1989

Pierre Coppe, Materne, sous le choc, veut rester wallonne, LB 27/01/1989

 

“La région s’opposera, dit-elle, à toute prise de contrôle étrangère.  Les offres françaises et suisse ne font toutefois pas illusion.”

 

1991

John Erler, Donner à Ath en condamnant Ciney, LB 23/10/1991

 

“Le 16 octobre dernier, au Conseil régional wallon, Anne-Marie Corbisier, chef du groupe PSC, et robert Collignon, chef du groupe PS, ont dfait amender le deuxième cahier d’ajustement budgétaire 1991.  Ils y ont introduit de concert un crédit de 55 millions destiné à la création d’une station zootechnique à Ath.  Or, pareille station existe déjà depuis 20 ans, à Ciney.”  “C’est elle qui a développé, avec le succès que l’on sait, la race des vaches Bleu-Blanc-Belge.”

 

1992

Max Hannart, Un milliard de francs pour sauver Interagri à Andenne-Seilles, LB 17/10/1992

 

“Interagri, la plus importante entreprise wallonne dans la collecte, le conditionnement et la commercialisation des céréales, mis en péril par une politique de croissance assez mégalomane.”

“Mis en présence d’autres offres de reprise /des sociétés/, les dirigeants de la société n’hésitaient pas à tripler le prix proposé pour emporter l’affaire.”

 

1993

P. G., la région wallonne attribue son premier label de qualité, LS 24/12/1993

 

Le BBB devient Blanc Bleu Fermier (“Wallon, on n’ a pas osé.”)

 

1995

Max Hannart, La Wallonie va mieux ‘vendre’ ses productions agricoles , LB, 10/02/1995

 

L’ Office régional de promotion  de l’agriculture et de l’horticulture (Orpah) a été installé à Namur.

La promotion en dehors de la Wallonie sera confiée à l’Agence wallonne à l’exportation (Dare-Awex) au sein de laquelle une direction ‘Agriculture’ a été installée.  « Il a tout de même été précisé qu’ il ne sera pas interdit à l’Orpah d’ essayer de séduire les opérateurs étrangers présents chez nous pour aider nos agriculteurs à placer leurs produits sur les marchés à l’exportation. »

« Quant aux contrôles de la qualité qui étaient aussi du ressort de l’Ondah (Office national des débouchés agricoles et horticoles), ils restent une compétence fédérale et ont été intégrés dans les services du ministère fédéral de l’ Agriculture. »

 

1998

N. Bu., L’aviculture séduit de plus en plus la Wallonie, LB 30/12/1998

 

Une région wallonne en mal de politique cohérente

“On a notamment reproché à la région wallonne de pousser les agriculteurs vers de gros investissements, sans garanties à long terme.”

“La Région wallonne est accusée de n’énoncer jusqu’à présent que des orientations: l’installation de bâtiments de taille raisonnable; une liaison équilibrée entre la taille du cheptel et la surface disponible; le caractère familial des exploitations …”

 

2000

Landbouw, in: Delta, 10, 2000, p.23

 

België heeft zijn ministerie voor landbouw gefederaliseerd. Ooit een boer ontmoet die daarom vroeg? En hoe gaat de E.U, reageren die enkel met staten rekening houdt, niet met regio’s? Welke houding gaat onze vertegenwoordiger moeten aannemen als Vlamingen en Walen van mening verschillen? Maar dat zal de splitsers natuurlijk een zorg wezen.

 

2000

Made in Belgium, label déclassé, LB 06/04/2000

 

Le commerce extérieur et l’agriculture sont régionalisés.  Mais le fédéral conservera des compétences.

 

2001

FESTIVAL DU FILM DE NAMUR / Le curieux subside du ministre de l’Agriculture, VA 08/10/2001

 

José Happart a accordé un subside de 500.000 BEF (12.394,59 euros) au … Festival International du Film francophone de Namur.

Pendant ce temps, le niveau de vie des paysans wallons est affecté de plein fouet par les diverses crises qui se sont abattues sur le secteur.

 

2001

Cédric Flament, NAMUR/ les subsides du FIFF, VA 19/10/2001

 

José Happart, ministre régional du cinéma et du développement ?

Ministre régional de l’agriculture, il a octroyé un demi-million de subventions au FiFF 2001.

Il soulignait notamment que le FiFF programmait un film consacré à l’agriculture au Congo (NDLR : … dans la vallée de la Saône et un film burundais traitant de l’activité agricole de femmes de Bujumbura.)

« Mais, sachant que « Tirana an zéro » (en compétition) évoquait les problèmes du chômage à Tirana et que la « Chambre des officiers » plonge ses caméras dans un hôpital parisien, on ose suggérer à Marie Arena (emploi) et au ministre Detienne (action sociale) d’inclure le FIFF dans leur budget prochain … »

 

2001

Happart et le mépris des fleurs, LB 15/10/2001

 

Les horticulteurs wallons, par la voix de la Fédération wallonne horticole, se disent « déçus » par José Hapart.

(…) le secteur horticole wallon ne se porte pas très bien, comparativement à ses voisins (Flandre, Pays-Bas). La Fédération misait sur les structures d’encadrement pour relever le défi de satisfaire la demande locale avant de développer l’exportation. Or, les deux structures qui parlent le lus au nom de la profession (le Centre d’essai fruitier CEP et le Groupement es arboriculteurs wallons pratiquant les techniques intégrées (Gawi) ont vu, paradoxalement, le robinet e l’aide financière se fermer.

Le ministre (…) semble vouloir faire renaître de ses cendres une tierce asbl, Profuit, dont certains membres auraient pour principale qualité d’être des proches de la famille de M. Happart.

La FWH accuse de plus le ministre wallon de l’Agriculture de vouloir transformer l’Orpah (Office régional de promotion de l’agriculture et de l’horticulture) dans le seul but de renforcer son autorité sur celui-ci. Vous avez dit « nouvelle culture politique » ?

 

2001

P.C. et Ph. C., Nos agriculteurs au bout du rouleau, AL 02/10/2001

 

M. Landrecy, président de la section Nord-Luxembourg de la FWA, ne décolère pas quand il parle du ministre régional : « A-t-il encore quelque chose à dire (sic) ? Pourquoi y a-t-il un ministre de l’Agriculture, s’il ne défend pas les intérêts des fermiers ? »

 

2001

Jean-Pierre Viseur (Réseau de consommateurs responsables), Jean Frison (Coprosain), Gérard Michel (Porc-Qualité Ardennes), Raymond Pirard (Mouvement d’Action Paysanne), Hubert Bedoret (Inter-Environnement-Wallonie), Le mystère de la marque « W », LS 16/05/2001

 

Le ministre wallon de l’Agriculture, José Happart veut revoir la politique de certification des produits wallons.

Pourtant, le label wallon doit mourir, il n’est pas conforme à la législation européenne. Le mot « wallon » y est de trop, rien ne justifie cette appartenance wallonne, dit la Commission européenne. Et voilà que le ministre Happart propose de créer une marque wallonne, vraiment wallonne et rien que wallonne, sous le signe du « W ».

 

2002

« José Happart, dit ce qu’il veut », AL 27/07/2002

 

Le grand public boude généralement l’inauguration. Pourtant, les décideurs tentent tous d’y avoir une part du gâteau de communication.

– Joseph Neu, vous êtes vice-président national du syndicat agricole (FWA) et prési­dent de la commission viande, on vous a vu distribuer les sif­flets lors de l’inauguration. Pourquoi cette Initiative?

. Pour marquer notre pro­testation. Non pas que nous contestions la présence de « Carrefour» comme expo­sant, mais simplement parce que lui est donnée l’occasion de se mettre en vitrine à cette occasion de l’inauguration. La grande distribution veut se don­ner une image qu’elle n’a pas.

– Que reprochez-vous à ce groupe?                                                                                                                    .

« Carrefour» représente la grande distribution qui com­mercialise environ 70 % de la viande en Belgique. C’est un constat.

« Carrefour» vient se présenter comme un grand parte­naire du monde agricole. Parte­naire qu’il n’est pas. Il impose des cahiers des charges que nous devons suivre pour avoir une chance de traiter avec eux. Or, nous n’avons rien en re­tour. Aucune garantie. Exem­ple. Ils imposent maintenant un taux de vitamines en triplé. Scientifiquement, ils ont rai­son. Mais au producteur, cela va lui coûter plus cher. « 

– Lors du débat de l’Inaugu­ration, M. Vaxelaire, président de Carrefour-Belgique vous a invités pour un dialogue. Vous irez?

Mais nous venons déjà d’y aller. C’est vrai que le dialo­gue est ouvert. Mais qu’est-ce que ça veut dire?

 

2002

Sergio Carozzo, Trop d’épicéas tue tourbières et feuillus, LS 09/10/2002

 

Olivier Rubbers (Rangers) :

« Contrairement à ce qu’affirme la Division Nature et Forêts ainsi que le ministre de tutelle, José Happart, les autorités ne développent que très marginalement la biodiversité. Pour preuve : en Wallonie, près de 50 % de la surface forestière est peuplée d’épicéas. Ces plantations monospécifiques sur sols drainés conduisent à un appauvrissement radical de la biodiversité. Contrairement au discours, rien n’est entrepris pour inverser la tendance. »

 

2002

D.L., « José Happart dit ce qu’il veut », AL 27/07/2002

 

Joseph Neu, vice-président national du syndicat agricole (FWA) et président de la commission viande, a manifesté son mécontentement lors de l’inauguration de la Foire de Libramont.

La garnde distribution veut en effet se donner l’image qu’elle n’a pas.

Ainsi, « Carrefour », présent à la Foire, commercialise 70 % de la viande en Belgique.

Il vient se présenter comme un partenaire du monde agricole. Partenaire qu’il n’est pas. Il impose des cahiers des charges que nous devons suivre pour avoir une chance de traiter avec eux. Or, nous n’avons rien en retour. Aucune garantie.

Le discours du ministre wallon José Happart est démagogique.

Joseph Neu regrette la cacophonie au niveau de notre représentation à l’Europe.  Les ministres wallon puis flamand ne sont pas sur la même longueur d’onde que notre voix fédérale. (…) Les autres pays ne savent jamais sur quel pied la Belgique va danser. Nous étions plus forts lorsque Pinxten ou un autre ministre fédéral tapait du poing sur la table.

 

2002

Eric Deffet, Le lisier flamand : ami ou ennemi ?, LS 07/09/2002

 

Polémique, entre le ministre Foret et les experts de Gembloux

Marc Culot, professeur aux facultés agronomiques de Gembloux, avait reçu une commande de la part du ministre d’une étude visant à « mesurer l’intérêt et les risques de l’utilisation en agriculture d’un ensemble de déchets produits par d’autres déchets verts collectés dans les parcs à conteneurs ou les boues des stations d’épuration ».

Ce professeur présente les résultats de son étude. Celle-ci fait d’abord le constat d’un manque chronique de carbone et d’azote dans les terres wallonnes, deux éléments pourtant essentiels à la fertilité du sol. La Wallonie a donc besoin d’un apport important de matières organiques.

Ce spécialiste recommande alors d’utiliser du lisier flamand plutôt que d’acheter de l’azote minéral synthétisé à grands frais et à grands coups d’énergie.

Le ministre Foret pique une grosse colère. Il s’interroge sur les conclusions de l’expert : « Elles ne font pas l’objet de l’étude commandée : je lui demande d’examiner les flux de déchets non agricoles vers les terres agricoles et il en conclut qu’il faut importer du lisier flamand ».

Le professeur Culot persiste en précisant que « les fermiers rempliront à nouveau leur rôle de gestionnaire de l’environnement s’ils acceptaient d’apporter des solutions susceptibles de satisfaire l’ensemble des partenaires concernés par les déchets ».

 

2002

C. Delooz (Lonzée), José Happart, AL 22/08/2002

 

Dans la crise de la « vache folle », le ministre de l’agricul­ture, José Happart, soutenait totalement l’apport de farines animales dans l’alimentation des bovins. Cette politique aberrante, sans égard pour le con­sommateur, a mené à la ruine de nombreux éleveurs.

Quelle est la vision à long terme de ce ministre? José Happart soutient une politique agricole dépassée, polluant de plus en plus les sols et les nap­pes phréatiques. Quant au parti Ecolo, qui devait ruer dans les brancards, il se sent de plus en plus proche des socialistes. En attendant, on continue à pulvériser six fois les pommes de terre, les céréales, le maïs, avec des produits qui appauvris­sent notre patrimoine naturel.

 

2002

Charly Dodet, L’agriculture wallonne muselée, VA 14/02/2002

Le salon Agribex à Bruxelles :

« A première vue, hormis quelques stands de produits de terroir, des cheptels de haut niveau et quelques vitrines officielles, on pourrait penser que le Salon (fédéral) de l’Agriculture est essentiellement la vitrine d’une agriculture « made in Vlaanderen » avec la puissance de ses firmes et la présence de ses élevages intensifs. »

(…) Si les Wallons n’occupent pas le créneau de l’élevage industriel, les étrangers le feront. « Attaché (sic) à une agriculture de qualité, liée au sol, l’agriculteur wallon a du mal à développer une agriculture intensive, limité par un moratoire sur l’élevage industriel ».

 

2002

Martine Dubuisson, Pascal Martin, Union européenne / Le PAC /politique agricole commune/ divise Happart et Dua, LS 24/09/2002

 

Consacré au transport animal, le conseil agricole a surtout permis à plusieurs pays de redire leur attachement à la PAC. Ce débat de fond a mis en évidence des divergences entre la Flandre et la Wallonie.

Bien-être animal et risque d’épizooties : ce thème tient particulièrement à cœur les pays du Nord. Le Parlement propose ainsi de limiter à 8 heures ou 5 kilomètres par jour la durée des transports. La France rétorque que de telles normes pourraient couper les producteurs des marchés éloignés. (…)

Sept ministres européens de l’agriculture ont signé ue tribune, vibrant plaidoyer pour la PAC, dans une vingtaine de journaux européens. Le ministre français Hervé Gaymard en avait fait circuler le projet du texte lors du dernier conseil agricole informel.

Les ministres y récusent les critiques faites à la PAC. José Happart s’aligne sur la position française, tout comme les ministres du Luxembourg, de l’Espagne, de l’Autriche, du Portugal, de l’Irlande.

La ministre flamande, Vera Dua, se range plutôt aux thèses hollandaises et allemandes, qui prônent une réforme plus rapide que celle soutenue par la France.

Pour Vera Dua, cette tribune est une manœuvre française (…).

 

2002

Natura 2000 – La société royale forestière craint des recours au Conseil d’Etat, AL 16/08/2002

 

Le gouvernement wallon (sic) vient de décider la « mise en Natura 2000 » de 220.000 ha, soit plus de 13 % du territoire de la Wallonie, région fortement peuplée.

Alors que l’Espagne dispose d’immenses étendues désertiques et que le Danemark a classé en Natura 2000 les multiples de bras de mer séparant ses îles.

Selon la Société Royale Forestière, « en Wallonie, les acteurs ruraux, propriétaires ou gestionnaires n’ont été ni consultés ni informés alors que la consultation dans d’autres pays comme la Finlande avait été organisée dans d’autres pays comme la Finlande ou pour certaines communes, à l’exemple de Gedinne. » (…)

La région wallonne pourra-t-elle assumer financièrement la désignation d’une telle surface, car la charte européenne des droits fondamentaux, ainsi que la Constitution belge obligent la Région wallonne à financer :

–          la perte de revenus des propriétaires et occupants,

–          la perte de valeur capitale de leurs terrains,

–          l’adaptation des méthodes de gestion,

      –     la mise en œuvre du réseau.

 

2002

Ph. Law., P.V.C., Agriculture / José Happart installe des pions, LB 11/12/2002

 

Six proches du ministre ont pris place au conseil d’administration de l’Office des produits wallons.

L’actuel président de l’OPW, Luc Tilman, considère cette manœuvre « comme une risque de mainmise du politique sur un organisme qui a toujours su préserver son indépendance depuis 1979, année de la création de l’asbl ».

José Happart a commandé un audit sur la gestion de l’asbl, tâche confiée au bureau de révisorat liégeois D.C. & Co (Daerden – Camarata) dirigé par Frédéric Daerden.

 

2002

Louis Poulain, agriculteur à Neufvilles, La vérité si je mens, LB 18/02/2002

 

« (…) l’activité agricole ne roule pas sur l’or et ne peut se permettre de dépenses irréfléchies, sauf si certains ukases l’y obligent sous peine de sanctions très graves. Evidemment, il est plus facile d’interdire ces échanges interrégionaux que d’assurer leur traçabilité. Un mot vide de sens pour certains fédéraux.

 

2002

Andrée Verbeke, Bouchat et le CDH déterrent la hache, AL 09/08/2002

 

Sites de « Natura 2000 »

Cela risque de figer des projets de développement économique, reléguant le Luxembourg dans une sorte de réserve naturelle ou d’Indiens.