Histwêre di Bastogne / Histoire de Bastogne  :

 

Le pays de Bastogne au gré de sa mémoire, 1982

 

(p.59) I AU FIL DES SIÈCLES

par Robert FERGLOUTE

[avec l’aide de la documentation réunie au Cercle d’Histoire par M. Adrien LESSIRE]

 

1 LA PRÉHISTOIRE

 

Faute de témoignage, l’époque de la préhistoire nous est mal connue. Heureusement les informations se sont accumulées ces dernières années: elles nous permettent de trouver trace d’une population qui se sédentarise progressivement. La hache de Hazette en est un témoignage intéressant.

Mise à jour en 1978 par M. Moinet de Neffe, cette pierre pèse 1 kg 481 et est de forme allongée: 28,4 cm x 6,2 cm x 5,9 cm.

Une première analyse indique qu’il s’agit d’un grès enrichi de grenats et de minéraux de fer. Elle date d’environ 4000 ans av. J.C. Cette pierre a-t-elle été polie dans la région?

La découverte de polissoirs dans les environs (à Hollange par exemple) pourrait le laisser croire. Mais il n’est pas impossible que cet outil pro­vienne de l’Alsace, de la vallée du Rhin ou de la région de Trêves. Une autre hypothèse donnerait une origine plus lointaine: la Bretagne, où existèrent des ateliers de polissage de haches en dolérite. La hache de Hazette aurait donc pu faire bien du chemin avant d’échouer dans les champs entre Arloncourt et Bourcy…

L’endroit n’est pas éloigné de la ligne de crête qui sépare les bassins du Rhin et de la Meuse. Cette ligne constitue une des voies utilisées dès la préhistoire par les nomades, reprise ensuite par les Romains.

Depuis de nombreuses années, le passé du plateau arden-nais fait l’objet de fouilles systématiques et la période de la Tène (de 470 avant J.C. à la naissance du Christ) s’avère particulière­ment riche en tombelles.

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Si jusqu’à présent, les régions de Neufchâteau et de Vielsalm-Houffalize ont livré davantage de vestiges, il faut cepen­dant signaler la présence de tombelles à Lutremange et à Remoi-fosse.

Les tombelles sont des tertres de terre peu élevés sous les­quels les défunts sont inhumés.

A Remoifosse, une de ces tombelles contenait une fosse sépulcrale abritant un corps, tandis que l’autre ne recelait que des fragments de vase en terre cuite et une fusaïole.

 

(p.63) 2 L’EPOQUE ROMAINE

 

A proximité des routes romaines qui courent de Tongres vers Arlon et de Reims vers Cologne, la ville de Bastogne a livré peu de vestiges romains. Les environs fournissent cependant de nombreuses traces d’une occupation de cinq siècles.

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Villas et cimetières ont été fouillés et, comme à Bourcy ou à Rachamps, témoignent d’activités agricoles: des troupeaux de moutons sillonnaient les terres pauvres de la contrée, fournis­saient la laine que des doigts habiles transformaient en vêtements à l’épreuve du rude climat du plateau ardennais.

La densité des villas et des cimetières recensés prouve une occupation importante de la région.

En Wallonie, de nombreuses villas ont connu, au IIIe siècle, une vague d’invasions de populations franques. La région de Bas-togne n’a pas échappé aux destructions. Si des agglomérations comme Arlon se sont fortifiées, la campagne est restée plus dému­nie et, quand de nouvelles menaces se sont précisées, les premiè­res victimes furent les gens de cette campagne.

Peu à peu la présence romaine faiblit à l’image de tout l’empire et l’envahisseur devient le maître. Une lente assimilation se réalise.

La localité de Bastogne semble remonter à l’époque romaine, mais il faut attendre l’année 634 pour trouver la première mention écrite du nom de Bastogne: dans son testament, le diacre Grimon cède à l’abbaye de Saint-Maximin de Trêves la moitié de ses biens «in Bastoneco». L’expression pourrait signifier «dans le pays de Bastogne».

C’est ainsi que Bastogne entre dans l’histoire.

 

(p.67) 3. LA VIE AU MOYEN ÂGE

 

Au IXe siècle, des invasions secouent le pays de Bastogne. Les chroniques du temps signalent des destructions attribuées aux «Barbares». Les Normands pourraient avoir ravagé la contrée. Selon la tradition, l’église de Wardin fut détruite par eux en 893.

Dans ces périodes d’incertitude, la population demeure fort démunie face aux excès des troupes ou des bandes de pillards. Les maisons fortifiées restent rares et la fuite dans les bois s’avéra souvent la meilleure solution.

Cependant, ça et là, s’affirme un personnage plus impor­tant, représentant d’un seigneur plus puissant encore, ou d’une abbaye.

Le régime féodal se constitue peu à peu.

Les grandes demeures seigneuriales ont disparu, mais les archives conservent encore le souvenir de ces familles qui, pen­dant des siècles, ont régi la vie des gens.

A Bastogne même, la tour de l’église Saint-Pierre a servi de refuge. Imaginons un instant tous ces gens rassemblés à la hâte, avec leurs maigres biens, invoquant la protection d’un lieu sacré.

Antérieurement, la Maison Forte a constitué un abri de pre­mière importance: les fossés et l’endroit marécageux offraient une première défense que vinrent renforcer successivement des palis­sades en bois puis de solides murailles.

 

(p.71) 4  EGLISE SAINT-PIERRE

 

L’église Saint-Pierre constitue un des joyaux architectu­raux de l’Ardenne.

Dès le VIIIe siècle, à Piconrue, dans le domaine de l’abbaye de Prùm, s’élève un sanctuaire. Cette première église fut détruite.

Aux Xe et XIe siècles, la paroisse Saint-Pierre prend forme.

L’église est fortifiée et présente l’aspect d’un donjon à base carrée, avec des murs épais.

Une petite nef vient s’ajouter à cette tour-refuge.

De nouvelles destructions, dues aux Liégeois semble-t-il, surviennent aux XIIe et XIIIe siècles.

Le chapitre d’Aix-la-Chapelle fait hausser la tour.

Au XVIe siècle, sous Charles-Quint, s’érige, à côté de la tour romane (dont la charpente est reconstruite), une église gothique avec trois nefs.

Ainsi conçu, le bâtiment va défier les siècles et les tour­ments des guerres ne réussiront pas à l’atteindre trop gravement.

 

(p.73) 5 LA MAISON FORTE

 

Le site fut-il occupé par les Romains?

Rien  ne permet de l’affirmer, mais incontestablement l’endroit était conçu pour la défense.

Des murailles de deux à trois mètres d’épaisseur, d’une hauteur de six à sept mètres, cinq tours, des meurtrières, un fossé de vingt mètres de large, un pont levis… tel est l’aspect que présentait ce bâtiment où vécurent les Maires héréditaires.

Au début de ce siècle, la famille Mathelin le possédait encore.

Après la deuxième guerre mondiale, la Maison Forte fut peu à peu délaissée, et se délabra progressivement. Les bulldozers

firent le reste-Quelques belles photos nous restent et notre imagination

pourra toujours vagabonder, à la recherche de ce trésor dont on parle encore…

 

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6 LES MONNAIES DE BASTOGNE

 

Pour que la monnaie soit frappée dans une localité, celle-ci doit présenter une certaine importance!

Au IXe siècle, Bastogne est le siège d’un fisc (centre admi­nistratif) de l’empereur Charles le Chauve, petit-fils de l’empereur Charlemagne.

L’atelier monétaire produit un denier dont la légende ne laisse aucun doute: «H/n Fisco Bastonia». Ce denier porte au revers le monogramme de Charles le Chauve. Il a été trouvé en 1870 dans le trésor de Roswinckel et fait partie des collections du musée d’Assen (province de Drenthe, aux Pays-Bas). Sa datation se situerait entre 870 et 877.

Ce denier confirme l’existence d’une activité économique et de courants commerciaux vers le Nord.

Quelques années plus tard, en 887, une charte de l’empe­reur Charles le Gros accorde Bastogne et son marché au chapitre de Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle.

Il faut attendre le règne d’Henri VII, comte de Luxembourg, (1288-1309), pour trouver une autre monnaie, un demi-gros, frappée «APID BASTONIAN» «près de Bastogne», (c’est-à-dire dans la Mai­son Forte) et un esterlin «MONETA BASTONIE».

Demeure des Maires héréditaires, la Maison Forte offre l’avantage de ses fortifications pour abriter la fabrication de mon­naie.

L’existence de l’atelier monétaire d’Henri VII semble éphé­mère.

 

(p.76-) 7 LES SEIGNEURS

 

La ville de Bastogne présente la particularité d’avoir appar­tenu à plusieurs propriétaires.

En effet, la famille impériale avait pris l’habitude d’attribuer des biens à des seigneurs ou à des communautés religieuses pour diverses raisons: services rendus, prières, salut de leur âme.

En 887, Charles le Gros cède au chapitre de Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle son fisc de Bastogne avec dépendances, mai­sons et marché.

Certains biens — l’église, une terre seigneuriale, une partie de la dîme — passent peu après à l’abbaye de Prum dont l’avoué, au XIIIe siècle, sera le comte de Vianden.

Ce démembrement des biens en faveur d’institutions reli­gieuses correspond également à l’apparition d’un comte de Basto­gne dont les possessions s’étendent à toute la région.

Au début du XIIIe siècle, les comtes de Luxembourg convoi­tent les biens de l’abbaye de Prum et ils s’en emparent. Ils achè­tent les biens du chapitre de Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle.

Ainsi, en 1332, les conditions sont réunies pour l’unification et l’affranchissement par Jean l’Aveugle.

 

(p.77) 8 LA CHARTE DE BASTOGNE

 

Les Archives Générales du Royaume à Bruxelles conser­vent une copie de la charte du 22 juin 1332, qui était écrite sur par­chemin, muni d’un sceau en cire blanche pendant par une double queue de soie rouge et vermeille.

Le document a été souvent consulté: le 24 octobre 1592, J. de Montmédy, échevin de Bastogne, confirme la conformité de la copie par rapport à l’original. J. Wiltheim fait de même, à une date non précisée. Le 12 mars 1604, la conformité en est encore souli­gnée.

La charte de 1332 ne signifie pas que la ville soit née en 1332. Bien avant cette date, nous trouvons des bourgeois à Basto­gne et des témoignages attestent l’importance de l’agglomération:

—  un hôpital existe et est accessible aux voyageurs

—  des Lombards, spécialistes du change de l’argent, se sont éta­blis dans la localité

– une route commerciale reliant la Flandre à la Lombardie tra­verse la ville: la route de la laine.

 

(p.80) 9 LES REMPARTS ET LA PORTE DE TRÊVES

 

Une quinzaine de tours aux noms évocateurs (tours Biche, Rostye, aux chiens, aux peaux…) garnissent le rempart élevé autour de la ville, haut de six à sept mètres par endroits, de huit mètres à proximité de la porte Basse. Deux portes, la porte de Trê­ves ou porte Basse, et la porte Haute, permettent l’accès en ville.

Les protections naturelles que constituaient le Vivier et le coin marécageux du côté de la Maison Forte renforçaient la défense.

Attardons-nous au dernier vestige: la porte de Trêves.

Au Moyen Age, enserrée dans son rempart, elle devait avoir fière allure et plus d’un voyageur dut l’apercevoir avec satisfaction, dans l’espoir de passer une nuit sûre à l’abri des murailles.

Pendant de nombreuses années, les moyens de défense firent leurs preuves: trois bretèches et une archère protégeaient l’accès à l’intérieur de la ville et deux canonnières circulaires per­mettaient le tir de couleuvrines. Une porte à double vantail (dont l’ancrage dans une poutre en chêne est toujours visible) et une herse complétaient le dispositif de défense.

Après avoir survécu aux démolitions des remparts en 1688, la porte de Trêves perdit sa vocation première. Dès le XVIIIe siècle, elle servit de prison. «Maison de passage», elle est transformée en 1858: un quartier pour les détenus est aménagé au second étage.

En 1889, la Commission Royale des Monuments se préoc­cupe de son sort et, dès 1891, des travaux de restauration sont entrepris, «considérant que ce monument mérite d’être conservé».

 

(p.82) 10 LES MÉTIERS

 

Très tôt, le rôle commercial de Bastogne s’affirme.

Dès 887, un texte mentionne son marché. Le développe­ment urbain, la construction des remparts prouvent l’accroisse­ment des activités.

Toute ville qui se protège le fait surtout pour assurer la sécurité de ses marchands, de ses métiers.

L’actuelle rue de la Halle rappelle qu’au Moyen Age existait à cet endroit un entrepôt de marchandises. Les matières premières viennent parfois de fort loin. Nous sommes sur une des voies ter­restres qui relient la Flandre à la Champagne et à l’Italie.

La halle devait abriter également des produits fournis par la campagne environnante. Le seigle et l’avoine ne devaient pas abonder chaque année dans une contrée connue pour la rigueur de ses hivers.

Une trentaine de métiers fleurissent à Bastogne: cordon­niers, fileurs de laine, boutiquiers, tanneurs, maréchaux, maçons, etc…

En milieu rural, les activités agricoles prédominent.

 

(p.84) 11 LES TRINITAIRES

 

En 1237, Gérard de Houffalize, bourgeois de Bastogne, fonde un hôpital à Bastogne, le long de la rue du Sablon. Il le des­tine aux pauvres.

Placé sous le patronage de Saint-Nicolas, patron des com­merçants, l’hôpital sera cédé aux Trinitaires.

L’ordre des Trinitaires s’attachait au rachat des chrétiens prisonniers en Orient. Bastogne intervenait pour un florin au XVe siècle, pour 24 florins au XVIIIe siècle: il fallait 700 à 1000 florins pour racheter un captif à Alger!

Des collectes assuraient la rentrée financière, mais, au début, les revenus du temporel demeurent médiocres, d’autant plus qu’ils doivent être partagés de manière égale entre les besoins de l’hôpital, le rachat des captifs et les nécessités quoti­diennes du couvent.

Avec le temps, la situation s’améliora, grâce notamment aux donations et aux engagères (le couvent prête de l’argent gagé sur des terres, et, en cas de non-remboursement, se rend acqué­reur du bien).

Les Trinitaires se sont également occupés des cures des villages des environs.

Ils se préoccupèrent de l’enseignement: une école latine existe en 1664 avec des classes de grammaire et de poésie pour les élèves de tout le doyenné. Elle fonctionna pendant une cin­quantaine d’années.

(p.85) Les rapports des visites des supérieurs du couvent contien­nent des remarques relatives à la vie et à la pratique religieuse, mais aussi parfois des rappels à l’ordre (ne pas assister à des noces en ville, par exemple!)

Passé sous contrôle civil en 1607, l’hôpital proprement dit s’implanta dans le quartier de Piconrue. Les bâtiments furent détruits en 1944.

En 1783, l’empereur Joseph II décida la suppression des couvents dits «inutiles». Les Trinitaires n’échappèrent pas à la loi: l’église fut démolie tandis que des particuliers se partageaient les locaux pour en faire des habitations.

 

(p.87) 12 LES RÉCOLLETS

 

Au début du XVIIe siècle, les Récollets s’installent dans le quartier de Chanteraine.

Il fut un moment question qu’ils s’installent à Losange.

Ils ont bénéfice de l’appui moral et matériel du seigneur Claude de Humain, seigneur de Wardin, Tarchamps, conseiller de l’empereur.

La communauté des Récollets semble avoir joui de beau­coup plus de faveurs auprès de la population que les Trinitaires.

Ils prêchent, confessent, aident les malheureux.

Pour subvenir à leurs besoins, les Récollets comptent sur les aumônes des fidèles, à l’image de Saint-François, dont ils sui­vent la règle de vie.

Quand Joseph II décida la suppression des couvents, les Récollets y échappèrent, mais la révolution française mit fin à l’existence de l’ordre religieux.

Les bâtiments connurent des destinations diverses (maga­sins à fourrage, écuries, brasserie) avant d’être démolis en 1930.

 

(p.89) 13 TROUBLES AU PAYS DE BASTOGNE

 

L’histoire de la ville de Bastogne et de sa région est mar­quée par de nombreux conflits.

Aucun n’a propulsé la région au premier plan de l’actualité mondiale comme la célèbre bataille du Saillant, qui, pendant l’hiver de 1944-1945, opposa les puissants de ce monde en un combat longtemps incertain.

Si le «NUTS» du général Me Auliffe est passé à la postérité pour y rejoindre une longue liste de mots célèbres, nul n’oubliera les milliers de morts que le monument du Mardasson ou le cime­tière de Foy rappellent…

Bien avant ces heures pénibles, d’autres bruits guerriers se firent entendre à travers vallons et collines de la région.

Romains, Francs, Normands se sont succédés. A ces inva­sions organisées fit place le passage de bandes de pillards, séduits par les richesses d’une ville marchande, ou de seigneurs pour qui la guerre constitua non seulement une occupation lucra­tive, mais aussi un agréable passe-temps…

Les Bourguignons ont planté leurs tentes dans la région et plus d’un petit châtelain dut hésiter avant de choisir son camp.

En 1602, des troupes hollandaises dévastent la région, ten­tent d’investir la ville de Bastogne, mais les fortifications jouent leur rôle et l’envahisseur se décide rapidement à changer de cap…

Lors des passages des troupes de Louis XIV, en 1688, la cité vit la démolition d’une bonne partie de ses remparts: les arme­ments modernes rendaient illusoire toute résistance. Les villages fournirent leur contribution en ravitaillement pour la troupe et les chevaux.

 

(p.93) 14 LA FIN DU VOYAGE

 

Au début du XIXe siècle, la ville de Bastogne commence à déborder les limites anciennes tracées par les remparts depuis l’époque médiévale.

Les maisons se dressent un peu partout sur les voies d’accès: la population, venue d’une campagne dont les ressources restent maigres, augmente sensiblement.

Le Carré se garnit et les terrains des aisances communales sont insensiblement grignotés par les particuliers.

La famille Siville, qui assure le commerce du fer entre le Luxembourg et la région liégeoise, avait établi, dès le XVIIIe siècle, son entrepôt dans le dessus de la ville, un peu plus loin que la porte Haute.

Que reste-t-il de tout cela? Un nom… Un parc…

Foires et marchés ont assuré, au XIXe siècle, la renommée de Bastogne et la tradition se perpétue à l’heure actuelle, avec des hauts et des bas, comme chaque époque en connaît.

La séparation de 1839 entre le Grand-Duché de Luxem­bourg et la province touche directement la vie économique régio­nale.

Quelques années plus tard, en 1845, la terrible maladie de la pomme de terre exerce ses ravages et l’hospice civil sollicite un emprunt de 2.000 F pour acheter du seigle et des denrées alimen­taires à distribuer à la classe nécessiteuse. Des travaux de pavage sont entrepris pour donner du travail à la classe ouvrière.

Le développement de la ville de Bastogne se traduit par le nombre croissant de briqueteries à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.