1982

Qui n’a pas son aéroport régional?, LB 27/08/1982

 

“Liège et Anvers, par exemple, militent pour leur lignes régionales, vers Londres ou vers Amsterdam.  Partout, l’exploitation est déficitaire et l’on ne peut pas dire que les passagers se bousculent.

A trois-quart d’heure pour l’une, une demi-heure pour l’autre, de Bruxelles-national par la route, c’est faire payer fort cher à la communauté un peu de facilités pour quelques-uns et un peu de prestige pour la ville et, peut-être, la (sous-)région.”

 

1989

Michel Hubin, Rêve fracassé à Liège: il n’y aura jamais de transport automatisé urbain des ACEC, LS 11/05/1989

 

/ = le TAU/ (/ conçu par les ACEC et la BRUGEOISE & NIVELLES /

“Les impasses budgétaires de la régionalisation ont achevé de couler ce projet de vitrine technologique des industries wallonnes: il n’y aura pas de TAU.”

 

1990

L’empereur d’Ath, le TGV…, LB 12/04/1990

 

Lundi et mardi, la SNCB et la SNCF avaient invité tout un groupe d’élus locaux du Hainaut, ainsi que des représentants du monde agricole et de mouvements de défense de l’environnement à un voyage d’étude sur le tracé du TGV atlantique jusqu’au Mans.  Un voyage instructif à plus d’un titre, que nous relatons par ailleurs.

Mais, ce qui ne manque pas de piquant, c’est que l’opposition libérale de Chièvres, commune voisine-d’Ath, n’a pas raté l’occasion pour distribuer un petit texte signalant que ce bon M. Spitaels (bourgmestre d’Ath et président du PS) tente de faire déplacer de 400 mètres l’éventuel tracé du fameux train, justement vers les communes de Chièvres et Brugelette, afin d’éviter le passage sur « ses terres ».

 

… et sa « base » mayorale

 

Les libéraux de Chièvres visent, bien sûr, « leurs » socialistes locaux au pouvoir, en demandant s’ils allaient « une fois de plus se plier au diktat de leur patron ». Le bourgmestre, Mme Jeanne Andrée, ne s’est pas laissé conter fleurette sur cette question.  Avec une belle sérénité, elle ne cache pas que, après qu’elle eut protesté contre l’attitude de son président de parti, on lui avait refusé sa candidature au comité des femmes fédérales.  Il y a bien eu machine arrière des responsables socialistes après coup, ce qui ne change rien à la haute valeur symbolique du geste.  Et Mme Andrée de préciser qu’elle s’opposera à la démarche de Guy Spitaels : « Si le TGV passe, c’est de la dictature. »

Un propos largement relayé par d’autres élus locaux qui ne se sont pas privés

d’insister eux aussi sur ce que. nous appellerons, par pudeur, les

dysfonctionnements du PS.

 

1991

André Baudson sonde … pour la bonne cause, LB 22/10/1991

 

“L’exécutif régional wallon a autorisé M. Baudson à entamer une étude qui doit aboutir à l’allègement du trafic dans l’agglomération liégeoise.  … l’enquête a débuté le 9 septembre et le sondage autoroutier (et autoritaire) en constitue l’un des éléments.”

méthode: aux heures de pointe, sur les autoroutes menant à Liège:

des gendarmes motocyclistes arrêtent une vingtaine de voitures et les dirigent vers une zone de parcage.

Stoppés, des “sondeurs” vous demandent notamment d’où vous venez et où vous allez.  “Si vous rechignez un peu, on vous répondra que l’opération est commanditée par le ministère des transports.  Sans pouvoir être plus explicite…”

‘Les gendarmes ne vous “libéreront” qu’au signal du “chef-sondeur”.’

 

1991

J.-Chr. Herminaire, Léon, trente années à écluser la Sambre et à regarder passer les bateaux, VA 27/05/1991

 

“Le ministre Baudson en est persuadé: l’avenir de la Wallonie passe immanquablement par le transport fluvial, d’où une politique volontariste en matière d’investissements.  Pour l’heure, le commerce semble pourtant avoir déserté nos voies navigables.”

“La gestion du trafic sur la Sambre dépend de l’office de la navigation dont le siège est … à Liège.  paradoxe qui découle de la régionalisation.  En 1977, l’Office, structure nationale créée avec le canal Albert, est divisé.  il subsiste sous ce nom en Wallonie et reçoit la gestion de certaines voies navigables: le canal Albert sur sa partie wallonne, le canal de l’Ourthe et son prolongement direct: la Sambre.  Le reste des cours d’eau wallons demeure géré par le département Voies hydrauliques du ministère des Travaux publics.  Tout ce qui est travaux et investissements sur l’ensemble du réseau est également à charge du ministère.”

 

1991

Jean-Claude Matgen, Inondations: la haute Meuse commence à respirer,n LB 8/01/1991

“Les ascenseurs de Strépy et l’aménagement de nouveaux gabarits du canal Albert en aval de Liège ont mangé quelques milliards et il n’a pas été possible de réunir les 670 millions nécessaires à la rénovation des barrages d’Hastière et de Waulsort.”

 

1991

Marc Vandermeir, TGV: une faute wallonne?, LB 13/06/1991

 

“On croyait que le blocage viendrait du Nord, il est venu en fait des divisions du Sufd.  Et particulièrement de la FGTB.”

 

1992

Baudouin Lénelle, Les ascenseurs de Strépy: travaux à moitié inutiles? , VA 25/11/1992

 

“On n’achèverait qu’un seul des 2 gigantesques ascenseurs pour bateaux.”

 

1992

Canal de Willebroeck: régionalisation difficile, LB 14/01/1992

 

“la régionalisation des voies navigables a eu comme conséquence parmi d’autres de scinder en trois la gestion du canal charlerroi-Bruxelles-Escaut.”

 

1993

Les frontières belges, LB 24/07/1993

 

La Belgique est un Etat fédéral.  Aujourd’hui, personne ne le conteste.  C’est écrit dans le premier article de notre Constitution.  On pourrait croire que dans l’esprit de quelques-uns, la réforme des institutions ne s’est pas arrêtée là et que notre pays a fait place à une simple. assemblage de deux ou trois Régions.

Ainsi, lorsque le voyageur, venant de Lille en direction de Courtrai, quitte la France, il ne découvre, en pénétrant sur le territoire de notre pays, aucun drapeau tricolore, aucun signe indiquant qu’il est entré en Belgique.  La seule mention géopolitique qu’il peut apercevoir, est un panneau représentant ce brave lion des Flandres et la mention, unilingue: « Vlaanderen »! Loin de nous l’idée de gommer le balisage régional.  Nos nouvelles structures doivent se faire connaître à l’intérieur et à l’extérieur du pays.  Mais il ne faudrait pas faire croire aux voyageurs que la Belgique s’est effacée.  Notre Etat demeure la Belgique.  Aux frontières, il faut le signaler.

 

1993

Salon de l’Auto: stop aux excès politiques!, LB 15/01/1993

 

/Stop aux querelles communautaires stériles/

 

1995

Ministres planants, LB, 28/02/1995

 

En novembre dernier, 3 avions militaires avaient été nécessaires pour transporter, aux réunions de l’ UEO et de l’ Eurocorps à Noordwijk (Pays-bas), le ministre de la Défense nationale, celui des Affaires étrangères et le chef d’ état-major général.

Le sénateur VLD  Francis Vereiren posa la question au ministre Karel Pinxten s’ il était bien exact qu’ « le même jour, les ministres-présidents flamand et wallon ont utilisé, chacun de leur côté, un appareil de la Force aérienne pour se rendre à la même destination. »  L’ information n’ a pas paru démentie par le ministre.

 

1995

Tuiles, LB, 18/09/1995

 

Le dossier dit ‘des bus wallons’

Si la Cour européenne de Justice de Luxembourg suit l’ avocat général, un dédit important devra probablement être versé au constructeur flamand Van Hool.  Lors de ce marché de 278 bus, passé en 19923 et que l’ avocat général considère irrégulier, la société EMI d’ Aubange l’ avait emporté.  là encore, Van cau pourrait être amené à délier très largement les cordons de la bourse wallonne.

 

1996

La SWRT risque la condamnation, AL 24/04/1996

 

EMI a remis une note à la SWRT, qui lui a fourni l’ occasion de s’ écarter de son propre cahier des charges.  La SWRT n’ ayant pas saisi les autres soumissionnaires de la possibilité de déroger aux données fixées par le cahier des charges, n’ a pas respecté l’ égalité de traitement de tous les offrants.  Il y a infraction à la directive 90/531/CEE sur les procédures de passation de marchés dans le secteur des transports.

 

1996

Les bus EMI … et les autres, LB 28/11/1996

 

La Société régionale wallonne du transport achètera prochainement quelque 300 nouveaux autobus.  Le premier marché en 1993, attribué à EMI Aubange associé à Renault, avait déclenché la colère du fabricant flamand Van Hool.  La Cour européenne de Justice lui a donné raison.  Mais jusqu’ à présent, la Région wallonne était restée très discrète sur le rapport qualité-prix des bus EMI-Renault.

Dans sa réponse à une question écrite du député libéral Serge Kubla, le ministre Michel Lebrun remarque que “curieusement, le taux d’ accidents enregistré avec les véhicules EMI apparaît assez nettement plus élevé que celui enregistré avec les autres types de véhicules.”

par ailleurs, les autobus franco-wallons “affichent une consommation supérieure à  celle des autres véhicules du parc, tout en étant conforme aux chiffres annoncés par le fournisseur.”

 

1998

Ph. L., La Wallonie menacée d’ensablement, LB 28/11/1998

 

L’envasement est bel et bien susceptible de stopper la croissance de la navigation fluviale wallonne (20 pc depuis le début 1997) et, à tout le moins de compromettre un potentiel de développement considérable, puisque le tonnage actuellement transporté pourrait purement et simplement doubler.

Ainsi, l’écluse de Monceau est envasée, ne permettant plus le passage que de bateaux de 350 tonnes alors que les plus performants ont une capacité de 1350 tonnes.  Le canal Bruxelles-Charleroi n’ofre plus qu’un tirant d’eau de 2 mètres, or voilà plus de 10 ans que le dragage se fait attendre alors que ce travail devrait être effectué tous les 3 ans.  Au moment de la reprise des Forges de Clabecq par Duferco, la Région wallonne s’était engagée auprès de Duferco à entretenir la section de Tubize … Le canal de Condé est obstrué et cela nécessite un détour de 45 km.

 

1999

Didier Malempré, Kubla pour la “Société des Aéroports de Wallonie”, VA 26/10/1999

 

Kubla veut fusionner Bierset et Gosselies.

Kubla, ministre de l’économie wallonne

A Gosselies, personne n’avait été mis au courant contrairement à ce qu’affirme Kubla.

 

2000s

M.-M. De Smet, /Tournai/ Un bouchon sur la dorsale fluviale, AL 11/04/2000s

 

A cause de l’abandon du projet de contournement par Kain, la liaison à grand gabarit vers la France, les Pays-Bas et l’Allemagne connaîtra toujours un réel bouchon et de longues files d’attente avant le passage alternatif  de Tournai.

 

2000

STREPY-THIEU / Fuite à l’ascenseur, travaux retardés de quatre mois, LB 13/04/2000

 

Quelque 60.000 litres d’eau du nouveau canal du Centre se sont déversés par accident dans le sous-sol de l’ascenseur à bateaux de Strépy-Thieu.

Lors des derniers tests, le bac d’encuvement, dans lequel doivent prendre les bateaux (sic), a fait un faux mouvement qui a entraîné la porte du bief, le conduit reliant le canal à l’ascenseur.

Aussitôt, l’au du canal a inondé l’ascenseur sur une hauteur de 6 m depuis son sous-sol et les matériels électroniques qui se trouvaient dans cette partie ont été inondés.  Les dégâts s’élèvent à plusieurs dizaines de millions de francs.

 

2001

ASBL Vivre en Wallonie, Lettre de contact, Nov-Déc 2001

 

(p.1) Faillite des gestionnaires, angoisse des travailleurs, services publics menacés …

« La couverture médiatique sabénienne s’est focalisée sur l’aspect « symbolique » de la compagnie aérienne créée voici ¾ de siècle. Le « symbole » étant purement et simplement belgicain (sic) au même titre que la royauté ou les Diables Rouges. Comme si cette marque patriotarde nimbait les victimes d’une aura tricolore sur fond musical de Brabançonne.

Au point que, lorsque la société irlandaise « Ryan Air », installée sur l’aéroport de Gosselies, affiche des résultats largement positifs, il se trouve des gens pour crier à l’« indécence » ? Faudrait-il, pour que le chauvinisme unitariste soit satisfait, qu’une compagnie ayant fait choix de la Wallonie pour ses activités européennes soit en difficulté ? »

 

2001

Nicole Burette, Routes et autoroutes : la Wallonie reçoit un bien mauvais bulletin, LB 09/03/2001

 

La Région wallonne sévèrement épinglée pour la gestion de son réseau routier.

La Cour des Comptes note que, « sur les 527 chantiers programmés de 1995 à 1998, seuls 158, soit 30 pc seulement, ont été mis en œuvre ». De plus, parmi ces réalisations, 27 pc d’entre elles n’ont pas été entamées au cours de l’année où elles étaient annoncées. La Cour note encore, dans son volet consacré aux ouvrages d’art que, alors qu’il était question d’assainir la situation en deux ans, leurs entretien et inspection n’ont pas bénéficié de l’attention nécessaire, avec pour résultat qu’« une centaine de ponts sont toujours aujourd’hui dans un état inquiétant ».

 

2001

Christophe De Caevel, (Michel Damar, président de la SNCB : ) 500 milliards, ça ne suffit pas !, VA 12/03/2001

 

Selon Michel Damar, socialiste, l’évolution régionaliste du rail (allusion à l’idée d’amener les sociétés régionales de transport au CA de la SNCB) « entraînerait inéluctablement un phénomène centrifuge qui affaiblira/it/ la SNCB dans la logique européenne. »

 

2001

Christophe De Caevel, La Wallonie prépare la régionalisation du rail, AL 08/11/2001

 

Le ministre de la Mobilité José Daras (Ecolo) a déclaré devant la commission de l’infrastructure du parlement wallon : « Le gouvernement est fermement contre une régionalisation de la SNCB mais cela pourrait revenir lors d’une prochaine négociation communautaire. »

 

2001

Charly Dodet, La misère du réseau routier wallon, AL 25/04/2001

 

La Cour des Comptes critique l’état du réseau routier et autoroutier wallon.

 

2001

Catherine Ernens, Eux se sont battus. Ils le disent., Ministres de tutelle / Un trio socialiste, VA 07/11/2001

 

Un trio socialiste s’est succédé auprès de la Sabena avant que le libéral Rik daems ne se présente : Guy Coeme, Elio Di Rupo, Michel Daerden.

 

2001

Philippe Lawson, Chassez le mal wallon, il revient au galop, LB 28/05/2001

 

Création dela Société wallonne des aéroports (Sowaer) par le ministre Kubla, après des mois de manœuvres politiciennes.

La démarche est louable, « si ce n’est que très vite le mal wallon de créer des structures pour caser des gens est revenu au galop. » Au poste de président de la Sowaer, on retrouvera le chef de cabinet de Serge Kubla (PRL), Luc Vuylsteke, qui n’dst autre que l’ancien chef de cabinet de Michel Lebrun (PSC), « ex-Monsieur aéroports wallons ». Sa gestion désastreuse du dossier des aéroports, lors de son ministère, est difficilement contestable. »

(Salaire annuel de Luc Vuylsteke : aux alentours de 6 millions de francs par an)

(Celui du vice-président : 4 millions par an)

« Al’heure où la Wallonie est à la recherche de ballons d’oxygène financiers pour venir en aide à des secteurs d’acitivtés come la sidérurgie (Cockerill Sambre), les pneumatiques (Continental), il y a lieu de se poser des questions sur l’utilisation eficiente des deniers publics. Alors que la nouvelle culture politique prévoyait un changement radical de cap avec les structures pléthoriques de l’ancienne majorité, il apparaît aujourd’hui que le mal wallon a la vie dure et qu’une fois chassé, il revient au galop. »

 

2001

Paul Nizet, Des navetteurs sans voix, A 15/05/2001

 

L’A.C.T.P., l’Association des clients des transpots publics, qui compte plusieus centaines de membres, souligne par la voix de son vice-président, Claude Rolland :

« Nous avons été bernés. La région wallonne a accepté le plan pour le TGV et ses nouvelles voies sur lesquelles aucun autre train ne peut rouler. Les Flamands ont fait preuve de bien plus d’intelligence (sic). Ils ont modernisé les rails sur lesquels roulaient déjà les trains IC. »

 

2001

P. Hx., Le dernier vol, in : La Province, 08/11/2001

 

Elio Di Rupo se fâche tout rouge. le président du parti socialiste n’apprécie pas, mais alors pas du tout, de figurer dans notre galerie des fossoyeurs de la Sabena. 

 

2001

RYANAIR /  Polémique, AL 29/11/2001

 

Billets gratuits avec l’argent wallon

La région (actionnaire principal avec Sambre-Invest) éponge le déficit et finance ainsi, au moins indirectement, les actions de promotion / de BSCA (Brussels South Charleroi Airport)/.  (…)

Même l’aéroport de Bierset (75 % public) sponsorise l’équipe de football du Standard de Liège.

(…) le député PSC André Antoine  attaque bille en tête Promocy, la société de promotion créée conjointement par le Brussels South Charleroi Airport (BSCA) et la compagnie Ryanair.

Les statuts de cette « joint venture » lui permettent effectivement de combler « la différence entre un tarif promotionnel et un tarif ordinaire pour développer le trafic et l’utilisation de BSCA ». Bref de subsidier les billets au rabais voire gratuits proposés par Ryanair.

 

2002

Caroline De Gruyter, Een wonderlift of een total loss, NRC 01/09/2002

 

De enorme scheepslift van Strépy-Thieu symboliseert de Waals-Vlaamse tegenstellingen (sic). Het nut van het “achtste wereledwonder” is twijfelachtig.

Of dit zal helpen om het internationale containertransport – al was het maar van Calais of Suinkerken naar het Duitse Ruhrgebied – over water te stimuleren en over land terug te dringen, is de vraag. Veel deskundigen spreken liever over een waterhoofd.

(…) De definitieve kostprijs, zo’n 650 miljoen euro, ligt vijf keer hoger dan geraamd.

(…) Een studie van drie economen noemde het project “in alle realistische hypothesen volstrekt onrendabel”. De drie maakten brandhout van de prognoses over een “nieuwe economische as” tussen Duinkerken en het Ruhrgebied: de haven van Antwerpen ie er ook nog, schreven zij, dus de noodzaak voor een nieuwe Belgische doorgang ontging hun. van de industri¨”le bedrijvigheid van de Borinage was niets over, en het Centrumkanaal was allang geen drukke waterweg meer. Daarbij, Áls containerschepen vanuit Frankrijk via Strépy naar Duitsland wilden, dan moest de Franse staat eerst kanalen uitdiepen en verbreden, en bruggen verhogen.

Toch ging het licht op groen. Waalse ministers spraken van een “morele plicht”, alleen al vanwege de onteigeningen en de verwachtingen die waren gewekt. De hele regio leed eronder, want voor nieuwe wegen of bruggen bleef weinig geld over. Erger nog: geen enkel bouwschema werd gehaald.

 

2002

Ph. Lawson, Nuisances aéroportuaires – La Wallonie, territoire de l’anarchie ?, LB 23/11/2002

 

De petits aérodromes et « ulmodromes » se sont multipliés aux quatres coins de la Wallonie (17 contre 4 en Flandre).

La FARAUW, Fédération des Associations de riverains d’aérodromes et d’ »ulmodromes » dénonce l’anarchie qui règne dans le secteur.

A Liernu, Maillen, Temploux et à Baisy-Thy,les dossiers de permis d’exploiter sont non conformes à la réalité mais les promoteurs reçoivent néanmoins le quitus d’exploiter.

 

2002

Ph. Law., Aéroports / Des avantages financiers aussi à Bruxelles-national, LB 13/12/2002

 

La BSCA (Brussels South Charleroi Airport) perd environ 2 millions d’euros par an.

Entretemps, la Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête sur d’éventuelles aides d’Etat, en l’occurrence la Région wallonne chère au ministre régional Kubla, dont aurait bénéficié Ryanair, une compagnie low-cost.

 

2003

Lawson Philippe, Ryanair crie trop tôt victoire, LB 30/09/2003

 

La Commission européenne dément tout arrangement avec la compagnie ‘low cost’.

Selon l’avis publié au Journal officiel des Comunautés européennes, les conditions offertes par la région wallonne à la compagnie sont illégales au vu de la réglementation européenne.

Il ressort que Ryanair a hérité de taxes aéroportuaires plus qu’avantageuses .

Grâce à une dérogation, Ryanair jouit d’une réduction de plus de 50pc sur les taxes d’atterrissage.

La région wallonne s’est même engagée à indemniser Ryanair en cas de pertes pour la compagnie résultant d’une modification d’heures d’ouverture de l’aéroport ou des taxes aéroportuaires .

 

2003

Transport aérien / Virgin Express répond à Ryanair, LB 04/11/2003

 

Comme presque chaque compagnie aérienne, Virgin Express estime que les subventions données à Ryanair ne sont pas en ligne avec les règles européennes.

Virgin Express estime que l’aéroport de Charleroi, financé par le gouvernement wallon, ne fait qu’aggraver l’infraction en offrant les mêmes conditions à d’autres compagnies aériennes partant de Gosselies.

Ainsi réagissait V.E. face à la proposition de la direction de la BSCA de commencer ses activités au départ de cet aéroport.

 

2004

Aéroports régionaux / Nouveau coup dans l’aile de Ryanair, LB 31/03/2004

 

Quoique estampillé comme aéroport de jour, le site de Gosselies acceuille des vols de nuit qui les empêchent notamment de dormir. Dans son décret sur les sites régionaux, la région wallonne a interdit les vols entre 22h et 7h du matin à Charleroi. Mais elle autorise des vols d’exception entre 22h et 23h et  entre 6h et 7h.

Or, le tribunal civil de Charleroi a décidé que tout vol sur le site entre 22h et 7h sera frappé d’ue astreinte de 10.000 €, sauf en cas d’exception dûment motivée (vols humaniatires, etc.). Elle sera conjointement à charge de la BSCA et de la Région wallonne.

« La Région wallonne a été condamnée par où elle a péché. Elle édicte des textes et les foule aux pieds », dit l’avocat liégeois Me Alain Lebrun, conseil des riverains.

 

2004

Claude H., Autoroute, DH 28/06/2004

 

Très bien la réfection de l’entrée de la chicane sur le circuit de Spa-Francorchamps, mais le MET ne ferait-il pas mieux de s’occuper aussi de notre très moche et impraticable autoroute de Wallonie ?

 

2004

Ph. Law., Parlement wallon / Branle-bas de combat chez les élus, LB 01/04/2004

 

Pour éviter l’astreinte, les élus de la majorité ont déposé une modification du décret permettant aux avions d’atterrir et de décoller jusque 23 h au lieu de 22 et à partir de 6.30 du matin au lieu de 7.

Les riverains sont mécontents.

« Il n’y a rien qui justifie l’urgence. Le parlement n’est pas là pour remettre en cause les décisions judiciaires. On peut même parler de violation du droit à u procès équitable », analyse l’avocat liégeois Me Jean-Pierre Jacques.

 

2004

Phi. Le., Une impréparation ruineuse pour la région, LB 20/04/2004

 

Incapable de gérer ses aéroports, la région wallonne a commis de lourdes erreurs à Liège-Bierset, disent les riverains.

Ainsi, les ministres successifs, à la suite de la loi de régionalisation du 8 août 1988, avant 1996, dénient toute volonté d’ouvrir de nuit. Alors que le contrat passé avec TNT, le 26 février 1996, prévoit une activité nocturne…

L’incompétence wallonne en matière aéroportuaire permettra à la compagnie privée de dicter ses conditions, suivant Me Misson, invité à plaider devant la cour d’appel de Liège, au nom de nombre de quelque 750 riverains du ‘Liège Airport’.

 

2004

Paul Piret, Relations internationales / Et vive la coopération franco-wallonne …, LB 11/05/2004

 

En matière de transport, avec l’achèvement de l’axe autoroutier Rotterdam-Marseille (en clair, le problème de la sortie Sud de Charleroi, qui est un échec du gouvernement wallon) (…).

 

2004

Région wallonne / Vigilance pour le Thalys wallon, alerte pour l’Eurocap Rail, LB 27/10/2004

 

Le taux d’occupation est de 45 pc, alors qu’il devrait atteindre 90 pc pour atteindre l’équilibre.

En 2004, les recettes du Thalys wallon devraient s’élever à 4,4 millions d’euros pour des charges –difficilement compressibles – de 8,7 millions.

 

2004

Ryanair / La Région wallonne est en retard, LB 27/04/2004

 

Elle n’a pas encore envoyé à la Commission le calcul et le montant des aides à récupérer.

Or le délai a expiré depuis le 13 avril et l’Europe n’attendra longtemps.

 

2004

Thiry Paul (Flémalle), Le plein emploi en Wallonie… Facile?, LS 15/07/2004

 

Cela fait six ans que les rive­rains de Bierset voient leur som­meil gravement perturbé par le bruit des avions qui atterrissent et décollent pendant la nuit à Bierset, avec tous les effets néfas­tes – bien connus – du manque de sommeil sur leur santé.

Ils ont gagné (effrontément?) tous les recours et procès qu’ils ont menés pour tenter de remé­dier à cette situation – que, en 1999 déjà, les experts comman­dités par la Région wallonne qua­lifiaient de « dramatique et alar­mante» – jusqu’à ce que, ce 29 juin 2004, la cour d’appel de Liège décrète que la Région wal­lonne, la SAB, TNT et CAL n’ont commis aucune faute et ne sont en rien responsables d’un quel­conque préjudice infligé aux riverains… Pas même du moindre trouble de voisinage.

Voici donc les auteurs d’une pollution acoustique sans précé­dent dans la région (au point qu’elle a conquit, jusqu’à ce jour, à l’expulsion de centaines de fa­milles, cela aux frais du contri­buable) parfaitement dédoua­nés!

Il ne faut pas réfléchir bien longtemps pour réaliser que ce droit de polluer, judiciairement reconnu, constitue le meilleur des incitants pour les entreprises 1 rejetées par les pays plus sou- 1 cieux que le nôtre de leur envi­ronnement.

Depuis ce 29 juin 2004, les portes de la Wallonie sont donc largement ouvertes à toutes les entreprises polluantes qui savent désormais que l’on peut, chez nous, détruire impunément la santé de milliers de personnes et que, d’une manière générale, tout y est permis.      

Bienvenue donc au bruit (de préférence la nuit), bienvenue à toutes les formes de pollutions chimiques, olfactives et autres, bienvenue aux déchets toxiques ou non dont personne ne veut…

La Wallonie – terre d’accueil­ vous ouvre les bras pour que, au prix de la santé des Wallons, vous y soyez source d’innombra­bles emplois: à croire que tou­tes les autres voies de relance économique et de création d’em­ploi dépassent sa capacité d’ima­gination ! A moins qu’il ne faille chercher ailleurs l’explication?

Bienvenue en Wallonie: la pollution y est bénie!!!

 

2004

André Verbeke, Saint-Hubert / Aérodrome – Hub’Air s’envole vers les cieux flamands, AL 22/06/2004

 

L’école Hub’Air, qui fonctionne à l’aérodrome de Saint-Hubert, et dont le dirigeant, François Brocard, est un habitant de cette bourgade, va s’installer dans le Limbourg.

grâce à ses partenariats internationaux, Hub’Air est devenu un acteur incontournable dans la formation aéronautique.

François Brocard, lui-même pilote de l’air, n’a jamais trouvé d’écoute pour développer le site de Saint-Hubert. Les réunions avec des responsables politiques de la Province, de la Région, de la commune, se sont succédé et rien n’a bougé.

En Flandre, à Saint-Trond, par contre, tout s’est passé très vite.  Avec l’appui de la province du Limbourg, un industriel lui a proposé 12 millions d’€ pour déménager. Ce dernier a déjà prévu de créer 175 emplois pour développer de la haute technologie. « Tout a été emballé en trois mois ! Ce sont des projets que nous aurions très bien pu développer à Saint-Hubert ! Mais la Région wallonne n’y a jamais cru.  La vocation du site restera celle du planeur… »

 

2005

E.Lk., SNCB / Pour sauvegarder les petites gares, VA 06/01/2005

 

La SNCB a annoncé la fermeture de 23 gares en Wallonie.

 

2005

Le projet vignette de Daerden dérape, LB 14/09/2005

 

Europe : gare à la discrimination car selon les règles européennes, cette vignette irait à l’encontre des règles qui prohibent toute discrimination entre ressortissants nationaux (voire régionaux) et européens.

 

2005

Note salée pour Charleroi Airport, DH 06/01/2005

 

L’administration fiscale réclame au BSCA plusieurs millions d’euros.

A la suite de la condamnation par la Commission européenne de certains points de l’accord commercial passé entre la région wallonne, Ryanair et BSCA, le fisc a estimé que l’aéroport de Charleroi avait accordé des avantages anormaux et bénévoles à Ryanair.

Au lieu des 1,6 million d’euros pour l’année 2001, le fisc ‘carolo’ risque donc de révlamer … 4,4 millions d’euros pour l’année 20002 notamment.

BSCA et le ministre wallon Antoine estiment, quant à eux, que « l’administration fiscale a une interprétation erronée des conclusions de la Commission européenne.

 

2005

Ryanair condamnée à Charleroi, LB 22/03/2005

 

La compagnie aérienne est épinglée pour non-respect des lois sociales belges.

 

2006

Cdt Waldo Cerdan, Cdt Thierry Lemmens, Joël Gans, Le pillage de la Sabena, LB 05/03/2006

 

« Swissair aurait puisé 740 millions d’euros dans sa filiale », affirme aujourd’hui la curatelle.

L’Etat belge va déposer plainte à Zürich contre Swissair, mais toutes les responsabilités individuelles seront-elles établies ?

Ainsi, quid celle de Philippe Suinen (alors vice-prédicent du CA), du ministre de tutelle Rik Daems ?

De tels transferts entre sociétés, apparemment illicites, sont-ils possibles sans des complicités plus actives ?

Espérons que notre pays offrira à sa Justice les moyens d’enquêter jusqu’au bout sur ces faits gravissimes. »

 

2006

Franca Rossi, Strépy victime d’une erreur de calcul, LB 11/08/2006

 

Les 226 poulies de l’ascenseur de Strépy-Thieu doivent être réparées.

Les travaux coûteront 5,7 millions d’euros au pouvoir public.

 

2006

Marc Vandermeir, Saint-Hubert / Duel d’ailes dans le ciel wallon, LB 29/4/2006                                     
 

Les exigences financières de la Sowaer menaceraient l’existence des activités sur l’aérodrome de St-Hubert

 Dont celles pourtant reconnues par l’Adeps au profit des jeunes.

 Certains parlent de « Francorchamps bis ».

 

Ce week-end débutent au paisible aérodrome de Saint-Hubert les cham­pionnats de Belgique de vol à voile. L’ambiance, d’ha­bitude très bon enfant, risque d’être morose, car ces champion­nats pourraient bien être les derniers, selon ce que nous expli­quent diverses sources. Et les pi­lotes de planeurs – comme d’avi­ons de tourisme – être obligés d’émigrer pour s’adonner à leur passion. Sans oublier tous les jeunes qui effectuent des stages de vol à voile dans un des clubs de l’aérodrome.

Plusieurs de ces clubs, dont le Centre national de vol à voile (CNW), sont reconnus par l’Adeps. Mais sont menacés par des exigences financières impo­sées par une société 100 pc publi­que wallonne, la Société wal­lonne des aéroports régionaux wallons (Sowaer). Ceci via une filiale, elle aussi publique, de la Sowaer, la Société de gestion de l’aérodrome de Saint-Hubert. D’où, selon nos informations, bien des coups de gueule et le blocage des négociations.

 

Taxes doublées

La Sowaer a augmenté de­puis le premier janvier toutes les taxes de hangar et d’atterris-sage de 100 pc en moyenne ! Pour les planeurs, les motopla-neurs et les avions de tourisme. Les taxes d’atterrissage pour planeur sont une coquetterie wallonne: Saint-Hubert est le seul aérodrome du monde où existe une telle taxe. Jusqu’à l’année dernière, les clubs mem­bres des fédérations reconnues par l’Adeps, bénéficiaient d’une remise de 50 pc. De plus, la So­waer mélange, dans sa nouvelle tarification, les frais fixes (le « hangarage » des avions) aux frais variables (le nombre d’at­terrissages). « Jusqu’à l’année dernière, le total nous coûtait de 450 à 800 euros par an et par avion, selon l’utilisation de la machine », nous explique-t-on au CNW. « Maintenant, nous se­rons au minimum entre 1000 et 1500 euros. Car la Sowaer im­pose une taxe « tout en un » qui oblige à un abonnement d’atter­rissage, même si très peu d’usage en est fait puisque le vol à voile est par nature un sport tout à fait tributaire de la météo et saisonnier. On nous dit que cette taxe d’atterrissage nous per­met d’atterrir à Cerfontaine et à Spa. C’est grotesque puisque Cer­fontaine est fermé suite aux er­reurs de gestion de la Sowaer et que Spa est interdit aux pla­neurs! »

Le discours est le même à l’Aéro-club des Ardennes, autre gros utilisateur de l’aérodrome (comme aussi les clubs de vol à voile de l’UCL, de l’ULB, des « Faucheurs de marguerites », etc). « Vouloir diminuer l’impor­tant coût de facturation de cha­que vol individuellement par un forfait est en soi une assez bonne idée », nous y dit-on. « Mais l’ana­lyse du résultat est édifiante. La comparaison pour les machines qui effectuent un petit nombre de vols par an (moins de 50 atter­rissages) et pour lesquelles on payait à la pièce, avec les bipla­ces d’écalage ou de vulgarisation (de 100 à 300 atterrissages par an) pour lesquels on prenait un abonnement pour six mois, dé­bouche sur un résultat catastro­phique. Les premiers voient leurs coûts annuels multipliés par 2,5 et plus; les second par 2. Or, ce sont les monoplaces qui sont susceptibles d’être mis à dis­position de la jeunesse. Il est re­grettable qu’une distinction n’ait pas été prévue pour ces ma­chines : ce type de planeur ne peut que faire de 30 à 50 vols par an car ce sont des monopla­ces qui ne volent que par les meilleures conditions météo afin de ne pas devoir payer un grand nombre de tickets de remor­quage. »

A l’unisson face à la Sowaer, les clubs y vont de propositions alternatives. Sans pour l’ins­tant être entendus. Des proprié­taires de planeurs et d’avions ont déjà émigré vers d’autres deux. Et, confrontés à des prix intenables, les stagiaires se font rares. Quant aux clubs, plu­sieurs nous ont dit avoir tout juste pu équilibrer leurs comp­tes pour 2005. « Mais nous coule­rons cette année à cause de la Sowaer. » Le cabinet du ministre de tutelle, André Antoine, nous indique que « les sociétés de ges­tion ont toute liberté commer­ciale et (que) le gouvernement n’intervient pas, même s’il y a bien eu un contact informel en­tre les représentants de clubs et le cabinet ». Lequel souligne aussi « qu’une réflexion globale est en cours sur les aérodromes et aéroports ». « Autant Charleroi et Bierset sont des vecteurs éco­nomiques, autant pour les aéro­dromes de plaisance, le politi­que doit se poser la question de savoir s’il faut y injecter de l’ar­gent public, même s’il n’y a bien sûr aucune volonté de couler quoi que ce soit. »

Alain Belot, administrateur délégué de la filiale de gestion de Saint-Hubert, réplique: « IIy a plus d’un an que nous avions prévenu. Notre structure n’a pas Notre structure n’a pas vocation à faire des bénéfices mais ne peut se permettre des pertes. Les anciens tarifs étaient particulièrement bas et nous les avons adaptés à la fois pour l’équilibre financier et par rap­port à ce qui se pratique ailleurs. Ainsi ne sommes-nous pas plus chers qu’à Temploux (aéroport privé, NdlR). Ce n’est pas dissuasif. La Région part du principe que le budget, de 100000€ par an, est déjà assez conséquent et nous sommes prêts à des investissements sur le site. Avant, le Met assumait les pertes. Le point de vue régio­nal a changé. Et nous soutenons des initiatives comme les cham­pionnats car elles sont suscepti­bles de faire se développer des ac­tivités. Je sais que c’est un peu problématique et je savais par avance que ce ne serait pas popu­laire. Mais, y compris au sein du comité de régulation des aéro­ports, on nous a dit que ce que nous faisions était ce qu’il fallait faire. »

 

Marc Vandermeir

 

Une société de gestion

La Sowaer a été créée le Ier juillet 2001, avec la Région wallonne pour seul actionnaire. Elle a sous sa tutelle les aéroports de Bierset, Charleroi, Spa, St-Hubert et Cerfontaine (ce dernier est fermé et en liquidation). A l’image de la Société de promotion du circuit de Spa-Francorchamps, la Sowaer est une société aux mandats clairement politiques et apparentés. Nul ne le conteste, même pas la Région. Et personne n’y dispose de compétences pointues en matière d’aviation. Chaque grand parti (PS, CDH et MR) y a casé des représentants. La Sowaer est au cœur de l’enquête menée à Charleroi sur les avantages dont a profité la compagnie Ryanair, que cette dernière a dû rembourser sur décision de la Commission européenne.

La Sowaer est venue chapeauter tous les organes de gestion spécifiques à chaque aéroport Dans le cas de St-Hubert elle a créé une filiale à lOOpc, pour la gestion de cet aérodrome. Filiale qui occupe une personne à temps plein, dans un vaste bureau dans le cadre champêtre de St-Hubert La Sowaer a aussi investi 12 millions d’euros à Cerfontaine. En pure perte: elle avait… oublié (!) de demander l’accréditation à l’Administration de l’aéronautique! (M.VDM.)

 

« La clé des airs » Et du désastre

Une explication à la pression financière provient du complexe « La clé des airs », gouffre à millions pour la Sowaer.

En 1996, le ministre Lebrun décide – con­tre l’avis de tous les utilisateurs – de faire ériger un bâtiment d’accueil à l’aéro­drome. C’est Barnum : hôtel, restaurant, bar ca­fétéria, salles de réunions, chambres pour sta­giaires, etc. Coût estimé : 2 millions d’euros. Coût réel en 2000 lorsque Serge Kubla, succeèsseur de Lebrun, est bien obligé d’inaugurer cette folie : 4 millions d’euros ! Le bâtiment n’est toujours pas réceptionné tant les vices sont énor­mes. Les fuites truffent les toitures, les fenêtres ne protègent ni de l’eau, ni de l’air, les poutres en béton sont mal conçues, la chaufferie est – sans raison – à 50 mètres du bâtiment, des di­zaines de milliers d’euros partent en chauffage alors même que, en hiver, une partie du bâti­ment ne peut être chauffée. Mais il faut bien faire payer quelqu’un. Donc les utilisateurs de l’aérodrome.

 

2007

La liaison Cerexhe-Beaufays intéresse l’UE, LB 02/08/2007

 

LA COMMISSION EURO­PÉENNE a adressé le 25 juillet une demande d’explications au gouvernement wallon à propos de la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays (A605). Elle s’interroge sur l’absence d’appel d’offres quand le projet a été confié à la Société de finance­ment complémentaire des in­frastructures (Sofico). Ce tron­çon est l’un des chaînons man­quants du réseau routier wallon. Il doit prévenir un engorgement de la liaison autoroutière E25-E40 via le tunnel de Cointe et permettre le bouclage du ring de Liège sur le côté est II sera d’une longueur de 12 km et re­liera l’autoroute E40 à hauteur de Cerexhe-Heuseux et la E25 à hauteur de Beaufays. Les travaux devraient durer deux ans et commencer en 2009. Au mois d’avril, le gouvernement wallon s’est mis d’accord sur le financement du projet (quelque 400 millions d’euros) et l’a confié à la Sofico, une société para-pu­blique dépendant de la Région wallonne.

Dans leur opposition à ce grand chantier, les riverains ont reçu l’appui des députés écologistes qui ont avancé récemment un ar­gument contestant l’attribution de ce projet à la Sofico. Le gou­vernement n’a pas procédé à un appel d’offres. Or, selon Ecolo, la présence d’un partenaire privé dans le capital de la Sofico, en l’occurrence Dexia, impose une telle procédure. La question a re­bondi auprès des instances euro­péennes par le biais du député européen Pierre Jonckheer. La Direction générale marché inté­rieur et services a demandé des explications sur l’absence de mise en concurrence. Elle attend une réponse pour le 15 septem­bre. (Belga)                                     

 

2007

La Wallonie vue l’une aire d’autoroute, AL 26/07/2007

Famille Hallet, de Thiméon

 

Après un séjour à l’étranger, il tous est toujours très difficile de se réacclimater à la Wallonie ! En effet ce dimanche vers 18 h nous nous trouvions nombreux dans ce cas et nous avions tout loisir de converser de voiture à voiture vu les perpétuels ralentisse­ments de l’autoroute «Daerdenne» (souvent bien bouchonnée !) Tous nos compatriotes faisaient l’éloge des autoroutes et de leurs aires de stationnement AILLEURS qu’en Belgique ainsi que du billard sur lequel nous avions évolué en sécurité plutôt que sur cette ardoise perpétuellement ondulée

dès le passage de la douane luxembourgeoise… Décidant de nous arrêter à Wanlin pour ne pas la citer, nous avons pris quelques photos édi­fiantes que l’on n’a même pas dû chercher car elles se trouvaient devant nos pieds : de plus, le service était insuffisant et débordé, la nourriture limite fraîcheur, les toilettes dégoûtan­tes et payantes (contrairement aux autres pays où elles sont gratuites et nettoyées toutes les 2 heures !) : bref les conversations entre rapatriés allaient bon train. Que dire des soit-disant pan­neaux touristiques d’un vert bouse de vache dont on détourne le regard pour ne pas gerber ! Oui comme me signalait une rencontre d’un soir, la Wallonie a bien 20 ans de retard, sans parler de ses chancres industriels ! À bon entendeur, réveillez-vous s’il est encore TEMPS!

 

2007

Lawson Philippe, Pas de RER à Bruxelles avant … 2016, LB 20/03/2007

 

» Attendu pour 2011, le projet ne sera pas opérationnel avant 2016. » Infrabel dénonce l’attitude de Bruxelles qui tarde à lui délivrer les permis. » Le diabolo qui doit garantir

un meilleur accès à l’aéroport national est aussi en retard.

(…)  Il faut dire que la Région bruxelloise n’est pas la seule concernée par le projet RER. La Flandre et la Région wallonne se­ront aussi traversées par les trains du RER. Les autorités ré­gionales de ces deux entités font leur possible pour délivrer, dans des délais raisonnables, les per­mis demandés par Infrabel. Seuls les recours introduits par certains riverains ralentissent le projet.

 

Marché des bus "wallons": appel d'offres truqué par le mini-ministre BauDson (LB, 13/02/1997)