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CLOKES ÈT CARILIONS

Cloches & Carillons

1 Lès clokes / les cloches

one cloke d' èglîje / une cloche d'église

(s.r.)

Marie-Thérèse Pipeaux, in : Anloy, un siècle d’histoire 1900-2000, éd. Weyrich, 2004

 

Les offices religieux

 

Cette atmosphère religieuse était particulièrement perceptible le dimanche, véritablement «le jour du Seigneur» au village. La vie était rythmée ce jour-là par les sonneries de cloches appelant aux offices : une première avec une seule cloche, une demi-heure avant chacun d’eux, puis juste avant l’office, une deuxième à toute volée.

Cela commençait tôt le matin par la messe basse célébrée dès 7 h 30 et à laquelle assistaient surtout les femmes âgées, toutes habillées de noir, de même que les cultivateurs.

À10 heures, c’était la grand-messe avec une assistance très nombreuse ; chacun avait revêtu ses plus beaux atours, surtout les femmes : le dimanche de Pâques en particulier était traditionnellement pour les plus coquettes l’occasion d’étrenner une nouvelle toilette. La grand-messe était chantée en grégorien.

Renée Baguette, in : LES RITES DE LA TOUSSAINT ET DE LA MORT

DE 1945 À NOS JOURS À MELEN (PAYS DE HERVE), p.203-215, Tradition wallonne, 5, 1988

 

Peu après la mort, le curé faisait sonner le glas (soner l’ transe) durant une dizaine de minutes.  On le sonnait à nouveau les jours suivants, cinq minutes durant l’avant-midi, et enfin le jour de l’enterrement, une dizaine de minutes, lors de la sortie de l’église.  La sonnerie varie d’un village à l’autre.  A Melen, on faisait sonner les cloches de la plus grave à la plus aiguë.  A l’heure actuelle, on ne sonne plus le glas qu’à la sortie de l’église, le jour des funérailles.  La sonnerie est programmée et dure de 3 à 4 minutes.  Les trois cloches sonnent lentement, l’une après l’autre.  Jadis, il n’y avait pas de différences selon la personnalité du défunt.  Ce n’était pas le cas à Herve, par exemple, où, si le défunt avait assisté aux offices de la paroisse mais qu’il n’y avait pas résidé, les cou s de cloche étaient redoublés (à noter qu’à l’occasion de la Toussaint, à Melen, le 31 octobre dès 6 heures du matin, le 1er et le 2 novembre, autrefois, on sonnait le glas.  La tradition a disparu durant les années 60).

Une tradition malmédienne, Ard. Mag., 30/10/1998

 

Chaque année, le dimanche le plus proche du 10 octobre, à l’issue de la messe, un air que tout le monde connaît, “descend” du clocher de la cathédrale pour aller animer la ville.  “Bing èt bong à sint Djèrion, nos ‘nn’ îrans po lu p’tit pont, èt nos r’vinrans po l’ grand pont, qwand n’s-ârans magnî l’ flèyon.”

A l’occasion de la fête de la St-Géréon, les triboleûs montent au clocher pour y tirer les cloches en cadence.

 

Une tradition typiquement malmédienne, Ard. Mag. 06/10/1995

 

On tribolait déjà avant 1795.  Cette coutume se faisait en l’honneur de saint Géréon pour qui une procession était également organisée.

(à complèter / à compléter)

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