L’armée belge face à une régionalisation catastrophique…

1988

Roger Rosart, désertion, spécialité des francophones, LB 12/7/1988

 

“Les miliciens du sud du pays abandonnent leur caserne deux fois plus souvent que les néerlandophones. Pour toutes sortes de raisons.”

 

1990

L’importante défection des officiers wallons, LB 11/12/1990

 

62 % de néerlandophones contre 38 % de francophones.

chez les lieutenants et les capitaines: 70 – 30.

 

1993

Gérard MOTTEQUIN (Houdeng-Aimeries), Une caserne à Ath, LB 10/02/1993

 

Dans un but d’économie budgétaire notre ministre de la Défense nationale, le caporal honoris causa Delcroix se propose de faire construire une caserne à Ath, fief du président Spitaels.

Il y aurait trop ces bâtiments militaires!

A quelques kilomètres d’Ath, la ville de Tournai possède deux casernes presque vides : la caserne Rucquoy et caserne St-Jean. Avant la guerre 1940 la première était occupée par trois bataillons du 3e chasseurs à pied et la compagnie école, tandis que la seconde l’était par le 4e bataillon des chasseurs à pied et deux groupes du 11e d’artillerie.

Plusieurs générations de militaires y ont appris le métier des armes, ils n’en sont pas morts pour cela.

Ces casernes auraient peut-être besoin d’un peu d’aménagement. Mais pourquoi une nouvelle caserne à Ath ??? Sans doute pour disposer de troupe pour assurer la garde devant la maison présidentielle !!!

On se pose dès lors la question : si dans deux ou trois ans la charge de président de la Wallonie passait entre les mains de M. Busquin ou de M. Urbain, devrait-on construire une caserne à Feluy et à Boussu?

Et toutes ces fantaisies devant les yeux éberlués de nos marionnettes parlementaires !!!

 

 

1994

Tout terrain…, LB 31/03/1994

 

Décidément, le débat sur les commandes militaires, leurs caserne compensations et les commissions d’enquête parlementaire             peu de ces n’est pas neuf. Nous sommes ainsi retombés sur une « Journée » du 24 janvier 1985. Qui nous apprend que, l’époque, deux députés PRL, MM. Militis et Petitjean, avaient conçu le projet de proposer une commission d’enquête parlementaire sur la non-exécution du marché de commande des véhicules tout terrain pour l’armée qui la avait pris un fameux retard. Ils en furent vivement dissuadés par un coup de téléphone venu « d’en haut » (quelque chose, à notre avis, comme le cabinet du vice-Prernier ministre Gol, très téléphomaniaque à ses, heures). Et on leur promit qu’une décision interviendrait dans les deuxjours. Il fallut, en réalité, attendre encore six mois avant que le ne se décide our les gouvernement social-chrétien / libéral   Iltis-Bombardier… et leurs compensations. Et neuf ans avant qu’une commission parlementaire d’enquête ne s’intéresse à cet achat.

 

2006

Six avions belges au sommet de Riga !, in : LB 30/01/2006

 

Ce n’est finalement pas trois (LLB 29111 ), mais six avions de la Force aérienne belge qui ont été mobilisés pour le sommet de l’Otan. Car outre ceux qui ont transporté Guy Verhofstadt, Karel De Gucht (en provenance de Minsk) et André Flahaut, il y avait également celui du général August Van Daele et deux autres affrétés pour transporter du personnel de l’Otan. Embarras dans l’entourage du Premier ministre, où l’on explique qu’André Flahaut n’a accepté qu’à la dernière minute de participer au dîner des ministres de la Défense de l’Otan. A Riga, André Flahaut n’a fait aucune déclaration à la presse. (Ch. Ly.)

 

2006

L’armée trop « belge » pour le SP.A?…, LB 14/02/2006

 

LA REVENDICATION EST AUSSI VIEILLE QUE LE PARTI : le SP.A veut, à en croire le « Morgen », supprimer, à terme, l’armée belge ! Pour le président Johan Vande Lanotte, l’ABL ne devrait plus compter que 20000 personnes dans dix ans. Et une bonne partie du budget devrait aller à la coopération au développement. Lorsqu’on évoque les engagements au sein de l’Otan, le « voorzitter » avance que demain l’armée sera européenne ou ne sera plus. Et si cette revendication avait un fumet de séparatisme feutré ? Et si Vande Lanotte voulait supprimer en « stoemelings » un autre ciment belgo-belge… ? Ce serait en tout cas dans la ligne d’un socialisme plus flamand lié aux nationalistes de Spirit, tout aussi antimilitaristes de principe. Si le ministre de la Défense rappelle que la question n’est pas à l’ordre du jour « puisque le gouvernement actuel prévoit déjà une diminution des cadres », le président de la Commission éponyme de la Chambre, Philippe Monfils, n’est pas loin de le penser et « descend » l’idée au bazooka: « c’est excessif et donc insignifiant, ma première réaction est d’en rire ». Le député MR estime cependant que « cette politique du fusil brisé » risque de nuire à la Belgique au niveau international. Car pour qu’il y ait une défense européenne, il faudra toujours compter sur une coopération entre Etats nationaux. « La pêne de l’armée belge signifierait la perte d’un poids important dans la politique étrangère belge, d’autant que la Belgique est toujours plus intégrée dans des opérations extérieures » ajoute-t-il. Pour Philippe Monfils, la Belgique se tirerait une balle dans le pied à l’heure où « elle revendique d’être le centre d’une future défense européenne ». De son côté, le CDH trouve la proposition saugrenue eu égard aux missions de l’armée.

… mais le CD&V et le VLD ne le suivront pas!

 

ON ATTENDAIT AVEC UN CERTAIN INTÉRÊT les réactions des partis fla­mands. Pour le CD&V, la proposition est « un non-sens pur et simple ». Si elle devait devenir une réalité, « ce ne serait pas sans conséquences pour la Flandre: rien que dans le Limbourg, la Défense est le plus gros employeur  • avec 6 666 personnes. » Pour le VLD, les idées de M.Vande Lanotte sont « prématurées » et « réduire déjà l’armée de moitié ne serait pas un signe positif dans l’optique de la création d’une armée européenne. » Bref, il n’est qu’Ecolo pour soutenir l’idée. « On a bien compris, après le conflit de l’ex-Yougoslavie, à quel point cela était nécessaire », a souligné sa secrétaire fédérale Isabelle Durant.  Groen! est également enthousiaste.