La régionalisation: une catastrophe pour le monde du sport: récupérations, perte d’argent, …

1981

Charles Mortier, Le squash-rackets belge a intérêt à préserver son unité, LB 16/11/1981

 

“Le nouveau président fédéral est nettement opposé à toute scission linguistique.”

 

1982

M.R., /Philippe/Washer: « La scission a provoqué l’effondrement du tennis belge. », LB 24/20/1982

 

1982

M.R., Le référendum de la Libre Belgique sur le tennis belge, LB 25/02/1982

 

Jacky Brichant: « La scission, un désastre. »

Du point de vue: argent pour l’encadrement des jeunes.

 

1988

Michel Rosten, La grande misère du sport amateur en Belgique, LB 04/10/1988

 

« Un handicap majeur pour le sport de haute compétition tient à sa communautarisation.  Lorsque le COIB doit engager des conversations avec les pouvoirs publics, il doit entreprendre trois démarches au lieu d’une du fait que les ministres compétents n’entretiennent aucun rapport entre eux! »

« La logique commanderait évidemment de réserver un portefeuille national aux sports. »

 

1988

Une nouvelle histoire belge, LB 25/11/1988

 

« Le Moniteur du 10 novembre (p.15651) a publié l’arrêté du 22 septembre de M. Lenssens, membre de l’Exécutif régional flamand, concernant la liste des substances visées par la loi du 2 avril 1965 interdisant la pratique du doping à l’occasion des compétitions sportives. »

Les règles sont désormais différentes, que vous serez un sportif flamand ou francophone …

 

1989

Patrick Hombergen appelle au grand nettoyage de l’AFT, LB 27/02/1989

 

Mais l’AFT, en principe, gère tout le tennis francophone … 

(P.H.) C’est dans la mesure où ces dirigeants sont guidés par des considérations régionalistes / = (J.V.): sous-régionalistes/ qu’il est impossible d’obtenir des solutions aux grands problèmes. »

 

1989

Th. Zintz, 1000 jeunes à Liverpool pour conjuguer sport et amitié, LB 01/08/1989

 

Les jeux de la fédération internationale du sport dans l’enseignement catholique.

Nos volleyeuses rencontraient dès le début les favorites absolues du tournoi, l’équipe de la NSVO (Belgique néerlandophone).

La défaite fut dure à avaler.

Nos volleyeurs, eux, ont reçu une correction de leurs compatriotes de la NSVO.

 

1990s

Adrien vanden Eede, président du comité olympique interfédéral belge, DS, 29/101990

 

“Dans ce pays, il est impossible de mettre sur pied une équipe de 4×100 mètres, ou une équipe d’aviron avec 8 rameurs.  Je constate que des fédérations unitaires donnaient plus de résultats que celles aujourd’hui scindées.” 

 

1990s

VA, s.d., En Division II, Un « terrible » derby wallon (sic),

EUPEN 3 – OLYMPIC 1

 

1992

Les largesses de « Nanard », LB 29/10/1992

 

Il n’est pas toujours aisé de faire croire que la Région wallonne n’a pas trop de sous.  Ainsi, répondant à une                              

question écrite du député Ecolo, M. Detienne, Guy Spitaels reconnaît que son prédécesseur, Bernard Anselme, a                                    

sponsorisé (via le budget régional) une auto de course, celle d’ un fonctionnaire de l’administration wallonne. 

Dont coût: 195.000 F. pour afficher l’insigne du Ministère de la Région wallonne sur l’auto, la combinaison du pilote, le camion et­les documents « faisant allusion à sa participation aux courses ». Pour excuser les largesses de « Nanard », l’actuel ministre-président signale que «  la présence du sigle MRW de l’initiative du pilote qui a ainsi mis en valeur l’administration dont il est agent, ce qui ne peut être mis qu’à son actif » .

Si on lit bien M. Spitaels, l’as du volant pouvait donc empocher le « pourboire » sans contre- partie!

Quant à l’administration, nous on préfère qu’elle se mette en valeur elle-même par la qualité de son service…

 

1992

Serge Trimpont, La Belgique a le sport qu’ elle mérite, LS 30/07/1992

 

(Philippe Gocin, prof. de psychol. sportive à l’ UCL)

« Le sport est une sorte de concrétisation de la santé mentale d’ un pays.

… Les Belges n’ont plus le désir de construire un pays fort, et cela se ressent en sport comme dans d’autres activités. »

 

1993

Adrien Vanden Eede en forme olympique / Unitariste ne veut pas dire attardé, LB 14/02/1993

 

-Le COIB est en quelque sorte le garant de l’unité sportive en Belgique, et par là même, vous jouez un rôle politique au moment oÙ se crée une équipe de judo fla­mande, une équipe cycliste wallonne… Ne sortez-vous pas un petit peu de votre rôle ?

– Mon point de vue est que la réalité est plus forte qu’un Lord Maire: nous sommes dans un état fédéral.  J’admets totale­ment qu’il y ait une commu­nautarisation, que les Fla­mands fassent du yoyo, les Wallons du bilboquet et les germanophones jouent aux quilles.  Mais il y a aussi l’iden­tité de la Belgique, et j’estime que lorsque la Belgique va à l’étranger, il y a une représen­tativité que l’on a par exemple galvaudée avec les reppésen­tants du commerce extérieur, où les gens ne savent plus à qui s’adresser.  L’équipe belge doit pouvoir être représentative.  Je suis un Bruxellois, je parle fla­mand à la maison et j’ai reçu une éducation francophone.  Je ne peux pas comprendre ces problèmes linguistiques.  Pour moi, ce sont les meilleurs athlètes qui doivent aller aux Jeux et représenter notre pays.

 

Je ne peux pas admettre qu’il n’y ait plus d’entraînements de 4 x 100 m en athlétisme, parce qu’il y a deux Flamands et deux Wallons et qu’on ne peut ‘lus réunir l’équipe, et que de ce fait-là ils ne vont pas aux Jeux.

 

Cela me hérisse d’une façon inimaginable et je pense tou­jours que mettre le meilleur athlète avec le meilleur entraî­neur et dans les meilleures conditions va donner les meil­leurs résultats.

 

1993

Bernard Cierreux, SPORTS /  Si l’on veut la force, faut garder l’union !, Le Ligueur, 22/09/1993

                                                                                                                                                                             

Quant aux budgets alloués au sport, ils représentent moins d’un centième du budget national, et la communautarisation n’a guère fait d’heureux.  Certaines fédérations ont préféré rester unitaires (foot, basket, cyclisme, boxe … ): soit qu’elles avaient les moyens de refuser l’intrusion des pouvoirs publics dans leur gestion, soit qu’elles refusaient le principe exigé d’amateurisme… impliquant notamment le transfert libre et non-rémunéré ! Quant aux autres qui se sont scindées, elles n’y voient guère l’avantage quinze ans plus tard : 10 % seulement du budget de l’ADEPS leur sont retournés en subsides de fonctionnement… mais tous les sports restés unitaires ont accès aux gros gâteaux des travaux subsidiés et des stages organi­sés!  Reste à évoquer le COIB, comité belge beaucoup plus olympique qu’interfédéral, contrairement à ce qu’indique son sigle.  Certes, il n’a pas autorité pour lever l’impôt et allouer les crédits.  Certes, il ne dispose que d’un budget de 200 millions.

Toujours est-il qu’il s’occupe d’abord des sportifs de haut niveau, avant d’être le catalyseur du sport de masse dans nos communautés.  Le temps, l’argent et l’envie manquent au COIB pour être ce Ministère des sports que la Belgique n’aura jamais.

 

1993

JUDO / Equipe flamande sur tatamis, LB 17/12/1993

 

La première équipe flamande La été présentée ce jeudi.  Il s’agit de l’« équipe flamande de judo » qui est née d’un accord de collaboration entre l’aile flamande de judo et le gouvernement flamand.

 

LES MEILLEURS

Voici donc une incidence concrète du fédéralisme sur le sport.  Le but de l’opération est, en premier lieu, de promouvoir le professionnalisme dans un sport comme le judo.  Les judo­kas, sélectionnés et dirigés par Jean-Marie Dedecker, égale­ment sélectionneur national, seront les ambassadeurs de la Flandre et arboreront le «Lion», sigle de la Commu­nauté flamande, sur leur kimono.  Leur rôle d’ambassa­deur sera d’ailleurs rémunéré.

Des problèmes « communau­taires » répétés – dont les der­niers à l’issue des champion­nats du monde de Hamilton ­ont convaincu les Flamands de voler de leurs propres ailes s’ils voulaient qu’une leur sport se pro­fessionnalise.  D’où la création de l’équipe flamande composée de Ulla Werbrouck (-72 kg), Heidi Rakels (-72 kg), Sabine Van Crombrugghe (-66kg), Gella Van de Caveye (-61 kg), Inge Clement (-56 kg), Heidi Goossens (-52 kg), Harry Van Barneveld (+95 kg), Johan Laats (-78 kg), Bert Terryn (-78 kg), Philip Laats (-65 kg), soit la plupart des meilleurs judokas… belges.

Le directeur sportif est Jean­Marie Dedecker qui sera as­sisté par le Russe Alexander Iatskevitch.  Stephan Desseyn sera le manager de l’équipe.

 

CINQ MILLIONS

Le gouvernement flamand accordera 5 millions pour l’an­née 1994 à l’issue de laquelle une évaluation sera faite.  Les ministres Sauwens (Commerce extérieur) et Weckx (Culture) envisagent à terme d’étendre  l’initiative à d’autres disciplines sportives comme par exemple la natation, l’aviron ou le tennis.  Un autre sponsor, en l’occurrence la banque BACOB, déboursera 15 millions de 1994 à 1996 pour la nouvelle équipe.   

 

1994

Pierre Wiame, Débouté, Olivier Kherkofs (sic) en sera pour ses frais, VA, 28/09/1994

 

Le tribunal civil de Namur a tranché dans l’ affaire opposant Olivier Kerkhofs et l’ASBL New.  Le premier avait porté en 1991 les espoirs de Namur ‘Région Capitale’ lors d’ une traversée de l’ Atlantique en solitaire. Le second avait sponsorisé cette coûteuse aventure qui s’ était terminée par une disqualification. Kerkhofs réclamait de l’ ASBL le payement de frais de réparation et de séjour pour un montant total d’un million.  Le tribunal ne l’a pas suivi.

Après avoir rencontré de nombreux ennuis techniques, il était arrivé à la Martinique avec plusieurs jours de retard. « Il avait même manqué de peu l’ accueil du bourgmestre Close en personne et de toute une délégation officielle qui, après une dizaine de jours passés à scruter l’océan (sic), s’ étaient résignés à reprendre l’avion, un jour avant son arrivée. »

Ce marin avait été sponsorisé à concurrence de 2.500.000 F (1.500.000 F de NEW et 1.000.000 de la Région wallonne).

 

1995

La Région wallonne s’ intéresse  au circuit de Francorchamps, LB, 20/01/1995

 

La région wallonne est devenue majoritaire dans le capital de l’ intercommunale avant la Province de Liège qui détient cependant les postes de direction.

La RW semble vouloir prendre le pouvoir. Elle possède  en effet quelques arguments décisifs comme le financement exclusif de l’ entretien et la réfection des routes qui forment la piste …

 

1995

M. Ti., Hall omnisports abandonné?, LB, 07/11/1995

 

Liège pourrait accaparer les crédits de la Communauté française.

“L’ ouverture de crédit de 200 millions consentie par la Communauté française pour les travaux de construction d’ un hall omnisports de l’ADEPS à Jambes sera-t-elle détournée au profit de Liège?”  (c’ est-à-dire au profit de la rénovation du Country hall du Bois Saint-jean, acheté au Standard il y a quelques années, pour quelque 80 millions.)

 

1995

Patrick Haumont, Contrôlons les députés, LB, 10/03/1995

 

Président du Comité olympique et interfédéral belge, Adrien Vandeneede n’a pas son pareil pour animer une assemblée.

« Nous avions l’ambition de mener une campagne antidopage et antidrogue.  Nous avions l’ accord de grands sportifs belges mais nous avons dû abandonner le projet car, pour le finaliser, il nous fallait l’ accord de plus de dix ministres.  Or, nous n’avons jamais réussi à tous les réunir en même temps … »

 

1996

P.J., Un ultimatum de Lomba: “Mon argent ou je vais chez les Flamands”

Elle est lassée d’ attendre une intervention et une aide de la Ligue francophone de judo en vue de se préparer aux JO d’ Atlanta.

Sept mois à attendre une hypothétique rentrée d’argent.

Pourquoi?  Tout simplement parce que la ligue francophone a oublié d’introduire la demande!

Si elle n’obtient pas gain de cause, la championne ira sans doute rejoindre ses camarades de l’aile néerlandophone.

“Cette affaire n’a rien à voir avec d’autres cas où des sportifs ont eu recours à la Justice pour faire valoir leurs droits.”

 

1997

Vincent Henderick, Le sport, ciment national et miroir de la réalité (con)fédérale, LB 07/05/1997

 

La plupart des fédérations, pour être subventionnées, ont dû se scinder en ailes linguistiques.  Avec les problèmes y afférents.

Le splitsing des fédérations sportives peut provoquer des distorsions de concurrence entre les ailes d’une même fédération.  Exemple récent: le refus de la ligue flamande de badminton de dépenser encore le moindre centime en faveur du meilleur joueur belge de la spécialité et de l’ aligner aux prochains championnats du monde – parce que ce dernier refuserait de se soumettre au régime d’ entraînement et de stages voulu par la ligue – a forcé ce dernier à frapper à la porte de la ligue francophone, laquelle a accueilli le West-Flandrien sous son aile protectrice.

Il existe certes une commission de concertation, dite ABCD, qui réunit l’ADEPS, le BLOSO, le COIB et la Deutschsprachige Gemeinschaft, mais elle n’a pour objectif que l’ échange d’ informations entre les initiatives proses par les différentes institutions en matière sportive.

 

Une matière appelée à devenir un outil politique

 

On se rappelle des déclarations de l’ancien ministre des Sports de la Communauté française, Jean-Pierre Grafé, qui, au lendemain des Jeux Olympiques d’ Atlanta, affirmait faire de l’augmentation du nombre de médaillés francophones un objectif à moyen terme; de même, la Flandre voit dans le sport un excellent vecteur de sa quête identitaire.  La sponsorisation, sous le label “Vlaanderen 2002” de diverses fédérations néerlandophones – judo, … – et autres équipes cyclistes, relève désormais d’une stratégie de grand fond qui vise à mettre la réussite sportive de ses élites au profit d’ un discours autonomiste.

Le sport est appelé à devenir un outil de politique.  L’expérience a montré qu’ils n’ ont pourtant jamais fait bon ménage.

 

1999

EURO 2000 / J.F.D., Louis Michel jouera un rôle fédérateur, LB 16/12/1999

 

Le ministre des Affaires étrangères Louis Michel est pressenti pour jouer un rôle fédérateur à cette occasion car les organisateurs veulent unifier les politiques en matière de sports et de tourisme, respectivement régionalisées et communautarisées.

“Il s’agit d’éviter que les supporters étrangers n’y perdent davantage leur latin.”

Budget de promotion: ponction de l’argent des 100 millions de francs pour promouvoir la Belgique de façon unifiée.

 

1999

La Flandre ne veut plus de fédérations unitaires, LB 26/11/1999

 

Le ministre flamand des Sports, Johan Sauwens espère obtenir le plus rapidement possible une scission des dernières fédérations sportives encore unitaires en Belgique, notamment celles de football, de basket-ball et de cyclisme.

 

1999

M. V.H., Nouveau coup de froid communautaire, LB 10/12/1999

 

Le torchon brûle entre deux candidats à la future présidence du COIB.

Joutes verbales entre Jean-Marie Dedecker, entraîneur national de judo et Philippe Housiaux.

“Peut-on nier que le sport flamand est nettement mieux organisé que le wallon?”

“Peut-on nier que les contrôles antidopages existent en Flandre depuis belle lurette et qu’on les attend toujours en Wallonie?”

“Peut-on nier les résultats qui démontrent que les médailles sont plus souvent décrochées par un Wallon que par un Wallon?”

 

1999

Stéphane Thirion, C’est la fin du cyclisme unitaire belge!, LS 28/10/1999

 

Sous l’impulsion des néerlandophones, la LVB a choisi l’éclatement.  Dès le 1/1/2001.

 

1999

Xavier Ducarme, José Happart veut préserver la chasse à courre, LB 14/12/1999

 

Le ministre wallon de la Ruralité aimerait un sursis pour la nouvelle loi sur la chasse interdisant la vénerie à partir du 1/7/2000.

 

2000

Godefroid se place pour un éventuel doublé /à Sydney/, LB 26/09/2000

 

Erik Nys : « Ma mauvaise prestation est autant physique que mentale.  Je trouve que l’ambiance au sein de l’équipe belge n’est pas bonne.  Le COIB ne s’occupe que des médaillables et me donne l’impression de délaisser les autres.  A tel point que je me demandais parfois ce que je faisais ici. »

 

2000

Godefroid se place pour un éventuel doublé /à Sydney/, LB 26/09/2000

 

Erik Nys : « Ma mauvaise prestation est autant physique que mentale.  Je trouve que l’ambiance au sein de l’équipe belge n’est pas bonne.  Le COIB ne s’occupe que des médaillables et me donne l’impression de délaisser les autres.  A tel point que je me demandais parfois ce que je faisais ici. »

 

2000

Patrick Haumont, « La Belgique pourrait viser  15 médailles », LB 28/09/2000

 

Jacques Rogge, président du Comité de coordination des Jeux de Sydney et de ceux d’Athènes :

« Le problème du sport belge sera toujours la division communautaire du pays.  Il y a trois ministres du Sport, c’est un fait et cela ne changera jamais mais cela ne rend pas les choses faciles.  Malgré tous les efforts que le COIB peut faire pour jeter des ponts enre les communautés, la structure sera toujours plus lourde qu’aux Pays-Bas où il n’y a qu’un seul ministre du Sport. Nous devons vivre avec ce handicap. (…) En Belgique, il est de plus impossible de planifier à long terme, les Hollandais pensent déjà à 2008 alors que nous, nous pensons à après-demain. »

 

2000

Patrick Haumont, Plus que six fédérations unitaires ?, LB 14/11/2000

 

8 : football, cyclisme, basket, hockey, boxe, balle pelote et, encore pour quelques mois, le golf et les sports équestres.

« malgré une levée de boucliers quasi générale, un grand nombre de fédérations durent cependant se résoudre, pour des raisons financières, à effectivement se scinder. »

« Certaines administrations se montrent frileuses quand il s’agit d’aider des fédérations non scindées. »

 

2000

Patrick Haumont, Un manque d’initiatives et de culture sportive, LB 07/06/2000

 

Ministre des Sports de la Communauté française, Rudy Demotte, se plaint du manque d’initiatives … de ses propres services, principalement l’ADEPS.

 

2000

Philippe Vande Weyer, « Le sport francophone n’a jamais fait que suivre », LS 19/01/2000

 

Anouck Thibault, journaliste : « Je pense aussi que les francophones ont longtemps véhiculé une nostalgie « belgicaine », largement encouragée par les médias, les dirigeants, voire les sportifs eux-mêmes. L’idée d’un « sport francophone » n’était pas du tout dans les esprits jusqu’il y a peu.

Dans les années 70, quand on a commencé à communautariser le sport en Belgique, on n’ a pas tenu compte de la réalité nationale, voire internationale, du sport d’élite. (…) Certains, comme le Comité olympique et interfédéral belge (COIB), souhaiteraient que l’on « refédéralise » le sport de haut niveau, avec une coupole nationale chargée de gérer l’ensemble du sport d’élite. cela me semble peu plausible car les responsables politiques, surtout au nord, n’accepteront jamais de faire volte-face. »

 

2000

Ray, BOXE / Championnat de Belgique à Izegem, AL 31/10/2000

 

 » Beaucoup de combats francophones « 

 

2001

Athlétisme / Mohammed Mourhit privé de Mondial ?, LS 21/06/2001

 

La Ligue francophone d’athlétisme menace de ne pas inscrire Mourhit à Edmonton s’il renonce aux Jeux de la Francophonie.

 

2001

Eric Verschueren, Dis, le coq, Pourquoi tu tousses ?, DH 19/01/2001

 

Anouck Thibaut, journaliste free-lance (Les politiques du sport dans la Belgique fédérale, CRISP, 1683) :

« Il y a avant tout deux politiques communautaires différentes en matière de sport. D’un côté, le Communauté française, via l’ADEPS, met l’accent sur le sport pour tous ; de l’autre, la Communauté flamande se « sert » de ses sportifs d’élite dans un rôle de promotion. »

 

2001

GOLF / La fédération se scinde en ailes linguistiques, AL 17/10/2001

 

La Fédération Royale Belge de Golf va se scinder en deux ailes linguistiques.

 

2001

Nicolas Lembrée, La gym belge en plein flou artistique, LB 23/10/2001

 

Quatre gymnastes belges, dont trois francophones, sont privés de compétition à Gand.

(La presse (RTL, RTB) avait voulu en faire une afaire communautaire.)

Au sein de la commission technique paritaire (5 néerlandophones et 5 francophones) de la Fédération belge de gymnastique, un francophone a voté comme les « Flamands » parce qu’il pensait aussi que les gymnastes n’étaient pas en forme. (…) Il s’est passé la même chose avec une « Flamande », aux championnats de Madrid.

 

2002

B.G., On régionalise à partir de la D3, AL 14/01/2002

 

Dans l’espoir de voir la formation des jeunes subsidiée, dans les clubs non professionnels  surtout, par les autorités publiques régionales, Jan Peeters, président de l’Union belge de football, propose de régionaliser le football à partir de la division 3.

 

2002

Christophe De Caevel, Publicité – Le PS ne soutient pas une proposition d’Happart, AL 13/06/2002

 

Pas de tabac à Francorchamps !

Le Sénat a refusé hier d’accorder une dérogation à l’interdiction de la publicité pour le tabac.

Les sénateurs Monfils (MR) et Jean-Marie Happart (PS) avaient déposé une proposition de loi autorisant des dérogations temporaires pour le parrainage d’événements de retentissement mondial. Leur texte a été repoussé (5-5) hier en commission des Affaires sociales.

 

2002

Cyclisme – Tour de France 2004 – la Wallonie a bétonné sa candidature, LB 12/10/2002

 

Une association a été constituée : elle regroupe la Région wallonne et la province de Liège (qui mettront chacune 745 000 euros), la ville de Charleroi (près de 400 000 euros), la ville de Namur (250 000 euros) et la commune de Waterloo (150 000 euros).

 

2002

En panne / Le tournoi de tennis de la Communauté française, LB 04/10/2002

 

La deuxième édition du Tournoi WTA de la CF, qui devait se dérouler en mai au Royal Léopold Club, n’aura sans doute pas lieu.

Faute d’être rassurés de la présence de Justine Henin, les organisateurs (IMG et le Ministère de la Communauté française) sont sur le point de jeter l’éponge, alors que le tennis féminin belge est en plein essor !

 

2002

Geoffroy Bruyr, JUDO / Toril Garcia vers l’exploit ?, VA 01/03/2002

 

La sélection régionale a aussi révélé la mauvaise santé du judo francophone.

Le directeur de la ligue francophone Bernard Tambour s’explique : « je suis réellement inquiet pour l’avenir du judo dans le sud du pays quand je vois un nombre si peu élevé de participants. Il y a quelques années, cette compétition faisait le plein. Aujourd’hui, certaines catégories n’attirent que cinq ou six concurrentes. Et chez les Messieurs, ceux qui gagnent aujourd’hui ne peuvent pus vraiement être considérés comme des espoirs. Le fossé entre la Flandre et nous ne cesse de se creuser. »

 

2002

Joël Grégoire, Le cross francophone dans l’ornière, LS 06/12/2002

 

Rudy Walem et Maigret, deux crossmen d’élite du sud de notre pays affirment qu’ « un petit néerlandophone est plus courageux . La pluie et le vent ne les rebutent pas. Une question d’éducation avant tout… »

 

2002

P.B., PING-PONG / Séparation diversement appréciée, AL 13/09/2002

 

La séparation entre équipes francophones et néerlandophones est très loin de contenter tout le monde.

En moyenne, elle a pour effet d’augmenter la longueur des déplacements. (…)

Ainsi, le club Palette haine (Hainaut) juge que ces déplacements plus longs vont peser lourd dans le budget des clubs. Eux-mêmes n’effectueront pas le déplacement vers deux localités au fin fond de la province de Luxembourg : Sélange et Virton.

Henri-Marc Junker (Vervia) regrette de ne plus aller jouer en Flandre, non seulement en raison de la longueur des trajets mais aussi vu les « excellentes relations avec les clubs flamands » qu’ils rencontreront moins souvent, à leur grand regret.

 

2002

Philippe Godfrin (Malmedy), Francorchamps / Distribution de cartes rouges, LB 19/11/2002

 

En 97, la loi contre la publicité pour le tabac a été votée par le parlement, tous les partis francophones ont voté pour ou se sont abstenus. Cinq ans plus tard, dans l’urgence et sous la pression des cigarettiers, certains hommes politiques veulent changer la loi.

 

2003

Francis Collin, Cyclisme /  La Wallonie a bien (sic) digéré la scission, VA 20/01/2003

 

Selon Olivier Dulon, vice-président de la FCWB. Il ajoute : « … si je prends mon expérience personnelle, je reste convaincu qu’aucun sportif voulant s’imposer dans une discipline individuelle nécessitant de l’endurance n’y arrivera jamais s’il s’en tient à l’eau claire. Les jeunes doivent le savoir. Celui qui entend un jour, devenir professionnel sera contraint de se doper. »

 

2003

Julien Gillebert, Cyclisme / réglementation pour les sélections provinciales – A en perdre le Nord …, AL 02/06/2003

 

Suitre à la scission de la fédération cycliste en deux ailes, un coureur francophone d’un club flamand ne peut plus être repris dans une sélection wallonne.

Résultat: de nombreux coureurs restent sur le carreau pour, par exemple, ce championnat de Belgique juniors.

A court terme aussi, ces Wallons « expatriés » ne pourront pus non plus participer aux championnats de leur province… Alors que certaines d’entre elles avaient déjà dû fusionner pour pallier le faible nombre de coureurs affiliés (c’est le cas de la section du centre (prov. de Namur, Luxembourg et Brabant wallon), si les meilleurs éléments ne peuvent plus revenir y courir pour les courses importantes, il n’y aura bientôt lus grand monde sur les lignes de départ…

 

2003

Olivier de Wilde, « Kubla a fait du chantage », LB  07/07/2003

 

Affaire GP Belgique – Le président de l’Intercommunale, Roger Croughs, a donné sa démission vendredi.

En l’absence de ce président, le ministre rrégional Kubla a insisté pour que l’intercommunale reprenne le contrat de promotion du GP détenu jusqu’en 2006 par la société Spa Activities.

Mais, selon Roger Croughs, le risque financier est de l’ordre de 4 millions d’euros sans aucune couverture ni garantie, alors que l’intercommunale doit déjà 3 millions d’euros à la région wallonne. Une dette que le ministre Kubla a utilisée pour mettre la pression sur les membres du conseil de l’intercommunale.

 

2004

David De Myttenaere, Division 1 – Le football est stupéfiant, LB 21/09/2004

 

En Communauté française (sic), 50 des 730 contrôles antidopage (tous sports et produits dopants confondus) effectués entre mars et décembre 2003 se sont avérés positifs.

 

2004

J.-L. M. (Couillet), DES DRAPEAUX WALLONS, in: Ciné Télé revue, 18/06/2004

 

Nos gouvernants manquent de sérieux moyens pour boucler les budgets. Difficile de créer des logements sociaux, de rénover les anciens qui ne répondent plus aux normes de sécurité, difficile de trouver l’argent pour la sécurité sociale, les soins hospitaliers, de donner un semblant de décence aux petites pensions, aux écoles, manque de moyens pour, etc. Et pourtant, le ministre Van Cauwenberghe vient de débloquer 12.000 euros sans problème afin de payer l’achat de 27.000 petits drapeaux à l’effigie du coq wallon pour les agiter sur le passage du Tour de France, afin, dit-il, de faire la nique aux Flamands, qui, selon lui, mettent des fanions avec leur lion partout. Il restera donc aux nécessiteux qui n’ont pas de quoi se loger et se nourrir la possibilité de brandir un petit drapeau en papier !

 

2004

L GAIOTTl (bourgmestre de Lierneux), M. VAN CAUWENBERGHE, in: Ciné Télé revue, 18/06/2004

 

Monsieur le Président, permettez-­moi de vous faire part de mon mécontentement, partagé par bon nombre de mes concitoyens, relatif à votre proposition de subsidier l’achat de drapeaux wallons pour contrecarrer l’initiative prise en ce sens par nos voisins flamands. Ne pensez-vous pas qu’il serait bien plus opportun de financer l’acquisition de drapeaux belges, ne serait-ce que pour l’image de notre pays à l’étranger, à commencer par l’Europe que l’on a tous à cœur de construire? Notre souhait est avant tout de garder un pays uni, de valoriser la Belgique, en assurant sa crédibilité, et non pas de tomber dans le piège ridicule d’une querelle linguistique. J’ose espérer que vous prendrez cette réflexion en considération et, vous en remerciant déjà, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma plus haute considération.

 

2004

Patrice L. (Eupen), A bon entendeur, salut!, DH 15/10/2004

 

« Espagne 2-Belgique O. Comment vou­Iez-vous, dans le climat politique ac­tuel, qu’une équipe nationale spor­tive, quelle qu’elle soit, se donne àfond pour déferdre l’honneur du pays? Quand on constate que les poli­ticards ne pensent qu’à scinder le pays et à le faire disparaÎtre, il faut ti­rer un fameux coup de chapeau aux sportifs qui trouvent encore l’émula­tion suffisante pour représenter notre pays, même si les résultats ne suivent pas. A bon entendeur, salut! »

 

2004

Ph. Law., 3 Questions à Jean-Claude Van Cauwenberghe, LB 02/07/2004

 

La Région wallonne a dépensé plus de 3 millions d’euros pour s’offrir le Tour de France…

« Rien que pour les dépenses du public qui assistera au Tour, on estime à près de 20 millions d’euros les recettes globales pour les commerçants. » (…)

– Concrètement, que vont en retirer les sociétés?

– « Probablement rien dans l’immédiat, mais demain quand elles communiqueront avec des partenaires à l’étranger, ils sauront où est la Wallonie. »

 

2005

A. Coulée (Huy), Francorchamps Panem et circenses, LB 16/11/2005

 

IL M’A ÉTÉ DONNÉ DE PRENDRE CONNAISSANCE D’UNE CORRESPONDANCE DE M. Dl RUPO qui, en sa qualité de ministre-Président de la Région wallonne, présente aux opé­rateurs économiques et sociaux les priorités de son gouvernement en matière économique mais également de cohésion sociale, Cette correspondance est accompa­gnée d’un dossier explicitant les six axes essentiels de cette politique de cohésion sociale (logement pour tous, société seniors admis, person­nes handicapées, personnes précari-sées, étrangers, demandeurs d’em­ploi).

Chacun des projets que la Région en­tend développer est budgétisé. Aucun des montants consacrés à ces différentes initiatives (à l’exception de la politique de logement) n’atteint – tant s’en faut – la somme astrono­mique que le contribuable wallondoit et devra débourser à l’avenir pour se payer un Grand Prix de Bel­gique (?) de Formule I. Quel crédit accorder dès lors à de tels credos politiques ? Il suffit de voir (ou d’imaginer) MM. Kubla (« mon ami Bernie ») et Happait (x2) se pavaner dans les luxueux espaces VIP pour comprendre que bon nom­bre de nos dirigeants dotés d’un ego surdimensionné se soucient comme d’une guigne du bien commun. Peut-on imaginer que ces excellen­ces étaient de bonne foi lorsqu’elles s’offusquaient de la position des op­posants au maintien de ce Grand Prix ? Où sont les « énormes » retom­bées économiques annoncées ? De nombreux Etats ou Régions bien plus nanties que la nôtre n’ont ja­mais envisagé l’organisation de telles manifestations scandaleusement coû­teuses. Ce dossier est malheureuse­ment révélateur de la gestion calami-teuse des deniers publics par un per­sonnel politique amateur de strass et de paillettes, avide de communica­tion mais rarement compétent et ja­mais visionnaire. Du pain et des jeux, voilà le vrai programme d’une Wallo­nie qui n’a pas fini de souffrir.

 

2005

Christiane Dumortier, De gros benêts irresponsables, LB 15/11/2005

 

AUX RESPONSABLES PASSÉS ET PRÉSENTS, INITIATEURS, NÉGOCIATEURS, chauds partisans et signatai­res du contrat du Grand Prix de Spa-Francorchamps pour la Région Wallonne: c’est la faute à Kubla le pote à Ecclestone, ce n’est pas moi, ils m’ont dépossédé du dossier, ce ne fut jamais discuté au Parlement ni au gouvernement, c’est la SPCSF qui est responsable, ce sont les jumeaux Happart, etc.

Basta, Messieurs. Y en a marre de vos habituelles échappatoires. Si à grand renfort de cocoricos vous avez engagé la Région wallonne au-delà même de la durée de vos mandats politiques, si vous avez si­gné le contrat sans prendre le temps ou la peine de le lire, vous êtes de gros benêts irresponsables. Bernie vous a bien bernés mais le Coq wal­lon devenu le dindon de la Formule One, c’est à vous qu’il le doit, vous qui étiez davantage préoccupés de vos intérêts électoraux immédiats. Comme citoyenne lambda, appelée à éponger une partie de la dette, quoi qu’aient pu proclamer deux pro­tagonistes, je me permets quelques suggestions pour alléger la facture: – que les ministres, ex-ministres et leurs acolytes (voir la liste plus haut) rétrocèdent le montant de leurs émoluments et ce jusqu’en 2010 quel que soit leur devenir politique d’ici là, – que soient remboursés par les mê­mes les coûts de déplacements pour rencontrer Ecclestone et pour les ronds de jambes, hautement médiati­sés, autour de sa personne,

– que les places octroyées à tous ces négociateurs à leur profit personnel et à celui de leurs protégés soient dé­sormais payées de leurs propres de­niers,

–  qu’un montant substantiel unique soit versé à titre de compensation pour légèreté coupable dans l’exer­cice de leur fonction,

– que leurs grosses limousines soient remplacées par de plus modestes et moins coûteux véhicules et que l’éco­nomie ainsi réalisée aille grossir le pot.

Il va de soi que ces sommes seraient bloquées sur un compte uniquement destiné à soulager la dette du Grand Prix.

Peut-être qu’à la lumière de cette ex­périence, il serait judicieux d’analy­ser les divers engagements pris au nom de la Région wallonne afin de s’assurer que de futurs cadavres ne sommeillent dans d’autres placards. Recevez, Mesdames, Messieurs, l’ex­pression de mon indignation. La Ré­gion wallonne n’a vraiment pas à se féliciter de votre comportement.

 

E. Louchez (historien), Qui a tiré profit ?, LB 15/11/05

 

À L’HEURE OÙ L’ON CONFIRME QUE LE GRAND PRIX DE FRANCORCHAMPS EST UN FLOP économique

 

Et il n’y a pas si longtemps (à peine quelques mois) sur les ondes radio de la RTBF, alors que j’interpellais, via une question à l’émission « Matin première », José Happart afin qu’il s’explique sur le scandale de l’organi­sation du Grand Prix de Francorchamps, je me suis entendu répon­dre que la Formule I représentait une manne céleste, « chaque euro in­vesti dans la Formule I en rappor­tant 10 à la Région wallonne » ! (sans rire.)

Depuis 2003, j’ai dénoncé à plu­sieurs reprises cette gabegie finan­cière et environnementale que cons­titue l’organisation du Grand Prix de Formule I à Francorchamps, cela alors que tous les partis (en ce inclus Ecolo qui avait fini par baisser pa­villon pour des raisons électorales et semble désormais quelque peu l’oc­culter) soutenaient ce projet dont les retombées économiques allaient copieusement arroser la région (alors que jamais aucune étude sé­rieuse n’avait prouvé lesdites retom­bées).

 

Henri Lefèbvre, Responsabilité politique?

 

DONC, SI JE COMPRENDS BIEN, 5 À 10 PC du plan de redressement wal­lon passera en quelques journées de Grand Prix de Francorchamps. Y a-t-il encore une responsabilité politi­que dans cette Région ?

 

2005

Daniel Lapraille, Omnisports / Lutte anti-dopage, AL 15/03/2005

 

Dr Daniel Schmit : « Il a fallu vingt ans pour que sortent les arrêtés d’application du décret. Les contrôles se faisaient déjà en Flandre et voilà que de suite, il faut les appliquer chez nous. C’est la débrouille. »

 

2005

Forum Spécial Francorchamps – LB 15/11/2005

 

E. Louchez (historien), L’étrange amnésie de Di Rupo

 

Franchement, je ne peux cacher mon inquiétude en ce qui concerne la santé du ministre wallon. J’ai entendu ce mercredi 9/11 à la radio que M. Elio Di Rupo rejetait la res­ponsabilité du monstrueux imbro­glio politico-financier représenté par le Grand Prix de Francorchamps sur la seule personne de l’ex-ministre de l’Economie, le libéral Serge Kubla. Sans chercher à dédouaner ce der­nier et Philippe Monfils de leurs res­ponsabilités (ils ont effectivement dé­ployé une énergie inlassable pour maintenir ce gouffre à millions), il ne faudrait pas oublier le soutien incon­ditionnel qu’ils ont rencontré auprès de leurs collègues socialistes. D’ailleurs, Elio Di Rupo semble avoir perdu de vue que l’actuel président du conseil d’administration de (‘ »In­tercommunale pour l’exploitation du circuit de Francorchamps » n’est autre que Jean-Marie Happait, autre grand thuriféraire de la Formule I, et qui, aux dernières nouvelles, doit toujours être compté dans les ba­taillons du PS wallon. En 2004, selon la liste des mandats des politiciens re­mise par la Cour des comptes et pa-rue au « Moniteur belge » (12/8/2005), les membres-administra­teurs rémunérés de cette Intercom­munale se répartissaient comme suit: PS (5), MR (5), CDH (3) et Ecolo (2). Plusieurs des acteurs préci­tés ayant toujours clamé que l’organi­sation du Grand Prix représentait le socle sur lequel est basée la rentabi­lité du circuit, il paraît peu crédible dans ces conditions de jouer les vier­ges effarouchées devant la « révéla­tion » des clauses particulières impo­sées par Ecclestone.

Et il n’y a pas si longtemps (à peine quelques mois) sur les ondes radio de la RTBF, alors que j’interpellais, via une question à l’émission « Matin première », José Happait afin qu’il s’explique sur le scandale de l’organi­sation du Grand Prix de Francor-champs, je me suis entendu répon­dre que la Formule I représentait une manne céleste, « chaque euro in­vesti dans la Formule I en rappor­tant 10 à la Région wallonne » ! (sans rire.)

Depuis 2003, j’ai dénoncé à plu­sieurs reprises cette gabegie finan­cière et environnementale que cons­titue l’organisation du Grand Prix de Formule I à Francorchamps, cela alors que tous les partis (en ce inclus Ecolo qui avait fini par baisser pa­villon pour des raisons électorales et semble désormais quelque peu l’oc­culter) soutenaient ce projet dont les retombées économiques allaient copieusement arroser la région (alors que jamais aucune étude sé­rieuse n’avait prouvé lesdites retom­bées).

 

2005

JUSTINE ET EERDEKENS : PAUVRE BELGIQUE!, CTR, 17/06/2005­

 

J’ai été profondément choquée par l’interview de Claude Eerdekens (ministre des Sports de la Communauté française) après la victoire de notre Justine nationale à Roland- Garros. Ce monsieur a déclaré que la Belgique était fière de Justine, surtout les Wallons et les francophones 1 Quelle stupidité, quelle maladresse! Je suis francophone, mais je suis certaine que les Flamands, eux aussi, étaient fiers de cette victoire belge, comme nous sommes fiers de toutes les victoires de la si sympathique Kim Clijsters. D’ailleurs, que voyait-on à Roland­ Garros? Des drapeaux belges, pas wallons 1 Preuve supplémentaire que ce sont nos hommes politiques qui créent et entretiennent la polémique entre Flamands et Wallons, et pas le peuple’ C’est un fait bien connu, mais toujours aussi navrant. Cela dit, bravo et merci à Justine, championne d’exception, dont la victoire tellement méritée m’a fait pleurer de joie.

 

J.N. (Tubize)

 

J’ai été stupéfaite après la finale à Roland-Garros quand M. Eerdekens est venu au micro et qu’il a dit, à deux reprises, que Justine avait gagné pour les francophones et pour les Wallons. Pour moi, elle a gagné pour la Belgique. On divise même le sport, c’est aberrant! Pauvre petite Belgique.

 

A.V. (Wavre)

 

2005

Prof. Jules A. Horn (Bruxelles), Formule I Francorchamps, LB 12/11/2005

 

UNE QUESTION QUE L’ON DOIT SE POSER – une parmi beaucoup d’autres- porte sur l’état défaillant de la société organisatrice de la For­mule I. Les autorités judiciaires ont-elles ausculté les comptes ? Il est trop facile de se déclarer en faillite et de disparaître, laissant à des tiers ga­rants—la Région wallonne en l’occur­rence— de « payer les pots cassés », soit quelque 16 millions d’euros. Par ailleurs, il est à peine croyable que les pouvoirs publics aient ac­cordé des garanties aussi importan­tes à une toute nouvelle société, créée pour la circonstance, aux fonds propres de quelque 62000 euros. Les dirigeants d’une ins­titution financière privée eurent été démis et sanctionnés sévèrement.

 

2005

Tennis de table / Jean-Michel Saive malade et amer, VA 05/02/2005

 

Le 16e Top 12 consécutif de ce joueur est la dernière épreuve où il pourra disposer d’un entraîneur (M. Wang) et d’un kiné. Après, la fédération francophone de ping a prévenu : le sport élite (Jean-Michel et Philippe Saive, Bratanov, …) devra se débrouiller sans aucun fonds.

 

2006

Vlaamse tennisclub gepest, in : De  Zes,2006-2007, nr 2

 

De succesvolle Nederlandstalige ‘ Brusselse Tennisclub’ ondervindt heel wat tegenkanting van het gemeentebestuur. Na klacht van een Franstalige buur was de Franstalige schepen van Ruimtelijke Ordening de Surray er al de kippen bij om de tennishal door de politie te laten verzegelen.

Om ook in het winterseizoen de 650 leden de mogelijkheid te geven hun sport te beoefenen werd een overdekte ballon geplaatst over de drie tennisvelden. Naar verluidt zijn alle documenten nochtans in orde op één na, waarvoor door de hogere overheid reeds mondeling was toestemming gegeven. De actie van de gemeente lijkt sterk ingegeven door een rondje Vlamingen pesten. Enkel Franstalige buurtbewoners voerden een georchestreerde obstructie door het indienen van bezwaarschriften.

Wellicht raakt het nog ontbrekende document de komende weken in orde. Het enige dat dan bereikt werd is dat enkele honderden jeugdspelers letterlijk in de kou blijven staan en hun tennislessen moeten staken.

 

2007

Des honoraires qui roulent, LB 31/01/2007

 

L’INÉPUISABLE FEUILLETON DU « GRAND PRIX À PETIT PRIX » (SIC) de Spa-Francorchamps s’enrichit d’un nouvel épisode, du reste parfaitement prévisible. On l’avait dit alors, les avocats spécialisés mobilisés par le gouvernement wallon, notamment pour négocier un contrat d’organisation avec le « grand manitou » Bernie Ecclestone ne devaient pas être des philanthropes-ce qui est bien normal. De surcroît, on mit pour ce contrat 8 ou 9 mois, soit quelques-uns de plus que prévu -ce qui ne fut pas forcément anormal. Bref, on attendait la note, à ajouter au reste. La voici, servie chaude mardi au Parlement wallon par le ministre (PS) Marco urt au député (M R) Jeholet : depuis juillet 2004, la Région a dépensé dans le dossier, en honoraires d’avocats, 455 780 euros. Ah ! On allait oublier : et 40 centimes. •

 

2007

Ph. Law., Région wallonne – Formule 1 / calculs et manœuvres autour du Grand Prix à Francorchamps, LB 20/09/2007

 

» Le déficit de 2007 serait de 3,4 millions. L’organisateur de l’édition 2008 désigné ce jeudi.

Après le succès de foule de l’édition 2007 du Grand Prix de FI dimanche à Spa-Francorchamps (environ 75 000 spectateurs rien que pour cette journée) et les bilans à chaud, les organisateurs ainsi que la Région wallonne auraient dé­sormais une idée précise du défi­cit de l’événement. Il se situerait entre 3 et 3,4 millions d’euros. Soit exactement le profit que tire le fé­déral de la course en termes de re­cettes TVA. Or il n’a rien mis dans l’aventure, notent des observateurs. En attendant de voir si l’événement jouira, à l’avenir, d’un soutien financier de la part du fédéral, la Région wallonne dé­cidera ce jeudi si elle poursuit l’aventure Francorchamps. Mais les signaux sont verts et donnent à penser qu’un Grand Prix de FI sera organisé en 2008 à Francor­champs probablement avec la so­ciété Spa Grand Prix, pilotée par le trio Etienne Davignon-Libert Froidmont-André Macs. Selon plusieurs observateurs, même si des améliorations doivent encore être apportées à l’organisation de l’événement, le trio, et surtout An­dré Maes, a réalisé un travail for­midable. Le succès de foule de di­manche leur revient donc en grande partie. Et un peu aussi à l’intercommunale immobilière (TSF) qui a réalisé les travaux.

 

Pas de demande de la Région

 

Pour une éventuelle contribu­tion du fédéral, le principal inté­ressé répond aux critiques. « Je n’ai jamais vu une demande de la Région wallonne pour des subsi­des ou un remboursement quel­conque concernant le Grand Prix. Si une telle demande arrive, elle sera mise sur la table du comité de concertation et sera débattue au même titre que toutes les autres sollicitations », nous a confié Di­dier Reynders (MR), ministre fé­déral sortant des Finances. Il se dit « surpris qu’on évoque aujourd’hui cette question après les élections et alors que le gouvernement fédéral est en affaires courantes ».

L’exécutif wallon pourrait aussi définir ce jeudi la trame de la refonte des structures de ges­tion du circuit. Le principe de la fusion de l’ISP, présidée par Jean-Marie Happart et de la société de promotion (SPCSF) dirigée par Libert Froidmont (président de la Sogepa) est acquis. Et c’est ici que les grandes manœuvres commencent. Certains soupçonnent le mi­nistre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt (PS) de vouloir placer ses hommes en la personne de Jean-Louis Rollé, son proche conseiller. Jean-Marie Happart ne serait pas opposé à continuer l’aventure. « C’est le gouvernement qui doit décider et il faudra qu’on l’intercommunale     immobilière (ISF) qui a réalisé les travaux.

 

Pas de demande de la Région

 

Pour une éventuelle contribu­tion du fédéral, le principal inté­ressé répond aux critiques. « Je n’ai jamais vu une demande de la Région wallonne pour des subsi­des ou un remboursement quel­conque concernant le Grand Prix. Si une telle demande arrive, elle sera mise sur la table du comité de concertation et sera débattue au même titre que toutes les autres sollicitations », nous a confié Di­dier Reynders (MR), ministre fédéral sortant des Finances. Il se dit « surpris qu’on évoque aujourd’hui cette question après les élections et alors que le gouvernement fédéral est en affaires courantes ».

 

L’exécutif wallon pourrait aussi définir ce jeudi la trame de la refonte des structures de ges­tion du circuit. Le principe de la fusion de l’ISF, présidée par Jean-Marie Happart et de la société de promotion (SPCSF) dirigée par Libert Froidmont (président de la Sogepa) est acquis. Et c’est ici que les grandes manœuvres commencent. Certains soupçonnent le mi­nistre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt (PS) de vouloir placer ses hommes en la personne de Jean-Louis Rollé, son proche conseiller. Jean-Marie Happart ne serait pas opposé à continuer l’aventure. « C’est le gouvernement qui doit décider et il faudra qu’on me le demande d’abord.

 

Mais Francorchamps, c’est un peu comme mon bébé et j’aimerais lui apprendre à marcher », dit-il. Mais pour certains, il y aurait eu du laisser-aller dans la conduite du chantier où on entendait sou­vent dire : « On s’arrange ». La SPCSF ou Spa Grand Prix ont dû effectuer des travaux qui auraient dû l’être par l’ISF pour environ 300 000 €. « Ce sont des travaux complémentaires qui ne figuraient pas dans le cahier de charges que le gouvernement wal­lon nous a demandé », se défend-t-il. Quid du litige avec un archi­tecte liégeois qui réclame aujourd’hui 1,8 million d’euros aux dirigeants du circuit ?

 

2008

Hans Van de Cauter

Sent: Monday, June 30, 2008 1:05 AM

Subject: B.U.B. NOUVELLES – NIEUWS

 

                                                               

SPLITSING KBVB IS EEN REGELRECHTE SCHANDE

 

In 1892 werd in Zuid-Afrika de blanke voetbalfederatie opgericht (FASA), in 1936 de gekleurde Voetbalassociatie (SACFA). Ook werden er aparte competities opgericht voor Indiërs en Bantus. In 1895 werd in België de meertalige voetbalbond KBVB opgericht, die mede aan de basis lag van de oprichting van de FIFA, de wereldvoetbalorganisatie (1904) en van de UEFA, de Europese Voetbalorganisatie (1954). Vandaag, 108 jaar later, heeft Zuid-Afrika één nationale voetbalorganisatie en stuurt men in België aan op de etnische segregatie.

 

Via « Vlaams » minister van sport, Bert Anciaux, en via de woordvoerder van de KBVB vernemen we immers dat er een « Vlaamse » en een « Franstalige » Voetballiga in de maak zijn. Al naar gelang de bron zou het gaan om een communautarisering van 2de en 3de nationale én de jeugdploegen van eerste of om een communautarisering van de amateursklassen. Ironisch genoeg valt deze mededeling op de slotdag van een mooi EK voor landenteams: een meertalige competitie wel te verstaan. We weten het wel, binnen het taalfederalistische apartheidssysteem is dit een « logische » maatregel: sport is gemeenschapsmaterie en « dus » moet elke sportbond gesplitst worden. De “Waalse minister Daerden zegt net hetzelfde. We kennen onderhand de truukjes van de foor waarvan de groepjes taalnationalisten zich bedienen om de Belgische publieke opinie dagelijks te terroriseren en te chanteren.

 

Weinigen beseffen het misschien, maar de splitsing van de KBVB – ‘s lands grootste sportfederatie – zou de ontrafeling van een heel sociaal weefsel betekenen. De Bond heeft immers niet minder dan 500.000 leden uit drie taalgroepen. Wie dat splitst, neemt een maatregel die even vergaand is dan « Leuven-Vlaams » (1968) of de splitsing van het onderwijs (1988). Mogen we ons er binnenkort aan verwachten dat taalnationalisten op een plechtige manier verklaren dat « Vlamingen » en « Walen » in onderscheiden sportruimtes leven, net zoals ze dat vandaag al zeggen over de media, over de « publieke opinie », over het partijlandschap? Het valt te verwachten. Dat zij – en zij alleen – hiervoor verantwoordelijk zijn, zullen we geen journalist horen opmerken. Ondanks het feit dat taalnationalisten graag verklaren dat hun streven een antwoord is op een maatschappelijke evolutie, kan men allerminst stellen dat er vanuit de voetbalwereld vraag was naar zulk een communautarisering. Integendeel, niet één voetballer heeft ooit zoiets geëist. Daarom wendde de Vlaamse regering en meerbepaald het minipartijtje VlaamsProgressieven (vroeger: « Spirit »), een verdwaald brokstuk van de Volksunie, een oude techniek aan: financiële chantage. Als de Bond niet wilde splitsen, dan zou hij geen geld krijgen. Geld – niet de democratie – speelt een belangrijke rol in het splitsingsproces van België.

 

De splitsing is een zoveelste gevolg van het verfoeilijk taalapartheidssysteem dat veroorzaakt wordt door ons vermaledijd taalfederalisme, dat op zijn beurt het aftandse taalnationalisme in stand houdt. 90% van de Belgen moeten weer buigen voor het dictaat van 10% taalnationalisten. Het is ongehoord en de B.U.B. is de enige partij die deze groteske toestand aanklaagt. Aan Nederlands- en Franstaligen, ook de allerkleinsten (en dus het meest makkelijk te indoctrineren) wordt verboden om in dezelfde competities te spelen. Zoiets is uiteraard discriminerend en racistisch. En dat op een moment dat spelers van alle kleuren en talen in alle grote en kleine clubs spelen en dat er voetbalcompetities bestaan, zoals de Champion’s League, waar het niveau, net omwille van de continentale diversiteit enorm de hoogte ingestuwd wordt.

 

Als de taalfascisten die ons willen hersenspoelen, denken dat de B.U.B. en alle Belgischgezinde organisaties het hierbij zullen laten, dan denken ze beter iets anders!

 

www.begischeunie.be

 

                                           

LA SCISSION DE L’URBSFA EST UNE VERITABLE HONTE

 

En 1892, il a été créé en Afrique du Sud la fédération de football des Blancs (la FASA) et en 1936 l’association des gens de couleur (la SACFA). On organisait également des compétitions séparées pour les Indiens et les Bantus. En 1895, on a fondé en Belgique la ligue de football multilingue, l’URBSFA, qui se trouvait à la base de la création de la FIFA, l’organisation de football internationale (1904) et de l’UEFA, l’organisation européenne de football (1954). Aujourd’hui, 108 ans plus tard, l’Afrique du Sud est dotée d’une seule organisation nationale de football tandis qu’en Belgique on veut la scinder sur base linguistique.

 

Le ministre “flamand” des sports, Bert Anciaux, et le porte-parole de l’URBSFA ont déclaré qu’on l’on prépare en effet la création d’une ligue de football « flamande » et « francophone ». Selon la source, il s’agirait d’une communautarisation de la 2ième et 3ième division et des équipes de jeunes de première division ou d’une communautarisation des divisions amateur. Assez ironiquement, cette nouvelle tombe le jour où se clôture le championnat d’Europe de football: une compétition multilingue bien entendu. Nous le savons bien, dans le cadre du système d’apartheid linguistique, cette mesure est « logique » : le sport relève de la compétence des communautés linguistiques et donc, tout club sportif doit être scindé. Le ministre « wallon » Daerden est du même avis. Nous connaissons entre-temps les petites astuces des petits groupes de nationalistes linguistiques dont ils se servent pour terroriser et faire chanter l’opinion publique belge.

 

Peu de gens le savent, mais la scission de l’Union belge de football – la plus grande fédération sportive du pays – signifierait le démantèlement de tout un tissu social. La Ligue compte en effet pas moins de 500.000 membres issus des trois groupes linguistiques. Scinder l’URBSFA est une mesure aussi radicale que « Leuven Vlaams » (1968) ou la scission de l’enseignement (1988). Pouvons-nous déjà nous attendre à ce que les nationalistes linguistiques nous disent bientôt que les « Flamands » et « Wallons » vivent dans des espaces sportifs différents tout comme ils le disent déjà aujourd’hui à propos des médias, de l’opinion publique, du paysage politique ? On peut le craindre. Que eux seuls en sont responsables, aucun journaliste ne l’observera. Malgré le fait que les nationalistes linguistiques aiment déclarer que leur politique est une réponse à une évolution sociétale, on peut difficilement soutenir que le monde footballistique soutienne une telle communautarisation. Au contraire, pas un seul joueur n’a réclamé cette scission. Voilà pourquoi, le gouvernement flamand et plus spécifiquement le parti minuscule des « VlaamsProgressieven » (anciennement Spirit) a fait recours à une vieille technique : le chantage financier. Si l’Union belge de football ne voulait pas se scinder, il ne recevrait pas un euro. L’argent – non la démocratie – joue un rôle important dans le processus séparatiste en Belgique.

 

Cette scission est la nième conséquence de notre système d’apartheid linguistique causé par la catastrophe du fédéralisme linguistique, qui, à son tour, maintient en vie le nationalisme linguistique dépassé. C’est inouï et le B.U.B. est le seul parti qui dénonce cette situation grotesque. On interdit aux Francophones et aux Néerlandophones, aussi les plus petits (et donc les plus influençables) de jouer dans la même compétition. C’est évidemment discriminatoire et raciste, surtout à une époque où des joueurs de toutes les couleurs et de langues se trouvent dans tous les clubs grands et petits et où il existe des compétitions de haut niveau, comme la Champion’s League, qui profitent de cette diversité intercontinentale.

 

Si les fascistes linguistiques, qui veulent laver nos cerveaux, pensent que le B.U.B. et les autres organisations pro-belges vont accepter cette évolution, ils se trompent !

 

www.unionbelge.be

 

2008

Ludivine Nolf, Du football? Oui, mais en flamand (sic), DH 09/07/2008

 

Le papa de Benoît, 12 ans, accuse le club de foot de sélectionner ses jeunes joueurs selon leur langue

 

MECHELEN À 12 ans, Benoît habite Mechelen avec son papa de­puis dix ans. Il a fait toutes ses pri­maires à l’école communale de Me­chelen, en flamand et c’est donc tout naturellement que le petit sportif qu’il était s’est dirigé vers le club de foot de sa commune. Il y jouait d’ailleurs depuis plusieurs années quand le club a fusionné avec celui de Diegem. C’était il y a deux ans.

« C’est là que les ennuis ont com­mencé, raconte Olivier, le papa. Non seulement Diegem était en troisième division et la qualité de l’entraînement laissait à désirer, mais en plus leurs procédures de sélection ont progressi­vement changé. Les critères sportifs sont devenus secondaires par rapport aux critères qualitatifs. Il faut désor­mais pouvoir parler le néerlandais pour intégrer l’équipe du club de Mechelen-Diegem. Avant tous ces chan­gements, le club de Mechelen était pourtant de type familial et bilin­gue. .. Et les entraîneurs étaient excel­lents. »

Indigné par le fait que dans ce club de foot de Mechelen-Diegem, où joue son fils, la connaissance du néerlandais est un mode de sélec­tion « avant toute autre considération, le talent footballistique y compris », Olivier va même plus loin en affir­mant qu’il est préférable de parler néerlandais au sein du club flamand et que le délégué de l’équipe a dé­missionné, fatigué des remontran­ces dès qu’il s’exprimait en français.

« Dès qu’une personne parle fran­çais, elle reçoit une remarque en néer­landais, témoigne encore Olivier. On nous dit : « Vous êtes en Flandre, ici ». Ce à quoi je répondais systématique­ment que je me considérais avant tout en Belgique. Mais j’en ai eu marre et j’ai changé mon fils de club. Il joue à Stockel maintenant, où tout va bien. » Au bureau du FDF, on estime cette initiative « grotesque » : « Le sport est un facteur d’intégration. Un nom­bre important de jeunes francopho­nes est inscrit dans des clubs de football pour y apprendre le néerlandais, mais sans contrainte. Cette initiative est aberrante ».

 

22 fédérations sportives en difficulté financière à cause de la Communauté "française" (VA, 05/06/2009)