen 1855 en 1926 waren er de Romevluchten, maar de Alpen bleken een te grote hindernis te zijn.

 

De poullebrief werd met de nodige zorg ingevuld en de inzet werd betaald. Hier kwam een echte vakterminologie tot ontwikkeling: miezen, poelen, erepoelen of special, series, schereweg of’sloekker’, uniek en troost. De duiven werden in het duivenlokaal ingekorfd en naar de losplaats gebracht. In het

begin was dit het werk van ‘convoyeurs’ die met manden (‘les hottes’) op de rug van Luik naar Lyon of Orleans liepen.

Later kwamen paard en kar, de duiventrein, de vrachtwagen, de container en het vliegtuig. Heel wat duivenliefhebbers kochten tijdens het interbellum een radio om de weerberichten voor de duivenliefhebbers te beluisteren en om te weten of hun duiven gelost waren.

 

Het constateren onderging een grote evolutie. Voor 1900 brachten lopers de duif zelf in een duivenzak naar het inkorvingslokaal. Later kreeg de duif een stempel met een nummer en dit nummer moest men afschrijven en binnenbrengen.

Daarna moest men de ring tonen in het lokaal, De duivenlopers met de ringen in de Belle Epoque werden prachtig beschreven door G. Gillain te Leuven. Er was gewoonlijk maar één constateur, later kwamen er constateurs op meerdere plaatsen. De constateur werd uitgevonden door Vanden Bossche uit Oudenaarde. Langzamerhand had elke duivenliefhebber een constateur (in Midden-Brabant spreekt men over een ‘nen apparelle’) in eigendom of (meestal) in huur van de duivenbond. Bij de constateurs kwam ook heel wat verandering: na de prikkers kwamen de drukkers. Nu mag men

elektronisch opnemen voor wedstrijden boven de 400 km.

De computer heeft ook in de duivensport zijn intrede gedaan.

 

SPIONNEN

 

In WO. I moesten de duiven geslacht worden. De Duitsers vreesden spionage. Duivenspel was verboden, De wet van 24 juli 1923 was erop gericht militaire duiven te beschermen. Het K.B. van 6 juli 1927 bepaalde dat de burgemeester ofde commandant van de rijkswacht de toelating moest geven om een

duiventil op te richten, De duivenliefhebbers moesten verplicht lid zijn van de Koninklijke Belgische Duivenliefhebbersbond. Deze werd opgericht in 1910. Tijdens WO.

II werden de duiven uit de streek op Duits bevel verzameld in Anderlecht. Ze werden uit enkele provincies (zoals West-Vlaanderen) geëvacueerd. Alle drie maanden moesten in België lijsten ingevuld worden voor het gemeentehuis om te zien of er geen duiven verdwenen waren, Er is na de oorlog zelfs het

monument van de duif als weerstander opgericht.

 

Duivensport is altijd een mannenzaak gebleven, De hobby was soms erfelijk. In Diest had men na Wereldoorlog I duivenbonden per politieke kleur. Er waren duivenbonden voor de beter gesitueerden, In Asse had men rond 1900 de , rijkenbond’ of ‘De Duivenbond van Asse’ en ‘De Snelle Vlucht’ of’De bond van de werkende klasse’. Er was ook de tegenstelling tussen de stedelingen en het platteland, ‘Sans Peur’ in Herent ontstond in 1903 als afscheiding van een Leuvense duivenbond. In Wezemaal bestond in 1996 de duivenbond voor de helft uit gepensioneerden. Er komen geen jongeren bij, Duivensport was na W O. II vooral de hobby van arbeiders en boeren.

 

Men geeft miljoenen voor kampioenen op Barcelona. Voor de gewone spelers zijn er de duivenmarkten van Lier, Aarschot en Begijnendijk.

 

THEMA VOOR HEEMKUNDIG ONDERZOEK

 

In eigen heem is het belangrijk om te noteren welke duivenmaatschappijen er bestaan hebben en er nog bestaan.

Reglementen, verslagboeken, foto’s, lijsten met uitslagen kunnen hierbij heel wat helpen. Er zijn ook de Vlaamse Volkssportendossiers te Leuven, bewaard in het “Sportkot” (K.U.Leuven) waarin we heel wat duivenmaatschappijen,

ook uit Brabant, terugvinden. Er bestaat ook een gespecialiseerde pers: Onze Reisduiven van de Koninklijke Belgische Duivenliefhebbersbond, Duifke Lacht, Duivenkrant, De Belgische Duivensport. Allerlei bronnenmateriaal, ook interviews, kan worden aangewend.

Zo onderzocht ikzelf de duivensport in de fusiegemeente (p.15) Kortenberg: ‘De Snelle Luchtvlieger’ van Everberg (gesticht in 1890 en opgedoekt in 1 980) had de concurrentie van de duivenbonden van Vrebos en de Kruisstraat. ‘De Snelle Reisduif’ van Meerbeek bestaat nog, Ze is als duivenbond vrij laat ontstaan omdat er een samenwerking bestond tussen de Meerbeekse duivenmelkers en de Everbergse van ‘De Snelle Luchtvlieger’, In 1900 werd te Kortenberg de vereniging ‘De Jonge Duivenliefhebbers’ opgericht, Die is nog steeds actief

De duivenbond ‘De Verstotelingen van de Achterenberg’ uit 1925 verdween rond 1990. Voor 1914 was er een duivenbond bij Jozef Boon te Erps. Tijdens het interbellum waren er duivenbonden bij Vandeven en bij Van Eycken in Kwerps.

Deze laatste was de duivenbond ‘De Snelvliegers’ die in 1954 nog bestond. In Erps-Kwerps zijn ook alle duivenbonden verdwenen. Het opstellen van een geschiedenis van de duivensport in eigen heem is een noodzaak, want heel wat duivenbonden verdwijnen.

 

1 Een beknopte bibliografie van geraadpleegde literatuur: A. van den Hoek, G. van Grembergen en J, Hermans, Het grotepostduivenboek, 1981; J. Ryckeboer, De duivensport: poging tot het opstellen van een overzicht van de meest fundamentele facetten van het spel met de reisduif, wat betreft het ontstaan, de evolutie en de speltechnische aspecten, onuitgegeven licentiaatsverhandeling, K.U.Leuven, Instituut Lichamelijke Opleiding, 1974; Ons Heem 26 (1972) 5; J. Vleeracker, Sociaal-culturele analyse van de duivensport als volkssport en subcultuur: bijdrage tot de Vlaamse volkssportdossiers, onuitgegeven licentiaatsverhandeling, K.U.Leuven Instituut Lichamelijke

Opvoeding, 1982; S. Wittouck, De hedendaagse duivenliefhebberij:

volledig wetenschappelijk geïllustreerd handboek over duivenkweek, met

talrijke practische wenken over vogelenteelt, Brugge, Houdmont-

Boivin, 1904; S. Wittouck, La Colombophilie parfaite: encyclopédie

pigeonnière illustrée, Bruges, Houdmont-Boivin, 1905; A, Malfait,

Bewust duivenmelken, Antwerpen, Maklu, 1994.

2 World Pigeon Center, LIENHYPERTEXTE http://www.wpc.be/Nederlands/nedframes.htm/ www.wpc.be/Nederlands/nedframes.htm/

 

On constate li pidjon.

li constateû

(in: EB, 431, 1990)