manières vivre passé bâtiment
CONFISERÎYE / BOUBOUNERÎYES
Confiserie
1 Lès boubounes ou tchikes / Les bonbons
Les Bonbons, in : EMVW, 1924-30, p.87-88
Partout, il existe de petites boutiques où les enfants peuvent se procurer, pour un prix modique, des bonbons en sucre très ordinaires. L’industrialisation de la confiserie en met aujourd’hui à leur disposition de formes et de couleurs variées. On voit aussi de petits fabricants préparer ces bonbons à l’aide d’un laminoir garni de moules. Mais autrefois le confiseur procédait autrement.
Il cuisait une pâte de sucre, la versait sur une plaque de marbre où il la laissait un peu refroidir et se solidifier. Puis, il la travaillait longuement en l’étirant. Pour cette opération, il accrochait sa pâte à un gros crochet de fer fixé au mur, la tirait à lui, puis, à la façon d’une corde, la lançait de nouveau sur le crochet, pour recommencer un grand nombre de fois le même mouvement.
Lorsque la pâte était consistante à point, le confiseur en formait des cylindres ressemblant à des boudins, en roulant sa pâte sur le marbre à l’aide des deux mains étendues. Ensuite, au moyen de ciseaux, il débitait le « boudin » de sucre en multiples morceaux, en ayant soin de tordre son cylindre d’un quart de tour à chaque sectionnement. De cette manière, les traces des deux coups de ciseaux se montraient sur chaque tronçon en sens contraire.
Il serait intéressant de recueillir les noms donnés à ces bonbons populaires. A Liège, ce sont des tchikes; en français dialectal, « chiques » ; dans l’ouest wallon, des pwas d’ chuke, pois de sucre ; à Huy, ce sont des nènès (nom enfantin du bout du sein). Cette dernière dénomination est très répandue.

distribuwadje di pîces di manôye èt d' boubounes à on batème / distribution de pièces de monnaie et de bonbons lors d'un baptême
(Henri Librecht, 1949)
2 Lès caramèls (nf) / Les caramels (nm)
Jules Massonnet, Dictionnaire gaumais
caramèle : nf caramel ; autrefois c’étaient de petites plaques quadrangulaires de sucre plus ou moins caramélisé ou candisé, qui étaient enveloppées de papier de couleurs diverses, et qui renfermaient des billets doux, souvent en mauvais vers, qu’on appelait biyèts d’ caramèles, et qui facilitaient aux amoureux timides, les premières galanteries ou même les déclarations d’amour.