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TÈYÂTE

Théâtre

Lès poupenètes / Les marionnettes

1 Li “Bètlèyèm” di Vèrvî / Le “Bethléem” de Verviers

li Bètlèyèm di Vèrvî

(in: Julien Remoortere, Le Guide des Fêtes, Lannoo, 1995)

J.-L. R., Typique et original: Bethléem-sur-Vesdre, AL 21/12/1993

 

Verviers

 

Dans les caves du musée Cornet de la rue des Raines repose une fresque qui se réveille uniquement aux fêtes de fin d’année: le Bethléem verviétois.  Composé de maquettes et de figurines animées relatant la Nativité du Christ, cette oeuvre est une survivance d’un an­cien théâtre de marionnettes.  Un art verviétois qui remonterait à 1627 et qui fit jadis des émules, Verviers comptant de nombreux « Bethléem » au 19e siècle.

Savoureuse par son wallon verviétois ponctué de nombreux chants, cette Nativité dé­taille une vingtaine de scènes du mariage de la Sainte-Vierge à Saint-Pierre qui pêche en passant par l’annonciation, la bergerie, la crèche, les Rois Mages, la fuite en Egypte ou le massacre des innocents. 

DESCRIPTION DU “BETHLEEM”

Après avoir gravi un vieil escalier de bois, on découvre, sous une impressionnante charpente, le “Bethléem” dont les stations sont ran­gées côte à côte le long des murs des combles. L’espace est exigu: vingt personnes au maximum peuvent prendre place dans ce lieu sombre que n’agrémente rien qui soit étranger au “Bethléem”.

 

Le “Bethléem” verviétois présente certaines similitudes avec les théâtres de marionnettes; les personnages sont de petits sujets de bois ou de papier mâché mesurant une vingtaine de centimètres, portant des vêtements naïfs aux couleurs chaudes. Certains sont articulés, mais alors le mouvement est très simple. A l’inverse des marionnettes, les personnages mobiles sont actionnés par le bas. Ce sont des jeunes gens qui rampent sous les tables, supportant les stations et qui font se mouvoir, grâce à des fils de fer, les personnages de la station que regardent les spectateurs.

Car au contraire des spectacles de marionnettes, ici ce sont les spec­tateurs qui se déplacent et non les personnages! En somme, ce “Bethléem rappelle ces chemins de croix qui furent en vogue jusqu’il y a peu et où les fidèles se déplaçaient de station en station, retrouvant de l’une à l’autre les mêmes personnages.

 

LE “JEU DU BETHLEEM”

 

Première station: au début de la représentation, une voix enregistrée commente pour le public qui se presse devant la station: “Voci l’ èglîse Sint-Simèyon, wice quu Marèye èt Djôsef ont r’çû l’ bènèdicsion”. Et les projecteurs éclairent une petite “église” à l’intérieur de laquelle se trouvent Marie, Joseph et Siméon.

 

Deuxième station : “1’adoratoire de la Sainte Vierge” et la scène de 1’Annonciation.

Troisième station: Un moulin à vent et le meunier qui va moudre le grain qu’on portera à “l’ èfant Jésus” à Bethléem.

Quatrième station: la “montagne d’Isaïe et la Vierge qui rend visite à sa cousine Elisabeth.

Cinquième station: Marie et Joseph sont chasses de l’auberge. On voit l’aubergiste, plus charitable, qui corrige avec un bâton sa femme qui a refusé l’hospitalité à la Sainte Famille.

Sixième station :un berger indique “avec le pied” à des paysans la route qui.mène à Bethléem.

Septième station : d’autres paysans descendent de la montagne pour aller à Bethléem; ils chantent une chanson populaire avec alternance solistes et choeur.

Huitième station: autres paysans qui chantent.

Neuvième station:

Dixième station :l’étable de la crèche. ” Vos vèyez lu sinte Vièrje d’ on costé èt sint Djôsef du l’ aute”. Chants avec alternance de couplets en verviétois et en français.

Onzième station: les bergers mangent le bon “cougnou d’ Noyé”.

Douzième station: “Voici lu steûle à quawe” (voici l’étoile à queue (litt.) qui montre la route aux trois rois.

Treizième station :présentation de Jésus au temple et cantique de Siméon.

Quatorzième station: “Voici le ménage de la Vierge”. Marie file la laine tout en berçant Jésus avec le pied. On aperçoit un petit chat dans un coin.

Quinzième station: la fuite en Egypte.

Seizième station: le massacre des Innocents.

Dix-septième station:!’armée d’Hérode part à la poursuite de la Sainte Famille.

Dix-huitième station: Hérode demande à un laboureur quel chemin a pris la “blanche Dame”?

Dix-neuvième station: arrivée en Egypte. Joseph devient charpentier ; on peut le voir qui scie une planche.

Vingtième station: Jésus parmi les Docteurs, au temple de Jérusalem.

 

Un long chant se termine par “Turlututu, Turlututu, adiè, binamé Jésus!”

 

Vingt-et-unième station: le cycle de la Nativité est terminé ; un Saint-Pierre facétieux donne à sa manière aux spectateurs de “l’eau bénite pour s’en aller”: il frappe d’un bâton prolongé par une sorte de ra­quette une vasque remplie d’eau et éclabousse ainsi les curieux qui se sont approchés pour me voir.

 

 

HISTORIQUE

 

Jules Feller qui l’a étudié longuement, fait remonter le premier “Bethléem” verviétois à la première moitié du 17ème siècle. Des reli­gieux Récollets l’auraient en effet introduit à Verviers vers 1627. Si on est très mal renseigné sur ces origines, on sait par contre qu’au 19ème siècle, plusieurs “Bethléem” ont existé à Verviers; étaient particulièrement célèbres ceux de Wislet (rue de la Halle), de Lange (enclos des Récollets), de Hautet (rue Saint-Antoine), de Bourguignon (rue Grandjean) et surtout celui de Nicolas Ville (Thiers de Spintay). Ce dernier, qui fut créé en 1862, n’est autre que le “Bethléem” conservé aujourd’hui au Musée.

L’histoire de ce petit théâtre fut mouvementée. Après une période de succès, iJ fut laissé à l’abandon à la fin du J9ème siècle; re­constitué en 1890 par Rodolphe Closset puis patiemment restauré, il fut animé par différents “montreurs” et fonctionna en divers endroits de Verviers. IJ fut par la suite acquis par le Musée Communal et à nouveau restauré. C’est à la Noël 1902 qu’enfin il fut à nouveau présenté au public.

 

 

INTERPRETATION

Le “Bethléem” verviétois s’inscrit dans la large tradition des crèches qui remonte au Moyen-Age. Crèches vivantes à Namur, Noëls au théâtre Tchantchès à Liège, diorama à Einsiedeln en Suisse, santons de Pro­vence, “Bethléem” verviétois: autant de manifestations d’hier, d’au­jourd’hui ou de demain sur un même thème et qui relèvent du même désir de visualiser, voire “d’audio-visualiser” le mystère de Noël.

D’autres “Bethléems” ont existé ailleurs qu’à Verviers.

(in: Julien Remoortere, Le Guide des Fêtes, Lannoo, 1995)

(à complèter / à compléter)

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Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire).

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