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INSTRUMINTS D’ MUSIKE

Instruments de musique

L’ èpinète / L’épinette

èpinète d' An.nenèle / épinette d'Andenelle

(Deru-Legros, 2009, 189)

André Deru, Thierry Legros, Epinettes d’Andennelle, modèles et filiations, in :  TRADITIONS MUSICALES EN Belgique / MUZIEKTRADITIES IN BELGIË, Revue belge de musicologie et d’organologie / Belgisch tijdschrift voor muziekwetenschap en organologie, éd. Les Amis de la Musique, 2009

 

 (p.189) 1 Définition

 L’épinette est une cithare sur table dont la particularité est de posséder deux types de cordes. Des chanterelles sur lesquelles l’exécutant joue la mélodie en grattant les cordes avec un plectre et en raccourcissant la longueur vibrante à l’aide d’un bâtonnet que le musicien fait glisser sur une touche frettée.

Le second groupe de cordes constitue un bourdon rythmique.

 

2 Objectifs

 

On connaît peu de chose sur le modèle d’épinette dit « d’Andennelle », du nom d’un hameau de la commune d’Andenne, petite ville mosane en aval de Namur. Par contre, c’est un type d’instrument que l’on retrouve fréquemment dans les collections publiques ou privées. Le but du présent article est simplement d’observer divers instruments et de dégager des caractères de filiation.

 

3 « Le modèle d’Andennelle »

 

L’épinette d’Andennelle est décrite par Hubert Boone sous le numéro C48 dans son ouvrage «De hommel in de Lage Landen »1. Ce modèle à résonateur est le plus courant, nous le considérerons sous l’appellation de modèle Type

 

4 Du modèle type

 

  • Description

L’instrument est donc à résonateur. Il possède sous le corps principal, une seconde caisse de résonance. Le corps principal et le résonateur sont trapézoïdaux, presque rectangulaires. Le résonateur dépasse du corps principal d’environ un quart.

Le chevillier est de type bas, c’est-à-dire que ce n’est pas la face supérieure qui est dans le prolongement de la table (2) mais bien la face postérieure du chevillier qui est dans le prolongement du fond de l’instrument. Il est muni de chevilles de type cithare ou piano, à section carrée. Celles-ci sont vissées en oblique dans le bois. Elles sont alignées parallèlement au bord du chevillier.

Les éclisses sont rectangulaires et sont de même hauteur, qu’elles soient celles du corps principal ou du résonateur.

La table est percée de deux sortes d’ouïes différentes. L’ouïe principale, la plus grande, se situe près du sillet inférieur. Sa forme évoque un nuage ou une chauve-souris. Le second type correspond à une découpe en forme de lyre constituée par plusieurs traits de scie, combinée à des trous de faible diamètre dans lesquels sont enchâssés des Å“eillets métalliques. La table est décorée de décalcomanies.

La table porte une touche frettée, celle-ci est constituée d’une latte en bois dans laquelle sont enfoncées des agrafes métalliques. Cette latte comporte divers repères formés d’une petite incrustation ronde de couleur.

 

1 Boone Hubert, De Hommel in de Lage Landen, bulletin n°3 du Musée Instrumental de Bruxelles, 1976. ‘Voir divers exemples de ce type de chevillier dans l’ouvrage L’épinette du Nord, édition Centre Socio-récréatif, Hazebrouck, 1997

(à complèter / à compléter)

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