La Belgique régionalisée : une catastrophe politique au niveau des relations internationales...

1983

Traités internationaux : qui est compétent en Belgique ?, LB 13/05/1983

 

Le ministre des Relations ext√©rieures, M. L. Tindemans, a remis et comment√© √† la presse, mercredi en fin d’apr√®s-¬≠midi, le document concernant la comp√©tence des Communaut√©s et des R√©gions dans le domaine des relations internationales qui a √©t√© approuv√©, vendredi dernier, par le Conseil des ministres et qui vient d’√™tre transmis aux Ex√©cutifs en vue d’une prochaine concertation.

 

¬ę Il ne s’agit pas d’inter¬≠pr√©ter la r√©forme de l’Etat, ni de prendre des posi¬≠tions politiques, mais bien d’apporter une r√©ponse pragmatique aux questions qui se posent actuel¬≠lement, a expliqu√© M. Tindemans qui estime qu’il y va de l’honneur de la Belgique puisque cinq pays (notamment l’Inde, la R.D.A. et l’U.R.S.S.) ont refus√© de signer les proc√®s-verbaux, de commissions mixtes parce qu’ils n’√©taient pas con¬≠tresign√©s par un ministre national ou par un ambas¬≠sadeur..

 

Le document pr√©sent√© par M. Tindemans se bas√© sur l’avis des plus grands sp√©cialistes en droit international car, a indiqu√© le ministre, ¬ęla proc√©dure tendant √† la conclusion des trait√©s internationaux implique une interaction mutuelle de l’ordre interne et de l’ordre international et il est donc im¬≠p√©rieux de se r√©f√©rer au droit international public pour exa¬≠miner le probl√®me pos√©.

Et de souligner que l’Etat belge seul est un sujet de droit international et que lui seul, peut donc engager notre pays dans l’ordre international.

¬ęLe r√īle de 1’Etat central quant √† la conclusion des trait√©s internationaux est confirm√© par la convention de Vienne sur le droit des trait√©s du 23 mai 1969¬Ľ, a aussi soulign√© le minis¬≠tre des Affaires ext√©rieures qui a regrett√© qu’on dit fait des amalgames avec le congr√®s de Vienne, en 1815. ¬ęL’article 59bis pr√©voit que les Conseils des Communaut√©s r√®¬≠glent par d√©cret la coop√©ration internationale en mati√®re cultu¬≠relle, d’enseignement (dans certaines limites) et dans les mati√®res personnalisables¬Ľ, a reconnu M. Tindemans, et il est pr√©vu que l’assentiment √† tout trait√© ou accord relatif √† cette coqperation internationale est donn√© par les Conseils des Communaut√©s. Mais l’article 81 de la loi de 1980 ajoute que, dans les mati√®res qui rel√®vent de la comp√©tence du Conseil, son ex√©cutif est ¬ęassoci√©¬Ľ aux n√©gociations des accords, le Roi restant le seul interlocuteur, sur le plan international, dans le respect de l’article 68,de la Constitution¬Ľ, a encore insist√© le ministre.

 

Conclusion de M Tindemans: le chef de l’Etat et son ministre des Affaires √©trang√®res restent¬† seuls, comp√©tents pour conclure des trait√©s inter¬≠nationaux, d’une part, et les Communaut√©s ont, en vertu de la Constitution, une comp√©ten¬≠ce sur le plan international dans les mati√®res relevant de leurs attributions : la voie de la conciliation est donc n√©cessai¬≠te. Elle est aussi possible.¬†¬Ľ

M. Tindemans a aussi souli­gné que les Exécutifs doivent être associés à la négociation des traités internationaux rele­vant de leur compétence mais les modalités sont à préciser. Les pleins pouvoirs requis pour signer un traité ne peuvent par ailleurs, selon lui, être délivrés que par le Roi, sous la respon­sabilité du ministre des Affaires étrangères.

Reste à déterminer par qui l’assentiment doit être donné : par le Conseil des Communau­tés, par voie de décret, norma­lement.

Quant √† la ratification, elle doit, puisqu’aucune modifica¬≠tion n’a √©t√© apport√©e aux dispo¬≠sitions l√©gales, √™tre donn√©e par le Roi, le ministre des Affaires √©trang√®res contresignant le document.

¬ęCes diff√©rentes remarques¬† ne concernent que la conclusion des trait√©s¬Ľ, a tenu √† pr√©ci¬≠ser M. Tindemans. ¬ęElles n’emp√™chent pas les Commu¬≠naut√©s de d√©velopper une acti¬≠vit√© internationale¬† en tant que personnes juridiques de droit public, √† la condition que les pr√©rogatives du Roi soient res¬≠pect√©es¬Ľ.

 

1985

Strasbourg: bataille autour du drapeau belge, LB 03/1985

 

“Jeudi matin, sur l’esplanade du palais de l’Europe, √† Strasbourg, le p√®re Jef Ulburghs, d√©put√© europ√©en a amen√© le drapeau belge et d√©ploy√© une banderole antimissiles en pr√©sence du pr√©sident du SP, M. Van Miert, de Mmes Van Hemeldonck (SP), Anne-Marie Lizin (PS), MM. Vandemeulebroucke et Kuijpers (VU) et M. Fran√ßois Roelants du Vivier (Ecolo).”

“La mise du drapeau en berne √©tait un geste symbolique repr√©sentant pour eux “un dernier appel lanc√© au Premier ministre Martens pour qu’il d√©plore les euromissiles en Belgique.”

La TV am√©ricaine √©tait pr√©sente et 20 parlementaires europ√©ens d’autres pays.

Imm√©diatement apr√®s cette manifestation, G√©rard Deprez hissa √† nouveau, patriotiquement le drapeau et d√©clara:”Il est inadmissible que d’aucuns estiment devoir se valoriser en ternissant l’image de la Belgique √† l’√©tranger.”

 

1988

Jacques De Thier (ambassadeur honoraire), Les relations extérieures de la Belgique, LB 26/11/1988

 

Le transfert de certaines com¬≠p√©tences du gouvernement national belge aux gouvernements r√©gionaux peut avoir des cons√©quences regrettables pour la repr√©sentation et le cr√©dit de la Belgique √† l’√©tranger.

En vertu du droit et des usages internationaux, les rap­ports entre

Etats s’exercent par ¬†l’interm√©diaire des gouverne¬≠ments nationaux qui

√©changent entre eux des missions diplomatiques.¬† Qu’il s’agisse

d’√Čtats centralis√©s, ou f√©d√©r√©s, les rap¬≠ports entre eux doivent

normalement passer par la voie diplomatique.

Dans le cas d’Etats f√©d√©raux le statut des repr√©sentants r√©¬≠gionaux peut poser des probl√®¬≠mes d√©licats.¬† Nos gouverne¬≠ments r√©gionaux voudraient que leurs repr√©sentants √† l’√©tranger ne rel√®vent pas des ambassadeurs;¬† ils envisagent m√™me de r√©clamer le droit de conclure des trait√©s, qui jus¬≠qu ici appartient au Roi en ver¬≠tu de notre Constitution.

Si la Belgique s‚Äôengage dans cette voie, elle aura en fait trois services diplomatiques distincts relevant de trois ministres ind√©pendants les uns des autres.¬† Cette situation serait contraire √† la bonne organisa¬≠tion d’une politique √©trang√®re et aux usages en vigueur dans le domaine international.¬† Il reste √† voir quel accueil les gouver¬≠nements des pays √©trangers r√©¬≠serveront aux agents belges en¬≠voy√©s par nos gouvernements r√©gionaux.

Ces r√©formes, r√©v√©latrices des divisions entre nos conci¬≠toyens, ne contribueront pas √† relever le cr√©dit de norte pays l’√©tranger.¬† Monsieur Raymond Barre, dans l’interview qu’il a donn√©e r√©cemment √† ¬ę L’heure de V√©rit√© ¬Ľ de la seconde cha√ģne de la T.V. fran√ßaise, ne disait-il pas que trois pays sont au¬≠jourd’hui ingouvernables l’Italie, Isra√ęl √®t la Belgique.

La Belgique √† eu jusqu’ici un tr√®s bon service diplomatique.¬† Ses membres sont recrut√©s par un concours s√©v√®re, accessible uniquement √† des Belges munis de dipl√īmes universitaires.¬† L’entente r√®gne entre eux, quel que soit leur r√īle linguistique.

Mais la r√©forme qui se pr√©pare inqui√®te et d√©courage, pas mal d’entre eux.¬† Elle jette le probl√®me dans l’administra¬≠tioin et au lieu de stimuler la coop√©ration, elle risque d’ac¬≠centuer les divergences.

Il importe que nos concitoyens soient informés, de la portée de cette réforme et des dangers de ce bouleversement de la représentation de notre pays dans le monde.

 

1988

La Communauté et la Région à l’étranger, LB 09/07/1988

 

Les ex√©cutifs de la Communaut√© fran√ßaise et de la R√©gion wallonne se sont mis d’accord sur les lieux d’implantation de leurs repr√©sentations √† l’√©tranger.¬† Ainsi, la Communaut√© et la R√©gion auront dor√©navant une repr√©sentation officielle permanente aupr√®s de la C.E.E. Poste commun aussi √† Dakar.

A Tunis et √† Rome, seule la Communaut√© fran√ßaise sera repr√©sent√©e tandis qu’au Maryland (Etats-Unis), la repr√©sentation de la R√©gion wallonne sera autonome.

Rappelons qu’il y a d√©j√† un d√©l√©gu√© g√©n√©ral de la Communaut√© fran√ßaise √† Paris et √† Gen√®ve, aupr√®s des organisations internationales.¬† A Kinshasa, la Communaut√© a d√©j√† sa repr√©sentation et √† Qu√©bec, Communaut√© et R√©gion ont, chacune, leur repr√©sentant.

La Communaut√© se t√Ęte encore √† propos de l’ouverture ou non d’un poste en Am√©rique latine tandis que la R√©gion aurait des ambitions √† Alger.

Tous ces postes, √† l’exception des postes de d√©l√©gu√©s, seront confi√©s √† des attach√©s qui ont r√©ussi le concours organis√© il y a peu sous le contr√īle du Secr√©tariat permanent au recrutement.

A signaler que MM.  Grafé et liénard, respectivement . chargés des

relations internationales à la Communauté et à la Région, étudieront

avec M. Tindemans les modalit√©s pratiques d’installation de ces

divers postes internationaux.  Les deux ministres sont aussi décidés

à oeuvrer dans le cadre constitutionnel belge et conformément au

droit international.  Sans peur mais sans dérapages.  Du moins on

l’esp√®re…

 

José Happart le fait-il exprès ?

 

Mardi, Jos√© Happart √©tait ravi de d√©terrer de vieux souvenirs et de r√©v√©ler, historien √† l’appui, que les familles des quatre victimes des incidents de Gr√Ęce-Berleur le 30 juillet 1950 ne s‚Äô√©taient jamais constitu√©es partie civile et que le dossier r√©pressif avait √©t√© class√© sans suite. ¬†En cette p√©riode riche en dossiers li√©geois pourris et en r√©v√©lation de scandales, il pensait apporter sa petite touche au tableau. Il a perdu une bien belle occasion de se taire.

Me Derwael, avocat au barreau de Li√®ge, s’est empress√© de signaler que l’avocat des familles, c’√©tait lui; qu‚Äôun jugement contradictoire de non-lieu avait bien √©t√© rendu le 23 juin 1955 apr√®s une instruction approfondie men√©e par le juge Capelle.

Ce n’est pas tout¬†! Le pr√©sident de la chambre des mises en accusation de la cour d’appel de Li√®ge, qui a rendu ce jugement, n’est autre que… le grand-p√®re de l’historien (Thierry Goossens) qui annon√ßait mardi, aux c√īt√©s de Jos√© Happart, que l’affaire avait √©t√© myst√©rieusement √©touff√©e!¬† Me Derwael n’est toujours pas revenu de la l√©g√®ret√© – voire – de l’amn√©sie de Jos√© Happart et de ses airs, mais il ne sera pas seul!

 

1989

Ren√©e-Anne Gutter, Pas d’universitaires palestiniens en Belgique, LB 02/11/1989

 

“Ceux que la r√©gion wallonne a officiellement invit√©s n’ont pas re√ßu leur laissez-passer isra√©lien …”

4 personnalit√©s de l’universit√© de H√©bron, dont le Dr. Nabil Djabri, consid√©r√© par les autorit√©s isra√©liennes comme un des meneurs de l’intifada, avaient √©t√© invit√©es, par le secr√©tariat-g√©n√©ral aux relations culturelles internationales de la r√©gion wallonne, √† visiter la semaine prochaine diverses universit√©s en Belgique (ULB, UCL, Gembloux) en vue d’√©tablir des √©changes permanents.

 

1990

Le Pen contre Happart, Crachats, gifle, coups, LB 14/06/1990

 

Un v√©ritable pugilat a oppos√©, mercredi, Jean-Marie Le Pen et Bernard Antony √† Jos√© Happart.¬† Ce dernier a re√ßu des coups et en a donn√©, raconte notre correspondant √† Strasbourg. C’est dans le restaurant des parlementaires que s’est produite cette bagarre qui restera longtemps dans la chronique du Parlement europ√©en.

Les d√©put√©s du Front national avaient, en effet, choisi d’aller au restaurant plut√īt que d’√©couter le discours de Nelson Mandela dans l‚Äôh√©micycle.

En passant pr√®s de leur table, √† l‚Äôissue de la s√©ance, Robert Krieps (socialiste luxembourgeois) s‚Äôest permis une petite¬† pique: ¬ę La visite de Nelson Mandela ne vous a pas coup√© l‚Äôapp√©tit¬Ľ.¬† Pendant que Le Pen ordonnait √† un huissier de sortir l’ancien ministre luxembourgeois, qu’il ne (re)connaissait pas, son colistier, Bernard Antony, aurait carr√©ment trait√© ce dernier de ¬ę chien ¬Ľ.

C’est l√† qu’intervient, raconte toujours notre correspondant, le fougueux Fouronnais Jos√© Happart qui, tout en demandant √† l’huissier de ne pas intervenir, fait remarquer √† Jean-Marie Le Pen que ¬ęnous ne vivons pas encore dans un Etat de dictature ¬Ľ.

Le chef de file de l’extr√™me droite le taxe alors de ¬ę con et de crapule ¬Ľ, ce √† quoi le p√®re du porc-√©pic r√©pond par ¬ę Et vous √™tes un gueux! ¬Ľ

Le Pen, raconte toujours notre correspondant, crache dans la direction de Jos√© Happart sans pour autant l’atteindre, ce qui conduit ce dernier √† lui dire¬†: ¬ę Non seulement vous √™tes malpoli mais en plus maladroit. ¬Ľ Un deuxi√®me crachat atteint par contre le d√©put√© belge au visage. Qui le renvoie en direction de son auteur d’un geste de la main…

Ne pouvant certainement tol√©rer cette derni√®re insulte √† son chef supr√™me, Bernard Antony se l√®ve et gifle le rebelle fouronnais.¬† C’en est trop : Jos√© Happart gratifie alors son

¬ę interlocuteur ¬Ľ d‚Äôun coup de poing et lui envoie son pied dans l’endroit le plus sensible de sa personne.¬† Huissiers et d√©put√©s s√©parent alors les protagonistes.

Comme quoi le Parlement europ√©en n’est pas n√©cessairement ce havre de paix dont parlait le matin m√™me le leader de l’ANC‚Ķ

 

1991

Christophe Lamfalussy, Scepticisme des 12 √† l’√©gard de la Belgique, LB 08/10/1991

 

Suivant les Britanniques, “comment la Belgique peut-elle professer l’Union politique dans la Communaut√© europ√©enne (…) tout en √©tant, par ailleurs, incapable de trouver un terrain d’entente entre ses r√©gions?”

 

1991

Voyage pédagogique au Québec avec la FRW (Fond rural de Wallonie), AL 28/10/1991

 

1991

Christian Laporte, Francophones de partout au Québec, LS 15/06/1991

 

“On notera qu’une d√©l√©gation de parlementaires wallons et bruxellois se d√©placera officiellement sur la rive droite du Saint-Laurent.”

 

1991

Vincent Henderick, ¬ę Parler d’une seule voix √† l’√©tranger¬Ľ, LB 18/03/1991

 

L’ambassadeur honoraire M. Standaert* plaide contre le ¬ę droit de traiter ¬Ľ pour les R√©gions et les Communaut√©s

 

– F√©lix Standaert: la troi¬≠si√®me phase de la r√©forme de l’Etat est √† l’ordre du jour avec comme premier dossier le droit pour les Communaut√©s et les R√©gions de conclure des trait√©s.

¬†Comment envisagez-vous les nations ext√©rieures d’un Etat f√©d√©ral ?

– Au plan des relations √©trang√®res, un Etat f√©d√©ral est un Etat.¬† Et ce sont les Etats qui sont membres de la Communaut√© internationale.¬† Le fait d’√™tre f√©d√©ral ou unitaire n’a aucune importance.

 

РLes Communautés et Régions doivent-elles avoir voix directe au chapitre international ?

– Non.¬† Si elles interve¬≠naient de mani√®re directe, nous ne serions plus dans un Etat f√©d√©ral mais dans un syst√®¬≠me conf√©d√©ral.¬† Il faut savoir ce que l’on veut et ce que les mots ¬ę Etat f√©d√©ral ¬Ľ signifient.¬† Sur le plan international, je le r√©p√®¬≠te, c’est l’Etat qui est responsa¬≠ble.¬† Pas les Communaut√©s, ni les R√©gions.

 

CONCERTATION

 

– Comment d√®s lors conci¬≠lier les volont√©s des Commu¬≠naut√©s et des R√©gions √† √™tre re¬≠pr√©sent√©es √† l’√©chelon international¬†?

– Pour r√©soudre le probl√®me des relations ext√©rieures de l‚ÄôEtat f√©d√©ral, il faut envisager un mod√®le de coop√©ration in¬≠terne d’une grande clart√© et d’une grande coh√©rence.¬†

Pre¬≠mier principe, l‚ÄôEtat f√©d√©ral, dans ses relations ext√©rieures, parle d‚Äôune seule voix. Ensuite, et ce principe est aussi important que le pr√©c√©dent, la pr√©paration de la voix unique avec laquelle l’Etat f√©d√©ral s’expri¬≠me √† l’√©tranger doit se faire en pleine association avec toutes les composantes de celui-ci. Il faut qu‚Äôil y ait une coop√©ration compl√®te et intime des R√©gions et Communaut√©s, avant que l‚ÄôEtat ne se manifeste sur la sc√®ne √©trang√®re.

 

– Vous n’√™tes donc pas favorable √† ce que les Communaut√©s et r√©gions aient le droit de conclure des trait√©s¬†?

– Non, je n’y suis pas favo¬≠rable.¬† Dans les autres f√©d√©ra¬≠tions, le trait√© est r√©serv√© √† l’Etat f√©d√©ral.¬† L’article 68 de la Constitution conf√®re au Roi le droit exclusif de signer les trait√©s doit √™tre maintenu tel quel.¬† Selon moi, R√©gions et Communaut√©s ne peuvent que conclure des¬† conventions trans¬≠nationales qui rel√®vent de leurs comp√©tences. Mais c’est ce qu’elles font d√©j√†…

 

MODELE ALLEMAND

 

Quel modèle de concertation envisagez-vous ?

–¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† – Il existe de nombreuse formules.¬† Cette concertation doit commencer tr√®s t√īt et tr√®s en amont de la prise de d√©ci¬≠sion. Et si, dans certains domaines, il est opportun que les Communaut√©s et R√©gions particip¬≠ent aux r√©unions internationales aux c√īt√©s du repr√©sentant national, il convient de ne pas multiplier les si√®ges de la repr√©sentation belge. Il faudrait que les Communaut√©s et les R√©gions se mettent ensemble pour d√©signer, en alternance, un seul repr√©sentant. C‚Äôest une pratique courante dans la R√©publique f√©d√©rale allemande.

–¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† ¬†

Quel est pour vous l’exemple √† suivre¬†?

РJe crois que nous avons beaucoup de choses à apprendre de la République fédérale.

 

*Ambassadeur honoraire, auteur¬†¬†¬†¬†¬†¬† du rapport du groupe Coudenberg¬†¬†¬† ¬ę Les relations ext√©rieure dans la Belgique f√©d√©rale ¬Ľ.

 

1993

Willy Burgeon nous révèle l’Asie .., LB 29/09/1993

 

Avant leur parution dans ¬ę La Pl√©iade ¬Ľ, avec une pr√©face de Kim Il-Sung, les ¬ęImpressions d‚ÄôAsie ¬Ľ de Willy Burgeon ont trouv√© place dans le num√©ro d’octobre prestigieux ¬ę¬†Echos du Parlement et du Conseil r√©gional wallon ¬Ľ qu‚Äô√©dite avec amour le pr√©sident du Conseil en personne.

 

On les attendait avec impatience, ces ¬ę impressions ¬Ľ, non pas parce qu‚Äôelles sont l’unique aboutissement d”un co√Ľteux -pour le contribuable s’entend – p√©riple √† P√©kin, Hong Kong et S√©oul, mais parce que, comme on va le voir, elles r√©volutionnent les connaissances dont on disposait jusqu’ici sur le sujet.

 

A P√©kin, le perspicace √©missaire de la Wallonie libre rel√®ve, en effet, la construction ¬ę¬†de buildings de grande dimension ¬Ľ, mais aussi , un trafic sans cesse croissant ¬Ľ qui ¬ę bloque la ville √† certaines heures ¬Ľ ! A Hong Kong, l‚ÄôAlbert Londres binchois note ¬ę¬† l’activit√© presque inhumaine et la sp√©culation intense qui y r√®gnent tant dans le secteur de 1a fi√ģnance que dans les magasins √† textile (sic), la rue, le prot de p√™che ou le bidonville, aquatique (sic)¬†¬Ľ, ainsi que l‚Äôimpact ¬ę¬†des zones riches du sud de la Chine¬†¬Ľ comme ¬ę¬†Tsien-Tsien¬†¬Ľ (‚Ķ).

 

… et instruit nos diplomates

 

¬ę Combien ¬Ľ est assur√©ment le mot juste.¬† Mais que se rassurent ceux qui trouveraient que cette th√®se de doctorat ne m√©ritait peut-√™tre pas le d√©placement.

Willy Burgeon a, en effet, profit√© du voyage non seulement pour ¬ę¬†bien poser (sic) la Wallonie sur la sc√®ne internationale¬†¬Ľ mais aussi pour ¬ę¬†instruire nos diplomates du fonctionnement des institutions nouvelles¬†¬Ľ¬†! (‚Ķ)

 

1993

John Erler, Willy Burgeon, /pr√©sident PS du Conseil R√©gional Wallon/, Kim II-Sung m’a dit, LB 17/03/1993

 

(liens avec la Corée du Nord)

Une dictature stalinienne que Washington range au nombre des 6 “Etats terroristes” (avec la Libye, l’Iran, l’Irak, la Syrie et Cuba)

 

1993

J.E., Qui repr√©sentera les francophones √† l’Ile Maurice?, LB 01/02/1993

 

“Guy Spitaels revendiquerait la repr√©sentation, √† l’√©tranger, de tous les francophones.¬† Michel Lebrun ne serait nullement d’accord.”

 

2004

Christophe Lamfalussy, Union europ√©enne ‚Äď Conseil des ministres / Les Belges, champions de l‚Äôabsent√©isme, LB 21/05/2004

 

Selon le d√©put√© europ√©en Jacques Floch, les ministres belges ‚Äď suivis de leurs coll√®gues fran√ßais,¬† danois et autrichiens, sont plus, souvent que les autres, absents lors des r√©unions de l‚ÄôUE.

Les diplomates belges estiment que certains ministres privilégient le coup médiatique, la déclaration qui fait mouche au JT.

Ils estiment aussi que l’absentéisme des ministres belges conduit à une perte d’influence du pays dans les affaires européennes.

Quand le ministre est absent, c’est en effet le Représentant permanent qui prend sa place. Le diplomate se retrouve dans un aréopage de ministres rompus à la négociation politique. Si le sujet est important pour le pays, il se sent démuni et isolé.

 

2005

Martin Buxant, Union européenne / Les Belges absents des chaises musicales, LB 08/11/2005

 

Pas de Belge parmi les nouveaux directeurs de l’administration européenne.

La faute au manque de lobbying des autorités belges, regrettent des fonctionnaires .

 

2007

“Nous esp√©rons fort que la Belgique et les trois R√©gions du pays maintiendront leur niveau de solidarit√©. C’est de la plus haute importance, pour l’Europe aussi.”

JOS√Č MANUEL BARROSO Pr√©sident de la commission (au “Standaard”).

(LB 06/10/2007)

 

2008

R√ČGION / En Syrie, Happart f√Ęche De Gucht, in¬†: AL 21/05/2008

 

Le ministre des Affaires √©trang√®res, Karel De Gucht, a d√©plor√© hier qu’une d√©l√©gation du Parlement wallon conduite par Jos√© Happart se soit rendue en Syrie les 18 et 19 mai sans consultation pr√©alable avec le SPF (Service public f√©d√©ral) Affaires √©trang√®res, et y ait eu des contacts avec les autorit√©s syriennes. Selon De Gucht, Happart y a fait des d√©clarations qui ne sont pas conformes √† la politique de la Belgique et de l’Union europ√©enne envers ce pays.

Le ministre des Affaires √©trang√®res ajoute qu’il ¬ę insiste sur l’importance d’une action coordonn√©e de l’Union europ√©enne dans le domaine de la politique ext√©rieure. Ceci vaut en particulier pour la probl√©matique du Moyen-Orient, la situation d√©licate au Liban et le r√īle qu’y joue la Syrie¬Ľ, souligne-t-il. Il reproche notamment √† la d√©l√©gation wallonne d’avoir exprim√© ¬ęun appui √† la politique syrienne¬Ľ et ¬ęle vŇďu, au nom de la Belgique, d’un resserrement des liens bilat√©raux¬Ľ, que le chef de la diplomatie juge totalement inconciliable avec la politique men√©e par Damas qui soutient notamment le Hezbollah chiite libanais.

 

1996 - Jean-Matthieu Jonet (Wezembek-Oppem) - Quelle est la crédibilité internationale de la Belgique?

(LB, 31/01/1996)

2015 - La Grande R√©gion, un machin o√Ļ certains responsables politiques jouent au petit chef d'Etat

(VA, 21/11/2015)

2016 - La Grande Région - Puisqu'on vous dit que certains jouent au petit chef d'Etat...

(VA, 21/12/2016)