La régionalisation: une catastrophe pour le  secteur de la santé

1982

Maisons de soins, maisons de repos: conflit entre le ministre (communautaire) Monfils et le ministre (national) Dehaene, LB 09/12/1982

 

« Aux termes de l’A.R. pris sur propositions du ministre Dehaene, aucune maison de repos privée, commerciale, organisée en société anonyme ou en SPRL, par exemple, ne pourrait être reconnue comme maison de soins.  Aucune de celles-ci ne pourra donc bénéficier du forfait soins (environ 650 F) remboursés par l’INAMI. »

 

1991

La santé des socialistes … et la « maladresse » de Philippe Busquin, LB 08/10/1991

 

Le Dr. Lemye, pr. de la Chambre syndicale des médecins du hainaut, de Namur et du Br. wallon, affirme que la « différenc de consommation médicale entre le nord et le sud du pays, provient entrès grande partie d’une différence d’implantation des mutualités socialistes et chrétiennes. », tout ceci suivant des études de la KUL et de l’ULB qui démontreraient que la consommation croît d’ailleurs de manière exponentielle dans les provinces oùl’implantation dez mutualités socialistes et les polycliniques leur appartenant est la plus forte comme dans les provinces de Liège et du Hainaut.

 

1991

Olivier Alsteens, Inégalité entre bébés francophones, LS 08/01/1991

 

« Dpuis le 1er janvier, la Communauté française ne rembourse plus le vaccin RRO (rougeole, rubéole, oreillons) à Bruxelles alors qu’elle le fait encore en Wallonie. »

« La suppression du remboursement ne touchera, une fois de plus, que les familles défavorisées. »

 

1992

E.d.B., Une volée de bois vert pour l’Agence sida, LB 03/03/1992

 

« Ecolo s’irrite de la vie de château menée par une institution de prévention trop onéreuse.  faux problème? »

Equipe de 15 personnes.

Création par décret communautair en nov. dernier.

En 191, l’Agence aurait déjà absorbé la moitié du budget de prévention déjà réduit à 100 millions.

 

2004

/10 docteurs, membres de la commission d’agrément en chirurgie/, Conduire une intervention chirurgicale sans permis …, LB 15/06/2004

 

En Belgique, pour devenir chirurgien, le candidat doit effectuer une formation de six années après ses études en médecine. Une commission d’agrément évalue le plan de stage présenté par le candidat au début de sa formation. A chaque stade de la formation, le candidat et son maître de stage peuvent être entendus par la commission ou être convoqués par celle-ci en cas de problème.

Mais le ministre Demotte a récemment reconnu plusieurs médecins au titre de chirurgien sans tenir compte de l’avis de ladite Commission d’agrément en chirurgie. Deux parmi ces ‘nouveaux’ chirurgiens avaient échoué à quatre reprises au contrôle des connaissances prévu légalement en fin de formation. Trois d’entre eux n’avaient pas obtenu du maître de stage coordinateur de leur formation et responsable du suivi de celle-ci, le certificat de compétence leur permettant de pratiquer la chirurgie de façon autonome et responsable. (…)

Le non-respect des termes des lois en vigueur autorise à craindre le pire pour les patients qui se confieront en confiance à des ‘chirurgiens’ qui n’ont pas satisfait (à répétition) aux exigences de la formation chirurgicale. (…)

 

2004

Vincent Rocour, Soins palliatifs / Les centres de jour passent à la trappe, LB 01/12/2004

 

10 centres de jour en soins palliatifs avaient été créés en Belgique.

Ils permettaient aux patients de bénéficier le jour d’un suivi thérapeutique dans un lieu approprié tout en pouvant rentrer chez eux le soir.

Les 18 projets pilotes destinés à remettre les patients psychiatriques sur le marché du travail connaîtront par ailleurs le même sort.

 

2005

Gilles Toussaint, « Même les pollutions invisibles doivent être une priorité », LB 01/02/2005

 

En Wallonie, on peut raisonnablement considérer une base de 1500 sites relativement pollués.

 

2007

G.N. (Montigny-le-Tilleul), in : CTR 16/03/2007 D

ES SOINS SUR PAPCTR IER

En tant qu’infirmière dans un hôpital de la région de Charleroi, je tiens à informer le public des me­sures que les « hautes sphères » — derrière un bureau et ignorant la réalité du terrain — veulent nous im­poser. Elles désirent que notre profession devienne bureaucratique en nous éloignant des patients par des contraintes papier. Nous considérons qu’un tel travail est absurde, inutile et irréalisable. H n’est pas ques­tion d’accepter n’importe quoi sous des prétextes budgétaires fallacieux. Pour chaque patient, nous de­vrions répondre, sur papier, à 78 points, c’est-à-dire soigner sur papier sans avoir la possibilité de le faire physiquement !

 

2007

Les médecins ponctionnés, LB 17/10/2007

 

Selon une étude de la banque Dexia, dévoilée par le « journal du médecin », les médecins hospitaliers wallons rétrocèdent en moyenne 45,6 pc de leurs honoraires à l’établissement où ils travaillent C’est davantage que leurs collègues flamands, qui en laissent 37 pc. A noter que les spécialistes dans une discipline médico-technique (radiologie, biologie clinique, etc.) doivent se contenter de 30,7 pc de leurs honoraires.

 

2008

Taalgrens is zorggrens, in: Knack 13/02/08, p.111

 

De communautarisering van het gezondheidsbeleid hoeft de solidariteit niet op de helling te zetten. Die kan op een transpa­rante en objectieve manier gegarandeerd worden. In Spanje financiert Baskenland zijn eigen gezondheidszorg voor 2,2 miljoen Basken via een eigen fiscaliteit, de Catalanen krijgen een enveloppe van de Spaanse staat. Er is een internationale tendens van decentralisatie aan de gang: in Duitsland, Denemarken, Canada, Spanje en zelfs het VK is een regionalisering van de gezondheidszorg bezig. Solida­riteit zou geen drogreden mogen zijn om de gezondheidszorg niet dichter bij de mensen te brengen. Via de interpersoonlijke solida­riteit kun je echter geen transparantie garanderen. Dat merken we nu al tientallen jaren en terecht willen Vlamingen niet meer wachten op de responsabilisering die Frank Vandenbroucke ooit zou waarmaken. Een trans­parante solidariteit van gemeenschap to gemeenschap moet ervoor zorgen dat de zwakkere gemeenschap erbovenop komt.