La régionalisation a précipité le secteur de la Justice

                           dans des difficultés insurmontables…

1988

Geneviève RYCKMANS, Que va devenir la protection de la jeunesse ?, LB 04/08/1988

 

La loi du 8 avril 1965, saluée comme une loi modèle dans le monde entier, prévoit, d’une part, la protection sociale de la jeunesse et, d’autre part, la protection judiciaire.

La loi établit que la protection sociale de la jeunesse doit se faire de manière préventive, pour autant que l’aide ait été sollicitée ou acceptée par les personnes qui assument la garde de l’enfant.  Si cet accord n’existe pas et soit si le mineur est en danger, soit si sa santé, sa sécurité ou les ‘conditions d’éducation compromettent son avenir, des mesures judiciaires peuvent être prises.  Il en est de même si le mineur est poursuivi pour une infraction, s’il se livre à la mendicité ou au vagabondage.

Les mesures à l’égard des parents sont la tutelle aux prestations sociales, les mesures d’assistance éducative et la déchéance de l’autorité parentale.  Les mesures à l’égard des jeunes vont de la réprimande à la surveillance par un délégué à la protection de la jeunesse, et au placement soit sans une institution privée, soit encore dans regroupe des établissements d’observation et d’éducation surveillée de l’Etat.

Depuis la loi du 8 août 1980, la protection de la jeunesse a été confiée aux Communautés en ce qui concerne la protection sociale.  En outre, l’exécution des décisions et arrêts des tribunaux de la jeunesse était confiée aux Communautés, compétentes en matière d’agréation et de subvention des institutions de placement ou d’autres institutions ainsi que pour les comités de protection de la jeunesse.

Le projet de loi actuel sur les compétences communautaires va beaucoup plus loin. Il prévoit que, à l’exception des matières relevant du droit civil, des dispositions pénales et de l’organisation judiciaire ainsi que ‘ des règles de procédure, l’ensemble de la protection de la jeunesse sera de la compétence communautaire, y compris donc en matière de protection judiciaire.

 

Il ne s’agit donc pas seulement de l’exécution des mesures décidées par les juges de la jeunesse, niais bien de la fixation des mesures elles-mêmes que pourront décider ces mêmes juges.  Il s’ensuivra que, par décret, chacune des Communautés pourra décider des mesures, en matière de protection de la jeunesse, à la fois préventive (protection sociale) et de manière contraignante (protection ‘ judiciaire).

 

L’autonomie des Communautés va donc en la matière être élargie, mais à quel prix ?

il v aura plusieurs textes normatifs: la loi, d’une part, les décrets des deux Communautés, d’autre part, et les juges devront travailler avec la loi dans une main pour les ieunes qui ont commis un fait qualifié d’infraction, les décrets dans l’autre pour les jeunes en danger.  En outre, il y aura. à Bruxelles un autre problème à résoudre.  Le Conseil d’Etat dans son avis sur ces textes avait souhaité que la loi nationale y soit appliquée.  Cet avis n’a pas été suivi.  Y aura-t-il un troisième décret (ou ordonnance), ou bien devra-t-on d’abord trancher à quelle Communauté appartient le jeune et donc quel décret va lui être appliqué.

 

Que va-t-il se passer pour les jeunes francophones de la périphérie, un jeune immigré; un jeune Flamand en virée à Arlon ou un jeune Namurois en infraction à Ostende. Que va-t-il surtout se passer si les Communautés ne mettent pas à la disposition des juges de la jeunesse- les établissements où les institutions dont ils auraient besoin et ainsi limitent indirectement les mesures qu’ils peuvent prendre ? En articuler, le groupe des établissements de l’Etat (à caractère plus sévère) va être transféré aux Communautés.  Y aura-t-il bien dans chaque Communauté et à Bruxelles un établissement fermé à caractère éducatif pour les cas graves, ce qui permettrait aux jeunes d’éviter la prison, et à la Belgique de se mettre en règle après la condamnation de la.  Cour européenne de justice ?

Voilà bien des problèmes à résoudre, et un système qui va être bien compliqué à appliquer.

L’inquiétude fondamentale est encore ailleurs; la loi de 1965 avait permis pour tous les mineurs, qu’ils soient délinquants, prédélinquants ou « en danger.», le même type d!approche : la prévention d’abord, la protectionjudidiaire ensuite, plus contraignante mais à caractère psycho-social et éducatif ; il s’agissait d’aider le jeune à rompre le cercle vicieux dans lequel il s’enfonçait.

Avant 1965, il y avait les enfants du juge (les délinquants) et les enfants du procureur

(les enfants en danger). On a voulu rompre ce dualisme … Maintenant, il y aura les

enfants du juge et ceux des Communautés. Il faudra classer les jeunes : délinquant

ou en danger ?  Bruxellois, néerlandophone ou francophone ? Une protection de la

jeunesse à 2, 3 ou 4 vitesses ?  N’est-ce pas davantage un retour en arrière qu’un

progrès ?

 

Poursuivre le mythe de la « déjusticialisation » est-ce bien raisonnable ? Est-ce vraiment l’intérêt des jeunes en détresse, ou en danger, qu’ils aient ou non commis un fait qualifié d’infraction, eux qui sont parmi les plus fragiles, de se trouver devant une telle situation quand leur protection exige clarté et cohérence ?

Même si un correctif a été trouvé – la concertation entre les Communautés et avec le ministère de la Justice -, ne va-ton pas découvrir un jour qu.un bel outil a été démantelé et que plutôt qu’améliorer la situation, elle a été inutilement compliquée ?

 

(*) Présidente de la commission CEPESS pour là protection de la jeunesse, ancienne parlementaire.

 

1991

Roger Rosart, Gendarmerie: changement de forme ou de fond?, LB 28/12/1991

 

 » Le maintien de l’ordre par la gendarmerie et les polices communales sera assumé, politiquement, par un seul homme. N’est-ce pas dangereux pour la démocratie?  Je me pose des questions sur l’indépendance des officiers et du personnel, d’autant que, maintenant dèjà, des mutations , même chez les sous-officiers sont décidées en haut lieu, sans tenir compte des règlementations existantes.

A l’avenir, les membres du personnel ne seront-ils pas tenté de s’inscrire à un parti, dans l’espoir d’obtenir plus facilement une promotion. »

(un colonel)

 

1993

Jeux partisans…, LB 17/12/1993

 

Tout le monde rend hommage à la persévérance, au courage et à l’indépendance des magistrats instructeurs liégeois dans l’affaire Agusta.  Tout le monde, ou presque.  Sous le titre « Jeux partisans » – et à côté de… deux pages consacrées à l’événement -, l’éditorialiste du quotidien métallurgiste liégeois « La Wallonie « , parle froidement d’un «  phénomène de non-information car il ne s’est rien passé de neuf », et écrit sans nuances : « Qui peut encore parler froidement d’une enquête sans arrière-pensées, sans parti-pris, sans haine et sans crainte ? Car ce n’est pas un effet du hasard que les hommes visés sont parmi les personnalités les plus en vue du monde socialiste ».  Et Joseph Coppé de conclure : « Et tandis que les nouvelles mensongères et les intrigues occupent les esprits, les assassins d’André Cools jouissent de l’impunité depuis plus de deux ans, et pour longtemps encore, si la Justice s’obstine dans des jeux partisans ».

 

… ou jeu dangereux ?

 

Le propos est profondément injuste.  Il est aussi très dangereux.

Mettre en causé l’intégrité de la Justice et suspecter les juges liégeois peut conduire

aux pires excès et dérives.  Cette attitude peut, de plus, développer un climat

poujadiste mettant en cause l’ensemble de notre système démocratique basé sur

l’indépendance des pouvoirs.  Parler de «jeux partisans » est, en outre, fort imprudent

sous une plume socialiste liégeoise.  Car, que nous sachions, Léon Giet, le procureur

général de Liège, est socialiste et fut un familier de feu André Cools; son

collaborateur direct, l’avocat général Spirlet, tout aussi socialiste, fut le chef de

cabinet de Philippe Moureaux lorsque celui-ci était ministre de la Justice.  Ce n’est

pas pour autant que nous procéderons à de dangereux et inconvenants amalgames…

Parler de « parti-pris » est encore plus absurde.  Faut-il rappeler que, le 12 février

1993, Robert Bourseau, président du tribunal de première instance de Liège, a jugé

nécessaire de remarquer publiquement que « Véronique Ancia marche au milieu de

sables mouvants, chemine continuellement sur un parcours miné, sent arriver à tout

moment les embûches de tout genre et les crocs-en-jambe ne !ui sont pas épargnés, ce

qui ne l’empêche pas de poursuivre sa route avec courage et obstination,

inlassablement, sa volonté de fer la déterminant à aboutir à tout prix » ?…

 

1994

LB 30/05/1994

 

TOUJOURS EN PRISON.  Didier Pineau-Valencienne, le PDG du groupe Schneider, a été interrogé dimanche dans les locaux de la gendarmerie de Bruxelles et a réintégré la prison de Forest vers 17 h. Il comparaîtra le le,, juin devant

la chambre du conseil.

 

SOUTIEN.  Les messages et les témoignages de sympathie se sont multipliés tout au long du week-end.  Ils émanent des pairs de M. Pineau-Valencienne mais aussi de l’ancien Premier ministre français Edith Cresson.

 

DMEPENDANCE.  Melchior Wathelet, le ministre de la Justice, a rappelé le principe constitutionnel de la sépara­tion des Pouvoirs et a souligné qu’il devait être respecté dans tous les dossiers . M. Dehaene, présent à la ducasse de Mons, s’est refusé à tout commentaire.  Il a reçu une protestation officieuse de la part de M. Balladur, le Premier ministre français.

 

Un encart publicitaire dans le « Le Journal du Di­manche » : les « amis »  de M. Didier Pineau-Valencienne n’ont pas lésiné sur les moyens pour lui faire savoir qu’ils ne l’oubliaient pas et entendaient le défendre.  Parmi les 36 signa­taires de la pétition de soutien, de nombreux patrons de poids, parmi lesquels Mme Gomez (Elf Aquitaine) MM Arnault (LMVH), Dauzier (Havas), Fortou (Rhône Poulenc), Levy­Lang (Paribas) Gandois (Péchi­ney) et Worms (Suez) et l’on en passe.

 

PLAIDOYER D’EDITH CRESSON Quant à l’ancien Premier ministre français Edith Cresson, signataire de l’appel, elle af­firme, clans une interview à l’hebdomadaire français, que le patron du groupe Schneider « est quelqu’un d’extrêmement respectable ayant un grand sens du devoir et de l’intérêt national ».  Mme Cresson se « sûre qu’il saura se défendre »et précise qu’il peut compter sur un soutien très large en France et à l’étranger car il dispose d’un capital de sympathie considérable L’ancien Premier -ministre a travaillé pour le groupe Schneider avant son entrée à Matignon et a gardé des relations profession­nelles avec lui depuis.  Selon Mne Cresson, M. Pineau-Va­lencienne « ne s’est pas contenté de développer son entreprise, il s’est occupé de ses salariés. C’est quelqu’un qui se préoc­cupe des gens, de leurs soucis, de leur carrière ».

 

LEVEE DE BOUCLIERS En vérité, c’est l’ensemble du patronat français qui s’est vi­vement ému des ennuis du PDG de Schneider: les déclarations de solidarité se sont mul­tipliées au cours du week-end.  Arnaud Leenhardt, président de l’Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), la plus puissante fé­dération du Conseil national du patronat français a « exprimé son émotion » et adressé à M. Pineau Valencienne «le témoignage de la complète soli­darité et de l’entière confiance »de l’UIMM.  M. Leenhardt affirme que « le traitement im­posé au président d’un groupe industriel prestigieux est res. senti par la communauté des entreprises comme un discrédit intolérable à l’égard d’un chef d’entreprise responsable »

Le PDG du groupe verrier français Saint-Gobain, Jean-­Louis Beffa, a également apporté son soutien au patron de .Schneider. 

 

2002

Judiciaire / Controverse – Evasion à Everberg : que devait faire l’éducateur ?, AL 22/06/2002

 

L’éducateur qui n’avait pas empêché un jeune de s’échapper du centre fermé, a fait l’objet de mesures temporaires et ne peut plus accéder au center fermé.

Il a déclaré devant le directeur et le directeur régional : « Je suis un éducateur, pas un gardien. »

Mais le ministre de la Communauté Nicole Maréchal a exigé qu’un comité de direction se réunisse, estimant les conditions de l’écartement de l’éducateur non fondées. Elle entend que l’éducateur concerné soit immédiatement réintégré dans ses fonctions.

 

2002

Pascal de Roubaix, in: COURRIER DE LA BOURSE, 29/09/2002

 

Une employée du ministère de la communauté flamande, soupçonnée d’avoir détourné un montant de 700 000 euros, a été placée jeudi sous mandat d’arrêt pour faux, usage de faux et escroquerie. Plusieurs perquisitions ont été menées au service « Environnement » du ministère de la Communauté flamande.

 

TRIBUNE LIBRE

A l’ attention de Madame Noval.

 

L’autorité est prioritaire.

 

Mais qu’ est-ce que c’ est que ces petits voyous qu’ on enferme un jour pour les libérer le lendemain et que le Ministre fait rattraper deux jours plus tard ? Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion ou le courage de suivre les dernières péripéties politico-judiciaires de la gestion de la délinquance des mineurs. Il s’agit d’une sorte de jeu de ping-pong hallucinant entre les Parquets, les juges de la jeunesse, le Ministre de la Justice, les institutions d’enfermement plus ou moins éducatives, les partis politiques et les sous-ministères communautaires ou régionaux

qui se croient compétents. Les rebondissements seraient presque comiques si les balles du jeu n’étaient pas des enfants.

Si vous m’avouez n’avoir pas trop suivi ou surtout ne rien y comprendre, je vous avouerai en retour que malgré mes efforts, je n’en suis pas beaucoup plus loin que vous.

Le dossier est, pourtant, tout à fait intéressant parce qu’il comporte tous les ingrédients du mal dont souffre notre pays :

En premier lieu, observons une extraordinaire incapacité du pouvoir judiciaire due d’abord à un manque chronique de moyens financiers. Aussi incroyable que cela puisse paraître, dans un pays où la fiscalité et la parafiscalité atteignent des sommets historiques et mondiaux, il n’y a pas d’ argent pour la justice.

Par contre des moyens, il y en a pour de multiples organismes ‘déjuridictionnalisés’ qui veulent s’occuper d’éduquer nos enfants quand ce n’est pas les parents qu’ils prétendent remplacer. Ces organismes-là participent joyeusement à 1’embrouillamini surréaliste de nos institutions, où l’ on constate que les chevauchements de compétences vont généralement de pair avec les incompétences du personnel politisé.

Les dernières prouesses de la dame écolo, mini-ministre en charge d’ une partie du dossier, en sont un exemple qui est aussi l’ultime conséquence de la dégradation de nos institutions massacrées par la particratie. Dans la suite logique des rivalités de compétence on assiste, comme dans tous les autres domaines, à une tentation d’ingérence de plus en plus pressante de l’exécutif sur le judiciaire.

Les ultimes défenseurs de la séparation des pouvoirs devraient commencer à se rendre compte que cette ingérence est parfaitement logique en particratie.

A ce stade il était également inévitable que nos démons communautaires entrent avec délice dans la sarabande pour mieux envenimer le dossier.

Enfin l’irresponsabilité du politique atteint ici un de ses sommets. Je ne sais pas si vous avez remarqué que ceux qui osent aujourd’hui s’offusquer de la remise en liberté intempestive des jeunes délinquants (faute de place) sont tous ceux qui, depuis 20 ans, ne cessent de promouvoir des politiques laxistes qui ont détruit volontairement le principe d’autorité dans toutes ses dimensions, jusque dans nos écoles, et même dans nos familles.

 

Devant une telle dégradation que pouvons nous faire?

A très court terme je crains fort que nous ne puissions rien faire d’ autre que de sévir et montrer à tous la détermination des autorités afin de remettre les esprits en place. Ensuite il faut d’ urgence attribuer au judiciaire les moyens qui lui sont nécessaires et lui rendre la haute main sur toute la gestion de la délinquance. A ce propos je me demande si une piste intéressante pour l’avenir ne serait pas de prévoir dans la constitution, une intervention du pouvoir judiciaire dans l’élaboration du budget de la justice qui est finalement le sien.

Enfin, il faut s’attaquer au fond de la question et restaurer le principe d’autorité qui est le fondement de toute organisation sociale. Sans autorité, pas de sécurité et donc pas de liberté et pas de démocratie. Mais quand il s’agit d’enfant, cette autorité doit être éducative.

Pour cela elle doit impérativement être portée par la relation biologico-affective que seule la famille peut donner. Sans dimension affective, l’autorité ne peut éduquer. Voilà pourquoi la famille est irremplaçable. Excusez-moi de répéter ce qui est une évidence pour les gens de bon sens, mais que nos politiques oublient depuis des lustres: c’est sur l’autorité affective des parents, au sein de la famille, que repose toute la construction de notre démocratie, et notre

conception de la liberté responsable. Il faut donc restaurer l’autorité en commençant par l’autorité parentale.

Le chemin sera long, mais il est absolument prioritaire.

 

2003

Pierre Nizet, Prisons – Les raisons de la tourmente carcérale, AL 24/04/2003

 

Raymond Hens, directeur à Jamioulx : « C’est en Wallonie que le problème /du nombre de cellules/ est le plus criant (…). »

 

2003

Roland Planchar, Procès Cools / Ancia doit-elle avoir peur du témoin ?, LB 21/11/2003

 

Mme Ancia a expliqué que malgré ses efforts, elle n’a jamais pu etnendre réellement José Happart. Elle aurait voulu savoir ce qu’il faisait, selon un témoin, le matin e l’assassinat, devant la gare des Guillemins, à 300 mètres du lieu de rendez-vous des tueurs avec Mimo Castellino, prêt à les reconduire en Italie. D’autant qu’il avait « ses sales souliers », des chaussures sans doute aussi crottées que celles des tueurs qui venaient de dévaler la colline de Cointe, à pied.

 

2003

Justice / Traducteurs et psychologues en colère, LB 05/12/2003

 

Depuis des semaines, les médecins légistes bruxellois appelés à travailler pour la justice et récemment, les interprètes-traducteurs se plaignent de ce que le greffe de première instance n’ait plus d’argent pour effectuer des versements vers leurs comptes bancaires.

Sans oublier les psychologues-experts, qui ne seront pas payés avant le mois de février, non plus.

2004

Richard Fournaux, flashé à 110 km/h à un endroit où il fallait rouler à 50 km/h à cause de travaux, avait d’abord contesté l’amende qui lui était infligée. Le procureur du Roi de Nivelles avait alors demandé la levée de l’immunité parlementaire de ce député. La Chambre a refusé cette demande. Mais Fournaux a décidé de payer. (LB 24/06/04)

 

2004

Les 14 Maisons de justice wallonnes en colère, LB 27/05/2004

 

Une des revendications est née de la volonté déclarée de la ministre de la Justice Laurette Onkelinx de discuter à la rentrée parlementaire des peines alternatives à la prison.

Un recours plus fréquent à ces alternatives signifie, aux yeux du personnel, une importance surcharge de travail. De plus, plusieurs membres ont expliqué que certains dossiers de délinquants sexuels étaient restés six mois dans une armoire par manque de temps pour les traiter.

 

2005

Planchar Roland, Carlier = “magouilles dignes de la mafia”, LB 27/04/2005

 

L’ancien homme fort du PS de Charleroi, dirigeant l’IOS (Intercommunale des œuvres sociales) avec son vice-président, Jean-Claude Van Cauwenberghe, a été condamné pour aux, détournement, escroquerie et corruption passive.

 

2005

Charleroi / Tribunal correctionnel – Il ‘massacre’ son grand-père : trois ans avec sursis, VA 08/06/2005

 

Tabassé par son propre petit-fils, le septuagénaire nalinnois a été retrouvé baignant dans son sang. Il avait auparavant dénoncé son petit-fils pour vol .

 

2005

Un homme d’Estaimpuis, déjà condamné par défaut à 6 mois fermes, a vu sa peine assortie du sursis par le Tribunal correctionnel de Tournai.

Il aurait tenté de la violer une jeune handicapée dans un endroit de la campagne environnante.

Les gens que nous élus pensent plus à se servir qu’à servir !

 

2005

Piret Paul, Région wallonne / L’OPW dans l’actualité des ‘affaires’, LB 08/10/2005

 

Ainsi, un déficit cumulé de 500 000 €, des remboursements de TVA à hauteur de 200 000 € à la suite d‘observations de l’Inspection des Finances.

 

2005

Spa-Francorchamps / La Région wallonne va débarquer l’organisateur Didier Dufourny, LB 09/09/2005

 

Sa société serait en faillite et un rapport secret fait état de gestion désastreuse et de détournements.

 

2005

“Affaires” wallonnes / Malaise persistant, de l’OPW à Binche, LB 17/10/2005

 

L’ex-comptable, Iulia Ursuleanu, a constaté une gestion lamentable voire quelques malversations au sein de l’OPW.

 

2005

Roland Planchar, « La carolo » assurée par … son directeur, LB 30/10/2005

 

On y assurait encore en omnium des véhicules de plus de 5 ans et même une voiture âgée de … 10 ans, par la société dirigée par Alain Carlier, directeur gérant de « La Carolo ».

 

2005

P.P., Francorchamps / Dossier encore plus pourri que prévu, LB 09/11/2005

 

Le Grand Prix pourrait coûter jusqu’à 10 millions d’euros par an au contribuable wallon jusqu’en 2010. Et l’abzence de Grand Prix ? 14 millions et quelque !

 

2005

Du rififi pour Marc de la Brassinne mais dans un tout petit verre d’eau, LB 12/10/2005

 

Condamné le 21 juin 2001 pour recel et utilisation frauduleuse de main-d’œuvre alors que, en tant qu’avocat général liégeois, il aurait dû montrer l’exemple, il reste malgré tout payé par l’Etat, avec le perfide détail que ce dossier est chez la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx (PS), dont l’époux, Me Uyttendaele, était l’avocat de l’ex-magistrat .

 

2005

Roland Planchar, « La carolo » assurée par … son directeur, LB 30/10/2005

 

On y assurait encore en omnium des véhicules de plus de 5 ans et même une voiture âgée de … 10 ans, par la société dirigée par Alain Carlier, directeur gérant de « La Carolo ».

 

2005

Fiscalité / La Cour d’arbitrage annule le taux de 90%, LB 23/06/05

 

La Cour juge ‘confiscatoire’ le décret wallon portant le taux maximum des droits de succession à 90 %.

Il faudra appliquer l’ancien taux : 80 %.

 

2005

Enquête sur l’ex-maïeur houffalois, AL 06/05/2005

 

Pour avoir sollicité la bienveillance d’un juge, José Lutgen, l’ex-bourgmestre d’Houffalize, devrait faire l’objet d’une enquête administrative.

 

sous-titre : « Une affaire de mœurs » (journaliste : Bernard Mottet)

(seulement en-dessous : on comprend : politique)

 

2005

Le guide des magouilles en Wallonie, DH 12/10/2005

 

Tubize, Charleroi, Binche, Mons, Saint-Ghislain, Waremme, La Calamine, Spa…

 

2005

LA WALLONIE EST MALADE, in : Ciné Télé Revue, 14/10/2005

 

Philippe BOULANGER (Jodoigne)

Nos hommes et femmes politiques ne savent tout simplement plus quoi faire. Entre le plan Marshall Di Rupo, la vignette Daerden, la régionalisation de la Sécu Leterme et, bien sûr, « La Carolorégienne» Van Cau, chacun y va de son couplet. Que de bruit!

Que d’inaction! Que de désarroi. Le mal wallon au­jourd’hui est autant, sinon davantage, politique que socioéconomique. Les dérives constatées à Charleroi ne sont que les symptômes d’une maladie grave et in­curable du système politique « à la belge », car la dé­mocratie est malade en Wallonie.

 

A.B. (Bruxelles)

Ce qui est frustrant dans les derniers événements politiques, c’est que les élections sont encore loin, et que, d ici là, les gens auront oublié. D’autant plus que, quand le moment sera venu de faire des promesses électorales, les hommes politiques des partis incrimi­nés ne manqueront pas de dire, la main sur le cœur, qu’ils ont bien compris « les leçons du passé» !

 

F.V. (Charleroi)

Je viens de lire votre article concernant« La Caro­lorégienne ». Quel coup de pied dans la fourmilière! Mais pensez-vous franchement que c’est le seul endroit où il y a des abus? Les membres au PS (les Petits Sour­nois, comme je les qualifie) ne valent pas moins que ceux du MR, du cdH, d’Ecolo, du FN… Toutes ces mal­versations m’écœurent et me répugnent. Il y a tant de gens dans le besoin; et ces manipulateurs, ceux qui font partie de la cour des grands, nous prennent pour des pantins! Je suis un citoyen honnête et je travaille dans le privé. Quand je dois faire des aménagements à mon domicile, acheter du matériel, offrir le restaurant, c’est dans mon portefeuille que je puise, pas dans celui de personnes défavorisées! Quelle honte! Ces politiciens sans scrupules, comment font-ils pour dormir tranquil­les? En ce qui concerne les abus de biens sociaux, il se­rait intéressant de fouiller également du côté du « Foyer marcinellois ». Par exemple, messieurs Cariat (prési­dent) et Van Dyck (conseiller communal) font effectuer des tâches, tondre la pelouse, etc., à leurs domiciles respectifs par des tierces personnes, car ils ont un em­ploi du temps extrêmement chargé. Mais ces travailleurs sont-ils bien des ouvriers extérieurs au « Foyer marcinellois », à la commune de Marcinelle? Pas si sûr…

 

2005

Philippe Lawson, F1 à Spa: une légèreté coupable, LB 22/10/2005

 

La Région se voit obligée d’injecter 15 millions d’euros à la Société de Promotion du Circuit afin que celle-ci règle le prix du plateau (13,920 millions d’euros) à Bernie Ecclestone

 

2005

F1-schandaal doet geen koppen rollen in Wallonië, DS 21/11/2005

 

2005

I.S., Un million pour le sport, DH 10/12/05

 

Une asbl carolo finance les salaires des joueurs et entraîneurs d’Action 21, de La Villette et les Dauphine notamment.

 

2005

R.A. (Namur), UNE BELGIQUE CORROMPUE, in : Ciné Télé Revue, 21/10/2005

 

Ce qui m’étonnera toujours, c’est de voir que les Wallons sont éternellement surpris lorsqu’on dé­couvre des cas de corruption. Une enquête européenne avait, il y a peu, classé la Belgique dans le trio de tête des pays européens les plus corrompus, avec l’Italie et la Grèce. L’étude révélait que ce n’était pas unique­ment les milieux politiques qui étaient mis en cause: ce mal s’étendait également à certaines administrations, et même à la justice. Souvenez-vous du fameux pro­cès de Nivelles où le président du tribunal de com­merce avait été démis de ses fonctions et condamné, si je ne me trompe. à deux ans de prison avec sursis. A cette époque, on aurait pu enquêter sur d’autres tribunaux de ce genre, comme celui de Namur, où certains cura­teurs régnaient en maîtres… Pourquoi, encore actuel­lement, refuse-t-on de fouiller dans leur comptabilité?

 

2007

Lelièvre inquiet face à l’abandon du certificat de bonne vie et mœurs, LB 12/02/2007

 

Le délégué général aux droits de l’enfant, Claude Lelièvre, s’inquiète de la disparition du certificat de bonne vie et mœurs que devaient pré­senter les candidats à un emploi impliquant une proximité avec les enfants. Pour M. Lelièvre, « les filtres à pédophiles » sont ainsi le­vés, écrit samedi « Le Soir ». En dé­cembre, le Conseil d’Etat avait déclaré illégales les circulaires ministérielles de la Commu­nauté française obligeant la déli­vrance de tels certificats pour les professionnels de l’enfance. Ce certificat imposait un avis motivé du chef de corps de la police et du bourgmestre. Il permettait de mentionner l’existence d’une inculpation pour faits de moeurs. Mais certaines enquêtes allaient trop loin. Ce certificat n’existe donc plus et le Moniteur a publié vendredi la circulaire qui substi­tue aux certificats de bonne vie et mœurs les seuls extraits du ca­sier judiciaire. Dans une lettre à la ministre-Présidente, Claude Lelièvre dit qu » il y aura des acci­dents et qu’il faut restaurer un fil­tre, sans quoi nous allons à la ca­tastrophe ». Le cabinet de Mme Arena » donne raison à Claude Le­lièvre » et fait part de son » inquié­tude face à cette situation » et de ses préoccupations à la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, dont le cabinet dit qu’une ré­flexion est en cours.            

 

2007

C. Bo., Des compensations !, DH 05/05/2007

 

D’autres lieux plus appropriés pourraient accueillir le centre fermé.

 

FLORENNES

Pas content le bourgmestre de Florennes, Sté­phane Lasseaux. C’est par les médias qu’il a appris qu’un accord avait été signé quant à l’installation en 2009 d’un centre fermé à Florennes.

« Je n’ai cessé de prendre contact avec le cabinet de la ministre Onkelinx sans recevoir d’information et voilà que j’apprends qu’un accord est signé. C’est inadmissible. Quand on vient installer quelque chose dans votre jar­din, la moindre des choses est de vous tenir au courant. »

Le bourgmestre dénonce ce man­que d’informations. « On nous a d’abord parlé d’un centre fermé pour mineurs, or il n’y aura pas que des mi­neurs. C’est donc une prison. On nous annonçait 200 mineurs pour 200 em­plois, or on retombe à 26 mineurs. »

Stéphane Lasseaux souligne éga­lement l’absurdité de construire ce centre sur la base de Florennes alors que d’autres lieux seraient plus ap­propriés et moins coûteux.

« Vous vous trouvez à côté d’un cen­tre pour réfugiés, d’une base militaire opérationnelle, donc avec un arme­ment en conséquence et d’une car­rière où se trouve un dépôt d’explosifs. De plus, la loi sur les armes, qui vient de la ministre, oblige les détenteurs d’armes à s’inscrire dans un stand de tir. Depuis l’entrée en vigueur de la loi, plus de 450 personnes se sont inscrites au stand de la base. Mais pour cons­truire le centre fermé, ce stand va être rasé. Où vont aller tous ces gens ? »

Le bourgmestre propose la ca­serne de Baronville, dont les bâti­ments pourraient accueillir immé­diatement les mineurs, ou encore l’aile nord de Florennes, décentrée par rapport au centre-ville.

« Et si nous devons accepter la cons­truction du centre fermé, nous vou­lons de compensations. Car nous ne savons pas assurer des services de sé­curité et de secours supplémentaires sans aide. Nous sommes nous-mêmes en sous-effectifs. »