1941

Chronique de la seconde guerre mondiale, éd. Chronique, 1990

Octobre 1941 – p.228

 

Un programme anglo-américain d’aide militaire à l’URSS – p.228

Moscou, 1er octobre

 

La mission anglo-américaine dirigée par lord Beaverbrook et Averell Harriman-Dalton a décidé de renforcer son aide à Staline. Le 15 août, la Grande-Bretagne ouvrait à l’URSS un crédit de 10 millions de livres sur cinq ans. Aujourd’hui, Anglais et Américains se sont mis d’ accord sur la livraison d’ armes.

Lors d’un cocktail, Molotov, Beaverbrook et Harriman ont déclaré que les Etats-Unis livreront 1200 chars à la Grande-Bretagne et à l’URSS, A partir de juillet 1942, 3 600 avions seront livrés à l’URSS. En échange, celle-ci fournira des matières premières à ses alliés américains et anglo-saxons qui en ont un besoin urgent.

Octobre 1941 – p.230

Il arrive en URSS sur la route arctique

 

Archangelsk, 11 octobre

PQ-1, le premier convoi ouest-est de ravitaillement à destination de l’URSS vient d’ arriver. Parti d’Islande le 28 septembre, il était escorté par le croiseur HMS Suffolk, deux destroyers et une unité anti-sous-marine. Il a emprunté la route arctique, dans le froid glacial et les tempêtes, couvrant une distance d’environ 3200 km. Recourir à cet itinéraire a obligé le convoi à être accompagné d’un pétrolier pour ravitailler l’ escorte en carburant. (…)

Le deuxième convoi Pq doit appareiller la semaine prochaine. Le grand froid devrait s’être installé avant son arrivée à destination. Les Russes espèrent pouvoir maintenir le port opérationnel pendant tout l’hiver, mais les Alliés hésitent à faire naviguer de précieux bateaux dans des chenaux dangereux, entre des murs de glace. Ils pourraient bien prendre la décision de les détourner sur Mourmansk.

 

1942

Chronique de la seconde guerre mondiale, éd. Chronique, 1990

Septembre 1942 – p.334

 

Le Convoi naval PQ-18 rallie l’URSS

Mer Blanche, 18 septembre

 

Le convoi naval PQ-18 a atteint aujourd’hui la mer Blanche, vingt-sept de ses quarante navires encore intacts. Malgré les pertes subies, il s’agit du plus grand convoi qui ait atteint l’URSS. C’est le 2 que ce convoi a appareillé. Depuis juillet, aucun convoi n’était parti, à la suite d’une décision conjointe de Churchill et de Staline. En juillet, sur les trente-six navires marchands que comptait le convoi PQ-17, seulement onze étaient arrivés à bon port, Churchill avait alors suggéré à Staline de suspendre les départs jusqu’à l’automne, pour profiter des

nuits plus longues. Staline avait accepté, mais à contrecoeur, Cette fois, on n’a pas lésiné sur l’escorte du PQ-18 : une armada de près de cinquante navires, dont vingt destroyers et le porte-avions Avenger, était mobilisée. La Kriegsmarine a été tenue à distance, et les treize navires coulés l’ont été par la Luftwaffe. La journée du 13 a été meurtrière : quarante avions torpilleurs coulèrent huit navires. La veille, les sous-marins aUemands avaient détruit deux navires de l’aile tribord du convoi, Le destroyer Faulknor coula l’ U-88. En tout, les Allemands ont perdu vingt avions et deux sous-marins. L’escorte fera le voyage de retour avec les rescapés des derniers convois, y compris ceux du PQ-17.

 

Décembre 1942 – p.364

Victoire anglaise sur la mer de Barents

Mer de Barents, 31 décembre

 

Le convoi britannique JW-51B, le premier à faire route pour Mourmansk depuis trois mois, est sauvé.

Alors qu’il luttait contre une mer déchaînée, il fut repéré par un sous-marin allemand, qui alerta une importante escadre de la Kriegsmarine, composée du croiseur lourd Admiral Hipper, du cuirassé de poche Lutzow et de six contre-torpilleurs. Les Allemands entreprirent d’intercepter le convoi, mais le capitaine Robert Sherbrooke, qui

commande l’escorte alliée à bord du destroyer Onsiow, se défendit courageusement. (…)

Le convoi, qui transportait 202 chars, 2046 véhicules, 87 chasseurs, 33 bombardiers,  11 500 t de carburant pour  avions et 54 321 t de matériel pour l’URSS, poursuit sa route.

 

1942

Lt.-Col. Jacques Guillemain (Versailles), LE JAPON ÉTAIT L’AGRESSEUR, in : Le Figaro Magazine, 19/08/1995

 

Réaction d’un lecteur à la commémoration d’Hiroshima

 

A l’occasion du cinquante­.. naire du bombardement d’Hiroshima de nombreux articles présentent le Japon comme une vic­time de la guerre et les Etats-Unis comme les auteurs d’un crime contre l’humanité ! Il convient je crois, de ramener les faits dans le contexte de l’époque.

Le Japon n’est pas le martyr de cette guerre mais reste l’agresseur par la lâche attaque de Pearl Harbor.

L’armée impériale au cours de ses conquêtes en Asie s’est livrée à des actes de barbarie dignes des SS, tor­turant et décapitant des milliers de civils asiatiques et occidentaux, avec une sauvagerie sans nom. (Sauvage­rie largement passée sous silence depuis 50 ans alors que celle des SS est rappelée quotidiennement).

La population japonaise a applaudi Pearl Harbor et les conquêtes de son armée.

Le Japon a toujours refusé la capi­tulation sans condition, n’acceptant la défaite qu’après Nagasaki.

La conquête du Japon par les troupes américaines aurait coûté la vie à 4 ou 500 000 soldats.

 

1945

M. Demolder (Nivelles), Sur la fin de la Deuxième Guerre Mondiale en Asie, LSM 23/04/2005

 

Le 15 août approche, date de la capi­tulation des Japonais et donc de la fin de la guerre en Asie et, tout court, la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Il y a 60 ans, pour nous aussi !

En tant qu’ancienne prisonnière des camps de concentration des japonais, j’ai­merais bien que pour une fois vous fas­siez un peu de lumière sur ce qui s’est passé là-bas, plutôt que de pleurnicher uniquement sur la bombe atomique et le malheur des pauvres petits japonais. Sachez qu’un petit million d’Européens doivent leur vie à cette bombe, car les japonais n’avaient pas la moindre inten­tion de capituler en août 1945. Leur plan diabolique était l’extermination des Européens en Asie par voie naturelle, c’est-à-dire: mauvais traitements, mau­vaise et insuffisante nourriture et plus de procréation. Hommes et femmes se trouvaient dans des camps différents et, à l’âge de 10 ans, les garçons étaient sépa­rés de leur mère et transportés dans un autre camp où, en général, leur père ne se trouvait pas non plus. Il y a évidem­ment encore beaucoup d’autres détails sur les atrocités commises, mais le mieux serait de se documenter sérieusement en Hollande où une bibliographie abon­dante existe, entre autres au Tropen­museum à Amsterdam. (…)

 

Il faudrait peut-être une fois penser à tous ces pauvres ex-prisonniers qui souf­frent encore, et en général en silence, de leur internement par les japonais. je n’en souffre pas outre mesure moi-même j’étais encore jeune quand cette misère a commencé – mais je râle ferme quand j’entends toutes ces lamentations sur le sort des pauvres japonais. C’est quand même eux qui ont commencé! Et ne vous en faites pas : le « Péril jaune » existe toujours ! Tout comme les

néo-­nazis, ils rêvent encore et toujours de dominer le monde. Si pas par la violence ou par une autre.guerre mondiale, au moins par l’hégémonie économique. Et là, ils ne réussissent que trop bien à mon goût. Ils ne sont pas tant à plaindre !

Enfin un juste éclairage de l’autre côté de la souffrance me semble plus qu’indiqué.

 

1940-1991

Sabine Verhest, Etats baltes, Les voisins, LB 23/02/2005

 

(…) quand Vytautas Landsbergis, ancien chef de l’Etat lituanien, devenu eurodéputé, entend cetains Européens plaider our l’interdiction des symboles nazis, il les appelle à ne pas oublier de bannir en même temps les outils de torture qu’ont constitués la faucille et le marteau.

 

(…) C’est pour sensibiliser à ce chapitre noir de l’histoire que les autorités letton­nes conseillent vivement à leurs visiteurs officiels un passage par le musée de l’occu­pation, un lieu qui revit l’oppression plus qu’il ne célèbre la libération, à coup de do­cuments secrets et de coupures de presse, de photos parlantes et de témoignages éclairants. A l’entrée, un chiffre saute d’emblée aux yeux: la Lettonie a perdu 550 000 personnes, soit un tiers de sa po­pulation, entre 1940 et 1991 sous les occu­pations allemande et soviétique.

 

Reconstitution d’une baraque de goulag, lettres­ censurées, vêtements et objets de person­nes déportées, la réalité nazie et, surtout, soviétique est minutieusement décryp­tée. C’est là qu’on apprend qu’avant de comprendre que l’objectif des Nazis n’avait rien de philanthropique, la ma­jeure partie de la population balte consi­dérait l’invasion allemande comme une li­bération des forces d’occupation soviéti­ques. (…)

 

Le mois dernier, l’ambassadeur de Russie a failli s’étrangler en visitant ce musée « unilatéral », qui a le gros défaut d’omettre les « aspects positifs » de l’URSS. « Il est toujours difficile de consta­ter que vous n’êtes pas un héros, alors que vous pensez toujours l’avoir été », sourit la députée lettonne Liene Liepina. Malgré ses « aspects positifs » donc, les trois répu­bliques baltes se sont révoltées contre l’Union soviétique à la fin des années 80, pour obtenir leur indépendance en 1991.

« C’était un mouvement tectonique », se ,. souvient Sandra Kalniete, membre du Front populaire de Lettonie, dont elle était devenue la secrétaire générale. (…)

 

« Les Russes ont oublié de partir »

 

Précisément, quatorze ans après leur indépendance, et malgré leur adhésion à l’Union européenne et à l’Otan en 2004, les trois Etats, coincés entre la mer Balti­que et l’immensité (biélo)russe, gardent très vif le souvenir de leur passé soviéti­que. Leurs relàtions avec Moscou souf­frent encore de tensions, en particulier Riga et Tallinn. La politiqué de russifica­tion du régime soviétique a laissé à la Lettonie et à l’Estonie une forte minorité russophone, difficile à gérer pour de peti­tes nations. Non seulement les régions russophones pâtissent de fortes difficul­tés socio-économiques mais, en plus, les résidents n’ont pas tous pu ou voulu pas­ser les examens nécessaires pour acqué­rir la nationalité du. pays où ils habitent depuis des dizaines d’années mais dont ils ne parlent pas forcément la langue. Une bonne frange de la population se re­trouve ainsi apatride, sans droit de vote aux. élections législatives ni citoyenneté européenne. Inutile de dire que Moscou rate rarement une occasion de s’en in­quiéter sur la scène internationale…

 

1945

Reinhard Olt, Aus Angst vor den Kommunisten in den Tod, FAZ 24/05/2005

 

In Mai lieferten die Briten Hunderttausende der Mordmaschinerie Titos aus.

 

1960

Du minerai belge pour Hitler ?, VA 04/08/2005

 

L’Union minière va fournir 60 tonnes de minerai d’uranium à plusieurs usines privées allemandes, dont l’ « Auer Gesellschaft » à Orianenburg, près de Berlin de 1940 à 1941.

Une grande partie de ces livraisons sera retrouvée dans une mine de sel à Strassfurt en 1945.

Le solde se trouvait sans doute à l’usine d’Orianenburg que les Américains bombardèrent en février 1945 pour empêcher qu’elle ne tombe aux mains des Russes.

On ignore dans quelle mesure l’uranium belge a pu servir aux expérimentations nucléaires des atomistes allemands.

 

1942

Claudine D., Les victimes du mégalo Hirohito, DH 10/08/2005

 

N’oubliez pas que les Japonais étaient les agresseurs à Pearl Harbor, qu’ils ont envahi la Chine, la Mand­chourie, les Philippines… Asservis­sant la population, y commettant des actes de barbarie qui n’ont rien à en­vier aux crimes des nazis. Les popula­tions de Nagasaki, Hiroshima sont d’abord les victimes du rêve mégalo de conquêtes du criminel de guerre Hi­rohito. Hiroshima est sans aucun doute une horreur, mais sans Hi­roshima croyez-vous que l’on aurait pu arrêter ces fanatiques? Souve­nez-vous des kamikazes. Un peu de respect pour l’Histoire et surtout pour le sacrifiçe et la mémoire de tous ces soldats américains, anglais, austra­liens.

 

1945

Aus Angst vor den Kommunisten in den Tod

 

Im Mai 1945 kam es im Raum Bleiburg zu einem der letzten Gemetzel des Zweiten Weltkriegs. Nach der Kapitulation des Deutschen Reiches am 8. Mai waren Hun­derttausende Kroaten – viele im Rahmen des Rückzugs der Wehrmacht – vor den ju­goslawischen Partisanen Titos nach Kiirn­ten geflüchtet und hatten sich der briti­schen Besatzungsmacht in dem Glauben er­geben, unter deren Schutz sicher zu sein. Das soUte sich ais tôdlicher TrugschluB er­weisen. Die Briten sahen zu, wie Kiirntner und aus Slowenien eingesickerte Partisanen unter der pauschalen Beschuldigung, es handele sich um Ustascha-Kampfer, an Ort und Stelle mit der Liquidation begannen. Die Briten lieferten auch unterschiedslos alle Kroaten an die neuen jugoslawischen Machthaber aus und zwangen sie über die Karawanken-Grenze zurück.

Die Zahl der massakrierten ist umstritten. (…)

Milovan Djilas, eist Titos Chefideologe und rechte hand, später von diesem abgefallener Widersacher, gab ihre zahl mit 200 000 an: (…) « Insgesamt hat man in einigen Tagen den grôBten Teil von zwei­hunderttausend Kroaten, die die britische Armee aus Osterreich zurückgewiesen hat­te oder zurückschickte, umgebracht. » Es seien « grösstenteils einfache Bauem » gewe­sen, « ihre Hände waren nicht mit Morden beschmutzt. Sie waren keine Ustascha. Ihr einziges Verbrechen war die Angst vor dem Kommunismus. »

 

In anderen Quellen werden 80 000 Getötete als « realistischer » erachtet. Wieviel auch immer es gewesen sein môgen: Es han­delt sich um Opfer geplanter und erbar­mungslos ausgeführter Massaker, deren Tod ideologisch-klassenkämpferischen Mo­tiven entsprang. Sie teilten ihr Schicksal mit Hunderttausenden, die der « Antifaschisti­sche Rat der Volksbefreiung Jugoslawiens » (AVNOJ) wegen Zugehörigkeit zur « bür­gerlichen Klasse » ebenso pauschal für « vo­gelfrei » erklärte wie eine halbe Million Volksdeutsche Jugoslawiens, die, so sie die Todeslager überlebten, vertrieben wurden. Es ist das Verdienst der slowenischen Histo­rikerin Tamara Griesser-Pecar, in ihrem Buch « Das zerrissene Volk » die vielen Hinrichtungs- und Schiidelstiitten des jugokom­munistischen Massenmords im früheren Ju­goslawien und besonders auf dem Territorium des heutigen Siowenien beim Namen ge­nannt zu haben. Sie erinnerte an die Opfer in den Karst-Dolinen des Hinterlands von Triest (Foibe) und des Gottscheer Homwalds (Kocevski rog), über dem « bis Ende der vierziger Jahre entsetzlicher Leichenge­stank lag », sowie in den Panzergriiben im Gebiet um Maribor (Marburg/Drau) – die­se schnitt man vor einigen Jahren beim Autobahnbau an, wobei die sterblichen Über­reste Tausender Liquidierter zum Vor­schein kamen. Sie nannte die seit Jahrzehn­ten in der Geschichtsschreibung weitge­hend ignorierten Geschehnisse beim Na­men. Dazu ziihlen neben serbischen und montenegrinischen Tschetniks,  slowenischen Domobranzen, Kriegsgefangenen,

 

Nach der Kapitulation des Deutschen Reiches am 8. Mai flüchteten Hunderttausende Kroatenvor den Partisanen Titos nach Karnten. Unter dem Schutz der britischen Besatzungsmacht wahnten sie sich sicher. Das erwies sich als tödlicher Trugschluss.

von Partisanen verschleppten Kärntnern und Steirem, Angehörigen der italieni­schen, ungarischen und deutschen Minder­heit auch jene vielen tausend Kroaten. Die zum grossen Treck gehörenden Tschetniks hatten besonders Grund, sich durch Flucht in Richtung Kärnten Rettung vor der Ra­che der Kommunisten auszurechnen. Denn sie hatten nicht nur Titos Partisanen, son­dem auch den mit Deutschland verbünde­ten unabhängigen Staat Kroatien  bekämpft. (…)

 

Brigadegeneral Patrick Scott, Kommandeur der nach Karnten vorgesto­ssenen englischen Einheiten, bemerkte an­gesichts des Zustroms Zehntausender, die sich am 14. Mai 1945 Bleiburg naherten, la­konisch: « Die Kroaten haben offenbar auf der falschen Seite gekämpft. » Ihnen hatten sich mehrere zehntausend Zivilisten ange­schlossen, die sich ebenfalls in die Obhut der britischen Besatzungsmacht begaben. Die kroatischen Soldaten hatten in zwei Verbanden in der deutschen Heeresgruppe Löhr gekämpft, die Kapitulation der Wehr­macht indes nicht anerkannt, da Kroatien wamend des Krieges formell selbstandiger Staat war. Die Zivilisten zogen die Auswan­derung dem befürchteten Tod respektive der zu erwartenden Drangsalierung unter kommunistischer Herrschaft vor.

 

Einen Teil der Kroaten lock­ten die Briten mit dem Ver­sprechen in Eisenbahnwag­gons, sie würden nach Wien gebracht. Die Züge fuhren aber nach Süden und hielten bereits in Unterdrauberg, wo das Morden sogleich begann. Wer überlebte, sah sich in Marschkolonnen gezwungen.

 

1945

Hiroshima en Nagasaki, in: Delta 4, 2005, p.24

 

Dit jaar werd het feit herdacht dat 60 jaar terug de eerste atoombommen werden gedropt op twee Ja-panse steden. Inderdaad een droevige ge-beurtenis waarbij niemand onverschillig kan blijven voor het leed van duizende Japanse mensen. Maar men zou ook de moed moeten hebben om er tevens bij te vertellen dat onge-veer een klein miljoen Europese mensen aan die bommen hun leven hebben te danken. Want in tegenstelling tot wat altijd klakkeloos wordt aangenomen, hadden de Japanezen op dat moment (augustus 1945) helemaal niét de intentie om te capituleren. Hun doel was toen nog altijd de totale uitroeiing van alle Europeanen in Azië, waaronder duizende Nederlandse volksgenoten. Er zijn in hun kampen on-noemelijke wrede misdaden gebeurd. Wie daaraan twijfelt, moet het Tropenmuseum in Amsterdam maar eens gaan bezoeken! Ook aan Japan dient de vraag gesteld of het de les begrepen heeft. Of is een Japans leven meer waard dan een Europees?

 

1937

Philippe Paquet, Chine / Japon Un anniversaire douloureux, LB 07/07/2007

 

» II y a 70 ans éclatait la guerre sino-japonaise. Une commémoration qui embarrasse Tokyo » Un expert français rétablit la vérité des chiffres.

Le 7 juillet 1937, à proxi­mité du Pont Marco Polo, dans la banlieue de Pé­kin, un incident armé en­tre soldats nippons et troupes nationalistes chinoises, dont les causes sont demeurées contro­versées, dégénère : on y verra le point de départ de la guerre sino-japonaise. Ou, plus exactement, selon certains, de la Seconde guerre sino-japonaise puisque le Japon occupait déjà la Mandchourie depuis « l’Incident de Moukden »du 18 septembre 1931 et n’avait cessé, ensuite, d’éten­dre son emprise sur les provinces avoisinantes, resserrant inexo­rablement son étreinte sur l’an­cienne capitale impériale.

 

Le Japon dans les affres

 

Le 70e anniversaire de cet évé­nement plonge aujourd’hui les autorités nippones dans des af­fres qu’on ne soupçonne pas en Europe. Il s’accompagne, en ef­fet, d’une floraison de publica­tions, en Chine et au Japon, qui rouvrent inévitablement des plaies qu’à Tokyo, on préférerait cacher.

Les relations sino-japonaises sont restées hautement sensi­bles et, si les facteurs de tension sont nombreux (rivalité politi­que et économique, contentieux territorial en mer de Chine, sym­pathie nippone envers Taiwan, etc.), l’héritage historique y tient toujours une place prépondé­rante, Pékin reprochant aux Japonais de ne pas reconnaître adéquatement leur culpabilité passée.

Mao exprima un jour, à une dé­légation du Parti socialiste nip­pon, une forme de reconnais­sance qui ne manqua pas de la surprendre en soulignant que, sans l’agression japonaise, le Parti communiste n’aurait sans doute pas pu vaincre son rival nationaliste et chasser Chiang Kaichek du continent. Il n’avait sans doute pas tort, mais les diri­geants chinois préfèrent désor­mais accabler leurs homologues nippons en fustigeant à l’envi une agression et des atrocités qui appellent leur lot d’excuses et de compensations.

En continuant à visiter le sanctuaire Yasukuni de Tokyo, où est honorée la mémoire de cri­minels de guerre, ou en caution­nant la publication de manuels scolaires qui édulcorent la res­ponsabilité du Japon, les diri­geants nippons ne contribuent certainement pas à apaiser les esprits. Ils n’en dénoncent pas moins une stratégie chinoise fon­dée, selon eux, sur une présenta­tion tronquée des événements et, notamment, sur une exagération manifeste des crimes de guerre imputés au Japon.

Dans ce contexte, un livre ar­rive à son heure : celui que Jean-Louis Margolin consacre aux « violences et crimes du Japon en guerre » (*). Maître de conféren­ces à l’Université de Provence et directeur-adjoint de l’Institut pour la recherche sur le Sud-Est asiatique du CNRS, l’auteur s’at­tache à restituer les causes d’un expansionnisme nippon qui af­fecta quelque 400 millions

d’hommes  et  de  femmes,  en Chine et dans les pays voisins.

 

Massacres et asservissement

 

Minimisées ou mises en doute aujourd’hui dans les milieux na­tionalistes japonais, les atrocités sont exposées dans toute leur horreur : massacres de popula­tions, asservissement d’autres, crimes sexuels, expérimentation pseudo-scientifique sur des co­bayes humains, brutalités et vexations quotidiennes… Rien ne manque pour donner du Ja­pon en guerre une image qui vaut bien celle de l’Allemagne hitlérienne. Le tableau est telle­ment sinistre qu’il n’est nul be­soin de l’assombrir davantage en forçant les chiffres.

 

Jean-Louis Margolin s’em­ploie à rétablir la vérité, au prix d’enquêtes méticuleuses et de re­coupements savants. Il consacre ainsi quarante pages au « Massa­cre de Nankin », sommet emblé­matique de la cruauté japonaise en Chine (quoique d’autres villes aient subi des actes de barbarie à peine moins terribles). Pour con­clure que, s’il y a effectivement bien eu « un massacre d’une am­pleur considérable », le bilan de 300 000 victimes donné par les autorités chinoises est grossière­ment exagéré, la réalité se si­tuant plus vraisemblablement entre 50 000 et 90 000 morts.

On mesure dès lors la haute valeur ajoutée propagandiste que les Chinois ont donnée au mémorial inscrit désormais dans le parcours obligé des touristes à Nankin.

 

1 (*)  Jean-Louis Margolin, « L’Armée de l’Empereur. Violences et crimes du Japon guerre, 1937-1945 », Paris, Armand Colin, 2 480 pp.

 

1940-

Kiss Adam, éd., (Dés)obéissance et droits humains, éd. L’harmattan, 2002

 

(p.144)  L’autre scandale, passé à l’époque pour ainsi dire sous silence, est l’illustration allusive que H. Arendt donne à son point de vue original par les Judenrate (Conseils Juifs), c’est-à-dire par la manière dont l’organisation communautaire des Juifs a été retournée — et peu ou prou s’est laissé retourner. Les nazis ont obtenu des Juifs que ceux-ci organisent eux-mêmes la déportation, en (p.145) compromettant bien des représentants des communautés : les nazis ont proposé des faveurs pour les proches de ces représentants que ces derniers acceptaient souvent. (Ces faits, horribles, difficiles à la fois à reprocher et à ne pas reprocher à leurs auteurs, ont fait l’objet de quelques autres procès en Israël. Apparus dans certains témoignages, ils ont été écartés des débats du procès Eichmann pour des raisons formelles.) Cette histoire est maintenant mieux connue et surtout mieux comprise ou moins mal acceptée, sans pour autant que tous les malentendus soient levés et toutes les conséquences en soient tirées et généralement admises.

 

1941-

France2, 23/04/2009

Einsatzgruppen : les commandos de la mort

Documentaire de Michaël Prazan

 

Qui étaient ceux qui ont organisé et exécuté l’assassinat massif des juifs, des Tziganes et des prisonniers soviétiques entre 1941 et 1945 ?

Présence massive d’universitaires…

 

1940-45

Tobias Jersak, Öl für den Führer, FAZ, 11/02/1999

Als amerikanische Soldaten 1944 nach der Landung in der Normandie in Richtung Rhein vorrückten, mussten sie erstaunt feststellen, dass die deutsche Wehrmacht teilweise die gleichen Lastkraftwagen und Militärfahrzeuge fuhr wie sie selbst.  Tatsächlich hatten die deutschen Tochterfirmen Ford und Opel mit Wissen und Billigung der amerikanischen Mutterkonzerne Hitlers Kriegsführung unterstützt und kräftig davon profitiert (F.A.Z. vom 22.  Dezember 1998).  Weniger klar dürfte den amerikanischen Soldaten gewesen sein, dass Hitlers Truppen ohne amerikanische Öllieferungen vor und noch während des Krieges Frankreich möglicherweise gar nicht hätten besetzen können.

 

(…) Amerikanisches Öl erreichte Hitlers Kriegsmaschinerie 1940 auch auf anderen Wegen.  So bunkerte die deutsche Kriegsmarine in spanischen Häfen Öl, das direkt von den Vereinigten Staaten dorthin geliefert wurde.  Als diese Sache 1940 auf einer Kabinettssitzung in Washington in Anwesenheit von Präsident Roosevelt und AuBenminister Hull zur Sprache kam, äusserte Unterstaatssekretär Sumner Wells, dass “Öl aus Mexiko, Kolumbien und Venezuela gleichfalls über Spanien nach Deutschland » geliefert werde und das,wir unseren Anteil in diesem Geschäft nicht verlieren » sollten.  So verwundert es denn auch nicht, dass einen Monat nach Beginn des Russland-Feldzugs wieder amerikanisches Motorenöl in Deutschland eintraf.  Im Juli 1941 kamen 44 Prozent, im September 1941 gar 94 Prozent und im Oktober 1941 weitere 72 Prozent derjeweiligen Einfuhren an Motorenöl aus den Vereinigten Staaten.

 

1940-45

RP :  Biowaffen, Forscher für den Krieg – 31/08/2003

 

Einheit 731 in Japan

 

1940-45

Simon Wiesenthal, chasseur de nazis, met fin à sa « carrière », LB 18/04/2003

 

Rescapé de l’Holocauste, il vient à 95 ans de mettre un terme à sa carrière de chasseurs de nazis.

« Pour qu’Auschwitz ne se dresse pas en permanence entre les Juifs et les Allemands, il faut que les criminels de guerre soient condamnés », a estimé Simon Wiesenthal quand il a juré de  venger le peuple juif en 1945, à sa sortie de son cinquième camp de concentration (Mauthausen, Autriche), lorsqu’il ne pesait plus que 50 kilos.

 

1940-45

Paul Vaute, Des “révélations” … connues depuis 50 ans, LB 13/02/1999

 

Presque toute l’industrie allemande de l’ époque hitlérienne a collaboré avec le pouvoir nazi.  Auschwitz fut financé grâce aux crédits accordés par la Deutsche Bank.

 

"La Conférence de Munich ramène la paix" (sic), in: Le Soir Illustré, 08/10/1938

JapanEse Prisoners of War / Prisoners of the past, in: Time, 25/10/1993