1941

Chronique de la seconde guerre mondiale, éd. Chronique, 1990

Octobre 1941 ‚Äď p.228

 

Un programme anglo-am√©ricain d‚Äôaide militaire √† l‚ÄôURSS ‚Äď p.228

Moscou, 1er octobre

 

La mission anglo-am√©ricaine dirig√©e par lord Beaverbrook et Averell Harriman-Dalton a d√©cid√© de renforcer son aide √† Staline. Le 15 ao√Ľt, la Grande-Bretagne ouvrait √† l’URSS un cr√©dit de 10 millions de livres sur cinq ans. Aujourd’hui, Anglais et Am√©ricains se sont mis d’ accord sur la livraison d’ armes.

Lors d’un cocktail, Molotov, Beaverbrook et Harriman ont d√©clar√© que les Etats-Unis livreront 1200 chars √† la Grande-Bretagne et √† l’URSS, A partir de juillet 1942, 3 600 avions seront livr√©s √† l’URSS. En √©change, celle-ci fournira des mati√®res premi√®res √† ses alli√©s am√©ricains et anglo-saxons qui en ont un besoin urgent.

Octobre 1941 ‚Äď p.230

Il arrive en URSS sur la route arctique

 

Archangelsk, 11 octobre

PQ-1, le premier convoi ouest-est de ravitaillement √† destination de l’URSS vient d’ arriver. Parti d’Islande le 28 septembre, il √©tait escort√© par le croiseur HMS Suffolk, deux destroyers et une unit√© anti-sous-marine. Il a emprunt√© la route arctique, dans le froid glacial et les temp√™tes, couvrant une distance d’environ 3200 km. Recourir √† cet itin√©raire a oblig√© le convoi √† √™tre accompagn√© d’un p√©trolier pour ravitailler l’ escorte en carburant. (‚Ķ)

Le deuxi√®me convoi Pq doit appareiller la semaine prochaine. Le grand froid devrait s’√™tre install√© avant son arriv√©e √† destination. Les Russes esp√®rent pouvoir maintenir le port op√©rationnel pendant tout l’hiver, mais les Alli√©s h√©sitent √† faire naviguer de pr√©cieux bateaux dans des chenaux dangereux, entre des murs de glace. Ils pourraient bien prendre la d√©cision de les d√©tourner sur Mourmansk.

 

1942

Chronique de la seconde guerre mondiale, éd. Chronique, 1990

Septembre 1942 ‚Äď p.334

 

Le Convoi naval PQ-18 rallie l’URSS

Mer Blanche, 18 septembre

 

Le convoi naval PQ-18 a atteint aujourd’hui la mer Blanche, vingt-sept de ses quarante navires encore intacts. Malgr√© les pertes subies, il s’agit du plus grand convoi qui ait atteint l’URSS. C’est le 2 que ce convoi a appareill√©. Depuis juillet, aucun convoi n’√©tait parti, √† la suite d’une d√©cision conjointe de Churchill et de Staline. En juillet, sur les trente-six navires marchands que comptait le convoi PQ-17, seulement onze √©taient arriv√©s √† bon port, Churchill avait alors sugg√©r√© √† Staline de suspendre les d√©parts jusqu’√† l’automne, pour profiter des

nuits plus longues. Staline avait accept√©, mais √† contrecoeur, Cette fois, on n’a pas l√©sin√© sur l’escorte du PQ-18 : une armada de pr√®s de cinquante navires, dont vingt destroyers et le porte-avions Avenger, √©tait mobilis√©e. La Kriegsmarine a √©t√© tenue √† distance, et les treize navires coul√©s l’ont √©t√© par la Luftwaffe. La journ√©e du 13 a √©t√© meurtri√®re : quarante avions torpilleurs coul√®rent huit navires. La veille, les sous-marins aUemands avaient d√©truit deux navires de l’aile tribord du convoi, Le destroyer Faulknor coula l’ U-88. En tout, les Allemands ont perdu vingt avions et deux sous-marins. L’escorte fera le voyage de retour avec les rescap√©s des derniers convois, y compris ceux du PQ-17.

 

D√©cembre 1942 ‚Äď p.364

Victoire anglaise sur la mer de Barents

Mer de Barents, 31 décembre

 

Le convoi britannique JW-51B, le premier à faire route pour Mourmansk depuis trois mois, est sauvé.

Alors qu’il luttait contre une mer d√©cha√ģn√©e, il fut rep√©r√© par un sous-marin allemand, qui alerta une importante escadre de la Kriegsmarine, compos√©e du croiseur lourd Admiral Hipper, du cuirass√© de poche Lutzow et de six contre-torpilleurs. Les Allemands entreprirent d’intercepter le convoi, mais le capitaine Robert Sherbrooke, qui

commande l’escorte alli√©e √† bord du destroyer Onsiow, se d√©fendit courageusement. (‚Ķ)

Le convoi, qui transportait 202 chars, 2046 véhicules, 87 chasseurs, 33 bombardiers,  11 500 t de carburant pour  avions et 54 321 t de matériel pour l’URSS, poursuit sa route.

 

1942

Lt.-Col. Jacques Guillemain (Versailles), LE JAPON √ČTAIT L‚ÄôAGRESSEUR, in¬†: Le Figaro Magazine, 19/08/1995

 

R√©action d’un lecteur √† la comm√©moration d’Hiroshima

 

A l’occasion du cinquante¬≠.. naire du bombardement d’Hiroshima de nombreux articles pr√©sentent le Japon comme une vic¬≠time de la guerre et les Etats-Unis comme les auteurs d’un crime contre l’humanit√© ! Il convient je crois, de ramener les faits dans le contexte de l’√©poque.

Le Japon n’est pas le martyr de cette guerre mais reste l’agresseur par la l√Ęche attaque de Pearl Harbor.

L’arm√©e imp√©riale au cours de ses conqu√™tes en Asie s’est livr√©e √† des actes de barbarie dignes des SS, tor¬≠turant et d√©capitant des milliers de civils asiatiques et occidentaux, avec une sauvagerie sans nom. (Sauvage¬≠rie largement pass√©e sous silence depuis 50 ans alors que celle des SS est rappel√©e quotidiennement).

La population japonaise a applaudi Pearl Harbor et les conquêtes de son armée.

Le Japon a toujours refus√© la capi¬≠tulation sans condition, n’acceptant la d√©faite qu’apr√®s Nagasaki.

La conqu√™te du Japon par les troupes am√©ricaines aurait co√Ľt√© la vie √† 4 ou 500 000 soldats.

 

1945

M. Demolder (Nivelles), Sur la fin de la Deuxième Guerre Mondiale en Asie, LSM 23/04/2005

 

Le 15 ao√Ľt approche, date de la capi¬≠tulation des Japonais et donc de la fin de la guerre en Asie et, tout court, la fin de la Deuxi√®me Guerre Mondiale. Il y a 60 ans, pour nous aussi !

En tant qu’ancienne prisonni√®re des camps de concentration des japonais, j’ai¬≠merais bien que pour une fois vous fas¬≠siez un peu de lumi√®re sur ce qui s’est pass√© l√†-bas, plut√īt que de pleurnicher uniquement sur la bombe atomique et le malheur des pauvres petits japonais. Sachez qu’un petit million d’Europ√©ens doivent leur vie √† cette bombe, car les japonais n’avaient pas la moindre inten¬≠tion de capituler en ao√Ľt 1945. Leur plan diabolique √©tait l’extermination des Europ√©ens en Asie par voie naturelle, c’est-√†-dire: mauvais traitements, mau¬≠vaise et insuffisante nourriture et plus de procr√©ation. Hommes et femmes se trouvaient dans des camps diff√©rents et, √† l’√Ęge de 10 ans, les gar√ßons √©taient s√©pa¬≠r√©s de leur m√®re et transport√©s dans un autre camp o√Ļ, en g√©n√©ral, leur p√®re ne se trouvait pas non plus. Il y a √©videm¬≠ment encore beaucoup d’autres d√©tails sur les atrocit√©s commises, mais le mieux serait de se documenter s√©rieusement en Hollande o√Ļ une bibliographie abon¬≠dante existe, entre autres au Tropen¬≠museum √† Amsterdam. (…)

 

Il faudrait peut-√™tre une fois penser √† tous ces pauvres ex-prisonniers qui souf¬≠frent encore, et en g√©n√©ral en silence, de leur internement par les japonais. je n’en souffre pas outre mesure moi-m√™me j’√©tais encore jeune quand cette mis√®re a commenc√© – mais je r√Ęle ferme quand j’entends toutes ces lamentations sur le sort des pauvres japonais. C’est quand m√™me eux qui ont commenc√©! Et ne vous en faites pas : le ¬ę P√©ril jaune ¬Ľ existe toujours ! Tout comme les

n√©o-¬≠nazis, ils r√™vent encore et toujours de dominer le monde. Si pas par la violence ou par une autre.guerre mondiale, au moins par l’h√©g√©monie √©conomique. Et l√†, ils ne r√©ussissent que trop bien √† mon go√Ľt. Ils ne sont pas tant √† plaindre !

Enfin un juste √©clairage de l’autre c√īt√© de la souffrance me semble plus qu’indiqu√©.

 

1940-1991

Sabine Verhest, Etats baltes, Les voisins, LB 23/02/2005

 

(…) quand Vytautas Landsbergis, ancien chef de l’Etat lituanien, devenu eurodéputé, entend cetains Européens plaider our l’interdiction des symboles nazis, il les appelle à ne pas oublier de bannir en même temps les outils de torture qu’ont constitués la faucille et le marteau.

 

(‚Ķ) C’est pour sensibiliser √† ce chapitre noir de l’histoire que les autorit√©s letton¬≠nes conseillent vivement √† leurs visiteurs officiels un passage par le mus√©e de l’occu¬≠pation, un lieu qui revit l’oppression plus qu’il ne c√©l√®bre la lib√©ration, √† coup de do¬≠cuments secrets et de coupures de presse, de photos parlantes et de t√©moignages √©clairants. A l’entr√©e, un chiffre saute d’embl√©e aux yeux: la Lettonie a perdu 550 000 personnes, soit un tiers de sa po¬≠pulation, entre 1940 et 1991 sous les occu¬≠pations allemande et sovi√©tique.

 

Reconstitution d’une baraque de goulag, lettres¬≠ censur√©es, v√™tements et objets de person¬≠nes d√©port√©es, la r√©alit√© nazie et, surtout, sovi√©tique est minutieusement d√©cryp¬≠t√©e. C’est l√† qu’on apprend qu’avant de comprendre que l’objectif des Nazis n’avait rien de philanthropique, la ma¬≠jeure partie de la population balte consi¬≠d√©rait l’invasion allemande comme une li¬≠b√©ration des forces d’occupation sovi√©ti¬≠ques. (‚Ķ)

 

Le mois dernier, l’ambassadeur de Russie a failli s’√©trangler en visitant ce mus√©e “unilat√©ral”, qui a le gros d√©faut d’omettre les “aspects positifs” de l’URSS. “Il est toujours difficile de consta¬≠ter que vous n’√™tes pas un h√©ros, alors que vous pensez toujours l’avoir √©t√©”, sourit la d√©put√©e lettonne Liene Liepina. Malgr√© ses “aspects positifs” donc, les trois r√©pu¬≠bliques baltes se sont r√©volt√©es contre l’Union sovi√©tique √† la fin des ann√©es 80, pour obtenir leur ind√©pendance en 1991.

“C’√©tait un mouvement tectonique”, se ,. souvient Sandra Kalniete, membre du Front populaire de Lettonie, dont elle √©tait devenue la secr√©taire g√©n√©rale. (‚Ķ)

 

“Les Russes ont oubli√© de partir”

 

Pr√©cis√©ment, quatorze ans apr√®s leur ind√©pendance, et malgr√© leur adh√©sion √† l’Union europ√©enne et √† l’Otan en 2004, les trois Etats, coinc√©s entre la mer Balti¬≠que et l’immensit√© (bi√©lo)russe, gardent tr√®s vif le souvenir de leur pass√© sovi√©ti¬≠que. Leurs rel√†tions avec Moscou souf¬≠frent encore de tensions, en particulier Riga et Tallinn. La politiqu√© de russifica¬≠tion du r√©gime sovi√©tique a laiss√© √† la Lettonie et √† l’Estonie une forte minorit√© russophone, difficile √† g√©rer pour de peti¬≠tes nations. Non seulement les r√©gions russophones p√Ętissent de fortes difficul¬≠t√©s socio-√©conomiques mais, en plus, les r√©sidents n’ont pas tous pu ou voulu pas¬≠ser les examens n√©cessaires pour acqu√©¬≠rir la nationalit√© du. pays o√Ļ ils habitent depuis des dizaines d’ann√©es mais dont ils ne parlent pas forc√©ment la langue. Une bonne frange de la population se re¬≠trouve ainsi apatride, sans droit de vote aux. √©lections l√©gislatives ni citoyennet√© europ√©enne. Inutile de dire que Moscou rate rarement une occasion de s’en in¬≠qui√©ter sur la sc√®ne internationale…

 

1945

Reinhard Olt, Aus Angst vor den Kommunisten in den Tod, FAZ 24/05/2005

 

In Mai lieferten die Briten Hunderttausende der Mordmaschinerie Titos aus.

 

1960

Du minerai belge pour Hitler ?, VA 04/08/2005

 

L‚ÄôUnion mini√®re va fournir 60 tonnes de minerai d‚Äôuranium √† plusieurs usines priv√©es allemandes, dont l‚Äô ¬ę¬†Auer Gesellschaft¬†¬Ľ √† Orianenburg, pr√®s de Berlin de 1940 √† 1941.

Une grande partie de ces livraisons sera retrouvée dans une mine de sel à Strassfurt en 1945.

Le solde se trouvait sans doute à l’usine d’Orianenburg que les Américains bombardèrent en février 1945 pour empêcher qu’elle ne tombe aux mains des Russes.

On ignore dans quelle mesure l’uranium belge a pu servir aux expérimentations nucléaires des atomistes allemands.

 

1942

Claudine D., Les victimes du mégalo Hirohito, DH 10/08/2005

 

N’oubliez pas que les Japonais √©taient les agresseurs √† Pearl Harbor, qu’ils ont envahi la Chine, la Mand¬≠chourie, les Philippines… Asservis¬≠sant la population, y commettant des actes de barbarie qui n’ont rien √† en¬≠vier aux crimes des nazis. Les popula¬≠tions de Nagasaki, Hiroshima sont d’abord les victimes du r√™ve m√©galo de conqu√™tes du criminel de guerre Hi¬≠rohito. Hiroshima est sans aucun doute une horreur, mais sans Hi¬≠roshima croyez-vous que l’on aurait pu arr√™ter ces fanatiques? Souve¬≠nez-vous des kamikazes. Un peu de respect pour l’Histoire et surtout pour le sacrifi√ße et la m√©moire de tous ces soldats am√©ricains, anglais, austra¬≠liens.

 

1945

Aus Angst vor den Kommunisten in den Tod

 

Im Mai 1945 kam es im Raum Bleiburg zu einem der letzten Gemetzel des Zweiten Weltkriegs. Nach der Kapitulation des Deutschen Reiches am 8. Mai waren Hun¬≠derttausende Kroaten – viele im Rahmen des R√ľckzugs der Wehrmacht – vor den ju¬≠goslawischen Partisanen Titos nach Kiirn¬≠ten gefl√ľchtet und hatten sich der briti¬≠schen Besatzungsmacht in dem Glauben er¬≠geben, unter deren Schutz sicher zu sein. Das soUte sich ais t√īdlicher TrugschluB er¬≠weisen. Die Briten sahen zu, wie Kiirntner und aus Slowenien eingesickerte Partisanen unter der pauschalen Beschuldigung, es handele sich um Ustascha-Kampfer, an Ort und Stelle mit der Liquidation begannen. Die Briten lieferten auch unterschiedslos alle Kroaten an die neuen jugoslawischen Machthaber aus und zwangen sie √ľber die Karawanken-Grenze zur√ľck.

Die Zahl der massakrierten ist umstritten. (…)

Milovan Djilas, eist Titos Chefideologe und rechte hand, sp√§ter von diesem abgefallener Widersacher, gab ihre zahl mit 200 000 an: (…) “Insgesamt hat man in einigen Tagen den gr√īBten Teil von zwei¬≠hunderttausend Kroaten, die die britische Armee aus Osterreich zur√ľckgewiesen hat¬≠te oder zur√ľckschickte, umgebracht.” Es seien “gr√∂sstenteils einfache Bauem” gewe¬≠sen, “ihre H√§nde waren nicht mit Morden beschmutzt. Sie waren keine Ustascha. Ihr einziges Verbrechen war die Angst vor dem Kommunismus.”

 

In anderen Quellen werden 80 000 Get√∂tete als “realistischer” erachtet. Wieviel auch immer es gewesen sein m√īgen: Es han¬≠delt sich um Opfer geplanter und erbar¬≠mungslos ausgef√ľhrter Massaker, deren Tod ideologisch-klassenk√§mpferischen Mo¬≠tiven entsprang. Sie teilten ihr Schicksal mit Hunderttausenden, die der “Antifaschisti¬≠sche Rat der Volksbefreiung Jugoslawiens” (AVNOJ) wegen Zugeh√∂rigkeit zur “b√ľr¬≠gerlichen Klasse” ebenso pauschal f√ľr “vo¬≠gelfrei” erkl√§rte wie eine halbe Million Volksdeutsche Jugoslawiens, die, so sie die Todeslager √ľberlebten, vertrieben wurden. Es ist das Verdienst der slowenischen Histo¬≠rikerin Tamara Griesser-Pecar, in ihrem Buch “Das zerrissene Volk” die vielen Hinrichtungs- und Schiidelstiitten des jugokom¬≠munistischen Massenmords im fr√ľheren Ju¬≠goslawien und besonders auf dem Territorium des heutigen Siowenien beim Namen ge¬≠nannt zu haben. Sie erinnerte an die Opfer in den Karst-Dolinen des Hinterlands von Triest (Foibe) und des Gottscheer Homwalds (Kocevski rog), √ľber dem “bis Ende der vierziger Jahre entsetzlicher Leichenge¬≠stank lag”, sowie in den Panzergriiben im Gebiet um Maribor (Marburg/Drau) – die¬≠se schnitt man vor einigen Jahren beim Autobahnbau an, wobei die sterblichen √úber¬≠reste Tausender Liquidierter zum Vor¬≠schein kamen. Sie nannte die seit Jahrzehn¬≠ten in der Geschichtsschreibung weitge¬≠hend ignorierten Geschehnisse beim Na¬≠men. Dazu ziihlen neben serbischen und montenegrinischen Tschetniks, ¬†slowenischen Domobranzen, Kriegsgefangenen,

 

Nach der Kapitulation des Deutschen Reiches am 8. Mai fl√ľchteten Hunderttausende Kroatenvor den Partisanen Titos nach Karnten. Unter dem Schutz der britischen Besatzungsmacht wahnten sie sich sicher. Das erwies sich als t√∂dlicher Trugschluss.

von Partisanen verschleppten K√§rntnern und Steirem, Angeh√∂rigen der italieni¬≠schen, ungarischen und deutschen Minder¬≠heit auch jene vielen tausend Kroaten. Die zum grossen Treck geh√∂renden Tschetniks hatten besonders Grund, sich durch Flucht in Richtung K√§rnten Rettung vor der Ra¬≠che der Kommunisten auszurechnen. Denn sie hatten nicht nur Titos Partisanen, son¬≠dem auch den mit Deutschland verb√ľnde¬≠ten unabh√§ngigen Staat Kroatien¬† bek√§mpft. (…)

 

Brigadegeneral Patrick Scott, Kommandeur der nach Karnten vorgesto¬≠ssenen englischen Einheiten, bemerkte an¬≠gesichts des Zustroms Zehntausender, die sich am 14. Mai 1945 Bleiburg naherten, la¬≠konisch: “Die Kroaten haben offenbar auf der falschen Seite gek√§mpft.” Ihnen hatten sich mehrere zehntausend Zivilisten ange¬≠schlossen, die sich ebenfalls in die Obhut der britischen Besatzungsmacht begaben. Die kroatischen Soldaten hatten in zwei Verbanden in der deutschen Heeresgruppe L√∂hr gek√§mpft, die Kapitulation der Wehr¬≠macht indes nicht anerkannt, da Kroatien wamend des Krieges formell selbstandiger Staat war. Die Zivilisten zogen die Auswan¬≠derung dem bef√ľrchteten Tod respektive der zu erwartenden Drangsalierung unter kommunistischer Herrschaft vor.

 

Einen Teil der Kroaten lock¬≠ten die Briten mit dem Ver¬≠sprechen in Eisenbahnwag¬≠gons, sie w√ľrden nach Wien gebracht. Die Z√ľge fuhren aber nach S√ľden und hielten bereits in Unterdrauberg, wo das Morden sogleich begann. Wer √ľberlebte, sah sich in Marschkolonnen gezwungen.

 

1945

Hiroshima en Nagasaki, in: Delta 4, 2005, p.24

 

Dit jaar werd het feit herdacht dat 60 jaar terug de eerste atoombommen werden gedropt op twee Ja-panse steden. Inderdaad een droevige ge-beurtenis waarbij niemand onverschillig kan blijven voor het leed van duizende Japanse mensen. Maar men zou ook de moed moeten hebben om er tevens bij te vertellen dat onge-veer een klein miljoen Europese mensen aan die bommen hun leven hebben te danken. Want in tegenstelling tot wat altijd klakkeloos wordt aangenomen, hadden de Japanezen op dat moment (augustus 1945) helemaal ni√©t de intentie om te capituleren. Hun doel was toen nog altijd de totale uitroeiing van alle Europeanen in Azi√ę, waaronder duizende Nederlandse volksgenoten. Er zijn in hun kampen on-noemelijke wrede misdaden gebeurd. Wie daaraan twijfelt, moet het Tropenmuseum in Amsterdam maar eens gaan bezoeken! Ook aan Japan dient de vraag gesteld of het de les begrepen heeft. Of is een Japans leven meer waard dan een Europees?

 

1937

Philippe Paquet, Chine / Japon Un anniversaire douloureux, LB 07/07/2007

 

¬Ľ II y a 70 ans √©clatait la guerre sino-japonaise. Une comm√©moration qui embarrasse Tokyo ¬Ľ Un expert fran√ßais r√©tablit la v√©rit√© des chiffres.

Le 7 juillet 1937, √† proxi¬≠mit√© du Pont Marco Polo, dans la banlieue de P√©¬≠kin, un incident arm√© en¬≠tre soldats nippons et troupes nationalistes chinoises, dont les causes sont demeur√©es contro¬≠vers√©es, d√©g√©n√®re : on y verra le point de d√©part de la guerre sino-japonaise. Ou, plus exactement, selon certains, de la Seconde guerre sino-japonaise puisque le Japon occupait d√©j√† la Mandchourie depuis “l’Incident de Moukden”du 18 septembre 1931 et n’avait cess√©, ensuite, d’√©ten¬≠dre son emprise sur les provinces avoisinantes, resserrant inexo¬≠rablement son √©treinte sur l’an¬≠cienne capitale imp√©riale.

 

Le Japon dans les affres

 

Le 70e anniversaire de cet √©v√©¬≠nement plonge aujourd’hui les autorit√©s nippones dans des af¬≠fres qu’on ne soup√ßonne pas en Europe. Il s’accompagne, en ef¬≠fet, d’une floraison de publica¬≠tions, en Chine et au Japon, qui rouvrent in√©vitablement des plaies qu’√† Tokyo, on pr√©f√©rerait cacher.

Les relations sino-japonaises sont rest√©es hautement sensi¬≠bles et, si les facteurs de tension sont nombreux (rivalit√© politi¬≠que et √©conomique, contentieux territorial en mer de Chine, sym¬≠pathie nippone envers Taiwan, etc.), l’h√©ritage historique y tient toujours une place pr√©pond√©¬≠rante, P√©kin reprochant aux Japonais de ne pas reconna√ģtre ad√©quatement leur culpabilit√© pass√©e.

Mao exprima un jour, √† une d√©¬≠l√©gation du Parti socialiste nip¬≠pon, une forme de reconnais¬≠sance qui ne manqua pas de la surprendre en soulignant que, sans l’agression japonaise, le Parti communiste n’aurait sans doute pas pu vaincre son rival nationaliste et chasser Chiang Kaichek du continent. Il n’avait sans doute pas tort, mais les diri¬≠geants chinois pr√©f√®rent d√©sor¬≠mais accabler leurs homologues nippons en fustigeant √† l’envi une agression et des atrocit√©s qui appellent leur lot d’excuses et de compensations.

En continuant √† visiter le sanctuaire Yasukuni de Tokyo, o√Ļ est honor√©e la m√©moire de cri¬≠minels de guerre, ou en caution¬≠nant la publication de manuels scolaires qui √©dulcorent la res¬≠ponsabilit√© du Japon, les diri¬≠geants nippons ne contribuent certainement pas √† apaiser les esprits. Ils n’en d√©noncent pas moins une strat√©gie chinoise fon¬≠d√©e, selon eux, sur une pr√©senta¬≠tion tronqu√©e des √©v√©nements et, notamment, sur une exag√©ration manifeste des crimes de guerre imput√©s au Japon.

Dans ce contexte, un livre ar¬≠rive √† son heure : celui que Jean-Louis Margolin consacre aux “violences et crimes du Japon en guerre” (*). Ma√ģtre de conf√©ren¬≠ces √† l’Universit√© de Provence et directeur-adjoint de l’Institut pour la recherche sur le Sud-Est asiatique du CNRS, l’auteur s’at¬≠tache √† restituer les causes d’un expansionnisme nippon qui af¬≠fecta quelque 400 millions

d’hommes¬† et¬† de¬† femmes,¬† en Chine et dans les pays voisins.

 

Massacres et asservissement

 

Minimis√©es ou mises en doute aujourd’hui dans les milieux na¬≠tionalistes japonais, les atrocit√©s sont expos√©es dans toute leur horreur : massacres de popula¬≠tions, asservissement d’autres, crimes sexuels, exp√©rimentation pseudo-scientifique sur des co¬≠bayes humains, brutalit√©s et vexations quotidiennes… Rien ne manque pour donner du Ja¬≠pon en guerre une image qui vaut bien celle de l’Allemagne hitl√©rienne. Le tableau est telle¬≠ment sinistre qu’il n’est nul be¬≠soin de l’assombrir davantage en for√ßant les chiffres.

 

Jean-Louis Margolin s’em¬≠ploie √† r√©tablir la v√©rit√©, au prix d’enqu√™tes m√©ticuleuses et de re¬≠coupements savants. Il consacre ainsi quarante pages au “Massa¬≠cre de Nankin”, sommet embl√©¬≠matique de la cruaut√© japonaise en Chine (quoique d’autres villes aient subi des actes de barbarie √† peine moins terribles). Pour con¬≠clure que, s’il y a effectivement bien eu “un massacre d’une am¬≠pleur consid√©rable”, le bilan de 300 000 victimes donn√© par les autorit√©s chinoises est grossi√®re¬≠ment exag√©r√©, la r√©alit√© se si¬≠tuant plus vraisemblablement entre 50 000 et 90 000 morts.

On mesure dès lors la haute valeur ajoutée propagandiste que les Chinois ont donnée au mémorial inscrit désormais dans le parcours obligé des touristes à Nankin.

 

1 (*)¬† Jean-Louis Margolin, “L’Arm√©e de l’Empereur. Violences et crimes du Japon guerre, 1937-1945”, Paris, Armand Colin, 2 480 pp.

 

1940-

Kiss Adam, éd., (Dés)obéissance et droits humains, éd. L’harmattan, 2002

 

(p.144) ¬†L’autre scandale, pass√© √† l’√©poque pour ainsi dire sous silence, est l’illustration allusive que H. Arendt donne √† son point de vue original par les Judenrate (Conseils Juifs), c’est-√†-dire par la mani√®re dont l’organisation communautaire des Juifs a √©t√© retourn√©e ‚ÄĒ et peu ou prou s’est laiss√© retourner. Les nazis ont obtenu des Juifs que ceux-ci organisent eux-m√™mes la d√©portation, en (p.145) compromettant bien des repr√©sentants des communaut√©s : les nazis ont propos√© des faveurs pour les proches de ces repr√©sentants que ces derniers acceptaient souvent. (Ces faits, horribles, difficiles √† la fois √† reprocher et √† ne pas reprocher √† leurs auteurs, ont fait l’objet de quelques autres proc√®s en Isra√ęl. Apparus dans certains t√©moignages, ils ont √©t√© √©cart√©s des d√©bats du proc√®s Eichmann pour des raisons formelles.) Cette histoire est maintenant mieux connue et surtout mieux comprise ou moins mal accept√©e, sans pour autant que tous les malentendus soient lev√©s et toutes les cons√©quences en soient tir√©es et g√©n√©ralement admises.

 

1941-

France2, 23/04/2009

Einsatzgruppen : les commandos de la mort

Documentaire de Micha√ęl Prazan

 

Qui étaient ceux qui ont organisé et exécuté l’assassinat massif des juifs, des Tziganes et des prisonniers soviétiques entre 1941 et 1945 ?

Présence massive d’universitaires…

 

1940-45

Tobias Jersak, √Ėl f√ľr den F√ľhrer, FAZ, 11/02/1999

Als amerikanische Soldaten 1944 nach der Landung in der Normandie in Richtung Rhein vorr√ľckten, mussten sie erstaunt feststellen, dass die deutsche Wehrmacht teilweise die gleichen Lastkraftwagen und Milit√§rfahrzeuge fuhr wie sie selbst.¬† Tats√§chlich hatten die deutschen Tochterfirmen Ford und Opel mit Wissen und Billigung der amerikanischen Mutterkonzerne Hitlers Kriegsf√ľhrung unterst√ľtzt und kr√§ftig davon profitiert (F.A.Z. vom 22.¬† Dezember 1998).¬† Weniger klar d√ľrfte den amerikanischen Soldaten gewesen sein, dass Hitlers Truppen ohne amerikanische √Ėllieferungen vor und noch w√§hrend des Krieges Frankreich m√∂glicherweise gar nicht h√§tten besetzen k√∂nnen.

 

(…) Amerikanisches √Ėl erreichte Hitlers Kriegsmaschinerie 1940 auch auf anderen Wegen.¬† So bunkerte die deutsche Kriegsmarine in spanischen H√§fen √Ėl, das direkt von den Vereinigten Staaten dorthin geliefert wurde.¬† Als diese Sache 1940 auf einer Kabinettssitzung in Washington in Anwesenheit von Pr√§sident Roosevelt und AuBenminister Hull zur Sprache kam, √§usserte Unterstaatssekret√§r Sumner Wells, dass ‚Äú√Ėl aus Mexiko, Kolumbien und Venezuela gleichfalls √ľber Spanien nach Deutschland” geliefert werde und das,wir unseren Anteil in diesem Gesch√§ft nicht verlieren” sollten.¬† So verwundert es denn auch nicht, dass einen Monat nach Beginn des Russland-Feldzugs wieder amerikanisches Motoren√∂l in Deutschland eintraf.¬† Im Juli 1941 kamen 44 Prozent, im September 1941 gar 94 Prozent und im Oktober 1941 weitere 72 Prozent derjeweiligen Einfuhren an Motoren√∂l aus den Vereinigten Staaten.

 

1940-45

RP¬†:¬† Biowaffen, Forscher f√ľr den Krieg ‚Äď 31/08/2003

 

Einheit 731 in Japan

 

1940-45

Simon Wiesenthal, chasseur de nazis, met fin √† sa ¬ę¬†carri√®re¬†¬Ľ, LB 18/04/2003

 

Rescapé de l’Holocauste, il vient à 95 ans de mettre un terme à sa carrière de chasseurs de nazis.

¬ę¬†Pour qu‚ÄôAuschwitz ne se dresse pas en permanence entre les Juifs et les Allemands, il faut que les criminels de guerre soient condamn√©s¬†¬Ľ, a estim√© Simon Wiesenthal quand il a jur√© de¬† venger le peuple juif en 1945, √† sa sortie de son cinqui√®me camp de concentration (Mauthausen, Autriche), lorsqu‚Äôil ne pesait plus que 50 kilos.

 

1940-45

Paul Vaute, Des ‚Äúr√©v√©lations‚ÄĚ … connues depuis 50 ans, LB 13/02/1999

 

Presque toute l‚Äôindustrie allemande de l‚Äô √©poque hitl√©rienne a collabor√© avec le pouvoir nazi.¬† Auschwitz fut financ√© gr√Ęce aux cr√©dits accord√©s par la Deutsche Bank.

 

"La Conférence de Munich ramène la paix" (sic), in: Le Soir Illustré, 08/10/1938

JapanEse Prisoners of War / Prisoners of the past, in: Time, 25/10/1993