chansons manger boire wallon
TCHANSONS
Chansons
MINDJÎ ÈT BWÂRE
Manger et boire
1 Quand m’ grand-mére nos fieûve li vôte… / Quand ma grand-mère nous faisait la crêpe…

Quand m' grand-mére fieûve li vôte (Quand ma grand-mère faisait la crêpe)
(in: Singuliers, 1, 2015)

Qwand m’ grand mère nos fieûve li vôte, in: Singuliers, 1, 2015
Texte et musique d’Alain LOVENBERG de Aisne (Durbuy)
A l’occasion de la fête de la Chandeleur, une petite chanson de circonstance : « Qwand m ’ grand mère nos fieûve li vôte ».
Qwand m’ grand-mére nos fieûve li vôte,
Nos potchin.n, potchin.n, potchète,
Qwand m’ grand-mére nos fieûve li vôte,
Nos potchin.n tot onk su l’ ôte !
Source : Enfantines liégeoises. Les cahiers du CRIWE. Waîtoz bin, mès djins, qu’ à l’ dèrêne frâse, c’ èst : « Nos potchin.n tot onk su l’ ôte ». D’après lès syincieûs, li mot « tot » vout dire : « crânemint, tot-à faît, fameûsemint…»
in : G.P.W., p.99-129
(p.124) Une enfantine, qui est un ancien refrain à danser, exprime bien le plaisir que l’on avait, notamment dans le petit monde des enfants, à manger des crêpes :
On chantait encore à Liège :
Qwand m’ grand-mère féve lès boûkètes,
Nos brokîs, brokans, brokète !
Qwand m’ grand-mère féve li vôte,
Nos brokîs tot onk so l’ aute.
Si la première notation est vraiment innocente, la seconde l’est certes moins, du fait du sens obscène de brokî et brokète « pénis » (sic).
Comparons les traductions : Quand ma grand-mère faisait la crêpe
— Nous sautions, sautions, sautette … tout l’un sur l’autre. — Quand ma grand-mère faisait les crêpes au sarrasin, — Nous foncions, foncions, foncette… tout l’un sur l’autre».
(133) Guy nyssen, Vocabulaire concernant l’enfance et la jeunesse dans le parler de Racour [W 2}. Mémoire présenté en vue de l’obtention du grade de licencié en … philologie romane. Louvain, Université catholique, 1969, pp. 40 et ]66.
(134) Dans Les Cahiers Wallons, 1950, 5, p. 72. A comparer avec Lucien maréchal, ibid. 1965, 6-7-8, p. 161 :
Maîs quand dj’ ètind fritchî su l‘ péle
Li fricasséye qu’ èle cût por mi
Ou l’ vôte, s’ èle mi vout fé plaîji,
Dj’ avore come si dj’ aureûve dès-éles.
« Mais quand j’entends frire sur la poêle — La fricassée qu’elle cuit pour moi
— Ou la crêpe, si elle me veut faire plaisir, — J’accours comme si j’avais des ailes. »
(p.125) A quelques détails près, c’est la seconde notation qu’Oscar Colson a publiée dans les Kryptadia (115), en indiquant en manchette que cette enfantine se chante sur l’air de « Via 1′ bastringue ». Il se peut, en effet, que ce soit l’air original, mais il a été noie sur deux rythmes différents, si l’on compare la notation ci-dessus à celle de Malmedy, que voici :
L’abbé Ferdinand Dandrifosse a d’ailleurs noté une variante charmante, puisque l’on peut dire in fine :
Nos potchîs tot so lès vôtes !
« Nous sautions tout sur les crêpes ! » (136).
A Verviers, les notations recueillies montrent la réduction d’un refrain à une sorte de dicton :
Qwand m’ grand-mère nos féve lu vôte,
Nos brokîs tos onk so l’aute !
Variantes (1) : Èt … dès vôtes ; — (2) : Nos potchîs … (!37) Ce refrain enfantin est, déclare Joseph Defrecheux, « avec une variante honnête, le début de la chanson populaire ås bèlès pîrètes ».
2 Vîve li djote ! / Vive le chou vert!

Vîve li djote !
(Joël Thiry, Su tchants su voyes, MDLP, 2014)
2. Dins lès viles, faut-st-assoti,
Vos nʼ saurîz vikè paujîre.
Lès djins vorèt, mès-amis,
Come dès mouches dins one tchètîre.
Autoû d’ Pogne, c’ èst nin parèy :
On prind co l’ timps do soflè
Èt tot chuflant one Mèrvèye,
On sêt ç’ qu’ i faut avalè.
- Po lès cîs qu’ n’ ont rin vèyu,
Faut qu’ on-z-èsplike l’ atèlée :
Amôdurè on cabu,
C’ èst nin cûre one cabolée.
Si on dit qu’ one djote modêle
Dut èsse ritchaufèye sèt’ côps,
C’ èst qu’ mon lès ralètcheûs d’ pêle,
On n’ wête nin à on crèton.
Deux noms propres dans le deuxième couplet demandent explication. « Pogne » désigne Rochefort, anciennement appelé Behogne, contracté en « Pogne ».
Quant à la Mèrvèye, c’est le nom donné aux merveilleuses Trappistes de Rochefort, qui, si Dieu existe, en constituent la preuve irréfutable.
Selon la légende, à l’occasion d’un concours de mangeurs de djote organisé à Jemelle, on salua l’écrasante victoire de Natole Crèton qui, non content de surclasser les autres concurrents, se permit d’engouffrer ce que son adversaire le plus direct avait laissé dans
son assiette. De là vient le sobriquet des Jemellois : lès ralètcheûs d’ pêle. On les appelle aussi :lès mougneûs d’ djote.
Une Confrérie de la Djote y a aussi adopté un hymne, composé par Jules Delhaize d’On : Vîve li djote.
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Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire). Arlon (Arel en arlonais1 et en allemandn 1) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s’agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif. L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. La langue luxembourgeoise y a longtemps été traditionnelle2,3. La ville est aujourd’hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C’est l’agglomération la plus peuplée du Pays d’Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l’enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire).