La régionalisation a précipité le secteur de la Justice

¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬† ¬†dans des difficult√©s insurmontables…

1988

Geneviève RYCKMANS, Que va devenir la protection de la jeunesse ?, LB 04/08/1988

 

La loi du 8 avril 1965, salu√©e comme une loi mod√®le dans le monde entier, pr√©voit, d’une part, la protection sociale de la jeunesse et, d’autre part, la protection judiciaire.

La loi √©tablit que la protection sociale de la jeunesse doit se faire de mani√®re pr√©ventive, pour autant que l’aide ait √©t√© sollicit√©e ou accept√©e par les personnes qui assument la garde de l’enfant.¬† Si cet accord n’existe pas et soit si le mineur est en danger, soit si sa sant√©, sa s√©curit√© ou les ‘conditions d’√©ducation compromettent son avenir, des mesures judiciaires peuvent √™tre prises.¬† Il en est de m√™me si le mineur est poursuivi pour une infraction, s’il se livre √† la mendicit√© ou au vagabondage.

Les mesures √† l’√©gard des parents sont la tutelle aux prestations sociales, les mesures d’assistance √©ducative et la d√©ch√©ance de l’autorit√© parentale.¬† Les mesures √† l’√©gard des jeunes vont de la r√©primande √† la surveillance par un d√©l√©gu√© √† la protection de la jeunesse, et au placement soit sans une institution priv√©e, soit encore dans regroupe des √©tablissements d’observation et d’√©ducation surveill√©e de l’Etat.

Depuis la loi du 8 ao√Ľt 1980, la protection de la jeunesse a √©t√© confi√©e aux Communaut√©s en ce qui concerne la protection sociale.¬† En outre, l’ex√©cution des d√©cisions et arr√™ts des tribunaux de la jeunesse √©tait confi√©e aux Communaut√©s, comp√©tentes en mati√®re d’agr√©ation et de subvention des institutions de placement ou d’autres institutions ainsi que pour les comit√©s de protection de la jeunesse.

Le projet de loi actuel sur les comp√©tences communautaires va beaucoup plus loin. Il pr√©voit que, √† l‚Äôexception des mati√®res relevant du droit civil, des dispositions p√©nales et de l’organisation judiciaire ainsi que ‘ des r√®gles de proc√©dure, l’ensemble de la protection de la jeunesse sera de la comp√©tence communautaire, y compris donc en mati√®re de protection judiciaire.

 

Il ne s’agit donc pas seulement de l’ex√©cution des mesures d√©cid√©es par les juges de la jeunesse, niais bien de la fixation des mesures elles-m√™mes que pourront d√©cider ces m√™mes juges.¬† Il s’ensuivra que, par d√©cret, chacune des Communaut√©s pourra d√©cider des mesures, en mati√®re de protection de la jeunesse, √† la fois pr√©ventive (protection sociale) et de mani√®re contraignante (protection ‘ judiciaire).

 

L’autonomie des Communaut√©s va donc en la mati√®re √™tre √©largie, mais √† quel prix ?

il v aura plusieurs textes normatifs: la loi, d’une part, les d√©crets des deux Communaut√©s, d’autre part, et les juges devront travailler avec la loi dans une main pour les ieunes qui ont commis un fait qualifi√© d’infraction, les d√©crets dans l’autre pour les jeunes en danger.¬† En outre, il y aura. √† Bruxelles un autre probl√®me √† r√©soudre.¬† Le Conseil d’Etat dans son avis sur ces textes avait souhait√© que la loi nationale y soit appliqu√©e.¬† Cet avis n’a pas √©t√© suivi.¬† Y aura-t-il un troisi√®me d√©cret (ou ordonnance), ou bien devra-t-on d’abord trancher √† quelle Communaut√© appartient le jeune et donc quel d√©cret va lui √™tre appliqu√©.

 

Que va-t-il se passer pour les jeunes francophones de la p√©riph√©rie, un jeune immigr√©; un jeune Flamand en vir√©e √† Arlon ou un jeune Namurois en infraction √† Ostende. Que va-t-il surtout se passer si les Communaut√©s ne mettent pas √† la disposition des juges de la jeunesse- les √©tablissements o√Ļ les institutions dont ils auraient besoin et ainsi limitent indirectement les mesures qu’ils peuvent prendre ? En articuler, le groupe des √©tablissements de l’Etat (√† caract√®re plus s√©v√®re) va √™tre transf√©r√© aux Communaut√©s.¬† Y aura-t-il bien dans chaque Communaut√© et √† Bruxelles un √©tablissement ferm√© √† caract√®re √©ducatif pour les cas graves, ce qui permettrait aux jeunes d’√©viter la prison, et √† la Belgique de se mettre en r√®gle apr√®s la condamnation de la.¬† Cour europ√©enne de justice ?

Voilà bien des problèmes à résoudre, et un système qui va être bien compliqué à appliquer.

L’inqui√©tude fondamentale est encore ailleurs; la loi de 1965 avait permis pour tous les mineurs, qu’ils soient d√©linquants, pr√©d√©linquants ou ¬ę en danger.¬Ľ, le m√™me type d!approche : la pr√©vention d’abord, la protectionjudidiaire ensuite, plus contraignante mais √† caract√®re psycho-social et √©ducatif¬†; il s‚Äôagissait d‚Äôaider le jeune √† rompre le cercle vicieux dans lequel il s‚Äôenfon√ßait.

Avant 1965, il y avait les enfants du juge (les délinquants) et les enfants du procureur

(les enfants en danger). On a voulu rompre ce dualisme … Maintenant, il y aura les

enfants du juge et ceux des Communautés. Il faudra classer les jeunes : délinquant

ou en danger ?  Bruxellois, néerlandophone ou francophone ? Une protection de la

jeunesse √† 2, 3 ou 4 vitesses ?¬† N’est-ce pas davantage un retour en arri√®re qu’un

progrès ?

 

Poursuivre le mythe de la ¬ę d√©justicialisation ¬Ľ est-ce bien raisonnable ? Est-ce vraiment l’int√©r√™t des jeunes en d√©tresse, ou en danger, qu’ils aient ou non commis un fait qualifi√© d’infraction, eux qui sont parmi les plus fragiles, de se trouver devant une telle situation quand leur protection exige clart√© et coh√©rence ?

M√™me si un correctif a √©t√© trouv√© – la concertation entre les Communaut√©s et avec le minist√®re de la Justice -, ne va-ton pas d√©couvrir un jour qu.un bel outil a √©t√© d√©mantel√© et que plut√īt qu’am√©liorer la situation, elle a √©t√© inutilement compliqu√©e ?

 

(*) Présidente de la commission CEPESS pour là protection de la jeunesse, ancienne parlementaire.

 

1991

Roger Rosart, Gendarmerie: changement de forme ou de fond?, LB 28/12/1991

 

” Le maintien de l’ordre par la gendarmerie et les polices communales sera assum√©, politiquement, par un seul homme. N’est-ce pas dangereux pour la d√©mocratie?¬† Je me pose des questions sur l’ind√©pendance des officiers et du personnel, d’autant que, maintenant d√®j√†, des mutations , m√™me chez les sous-officiers sont d√©cid√©es en haut lieu, sans tenir compte des r√®glementations existantes.

A l’avenir, les membres du personnel ne seront-ils pas tent√© de s’inscrire √† un parti, dans l’espoir d’obtenir plus facilement une promotion.”

(un colonel)

 

1993

Jeux partisans…, LB 17/12/1993

 

Tout le monde rend hommage √† la pers√©v√©rance, au courage et √† l’ind√©pendance des magistrats instructeurs li√©geois dans l’affaire Agusta.¬† Tout le monde, ou presque.¬† Sous le titre ¬ę Jeux partisans ¬Ľ – et √† c√īt√© de… deux pages consacr√©es √† l’√©v√©nement -, l’√©ditorialiste du quotidien m√©tallurgiste li√©geois ¬ę La Wallonie ¬ę¬†, parle froidement d’un ¬ę¬† ph√©nom√®ne de non-information car il ne s’est rien pass√© de neuf¬†¬Ľ, et √©crit sans nuances : ¬ę¬†Qui peut encore parler froidement d’une enqu√™te sans arri√®re-pens√©es, sans parti-pris, sans haine et sans crainte ? Car ce n’est pas un effet du hasard que les hommes vis√©s sont parmi les personnalit√©s les plus en vue du monde socialiste¬†¬Ľ.¬† Et Joseph Copp√© de conclure¬†: ¬ę Et tandis que les nouvelles mensong√®res et les intrigues occupent les esprits, les assassins d‚ÄôAndr√© Cools jouissent de l’impunit√© depuis plus de deux ans, et pour longtemps encore, si la Justice s’obstine dans des jeux partisans¬†¬Ľ.

 

… ou jeu dangereux ?

 

Le propos est profondément injuste.  Il est aussi très dangereux.

Mettre en caus√© l’int√©grit√© de la Justice et suspecter les juges li√©geois peut conduire

aux pires excès et dérives.  Cette attitude peut, de plus, développer un climat

poujadiste mettant en cause l’ensemble de notre syst√®me d√©mocratique bas√© sur

l’ind√©pendance des pouvoirs.¬† Parler de ¬ęjeux partisans ¬Ľ est, en outre, fort imprudent

sous une plume socialiste liégeoise.  Car, que nous sachions, Léon Giet, le procureur

général de Liège, est socialiste et fut un familier de feu André Cools; son

collaborateur direct, l’avocat g√©n√©ral Spirlet, tout aussi socialiste, fut le chef de

cabinet de Philippe Moureaux lorsque celui-ci √©tait ministre de la Justice.¬† Ce n’est

pas pour autant que nous proc√©derons √† de dangereux et inconvenants amalgames…

Parler de ¬ę parti-pris ¬Ľ est encore plus absurde.¬† Faut-il rappeler que, le 12 f√©vrier

1993, Robert Bourseau, président du tribunal de première instance de Liège, a jugé

n√©cessaire de remarquer publiquement que ¬ę V√©ronique Ancia marche au milieu de

sables mouvants, chemine continuellement sur un parcours miné, sent arriver à tout

moment les emb√Ľches de tout genre et les crocs-en-jambe ne !ui sont pas √©pargn√©s, ce

qui ne l’emp√™che pas de poursuivre sa route avec courage et obstination,

inlassablement, sa volont√© de fer la d√©terminant √† aboutir √† tout prix ¬Ľ ?…

 

1994

LB 30/05/1994

 

TOUJOURS EN PRISON.¬† Didier Pineau-Valencienne, le PDG du groupe Schneider, a √©t√© interrog√© dimanche dans les locaux de la gendarmerie de Bruxelles et a r√©int√©gr√© la prison de Forest vers 17 h. Il compara√ģtra le le,, juin devant

la chambre du conseil.

 

SOUTIEN.¬† Les messages et les t√©moignages de sympathie se sont multipli√©s tout au long du week-end.¬† Ils √©manent des pairs de M. Pineau-Valencienne mais aussi de l’ancien Premier ministre fran√ßais Edith Cresson.

 

DMEPENDANCE.¬† Melchior Wathelet, le ministre de la Justice, a rappel√© le principe constitutionnel de la s√©para¬≠tion des Pouvoirs et a soulign√© qu’il devait √™tre respect√© dans tous les dossiers . M. Dehaene, pr√©sent √† la ducasse de Mons, s’est refus√© √† tout commentaire.¬† Il a re√ßu une protestation officieuse de la part de M. Balladur, le Premier ministre fran√ßais.

 

Un encart publicitaire dans le ¬ę Le Journal du Di¬≠manche ¬Ľ : les ¬ę amis¬†¬Ľ¬† de M. Didier Pineau-Valencienne n’ont pas l√©sin√© sur les moyens pour lui faire savoir qu’ils ne l’oubliaient pas et entendaient le d√©fendre.¬† Parmi les 36 signa¬≠taires de la p√©tition de soutien, de nombreux patrons de poids, parmi lesquels Mme Gomez (Elf Aquitaine) MM Arnault (LMVH), Dauzier (Havas), Fortou (Rh√īne Poulenc), Levy¬≠Lang (Paribas) Gandois (P√©chi¬≠ney) et Worms (Suez) et l’on en passe.

 

PLAIDOYER D‚ÄôEDITH CRESSON Quant √† l’ancien Premier ministre fran√ßais Edith Cresson, signataire de l’appel, elle af¬≠firme, clans une interview √† l’hebdomadaire fran√ßais, que le patron du groupe Schneider ¬ę¬†est quelqu’un d’extr√™mement respectable ayant un grand sens du devoir et de l’int√©r√™t national¬†¬Ľ.¬† Mme Cresson se ¬ę¬†s√Ľre qu’il saura se d√©fendre ¬Ľet pr√©cise qu‚Äôil peut compter sur un soutien tr√®s large en France et √† l’√©tranger car il dispose d’un capital de sympathie consid√©rable L’ancien Premier -ministre a travaill√© pour le groupe Schneider avant son entr√©e √† Matignon et a gard√© des relations profession¬≠nelles avec lui depuis.¬† Selon Mne Cresson, M. Pineau-Va¬≠lencienne ¬ę ne s’est pas content√© de d√©velopper son entreprise, il s’est occup√© de ses salari√©s. C’est quelqu’un qui se pr√©oc¬≠cupe des gens, de leurs soucis, de leur carri√®re ¬Ľ.

 

LEVEE DE BOUCLIERS En v√©rit√©, c’est l’ensemble du patronat fran√ßais qui s’est vi¬≠vement √©mu des ennuis du PDG de Schneider: les d√©clarations de solidarit√© se sont mul¬≠tipli√©es au cours du week-end.¬† Arnaud Leenhardt, pr√©sident de l’Union des industries m√©tallurgiques et mini√®res (UIMM), la plus puissante f√©¬≠d√©ration du Conseil national du patronat fran√ßais a ¬ę¬†exprim√© son √©motion ¬Ľ et adress√© √† M. Pineau Valencienne ¬ęle t√©moignage de la compl√®te soli¬≠darit√© et de l’enti√®re confiance ¬Ľde l’UIMM.¬† M. Leenhardt affirme que ¬ę le traitement im¬≠pos√© au pr√©sident d’un groupe industriel prestigieux est res. senti par la communaut√© des entreprises comme un discr√©dit intol√©rable √† l’√©gard d’un chef d’entreprise responsable ¬Ľ

Le PDG du groupe verrier français Saint-Gobain, Jean-­Louis Beffa, a également apporté son soutien au patron de .Schneider. 

 

2002

Judiciaire / Controverse ‚Äď Evasion √† Everberg¬†: que devait faire l‚Äô√©ducateur¬†?, AL 22/06/2002

 

L’éducateur qui n’avait pas empêché un jeune de s’échapper du centre fermé, a fait l’objet de mesures temporaires et ne peut plus accéder au center fermé.

Il a d√©clar√© devant le directeur et le directeur r√©gional¬†: ¬ę¬†Je suis un √©ducateur, pas un gardien.¬†¬Ľ

Mais le ministre de la Communauté Nicole Maréchal a exigé qu’un comité de direction se réunisse, estimant les conditions de l’écartement de l’éducateur non fondées. Elle entend que l’éducateur concerné soit immédiatement réintégré dans ses fonctions.

 

2002

Pascal de Roubaix, in: COURRIER DE LA BOURSE, 29/09/2002

 

Une employ√©e du minist√®re de la communaut√© flamande, soup√ßonn√©e d’avoir d√©tourn√© un montant de 700 000 euros, a √©t√© plac√©e jeudi sous mandat d’arr√™t pour faux, usage de faux et escroquerie. Plusieurs perquisitions ont √©t√© men√©es au service “Environnement” du minist√®re de la Communaut√© flamande.

 

TRIBUNE LIBRE

A l’ attention de Madame Noval.

 

L’autorit√© est prioritaire.

 

Mais qu’ est-ce que c’ est que ces petits voyous qu’ on enferme un jour pour les lib√©rer le lendemain et que le Ministre fait rattraper deux jours plus tard ? Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion ou le courage de suivre les derni√®res p√©rip√©ties politico-judiciaires de la gestion de la d√©linquance des mineurs. Il s’agit d’une sorte de jeu de ping-pong hallucinant entre les Parquets, les juges de la jeunesse, le Ministre de la Justice, les institutions d’enfermement plus ou moins √©ducatives, les partis politiques et les sous-minist√®res communautaires ou r√©gionaux

qui se croient comp√©tents. Les rebondissements seraient presque comiques si les balles du jeu n’√©taient pas des enfants.

Si vous m’avouez n’avoir pas trop suivi ou surtout ne rien y comprendre, je vous avouerai en retour que malgr√© mes efforts, je n’en suis pas beaucoup plus loin que vous.

Le dossier est, pourtant, tout √† fait int√©ressant parce qu’il comporte tous les ingr√©dients du mal dont souffre notre pays :

En premier lieu, observons une extraordinaire incapacit√© du pouvoir judiciaire due d’abord √† un manque chronique de moyens financiers. Aussi incroyable que cela puisse para√ģtre, dans un pays o√Ļ la fiscalit√© et la parafiscalit√© atteignent des sommets historiques et mondiaux, il n’y a pas d’ argent pour la justice.

Par contre des moyens, il y en a pour de multiples organismes ‘d√©juridictionnalis√©s’ qui veulent s’occuper d’√©duquer nos enfants quand ce n’est pas les parents qu’ils pr√©tendent remplacer. Ces organismes-l√† participent joyeusement √† 1’embrouillamini surr√©aliste de nos institutions, o√Ļ l’ on constate que les chevauchements de comp√©tences vont g√©n√©ralement de pair avec les incomp√©tences du personnel politis√©.

Les derni√®res prouesses de la dame √©colo, mini-ministre en charge d’ une partie du dossier, en sont un exemple qui est aussi l’ultime cons√©quence de la d√©gradation de nos institutions massacr√©es par la particratie. Dans la suite logique des rivalit√©s de comp√©tence on assiste, comme dans tous les autres domaines, √† une tentation d’ing√©rence de plus en plus pressante de l’ex√©cutif sur le judiciaire.

Les ultimes défenseurs de la séparation des pouvoirs devraient commencer à se rendre compte que cette ingérence est parfaitement logique en particratie.

A ce stade il était également inévitable que nos démons communautaires entrent avec délice dans la sarabande pour mieux envenimer le dossier.

Enfin l’irresponsabilit√© du politique atteint ici un de ses sommets. Je ne sais pas si vous avez remarqu√© que ceux qui osent aujourd’hui s’offusquer de la remise en libert√© intempestive des jeunes d√©linquants (faute de place) sont tous ceux qui, depuis 20 ans, ne cessent de promouvoir des politiques laxistes qui ont d√©truit volontairement le principe d’autorit√© dans toutes ses dimensions, jusque dans nos √©coles, et m√™me dans nos familles.

 

Devant une telle dégradation que pouvons nous faire?

A tr√®s court terme je crains fort que nous ne puissions rien faire d’ autre que de s√©vir et montrer √† tous la d√©termination des autorit√©s afin de remettre les esprits en place. Ensuite il faut d’ urgence attribuer au judiciaire les moyens qui lui sont n√©cessaires et lui rendre la haute main sur toute la gestion de la d√©linquance. A ce propos je me demande si une piste int√©ressante pour l’avenir ne serait pas de pr√©voir dans la constitution, une intervention du pouvoir judiciaire dans l’√©laboration du budget de la justice qui est finalement le sien.

Enfin, il faut s’attaquer au fond de la question et restaurer le principe d’autorit√© qui est le fondement de toute organisation sociale. Sans autorit√©, pas de s√©curit√© et donc pas de libert√© et pas de d√©mocratie. Mais quand il s’agit d’enfant, cette autorit√© doit √™tre √©ducative.

Pour cela elle doit imp√©rativement √™tre port√©e par la relation biologico-affective que seule la famille peut donner. Sans dimension affective, l’autorit√© ne peut √©duquer. Voil√† pourquoi la famille est irrempla√ßable. Excusez-moi de r√©p√©ter ce qui est une √©vidence pour les gens de bon sens, mais que nos politiques oublient depuis des lustres: c’est sur l’autorit√© affective des parents, au sein de la famille, que repose toute la construction de notre d√©mocratie, et notre

conception de la libert√© responsable. Il faut donc restaurer l’autorit√© en commen√ßant par l’autorit√© parentale.

Le chemin sera long, mais il est absolument prioritaire.

 

2003

Pierre Nizet, Prisons ‚Äď Les raisons de la tourmente carc√©rale, AL 24/04/2003

 

Raymond Hens, directeur √† Jamioulx¬†: ¬ę¬†C‚Äôest en Wallonie que le probl√®me /du nombre de cellules/ est le plus criant (‚Ķ).¬†¬Ľ

 

2003

Roland Planchar, Procès Cools / Ancia doit-elle avoir peur du témoin ?, LB 21/11/2003

 

Mme Ancia a expliqu√© que malgr√© ses efforts, elle n‚Äôa jamais pu etnendre r√©ellement Jos√© Happart. Elle aurait voulu savoir ce qu‚Äôil faisait, selon un t√©moin, le matin e l‚Äôassassinat, devant la gare des Guillemins, √† 300 m√®tres du lieu de rendez-vous des tueurs avec Mimo Castellino, pr√™t √† les reconduire en Italie. D‚Äôautant qu‚Äôil avait ¬ę¬†ses sales souliers¬†¬Ľ, des chaussures sans doute aussi crott√©es que celles des tueurs qui venaient de d√©valer la colline de Cointe, √† pied.

 

2003

Justice / Traducteurs et psychologues en colère, LB 05/12/2003

 

Depuis des semaines, les m√©decins l√©gistes bruxellois appel√©s √† travailler pour la justice et r√©cemment, les interpr√®tes-traducteurs se plaignent de ce que le greffe de premi√®re instance n’ait plus d’argent pour effectuer des versements vers leurs comptes bancaires.

Sans oublier les psychologues-experts, qui ne seront pas payés avant le mois de février, non plus.

2004

Richard Fournaux, flash√© √† 110 km/h √† un endroit o√Ļ il fallait rouler √† 50 km/h √† cause de travaux, avait d‚Äôabord contest√© l‚Äôamende qui lui √©tait inflig√©e. Le procureur du Roi de Nivelles avait alors demand√© la lev√©e de l‚Äôimmunit√© parlementaire de ce d√©put√©. La Chambre a refus√© cette demande. Mais Fournaux a d√©cid√© de payer. (LB 24/06/04)

 

2004

Les 14 Maisons de justice wallonnes en colère, LB 27/05/2004

 

Une des revendications est née de la volonté déclarée de la ministre de la Justice Laurette Onkelinx de discuter à la rentrée parlementaire des peines alternatives à la prison.

Un recours plus fréquent à ces alternatives signifie, aux yeux du personnel, une importance surcharge de travail. De plus, plusieurs membres ont expliqué que certains dossiers de délinquants sexuels étaient restés six mois dans une armoire par manque de temps pour les traiter.

 

2005

Planchar Roland, Carlier = ‚Äúmagouilles dignes de la mafia‚ÄĚ, LB 27/04/2005

 

L‚Äôancien homme fort du PS de Charleroi, dirigeant l‚ÄôIOS (Intercommunale des Ňďuvres sociales) avec son vice-pr√©sident, Jean-Claude Van Cauwenberghe, a √©t√© condamn√© pour aux, d√©tournement, escroquerie et corruption passive.

 

2005

Charleroi / Tribunal correctionnel ‚Äď Il ‚Äėmassacre‚Äô son grand-p√®re¬†: trois ans avec sursis, VA 08/06/2005

 

Tabassé par son propre petit-fils, le septuagénaire nalinnois a été retrouvé baignant dans son sang. Il avait auparavant dénoncé son petit-fils pour vol .

 

2005

Un homme d’Estaimpuis, déjà condamné par défaut à 6 mois fermes, a vu sa peine assortie du sursis par le Tribunal correctionnel de Tournai.

Il aurait tenté de la violer une jeune handicapée dans un endroit de la campagne environnante.

Les gens que nous élus pensent plus à se servir qu’à servir !

 

2005

Piret Paul, R√©gion wallonne / L‚ÄôOPW dans l‚Äôactualit√© des ‚Äėaffaires‚Äô, LB 08/10/2005

 

Ainsi, un d√©ficit cumul√© de 500 000 ‚ā¨, des remboursements de TVA √† hauteur de 200 000 ‚ā¨ √† la suite d‚Äėobservations de l‚ÄôInspection des Finances.

 

2005

Spa-Francorchamps / La Région wallonne va débarquer l’organisateur Didier Dufourny, LB 09/09/2005

 

Sa société serait en faillite et un rapport secret fait état de gestion désastreuse et de détournements.

 

2005

‚ÄúAffaires‚ÄĚ wallonnes / Malaise persistant, de l‚ÄôOPW √† Binche, LB 17/10/2005

 

L’ex-comptable, Iulia Ursuleanu, a constaté une gestion lamentable voire quelques malversations au sein de l’OPW.

 

2005

Roland Planchar, ¬ę¬†La carolo¬†¬Ľ assur√©e par ‚Ķ son directeur, LB 30/10/2005

 

On y assurait encore en omnium des v√©hicules de plus de 5 ans et m√™me une voiture √Ęg√©e de ‚Ķ 10 ans, par la soci√©t√© dirig√©e par Alain Carlier, directeur g√©rant de ¬ę¬†La Carolo¬†¬Ľ.

 

2005

P.P., Francorchamps / Dossier encore plus pourri que prévu, LB 09/11/2005

 

Le Grand Prix pourrait co√Ľter jusqu‚Äô√† 10 millions d‚Äôeuros par an au contribuable wallon jusqu‚Äôen 2010. Et l‚Äôabzence de Grand Prix¬†? 14 millions et quelque¬†!

 

2005

Du rififi pour Marc de la Brassinne mais dans un tout petit verre d’eau, LB 12/10/2005

 

Condamn√© le 21 juin 2001 pour recel et utilisation frauduleuse de main-d‚ÄôŇďuvre alors que, en tant qu‚Äôavocat g√©n√©ral li√©geois, il aurait d√Ľ montrer l‚Äôexemple, il reste malgr√© tout pay√© par l‚ÄôEtat, avec le perfide d√©tail que ce dossier est chez la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx (PS), dont l‚Äô√©poux, Me Uyttendaele, √©tait l‚Äôavocat de l‚Äôex-magistrat¬†.

 

2005

Roland Planchar, ¬ę¬†La carolo¬†¬Ľ assur√©e par ‚Ķ son directeur, LB 30/10/2005

 

On y assurait encore en omnium des v√©hicules de plus de 5 ans et m√™me une voiture √Ęg√©e de ‚Ķ 10 ans, par la soci√©t√© dirig√©e par Alain Carlier, directeur g√©rant de ¬ę¬†La Carolo¬†¬Ľ.

 

2005

Fiscalité / La Cour d’arbitrage annule le taux de 90%, LB 23/06/05

 

La Cour juge ‚Äėconfiscatoire‚Äô le d√©cret wallon portant le taux maximum des droits de succession √† 90 %.

Il faudra appliquer l’ancien taux : 80 %.

 

2005

Enqu√™te sur l‚Äôex-ma√Įeur houffalois, AL 06/05/2005

 

Pour avoir sollicité la bienveillance d’un juge, José Lutgen, l’ex-bourgmestre d’Houffalize, devrait faire l’objet d’une enquête administrative.

 

sous-titre¬†: ¬ę¬†Une affaire de mŇďurs¬†¬Ľ (journaliste¬†: Bernard Mottet)

(seulement en-dessous : on comprend : politique)

 

2005

Le guide des magouilles en Wallonie, DH 12/10/2005

 

Tubize, Charleroi, Binche, Mons, Saint-Ghislain, Waremme, La Calamine, Spa…

 

2005

LA WALLONIE EST MALADE, in : Ciné Télé Revue, 14/10/2005

 

Philippe BOULANGER (Jodoigne)

Nos hommes et femmes politiques ne savent tout simplement plus quoi faire. Entre le plan Marshall Di Rupo, la vignette Daerden, la r√©gionalisation de la S√©cu Leterme et, bien s√Ľr, ¬ę La Carolor√©gienne¬Ľ Van Cau, chacun y va de son couplet. Que de bruit!

Que d’inaction! Que de d√©sarroi. Le mal wallon au¬≠jourd’hui est autant, sinon davantage, politique que socio√©conomique. Les d√©rives constat√©es √† Charleroi ne sont que les sympt√īmes d’une maladie grave et in¬≠curable du syst√®me politique ¬ę √† la belge ¬Ľ, car la d√©¬≠mocratie est malade en Wallonie.

 

A.B. (Bruxelles)

Ce qui est frustrant dans les derniers √©v√©nements politiques, c’est que les √©lections sont encore loin, et que, d ici l√†, les gens auront oubli√©. D’autant plus que, quand le moment sera venu de faire des promesses √©lectorales, les hommes politiques des partis incrimi¬≠n√©s ne manqueront pas de dire, la main sur le cŇďur, qu’ils ont bien compris ¬ę les le√ßons du pass√©¬Ľ !

 

F.V. (Charleroi)

Je viens de lire votre article concernant¬ę La Caro¬≠lor√©gienne ¬Ľ. Quel coup de pied dans la fourmili√®re! Mais pensez-vous franchement que c’est le seul endroit o√Ļ il y a des abus? Les membres au PS (les Petits Sour¬≠nois, comme je les qualifie) ne valent pas moins que ceux du MR, du cdH, d’Ecolo, du FN… Toutes ces mal¬≠versations m’√©cŇďurent et me r√©pugnent. Il y a tant de gens dans le besoin; et ces manipulateurs, ceux qui font partie de la cour des grands, nous prennent pour des pantins! Je suis un citoyen honn√™te et je travaille dans le priv√©. Quand je dois faire des am√©nagements √† mon domicile, acheter du mat√©riel, offrir le restaurant, c’est dans mon portefeuille que je puise, pas dans celui de personnes d√©favoris√©es! Quelle honte! Ces politiciens sans scrupules, comment font-ils pour dormir tranquil¬≠les? En ce qui concerne les abus de biens sociaux, il se¬≠rait int√©ressant de fouiller √©galement du c√īt√© du ¬ę Foyer marcinellois ¬Ľ. Par exemple, messieurs Cariat (pr√©si¬≠dent) et Van Dyck (conseiller communal) font effectuer des t√Ęches, tondre la pelouse, etc., √† leurs domiciles respectifs par des tierces personnes, car ils ont un em¬≠ploi du temps extr√™mement charg√©. Mais ces travailleurs sont-ils bien des ouvriers ext√©rieurs au ¬ę Foyer marcinellois ¬Ľ, √† la commune de Marcinelle? Pas si s√Ľr…

 

2005

Philippe Lawson, F1 à Spa: une légèreté coupable, LB 22/10/2005

 

La Région se voit obligée d’injecter 15 millions d’euros à la Société de Promotion du Circuit afin que celle-ci règle le prix du plateau (13,920 millions d’euros) à Bernie Ecclestone

 

2005

F1-schandaal doet geen koppen rollen in Walloni√ę, DS 21/11/2005

 

2005

I.S., Un million pour le sport, DH 10/12/05

 

Une asbl carolo finance les salaires des joueurs et entra√ģneurs d‚ÄôAction 21, de La Villette et les Dauphine notamment.

 

2005

R.A. (Namur), UNE BELGIQUE CORROMPUE, in : Ciné Télé Revue, 21/10/2005

 

Ce qui m’√©tonnera toujours, c’est de voir que les Wallons sont √©ternellement surpris lorsqu’on d√©¬≠couvre des cas de corruption. Une enqu√™te europ√©enne avait, il y a peu, class√© la Belgique dans le trio de t√™te des pays europ√©ens les plus corrompus, avec l’Italie et la Gr√®ce. L’√©tude r√©v√©lait que ce n’√©tait pas unique¬≠ment les milieux politiques qui √©taient mis en cause: ce mal s’√©tendait √©galement √† certaines administrations, et m√™me √† la justice. Souvenez-vous du fameux pro¬≠c√®s de Nivelles o√Ļ le pr√©sident du tribunal de com¬≠merce avait √©t√© d√©mis de ses fonctions et condamn√©, si je ne me trompe. √† deux ans de prison avec sursis. A cette √©poque, on aurait pu enqu√™ter sur d’autres tribunaux de ce genre, comme celui de Namur, o√Ļ certains cura¬≠teurs r√©gnaient en ma√ģtres… Pourquoi, encore actuel¬≠lement, refuse-t-on de fouiller dans leur comptabilit√©?

 

2007

Leli√®vre inquiet face √† l‚Äôabandon du certificat de bonne vie et mŇďurs, LB 12/02/2007

 

Le d√©l√©gu√© g√©n√©ral aux droits de l’enfant, Claude Leli√®vre, s’inqui√®te de la disparition du certificat de bonne vie et mŇďurs que devaient pr√©¬≠senter les candidats √† un emploi impliquant une proximit√© avec les enfants. Pour M. Leli√®vre, “les filtres √† p√©dophiles” sont ainsi le¬≠v√©s, √©crit samedi “Le Soir”. En d√©¬≠cembre, le Conseil d’Etat avait d√©clar√© ill√©gales les circulaires minist√©rielles de la Commu¬≠naut√© fran√ßaise obligeant la d√©li¬≠vrance de tels certificats pour les professionnels de l’enfance. Ce certificat imposait un avis motiv√© du chef de corps de la police et du bourgmestre. Il permettait de mentionner l’existence d’une inculpation pour faits de moeurs. Mais certaines enqu√™tes allaient trop loin. Ce certificat n’existe donc plus et le Moniteur a publi√© vendredi la circulaire qui substi¬≠tue aux certificats de bonne vie et mŇďurs les seuls extraits du ca¬≠sier judiciaire. Dans une lettre √† la ministre-Pr√©sidente, Claude Leli√®vre dit qu” il y aura des acci¬≠dents et qu’il faut restaurer un fil¬≠tre, sans quoi nous allons √† la ca¬≠tastrophe”. Le cabinet de Mme Arena” donne raison √† Claude Le¬≠li√®vre” et fait part de son” inqui√©¬≠tude face √† cette situation” et de ses pr√©occupations √† la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, dont le cabinet dit qu’une r√©¬≠flexion est en cours.¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

2007

C. Bo., Des compensations !, DH 05/05/2007

 

D’autres lieux plus appropri√©s pourraient accueillir le centre ferm√©.

 

FLORENNES

Pas content le bourgmestre de Florennes, St√©¬≠phane Lasseaux. C’est par les m√©dias qu’il a appris qu’un accord avait √©t√© sign√© quant √† l’installation en 2009 d’un centre ferm√© √† Florennes.

“Je n’ai cess√© de prendre contact avec le cabinet de la ministre Onkelinx sans recevoir d’information et voil√† que j’apprends qu’un accord est sign√©. C’est inadmissible. Quand on vient installer quelque chose dans votre jar¬≠din, la moindre des choses est de vous tenir au courant.”

Le bourgmestre d√©nonce ce man¬≠que d’informations. “On nous a d’abord parl√© d’un centre ferm√© pour mineurs, or il n’y aura pas que des mi¬≠neurs. C’est donc une prison. On nous annon√ßait 200 mineurs pour 200 em¬≠plois, or on retombe √† 26 mineurs.”

St√©phane Lasseaux souligne √©ga¬≠lement l’absurdit√© de construire ce centre sur la base de Florennes alors que d’autres lieux seraient plus ap¬≠propri√©s et moins co√Ľteux.

“Vous vous trouvez √† c√īt√© d’un cen¬≠tre pour r√©fugi√©s, d’une base militaire op√©rationnelle, donc avec un arme¬≠ment en cons√©quence et d’une car¬≠ri√®re o√Ļ se trouve un d√©p√īt d’explosifs. De plus, la loi sur les armes, qui vient de la ministre, oblige les d√©tenteurs d’armes √† s’inscrire dans un stand de tir. Depuis l’entr√©e en vigueur de la loi, plus de 450 personnes se sont inscrites au stand de la base. Mais pour cons¬≠truire le centre ferm√©, ce stand va √™tre ras√©. O√Ļ vont aller tous ces gens ?”

Le bourgmestre propose la ca¬≠serne de Baronville, dont les b√Ęti¬≠ments pourraient accueillir imm√©¬≠diatement les mineurs, ou encore l’aile nord de Florennes, d√©centr√©e par rapport au centre-ville.

“Et si nous devons accepter la cons¬≠truction du centre ferm√©, nous vou¬≠lons de compensations. Car nous ne savons pas assurer des services de s√©¬≠curit√© et de secours suppl√©mentaires sans aide. Nous sommes nous-m√™mes en sous-effectifs.”