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 Inventaîre dè l’ litèrature walone 

Inventaire de la littérature wallonne des origines (vers 1600) à la fin du 18e siècle

403 eûves / 403 oeuvres – Maurice Piron (ULg)

Maurice Piron, Inventaire de la littérature wallonne des origines (vers 1600) à la fin du XVIIIe siècle, Commission communale de l’histoire de l’ancien pays de liège, 1962

 

 

INTRODUCTION

 

  1. — C’est aux environs de 1600 que débute la littérature wallonne, c’est-à-dire l’ensemble des Å“uvres composées dans l’un des parlers populaires de l’actuelle Belgique romane ou Wallonie.

Une accession aussi tardive de nos dialectes au plan de l’expression écrite a bien de quoi déconcerter, à première vue, et elle n’a pas manqué, en effet, de soulever, dans un passé encore proche de nous, questions et débats (1).

Pourtant, les origines de la littérature wallonne s’éclairent dès qu’on les confronte avec celles des littératures dialectales

 

(1*) Voir notamment J. feller, Français et dialectes chez les auteurs belges du moyen âge, dans Bull, de la Comm. Roy. de Topon. et Dialecl., t. V, 1931, pp. 60-61 ; M. valkhoff, Philologie et littérature wallonnes, Vade-mecum, Gronmgen, 1938, pp. 59-60 ; R. lejeune, Définition de la littérature wallonne, dans Neophilologus, t. XXVI, 1940, pp. 81 et ss. et Histoire sommaire de la littérature wallonne, 2e édit., Bruxelles, 1942, pp. 33-36. — Du point de vue linguistique, Le problème de l’ancien wallon (Paris-Liège, 1948), de L. remacle a montré que n’existe pas au moyen âge une littérature wallonne considérée comme une littérature en dialecte, au sens où les dialectologues entendent ce terme.

 

(p.2) de la France (tout au moins du groupe dit d’oïl). De Genève à Rouen, du Poitou au Pays de Liège, partout, en moins d’un siècle (±1535-1615), apparaissent les premiers textes patois. Le synchronisme que manifeste la naissance d’Å“uvres versifiées qui tirent leur originalité de l’emploi conscient d’un idiome vernaculaire doit s’expliquer par une conver­gence de faits linguistiques, historiques et psycho-sociaux, caractéristiques des provinces de langue française au XVIe siè­cle. Comme j’ai déjà traité cette question ailleurs (1), on me permettra de ne pas m’y attarder davantage ici.

 

  1. — Une fois mise en lumière la naissance des littératures patoises, il reste à décrire leur production, depuis l’époque des premiers monuments jusqu’au lendemain de l’Ancien Régime où, dans un climat d’idées sensibilisé par le roman­tisme, se joue alors le destin de chacune d’entre elles : se renouveler ou tendre à l’effacement.

C’est ce que j’ai décidé de faire pour la littérature wallonne en préparant un « Répertoire descriptif des textes wallons, manuscrits et imprimés, des XVIIe et XVIIIe siècles ». La tâche était malaisée : les deux premiers siècles de nos lettres dialectales sont les plus mais connus de leur histoire ; et elle pouvait paraître vaine ou fastidieuse : n’a-t-on pas décidé une fois pour toutes que les « enfances » de la littérature wal­lonne sont pauvres en Å“uvres et quasi dénuées d’intérêt ?

 

(1) Successivement et avec des développements progressifs dans Les Lettres wallonnes contemporaines, 2e édit., Paris-Tournai, 1944, pp. 9 et 73-74 ; Evolution de la littérature wallonne dans Grande Encycl. de la Bel­gique et du Congo, t. II, 1952, pp. 533-534; Lettres françaises et lettres dialectales de Wallonie, dans Histoire ill. des lettres franc, de Belg., Bruxelles, 1958, pp. 631-635, et Les littératures dialectales du domaine d’oïl dans Histoire des littératures, t. 3 (Encyclopédie de la Pléiade), Paris, 1958, pp. 1414 ss. —• Voir à ce sujet C.-Th. gossen, Nordfranzösische Mundartliteratur, dans Zeitschrift fur roman. Phil., t. 77, 1961, pp. 545-549.

 

(p.7) Pendant plus de vingt ans, j’ai recherché les vieux textes wallons. Les plus célèbres — une poignée — étaient faciles à atteindre. Mais les autres ? Beaucoup reposaient dans des bibliothèques privées, dormaient sous la poussière d’archives à peine inventoriées, se faisaient oublier dans quelque dépôt public où nul ne s’avisait de leur existence. Puis, il y avait les textes fugitifs et latitants : ceux dont la trace, un instant repérée, se perd aussitôt, ceux qu’il faudra débusquer, avec ou sans ruses…

 

  1. — En 1933, dans l’introduction du Dictionnaire liégeois, le meilleur connaisseur de notre passé dialectal, après avoir cité les trois plus anciens textes du XVIIe siècle, écrivait : « De ce siècle et du suivant, on possède une cinquantaine de poèmes » (p. XVIII). Jean Haust excluait de son estimation les noëls, « dont plusieurs peuvent remonter au XVIIIe et même au XVIIe siècle », ainsi que les chansons de l’époque révolutionnaire (1). Et il ne parlait que des textes en dialecte liégeois, qui représentent, à vrai dire, près de quatre-vingt-dix pour cent de la production antérieure au XIXe siècle. En tenant compte de ces données, on arrivait à quelque 125 textes pour l’ensemble des parlers liégeois, à un peu moins de 150, si l’on y ajoute les pièces namuroises, montoises et nivelloises connues à l’époque.

L’Inventaire de la littérature wallonne des origines à la fin du XVIIIe siècle, que je publie aujourd’hui, dénombre 405 unités (2).

Ce chiffre dira, à lui seul, si le travail de prospection auquel je me suis livré valait la peine d’être entrepris.

 

(1) « A. body en a recueilli et publié plus de 250 », écrit J. haust (ibid.), mais il importe de noter que 42 seulement de ces pièces sont en patois tandis que tout le reste est en français.

(2) II compte 403 numéros, plus les 137bis et 205bis.

 

(p.8) 4.  — Le présent Inventaire, je ne saurais trop y insister, constitue à mes yeux une étape préparatoire du Répertoire descriptif que j’espère mener à terme. C’est le bilan sommaire de mes recherches, et aussi le bordereau d’une enquête que je voudrais compléter, cette fois, avec l’aide de mes lecteurs. Ainsi se justifie une publication qui s’adresse en ordre principal aux érudits  : bibliographes, bibliophiles, archivistes, collec­tionneurs, etc.,   Mon  souhait est que,   confrontant ce  que j’ai trouvé avec ce qu’ils possèdent, ils puissent enrichir mes relevés de quelque pièce inconnue ou ajouter de nouveaux témoins  aux manuscrits  et  aux  imprimés  anciens  dont je fais état.

 

  1. — Le but avant  tout pratique assigné à ce travail me dispensait,  à  propos  de  chaque  pièce  inventoriée,  d’entrer dans des détails qui trouveront leur place parmi les notices du Répertoire descriptif. Cet ouvrage, en préparation, four­nira  la  description  méthodique  des  documents  et  donnera l’analyse, avec des extraits, de chaque texte, celui-ci étant caractérisé sous le rapport linguistique, historique, littéraire. En même temps qu’il indiquera le domicile des pièces, préci­sion qu’il ne m’a  été possible de noter ici que pour la mino­rité d’entre elles (-1), le  Répertoire me procurera l’occasion de citer avec gratitude les personnes qui m’ont ouvert leurs portes et celles qui m’ont aidé à en ouvrir d’autres.

 

(1) Beaucoup de ces documents, en effet, attendent, dans certaines bibliothèques de caractère privé, d’être classés ou reclassés, de manière qu’on puisse les atteindre commodément. Il en est d’autres que j’espère faire domicilier dans un dépôt où leur consultation sera aisée et leur conservation assurée, à l’abri du vandalisme éclairé qui a coûté si cher, par exemple, aux collections d’Ulysse Capitaine. — Pour pallier quelque peu les inconvénients d’un état de choses que je déplore le tout premier, il me semble utile de signaler que la plupart des pièces qui me sont passées par les mains ont été soit photographiées, soit photocopiées par les services du Musée de la Vie wallonne, à Liège, grâce à l’intervention généreuse de son directeur, M. Edouard Remouchamps. Les négatifs reposent dans les archives du Musée, sous l’index 46.B.2 du Catalogue systématique. Voir aussi infra l’Annexe II.

 

(p.9) Ceci dit, il convient que j’explique brièvement l’économie de cet inventaire.

 

  1. Classement. — Alors que le Répertoire énumérera les Å“uvres selon l’ordre chronologique, dans un classement unique, sans distinction de thèmes ou de genres, l’Inventaire adopte un principe différent. Les textes sont ici groupés en six sections, de façon à dégager, dans ses grandes lignes, la nature de l’inspiration qui les commande.

C’est surtout par les sections I (Les affaires politiques et religieuses), II (Eloges et compliments de circonstance) et III (Faits divers et traits de l’actualité locale) — plus des trois quarts de l’ensemble — que s’affirme le caractère dominant de cette production d’Ancien Régime que je définissais, dès 1940, «une littérature d’action et de circonstance» (1). La gratuité du jeu poétique, l’idéal artistique lui demeurent en principe étrangers. Mis à part les noëls, — autre aspect de la poésie de circonstance, — les seuls « exercices » purement littéraires consistent en essais dramatiques, traductions ou parodies ; réunis dans la section V (Variétés), ce sont de loin les moins nombreux : seize numéros. Du même coup, on comprendra pourquoi cette production relève plutôt de l’histoire et des historiens.

Il arrive que certains textes manquent dans la section où on les attendait. Telles les pièces composées à l’occasion de l’élection, puis de la confirmation du prince-évêque Ch. d’Oultremont (1763-1764) ; telles aussi les chansons de l’époque révolutionnaire relatives à la restauration du prince-évêque Hcensbroeck (1791) ou à l’élection de son neveu et successeur Méan (1792). Ces pièces pouvaient figurer parmi les compli­ments de circonstance, au même titre que les vers sur l’élec-

 

(1)  Un poète pamphlétaire liégeois à l’époque de la Révolution, dans Annuaire d’Histoire liégeoise, t. II, p. 388.

 

(p.10) tion du prince-évêque Velbruck (1772). II m’a paru plus convenable de les ranger parmi les écrits polémiques de la première section. Car la circonstance qui les a inspirés, si elle est une occasion de réjouissance publique, apparaît surtout comme une manifestation de la vie politique ; ce sont d’ail­leurs les remous de celle-ci qui expliquent et le nombre de ces pièces et l’accent qui les distingue.

 

  1. Datation. — Pas plus qu’elles ne portent de nom d’auteur, les impressions wallonnes anciennes ne sont d’ordinaire datées. Et il en va de même, a fortiori, des manuscrits, qui sont les plus nombreux. La datation reste cependant aisée chaque fois que la pièce, comme il arrive assez souvent, concerne un événement connu par d’autres sources historiques. Faute de quoi, elle devient problématique et incertaine.

L’essentiel était de respecter le cadre chronologique fixé et, par conséquent, de ne pas attribuer au XVIIIe siècle une Å“uvre qui appartient au début du XIXe. La ligne de démarcation entre écrits des XVIIe et XVIIIe siècles, difficile à tracer, avait ici beaucoup moins d’importance.

Il n’a pas toujours été possible de faire le départ souhaité. Se fonder sur l’aspect de l’écriture quand il s’agit de manus­crits relativement modernes, c’est un leurre et, pour peu qu’on cède à l’envie d’ajouter à son tableau de chasse, c’est, neuf fois sur dix, s’exposer à vieillir indûment un texte. Bien des plumes qui ont appris à former les lettres avant 1789 se sont encore exercées après 1800… J’ai préféré n’accueillir les textes que par la porte étroite. C’est ainsi que les Å“uvres attribuées à des auteurs dont la carrière est à cheval sur la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle (l’abbé Hénault, l’abbé Ramoux, l’abbé Bellefontaine, le notaire Dumont) ont été écartées, lorsque rien de positif ne permettait de leur assigner avec probabilité une date antérieure à 1800.

Néanmoins, un texte non daté et apparemment non datable a pu, dans bien des cas, être retenu, tantôt par la présence (p.11) d’une allusion capable de fixer un terminus ad quem, tantôt grâce au caractère ancien du document qui nous le trans­mettait. Le lecteur comprendra que je laisse au futur Réper­toire le soin de produire les justifications.

A l’intérieur de chaque section, on a suivi l’ordre chrono­logique. Chronologie peu rigoureuse parfois, puisque certains textes — on vient de le dire — ne peuvent être datés qu’ap-proximativement. C’est notamment le cas de toute la section IV.

 

  1. Présentation. — A côté du numéro d’ordre, un avant-titre en grasse permet de se rendre compte d’emblée du sujet ou du thème de la pièce.

Le titre du texte est ensuite reproduit en italique, dans la graphie de son témoin le plus ancien. Lorsque le titre manque ou est trop général, l’incipit de l’Å“uvre permettra de l’iden­tifier.

On trouvera du reste, en annexe, la table alphabétique de tous les incipit. En recourant à cet index, le lecteur repérera aussitôt l’Å“uvre dont il connaît les premiers mots. Sa consul­tation offrira, par là même, le moyen de contrôler si un docu­ment nouvellement découvert correspond ou non à un texte inconnu du présent Inventaire.

Vient alors une brève analyse, toujours introduite par l’indication du genre de la pièce (poème, chanson, etc.) et de son dialecte (liégeois, verviétois, namurois, etc.). Cette analyse, réduite à quelques mots, fait connaître au lecteur l’objet ou la destination de l’Å“uvre, à moins que le titre ne soit tout à fait explicite. On mentionne, pour -finir, la nature des sources (manuscrits, imprimés anciens, copies) qui nous ont transmis le texte.

Quand un texte ne nous est pas parvenu, bien que son exis­tence soit attestée par une mention dans un catalogue, un périodique, etc., on le signale au moyen d’un astérisque placé (p.12) à côté du numéro d’ordre. L’attention est ainsi attirée sur une quinzaine de pièces à retrouver.

Enfin, on indique, le cas échéant, les éditions procurées par l’érudition contemporaine, depuis 1844, date de la première chrestomathie des lettres wallonnes, jusqu’à nos jours. Si un texte a bénéficié d’une édition philologique, celle-ci seule est mentionnée. D’autre part, on ne tient pas compte des réim­pressions d’une édition moderne.

Conséquence inattendue de ces références bibliographiques : leur nombre relativement minime fait ressortir toute la part d’inédit que comporte encore la littérature wallonne des XVIIe et XVIIIe siècles. Car on admettra sans peine qu’une feuille volante ou une plaquette imprimée à l’époque et dont il ne reste le plus souvent qu’un ou deux exemplaires, pos­sèdent la valeur qui s’attache à un document manuscrit.

 

  1. — Travail d’approche, avons-nous dit plus haut, en parlant de cet Inventaire. C’est un peu plus quand même… Ne serait-ce pas déjà comme la reconstitution de notre ancien patrimoine littéraire wallon, dispersé par l’indifférence avant même d’avoir pu sombrer dans l’oubli ? En en révélant l’existence, je ne prétends certes point mesurer sa valeur à son ampleur. Pourtant, à côté de bluettes sans intérêt et de couplets dérisoires, combien d’oeuvres méritent considération rien que par leur développement soutenu, sans parler de la richesse insoupçonnée des détails qu’elles apportent sur la vie de jadis ! Parmi les pasquèyes de jubilé, celle de la SÅ“ur M.-J. Pondant (1743) compte 736 vers et celle de dom Godin (1764) en a 807. La traduction de la Henriade travestie par le peintre Hanson comporte 3740 octosyllabes, tandis qu’on en dénombre 3752 dans son adaptation des Lusiades. Et je cite seulement des Å“uvres qu’on ne peut lire qu’en manuscrit.

L’histoire littéraire des provinces belgiques s’étonne ou s’afflige du silence — relatif — de nos muses, entre le siècle (p.13) de l’humanisme et le siècle du romantisme. Pour l’ancien Pays de Liège et notamment pour sa capitale, on saura main­tenant à quoi s’en tenir. Seulement, la pauvreté des lettres françaises au bord de la Meuse, pendant deux siècles, sur­prendra moins, si l’on songe qu’au même moment, la verve poétique de nos pères s’est exprimée volontiers par le truche­ment de leur vieil idiome national, au point d’alimenter une tradition dont, jusqu’aujourd’hui, nous n’avions qu’une faible idée.

 

Maurice piron.

 

OUVRAGES CITÉS PAR ABRÉVIATIONS

 

  1. S. W. Annuaire de la Société liégeoise de littérature wallonne,

Liège, in-16, à partir de 1863.

  1. D. Bulletin du Dictionnaire général de la langue wallonne,

Liège, in-8°, à partir de 1906.

body                 [Recueil   de   chansons,   épigrammes,   etc.,   en wallon    et

en français, concernant la Révolution liégeoise de 1789], par Albin body, dans B. S. L. W., t. XIX (= 2e série, t. VI), pp. 5-383, Liège, 1881.

  1. S. L. W. Bulletin de la Société liégeoise de littérature wallonne, Liège, in-8°, à partir de 1857.
  2. S. V. A. H. Bulletin de la Société verviétoise d’Archéologie el d’Histoire, Verviers, in-8°, à partir de 1900.

Choix                 Choix de chansons et poésies wallonnes (pays de Liège),

recueillies par MM. b[ailleux] et d[ejardin], Liège, 1844, in-8°, XXII-206 pp.

terry et          Recueil   d’airs   de   cramignons   liégeois,    par    Léonard

chaumont.         terry    et    Léopold    chaumont,    dans    B. S. L. W., t. XVIII (= 2e série, t. V), XV-597 pp., Liège, 1889.

 

 

SECTION 1

 

LES  AFFAIRES   POLITIQUES ET   RELIGIEUSES

 

  1. Sonnet anticalviniste (1622).

Sonè ligeôi a’ minis.

Sonnet liégeois contre le prédicant calviniste Daniel Hochedé de la Vigne, parle Frère Mineur Hubert Ora (ou Dheur). Impr. parmi les pièces liminaires d’un volume de controverse : Le chasteau du Moine opposé à la Babel de Hochedé Nembrolh de la Vigne (etc.) par Louys du Chasteau, Liège, Chr. Ouwrex, 1622 (quatre ex. connus).

Edit. phil. J. haust, Les Irais plus anciens textes [wallons], Faculté Philos, et Lettres de Liège, fasc. XXVIII, 1921.

 

  1. Les paysans et la guerre (1631).

Complainte des paysans liégeois sur le ravagemenl des soldais : suivye d’une plaisanle débauche.

Poème dialogué liégeois à 4 personnages sur les déprédations des troupes espagnoles et l’espoir d’un prochain rétablissement de l’ordre. Deux placards à 3 col., s. 1. n. d. (un ex. connu).

Edit.  phil.  J.   haust,  Quatre  dialogues de paysans,   coll.   « Nos Dialectes », n° 9, Liège 1939.

 

  1. Les paysans et la guerre (—1632).

Le Salazar liégeois.

Poème dialogué liégeois à 3 personnages, au sujet d’un crime de guerre perpétré en Campine par la soldatesque (p.15) espagnole du comte Salazar. Placard à 3 col., s. 1. n. d. (un ex. connu).

Edit. phil. J. haust, ibid.

 

  1. Les paysans et la guerre (1636).

Entre-ieux de paysans sur les discours de lamin Brocquege, Stasquin son fils, Wery Claba el un soldat français.

Poème dialogué liégeois à 4 personnages sur les brigandages de l’armée espagnole aux alentours de Liège. Placard à 5 col., s. 1. n. d. (un ex. connu).

Edit. phil. J. haust, ibid.

 

  1. Les paysans et la guerre (1636).

La Désolation des pauvres paysans liégeois.

Poème dialogué liégeois à 2 personnages sur les violences commises par les Croates de l’armée impériale sous les ordres de Jean de Weert. Placard à 3 col., s. 1. d. n. (un ex. connu). Edit. phil. J. haust, ibid.

 

  1. Contre les prédicants (—1650).

Novelle chanson di danse de predican forquite qui vole dare leu naren so le purlog del calholik cité di lig.

Chanson liégeoise pour dénoncer les dangers de la prédi­cation protestante et engager le peuple à la combattre. Placard à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu). Edit. Choix, n° II.

 

  1. Controverse sur la religion réformée (—1650).

Dialogue entre un liégeois catholique et un reformé.

Chanson bilingue (franco-liégeoise) mettant aux prises un homme du peuple et un pasteur s’efforçant de le convertir. Copie XIXe siècle.

Edit. Choix, n° XXIX, d’après autre état, moins complet.

 

  1. La politique liégeoise et l’alliance française (1672 ?).

Discours entre Waly Pierfy et Cotée Grofit.

Monologue en vers liégeois pour revendiquer la tradition­nelle neutralité contre les partisans de la politique d’alliance française. Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. G. hennbn, B. S. V. A. H., t. XIII, 1913.

 

  1. Contre l’alliance française (1675).

Autre pasqueij sur les Visetoy.

Monologue en vers liégeois pour railler, entre autres, les sympathies françaises de la bonne ville de Visé, au lendemain de la démolition de ses murs sur ordre de Louis XIV. Manuscrit XVIie siècle.

Edit. G. hennEn, ibid.

 

  1. Les paysans et la guerre (1675).

Dialogue entre Pasquot et Robiel.

Poème dialogué hutois à 3 personnages (l’épouse Houbinne intervenant dans la scène des adieux qui précède le testament de P.), au sujet des méfaits commis dans le pays de Huy par les troupes impériales du général Ghavagnac. Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. F. tihon et J. feller, Annales du Cercle hutois des Sciences et Beaux-Arts, t. XIX, 1922.

 

  1. Les affaires publiques à Liège (1676).

Discours entre Jollel et Muslay.

Poème dialogué liégeois à 2 personnages pour défendre les droits de la bourgeoisie et des métiers contre les « larrons de Cité ». Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. G. hennen, B. S. V. A. H., t. XIII, 1913.

 

  1. La politique liégeoise et l’alliance française (1672 ?).

Discours entre Waly Pierfy et Cotée Grofit.

Monologue en vers liégeois pour revendiquer la tradition­nelle neutralité contre les partisans de la politique d’alliance française. Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. G. hennbn, B. S. V. A. H., t. XIII, 1913.

 

  1. Contre l’alliance française (1675).

Autre pasqueij sur les Visetoy.

Monologue en vers liégeois pour railler, entre autres, les sympathies françaises de la bonne ville de Visé, au lendemain de la démolition de ses murs sur ordre de Louis XIV. Manuscrit XVIie siècle.

Edit. G. hennEn, ibid.

 

  1. Les paysans et la guerre (1675).

Dialogue entre Pasquot et Robiel.

Poème dialogué hutois à 3 personnages (l’épouse Houbinne intervenant dans la scène des adieux qui précède le testament de P.), au sujet des méfaits commis dans le pays de Huy par les troupes impériales du général Ghavagnac. Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. F. tihon et J. feller, Annales du Cercle huiols des Sciences el Beaux-Arts, t. XIX, 1922.

 

  1. Les affaires publiques à Liège (1676).

Discours entre Jollel et Muslay.

Poème dialogué liégeois à 2 personnages pour défendre les droits de la bourgeoisie et des métiers contre les « larrons de Cité ». Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. G. hennen, B. S. V. A. H., t. XIII, 1913.

 

  1. La politique du Conseil Privé à Liège (1676).

Discours de Gillet Plalay el de Wery Goflet.

Poème  dialogué liégeois  à 2 personnages,  pour dénoncer la  gestion  des « repreneurs » d’impôts, les trafics illicites et l’inféodation à la politique française. Manuscrit XVIIe siècle. Edit. G. hennen, ibid.

 

  1. Réponse au «Masque Levé» (1676).

Discours faict par Pier Lagalli sur le Masque levé iellé allentour de la Cathédrale.

Poème  liégeois   pour  riposter   à   un  libelle   (en   français) attaquant certains droits du Chapitre en matière de politique financière,   et   pour   défendre   l’autorité   du   prince-évêque. Manuscrit XVIIe siècle Edit. G. hennen, ibid.

 

  1. Pour le redressement des affaires publiques (1676).

Pensaye don vraye et fran borgeu kaslu exile pud ha meu.

Poème liégeois en vue d’attirer l’attention sur trois vrais « patriotes » : Radoux, d’Ans et Visconti. Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. hennen,  ibid.

 

  1. Réponse à un journaliste français (1676).

Respons a gazelti d Paris ka si ben apri a menli. Poème liégeois contre un détracteur de la politique liégeoise au lendemain du départ des Français. Manuscrit XVIIe siècle, Edit.  G. hennen,  ibid.

 

  1. Le siège de Vienne (1683).

Paskeille sur le verilable détail du siège et dessiegement de la généreuse Vienne.

Poème liégeois racontant la lutte des armées chrétiennes pour dégager Vienne investie par les Turcs. Placard à 4 col., s. 1. n. d. (un ex. connu).

Edit. phil. J. haust, Les dialectes belgo-romans, t. I, 1937.

 

  1. Luttes communales à Liège (1684).

Pasquéye entre Houbiet et Piron.

Dialogue liégeois à 2 personnages pour stigmatiser la faction politique dirigée par les bourgmestres Giloton et Renardi et préparer la réaction épiscopale. Manuscrit XVIIe siècle. Edit. A. S. W., t.  IX,  1884.

 

  1. Chanson de danse sur les affaires du temps (+1694).

(Inc.) Paquette li belle botresse at on si bai soflet.

Cramignon liégeois chansonnant, par allusions scatologiques ou burlesques, les vicissitudes de la politique liégeoise, sous le règne du prince Jos.-Clément de Bavière. Copie XIXe siècle d’après recueil manuscrit (non retrouvé) ayant appartenu à Ch. N. Simonon (1774-1847) et portant, au témoignage du copiste, certaines dates : 1714, 1717…

 

  1. Le songe d’un réformateur (+1709-1715).

(Inc.) Li prop jou de l’ grand’ pâques // So /’ piquet de matin.

Poème liégeois où l’auteur rêve qu’il a le pouvoir d’admo­nester les souverains du temps, de réduire les ennemis de la religion, etc. Copie XIXe siècle, avec variantes formant quatre états différents, d’après recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Pierre-le-Grand à Liège (1717).

Pierre le Grand (Inc.) Qui vout oyi n’ novell’ chanson // Po l’iar di moscovitte.

Poème liégeois au sujet des voyages et de la politique religieuse du tsar de Russie, Pierre-le-Grand, à l’occasion de son passage à Liège, les 27 et 28 juin 1717. Copie XIXe siècle d’après recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Chanson de  danse  sur la fin  de l’occupation militaire

(1717-1718).

(Inc.) Po lots ces gros cous d’ chasses qui fet des si gros pets // Quan nos sierans so lfiesse nos nos moquerons bin d’ set.

Cramignon liégeois pour se réjouir du prochain départ des Hollandais, après la démolition de la citadelle. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Epigramme sur la maison de Bavière (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) D’zo Ernest // On viquef comme des biesses.

Dicton liégeois sur Ernest, Ferdinand et Maximilien de Bavière. Plusieurs copies XIXe siècle.

 

  1. Election du prince-évêque Charles d’Oultremont (1763).

Pasqueille po l’ prince d’Oultrèmont (Inc.) Houtans saint Lambiet noss’ patron.

Chanson liégeoise en faveur du comte Charles d’Oultremont, candidat au trône épiscopal de Liège. Copie XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Chanson Ligoise (Inc.) Rejoivet to vos bons ligois.

Chanson liégeoise racontant et célébrant l’élection du 20 avril 1763. Deux états manuscrits, l’un dans un manuscrit du XVIIIe siècle, l’autre, plus long, dans une copie du XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Chanson liégeoise pour l’élection du prince évêque de Liège Charles d’Oultremont (Inc.) Volez-v’ oyî in’ bell’ chanson.

Variante du n° précédent (1er état), différant principalement par l’addition d’un couplet liminaire. Copie XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Cantate lîgeoise a grand keur présentaye à Prence li jou diss Election li 20 avri 1763.

Poème dialogué liégeois, attribué à Simon de Harlez, exaltant la joie populaire à la nouvelle de l’élection du prince-évêque d’Oultremont. Plaquette de 8 pages, Liège, S. Bourguignon ; (trois ex. connus de cette lre éd.) ; copie XIXe siècle (avec partition musicale). Une 2e édit. (augmentée), 10 pages, ibid., se trouve ordinairement réunie à la cantate du 8 avril 1764, ci-après n° 46 (plusieurs ex. connus).

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Dialogue liégeois entre comper Lambiet et comper Ernou au sujet de l’élection du prince de Liège.

Chanson dialoguée liégeoise en faveur du nouveau prince, contre ceux qui contestent la validité de son élection. Manus­crit XVIIIe siècle ; deux copies XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Chanson Liégeoise (Inc.) Fat y tody kon seule troublé.

Chanson liégeoise pour jeter le discrédit sur une série de personnages opposés à l’élection du comte d’Oultremont. Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle (se terminant par la mention : Copié aux Archives [de l’Etat à Liège], où nous n’avons pas retrouvé ce texte).

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

(Inc.)  A quoi n’esteve vos loignes esgens.

Chanson liégeoise, en faveur du nouvel élu, contre les par­tisans de son rival, le prince Clément de Saxe. Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

(Inc.) Kinn soch  Voltaire ou kinn sege my.

Chanson liégeoise à la louange du nouveau prince. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Dialogue (Inc.)  Ah ! quéll joie âjourdhou.

Poème dialogué liégeois sur l’heureux choix d’un prince « patriote ». Copie XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont. (1763).

Chanson ligeoise po danser (Inc.) Fans bin /’ fiesse à Saint Mârtin.

Chanson liégeoise brodant sur le motif « Vive notre prince Charles d’Oultremont ! ». Copie XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

(Inc.) Chantans turtos po nos dvêrti.

Chanson liégeoise sur le même motif. Copie XIXe siècle.

Edit. terry et chaumont, n° XCIV avec, en plus, le distique-refrain : Vive noss’ prince Châles d’Oultremont !

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

(Inc.) Li verre é l’main avou l’ boteille.

« Septième et dernier couplet d’une chanson française à la louange du prince évêque Charles d’Oultremont » : note ajoutée sur la copie du XIXe siècle.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Rondeau Ligeois sô l’air de : Honi soit qui ne chanira etc. (Inc.) Ky voux savû sô l’Election.

Cramignon liégeois pour exprimer, dans l’attente de la confir­mation du prince par le Saint-Siège, la joie des diverses classes de la population. Copie XIXe siècle, transcription textuelle d’un ms. d’époque en provenance de Hambourg (non retrouvé) ; autre copie XIXe siècle, en orthographe modernisée.

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

(Inc. ?) Ci n’è k’ jôy’ di to kosté.

Chanson liégeoise contre les adversaires de l’élection du comte d’Oultremont : comte d’Argenteau, les Sluse, etc. Etat fragmentaire dans deux copies XIXe siècle (l’une dérivant de l’autre).

 

  1. Election de Ch. d’Oultremont (1763).

Cantate Lîgeoise a deu voi, présentaye à Prence, li joû diss’ Patron, li 4 novembe 1763.

Poème dialogué liégeois pour complimenter le prince à l’occasion de la saint Charles. Plaquette de 8 pages, s. 1. n. d. (un ex. connu).

 

  1. Contre le parti d’Oultremont? (1763?).

Paskée (Inc.) C’est a pus bay di sol Fontaine // Divins lodjis madame dorlaine.

Chanson liégeoise décrivant un bal de la noblesse liégeoise à la façon d’une réunion de gueux. Deux manuscrits, dont le plus tardif remonte au début du XIXe siècle et porte comme titre « Li bal so la Fontaine à Liche ».

Entre ce dernier titre et le texte de la chanson figure une note qui interprète celle-ci comme la « [pein]ture satyrique et burlesque d’un grand bal donné dans un hôtel sur la place [de la] Fontaine à Liège par le parti du comte d’Outremont à l’occasion de son élection à l’évêché de Liège… ». Ce qui confirmerait cette manière de voir, c’est, entre autres allusions, celle au « prince de brokal » où l’on peut reconnaître le chanoine Brocal, que son origine modeste n’avait pas empêché de devenir le secré­taire du prince (voy. ci-après n° 51).

 

  1. Confirmation du   prince-évêque   Charles   d’Oultremont (1764).

Pasquée ligeoise (Inc.) Oh qui nia li vos denne el gen.

Poème liégeois décrivant l’état des esprits après la confir­mation par Rome de l’élection du prince, et brocardant les adversaires de ce dernier. Trois manuscrits XVIIIe siècle, dont un incomplet des deux tiers ; copie XIXe siècle.

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Chanson â sujet d’el confirmation di noss Prince Chal D’oultremont (Inc.) Ni rouvians nen bons Patriotes.

Chanson liégeoise à la louange du prince. Impr. feuillet double, avec musique notée, s. 1. n. d. (un ex. connu). Serait un extrait d’une gazette musicale ?

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Paskeye ligoise d sujet del confirmation di Chale d’Oultremont (Inc.) Ki vou oy in novel chanson.

Chanson liégeoise contre les adversaires du prince et le parti « poplourou ». Impr. feuille volante oblongue à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu).

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Chanson à la louange de M. le Baron de Stockhem, à son retour de Rome.

Chanson liégeoise en l’honneur du grand-chantre de la cathédrale Saint-Lambert, défenseur, en cour de Rome, de la validité de l’élection faite par le Chapitre.  Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu) ; copie XIXe siècle.

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

(Inc.) Fote fote quel homme // ket vat à Rome.

Chanson bilingue (franco-liégeoise) sur la déconfiture des adversaires du prince et, en particulier, du tréfoncier Stoupy qui avait défendu, en cour de Rome, les droits de la candi­dature rivale du prince Clément de Saxe. Trois manuscrits XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle.

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Chanson liégeoise (Inc.) Li prince Cleminl ke partis.

Chanson liégeoise contre le tréfoncier Stoupy à son retour de Rome. Deux états, l’un dans un manuscrit XVIIIe siècle, l’autre dans une copie XIXe siècle (avec variante à l’inc. : Wêtîz l’ prince Clémint va parti).

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Chanson Liégeoise (Inc.)   Viné da viege et dlo costé.

Chanson liégeoise allusive à la défaite des « clémentins » après la décision de Rome. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Cantate lîgeoise po l’joû ki noss Prence Châles d’Oultremont enteurr’ â Palâ /’ 8 d’avri 1764. Avou l’ cantate dè joû diss’ Election li 20 d’Avri 1763.

Poème dialogué liégeois, attribué à Simon de Harlez, à l’occasion de l’entrée du prince au palais épiscopal, après le bref de sa confirmation. Manuscrit XVIIIe siècle (avec parti­tion musicale autographe de J. N. Hamal). Impr. Feuillet double, Liège, S. Bourguignon (première cantate seule : deux ex. connus). Sur la seconde cantate (paginée à part), cf. n° 26.

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Cantâte Lîgeoise présentaie à Prence Châle, pol joû di l’Inauguration del pâr des parly.

Poème dialogué liégeois, attribué à Simon de Harlez, expri­mant l’hommage affectueux des prélocuteurs liégeois au prince d’Oultremont, à l’occasion de son intronisation offi­cielle, le 11 juin 1764. Plaquette de 12 pages, s. 1. n. d., lre et 2e édit., semblables à quelques signes typographiques près (plusieurs ex. connus) ; copie XIXe siècle avec partition musicale.

 

  1. Confirmation de Ch. d’Oultremont (1764).

Nos vÅ“ux à son altesse celcissime monseigneur le Comte Charles D’Oultremont Evêque et Prince de Liège (Inc.) La Timidité. Récit sur le menuet de « Mars un jour » : Ginn sareu, Diam renan.

Cantate bilingue (franco-liégeoise) en 3 parties, par L. Dû-buisson. Manuscrit XVIIIe siècle, avec musique notée.

Voir aussi ci-après n08 159, 162 et 255.

 

  1. Querelle de partisans dans l’affaire d’Oultremont (1763-1764).

(Inc.) Pourçai qui vos estés.

Chanson liégeoise, sorte de règlement de compte avec un « clémentin ». Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Contre un courtisan du prince d’Oultremont (+1764).

Paskée (Inc.) Ki rnontéve haut monseu ptitjean.

Poème liégeois pour mettre en garde le nouveau prince contre les intrigues d’un membre de son entourage. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

*51. Chanson des « brocales » (1771 ?).

Chanson liégeoise dont une copie du XIXe siècle nous a conservé seulement le refrain : Les Brocale sont ravaleies, mes èfants // Nos nn’ârans deux boirais po ‘n aidan, et deux couplets commençant ainsi : Nos n’ les vierans pus â palâ // D’vin leu caroch à qwatt’ chivâ.

 

La note qui suit le ms. cité ci-dessus (n° 38) reproduit aussi le même refrain et précise qu’il s’agit d’une « pasquinade chantée après la mort de l’évêque d’Outremont contre ses ministres et courtisans déchus » (le jeu de mots sur brocale, allumette, contient une allusion transparente au secrétaire et protégé du prince, le chanoine Brocal). C’est donc à tort que body, p. 154, fait figurer ces fragments parmi les pièces de la Révolution liégeoise.

 

  1. A la France (1771).

(Inc.) Sèche ethô binamaye France.

Quatrain liégeois figurant au bas d’une estampe de Cochin gravée par G. Demarteau et intitulée « La France témoigne son affection à la Ville de Liège ».

Reprod. : La Vie wall., t. II, p. 248; Edit. ill. de VHisl. de Belg. d’H. pirenne, t. III, p. 185 ; pour le texte seul, M. piron, Les Dialectes belgo-romans, t. XVIII, 1961, pp. 157-158.

 

  1. Les hussards ( +1750 ?).

Les houzards.

Chanson namuroise, attribuée au sergent de ville Benoît, sur les réactions des paysans malmenés par des hussards étrangers. Deux manuscrits XVIIIe siècle ; deux copies XIXe siècle, dont l’une avec variantes.

Edit. part, dans pimpurniaux [Ad. borgnet[, Légendes namuroises, Namur, 1837, pp. 225-228; L. et P. maréchal, La Vie wallonne, t. II, 1922, pp. 571-573.

 

  1. L’affaire Bassenge (1781).

L’ombe di Morai à Basenge.

Poème liégeois qui évoque l’ombre du chanteur populaire Moral accusant le jeune poète liégeois J. N. Bassenge d’avoir pris le parti de l’irréligion dans son épître La Nymphe de Spa à l’abbé Raynal, écrite à l’occasion de la visite faite à Liège par le célèbre « philosophe ». Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle.

 

  1. L’affaire Bassenge (1781).

Epitte al fleur del flatte.

Poème liégeois raillant les propos tenus par un petit jeune homme [J. N. Bassenge] dans la circonstance rappelée au n° précédent. Deux manuscrits XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle.

 

  1. L’affaire Bassenge (1781).

Ly Poirleu a sege et l’bouteu fou.

Poème liégeois contre l’abbé Raynal, de passage à Liège (voy. les deux nos précédents). Deux manuscrits XVIIIe siècle.

 

  1. Les progrès de l’irréligion ( +1781 ?)

Discours sur les esprits forts de ce siècle.

Poème liégeois dénonçant la doctrine des libertins et des philosophes incrédules (peut-être en écho à l’affaire Bassenge : voy. ci-dessus). Plaquette de 8 pages s. 1. n. d. (deux ex. connus).

 

  1. L’affaire des jeux de Spa (1785).

(Inc.) No zainn’mis sonl konfondou.

Chanson spadoise contre les ennemis du parti Levoz-Bovy, à la suite du procès intenté par ces derniers, devant le

tribunal des XXII, à Fréron, le procureur général du prince-évêque, accusé d’un abus de pouvoir. Deux manuscrits XVIIIe siècle.

Edit.  body,  pp.  36-39.

 

  1. L’affaire des jeux de Spa (1786).

(Inc.) Figaro a l’ migraine // Mironton ton ton, mirontaine.

Chanson spadoise écrite, après la condamnation du pro­cureur Fréron par les XXII (voy. n° précédent), contre l’avocat Deleau, dit Figaro, l’un des ennemis du clan Levoz-Bovy. Deux manuscrits XVIIIe siècle.

Edit. body, pp.  39-40.

 

  1. L’affaire des jeux de Spa (1786).

(Inc.) Amis ki n’z estant awireu.

Chanson spadoise à la louange du tribunal des XXII qui a condamné Fréron, le procureur du prince (voy. les deux n° précédents). Deux manuscrits XVIIIe siècle. Edit. body, pp. 40-41.

 

  1. Les droits du prince-évêque (1787).

Paskée (Inc.) Ké ven sen plaif, ô ké houhou !

Poème liégeois pour dénoncer les idées subversives d’un «faux patriote» (N. Bassenge ?) et défendre l’autorité du prince, attaquée dans l’affaire des jeux de Spa. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. (un ex. connu) ; copie XIXe siècle.

Edit.  body,  pp.  65-69 et  Ch.-J.  comhaire, Le   Vieux-Liège du 28 août 1909.

 

  1. La politique de Joseph II (1787).

Tchanson patriotique namuroise tote novelle.

Chanson namuroise, attribuée à l’abbé Grisard, curé de Saint-Nicolas, contre l’institution de l’Intendance créée par Joseph II et contre ses règlements en matière religieuse. Impr. feuille volante à 2 col. s. 1. n. d. ; typogr. XVIIIe siècle (deux ex. connus, dont l’un découpé et collé sur feuillet) ; deux copies, l’une de la fin du XVIIIe siècle, l’autre du milieu du XIXe siècle.

Edit.  A. S. W., t. IX,  1884; édit. phil. T. zanardelli, Langues et Dialectes, t.  1,  1891, pp. 50-51.

 

  1. La politique de Joseph II (1787).

One drôle de tchanson (Inc.) Bon jou, bons per de /’ patrie.

Chanson namuroise, attribuée à l’abbé Grisard, pour se réjouir de la suppression de l’Intendance et, par l’exhortation plaisante à la vidangeuse « Maïanne Baridau », ridiculiser certaine mesure relative à la gadoue. Original impr. (cf. doyen, Bibl. nom., I, n° 1021) non retrouvé; trois copies fin XVIIIe et XIXe siècles.

Edit. phil. T.  zanardelli, loc. cit., pp. 48-49.

 

  1. La politique de Joseph II (1787).

(Inc.) Li dimenc de l’ Tre sent Trinité, li cure feu li porcession.

Ephémérides namuroises mentionnant les fêtes religieuses qui se déroulèrent, en juilllet 1787, après la suppression de l’Intendance. Manuscrit fin XVIIIe-début XIXe siècle.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1787).

Chanson pour vengeance des antipatriotes.

Chanson verviétoise, en l’honneur du nouveau bourgmestre, H. G. Simonis, contre différents membres du parti révolu­tionnaire formé par l’ancien bourgmestre évincé, Jean-Joseph Fyon. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1787-1788).

(Inc.) Nos magistral est bin hureux.

Chanson verviétoise d’un partisan de Fyon contre les magistrats communaux et leur « poète à gage » (= ?). Manus­crit XVIIle siècle.

Edit. body, pp. 52-53.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1787-1,788.).

(Inc.) Qui esse quia jamauie pu veou.

Chanson verviétoise contre un des bourgmestres de la ville. Deux manuscrits XVIIIe siècle.

 

  1. Les Borains à Vienne (+1787).

Les tois Boreign (Inc.) Parlons dès tois Boreign’s // Qui se sont mis en chemeign.

Chanson boraine sur l’accueil réservé à Vienne par l’em­pereur Joseph II aux délégués du Hainaut venus lui demander le rétablissement des fêtes et ducaces.

Edit. Albert libiez,   Chansons  popul.   de  l’ancien  Hainaut,  t. I, 1939, n° 6. (sans indication de source).

 

  1. L’affaire Servais (1788).

(Inc.) Quel joie et quel dicause.

Chanson namuroise chantée et distribuée à Namur par Guill.-Jos. Servais (qui fut poursuivi à cette fin) contre les membres de l’ancienne Intendance. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. L’affaire Servais (1788).

(Inc.) Quelle poinne et quel tristesse.

Chanson namuroise, relative à la même affaire, contre des notables de Namur. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788).

(Inc.)  Accorez tos pof vni xhouter.

Chanson verviétoise pour dénoncer les réactionnaires qui abusent  l’opinion  publique  contre  Fyon.   Deux  manuscrits XVIIIe siècle (états différents). Edit. body, pp.  106-109.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788).

Pasquée (Inc.) Si kola l’mesar saiplit

Chanson verviétoise d’un partisan de Fyon, relative à l’action menée par ce dernier contre un gros « manant » d’Ensival (A. Thiriart ?) dénoncé comme un ennemi du peuple. Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. body,  pp.  79-82.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788).

Chanson du Xbre 1788 (Inc.) A  Vervi yat on grand molin.

Chanson verviétoise, dite chanson des augnes (ânes), appel­lation décochée par le parti de Fyon à la nouvelle régence. Manuscrit  XVIIIe siècle. Edit. body, pp. 83-86.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

Suplement à la chanson des augnes.

Chanson verviétoise contenant de nouvelles attaques contre la régence et ses partisans. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. body, pp. 90-92.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789)

(Inc.) Oh bin amé mr fion,

Poème verviétois adressé à l’ancien bourgmestre J. J. Fyon pour s’excuser d’avoir omis, dans te supplément à la chanson des ânes, les deux plus avérés fripons du parti réactionnaire. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. body, pp. 92-93.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

(Inc.) Messieurs, qui v’ siervet du cherdons.

Chanson verviétoise contre Detrooz, Gilon et Adam (de Hodimont), également qualifiés d’ânes. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

(Inc.)   Vinez veï l’ placar,  Tanlale et Yxion.

Poème verviétois contre un édit de la régence vilipendée par le parti de Fyon. Manuscrit de la collection Renier non retrouvé.

Edit. body,  pp.  95-96.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

Pasquée (Inc.) Vofla ressucités, bonjour Messieur les auignes.

Poème verviétois pour faire suite au précédent, avec des attaques   contre   la   politique   conservatrice   de   la   régence. Manuscrit de la coll. Renier non retrouvé. Edit. body, pp. 97-98.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

Pasquée (Inc.) A Lige on chacun el set bin.

Chanson   verviétoise,   sur   le   canevas   d’une   chanson   en l’honneur   du   prince   d’Oultremont   (ci-dessus  n° 33),  pour proclamer les mérites de Fyon et annoncer la prochaine défaite des réactionnaires. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. body,  pp.  102-104.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

(Inc.)  Wise vase diné fré Houbiet.

Chanson verviétoise pour railler une série de personnes en vue qui se sont déclarées contre Fyon. Deux manuscrits XVIIIe siècle (états différents).

Edit. body, pp.   109-110.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

(Inc.) Souxhe bon Diet ku fait ty freux.

Chanson verviétoise, sur le canevas d’un noël wallon, diffa­mant des adversaires de Fyon (en particulier Detrooz). Deux manuscrits XVIIIe siècle.

Edit. body, p. 95 (plus le couplet isolé de la p. 86).

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1788-1789).

Chanson (Inc.) Li bon Diewe qui set tot pon bin.

Chanson verviétoise pour ramener Fyon à la tête du ma­gistrat communal et vilipender le « honteux parti »  dont le prince-évêque est le chef. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. body, pp. 74-77.

 

  1. Les factions politiques à Verviers (1789).

Verse de gloire pour Mr le bourguemaître Jean Joseph de Fyon (…) Dialogue aite Monsieu Fyon et lu ptit Simon.

Poème dialogué verviétois entre Fyon, au moment de son arrivée au pouvoir, et un de ses adversaires politiques (le bourgmestre Simonis, de l’ancienne Régence ?), qui cherche en vain à obtenir des concessions et à se ménager un terrain d’entente. Deux manuscrits XVIIIe siècle.

 

  1. Fyon, bourgmestre de Verviers (1789).

Rondeau (Inc.) Ça dansans turtot et rond.

Chanson  verviétoise  en  l’honneur  de  Jean-Joseph   Fyon proclamé bourgmestre par le peuple au début de la Révo­lution. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. body, pp.  119-120.

 

  1. Fyon, bourgmestre de Verviers (1789).

Epitre dedicatoire (Inc.) Mr fion // juf presaite mu respect. Poème verviétois en l’honneur de Fyon, où sont énumérés les personnages en vue dans la politique de la ville. Manus­crit XVIIIe siècle.

Edit. body, pp.  110-112

 

  1. La révolution à Liège (1789).

Chanson Ligeoise, so l’ Révolution d’ Lige (Inc.) Dispôe l’an saze-cen utantt-kuatt.

Chanson liégeoise relative à la journée du 18 août, en l’honneur des patriotes, principalement de Chestret et de Fabry, le « père des Bourgeois ». Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. ; deux impressions différentes sur petit format, typogr. XVIIIe siècle (trois ex. connus). Edit. body, pp. 216-221.

 

  1. La révolution à Liège (1789).

Paskeie so l’ Révolution d’ Lige, arrivée l’ dihutt d’ aouss 1789 (Inc.) Jan, tott mes gen, koran èvoë.

Chanson liégeoise relative à la journée du 18 août, en l’hon­neur de Chestret et de Fabry, contre le prince-évêque et les aristocrates.   Impr.   feuille  volante  à  2  col.,  s. 1.   (deux  ex. connus) ; copie XIXe siècle. Edit. body, pp. 223-226.

 

  1. Le prince-évêque abusé (1789).

(Inc.) Nos Prince ess’ti-on bon gros Monsieur.

Chanson   verviétoise   contre   les   mauvais   conseillers   de Hoensbroeck. Manuscrit de la collection Renier non retrouvé.

Edit. body, pp.  132-133.

 

  1. La réaction démasquée (1789).

Eloge des Aristocrates.

Chanson liégeoise louant le roi de Prusse de soutenir la cause  des  Liégeois  et  blâmant  le  parti  aristocrate  d’avoir fait le malheur de la Nation et détourné le prince de ses devoirs. Impr. feuille volante à 2 col., s. l. n. d. ; deux impres­sions de format différent, typogr. XVIIIe siècle (un ex. connu de chacune).

Edit. body, pp. 202-204.

 

  1. Confiance dans le roi de Prusse (1790).

(Inc.) Qui deu etats po [l‘] Liberté.

Chanson liégeoise, attribuée à B. E. Dumont, sur les secours promis aux patriotes liégeois par le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume. Manuscrit XVIIIe siècle ; copies fragmentaires XIXe siècle.

Edit. fragm. body, pp. 226-227.

 

  1. Les démocrates au pouvoir (1790).

Chanson liégeoise a l’ louange de novai conseye li 26 julett 1790.

Chanson liégeoise pour célébrer l’élection des bourgmestres Fabry et Donceel, et celle des membres du nouveau Conseil communal. Orig. impr. non retrouvé ; copie XIXe siècle. Edit. body, pp. 255-258.

 

  1. Contre le prince-évêque (1790).

Pasqueye patriotique (Inc.) Crions vivât po tos costés.

Chanson liégeoise contre Hoensbroeck, en faveur de la cause des patriotes liégeois qu’une délégation était allée défendre, à Francfort,  devant la  Diète d’Empire. Copie XIXe siècle d’après un manuscrit non retrouvé. Edit. body, pp. 277-278.

 

  1. A la santé des volontaires (1790).

Voïege à Chaudfontaine par les volontaires di so l’ quai, de l’ châsseie di Saint Lînâ et de Vigniss, li dih nouf di septimbe di l’an 1790.

Chanson liégeoise à l’occasion d’une frairie en l’honneur des soldats patriotes du quartier du Nord et de leurs chefs. Copie XIXe siècle, d’après orig. impr. non retrouvé.

Edit. body, pp. 273-274.

 

  1. Le magistrat de Theux (1790).

Paskee sol magistrat du Theux et les voleurs qui n’ son faits knohe dupoe l’heureuse Révolution. 1790 le 16 mars.

Chanson verviétoise relative aux dissensions communales pendant la période révolutionnaire. Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. body,  pp.  229-232.

 

  1. Le siège de Franchimont (1790).

Sige du Franchimont.

Chanson verviétoise, attribuée à un certain Guill. Moureau, sur la prise, par les volontaires du pays de Theux, de la vieille forteresse de Franchimont occupée par l’armée impériale. Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. body,  pp.  2G7-271.

 

  1. Pour chasser l’Autrichien (1790).

Chanson nivelloise sur le départ des canons.

Chanson nivelloise célébrant le départ des trois canons prêtés par Nivelles au général Van der Mersch pour aider l’armée des Etats-Belgiques Unis à déloger les Autrichiens de Luxembourg, après le succès du parti vandernootiste. Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle.

Edit. (autre état) dans Le courrier de Nivelles du 10 avril 1880, d’après source non identifiée; reprod. dans L’Aclot, 2e année, n° 11, Nivelles, 1889.

 

  1. Les volontaires (1790).

(Inc.) Quoi, v’la deja nos volontaires.

Chanson namuroise attribuée à l’abbé Grisard et destinée à tourner en dérision les soldats de parade recrutés à Namur, lors  des événements  de  la  Révolution  brabançonne.   Deux copies XIXe siècle.

Edit. phil. T. zanardelli, loc. cit., pp. 52-53.

 

  1. Sur l’échec de la Révolution brabançonne (1790).

Phrases en montois dans des rôles de gens du peuple, au cours du premier acte de : Les Patriotes Vengés, comédie en prose el en deux actes, par un anonime patriote. In-8° de 78 pages, Mons, 1790.

 

  1. Contre les révolutionnaires (+1790).

Paskeie (Inc.) Eh bin ! kimint v’ trovez-v’ calins ?

Chanson liégeoise «par M. Herotte », sur les méfaits de la révolution et contre J. J. Fabry. Impr. feuille volante (aucun ex. retrouvé).

Edit.  A. S. W.,  t.   IX,   1884,  pp.   159-161.

 

  1. Après la Révolution brabançonne (+1790).

Antretën k’ j’a eü avou onc de lclic di l’ Entandans, acompané di s’ fee, relativmen au solajmen de maleureu, ki l’ pov Joseph II, empereur, voleuv operé avou le ben dez Abie, k’i suprimeuv (Inc.) Kan on vou fé l’ ben.

Relation, en prose namuroise, d’un entretien de l’auteur avec un membre de l’ancienne Intendance concernant les réformes sociales et religieuses que Joseph II prétendait imposer aux Belges. Manuscrit fin XVIIIe-début XIXe siècle.

 

  1. Restauration du prince-évêque Hoensbroeck (1791).

Chanson (Inc.) Chantan turtot po no d’verti // Nos binamé qui va rivni.

Chanson liégeoise à l’occasion de la restauration du prince-évêque César-Constantin de Hoensbroeck, en l’honneur de ses alliés et partisans. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu) et manuscrit XVIIIe siècle ; reprod. dans Recueil des vers et chansons composés à l’occasion de l’heureux retour de S. A. C. Mgr le Prince-Evêque de Liège dans ses Etats, ou Almanach de l’an MDCCXCI… in-16, sans pagin., Liège, F. J. Dejosez (deux ex. connus).

Edit. body, pp. 290-291.

 

  1. Restauration de Hoensbroeck (1791).

Chanson patriotike (Inc.) Viv noss Prinss Constantin // Li Perr del Patreie.

Chanson liégeoise pour célébrer les mérites du prince-évêque C. C. de Hoensbroeck et de son suffragant Fr. C. de Méan, à l’occasion de la première restauration du pouvoir épiscopal. Une page à 2 col. sur double feuillet imprimé, s. 1. n. d., typogr. XVIIIe siècle (un ex. connu) ; reprod. dans le Recueil Dejosez (cf. n° précéd.) ; 2 copies XIXe siècle.

Edit. body, pp. 284-285.

 

  1. Restauration de Hoensbroeck (1791).

Paskée (Inc.) L’ est arrivé es nos Paï // On marchan quest très bin forni.

Chanson liégeoise sur la confusion des révolutionnaires après le retour du prince-évêque Hoensbroeck. Original non retrouvé ; reprod. dans le Deuxième recueil des vers et chansons composés à l’occasion de l’heureux retour de S. A. C. Mgr le Prince-Evêque de Liège dans ses Etats, ou Almanach de l’an M.DCC.XCI…, in-16, sans pagin., Liège, F. J. Dejosez (deux ex. connus).

 

  1. Restauration de Hoensbroeck (1791).

Chanson (Inc.) Vola donk noss Prinss ket rivnou // It ramonn li joë e noss veïe.

Chanson liégeoise pour célébrer, avec le retour du prince, le retour de la justice, de la liberté et de la concorde, Impr. feuille volante à 2 col. s. 1. n. d. (quatre ex. connus) ; reprod. (sous le titre de Paskée) dans le Deuxième recueil Dejosez (cf. n° précéd.) ; copies XVIIIe et XIXe siècles. Edit. Choix, n° XIII, et body, pp. 292-295.

 

  1. Restauration de Hoensbroeck (1791).

Chanson (Inc.) Pierre Leroux k’ est rifnou.

Chanson liégeoise contre le prince-évêque et ses partisans. Manuscrit XVIIIe siècle ; deux copies XIXe siècle. Edit. body, pp. 298-299.

 

  1. La Saint-Constantin (1791).

Ronde des gârds d’oneur, li joû del fiesse di sin Constantin.

Chanson liégeoise, par J. J. Jos. de la Vignette, chirurgien-major de la Garde d’honneur du prince-évêque Hoensbroeck, en témoignage de fidélité à ce dernier, à l’occasion de sa fête patronale. Impr. feuille volante à 2 col. s. I. n. d. (trois ex. connus) ; reprod. dans Deuxième recueil Dejosez (cf. n° 103). Edit. body, pp. 287-288.

 

  1. Election du prince-évèque Fr.-C. de Méan (1792).

Ronde (Inc.) Chantan turto po no d’verti // Li ci k’ est Prince est bin chûsi.

Chanson liégeoise « presentaie par des vraies Zéburons » à la louange de la famille des comtes de Méan dont l’un des membres, François-Constantin, succède à son oncle Hoensbroeck comme chef de la principauté. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu) ; reprod. dans Nouvelles pièces fugitives contenant toutes les pièces de vers (…) qui ont rapport à l’élection et administration de S. A. C. Mgr l’Evêque et Prince de Liège, etc., in-12,  Liège,  F.  J.   Dejosez  (deux ex.  connus) ; copie XIXe siècle.

Edit. body, pp. 325-326.

 

  1. Election de Méan (1792).

Paskeie à l’okâzion de conte Mean, chusi Prince di Lige, li 16 d’aousse 1792.

Chanson liégeoise pour complimenter le nouveau prince et rappeler les mérites de ses ancêtres. Original non retrouvé ; reprod. dans Nouvelles pièces fugitives… (cf. n° précéd.).

Edit. body, pp.  320-323.

 

  1. Election de Méan (1792).

L’atote ou l’ trionfe des condrozîs. Koplets.

Chanson liégeoise antirévolutionnaire, par J. J. Closset, musicien de la cathédrale, pour célébrer, au nom des paysans du Condroz, les mérites du nouveau prince et de sa famille. Plaquette de 8 pages, s. 1., 1792, contenant aussi la pièce suivante (un ex. connu).

 

  1. Election de Méan (1792).

Duo inte Jaspar et Janesse.

Chanson dialoguée liégeoise à 2 personnages, pour exprimer au nouveau prince la fidélité des paysans. Impr. à la fin de la plaquette précédente.

 

  1. Election de Méan (1792).

Koplets didiés par les Condrozis à son Altesse Celsissime Monsigneur François-Constantin des comtes de Méan.

Chanson liégeoise sur la joie suscitée en Condroz par l’élec­tion du nouveau prince. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. ; (un ex. connu).

Edit. body, pp. 323-324.

 

  1. Election de Méan (1792).

Koplets (Inc.) Asteur cesst à m’ toûr de chanté.

Chanson liégeoise sur la joie que l’élection de Méan pro­voque dans le clergé, la bourgeoisie et le peuple. Impr. dans Concert dédié à son Altesse Celsissime Monseigneur François-Antoine-Marie-Conslanlin des comtes de Méan de Beaurieux, par le musicien L. G. L. Henchenne, in-8°, s. 1., 1792 (un ex. connu).

 

  1. Election de Méan (1792).

Parodie du chœur des Trois Fermiers .

Chanson liégeoise pour se réjouir de l’élection de Méan, auquel on souhaite de vivre autant que son nom [= mèye ans!]. Impr. dans Concert… (cf. n° précéd.).

 

  1. Election de Méan (1792).

Parodeie de kœur di Biaise et Babet.

Chanson liégeoise pour se réjouir du choix de Méan : que Dieu raccourcisse notre vie pour prolonger la sienne ! Impr. dans Concert… (cf. n° 112).

 

  1. Election de Méan (1792).

Koplets (Inc.) A l’eveie celebrans turtots.

Chanson liégeoise pour célébrer, dans le choix du prince de Méan, la fin des discordes et la promesse d’une nouvelle ère de bonheur. Impr. dans Concert… (cf. n° 112).

 

  1. Election de Méan (1792).

Koplels (Inc.) C’esst-ajoûrdou por noz n’ bell’ fiesse.

Chanson liégeoise sur les vertus du nouveau prince élu à l’unanimité. Impr. dans Concert… (cf. n° 112).

 

  1. Le transfert de Louis XVI au Temple (1792).

(Inc.) O binamé fré ! com jat aou hir li cour havé.

Début d’une lettre écrite de Paris par Maximilien de Chestret à son frère Nicolas, secrétaire d’Etat du prince-évêque, pour lui confier, en liégeois, sa tristesse devant le spectacle du roi et de la reine de France conduits en prison. Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. : H. sage, Wallonia, t. XIV, 1906, pp. 211-213; E. hubert, Corresp. de. Max. de Cheslrel (1785-1794), Bruxelles, 1921, pp. 246-247.

 

  1. La bataille de Jemappes (1792).

(Inc.) Sur le mateign’ // On a vu à Pierr’ d’or.

Chanson boraine, mêlée de français régional, sur la victoire des troupes françaises à Jemappes.

Fragments notés d’après Philippe Dufrane (f!932) et recueillis par H. lisiez dans ses Chansons populaires de l’ancien Hainaut, t. I, 1939, n° 7.

 

  1. La France au village (1792-1793).

Paskee so l’air des Brokalles (Inc.) Li viege di Loncin et d’Awans.

Chanson liégeoise, attribuée à l’abbé F. M. Hénault, sur les passe-temps et avantages que l’occupation militaire française procure à la jeunesse féminine du plateau d’Ans. Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle. Edit. body, pp. 337-339.

 

*120. Contre le despotisme ( +1789 —1794).

(Inc.) Jan, rouvians nos tourmints.

Fragment de chanson liégeoise probablement relative à la chute du pouvoir princier. Copie XIXe siècle. Edit. body, p. 172.

 

  1. La réaction antifrançaise (1793).

Tchanson patoise // Air : Va-t-en voir, s’ils viennent, Jean.

Chanson namuroise, attribuée à l’abbé Grisard, contre le régime instauré par la Convention. Impr. feuille volante à 2 col. (avec notes en français), s. 1. n. d. ; (un ex. connu) ; deux copies XIXe siècle.

Edit. (d’après ces copies par) T. zanardelli, /oc. cit., pp. 54-57,

 

  1. La réaction antifrançaise (1793).

Chanson nouvelle (Inc.) A l’arrivée de Dumouriez // Il a bié douz’ semaines.

Chanson montoise composée après le départ des républicains français battus à Neerwinden et en faveur du nouveau gou­vernement autrichien. Copie fin XVIIIe-début XIXe siècle, détruite en 1940.

Edit. F. hachez dans Annales du Cercle archéol. de Mans, t. XXVIII, 1898.

 

  1. La guerre au clergé (1793).

(Inc.) Gare la bombe, save qui pout.

Poème liégeois (Hesbaye) par J. Genotteau, moine, relatant la persécution des prêtres à Hannut. Trois états en copies du XIXe siècle dont l’une détruite par fait de guerre en 1944.

Edit. d’un seul témoin, dans G. bully et J. sibille, Histoire de Hannut, Hannut,  1911.

 

  1. Restauration du prinee-évêque Méan (1793).

Li novai Constantin ou lvicareie et l’ deroute des Citoyens.

Chanson liégeoise contre la première occupation des troupes françaises, à l’occasion du retour d’exil du prinee-évêque François-Constantin de Méan. Irnpr. feuillet double, s. 1. n. d. (un ex. connu) ; copie XIXe siècle.

Edit body, pp. 335-337.

 

  1. Querelle «Aux Trois Barbeaux» (1794).

(Inc.) J’ picheuf l’ aut’ cop tot esconte d’onne finiesse.

Chanson namuroise relatant les accusations que se lancent, dans un cabaret de Namur, deux officiers municipaux.

Impr., sans indication de source, dans un article anonyme « Chanson sur les municipaux », publié, au début du XXe siècle, par un journal (L’Ami de l’ordre ‘?) dont, seule, une coupure nous est parvenue.

 

  1. Les calamités de la Révolution (1795 ?).

Paskeie di J’han Sapire, poirteu â seigge.

Poème liégeois, attribué au P. Marian de Saint-Antoine, qui invective les révolutionnaires, dénonce la misère du peuple et flétrit les exactions, la destruction de Saint-Lambert et l’enlèvement des Å“uvres d’art. Deux manuscrits de la même main (fin XVIIIe-début XIXe siècle) dont l’un complète le titre de ces mots : (…) del poroche del Madelaine.

Edit. partielle, avec comm., M. piron, Annuaire d’hist. liég., t. II, pp. 367 et ss.

 

  1. Extrait du précédent (1795 ?).

Paskeie (Inc.)  Oh vos lourds chins di pâtriole.

Chanson liégeoise contre les chefs de la Révolution, compo­sée d’un fragment de la Pasquèye di Dj’han Sâpîre (voy. n° précédent). Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. ; deux impressions de format différent, typogr. XVIIIe siècle (quatre ex. connus) ; copie XIXe siècle.

Edit.  body, pp. 265-267.

 

  1. Suppression des couvents (1796).

(Inc.) S’esteu pechi somi agne y fa k’gel dee.

Chanson dialoguée liégeoise, attribuée à B.-E. Dumont, célébrant la liberté rendue aux conventuels. Manuscrit fin

XVIIP-début XIXe siècle (partition musicale, autogr. ?) ; impr. dans Etrennes Eburonnes, 2e volume de « Trouvère en tournée chez Francs-français», Liège, 1805, pp. 63-64; copie XIXe siècle.

 

  1. Avis aux Liégeois (1797).

Brèves exhortations publiées dans le Troubadour liégeois, gazette du soir, de Henri Delloye, Liège, in-8°.

1)  (Inc.) No n’avan pu qu’ cinq joû, 4 lignes. Invitation à se faire inscrire au plus tôt à la municipalité pour l’élection de députés au Corps législatif. N° du 25 nivôse an V.

2)  (Inc.)   Hovlette ! Hovlette !  hovlette !,   5   lignes,   Rappel. N° du 18 ventôse an V.

3)  Quatrain d’on brave Ligeois. Invitation à se rendre aux assemblées du peuple, le 1er germinal. N° du 28 ventôse an V.

4)   (Inc.)  Ni  roûvy  nen,  4  lignes.   Recommandation   aux électeurs. N° du 2 germinal an V.

 

  1. Sur une mesure de la municipalité de Liège (1797).

Couplet liégeois.

Sixain épigrammatique liégeois au sujet de l’inscription des citoyens au registre civique. Impr. dans le Troubadour liégeois (…), de Henri Delloye, n° du 13 ventôse an V.

 

  1. Les élections de l’an V (1797).

Motion Patriotique.

Douzain épigrammatique liégeois avant les élections au Corps législatif. Impr. dans le Troubadour liégeois (…), de H. Delloye, n° du 4 germinal an V.

 

  1. Contre la  destruction  de  la  cathédrale   Saint-Lambert (1798).

(Inc.)  Vos ave distru l’ Cathédrale.

Poème liégeois composé d’extraits de la « Pasquèye di Dj’han Sâpîre » (cf. n° 126). Impr. dans La vérité à Liège, par Henri Delloye, Liège, n° du 28 brumaire an VII ; copie XVIIIe siècle.

Edit. Choix, n° VII, et body, pp. 354-355.

 

  1. La réaction antifrançaise (1798-1799).

Paskaie di Lidge (Inc.) Lîdgwet, nestéf nin de so m’vé.

Chanson liégeoise pour railler les Liégeois, devenus citoyens français, des mécomptes que leur apporte le nouveau régime. Trois états (dont l’un avec Fine. : Ligeois esleve emakralé) en trois copies, fin XVIIIe et milieu XIXe siècle.

Edit.   Choix,  n°  V,  sans  indication  de  source   (état  légèrement différent à la fin), reprod. body, pp. 359-363.

 

  1. Contre le vandalisme révolutionnaire (1799).

Notice liégeoise de quelques-uns de nos tableaux vandalisés ou emportés trop librement.

Poème liégeois extrait de la seconde partie de la « Pasquèye di Dj’han Sâpîre» (cf. n° 126). Impr. dans le   [Coq] liégeois par le Troubadour Henri Delloye, s. 1., n° 2, 14 prairial an VII. Edit. Choix, n° XXXII et body, pp. 356-357.

 

  1. Epigramme sur le serment imposé au clergé (1799).

(Inc.)  Tos les cis qu’ blâmet on priesse.

Quatrain liégeois contre les adversaires des prêtres asser­mentés, extrait de l’Apologeie du P. Marian de Saint-Antoine (voy. ci après n° 137). Impr. dans Henri Delloye Troubadour Liégeois, Liège, n° du 10 messidor an VII.

Reprod. et comm. dans Annuaire d’histoire liég., t. II, 1940, p. 389.

 

  1. La constitution de l’an VIII (1799).

Proclamation locale. Paskeie Lîgeoise.

Chanson liégeoise, d’après un noël wallon, sur le ralliement au   Consulat.   Irnpr.   dans   le   Troubadour  Liégeois,  journal encyclopédique  de  lous   les   soirs   par  Henri   Delloye,   Liège, n° du 3 nivôse an VIII. Edit body, pp. 367-368.

 

  1. Prêtres assermentés et insermentés (1800).

Apologeie des priess kont fait l’ sermain, conte les injeures et calomneies des non-jureux.

Poème liégeois, attribué au P. Marian de Saint-Antoine, pour justifier les prêtres ayant prêté le serment républicain prescrit par la loi du 19 fructidor an V et stigmatiser les propos ou la conduite de certains membres du clergé insermenté. Plaquette de 24 pages, in-16°, Liège. J. Desoer, an IX (trois ex. connus).

Edit. partielle dans Choix, n° XXXIII et dans Annuaire d’histoire liég., t. II, pp. 278 et ss.

 

137bis. A un opportuniste (fin XVIIIe siècle).

(Inc.) Houte m’ vé jadis patriote.

Quatrain liégeois contre un homme politique. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

 

SECTION II

ÉLOGES ET COMPLIMENTS DE CIRCONSTANCE

 

  1. Naveau, docteur en théologie (1620).

Eximio Domino ac Magistro nostro D. Malhiae Navaeo Leodiensi in D. Pétri Duaci Pastori uigilanlissimo Dodoralem in sacra Iheologia lauream Musa palria gralalalur (Patois liégeois). Ode dicolos tetrostraphos.

Poème liégeois en l’honneur du Hesbignon Mathieu Naveau, curé à Douai, promu docteur en théologie. Original inconnu.

Edit. phil. J. haust, Les trois plus anciens textes [wallons], Fac. Philos, et Lettres de Liège, fasc. XXVIII, 1921.

 

  1. Decerf, abbé de Saint-Gilles (1663).

A Monseu Lambert de Cier, tre denne abbé d’ Sen Gil a fabor di Lige.

Poème liégeois à la louange de Lambert Decerf, élu abbé du monastère de Saint-Gilles à Liège. Manuscrit XVIIe siècle.

 

  1. D’Elderen, doyen du chapitre (1668).

Au très-noble, tres désiré seigneur Jean Louis baron d’Elderenne eleu Doien de Liège par volonté du Saint-Esprit.

Poème liégeois pour célébrer l’élection de J.-L. d’Elderen comme grand doyen du chapitre cathédral de Saint-Lambert. Copie XIXe siècle.

 

  1. Hendrice, abbé de Saint-Jacques (1675).

Pasqueille plaisante entre Piron et Pentcosse sur l’élection et bénédiction du nouveau abbé de Saint-Jacques en Liège le 24 mars 1675.

Poème dialogué liégeois à 2 personnages, en l’honneur de Hubert Hendrice élu le 13 septembre 1674 et consacré le 24 mars 1675 abbé du monastère bénédictin de Saint-Jacques à Liège. Original inconnu. Copie XIXe siècle.

Edit. B. S. L. W., t. II, 1859 (sans indication de source).

 

  1. Prémices sacerdotales (XVIIe siècle).

Début manque (Inc. du fragment) Gi bise di jooy… dime coudchasse.

Poème liégeois décrivant la première messe solennelle d’un jeune prêtre. Original non retrouvé. Copie XIXe siècle « sur l’imprimé très incomplet déposé aux archives à Liège » (A. S. W., t. XIV, p. 84).

 

  1. Jubilé d’Adam Simonis (début XVIIIe siècle).

Pasqueye so l’an jubilé di M. Adam Simonis, doyin des marlîs dè l’ veye di Lîge, par de Rickman.

Poème liégeois, attribué à Lambert de Ryckman, sur un desservant de la paroisse St-Adalbert et sur la fête organisée à l’occasion de ses vingt-cinq ans de fonctions en qualité de prêtre-marguiller. Copie XIXe siècle, mentionnant sous le titre, à la suite du nom de « Rickman » : « Copié d’après un ms. de la main d’un de ses petits enfants»; le même copiste a ajouté la date : 1120 ?

 

  1. Retour de Joseph-Clément de Bavière (1715).

1) VIVe LI bInaMé prInCe De Lige.

2) Seuy nos Prince li ben rifnou, ou af citu si longtems pierdou.

Deux inscriptions liégeoises exposées dans le quartier du Marché et reproduites dans la Relation de l’entrée triomphante de S. A. S. E. de Cologne, etc. dans sa Cité de Liège le 16 janvier 1715, in-12, s. 1.

 

  1. Depreit, « primus » de Louvain (1716).

Triomphe de Jean Gérard Depreit premier de la fameuse Université de Louvain. Paskaye.

Poème liégeois pour célébrer les succès remportés par le Hutois  J. G.   Depreit,   élève  de  la  pédagogie  du  Château. Placard à 3 col., s. 1. (un ex. connu). Edit phil. J. haust, B. D., t. XIV, 1925.

 

  1. Lembor, abbé de Saint-Laurent (1718).

Paskaye récitée a la bénédiction du Reverendissime abbé de Saint Laurent.

Poème liégeois en l’honneur de Grégoire Lembor, élu abbé du monastère cistercien de Saint-Laurent à Liège. Placard à 3 col., s. 1. (un ex. connu) ; copie XXe siècle.

 

  1. D’Audace, général des Croisiers (1720).

Paskaie so l’élection di Monseu d’Audace, générâl di l’Ord del sainte Creû li 25 di jun 1720.

Poème liégeois racontant comment le P. Werner d’Audace, de la maison des Groisiers de Huy, fut élu Supérieur général de son ordre, malgré la rivalité des couvents flamands et allemands. Copie XIXe siècle.

Edit.   phil.   (d’après   autre   copie   moderne,   non   retrouvée)   par R. dubois-j. haust, B. D., t. IV, 1909.

 

  1. Le chanoine Coune (1721).

Paskeie faite alle louange di Monseu Andri Coune fait chenone di St Bietrné en 1721.

Poème liégeois en l’honneur d’André Coune pourvu d’un canonicat à la collégiale Saint-Barthélémy à Liège. Manuscrit XVIIIe siècle non retrouvé.

Edit. G. monchamps, Leodium, t. II, 1903.

 

  1. Delloye, « primus » de Louvain (1733).

Pasquée ma peignée ma waquëe // Faite vite et hasse à pus abée // To buvant l’ santé joeusment // De jone Delloye prumi d’ Loven : // Sil mémoire nim trompe nen c’esteu // Li quinzeme Novembre l’an trente-treu.

Poème liégeois pour célébrer les succès remportés par le Hutois Jean Delloye, élève de la pédagogie du Lys. Impr. dans Relation du Triomphe de Monsieur J. Delloye de Huy, proclamé Premier des quatre Pédagogies de ta très-Célèbre Université de Louvain. Plaquette de 8 pages, s. 1. (un ex. connu).

Edit. R. dubois (d’après un ms. XVIIIe siècle non retrouvé) dans Annales du Cercle hutois des Se. et B.-A., t. XIII,  1901.

 

  1. Jubilé du chanoine Deîrance (1738).

(Inc.) Gim val entriprendre ine saquoi.

Poème liégeois à l’occasion des cinquante ans de prêtrise de Jean-Léonard Defrance, chanoine du Collège Saint-Materne, à la cathédrale de Liège, pour le congratuler et rappeler les étapes de sa carrière. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

*151. Sur le nouveau gouverneur de Naniur (1739).

Pièce en l’honneur de Ch.-Emm.-Jos., Prince de Gavre et seigneur de Monceau-sur-Sambre, que masset (Histoire de Monceau-sur-Sambre, 1901, p. 77) signale en ces termes, avec d’autres vers de circonstance en français : « une pasquée ou pasquinade en langue liégeoise, due au talent du père Antoine, récollet et terminaire de la paroisse ». Un appel lancé par Arille Carlier (Wallonia, t. XVIII, p. 270) pour retrouver ce texte n’a pas donné de résultat, à ma connaissance.

 

  1. Jubilé de Marie-Jeanne Pondant (1743).

A la très-vertueuse et Révérende Mère Marie Jeanne Pondant au jour solennel de son jubilé dans la maison de miséricorde dite Bavière, le 26 novembre 1743. Paskeye en forme de dialogue.

Poème dialogué liégeois à 2 personnages évoquant, avec force détails, la vie, le caractère et les mérite.s de la supérieure des religieuses attachées à l’hôpital de Bavière, à Liège. Copie XIXe siècle « d’une brochure in-12 de 24 pages, sans nom d’auteur ni d’imprimeur, appartenant à la bibliothèque des Religieuses de Bavière, Liège » (original non retrouvé).

 

  1. Intronisation de Madame de Nivelles (1743?).

Chanson nouvelle sur l’Entrée de mad. l’abese d’Nivelles l’an 40.

Chanson nivelloise sur les réjouissances organisées en l’hon­neur d’une nouvelle abbesse du chapitre des chanoinesses de Sainte-Gertrude, probablement Ursule-Antoinette de Berlo, élue le 7 septembre 1743. Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit.  (autre état) sous le titre L’Intrée del Princesse de Nivelles dans l’hebdom. L’Aclot, 2e année, n° 42, Nivelles, 1890.

 

  1. De Ryckel, doyen de Visé (1747).

Paskée as sujet di l’élection et confirmation d’ monseu Henri-Stas De Rijckel al Doyenerye del collegiale di Visé.

Chanson liégeoise sur l’élection du chanoine De Ryckel en qualité de doyen du chapitre Saint-Hadelin, à Visé-lez-Liège. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Visite de Son Altesse Electorale (1752).

(Inc.) A l’honneur de Binamé.

Chanson liégeoise pour le bal masqué donné par le prince-évêque Jean-Théodore, lors de la visite à Liège de son neveu, le prince Clément,  Electeur de Bavière. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Fête d’un professeur de rhétorique (1753).

Rusticale riprensentaie divanl Pere Jhan Alexandre maise del cinqueme sicolle a jesuitte, li vingt l deuxeme de meu d jun, li nutte dis patron lan mee set cens et cinquante treux.

Poème dialogué liégeois (Hesbaye) à 2 personnages, sorte de bergerie scolaire composée par Docteur (de Donceel), élève du collège des Jésuites de Liège, pour célébrer la fête du professeur de la 5e classe d’humanités. Manuscrit XVIIIe siè­cle ; copie XIXe siècle.

 

  1. Lassaux, licencié en droit (1754).

A Monseu Ignace Gustin Lassaux d’ Lenbor lu jou qui prenl les egrés du licence ez Dreu duvain l’fameuse université d’ Lovain, le 9 décembre 1755.

Poème verviétois pour complimenter de son nouveau titre J. G. Lassaux, de Limbourg, et lui rappeler les aventures de sa jeunesse. Placard à 3 col. (aucun ex. connu) ; copie XIXe siècle faite sur l’original « aux archives de Liège » (non retrouvé).

 

  1. De Grady, suîfragant du prince de Liège (1762).

Paskée so Monsignieur De Grady, noss novai soufragan inauguré à S. Pyre l’treu cen et cinkant-cinkenme joû d’l’an 1762. Dialok ente maiss Fransoi et maiss Servâ.

Poème dialogué et chanson en liégeois, à l’occasion du sacre de Mgr Charles-Antoine, chevalier de Grady, pour louer les qualités de nouvel évêque et rappeler quelques traits plaisants de sa vie. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Fête du bourgmestre de Liège (1763).

Bouquet mettou es musique présenté â borgimaise comte Berlaimon po l’ jou dis’ Patron St Théodore, del part de Conseil di Veie à Lige, Vannée 1763, es mew di Novembre.

Cantate liégeoise pour complimenter, à l’occasion de sa fête, le comte Théodore-Antoine de Berlaymont, élu bourgmestre de Liège, le 18 septembre 1763, et son épouse, née d’Oultre-mont et sÅ“ur du prince-évêque (élu la même année). Plaquette de 6 pages, s. 1. (deux ex. connus).

 

  1. Jubilé de dom Godin (1764).

Pasquille faite au jubilé Dom Bernard Godin en l’an 1764.

Poème liégeois (pays de Hervé) racontant la vie anecdotique de Bernard Godin à l’occasion de ses cinquante années de vie religieuse à l’abbaye cistercienne du Val-Dieu. Manuscrit XVIIIe siècle ; deux copies XIXe siècle.

 

*161. Remerciement de dom Godin (1764).

(Inc.) Ju sereu in égra parin.

Poème verviétois joint à la pièce précédente selon J. S. renier, Historique de l’abbaye du Val-Dieu (Verviers, 1865, p. 124), qui en cite les trois premiers vers ; nous n’avons trouvé aucune trace de ce manuscrit.

 

  1. Fête du prince-évêque Ch. d’Oultremont (1765).

Cantate po buskaity noss’ Prence Châle d’Oultremont, li joû diss’ fiesse, li 6 décembre 1765, presentaie dell par di Maisse Hamal, ki l’a mettou es musik.

Poème liégeois, attribué à Simon de Harlez, à l’occasion de la fête patronale de Charles-Nicolas d’Oultremont. Impr. feuillet double, Liège, S. Bourguignon (un ex. connu).

 

  1. Mayence, «primas» de Louvain (17G8).

Paskeye so Monseu George-Jacques-Joseph Mayence prumy d’Loven.

Chanson liégeoise pour célébrer les succès remportés par le Liégeois Mayence, âgé de 17 ans, élève de la pédagogie du Lys. Plaquette de 8 pages, s. 1. (trois ex. connus). Autre état plus long dans manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle (les deux états).

 

  1. Mayence, «prfanus» de Louvain (1768).

Kell belll journaie l’katouaze d’aouss a matin // Mayence est a nouf heur coroné d’Lovain // Li dial m’epoett c’est par tott le voix // Vocial donc Messieu n’paskée as sujet.

Chanson liégeoise sur le même sujet. Impr. feuillet double s. 1. (deux ex. connus) ; copie XIXe siècle.

 

  1. Mayence, « primus » de Louvain (1768).

Felicitation a Monseu Mayence prumy d’Lovain.

Chanson liégeoise sur le même sujet. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu) ; copie XIXe siècle.

 

  1. Gylot, « primus » de Louvain (1769).

Paskée a suget d’Monseu Gylot d’Heneff, prôklamé l’ prumy d’ Loven à 18 ans.

Chanson liégeoise pour célébrer les succès du Hesbignon Gaspard Jos. Gilot, élève de la pédagogie du Château. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu).

 

  1. Jubilé du curé Germai (1770).

Les jolis faits d’ Mathy Germai di Visé, kuré de Kanne, au sujet di s’ dimeie Jubilé.

Poème liégeois racontant quelques traits de la jeunesse et de la vie du curé de Cannes, à l’occasion de ses vingt-cinq ans de prêtrise. Copie XIXe siècle d’après ms. autographe non retrouvé.

 

  1. Bourgmestres et mambour de la Cité de Liège (1770).

Paskée ligoise faite al gloire des deux bourguemaittes et de mambor del Vée.

Chanson liégeoise à la louange des bourgmestres Fabry et Clerx (qui ont fait diminuer le prix du pain) et en faveur de l’élection du mambour Fossoul comme bourgmestre, lors de la prochaine rénovation magistrale. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Fossoul, bourgmestre «in spe » (1770).

Dialogue ente Gihan l’ paysan et lmusicien Ligeoy.

Chanson dialoguée liégeoise à la louange de E. U. Fossoul, futur bourgmestre de Liège. Manuscrit XVIIIe siècle (à la suite du précédent et de la même main).

 

  1. Fossoul, bourgmestre de Liège (1771).

Cantate Ligeoise présentaie a Borguimaiss Fossoul et chantaie es musick li prumi d’ Décembre 1771.

Poème dialogué à 2 personnages et chanson en liégeois à la louange du nouveau bourgmestre E. U. Fossoul (dont on espère qu’il luttera contre la cherté des vivres). Manuscrit d’apparat XVIIIe siècle ; plaquette de 8 pages, s. 1. (un ex. connu) ; copie XIXe siècle.

 

  1. Velbruck, prince-évêque de Liège (1772).

Paskée so l’air del Botresse di Montnée. (Inc.) D’où vinse es li diale ki[t] kirotte.

Chanson dialoguée liégeoise, attribuée à J. J. Hanson, pour se réjouir de l’élection du prince-évêque François-Charles, comte de Velbruck. Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXesiècle..

 

  1. Velbruck, prince-évêque de Liège (1772).

Chanson so l’air de Tonnelî à l’honneur di Son Altesse Celsissime li prince di Velbruck, élu unanimemint li 16 janvir 1772. (Inc.) Francs Eburons, crians Vivâ.

Chanson liégeoise pour célébrer, dans l’élection du nouveau prince, la promesse d’un renouveau pour le pays. Impr. feuille volante à 2 col. (aucun ex. retrouvé).

Edit. A. S. W., t.  IX,  1884.

 

  1. Velbruck, prince-évêque de Liège (1772).

Chanson ligeoise (Inc.)   Vola donc tot a fait fini.

Chanson liégeoise à la louange du nouveau prince et de ses électeurs. Impr. dans Le Citoyen à son Prince. Poèmes héroïques et champêtres au sujet de son Election (…) par son 1res humble et très fidèle Sujet Jean-Joseph Humblet (etc.), plaquette de 24 pages, Liège, Desoer (cinq ex. connus) ; copie XIXe siècle.

 

  1. Velbruck, prince-évêque de Liège (1772).

Chanson ligeoise (Inc.) Jan, mettans no s’habits d’ gala.

Chanson liégeoise pour célébrer la confirmation du nouvel élu. Impr. dans La Confirmation, poème héroïque en quatre chants (…) par (…) Jean-Joseph Humblet (etc.), plaquette de 12 pages, s. 1., 1772 (un ex. connu).

 

  1. Velbruck, prince-évêque de Liège (1772).

(Inc.) Dispierteve Lîge il é ten.

Poème dialogué liégeois, mis en cantate par J. N. ou H. Hamal (ou les deux), sur l’heureux choix et les qualités du nouveau prince. Manuscrit XVIIIe siècle (parties de chant et d’orchestre autographes).

Comme le dialogue est entre Lambiè (= saint Lambert, patron du Diocèse, et la ville de Liège, il s’agit sans doute du même texte que le suivant.

 

*176. Velbruck, prince-évêque de Liège (1772).

Dialogue eintt Lambiè è l’ veie di Lige (…) à Monseigneur Velbruck, prince des Eburons, à Liège.

Plaquette de l’imprimerie J. Dessain ; un ex. m’a été signalé dans la vaste bibliothèque de feu de Léon Lahaye, à Liège, où il n’a pas été possible de le découvrir.

 

  1. Les échasseurs namurois (1774).

Rôle dialogué en parler namurois tenu par deux paysans, Thibaut et Perrette, dans un divertissement dramatique d’un acte en prose mêlée de chants, composé en l’honneur de l’archiduc Maximilien d’Autriche et intitulé : Les fêtes namuroises ou le combat des échasses, plaquette in-12 de 22 pages, Namur, J. Fr. Stapleaux, 1774 (trois ex. connus).

 

  1. Madame Vandernoot, abbesse de Nivelles (1776).

(Inc.) Nos avons enne abbesse // Comme on n’ d’a jamais vu.

Chanson nivelloise composée à la louange de la comtesse Marie-F. Vandernoot, dernière abbesse du chapitre noble de Nivelles. Impr. dans Les Muses nivelloises, ou Recueil des ouvrages poétiques présentés à Madame Marie-Félicité-Philip­pine, comtesse Vandernoot (…) au jour de son entrée le 19 d’août 1776. A Nivelles, chez Emmanuel Henri-Joseph Pion (aucun ex. de cette plaquette ne nous est connu, nos recherches à Nivelles et à Paris, dans les archives de la librairie Pion, étant restées sans résultat).

Edit. Annales de la Soc. archéol. de Varrond. de Nivelles, t. II, 1882.

 

  1. Madame Vandernoot, abbesse de Nivelles (1776).

(Inc.)  Tout l’ monde accourt dins Nivelles.

Chanson nivelloise sur les fêtes et réjouissances relatives à l’avènement  de  la   dernière  abbesse  du  chapitre  noble  de Nivelles. Impr. dans le même recueil (cf. n° précédent). Edit. ibid.

 

  1. Defrance, « primus » de Louvain (1777).

Paskinade et  Voeux po Defrance coroné d’ Lovain.

Chanson liégeoise pour célébrer les succès remportés par le Liégeois Noël Defrance, élève de la pédagogie du Porc. Impr. feuillet double, s. 1. (un ex. connu).

 

  1. Jubilé de dom Maillait (1777).

Chroniques. Ouie li prumi avri est l’ jou d’ci s’ bele fiesse. Paskee po Maillart abbé d’ sain Jacques kwan i fit s’ jubilé.

Chanson liégeoise adressée, à l’occasion de son jubilé de vie religieuse, au supérieur de l’abbaye bénédictine de Saint-Jacques, à Liège. Plaquette de 8 pages, s. 1. (un ex. connu).

 

  1. Jubilé de dom Lelarge (1779).

Paskeye so lvée et jubilé du Monsieu lPrieu Lelarge.

Chanson liégeoise à l’occasion des cinquante ans de vie religieuse de dom Benoît Lelarge, prieur du monastère de Bernardfagne. Imprimé, à la suite d’une chanson en français sur le même sujet, ensemble 8 pages in-16, s. 1. n. d. (un ex. connu).

 

  1. Devaulx, doyen de Saint-Pierre (1780).

Pasquée pô Monseu François-Nicolas-Joseph Devaulx, chusi döen del collegiale di Saint-Pirre, li dix di l’an dix-sepl cent ûtante.

Chanson liégeoise qui passe en revue les faits anecdotiques de la vie du chanoine Devaulx, en le complimentant de son élection à la tête du chapitre de Saint-Pierre, à Liège. Impr. feuillet double, s. 1. (deux ex. connus).

 

  1. Denoël, doyen de Saint-Denis (1780).

Chœur (Inc.) Koreche turto, crian viua.

ChÅ“ur et chanson en liégeois pour le chanoine Libert-Joseph Denoël, à l’occasion de son élection de doyen de la collégiale Saint-Denis, à Liège. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Rcnardy, abbé de Saint-Jacques (1781).

Pasquée po l’abbé d’ Sain Jacque, beni d’ Arberg l’ vingt-nouf di julette.

Chanson liégeoise en l’honneur de dom Augustin Renardy élu abbé du monastère bénédictin de Saint-Jacques, à Liège, Plaquette de 8 pages, Liège, J. Berard (un ex. connu).

 

  1. Le curé Thone (1782).

Pasquée vouaie d Monseuz Laurent Thone curé d’ Saintt Cathrenne.

Chanson liégeoise en l’honneur de Laurent Thone, doyen du concile de Waremme, nommé à la cure de Sainte-Catherine, à Liège. Impr. feuillet double, s. 1. (deux ex. connus).

 

  1. Fête de l’abbé de Saint-Jacques (1782).

A Reveraindissime Monseu Dom Agustin Renardy, très-digne abé d’ Saint Jacques. Koplets chantés ljou del frigouss po s’ Patron, rimetauw à 5 Décaimb 1782.

Chanson liégeoise en l’honneur de dom Renardy (cf. n° 185), à l’occasion de sa fête patronale. Placard à 2 col., Liège, G, P. J. Berard (un ex. connu).

 

  1. Grétry parmi les siens (1782).

Duo liégeois (Inc.) Louk don : volla noss Binamé.

Chanson dialoguée liégeoise, parodie d’un extrait de Céphale et Pocris composée par l’abbé Gilles Ramoux, pour compli­menter le musicien A. M. Grétry au cours de la réception sohn-nelle qu’on lui fît, lors d’un de ses retours à Liège. Impr. dans Séance Publique tenue par la Société d’Emulation, le Lundi 23 Décembre 1782, à l’occasion de M. Gretry, l’un de ses Associés Honoraires, plaquette in-8° de 24 pages, Liège, 1783 (deux ex. connus). Reprod. dans certaines éditions Lernarié du Theate Ligeoi (cf. n° 361 et n. 1).

Edit. O. c[olson], Wallonia, i. XIV, 1906, pp. 141-143.

 

*189. Mariage du comte de Laniioy (1782).

Chanson liégeoise, composée par Jacoby, pour le mariage de Félix de Lannoy de Clervaux avec Marie de Berlo-Suys, le 11 avril 1782 : 7 couplets suivis d’un impromptu de 14 vers. Copie XIXe siècle, détruite par fait de guerre en 1944.

 

  1. Fête de l’abbé de Saint-Jacques (1783).

A Monseu l’ reveraindissime abbé d’ Saint Jaques, koplets chantés à l’ gass k’il a dné po s’ Patron, 1783.

Chanson liégeoise en l’honneur de dom Renardy (cf. supra), à l’occasion de sa fête patronale (reportée de nouveau au mois de décembre, saison des bécasses…). Placard à   2 col. s. 1. (un ex. connu).

 

  1. Vincent, «primus» de Louvain (1783).

Chanson ligeoise à l’oneur al Monsieu Jhan Houber Vincen, prodamé unanimmen prumi d’ Loven li dih-nouf d’Awous 1783.

Chanson liégeoise pour célébrer les succès du Liégeois J. H. Vincent, élève de la pédagogie du Faucon. Impr. feuillet double, Louvain, L. J. Urban, musique notée (un ex. connu) ; réimpr. dans l’édition Lemarié 1783 du Theale Ligeoi (cf. n° 361) ; copie XIXe siècle.

 

  1. L’imprimeur Michel D’heur (1783).

Chanson présintaye à M. Arnol-Michy D’heur, po l’ joû di s’ fiesse, ki tomme li 29 di Septimbe 1783.

Chanson liégeoise pour complimenter, à l’occasion de sa fête patronale, le chef de fabrication d’une imprimerie liégeoise (qui n’est pas nommée). Placard à 2 col., s. 1. (un ex. connu).

 

  1. Anniversaire de l’abbé de Saint-Jacques (1784).

A Monsieu lreveraindissime abbé d’ Saint Jacques. Koplets chantés al baf kil a dné l’ 16 di Mâes 1784, po l’aniversair di si Election.

Chanson liégeoise en l’honneur de dom Renardy, élu quatre ans plus tôt abbé de Saint-Jacques (cf. n° 185). Impr. feuille volante, s. 1. (un ex. connu).

 

  1. Election du prinee-évêque Fr.-C. de Hoensbroeck (1784).

Rôle en parler liégeois tenu par le jardinier Lucas dans une saynète d’un acte en prose composée pour célébrer l’avènement du nouveau prince et intitulée L’impromptu liégeois ou la fête nationale, plaquette in-8° de 16 pages, Liège et Spa, Bollen, 1784 (un ex. connu).

 

  1. Spirlet, doyen de Saint-Jean (1785).

Cantate ligeoize à sujet di Monsieu François-Lambert de Spirlet, élu Doein d’sint G’han, li 22 d’Novimbe 1785.

Poème et chanson en liégeois célébrant l’élection du nouveau doyen sur le mode dithyrambique. Plaquette de 8 pages, s. 1. (un ex. connu).

 

  1. L’abbesse du Val-Notre-Dame (1786).

Pasqueïe à sujet de l’ bénédiction di Madame de-l’ Va-No-s’ Dame.

Chanson liégeoise en l’honneur de Barbe de Senzeilles-Soumagne, élue abbesse des dames cisterciennes du Val-Notre-Dame, à Antheit (Huy). Plaquette de 6 pages, s. 1. n. d. ; (un ex. connu).

 

  1. Le curé Bastiane (1786).

Chanson po Monseu Pierre Joseph Bastiane de Limbourg (…) lecteur de Bay, kuré de Fleury 1786.

Chanson hutoise pour célébrer la collation de la cure de Fleurus (Hainaut) à un ancien professeur du collège de Bay (Louvain). Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. phil. L.-E. halkin, B. D., t. XVII, 1932.

 

  1. Jubilé de Lambertine Baupain et de Louise Dispa (1786).

Paskee ligeoise faîte à l’okazion de jubilé di sou Lambertenne Baupain et d’ sou Louise Disspâ jubilaires a Bavire li 23 d’ octobe 1786.

Chanson liégeoise pour célébrer le jubilé de deux religieuses de l’hôpital de Bavière, à Liège, en évoquant des traits anecdotiques de leur vie (surtout à propos de Lambertine Baupain). Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Jubilé du Père Moreau (1787).

Koplets chantés a père François Morau, li jou di s’ jubilé l’onze mars 1787.

Chanson liégeoise en l’honneur d’un Frère Mineur du couvent de Liège, à l’occasion de ses vingt-cinq ans de vie religieuse. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. (un ex. connu).

 

  1. Debehault, doyen de Sainte-Croix (1787).

Koplet chanté a monseu l’ chenone Andry Debehault, chusi Doën d’ Sainte Creu, li 30 Jullet 1787.

Chanson liégeoise pour complimenter le nouveau doyen de la collégiale Sainte-Croix, à Liège. Impr. feuille volante, s. 1. (un ex. connu).

 

  1. Jubilé du Père Janvier (1787).

Début manque. (Inc. 7e couplet) Avou (lacune) / Qu’esteut èco on pièle.

Chanson liégeoise racontant longuement, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa profession dans l’ordre des Récollets, la vie du Père Janvier, depuis les frêrèyes di s’ djon-nèsse jusqu’à sa désignation comme confesseur du prince-évêque. Copie XIXe siècle.

 

*202. Fêle de Mathey (1787).

Koplets presintés a Monsieu Joseph Matheij ly jou dis fies, ly dix nouf dy mase 1787. (Inc.) Ho dial kin sestant ouie no to.

Chanson liégeoise de 14 couplets précédant trois autres chansons wallonnes pour la fête du même Joseph Mathey en 1788, 1789 et 1790, transcrite dans un cahier de chansons de la fin du XVIIIe siècle, détruit par fait de guerre en  1944.

 

  1. L’avocat Terwagne (1787).

Chanson es ligeoi faite po Monsieu l’avocat Terwagne a l’occasion dis fiesse qui tom li 29 di jun 1787.

Chanson liégeoise, par l’abbé François-Mathieu Hénault (•j”1811), pour louer, à l’occasion de sa fête patronale, l’avocat Pierre Terwagne, ami de l’auteur. Manuscrit XVIIIe siècle (autographe).

Edit. Aug. doutrepont, B. D., t. XIII, 1924, pp.  11-13.

 

  1. Thys, abbé de Stavelot (1787).

Refrein à loccasion de lelection de S. A. le prince abbé de Stablo.

Chanson liégeoise sur les démonstrations de la joie populaire à la nouvelle de l’élection de dom Célestin Thys, de l’abbaye bénédictine de Stavelot, a la tête de la principauté ecclésias­tique de Stavelot-Malmedy. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Thys, abbé de Stavelot (1787).
  2. A) (Inc.) Ju vou kul diale mainpisse woisin.

Chanson stavelotaine pour célébrer l’élection de dom Célestin Thys comme prince-abbé de Stavelot-Malmedy et complimenter sa famille. Manuscrit XVIIIe siècle.

  1. B) (Inc.) Qu l’ diâl min pise wezin.

Autre état, incomplet de trois strophes et probablement altéré.

Edit. dans Stavelot Attractions, n° 1, 14 juillet 1895, sans indic. de source ; reprod. dans l’Armonac wallon do L’saméne po l’an 1896, Malmedy, 1895.

 

205bis. Le curé Henchenne (1787).

VÅ“ux wallons à Lambert Henchenne, pasteur d’ Saint J’han.

Chanson liégeoise en l’honneur du nouveau curé de Saint-Jean, à Liège. Impr. feuillet double s. 1. (un ex. connu ; paraît détaché d’une plaquette in-4°).

 

*206. Fête de Mathey (1788).

Coplets presintés a M. Mathey ly jou dis fies ly quinze dy mase 1788. (Inc.) Morblu kel belle kipagnée.

Chanson liégeoise de 16 couplets, dans le cahier signalé au n° 202.

 

  1. Le curé Chockier (1788).

Paskeie a Monseu Chokir, curé d’ Sin Zâbierre.

Chanson liégeoise pour vanter la science et les qualités du chanoine Jacques Chokier, à l’occasion de son installation comme curé de Saint-Adalbert, à Liège. Impr. dans La Vertu couronnée. Hommage lyrique sur l’avènement et la récep­tion de Monsieur Jacques-Mathieu Chokier (etc.), plaquette de 10 pages, s. 1. (un ex. connu) ; extrait sur feuille volante à 2 col. (un ex. connu).

 

  1. Le chanoine G. de Harlez (1789).

Koplets (Inc.) Akoirdans turtots nosse gerson.

Chanson liégeoise, attribuée à l’abbé Hénault, en l’honneur de Guillaume-Joseph de Harlez, élu grand-chantre de la cathédrale Saint-Lambert, à Liège. Manuscrit XVIIIe siècle (musique notée).

 

  1. Le curé De Hervé (1789).

Paskeie lîgeoise, faite a l’okâsion de l’ réception di monsieu Pire-Hinri De Hervé, a lheure di Notru-Dame à Fonts, li 23 d’ Jun 1789.

Chanson liégeoise sur les vertus du nouveau curé de Notre-Dame-aux-Fonts, à Liège, à l’occasion de son installa­tion. Plaquette de 8 pages, Liège, H. Dessain (un ex. connu).

 

*210. Fête de Mathey (1789).

Koplets presintés a M. Joseph Mathey, conseillé, licencié et secrétaire dy plusieur chapite et archidiaconé, pol jou dis fies ly dix nouf mâse 1789, rimettoux an dimegne suvan. (Inc.) Kom sis fies cel syheme kig va chanté.

Chanson liégeoise de 24 couplets, dans le cahier signalé au n° 202.

 

*211. Fête de Mathey (1790).

Koplets pol sin Joseph 1790. (Inc.)  Vosial, Joseph, ly prumire fiesse.

Chanson liégeoise de 14 couplets, de la même main que celles composées pour la fête de Joseph Mathey en 1787, 1788 et 1789, dans le cahier signalé au n° 202.

 

  1. Les lauriers de Bonne-Espérance (1790).

Koplets pot l’ koronemin di monsieu J’han Antone Bonne-Espérance ; li 31 d’ Aousse 1790.

Chanson liégeoise, attribuée à l’abbé Hénault, pour compli­menter un jeune rhétoricien de Liège de ses brillants succès scolaires. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1. (deux ex. connus).

 

  1. Ghisels, prévôt de Sainte-Croix (1791).

Chanson es patoi, faite po l’ trefoncyre Ghisels, ki l’ Chapitt di Sinte Creux a chûsi po s’ Privot.

Chanson liégeoise, par Guillaume, musicien de la cathédrale, pour célébrer les mérites du nouveau prévôt de la collégiale Sainte-Croix, à Liège. Impr. feuille volante à 2 col., s. 1., 1791 (deux ex. connus) ; reprod. dans plaquette in-8°, non pag., dont je n’ai retrouvé que des feuillets dépareillés (voy. les deux nos suivants) ; copie XIXe siècle.

 

  1. Ghisels, prévôt de Sainte-Croix (1791).

Parodeie di l’ariette di l’Olympiade.

Huitain liégeois en l’honneur du nouveau prévôt. Impr. dans plaquette signalée au n° précédent (les deux frag­ments retrouvés portent chacun le huitain en question ; au v° commence la « Chanson es patoi »).

 

  1. Ghisels, prévôt de Sainte-Croix (1791).

Début manque (Inc. du fragment) Kwan i chûziha c’est komme i fâ // Noss Doëin prouve sou ki j’avance.

Chanson liégeoise en l’honneur du nouveau prévôt (dont on rappelle qu’il est le frère du grand-écolâtre de Liège, J.-B. Nic. Ghisels). Impr. dans plaquette signalée au n° 213 ; l’un des feuillets retrouvés comporte les derniers couplets de cette chanson avec le refrain (Des. : Di voss jubilé on fret l’fiesse) ; au v° commencent des Couplets en français, égale­ment en l’honneur de Ghisels.

 

  1. Retour des Gouverneurs généraux des Pays-Bas (1791).

Nayveté rustique, ou chanson wallonne, chantée à LL. AA.

  1. dans la belle tente que ceux d’Olne leur avaient préparée.

Chanson liégeoise (Pays de Hervé) pour saluer, à l’occasion de leur passage sur le territoire du duché de Limbourg, le retour dans les Pays-Bas autrichiens, du Gouverneur général et de son épouse, que la Révolution brabançonne avait éloignés de Bruxelles en 1789. Impr. aux pp. 89-90 du recueil Le Lim­bourg illustré par le passage de leurs altesses royales, Marie Christine, archi-duchesse d’Autriche et le Duc Albert-Casimir de Saxe-Teschen (etc.), in-8°, Hervé, F. J. Vieillevoye, 1791 (plusieurs ex. connus).

 

  1. Jubilé du Père Moreau (1792).

Paskée à l’ouange di Per François Morau, à l’okasion de Jubilé dis’ prumy Mess, li 23 di Septimbe 1792.

Chanson liégeoise, par le même auteur que le n° 199, et sur le même personnage, à l’occasion de son jubilé sacerdotal. Impr. feuille volante (un ex. connu).

 

  1. De Grady, prévôt de Saint-Jacques (1793).

Dialogue inte Kolasse et Biettmé.

Chanson dialoguée liégeoise pour célébrer le nouveau prévôt de Saint-Jacques, à Liège, le chanoine de Grady. Manuscrit XVIIIe siècle (partition musicale) ; détruit par

fait de guerre en 1944, mais photocopié.

 

  1. Mariage Lhoest-Bauduin (1793).

Epithalame Liyeois fait pol mariegge di M. li kommissaire Lhoest avou Mlle Bauduin, li 3 aousse 1793. Air du menuet d’ « Exaudet ». Copie XIXe siècle, détruite par fait de guerre en 1944.

 

  1. Le prévôt de Saint-Jean (2e moitié XVIIIe siècle).

Chanson sur l’air de La faridondaine (Inc.) Jans à saint Jhan, Kipére Jacob.

Chanson  liégeoise  au  sujet, de  l’élection, à la collégiale Saint-Jean, à Liège, d’un prévôt dont le nom n’est pas cité. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Election d’un grand’chantre (—1794).

(Inc.) Hae apontî vos koitt et vot gozî.

Poème liégeois mis en cantate par le compositeur liégeois Henri Moreau (†1803), au sujet de l’élection du chantre d’une église collégiale (Saint-Paul, à Liège, où Moreau était maître de chapelle?). Manuscrit XVIIIe siècle (partition auto­graphe pour chÅ“ur et orchestre).

 

  1. Poisket, curé d’Othée (1794).

Chanson po l’ révèrain Monsieu Pierre Poisket, instalé curé d’Othaie li 2 mars 1794. — A Lîge, amon Bourguignon, impr. de Prince.

Plaq. de 4 pages, due à l’abbé G. Ramoux, curé de Glons, signalée par Jos. Defrecheux dans la Biographie Nationale de Belgique, t. XVIII, v° ramoux (aucun ex. retrouvé).

 

  1. Le curé Nivaille (+1790).

(Inc.) Figaro // D’ giffe salue, fait m’ révérence // Nivaille, avant do tchanté.

Pot-pourri namurois sur la vie du curé de Saint-Nicolas, Fr. Jos. Nivaille, à l’occasion de sa fête. Copie début XIXe siècle.

 

  1. Le docteur Forgeur (+1792).

(Inc.) A karnaval i s’ fâ d’verti.

Chanson liégeoise (sur l’air de la Carmagnole), attribuée à l’abbé Hénault, en l’honneur du médecin Forgeur et de sa femme, à l’occasion d’une réunion d’amis. Manuscrit fin XVIIIe-début XIXe siècle.

 

  1. La fête de Jacques ( +1792).

Koplets so l’air : Dansons la carmagnole (Inc.) Oh louk si bai monde rassinblé.

Chanson liégeoise, attribuée à l’abbé Hénault, à l’occasion de la fête d’un certain Jacques, ami de Fauteur. Manuscrit fin XVIIIe-début XIXe siècle.

 

  1. Le curé Bovy (1796).

(Inc.) No fa chanté e no d’verti.

Chanson liégeoise, attribuée à l’abbé J. J. Bellefontaine, en l’honneur de l’abbé Bovy nommé à la cure de Rocour-lez-Liège. Deux manuscrits XVIIIe siècle (de la même main). Copie XIXe siècle.

Edit. A. S. W., t. XI, 1886, pp. 181-182.

 

  1. Jubilé à Saint-Jacques (1797).

Koplets so l’air « Buvons à la Tallarigot » chantés au jubilé dy messieux Destriveaux, Louvrex, Closon et Lefebvre, chenones dy St Jaque, célébré li ute dy jun 1797.

Chanson liégeoise en l’honneur de quatre chanoines jubi­laires. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

 

SECTION III

FAITS DIVERS ET TRAITS DE LA VIE LOCALE

 

  1. Le chat volant (1641).

Le vol du chat de Vervier.

Poème verviétois écrit par un habitant de Stembert contre ceux de Verviers qui tentèrent de faire voler un chat à partir d’un clocher d’église. Deux états en copies, l’une du XVIIIe siècle (aujourd’hui détruite), l’autre du XXe siècle.

Edit. d’un de ces témoins dans Le Chai volant de Verviers, par J. m[athieu], Verviers, 1880; édit. phil. J. feller, B. S. V. A. H., t. XI, 1910.

 

  1. Tribulations d’un curé de Theux (1G88).

(Inc.) Il a ia stu l’ tems qu’un zavens bon.

Poème liégeois (parler de Theux?) relatant les machinations ourdies contre le curé Jean Anseau et dénonçant la perfidie de ses ennemis. Manuscrit XVIIe siècle.

Edit. phil. J. feller, B. S. V. A. H., t. XXIII, 1930.

 

  1. Tribulations d’un curé de Theux (1688).

(Inc.) Quest quon o es doyar // Dit Paquay le massuar.

Poème liégeois (id.) sorte de revue des habitants de Theuxi partisans ou adversaires du curé Jean Anseau. Manuscrit XVI le siècle.

Edit. phil. J. feller, ibid.

 

  1. Les Eaux de Tongres (1700).

Eloge de Vertu admirable des aiwe di Tonge.

Poème liégeois, attribué à Lambert de Ryckman, pour jeter le ridicule sur les vertus thérapeutiques de la Fontaine de Pline, à Tongres. Placard à 4 col., s. 1. n. d. (un ex. connu). Huit copies XVIIIe-XIXe siècles, dont certaines avec interpolations.

Edit. A. body, d’après six de ces dernières, B. S. L. W., t. XXI, 1886

Bien que défectueuse, cette édition annule celle du Choix de 1844 faite d’après une seule copie.

 

  1. Les Eaux de Tongres: controverse (1700-1701).

Réplique al paskée des Aiwes di Tongue.

Poème  dialogué  liégeois  à  2  personnages,   pour  riposter à la satire précédente. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. A. body, ibid.

 

  1. Sur la conduite d’un malotru (±1700).

Paskeie ente piron pansa et simon l’ hita.

Poème dialogué liégeois à 2 personnages sur les excès commis à la ducace d’Auvelais par un certain Minau. Manuscrit fin XVIIe-début XVIIIe siècle.

 

  1. Un mauvais sujet ( +1700).

(Inc.) I fât qui j’ conte à l’ kipagneie.

Poème liégeois sur les faits et méfaits d’un jeune propre à rien qui embrasse divers états, y compris celui de médecin. Copie XIXe siècle.

 

  1. Une fausse exécution capitale (1713).

Paskaie nouvelle sur exécution ditte de Sans-Bras être pendu et roué et être dedans Liège ressuscité 1713.

Monologue liégeois où un certain Sans-Bras, de retour après une longue absence à l’étranger, stigmatise ceux qui ont fait courir le bruit de sa condamnation à mort. Copie XIXe siècle, d’après un cahier de chansons (non retrouvé) de Nicolas Le Jeusne conservé dans la famille Stoumon (à Liège, aux Vennes) ; le carnet où figurait cette copie a été détruit par fait de guerre en 1944 ; subsiste toutefois une photographie des textes wallons qu’il renfermait (cf. nos 7, 238 et 309).

 

  1. Sur une loterie communale (—1714?).

(Inc.) On z a fait n’ si bell’ lotreie.

Chanson liégeoise (cramignon?), moitié amphigouri, moitié satire, à propos de la loterie organisée pour la reconstruction de l’hôtel de ville de Liège. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Reconstruction de l’Hôtel de Ville de Liège (1714).

Paskaye memorialle de la première pierre mise dans les fondements de la maison de ville dans Liège le 14 d’aoust 1714.

Poème dialogué liégeois à 2 personnages, relatant les céré­monies et réjouissances auxquelles a donné lieu la pose de la première pierre du nouvel Hôtel de Ville. Placard à 3 col., s. 1. (un ex. connu).

Edit. A. S. W., t.  III,  1867.

 

  1. Le poisson fricassé (—1718).

Paskaye a dansé sol pehon fricassé.

Chanson liégeoise sur l’art d’accomoder le poisson et la difficulté de nourrir les soldats étrangers. Copie XIXe siècle, comme au n° 235.

 

  1. Les curistes de Spa (début XVIIIe siècle?).

Po les chaudes fontaines (Inc.) Qui vout oy n’ novelle chanson // Qu’est faite d’ine aute manîre.

Chanson liégeoise sur les effets purgatifs des eaux de Spa et les surprises de la cure. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Epitaphe satirique (1729).

(Inc.) Cy git Matthy Seny.

Quatrain liégeois à l’adresse d’un chanoine de Saint-Jean à Liège. Copie XVIIIe siècle.

 

  1. Elégie de la tour d’Hoyoul (1730).

Paskaye sul tou dHouyoux et ses deux sou.

Poème namurois exprimant les adieux de la vieille tour d’Hoyoul, au moment où sa démolition est décidée. Impr. feuille volante, Namur, Ch. Lahaye, s. d. (deux ex. connus) ; autre état, plus développé, dans copie début XIXe siècle.

Edit.  partielle  dans  J.   pimpurniaux  [Ad.  borgnet],  Légendes namuroise, Namur, 1837, pp. 25-28.

 

  1. Médecins et charlatans (1732).

Pasquée critique et calotenne sôt tes affaires de l’ mediçenne.

Poème liégeois relatant, d’une plume satirique, les démêlés survenus à Liège entre médecins et empiriques, sous le règne du prince Georges-Louis de Berghes. Plaquette de 30 pages, Visé, M. et J. Bourgeois (trois ex. connus).

Edit. U. capitaine, B. S. L. W., I, 1858; nouv. édit. commentée par M. florkin (sous presse).

 

  1. Satire d’un charlatan (1733).

Prumire response de Calottin a loigne auteur de Supplément.

Poème liégeois faisant suite au précédent pour répliquer à un libelle du prétendu docteur Delile et dénoncer ses impostures. Plaquette de 28 pages, Visé, M. et J. Bourgeois (deux ex. connus).

Edit. U. capitaine, B. S. L. W., t. IV, 1862 ; nouv. édit. commentée par M. florkin (sous presse).

 

  1. Les séminaristes de Liège (+1735).

Paskeye (Inc.) Ha qui vola ! jowâd’ les frés !

Poème liégeois farci de latin, débité, à l’occasion de la fête des Rois, par un élève du grand séminaire de Liège qui passe en revue les travers plaisants de ses condisciples ardennais, hesbignons, flamands, etc. Copie XIXe siècle d’un texte écrit sur les feuillets d’un Directorium liturgique de l’an 1735 ayant appartenu à Pierre-Antoine Leloup (exemplaire non retrouvé).

 

  1. Après l’inondation (1740).

LI JoU DeL saint thoUMas L’alWe a stU JUsq’a La.

Inscription liégeoise relevée à Huy, à propos d’un débor­dement de la Meuse en 1740, par l’Abrégé chronologique de l’histoire de Liège…, in-16, Liège, 1784, p. 103. Variante dinantaise (Li nai Sen Tourna…) reproduite pour Lefîe, à propos de la même inondation, dans le Guide du voyageur sur la Meuse de guillery (Bruxelles, 1844).

 

  1. Sur les «passages ouverts» (1741).

Paskée novel so le pasege dovier el réjouissance dy lo le mesty, so l’air Bone novelle po le clauty, par Wynans Moureau, liégeois, 1741.

Chanson liégeoise pour se réjouir de la reprise générale des affaires (après les difficultés économiques de l’année 1740 ?) Copie XIXe siècle.

 

  1. Epitaphe satirique (XVIIe ou XVIIIe siècle).

Ci gist Devivi ki Ml ci veie // n’a fait ki plaiti. Si les plaitieu // vont es paradi cicial porrè y ess ossi.

Inscription contre un « plaideur » sur un tombeau de l’église S* Etienne à Liège (démolie après la Révolution). Copie XIXe siècle.

Reprod. par A. micha, Mélanges d’art et d’hisl., Liège, 1914, p. 23.

 

  1. Le boiteux et son cheval (—1750 ?).

Paskée (Inc.) J ‘veu passé to le jou.

Chanson liégeoise sur un attelage ridicule, avec vers-refrain en coq-à-1’âne. Deux états en manuscrits XVIIIe siècle, le plus récent étant le plus court ; les deux versions en copies XIXe siècle.

Edit. terry et chaumont, n° CLXXIII (état abrégé) et annexe, pp. 566-568 (d’après notre 1er témoin : 17 couplets).

 

  1. Les Liégeois parasites ( ± 1750 ?).

Chanson hutoise (Inc.) Diven tot’ monde nia nen nation // Comme li nation ligoise.

Chanson liégeoise des Hutois reprochant aux Liégeois1 de courir les fêtes pour y parader aux dépens d’autrui, alors que chez eux… Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Les Récollets ( ±1750 ?).

(Inc.) On Recolette ne nin fiesty.

Chanson liégeoise (parler de l’Est) où sont passés plaisam­ment en revue les pères Récollets d’un couvent de Liège ou des environs (Verviers ?). Deux états différents en manuscrits XVIIIe siècle ; copie XXe siècle.

 

  1. Deux farauds (+1750?).

Dialogue inte Blavir et Pirsoul.

Poème dialogué spadois contre le grêye Hinri et le grand rossê dont les faits et gestes défrayent la chronique locale. Manus­crit XVIIIe siècle.

 

  1. Malheurs conjugaux ( +1750 ?).

(Inc.) Y fa aveur li dial bin l’ tin // Po fé insi des paskees so les gin.

Poème spadois sur l’insuffisance conjugale du houlé Badon et les débordements de son épouse. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Des prétentieux punis ( +1750 ?).

Chanson faite so lu strimeche de ban magistral mettou e grand mostir du Spa li jou del Chandleuse.

Chanson spadoise sur la mésaventure arrivée à un médecin et aux membres de sa famille, le jour où ils étrennèrent leur banc à l’église paroissiale de Spa. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Ouverture de la Redoute (1762).

Prologue po ravisé on complimen chanté ell sâll d’ Assenblaie sol Pless’ des Jesuittes, li 9 fevrir 1762.

Poème dialogué et chanson en liégeois, attribués à Simon de Harlez, à l’occasion de l’inauguration officielle de la Redoute, la nouvelle salle de jeux et de concerts de la ville de Liège. Plaquette de 8 pages, Liège, S. Bourguignon (un ex. connu).

 

  1. Un chanoine houspillé (1763 ?).

(Inc.)   Vinez tot’ vos feumm’, tot’ vos gins.

Chanson liégeoise sur la mésaventure d’un ecclésiastique (un chanoine adversaire de d’Oultremont ?) rossé par trois jeunes commères dans une maison du quartier Saint-Séverin, à Liège. Copie XIXe siècle.

 

*256. L’Hôtel de ville de Huy (1768 ?).

(Inc.) Graiss a bon Dieu.

Fragment d’une chanson hutoise relative au nouvel hôtel de ville. Copie XXe siècle (reconstitution ?).

 

*257. Le moulin banal de Huy (XVIIIe siècle).

Chanson hutoise dont seules quelques bribes informes ont pu être déchiffrées sur une copie en état de décomposition.

 

  1. Les invités de la ducasse (—1772).

Chanson nouvelle sur les chabourlettles arrivant à la Ducasse de Mons, sur l’air de Malbrouck.

Chanson montoise pour accueillir la « chabourlette » (l’invité de la fête annuelle), sur le motif : « Soyez le bienvenu ; quand repartez-vous ? ». Deux états légèrement différents, l’un impr. feuille volante (titre ci-dessus), s. 1. n. d., typogr. XVIIIe siècle, l’autre dans le Livre de chansons appartenant à Mademoiselle Caroline Clair-bois (etc.), manuscrit daté de 1772.

Edit. du ms. Clairbois dans Bulletin des séances du Cercle archéol. de Mons, 6e série, 5″ livr., Mons,  1903.

 

  1. La procession de Mons (—1782).

Chanson delle carmesse (Inc.) Nos irons vie l’ cardor // Al proucession de Mon.

Chanson montoise dite Le Doudou. Fragment comprenant le premier couplet et le refrain, dans le manuscrit Delmotte (n° suivant).

Les éditions de cette chanson locale, devenue l’air traditionnel des Montois, sont trop nombreuses pour être signalées ici, d’autant plus que, dans son état actuel, le texte de la chanson n’est pas attesté par des documents antérieurs au XIXe siècle. L’existence du Doudou est déjà signalée au XVIIe siècle; la chanson a dû se transformer au cours des temps.

 

  1. Le patois de Mons (1782).

El patois d’ Mons.

Souvenirs et réflexions en prose montoise mêlée de français, par Philibert Delmotte, pour évoquer le parler de Mons à travers la vie locale. Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. L’Ropïeur, 15e année, suppl. au n° du 4 juin 1909 ; édit. part. Ch. dausias,  Un siècle d’humour wallon à Mons, Mons, 1930.

 

  1. Les pommes de terre (±1780).

(Inc.) Venez vocy tos vos paney.

Chanson en malmédien rural, en faveur de la culture et de la consommation des pommes de terre, décriées a tort par certains.

Edit.   phil.   F.   toussaint,   One  paskinye  so   les  crompîres  dans Folklore Malmedy-St Vith, t. VII, 1937.

 

  1. Le tambour du prince de Liège ( +1784).

Li taburî de prince di Lîge.

Chanson liégeoise d’un tambour du régiment national liégeois, sujet du prince-évêque Constantin-César de Hoensbroeck.

Edit. A. S. W., t. I, 1863, d’après texte communiqué par un vieillard né en 1774.

 

  1. Une chute malencontreuse (±1786).

Dialogue entre Alibert et d’Argent.

Chanson franco-liégeoise où sont ridiculisés un avocat et son compagnon, à la suite d’une chute qu’ils ont faite dans le quartier Saint-Martin à Liège. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. phil. L.-E. halkin, B.D, XVII,  1932.

 

  1. Pour paraître plus beaux (±1786).

Paskeye so l’air Remonteur (Inc.) Es Nulai des fèves.

Chanson liégeoise pour se moquer de trois employés du Conseil Privé et d’une jeune fille, qui sont allés faire parfumer et chamarrer leurs habits chez les orfèvres, dans le quartier de Lulay, à Liège. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. phil. L.-E. halkin, ibid.

 

  1. Les chanoines de Saint-Lambert (—1789).

Les chenones di Saint-Lambiet (Inc.) C’est les chenones di Saint-Lambiet // Les rogès cott’ qwarés bonnet.

Chanson liégeoise (cramignon ?) sur les tréfonciers, trousseurs de cotillons. Original inconnu. Edit. terry et chaumont, n° CI, sans indication de source.

 

  1. Les cloches de Guignies (1789).

Chanson des cloches de Guignies (Inc.) Nous faut canter.

Chanson tournaisienne (formes picardes et françaises sou­vent mêlées) sur les réjouissance qui accompagnèrent la fonte de nouvelles cloches à Guignies.

Edit.  E.  mathieu,  Wallonia, t. XVIII,  1910, pp. 29-30, d’après tradition orale recueillie au XIXe siècle.

 

  1. La nonne (XVIIIe siècle).

Paskée (Inc.)  Gin mi sareu jamae tini.

Chanson liégeoise sur une religieuse de Robermont (Liège), victime d’une plaisanterie scatologique et qui, dans une version allongée, est amenée à en commettre, à son tour, une plus détestable encore. Chaque état en manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. Choix sous le titre Li beguenne, n° XXXIV (2e état) ; terry et chaumont, n° LXXX (id.).

 

  1. La moutarde (XVIIIe siècle).

(Inc.) Im fa chanté, rire et dansé // Po passé fantasee.

Chanson liégeoise de la mésaventure scatologique et déso­pilante survenue à deux jeunes gens, à une boteresse et à la clientèle de celle-ci. Deux états différents en manuscrits XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle de la version la plus dévelop­pée (17 couplets).

 

  1. Le chat malade (XVIIIe siècle).

(Inc.) Del veie et de viege // Accorez tot vitement.

Chanson liégeoise sur la maladie d’un chat, avec la consul­tation d’un médecin appelé de Bruxelles. Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle (fragments).

 

  1. Le sauvetage d’Ysabeau (XVIIIe siècle).

(Inc.) Zabiau sortie de sin magion // Du soir sans ekeonche.

Chanson tournaisienne sur une fille tombée dans la vase et retirée par un galant. Copie XIXe siècle avec indication du copiste : «Chanson de Tournay (antérieure à 1780) ».

 

  1. Les clercs du palais (XVIIIe siècle).

Les scrieu  (Inc.)  C’est to n’ n’ allan podrî l’ Palâ.

Chanson liégeoise sur la cupidité de la basoche. Copie XIXe siècle.

Edit. terry et chaumont, n” LVIII.

 

  1. La vieille à la chaufferette (XVIII» siècle).

(Inc.) C’ esteu l’ aut’ jou n’ veie feum’ ki vindéf de hochet.

Cramignon liégeois burlesque. Copie XIXe siècle (musique notée).

Edit. terry et chaumont, n° LIX, augmentée du dernier couplet. Version parallèle sous le titre Les châsse de l’ vèie feumme, ibid., n° LXIV.

 

  1. Aventure scatologique (XVIIIe siècle).

Ine mâcîte bèguènne.

Chanson liégeoise burlesque (cramignon ?).

Edit. terry et chaumont, n° CCIV, sans indication de source.

 

  1. En revenant de la fête (XVIIIe siècle).

(Inc.)  Toi riv’nant dès jeu âs Jesuitte.

Chanson liégeoise d’un galant qui rencontra une belle « grigoisse » (var. : « botteresse ») et de ce qu’il en advint. Copie XIXe siècle ; autre état dans manuscrit XVIIIe siècle (Inc. : Toi riv’nant del fiesse as Jésuites] détruit par fait de guerre en 1944.

 

  1. Le meneur de cramignon (XVIIIe siècle ?).

Prindez voss’ baston, Simon.

Cramignon liégeois, description burlesque d’un Liégeois du pont des Arches.

Edit. terry et chaumont, n° LVII, sans indication de source.

 

  1. Un sauvetage mouvementé (—1794).

(Inc.) Gai onne sakoi af raconté // C’ est o naufrage kiest arrivé.

Poème verviétois racontant les plaisantes mésaventures d’une promenade en barque. Manuscrit fin XVIIIe siècle.

 

  1. Epigramme du   Troubadour   liégeois   contre   lui-même (1796).

(Inc.) Poquoi, binamé fré Lambiet.

Quatrain liégeois dans un article d’Henri Delloye, Habemus confitentem reum publié par le Troubadour Liégeois, gazelle du soir (etc.), n° du 7 nivôse an V.

 

  1. L’insolent châtié (fin XVIIIe siècle).

Paskeie  nouvelle   de   la  fameuse   rossade  donnée   au   cy-devani domestique J. Joseph Wicot.

Chanson liégeoise sur un fait-divers de la rue. Manuscrit, XVIIIe siècle.

 

  1. Les rues breneuses (fin XVIIIe siècle ?).

Chanson de brin (Inc.)  Sur le grand markier de Mont.

Chanson montoise sur la saleté des rues de Mons. Copie début XIXe siècle.

 

  1. Accordailles rompues (fin XVIIIe siècle ?).

La mariage manqué, entre M. Hosai el Mlle Cliket, sur un noël nouveau.

Chanson spadoise, commérage local. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

  1. Partage burlesque (XVIIP siècle ?).

Testamint de neur Jaquemin (Inc.) Acorez cial tos mes amis.

Monologue en vers (parler des environs de Stavelot) com­prenant la parodie d’un acte de succession imaginaire de l’an 1604. Copie XIXe siècle.

 

 

SECTION IV FEMMES, AMOUR ET FANTAISIE

 

  1. La femme, le mari et les moines (±1600).

Chanson (Inc.) Gim levy yr a matin qui fefe ci freu. Cramignon liégeois sur la paillardise de deux Frères mineurs. Manuscrit fin XVIe-début XVIIe siècle.

 

  1. «Avez-vous vu le renard ?» (±1600).

(Inc.) C’est tot riv’nant de l’ tavienne.

Cramignon liégeois érotico-burlesque. Deux états manus­crits, l’un en copie du XIXe siècle, l’autre très fragmentaire (la fin seule), de la même main que le n° précédent.

 

  1. Contre les femmes (±1600).

(Inc.) Bon dieüe qu ce gran pone d’ aimé se bacelle.

Chanson liégeoise énumérant les doléances d’un veuf désabusé. Manuscrit début XVIIe siècle.

Edit. phil. J. haust, Dix pièces de vers sur les femmes et le mariage, coll. «Nos dialectes», n° 11, Liège, 1941, pièce I.

 

  1. Les mœurs du temps (1640).

Discours de paysans sur le tremblenenl de terre, / et sur les lochets des filles d’au présent.

Poème dialogué liégeois à 4 personnages ; la seconde partie roule sur la coquetterie féminine. Deux placards à 2 col., s. 1. n. d. (un ex. connu).

Edit. phil. J. haust, ibid., pièce II.

 

  1. Les toilettes féminines (—1650 ?).

Paskeye novel sur le chant : Au matin quand elle se leve.

Chanson liégeoise contre les « bragueresses » et l’excentricité de leurs toilettes. Original (sur le même feuillet impr. que le n° suivant) non retrouvé ; copie XIXe siècle. Edit. phil. J. haust, ibid., pièce IV.

 

  1. Querelle de ménage (—1650 ?).

Autre Pasquèye. Dialogue entre Cranche et coir et on povre homme.

Poème dialogué liégeois entre un ivrogne, sa femme et leurs enfants. Original (cf. n° précédent) non retrouvé ; copie XIXe siècle.

Edit. phil. J. haust, ibid., pièce V.

 

  1. Contre les femmes (—1650 ?).

(Inc.) Qui sont loignes ces valet.

Chanson liégeoise sur la coquetterie des jeunes filles. Manus­crit XVIIe siècle.

Edit. phil. J. haust, ibid., pièce III.

 

  1. Dialogue de servantes (—1690 ?).

Jacklene, Maroe (Inc.) Jacklene seule // Gardienne aiou qu’esto socy.

Poème dialogué liégeois entre Djâquelène et Marôye au sujet de l’entrée au couvent d’une jeune fille noble. Original (un manuscrit de la fin du XVIIe siècle) non retrouvé. Edit. phil. J. haust, ibid., pièce VII.

 

  1. Satire de la Femme (±1700).

Paskeye so lCaractère de males Femmes. Monologue liégeois sur les imperfections féminines. Placard à 3 col. (un ex. connu). Autres états, plus ou moins différents, dans : 1) L’imperfection du sexe féminin (s. 1., 1753) ; 2) deux copies XVIIIe siècle ; 3) tradition orale notée au XIXe siècle.

Edit.  phil. de ces états  (moins l’original) par J.  haust,  ibid., pièce VIII.

 

  1. Les embarras du mariage (+1700).

Paskaye (Inc.) Quan gif louck tote vos binamaie. Chanson liégeoise sur les embarras  d’un père  de  famille nombreuse. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. phil. J. haust, ibid., pièce VI.

 

  1. La mal-mariée ( +1700).

(Inc.) Si gesteu éko a marié.

Chanson liégeoise  d’une  femme  se  plaignant  d’avoir un mari peu doué. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. phil. J. haust, ibid., pièce IX.

 

  1. Dialogue d’amoureux ( +1700).

(Inc.) O bonjou m’ binameye Zabê.

Chanson liégeoise. Original inconnu. Edit. phil. J. haust, ibid., pièce X.

 

  1. Exhortation dévote (début XVIIIe siècle ?).

Li 3e point (Inc.) Po tots les feies di Sion // Boutan les so Robietmont.

Poème liégeois (fragment de sermon burlesque à des reli­gieuses ?) sur la pureté et sur le danger des tentations. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. La saint Martin (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) Portant qu’on beut l’ vin à posson // Ji prind st Martin po m’ patron.

Chanson liégeoise d’inspiration bachique et probablement d’origine cléricale, pour la fête de saint Martin, « le trésor des prélats ».   Copie   XIXe   siècle,   d’après   le   recueil   Simonon

(cf. n° 18).

 

  1. Le vieux barbon (début XVIII” siècle ?).

(Inc.) Ni k’nohez-v’ nin bin ci vî sot // Qui va todi d’lez l’ bell’ Margot ?

Cramignon liégeois pour se moquer des entreprises d’un vieillard amoureux. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. L’invitation à Voroux (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) Qu’a-t-i tot passé qu’on vis âïe veïou // Nos morans d’anôïeminse à Voroux.

Chanson liégeoise d’invitation burlesque. Copie XIXe siècle (avec lacune), d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. L’amour des jeunes filles (début XVIIIe siècle ?).

Menuette (Inc.) Po les vertus blus // Dji faict bin des merveil // Quand ji sot ebus // Près di ses jonès feyes.

Chanson liégeoise sur les manières de conter fleurette. Copie XIXe siècle (incomplète de la fin), d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Ce qu’on dit des femmes (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) Vocial in’ novell’ chanson // Qu’est faicte po les reu grognons.

Cramignon liégeois sur les hasards du jeu de l’amour. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Epigramme (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) On n’est jamaïe vertueux.

Deux quatrains liégeois, sortes d’épigrammes sur l’amour, à moins que ce ne soit le début d’une chanson ou d’un amphi­gouri. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Impromptu (début XVIIIe siècle?).

(Inc.) Vocial li pu bell’ chanson // Qui Baptiste al faict di s’ veie.

Huitain liégeois, formant peut-être le 1er couplet d’un amphigouri. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. «Qu’est-ce que c’est…?» (début XVIIIe siècle?).

(Inc.) Ques qui c’est d’in amoureux.

Chanson liégeoise consistant à définir, sous forme de méta­phores réalistes ou burlesques, ce qu’est un amoureux, une jolie fdle, un homme marié, une jeune mariée, un vieux garçon, une princesse, un roi, un jeune chanoine, etc. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

303 A une jeune donzelle (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) Qui v’ fallef ti jôn’ corogne // Qui vos plori so l’ sina.

Fragment de cramignon liégeois. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Les contre-vérités (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) In jôn’ femme, in veye mohon // C’est trop d’ovreg po Piron.

Cramignon liégeois burlesque. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. A la kermesse de Tirlemont (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) C’est à l’ fiesse à Tillimont // Viv les flarninds et les barons.

Crarnignon liégeois sur la rencontre et les propos burlesques d’une Liégeoise et d’un Français. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Badinage (début XVIIIe siècle ?).

(Inc.) Jamâie n’aran tant d’ joie qui quan nos estins p’tits // Vos savin bin fé l’gatte et mi j’esteu l’ cabris.

Chanson liégeoise évoquant, pour une ancienne amie, les jeux enfantins du passé et les ruses féminines du présent. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Les femmes malodorantes (début XVIIIe siècle ?).

Menuet des fontaines (Inc.) Tots les damselles al cense quan il loget.

Chanson liégeoise satirico-scatologique sur les femmes. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Dialogue d’amoureux (—1730).

Chanson ou Dialogue entre j’han qui ploë ou [= et] Linette Makaye.

Chanson liégeoise. Manuscrit XVIIIe siècle.

Edit. phil. M. pihon, La Vie wallonne, t. XXIX, 1955, pp. 201-209

 

  1. Madelon à Chaudfontaine (—1750).

Paskie a danser so l’air l’abbé Kirinesse.

Chanson liégeoise sur la belle Madelon, les bains de Chaud-fontaine et la maladie de neuf mois. Copie XIXe siècle, comme au n° 235.

 

  1. Un marié bien attrapé (±1750).

Pasquee novel d’in gone maryaie et d’on pauve ma marié, par W. M,

Chanson liégeoise, attribuée à Moureau (cf. n° 246), sur une noce interrompue par l’accouchement imprévu de l’épousée. Copie XIXe siècle.

 

  1. Moray et la Mort (±1750 ?).

(Inc.) Toi serrant mes deux fesses.

Quatrain liégeois de Moray ou Moureau. Copie XIXe siècle.

 

  1. Impromptu en guise d’étrennes (1757 ?).

(Inc.) Quel fiesse crotaie // Quel attelaie.

Poème liégeois sur les vÅ“ux du nouvel an. Plusieurs copies XIXe siècle ; certaines indiquent que la pièce est tirée du Journal Encyclopédique 7757, où nous ne l’avons pas retrouvée.

 

  1. Un mauvais ménage (±1750 ?).

Acte de conduite, conversation et mariage contracté. Poème liégeois sur les mécomptes d’un jeune homme marié par intérêt à une mégère. Copie XIXe siècle.

 

  1. Un mariage mal assorti (±1750).

(Inc.) Acorez mesieu, medam.

Poème liégeois sur le mariage d’un jeune homme avec une veuve âgée et sur le charivari qui en résulta. Copie de la main de Ch. N. Simonon, selon son système d’orthographe.

 

  1. Sermon burlesque (+1760).

Siermon des feummes à la Ramponnau.

Monologue en vers namurois, farci de citations en latin macaronique pour former une parodie de sermon sur les mœurs du temps et les modes féminines. Plaquette s. 1. n. d. ? (un ex.

connu, incomplet de la fin) .

Reprod.   photogr.   de  deux  feuillets  dans  Romanica   Gandensia, t. I, pl. IV (Gand, 1953).

 

  1. Sermon burlesque ( +1760).

Début manque (Inc. de la page 3) Afin di prinde pu d’attintion.

Monologue en vers namurois (comme ci-dessus) contre la coquetterie féminine. Plaquette s. 1. n. d. ? (un ex. connu, incomplet du début).

Edit.  part. A. et L. maréchal, Anthologie des Poètes namurois, Namur, 1930.

 

  1. Les Danois (—1781 ?).

(Inc.) Plorez, vos jônès feyes.

Chanson liégeoise, par le chanteur de rues Moray (ou Moureau), sur la désolation des jeunes filles après le départ de troupes étrangères. Manuscrit XVIIIe siècle. Edit. Choix, n° XXI, sous le titre Les Danois.

 

  1. La femme du sergent Benoît (—1784).

(Inc.) J’a one feume com on housard.

Chanson namuroise, attribuée au sergent Benoît (f 1784), sur une maritorne. Copie début XIXe siècle.

 

  1. L’enfant perdu (—1784).

(Inc.) Accouroz chouté l’ histoire.

Chanson namuroise, attribuée au sergent Benoît, sur un enfant perdu dont le signalement est donné par des détails burlesques. Deux manuscrits XVIIIe siècle.

 

  1. La maladie du sergent Benoît (—1784).

(Inc.)  Voci des paufes novelles.

Chanson namuroise, attribuée au sergent Benoît. Deux états, l’un, auquel manque le testament burlesque, dans un manus­crit XVIIIe siècle (copie XIXe siècle), l’autre, complet, dans deux copies XIXe siècle.

Edit. part, dans J. pimpurniaux, op. cit., pp. 222-223.

 

  1. Les deux commères (—1784).

(Inc.) Accouros tortos po chouté // L’histoire di deux coméres.

Chanson namuroise, attribuée au sergent Benoît, sur les propos prêtés à deux ménagères de la rue du Four. Deux copies XIXe siècle.

 

  1. La vie aux champs (—1784).

(Inc.) Mi pér s’appelait Pierrot.

Chanson namuroise, attribuée au sergent Benoît, sur la journée d’un jeune pâtre. Deux copies XIXe siècle.

Edit. (fondée en partie sur une tradition orale) dans VHûlaud d’ Châlèrwè, I, novembre 1923.

 

  1. Le buveur de bière (±1785).

Air : Menuet d’Exaudet (Inc.) Gim vas dire.

Chanson namuroise, attribuée à l’abbé Grisard, sur les effets de la bière bue avec «xcès. Manuscrit XVIIIe siècle, quatre copies début et milieu XIXe siècle.

Edit. phil. T. zanardelli, dans Langues et Dialectes, t. I, 1891, pp. 50-51.

 

  1. L’herbier (—1789).

L’hierbî (Inc.) Hoûte on pô cial turto prustem tot vos oreïes.

Chanson dialoguée liégeoise entre une demoiselle et un herboriste qui détient, pour le soulagement des jeunes per­sonnes, l’herbe « qui croît dans la main ». Deux copies, l’une fin XVIIIe siècle, l’autre XIXe siècle.

 

  1. Le mal-marié (XVIIIe siècle).

Paskée (Inc.) Si gesteu ko a marie.

Chanson liégeoise d’un mari bafoué par sa femme. Manus­crit XVIIIe siècle. Comp. n° suivant.

 

  1. Le mal-marié ( +1789 ?).

Paskeie ligeoise (Inc.) Si j’esteu co à marier.

Chanson liégeoise d’un mari maltraité par sa femme et à qui est imposée la brimade publique de la « chevauchée de l’âne » ; début semblable au n° précédent, mais la suite est différente tant pour le récit des faits que pour le développe­ment (18 couplets au lieu de 11).

Edit. A. S. W., t. IX, 1884, pp. 169-174; autre état sous le titre L’homme so l’agne, dans Choix, n° XI (et errata), sans indication de source.

 

  1. Le mal-marié (XVIIIe siècle).

Ronde en patois (Inc.) Gin se qui s’ voret co marié.

Cramignon liégeois décrivant les déboires d’un mari bafoué. Copie XIXe siècle.

 

*328. Le mal-marié (XVIIIe siècle).

(Inc.) J’at in feumm’ qui l’ dial a fait.

Chanson liégeoise d’un mari qui se plaint de sa mégère. Copie XIXe siècle (fragment).

 

  1. Le mal-marié (XVIIIe siècle).

Chanson (Inc.) Mon Diet divant m’ mariage.

Chanson namuroise d’un époux regrettant sa liberté. Manuscrit XVIIIe siècle.

 

*330. Une veillée burlesque (XVIIIe siècle).

Chanson liégeoise sur les péripéties d’une sîze de jeunes gens, où la danse et la pétomanie se donnent libre cours. Copie XIXe siècle, détruite par fait de guerre en 1944. D’un premier examen de cette pièce bien troussée, j’avais noté les deux brefs passages suivants (qui éclairent l’un des sens anciens que l’on a contestés du mot mèstré) :

Tot sôrtant qu’i fit dèl mohon

I rèscontra li grosse Marion :

« Où vas-s’, dist-èle, avou l’ mestré ?

Ès-s’ dèdja nâhî dè djouwer ? ».

(…)

Lînâ hapa s’ mèstré po l’ tièsse

Et s’ lès fit danser on bran d’ flèsse.

(Orthogr. moderne.)

 

  1. Epigramme sur les prêtres (XVIIIe siècle).

Bènèdicité des priesses // Pus près de l’ tâve qui de l’ finièsse.

Bout-rime liégeois sur la goinfrerie du clergé d’Ancien Régime. Copie XIXe siècle.

 

  1. Le rossignol (1790).

Li Raskignou. Cantâte. Nicolas Bodson fecit Napoli 1790.

Poème liégeois sur le bonheur et l’inconstance de l’amour, mis en musique par le compositeur liégeois Nicolas Bodson. Manuscrit XVIIIe siècle (partition autographe de la cantate pour ténor, solo et orchestre) ; copie XIXe siècle faite sur le précédent.

 

  1. Défense des femmes (1793).

(Inc.) Divertihan no.

Chanson liégeoise, attribuée à l’abbé J. J. Bellefontaine, en faveur des femmes attaquées dans un sermon de l’abbé Deherve. Manuscrit XVIIIe siècle (daté par chronogr.). Edit. A. S. W., t. XI,  1886, pp.  183-184.

 

  1. Pierrot amoureux (XVIIIe siècle).

Pierrot et Lisette (Inc.) Ji n’ se pus cou qu’i m’ fât div’ni.

Poème dialogué liégeois-français, sorte de pastorale bur­lesque entre un berger amoureux et une bergère qui commence par le repousser.

Edit. Choix, n° I, d’après tradition orale.

 

  1. Accordailles de rustres (XVIIIe siècle).

Géra èt Gètrou (Inc.) L’aut joû ji pinsa crèver d’rîre.

Chanson liégeoise sur le dialogue burlesque d’un porcher et d’une gardeuse de vaches et sur leur mariage. Deux états en copies XIXe siècle, dont l’un, abrégé, est probablement altéré (Inc. : L’ôt joû podri on fa d’ fechi). Edit. Choix, n° XXV, d’après tradition orale.

 

  1. Chanson de charivari (fin XVIIIe siècle).

Gilles et Ket’lenne (Inc.) Gill’ et Ketlenn’ qui s’ vont marier ! // Sonnez les palettes !

Pot-pourri liégeois contre deux nouveaux mariés. Copie XIXe siècle.

 

  1. Une fille sans amoureux (XVIIIe siècle).

Rondeau (Inc.) In baselle qu’est sin jonai.

Chanson liégeoise (cramignon ?) consistant à définir, en une suite de métaphores plus ou moins grivoises, une fille qui n’a pas d’amant. Manuscrit fin XVIIIe-début XIXe siècle.

 

  1. Le danseur récalcitrant (XVIIIe siècle).

(Inc.) Piron n’ vout nin danser // S’i n’a des noûs solés.

Cramignon liégeois, adaptation burlesque de la chanson populaire « Quand Biron voulut danser // Ses souliers fît apporter ».

Edit. Choix, n° XV, d’après tradition orale ; reprod. dans terry et chaumont, n° LXXVIII.

 

  1. Amphigouri (XVIIIe siècle).

(Inc.) Ni no vierangn’ mâïe pus to z’essonne.

Chanson liégeoise enfilant des contre-vérités en coq-à-1’âne. Deux copies XIXe siècle.

 

  1. Amphigouri (XVIIIe siècle).

Chanson de nosse fiesse (Inc.) C’est dimeigne li fiesse ès le Condrot // Corans-y tos.

Chanson liégeoise en coq-à-1’âne. Deux copies, l’une fin XVIIIe siècle-début XIXe siècle, l’autre XIXe siècle (état différent, moins long, avec l’inc. : C’est dimegn’ fiess’ à Longdos).

 

  1. Plaisanterie scatologique (XVIIIe siècle).

(Inc.) C’esteu n’ feie in’ beguenne // hitenne // ki riv’néf d’on mosti // hiti.

Chanson liégeoise burlesque. Copie XIXe siècle.

Edit. [O. colson] KPYIITAAIA, vol. VIII  ( = Chez les Wallons de Belgique), Paris, 1902, pp. 54-55.

 

*342. Contre les jeunes filles (XVIIIe siècle).

Début manque (Inc. du fragment) 22. Su va es por mi one sakoi d’ dare.

Chanson verviétoise sur les toilettes et les mÅ“urs des diverses catégories de filles. Manuscrit XVIIIe siècle (le trentième et dernier couplet est une « signature » :  O kies quia fait cis chanson d’ danse // Ju paise foir bin kol lomme Gérard).

 

  1. « Qu’as-tu vu, compère?» (XVIIIe siècle).

(Inc.) J’a veyou n’aguesse // Qui ridéf so l’ gless.

Version franco-liégeoise d’une chanson dialoguée des contre-vérités. Manuscrit XVIIIe siècle détruit par fait de guerre en 1944 ; copie XIXe siècle.

Edit. terry et chaumont, n° CCIII.                        

 

  1. Le porcher (XVIIIe siècle).

Li hierdi d’ pourçai (Inc.) J’aveu n’ si mâl’ marâsse.

Cramignon liégeois burlesque sur le motif populaire des cochons qui dansent. Copie XIXe siècle.

Edit. terry et chaumont, n° XV (augmentée de deux couplets) ; autre état, sous le titre La truie qui danse, recueilli au XIXe siècle dans la tradition orale par L. colson, Wallonia, t. IV, 1896, pp. 144-145.

 

  1. Le retour du soldat (XVIIIe siècle).

Chanson de Quintin (Inc.) 1. Ah ! quel ravissant bonheur… // 2. Monseu ji n’ vo connais point.

Version franco-montoise, attribuée au P. Amboise (= P. Fr. Wattier, 1735-1813), de la chanson populaire dialoguée entre un soldat rentrant dans ses foyers, après une longue absence, et sa promise qui ne le reconnaît pas. Copie XIXe siècle du texte intégral (50 couplets).

Edit. (version abrégée, 11 couplets, de l’abbé lbtellier, fl870), p. p. M.-A. arnould, Annales du Cercle archéol. de Mons, t. 60, 1947. pp. 266-269.

 

  1. Le retour du soldat (XVIIIe siècle).

Chanson (Inc.) Bonjour la belle, excuse ma hardiesse // … 2. A grand tiou vai la topré del fiesse.

Version franco-namuroise du même thème. Manuscrit fin XVIIIe-début XIXe siècle; deux états différents dans copies XIXe siècle ; voy. aussi Wallonia, t. IV, 1896, pp. 203-205 (version rec. à Stave par L. loiseau).

 

  1. Le retour du soldat (XVIIIe siècle).

Le retour du soldat wallon (Inc.) 1. Bonjour ma mie ! Excusez ma hardiesse… jj 2. Allez-vo-z-é là-bas.

Version  franco-ardennaise du même thème.

Edit. P. tarbé, Romancero de Champagne, 2e partie : Chants popu­laires, Reims, 1863, pp. 221 ss.

 

  1. Le retour du soldat (XVIIIe siècle).

Le retour du soldat ardennais (Inc.) 1. En revenant de la guerre… // 2. Woëte don stila qu’il est drôle.

Version franco-namuroise du même thème. Edit. P. tardé, ibid., pp. 219 ss.

 

  1. Pastourelle bilingue (XVIIIe siècle).

(Inc.) 1. Dieu te garde belle bergère… // 2. Monseu ji so trop grossire.

Chanson dialoguée franco-liégeoise (Ardenne ?) entre un seigneur et la bergère qu’il veut séduire. Copie XIXe siècle, d’après le recueil Simonon (cf. n° 18).

 

  1. Pastourelle bilingue (XVIIIe siècle).

(Inc.) Bonjour Juliette… // 2.  Veïé k’éll avinteure.

Chanson dialoguée franco-liégeoise sur le même thème. Copie XIXe siècle.

Edit. Choix, n° X et Wallonia, t. I, 1893, pp. 28-31.

 

  1. Pastourelle bilingue (XVIIIe siècle).

(Inc.) Bon jou mes amours… // 2. K’es ki j’o voci.

Chanson dialoguée franco-liégeoise sur le même thème. Manuscrit XVIIIe siècle ; copie XIXe siècle.

Edit. Jos. defrecheux., Wallonia, t. IV,  1896, pp. 88-89.

 

*352. Pastourelle bilingue (XVIIIe siècle).

(Inc.) Bonjour Nanon // Bonjour belle bergère… // 2. Allez vî sot // Ji sos tote ewaraie.

Chanson dialoguée franco-liégeoise sur le même thème. Copie XIXe siècle (fragment).

 

  1. Pastourelle bilingue (XVIIIe siècle).

Chanson (Inc.) Bonjour Câlin, belle bergère… // 2. Eco qu’ig d’so dau village.

Chanson dialoguée franco-namuroise sur le même thème, mais à la fin la bergère accepte par intérêt la main du vieillard riche. Deux manuscrits XVIIIe siècle ; autre état dans copie XIXe siècle (Inc. : Bonjour Nanon, belle bergère).

Edit. Jos. defrecheux, Wallonia, t. I, 1893, pp. 138-139 (2e état).

 

  1. M. de la Bourlotte et la paysanne (XVIIIe siècle).

Tchanson novel, puz amuzantt ku bel kompozée l’an mil sett san freutt bich l’année de gros hourlai.

Chanson carologérienne, sorte d’adaptation bourgeoise de ,   la  pastourelle  du seigneur et  de  la  bergère.  Manuscrit  fin siècle.

Edit. phil., d’après sources écrites et tradition orale, par Ar. carlier, M^Annuaire de l’Association litt. wall. de Charleroi,  t. II, 1911,  pp. 25-33.

 

  1. L’amoureux délaissé (XVIIIe siècle).

(Inc.) A qué sudjèt mon-cϞr // Mi volez-v’ là lèyi ?

Chanson liégeoise. Copie XXe siècle faite à l’intention de J. Haust par Alice Gobiet (de Liège) qui tenait la pièce de sa grand-mère, née en 1800.

 

  1. L’amoureux dupé (fin XVIIIe siècle ?).

La maîtresse dè Dampicou (Inc.) Dj’avou ‘ne maitresse a Dampicou.

Version gaumaise de la chanson populaire lorraine (1) du galant amoureux d’une fille qui en épouse un autre. Tradition orale recueillie aux XIXe et XXe siècles à Dampicourt, près de Virton.

Diverses édit. dont la dernière en date reproduit deux états diffé­rents : J. haust, Le Pays gaumais, t. Vl-VII, 1945-1946, pp. 100-107.

 

(1) Attestée en 1775 dans le comté du Ban de la Roche, par oberlin.

 

 

  1. L’amoureux d’une coquette (fin XVIIIe siècle ?).

Li sot galant.

Chanson liégeoise, attribuée à l’abbé Hénault, d’un amant qui se complaît aux affronts d’une Célimène. Manuscrit XVIIIe-début XIXe siècle.

 

  1. Les villageoises à la mode (fin XVIIIe siècle ?).

So le bâcell’ d’Awans (Inc.) Ell’ ont de baiz’ habits de baiz’ habits d’ coton.

Chanson liégeoise sur la toilette des jeunes filles d’Awans-lez-Liège. Copie XIXe siècle.

 

 

SECTION V VARIÉTÉS

 

  1. Saynète pour pensionnat de demoiselles (—1650 ?).

Moralité (Inc.) Fillette // Bon soir le brave et damoiselle.

Moralité franco-liégeoise à 3 personnages. Original inconnu.

Edit. phil. J. haust, Les trois plus anciens textes [wallons], Liège, 1921.

 

  1. Carême et Chaînage (—1700).

Paskey dit Quarem et Charnee.

Poème liégeois renouvelant le combat de Carême et de Mardi-Gras et de leurs alliés respectifs. Manuscrit fin XVIIe-début XVIIIe siècle.

Edit. B. S. L. W., t. VI, 1863.

 

  1. Le voyage de Chaudfontaine (1757).

Voëgge di Chôfontaine, opéra burless, es treuz act, mettou es musik par M. Hamal, et exécuté al Maison d Veie li 23 Janvîr 1757.

Opéra-comique liégeois en 3 actes, versifié par Simon de Harlez, Pierre-Robert de Cartier, Jacques-Joseph Fabry et Pierre Grégoire de Vivario ; tableau populaire d’une partie de plaisir aux bains de Chaudfontaine où se rendent, en barque, trois dames de la halle et un militaire « francisé ».

Trois plaquettes respectivement de 8, 8 et 10 pages (une pour chaque acte), Liège, S, Bourguignon (un ex. connu des trois actes réunis ; deux autres ex. du 3e acte). Manuscrit XVIIIe siècle du 3e acte (avec partition musicale autographe) ; copie XIXe siècle (partition complète de la main de L. Terry). — Une autre édition, également en 3 cahiers, chez la veuve de S. Bourguignon, s. d. [1771 ?] (un ex. connu du 1er acte; troix ex. des 2e et 3e actes). Réimpr. en format de poche chez Lemarié à partir de 1783 (1).

Edit. phil. J. haust, Li voyèdje di Tchaufontainne, Liège, 1924 (publ. hors-série de la Soc. liég. de Littér. wall.), remplaçant celle de bailleux-capitaine (cf. nos suivants).

 

(1) U. capitaine, dans l’édition bailleux citée ci-après, mentionne pour cet opéra et les trois suivants, une 2e édit. de [1768] que nous n’avons pu identifier. L’histoire des réimpressions de ces quatre pièces, généralement connues, depuis, sous le nom de « Théâtre Liégeois », est assez compliquée. Surtout s’il s’agit de débrouiller la succession des petites éditions Lemarié dont certaines se présentent sous la forme d’un Armanack ligeoi. On consultera, outre l’édition du Voyèdje de J. haust (pp. 18-20), l’introduction d’U. capitaine à l’édition complète de 1854 (pp. XIII-XVI) et la Bibliographie liégeoise de de theux.

 

  1. Le Liégeois enrôlé (1757).

Li Ligeoi egagy, opéra burless’ es deu parleie, mettou es musik par Mr Hamal.

Opéra-comique liégeois en 2 actes, versifié par Jacques-Joseph Fabry, sur le racolage d’un jeune Liégeois par un sergent recruteur de l’année française. Plaquette de 16 pages, Liège, S. Bourguignon, s. d. (un ex. connu). Manuscrit XVIIIe siècle (avec partition musicale autographe), plus une copie XVIIIe siècle. — Deux autres éditions, l’une et l’autre de 16 pages, chez la veuve de S. Bourguignon, s. d., mais avant 1780 (un ex. connu de chacune d’elles). Réimpr. en format de poche chez Lemarié à partir de 1783.

Edit. F. bailleux,  Théâtre Liégeois, nouv. édit., Liège, 1854.

 

  1. La fête d’Ecoute-s’il-pleut (1757).

Li fiesse di Hoûte si ploû, opera comique es treu parleie, mettou ès musick par M. Hamal.

Opéra-comique liégeois en 3 actes, versifié par le baron Pierre-Grégoire de Vivario ; peinture d’une intrigue villa­geoise. Plaquette de 28 pages, Liège, S. Bourguignon, s. d. (deux ex. connus). Manuscrit XVIIIe siècle (parties mus. séparées autogr.) ; copie XIXe siècle (partition complète de la main de L. Terry). Réimpr. en format de poche chez Lemarié à partir de 1783.

Edit. F. bailleux, ibid.

 

  1. Les hypocondres (1758).

Les ypoconte, opera burless, es treuz act avou de gran kœur, mettou ès musik par Mr Hamal.

Opéra-comique liégeois en 3 actes, versifié par le chevalier Simon de Harlez ; satire de la clientèle riche des eaux de Spa et de la thérapeutique en vogue imposée aux « bobelins » atteints d’hypocondrie. Plaquette séparée pour chaque acte, mais de pagination continue (ens. 52 pages), Liège, S. Bouguignon, s. d. (deux ex. connus du 1er acte ; un ex. connu des 3 actes réunis). Manuscrit XVIIIe siècle (avec partition musi­cale autographe en 3 parties). Réimpr. en format de poche chez Lemarié à partir de 1783. Edit. F. bailleux, ibid.

 

  1. Simon l’ébéniste (±1760).

Le Mayeur ruiné par sa charge ou Simon lEscrini comédie en wallon fort risible.

Comédie verviétoise de 4 actes en vers ; satire d’un couple de jeunes époux qui veulent vivre au-dessus de leur condition. Copie XIXe siècle.

Edit. phil. J. haust, Le Mayeur ruiné (etc.), coll. « Nos Dialectes », n° 3, Liège, 1934.

 

  1. Patentes pour un faux médecin (1763).

Patentes de docteur pour Mr L…

Parodie, en prose liégeoise mêlée de formules françaises, de lettres patentes décernées le mardi-gras 1763 à un prétendu docteur médecin « Gihan André L…, dit Crispin ». Manuscrit non retrouvé.

Edit.  D. van  de casteele,   Une satire wallonne de  1763 dans B. S. L. W., t. XXVIII,  1890.

 

  1. La Henriade travestie (±1780).

Li Hinriade di Voltaire travesteie es vers Ligeois di Jhan Jozef Hanson pondeu delle Katedrâle di Lîge et Eskevin d’Her-mal divant Flône.

Poème liégeois en dix chants (3740octos.), par J. J. Hanson, transposant La Henriade travestie de Fougeret de Monbron (1758), elle-même parodie du poème épique de Voltaire. Manuscrit XVIIIe siècle (en partie autographe). Deux copies XIXe siècle (1840-1841), toutes deux de la même main; une autre copie plus récente.

 

  1. Les Lusiades (1783.

Trâduksyon evêr Lijwe del Lusiad de Kamoens, Poêm krevek [sic] so li dekouvêrt de z’ind z’ôriyntâl, tradwit di Mr Dupéron, de pôrtugais e franse ; e e Lîjwe, pa j’han jôzef Hanson, pondeu del Katedrâl. Kiminsî on londi, li 15 julet 1783, a dîh eûr e d’mêy al nut.

Poème liégeois en six chants (3752 octos.), inachevé, par le même, parodiant une traduction des Lusiades de Camoëns. Trois copies XIXe siècle (1840-1841) de la même main que le texte précédent ; une autre copie plus récente.

 

  1. La bataille de Dommartin (XVIIIe siècle).

(Inc.) Oh vinés cial, vinez hoûter.

Poème liégeois narrant un épisode de la guerre des Awans et des Warroux, en Hesbaye, au XIVe siècle. Copie XIXe siècle.

Edit. Choix, n° XXX (version recueillie avant 1844, sous la dictée d’un vieillard octogénaire).

 

  1. Morceau de chant (—1781).

(Inc.) Depoe li malhureux moment.

Huitain liégeois sur les suites d’une mésaventure (?), mis en musique pour violon et basse par le compositeur liégeois H. Fr. Delange (f!781). Manuscrit XVIIIe siècle (partition autographe) ; 2 copies XIXe siècle.

 

  1. Le grincheux (1789).

Li malignant, opéra è deux akes.

Opéra  comique  liégeois  en  deux  actes,  livret   de  l’abbé F.  M.  Hénault,  airs empruntés à  différents auteurs.  Deux copies XIXe siècle, dont l’une avec partition musicale. Edit. F. bailleux, Théâtre Liégeois, Liège, 1854.

 

  1. Chant martial (1789).

(Inc.) Kuan on zô n’ feie les tabeurs les hâbois.

Chant extrait du Mâlignant (n° précédent) sur un air de Grétry : 1re partie, scène V, rôle du soldat Mathias. Manuscrit XVIIIe siècle (partie pour soliste, autographe de Hénault ?).

 

  1. Un noël parodié (1796).

Noé // So l’air : Quan n’ zâran stu a deu streu messes.

Noël liégeois (1) avec variantes d’intention allusive. Impr. dans le Troubadour Liégeois, Liège, n° du 4 nivôse an V.

 

(1) Début du n° 1 du recueil Doutrèpont-Delbouille.

 

  1. Charades (1797-1798).

Un sixain et trois quatrains liégeois d’Henri Delloye :

1)  Charade liégeoise  (Inc.)   Vo  n’esté nen capâb’  sen  mi.

Impr. dans le  Troubadour Liégeois, gazelle du soir (etc.), n° du 4 pluviôse an V.

2)  Charade lygeoisse  (Inc.)   Vos  âry de  lessait sen  crème. Ibid., n° du 7 messidor an V.

3)  Charade   Ligeoisse   (Inc.)    Tot   chenône   est   m’ prumy. Référence non retrouvée ; copie XIXe siècle, avec la mention : 1798.

4)   So on novay Riche (Inc.) Oh ! Louk ciss tiess’. Référence non retrouvée ; copie XIXe siècle, même indication.

 

  1. Un distique d’Horace (1798).

(Inc.) Si vo poirtez, po fé inn sakoi d’inn’ saky.

Quatrain liégeois travestissant le distique Qualem commendes etiam…, dans un article sans titre d’Henri Delloye («Un trucheman sincère du vieil Horace… ») publié par la gazette L’Eburon, n° 3 de l’an VI, p. 24.

 

 

SECTION   VI NOËLS

 

Genre d’importation française, le noël wallon est représenté, dans l’état actuel de la documentation, par quelque 45 pièces. La plupart semblent bien du XVIIIe siècle. Mes recherches ne m’ont fait découvrir aucun texte qui ne fût connu d’Auguste doutrepont, Les noëls wallons, Liège, 1909; 2e édit., augmentée, par Maurice delbouille, Paris-Liège, 1938 ji= Noëls2] ; tout au plus, m’ont-elles permis de mettre au jour quelque témoin nouveau, de retrouver quelque document disparu.

Je me borne donc à énumérer les noëls (tous liégeois ou verviétois) que l’examen de la tradition, fournie pour chaque texte par les éditeurs, parfois aussi mes propres déductions, autorisent à considérer comme antérieurs au XIXe siècle. Les pièces sont citées par leur incipii, selon l’ordre et dans l’orthographe de l’édition doutrepont-delbouille.

 

  1. Bondjoû, wèsène, dwèrmez-ve èco ? Noëls2     n° 1
  2. Bondjoû, mârène, èt bone santé. n° 2
  3. Duspièrtez-ve ô pô, // Cuseune, qu’est-ce quu dj’ô ? n° 6
  4. O, qu’a-dj’ oyou è l’êr ? n° 7
  5. Ëy, à vrêy, quéle clârté ! O, qu’vout dîre cisse loumîre ? n° 8
  6. Tos nos tchans sont rimplis // D’ames, du fames èt d’èfants.n° 9
  7. Binamé Dièw, o, qu’est-ce qui dj’ô? n° 11
  8. Djans-è foû d’ Jérûsalèm. n° 14
  9. Bergers et bergerettes… // 2. Hoûtez, wèsène Lîz’bèt’. n° 17
  10. Allons, pasleurs, qu’on se réveille… // 2. Quu d’hez-ve, dô, binamêye ? n° 18                                             
  11. Quéle djôye onclin ; ça, v’ fât lèver ! n° 19

387 (?) Un Dieu naît aujourd’hui… // 2. O, qu’est-ce qui dj’ô è l’êr ? n° 20                                                      

388 (?) Charmant séjour, agréable bocage… // 2. Kipére Djaquet, qu’est-ce qu’i-ni-a avâr-cial ?                                    n° 21

  1. Bergers, ça, debout… // 2. Hoûte on pô, dène Ernou. n° 22
  2. Amour victorieux, qui pourra te comprendre… // 2. Vocial lès-andjes dè cîr qui nos d’hèt dès novelles. n° 23
  3. Ça, bergers, qu’on se réveille… // 2. Qui est-ce cila qui nos rèvèye ? n° 24
  4. Eveillez-vous promptement…  // 2.  Quin  sudjet d’ djôye est-ç’ couci ?     n° 25
  5. Duspièrtez-ve don po v’ni hoûter ! n° 31
  6. Robièt, wice coûrs-tu si èhèré ? n° 32
  7. On vint di m’ raconter // Qui nosse Mèssèye èst v’nou. n° 34
  8. 0, qu’est-ce qui dj’ô avâ lès prés ? n° 35
  9. Dji n’sé [nin] çou qu’on veût lâvâ. n° 36
  10. Ce n’est pas un palais… // 2. N’est-ce po nou ma, Mès-sieûs. n° 40
  11. Bergers, laissez vos houlettes… // 2. Djans! corans! qu’èst-ce qui c’èst çoucial. n° 41
  12. Immense déité, verbe éternel du père… // 2. Dji creû por mi, Djâqu’lène, qui mès-orèyes tchantèt. 11° 42
  13. D’un amour  triomphant  nous  chantons  la  victoire  …// 2. Hoûtez, wèsène, hoûtez.                                        n° 43
  14. Eveillez-vous, bergers,   à   nos   chants   d’allégresse !…   // 2. Ni lès-ôs-s’ nin, Kèt’lène.                                    n° 44
  15. Un charmant miracle… // 2. Hoûte on pô, fré ! n° 45.

 

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