BORCI

BOURCY

SOCIÂL

SOCIAL

Borci : lès-animâcions / Bourcy : les animations

PLAN*

 *Autres descriptions de la vie sociale (comme les « sîses », les traditions (religieuses, …)) : voir aux chapitres appropriés.

 

I Divant l’ an 2000 / Avant l’an 2000

 

1 Li coûrs dè l’ vikêrèye / Le cours de la vie

1.1 Nêssance èt batèmes / Naissance et baptêmes

1.2 Pâkes / Communions

1.3 Marièdjes / Mariages

1.4 Lès moussemints / L’habillement

1.5 La mwart / la mort

 

2 Lès distrêyèdjes / Les distractions

2.1 Lès sîses, …/ Les soirées (d’hiver), …

2.2 Tirer âs nwèces / Tirer aux noces

2.3 Lès dicâces : la grande, la p’tite / Les kermesses : la grande, la petite

2.4 Lès passemints d’ timps / Les passe-temps

2.4.1 Djeûs / Jeux

2.4.1.1 Djeûs d’ èfants / Jeux d’enfants

2.4.1.2 Djeûs d’ grandès djins / Jeux d’adultes

       a Lès cwâtes / Les cartes

       b Lès guîes / Les quilles

       c La riboulète ou clitchète / la « riboulette »

2.4.2 Ôtès-animâcions / Autres animations

2.4.2.1 Tèyâte / Théâtre

2.4.2.2 Cinéma

2.4.2.3 Spôrts / Sports

2.4.2.4 Lès bals / Les bals

2.4.2.5 Di-d-tot / Divers

 

II Après l’an 2000

 

Cronolojîye / Chronologie

 

I Divant l’ an 2000 / Avant l’an 2000

 

1 Li coûrs dè l’ vikêrèye / Le cours de la vie

1.1 Nêssance èt batèmes / Naissance et baptêmes

1.2 Pâkes / Communions

1.3 Marièdjes / Mariages

(à complèter / à compléter)

1.4 Lès moussemints / L’habillement

LA TENUE DU DIMANCHE (Octave, 1973, 64b) de nos grands-pères était le sarrau bleu ou gris clair, rayé de lignes sombres. Sur la chemise de chanvre était nouée une cravate da soie noire.

Nos aïeules portaient une coiffe très seyante en soie noire ou de tons chatoyants, qui emprisonnait la nuque et se relevait sur le devant avec des fronces et des plissas, tandis que deux brides se nouaient sous le menton.

Leurs jupes et leurs jupons étaient très amples et très longs, la taille fine, le corsage fermé haut.

Pour travailler, le “vantrin” (tablier) et le chapeau à bavolet en cotonnade, appe­lé aussi « hâlète » ou “capuline”.

Plus tard, ces dames suivirent la mode des villes, ce furent les chapeaux; le chapeau changeait selon la saison, (mais elles les portaient au moins deux saisons ou peut-être trois).

Les chemins de fer, les journaux, le cinéma, la radio, la télévision, les réformes sociales et économiques, les inventions, les innovations, les transformations de toutes sortes ont complètement changé la vie de nos villages.

On s’habille uniformément, les dames sortent nu-tête, les filles portent pantalon, les journaux de mode pénètrent dans le moindre de nos petits bourgs, les maisons sortent de terre aussi modernes que celles des villes,, et meublées en conséquence; tous, se servent de machines les plus perfec­tionnées, et c’est ainsi que toutes ces traditions locales et régionales s’effacent de plus en plus, jusqu’à disparaître complètement.

1.5 La mwart / la mort

LA VEILLEE DES MORTS  (Octave, 1973, 123)

Les voisins s’en faisaient un devoir, car le culte des morts a toujours été profondément enraciné dans la population.

2 Lès distrêyèdjes / Les distractions

2.1 Lès sîses, …/ Les soirées (d’hiver), …

Les “sîses” d’hiver étaient longues. Tandis que les femmes filaient la laine des brebis, raccommodaient le linge, tricotaient les chaussettes pour la maisonnée, les hommes à la mémoire fertile et à l’esprit savoureux ra­contaient les nouvelles, tout en tressant, avec la matière première trouvée sur place, des corbeilles, des paniers, des mannes, des vans, etc. Les vieux racontaient leur jeunesse ou des histoires cent fois entendues, mais inlassablement répétés: Magonnette et Géna, Noyé l’ Pouyou, ces bandits qui terrorisèrent l’Ardenne, la Dame au pied de biche (légende du château de Bourcy), la vie de la charmante, mais frivole Marquise du Pont d’Oye, les histoires des nûtons, ces êtres mystérieux, cordonniers et tisserands, des légendes émouvantes, charmantes ou terrifiantes, comme celles des”macramés”, récits plus détaillés ou plus effrayants de génération en génération.

Plus tard, les jeux de cartes furent à l’honneur. Actuellement, la télévision a remplacé les longues “vèspréyes” de naguère.

Nous nous souvenons encore du temps où les jeunes gens allaient “faire le train”, ce qui voulait dire qu’après le dernier repas du soir, ils se re­trouvaient tous dans la salle d’attente de la gare, entourent le haut poêle et discutent jusqu’à l’arrivée du dernier train qui ramenait de la ville voisine, le flot de travailleurs et d’écoliers. (Octave, 1973, 64)

 

Les dimanches étaient longs et monotones. On entendait toute la journée les sonneries des cloches: messe basse, grand-messe, vêpres, salut. On discutait autour du jeu de quilles de la future récolte, des nouvelles du pays.

Les jeunes songeaient aux ‘affaires du cœur’. Le dimanche soir, ils al­laient en groupe vers la ferme où ils savaient trouver des jeunes filles. Ils emportaient sous la veste, l’inévitable bouteille de genièvre qui ferait, après quelques verres, sortir les chansons, et les jeunes gens de faire la cour aux jeunes filles, sous l’oeil attendri des parents. Jadis, c’est ainsi que s’amorçaient des mariages. (Octave, 1973, 64)

2.2 Tirer âs nwèces / Tirer aux noces

On tirait aux noces. (Octave, 1973, 123)

 

A Bourcy, Alf. Laukes et Félix Maquet ont bien souvent rempli ce rôle.

Les voisins et amis manifestaient ainsi leurs joies avec les mariés. Comme disait quelqu’un : « plus on mouillait le gosier du tireur, plus la poudre était sèche ».

2.3 Lès dicâces : la grande, la p’tite / Les kermesses : la grande, la petite

Lès dicâces

 

la p’tite dicâce * la grande dicâce (Octave, 1973, 124)

 

Il s’agit en réalité de la Dédicace, la consécration de l’Eglise et son anniversaire. Pour Bourcy, elle se situe le 27 décembre, à la St-Jean, patron de l’église. Mais, à la ‘grande fête’, les réjouissances se font le deuxième* dimanche après la Fête-Dieu. »

 

(* NDLR En fait, le premier.)

 

Actuellement, l’événement, quoique restant important dans les villages, l’est cependant beaucoup moins, trop de distractions, trop de bals s’of­frent tous les dimanches et dans presque tous les hameaux environnants, compte tenu des actuelles facilités de déplacements.

 

On se prend à rêver avec toute la jeunesse de ses 15 ou 18 printemps… Quel événement… On s’y préparait longtemps à l’avance. On avait chaulé à neuf la façade de la maison, tapissé, frotté, astiqué l’intérieur. Dès le mercredi ou jeudi, arrivaient les roulottes, et les enfants, ébahis, regardaient dresser le bon vieux carrousel à chaises, les chevaux de bois, le “tapis roulant”, les tirs, parfois un “hippodrome” ou même un cirque.

 

Des jeux populaires étaient organisés les lundi et mardi de la dicâce : les guîes (quilles) et la riboulète (voir ci-dessous).

Le lundi ou le mardi, d’autres jeux étaient organisés: une course à pied, course de bicyclettes, courses d’obstacles, course dans les sacs, etc.

Une seule guinguette pour le bal, mais l’autorisation n’était pas donnée à toutes les jeunes filles d’y entrer…

On ne danse plus, bien sûr, la maclotte ou le cramignon, le quadrille ou la polka, le tango ou la valse….  A chaque génération, sa musique.

Nous ne parlerons pas des “ripailles” de ces trois jours, ni des tables abondamment garnies de tartes et de gâteaux ronds en l’honneur de la parenté….

 

 

in : Yannick Pieltain, Mémoires d’anciens ou Bourcy vu et conté par les anciens, s.d.

 

(p.19-20) La fête à Bourcy

 

Pour en savoir un peu plus sur la fête, un ancien raconte encore…

 

OU AVAIT LIEU LA FETE A BOURCY AU DEBUT DU SIECLE ?

 

La fête avait lieu place de la gare, mais vu que le tram était en activité, les forains s’installaient également dans la cour de la ferme située à la place de l’ancien garage Schloune et de la maison Fertons. Elle débutait seulement le dimanche après-midi mais s’achevait le mardi soir.

 

QUELS FORAINS ANIMAIENT LA KERMESSE ?

 

En ce temps-là, il n’y avait pas d’électricité. L’électricité ne fut installée que vers 1928. Les forains se déplaçaient alors en groupe de 4 ou 5. Ils étaient alors obligés d’utiliser un groupe électrogène commun pour l’éclairage de leurs animations. On y voyait des manèges de 4 ou 6 chevaux, des balançoires suspendues avec des chaînes, des pêches aux canards, des tire-pipes. Ni autos tamponneuses, ni jeux électroniques.

 

OU DANSAIT-ON A LA FETE ?

 

Dans la salle de chez COLLIN ou sous un petit chapiteau. Un musicien animait les bals du dimanche et du lundi et, plus particulièrement pour les aînés, celui du mardi. Batterie au pied, accordéon en fête, il faisait danser le village à partir de 19 heures. Quelques fois, un petit orchestre était également invité. Pas d’entrées payantes pour ces soirées, seulement un tarif à la danse.

Il y avait même un musicien dans le village qui animait une de ces soirées. Monsieur Eloi GROMMERSCH y allait de ses quelques accords d’accordéon. Ce monsieur aurait déménagé par la suite du côté de Bierges.

 

 

Et POUR LE RESTE, COMMENT CELA SE PASSAIT-IL ?

La fête se déroulait beaucoup en famille. Il faut dire que les familles étaient bien plus regroupées que maintenant. On se rassemblait chez les parents, frères, sœurs, enfants, petits-enfants… Le lundi, tous participaient à la messe des morts et se rendaient après au cimetière… comme maintenant. Les enfants avaient alors congé et rejoignaient la fête le lundi après-midi.

 

La cûtenée do vinrdi do l’ dicâce

 

 Lès mantches ritrossées,

So l’ nez on pô d’ farine,

Man.man èst bin décidée

Âdjoûrdu dins nosse cûjine.

 

Li for èst dèdja aloumé,

Èle è dèdja fét la pâsse.

Àdjoûrdu c’ èst la cûtenée,

Dimègne, c’ èst la dicâce!

 

I gn-è dès pèles tos costés,

So l’ fornê, i gn-è do lècê;

I gn-è dès-oûs à câsser,

La crin.me rafreûdit so l’ séwè.

 

Nos-ôtes, lès-èfants,

On rawâde sins boudji

Avou dès-ûs gourmands

Lès casseroles po ralètchi.

 

Lès tâtes sont bin gârnîes,

Li for èst tchôd assez:

Onk po drî l’ ôte jusqu’â forni,

On pwate tote la cûtenée.

 

Il è stou l’ timps â viyadje

Quand tot l’ monde fèjot sa cûtenée:

On-ètranjer d’ passadje

Savot qu’ ç’ astot la dicâce rin qu’ avou s’ nez !

 

 

Emile WENKIN (wallon de Michamps)

 

Mots difficiles

 

cûtenée   = cuisson,fournée

dicâce     = kermesse   

lècê         = lait                         

oû            = oeuf.

pâsse       = pâte                       

pêle         = moule à tarte 

rawâde    = regarder

sêwè        = évier

tâte          = tarte

û             = oeil

 

Niveau : récitation :  primaire moyen, primaire supérieur

dicâce di Mîtchamp (anéyes 1980) / kermesse de Michamps (années 1980)

2.4 Lès passemints d’ timps / Les passe-temps

2.4.1 Djeûs / Jeux

2.4.1.1 Djeûs d’ èfants / Jeux d’enfants

 

Les jeux d’enfants sont sans doute moins vénaux que les précédents, bien qu’ils apprennent très tôt à thésauriser les billes de plomb, ou, plus modestement, les pîres du tchèrîje ‘noyaux de cerise’.

Nous ne pouvons passer en revue tous les jeux qui s’offrent aux enfants de notre région: comme ailleurs, ils connais­sent les traditionnels chat perché (w. tchâri tchèt), marelle (w. à l’ pîrchète), gendarmes et voleurs, poursuite (w. ti la-y-u), cache-cache (w. câyi-ca), etc. Les garçons se passionnent pour les jeux de billes (w. tchike ou casse), ou les jeux de balle; ils se lancent dans d’interminables parties d’adresse avec des couteaux, des bâton­nets (w. cruche à Bastogne, guichète ailleurs), de petits morceaux de fer (w. châyète), ou encore des bouchons sur lesquels reposent des pièces de monnaie; ils se confectionnent des «canonnières» (w. tire a baie), des sifflets (w. chofla) avec des baguettes de sureau ou de sorbier, des arcs et des lance-pierres. A la bonne saison, ils partagent leurs loisirs entre l’exploration des coins fascinants dont les parents ont défendu l’accès, la pêche (à la main, à la four­chette, ou à la bouteille), la chasse aux hannetons (rien de tel que ces coléoptères pour détendre l’atmosphère d’une classe!), aux têtards (w. makète), aux salamandres (w. rognète). L’hiver, entre deux batailles de boule de neige (w. sokê d ‘îvièr), ils s’adonnent aux joies du traîneau, des glissades acrobatiques, sans oublier la confection des bonshommes de neige!

 

Les filles, qui partagent à l’occasion les jeux de leurs petits camarades, sont également tentées par la corde à sauter, le cer­ceau (w. cèke), la dînette et les rondes.

Parmi les jeux d’intérieur, on retiendra, outre certains jeux de cartes (voir plus bas), le loto (w. kine), les dominos, les dés, le jeu de puces (1), etc.

 

Ce jeu se pratique avec de petites pièces rondes (les puces) que l’on fait « sauter » en direction d’un récipient.

 

(in : Michel Francard, Traditions populaires au pays de Bastogne, 1982, p.212-217)

2.4.1.2 Djeûs d’ grandès djins / Jeux d’adultes

Si l’on met à part les jeux populaires du lundi et du mardi de la dicâce (voir plus haut), on peut dire que trois types de jeux se partageaient les faveurs des jeunes et des adultes: les jeux de car­tes, les jeux de quilles et la riboulète.  (Octave, 1973)

 

a Lès cwâtes / Les cartes

 

Les jeux de cartes sont très prisés dans notre région: ils servent notamment à meubler les sîzes ou les après-midi des jours de relâche. Le jeu le plus en vogue a toujours été le couyon ‘couillon’, avec diverses variantes (notamment le couyon qui va et le couyon qui passe); très courus aussi sont le pikèt ‘piquet’, le swèk (ou swik), la mènche (équivalent de la matche ailleurs), le potot, le wis ‘whist’, la banke ‘banque’ et sa variante la banke russe, le valet de pique (w. l’machuré, l’nwar valet ou l’ puwant); dans une moindre mesure, on joue au rami, au vingt-et-un, au chemin de fer, au pandour, au chasse-cœur, etc. Les plus jeunes se passionnent pour la bataille (w. pelé vê ‘veau pelé’).

(Octave, 1973)

b Lès guîes / Les quilles

Les jeux de quilles sont surtout en vogue lors de la dicâce; ils sont rarement installés définitivement (sauf à l’abri d’une grange, p.e.) et pour chaque fête, il convient de remonter le jeu. Chaque quille (w. guîe) repose sur l’extrémité d’un piquet enfoncé dans la terre, qu’on a scié au ras du sol. La planche de bois est pla­cée au niveau des quilles; elle est régulièrement arrosée d’eau, pour faciliter le mouvement de la boule (w. bole ou boule) lancée en direction des quilles.

On joue avec trois, cinq ou neuf quilles (jeu complet). La disposition du jeu se présente comme suit.

(Francard, op.citat.)

c La riboulète ou clitchète / la « riboulette »

La riboulète, encore appelée clitchète ou tchike se pré­sente comme une sorte de jeu de quilles miniature dressé sur une surface légèrement inclinée. Une boule, lancée le long du bac situé à droite du jeu vient frapper un ressort installé dans le coin gauche, puis elle redescend en renversant les quilles sur son passage. La part de hasard est réelle, mais certains clitcheteûs parviennent à imprimer à la boule l’effet nécessaire pour maîtriser quelque peu la trajectoire de celle-ci. Si son fonctionnement est simple, les règles de la riboulète sont complexes. Ce jeu d’argent permet, au départ de mises modestes, un système de surenchères entre les candi­dats à bâre ‘à égalité’: en quelques heures, des fortunes ont changé de main! Malgré l’interdiction officielle, certains « enragés » continuent de jouer gros à leur passe-temps favori. Certes il devient plus fréquent de miser une tournée ou un jambon, mais, croyez-le, il est des jambons qui valent leur pesant d’or!

(Francard, op.citat.)

riboulète da Albert Ehlen  (in: Francard, op.citat.)

2.4.2 Ôtès-animâcions / Autres animations

2.4.2.1 Tèyâte / Théâtre

Georges Maquet, rèspon'sâbe do l' troupe di tèyâte / responsable de la troupe théâtrale

(coll. Guy Maquet)

1994 - "Le petit Prince"

2.4.2.2 Cinéma

1948 - cinéma "Mac Auliffe" (Borci / Bourcy)

2.4.2.3 Spôrts / Sports

a football

in : Yannick Pieltain, Mémoires d’anciens ou Bourcy vu et conté par les anciens, s.d.

 

(p.30-31) L’Etoile Sportive de Bourcy

 

En 1997, le club de football de Bourcy fêtait son 25eme anniversaire. Quelle meilleure occasion pourrions-nous avoir pour retracer l’histoire et partager l’ambiance de ce club qui a fait vibrer tous les anciens de Bourcy. Pour un village de 460 habitants seulement, l’Etoile sportive compte à présent pas moins de 160 affiliés, ceci avec les joueurs n’étant pas domiciliés à Bourcy. Neuf équipes se produisent actuellement en championnat. Dans les annales de la fédération de football, on retrouve en 1916 déjà, l’existence de « l’Albert Club Bourcy ». Monsieur MA YEN, décédé en 1982, à l’âge de 90 ans, en était le dernier survivant. Puis, ce fut le tour de «l’Etoile Sportive» qui, sous le matricule 1391, vécut officiellement du 27 février 1929 au 11 juillet 1934. Là, nous possédons une affiche datée du 7 septembre 1930 à l’occasion des festivités sportives organisées pour le 100eme anniversaire de l’Indépendance de la Belgique. L’entrée générale était de 3 Frs. Le terrain se situait chemin de Michamps. Bourcy était opposé au club luxembourgeois du Gold à Rat-Wiltz.

Ensuite, ce fut le cercle Sportif de Bourcy qui exista du 5 février 1942 au 10 décembre 1958. Là aussi, quelques souvenirs rappellent ce temps où, en championnat de 1949, Bourcy fut champion de sa série.

L’actuel club a été recréé le 5 juillet 1972, donc après quinze ans d’absence. Son comité était présidé par Maurice ANNET, Guy MAQUET en était le secrétaire-trésorier, Alfred MOSTADE et Roger DOMINIQUE, membres du Conseil d’Administration, Joseph FERTONS en était le Président d’honneur, mais après quelques temps, il céda sa place à Gilbert ANNET. Le Vice-Président était alors Joseph PINT et bien d’autres « comitards » formaient ce groupe nouveau…

Le terrain se situait au grand vivier et appartenait à Georges BAIWIR qui l’avait mis à la disposition du club. A cette époque, il fallait « débouser » le terrain le samedi car en semaine, le bétail du fermier l’occupait. On y avait construit buvette et vestiaires en planches. Buvette tenue à l’époque déjà par Mme Josée THONUS et sa famille. Pour se laver, des bassins d’eau froide, des ballons imperméabilisés, enfin un décor assez rude. Pas d’éclairage électrique mais des lampes camping gaz. Quand au choix des couleurs du club, M. Maurice ANNET acceptait la présidence à condition de jouer sous les mêmes couleurs que le F.C. Liégeois, donc en rouge et bleu. Je vous livre cette petite anecdote… où l’on raconte que le nouveau président du club de Bourcy était un homme heureux, tout d’abord parce que son club avait arraché le match nul contre Tavigny mais surtout parce que son club favori le F.C. Liège venait d’enlever une magnifique victoire. Vous aurez compris que monsieur ANNET avait du « sang et marine » dans les veines…

La première victoire de Bourcy fut acquise le 8 octobre 1972 contre BEHO sur le score de 2-1 avec des buts de F.WIDART à la quatrième minute et José CHARNEUX à la 34eme minute devant une assistance de 95 spectateurs. L’entrée était de 30 Frs et le match était arbitré par André COLLIN de Nadrin. Je dois signaler aussi à l’époque, qu’il fut très difficile de nouer les deux bouts et qu’en plus, pendant quatre semaines, les rencontres durent se disputer le samedi à cause de la crise de l’essence. En effet, il était interdit de circuler le dimanche en voiture… donc, chute libre des entrées… Le journal «L’Avenir du Luxembourg » rapporte qu’à certaines rencontres, il n’y avait que 6 spectateurs payants, de quoi faciliter le travail du trésorier.

 

En 1975, un groupe de bénévoles débuta des travaux d’aménagements du terrain de football. Le terrain actuel de 1 ha 67, acheté par le club le long de la route d’Hardigny fut aménagé avec des vestiaires et des douches et une buvette… le

tout groupé en un seul bâtiment et réalisé en matériaux durs. L’ensemble fut inauguré le 1er  juillet 1976.

Un peu plus tard, l’ancienne buvette s’avérant trop petite, il fut décidé de construire une nouvelle salle de 24 mètres sur 11 mètres appelée aussi salle de loisirs et ouverte à tous…

Elle fut bénie par l’abbé JACQUES le 23 mai 1987 et notre regretté Joss HEINTZ, dans son billet hebdomadaire de l’époque écrivait… «Parler de l’inauguration de buvette serait faire une injure au « tout Bourcy » sportif. Ceux qui avaient rallié dimanche , les installations de l’Etoile Sportive » ont découvert un bâtiment que l’on pourrait qualifier de « Club House ». Ce local d’accueil est sans conteste l’un des mieux conçus de la province ».

Bien sûr, depuis, il y a beaucoup mieux, mais c’était en 1987… voici plus de dix ans. Le club acheta un troisième terrain dit terrain B d’une superficie de 90 ares le 1er août 1991. Tout ce complexe est propriété du club. Entre ces deux inaugurations, il ne faut pas non plus oublier le titre de champion l’année du dixième anniversaire, c’est-à-dire au cours du championnat 82-83, titre acquis sur le tapis vert. Possédant toutes les coupures de presse sur la .vie du club depuis 25 ans, rangés dans des cahiers, j’ai pu réunir bon nombre de textes, bonheur et malheur du club..,

Depuis 1972, il faut compter que 5 personnes du 1er comité sont toujours fidèles au poste, à savoir…le Président, Maurice ANNET, les «comitards» Roger DOMINIQUE, Gilbert ANNET, Joseph PINT et Gilbert GILLET, rédacteur de ce bref historique du 25eme anniversaire. Tous ont franchi le cap des 25 ans du club… Mais d’autres travaillent également dans l’ombre, une dame, qui seule dans le peloton masculin, œuvre au développement du club. Madame Juliette THONUS se dévoue sans compter en effet depuis 25 ans pour la gérance de la salle et les activités qui s’y déroulent en plus de la présence aux matchs du samedi et du dimanche. D’autres personnes la secondent également.

Voici terminé le récit de ces 25 ans…. qui furent fêtés au mois de juin 1997. Merci à tous les supporters, anciens et nouveaux qui furent présents durant ces dizaines d’années de sport… et bonne journée des anciens ce dimanche 3 octobre à l’école de Bourcy !

 

 

Gilbert GILLET

 

1972

(VA, 05/06/2001)

b le ping-pong  (à compléter)

c les coûsses à vélo / les courses cyclistes

2.4.2.4 Lès bals / Les bals (à complèter / à compléter)

2.4.2.5 Di-d-tot / Divers

1991 - Lès-ÛLM à Mîtchamp / Les ULM à Michamps

1990s - scole di musike à Borci / école de musique à Bourcy

(VA, 1994)

1990s- La fouye do l' parotche / "La feuille paroissiale"

1994 - 50e anivèrsêre do l' Bataye dès-Ârdènes à Borci / 50e anniversaire de la Bataille des Ardennes à Bourcy

1994 - bibliyotéke di Borci / bibliothèque de Bourcy

1994 - "L'eau qui chante"

1997 - Sâle / Salle "La Frênaie" - dîner dès-ancyins do l' sicole / dîner des anciens de l'école

(VA)

1999 - One magnifike situde ... / Une étude magnifique...

II Après l’an 2000

Cronolojîye / Chronologie

2000s

2000s - Noyé dins lès rowes di Borci / Noël dans les rues de Bourcy

2005 - ralîye dès scoles / rallye des écoles

Borci : comèmorâcion 1914-18 èt 1940-45 / Bourcy: commémoration 1914-18 et 1940-45

(VA, 12/11/2008)

"Borcy", on nom d' famile / un nom de famille

(VA, 22/04/2009)

Football / Borci en D3 - Bourcy en D3

(VA, 07/05/2009)

Li Ravel Borci-Goûvi / Le Ravel Bourcy-Gouvy

(VA, 31/01/2009)

On habitant d' Borci critike "Belgique Diffusion" / Un habitant de Bourcy critique Belgique-Diffusion

(VA, 24/01/2009)

En stop !

(DH, 04/02/2009)

2009 - Rotèdje do l' nut' ! / Marche de nuit !

2009 / Idaho (USA) - Mathieu Mahy âs-"Special Olympics" / Mathieu Mahy aux "Special Olykmpics"

(Passe-Partout, 10/12/2008)

2009 - balisèdje do l' pîd-sinte GR 15 passant pa Borci / balisage du sentier GR 15 passant par Bourcy

2009 - bagâre â bal / bagarre au bal

(VA, 16/03/2009)

Roma - Antwerpen - 1516- Borci, rilês postâl / Bourcy, un relais postal

(VA, 30/10/2010)

2010 - Borci / Bourcy - MESA

Simone Wirard, on simbole do viyèdje di Borci / un symbole du village de Bourcy

(La Meuse, 08/12/2010)

2010 - Â ! / Ah !

+- 2010 - Machine Gun

2011 - Ma Dalton à Borci / Bourcy

(VA, 25/02/2011)

21/07/2011 Li Fièsse Nacionâle / La Fête Nationale

24/04/2011 Lîdje-Bastogne-Lîdje / Liège-Bastogne-Liège

"Association des Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre" (Longvli / Longvilly)

2010 - lès-èoliènes à Borci ... / les éoliennes à Bourcy...

2012 - dèpârt do Docteûr Forgeur ... à cause dès-èoliènes / départ du Dr Forgeur à cause des éoliennes

(La Meuse, 18/09/2012)

(DH, 18/09/2012)

(La Lorgnette, 09/10/2012)

Benoît Lutgen, mayeûr, conte lès-èoliènes come à Borci / Benoît Lutgen, bourgmestre, opposé aux éoliennes comme à Bourcy

(VA, 23/09/2015)

Football / L'"ES Bourcy" a 40 ans

(VA, 23/06/2012)

2013 - Simone (Wirard) nos dit à r'vèy / nous dit au revoir.

2014 - li "Mundial" di football à l' sicole di Borci / le "Mundial" de football à l'école de Bourcy

2014 - Borci, one creûjelante aèriène / Bourcy, un croisement aérien

Dublin – Wien (The Economist, 06/09/2014) / Lîdje, Liège – Corsica, Corse, Brussel – …, Amsterdam – … 

2015 - èspéryinces da / expériences de Philippe Delsate

décimbe 2015 / décembre 2015 - convwè militaîre (riconstitucion) / convoi militaire (reconstitution)

28/08/2020 - "J'ai glissé, chef!"

2021 - travaus au pont - l' SPW jère mau l' trafik / travaux au pont - la SPW gère mal le trafic

(VA, 24/04/2021)

Borci pa l' autoroute di ... Lîdje ! / Bourcy par l'autoroute de ... Liège !

2021 - enfin la dicâce ! / enfin la kermesse !

31/10/2021 - Halloween ! Brrr... !

2022 - On rawâde après lès mwarts... / On attend les morts ...

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