1989

Paul Counotte, /BXL,/ La recherche scientifique, LB 17/09/1989

 

“Des hommes politiques ont annoncé récemment qu’il y avait actuellement en Belgique 8 ministres s’occupant de la recherche scientifique.”

 

1990

M.F.G., Fonds des jeunes entrepreneurs: trop peu de candidats wallons, AL 14/03/1990

 

“Alors que les volumes de création d’entreprises sont désormais comparables en Flandre et en Wallonie, le Fons des jeunes entrepreneurs créé par la Fondation Roi Baudouin attire peu les candidats wallons!”

“depuis sa création en 1988, le fonds a déjà distribué 65 bourses dont seulement 15 aux jeunes Wallons.”

 

1991

La misère menace la recherche scientifique. Chercheurs: liquidation totale?, LS 13/11/1991

 

“La recherche étranglée par des micro-budgets, écartelée entre 8 ministères …”

 

1992

P. Querinjean (Ottignies), Recherche sous-développée, Le Vif 19/06/1992

 

Un grand merci pour tenter d’attirer l’attention du public sur le sort peu enviable de la recherche scientifique et des chercheurs belges.

Permettez-moi de vous apporter quelques précisions concernant votre dossier paru le 29 mai.

1.    « Chercheur qualifié,… contrats prestigieux » : j’ai été viré pour « motif professionnel », disait mon C4 après 21 ans de carrière au FNRS interrompue par deux séjours à Cambridge, New York et Dallas.  Ni le secrétaire général par téléphone et par voie recommandée, ni le ministre Ylieff, encore moins mon recteur ne peuvent vraiment me donner une raison.  Seule la justice peut me donner une petite satisfaction.  Je suis le premier en Belgique, je crois, à avoir cité conjointement le FNRS jusqu’à la Cour d’appel du tribunal du travail et mon université et mon patron au civil.

2.    Je confirme que « la recherche est un champ de bataille, où tous les coups sont permis ».

3.    Il y a totale absence de stratégie globale de politique scientifique et nous nous précipitons gaiement vers le sous-développement.  Aussi, avec quelques collègues, avons-nous décidé de regrouper quelques bonnes volontés pour rédiger un manifeste à l’intention des autorités et du grand public.

4.    Je confirme que, sans titre de professeur d’université, mais seulement avec celui de « découvreur », il n’est pas aisé de sortir de toutes les paperasseries qui sont mon lot depuis une demi-douzaine d’années.

La découverte que nous tentons de promouvoir est suffisamment significative pour mobiliser un réseau de médecins et de chercheurs appartenant à 21 institutions réparties dans 12 pays Européens.  Les journalistes conscients des magouillages et de la situation artificiellement mauvaise de la recherche scientifique en Belgique doivent enfin faire leur boulot et dénoncer les licencienients abusifs, les découvertes écrasées dans l’oeuf par des personnes peu respectueuses de la liberté d’expression.

 

1992

P.D., la recherche est-elle encore possible en Belgique?, LB 06/06/1992

 

‘Les principaux promoteurs des recherches belges en Antarctique adressent une “lettre ouverte” aux autorité politiques.  /= 10 professeurs d’université/

Notamment sur la situation de blocage tout à fait absurde dans laquelle se trouve actuellement le financement de divers programmes nationaux de recherche scientifique.’

 

1995

J. Erler, La recherche mal aimée à la Région wallonne?, LB, 02/02/1995

 

Le recteur de l’ UCL, Pierre Macq, s’est ému d’une diminution des crédits 95 attribués à la recherche par le gouvernement wallon.

 

1997

V. Henderick, A la recherche de la recherche …, LB 02/07/1997

 

“La fragmentation de la politique scientifique sert-elle vraiment la recherche dans ce pays?  Privées de moyens budgétaires dignes de ce nom, Régions et Communautés sont-elles en mesure de relever le défi vital que représentent pour leur économie et le bien-être général la recherche et le développement.  La Belgique n’ y consacre que 0,62 pc de son PIB.  La Communauté française, Région wallonne y consacre 0,6 pc de son produit géographique brut; la part que la Flandre, elle, lui alloue tourne autour des 0,7 pc du PGB.  A Bruxelles, ce pourcentage est plus ridicule encore, puisqu’ il est de 0,04 pc du PGB …”

 

1998

Charly Dodet, Un milliard pour lancer une société spatiale wallonne, VA 30/10/1998

 

La future s.a. WSL (Walloon Space Logistics) regroupera au départ du Centre spatial de Liège I, centre de recherche universitaire, des invests et des partenaires financiers intéressés d’accompagner des entreprises de haute technologie.

Des partenaires se sont déjà manifestés: Fair, Meusinvest, Synerfi, Sibl et la SRIW via son fonds Fird.

 

2001

A.-M. D., Le premier satellite belge tourne autour de la Terre, VA 23/10/2001

 

Lancé hier par une fusée indienne, PROBA devrait démontrer, selon l’ESA, les avantages des microsatellites.

Pas moins de 80 entreprises ont participé à la mise sur pied de PROBA-1 (= Project for On Board Autonomy), mis au point par la firme Verhaert à Kruibeke, dans la banlieue d’Anvers, pour l’ESA (European Space Agency).

Il a été lancé de la base indienne sur l’île de Shriharitoka, au nord de Madras.

La principale caractéristique de PROBA, c’est qu’il est totalement autonome. Il peut fonctinner pratiquement sans aucune assistance et exécuer couramment des tâches de navigation, la planification des missions. PROBA est capable de déterminer lui-même ses défaillances et les résoudre. Le satellite peut se positionner et se fixer très précisément à un endroit déterminé de sur terre. ls utilisateurs peuvent y avoir accès via internet, donc à partir d’un bureau ou d’un labo. Les images de la terre et d’autres données recueillies par PROBA sont transmises directement à un serveur Internet installé à la station sol de Redu. Ce type de satellite est très utile pour les missions humanitaires.

L’objectif de PROBA est de démontrer que de nouvelles technologies peuvent rendre autonomes et donc moins chères des missions de mise sur orbite des satellites.

 

2002

José Remacle, chercheur et homme d’affaires, Un grand cru scientifique, VA 30/12/2002

 

Professeur de biochimie aux Facultés namuroises, il a créé une entreprise du nom d’AAT (Advanced Array Technology).

Très vite, AAT eut besoin de capitaux, 5 millions €, pour lancer sa production de biochips. Elle s’est naturellement tournée vers la Société Régionale d’Investissement de Wallonie. « La SRIW, c’était à pleurer. Elle voulait bien nous faire un prêt, c’est tout », regrette José Remacle.

Finalement, AAT a donc fait affaire cette année avec Eppendorf, le leader mondial des équipements de laboratoires médicaux. AAT est devenue EAT, avec un E pour Eppendorf. » (…)

« Nous n’avons jamais eu à regretter ce choix », explique José Remacle.

 

2002

Catherine Ernens, Communauté française (sic) / recherche scientifique – la fuite des cerveaux francophones, VA 23/01/2002

 

Quand la Flandre met deux euros pour la recherche, la Wallonie fouille ses poches pour trouver un malheureux euro.

La Flandre a augmenté de 100 % en dix ans les moyens investis dans la recherche fondamentale contre 27 % pour les francophones.

Des petits pays qui nous ressemblent fort comme le Danemark ont une politique mille fois plus active en cette matière. Ils savent que leur positionnement économique se jouera dans les années à venir sur les savoirs accumulés. Parce qu’ils n’ont pas de pétrole, pas de ressources naturelles à faire valoir.

 

2002

Xavier Ducarme, Frimoutmania, LB 23/03/2002

 

La Belgique n’est jamais intervenue financièrement pour l’envoyer sur orbite à la NASA, alors que pour Frank de Winne, la Belgique débourse 650 millions aux Russes. (…)

Dirk Frimout avait pensé organiser des projections de films spatiaux Imax à Kinépolis pour saluer le dixième anniversaire de sa mission, mais les autorités ont refusé de l’aider.

 

2004

Anonyme, Pourquoi j’aimerais être chercheur aux USA, LB 12/03/2004

 

Fragmentation et sous-financement

Ce que je vois de la recherche belge me fait peur malgré nos succès. Notre recherche est fragmentée par trop d’intervenants aux pouvoirs évidemment limités. Le problème n’est pas tant que le Fédéral, les Communautés, les Régions et le privé y soient impliqués, mais qu’ils se coordonnent trop peu. Le seul document de l’OCDE accessible en ligne au sujet de la recherche belge concerne une évaluation du système statistique utilisé. L’évaluation est simple: les indicateurs statistiques n’ existent pas. Impossible de connaître 1) le nombre exact de chercheurs; 2) leurs domaines; 3) leurs publications (soit leur crédibilité). (…)

 

On a souvent montré le rôle de la recherche dans notre économie qui dépend à 60 pc de nos exportations. (…)

Eurostat démontre que nous sommes dans les derniers en matière de financement public de la recherche. Les déclarations suivant lesquelles la recherche consommera 3pc du PIB à l’horizon 2010 cachent le fait que le télévie devient un financement structurel d’un FNRS dont la bureaucratie accapare les boursiers deux à quatre semaines par an. (…)

La générosité du Télévie nous fait oublier la démission du secteur public, retranché derrière la complexité de négociations entre institutions où les responsabilités se diluent dans l’illisibilité des lois et autres décrets. (…).

C. Javeau (ULB) indiquait dans « La Libre » (04/03/2003) que « notre système universitaire n’est guère favorable à la construction de carrières scientifiques qui ne seraient fondées que sur le mérite intellectuel. Sa bureaucratisation, ainsi que diverses alliances entre copains et coquins, s’y opposent de manière sou vent efficace». Il avait tout dit.

La majeure partie des engagements sont décidés avant la parution des vacances de postes. Autre aspect du copinage, des disciplines entières ne sont pas reconnues au tableau du « potentiel scientifique belge» lequel sert aux postulants… à demander une bourse au FNRS ! Où trouver de l’aide? Les « responsables » répondent une fois sur trois aux mails et le politique ne laisse pas grand-chose à espérer : la fragmentation institutionnelle n’incite pas à la vision globale. Les programmes de recherche sont creux, malgré l’importance rhétorique que les dirigeants lui accordent, et n’ ont aucune ambition.

Le premier problème de la recherche n’est pas financier mais culturel et organisationnel. Les institutions françaises font davantage appel à nous que leurs consoeurs belges. Ici, elles s’adjoignent les services de coûteux cabinets de consultance là où la société pourrait profiter

de ce qu’elle investit en nous. Ailleurs, les gens répondent courtoisement à vos mails et vous rappellent que les Etats les plus riches et les plus libres ont toujours été ceux où le savoir et la recherche étaient favorisés. Hasard partagé, j’ai reçu hier un formulaire d’invitation à mon installation au Canada. Ironiquement, le gouvernement belge met en place des bourses de retour pour contrer la fuite des cerveaux. Constat trop simple pour un sujet trop complexe : ne serait-il pas temps de la réduire en rendant notre vie (un peu) plus facile ?

 

2004

Sébastien Yernaux, Il se les coupe en quatre, DH 28/06/2004

 

Selon le père de la machine à couper les cheveux, la Belgique n’aide pas suffisamment les inventeurs.

L’absence de fonds et les dépenses énormes en matière d’investissements et de voyages l’obligent à laisser sa machine dans une armoire. Ainsi, dernièrement, l’Office européen des brevets lui a demandé une indemnité à payer de 15.000 €.

Désormais, le projet n’est plus protégé et peut donc être exploité à travers le monde. Son cas n’est pas exceptionnel. De nombreux inventeurs ne demandent qu’à avoir des aies de la Belgique comme d’investiseurs pour mettre leur projet sur pied.

 

bernardportois@hotmail.com

 

2005

Pays Etienne (chercheur en parasitologie moléculaire, ULB), Chercheur et wallon : incompatible ?, LS 30/06/2005

 

(…) Je suis chercheur, et je suis 7 wallon. Je suis actif dans le do­maine de la recherche fondamen­tale, où je m’occupe plus particu­lièrement de la compréhension au niveau moléculaire des méca­nismes par lesquels les parasites échappent aux défenses de leurs hôtes. Mon modèle de travail est le trypanosome africain, parasi­te responsable de la maladie du sommeil. Inutile de préciser que le financement de cette recher­che n’est pas une sinécure, et en particulier, nous attendons tou­jours le premier euro de la Région wallonne. 

(…) La dichotomie actuelle entre recherche fondamentale, compétence de la Communauté française et recherche appli­quée, compétence de la Région wallonne, est non seulement in­justifiée mais aussi contre-pro­ductive.

 

2006

La recherche fondamentale menacée!, LB 06/09/2006

 

NOUS AVONS APPRIS qu’une lettre avait été envoyée par la politique scientifique aux rec­teurs des universités franco­phones et néerlandophones pour leur dire qu’une menace planait sur les PAI, les pôles d’at­traction interuniversitaire, c’est à dire les centres d’excellence de nos universités. Depuis leur création, il y a près de vingt ans, ces PAI sont à la base de ce qui se fait de mieux en matière de recherche fondamentale. Elles sont ciblées par thèmes et impli­quent des accords entre univer­sités des deux communautés. C’est le seul volet resté national de la recherche fondamentale. La cinquième phase des PAI ( 112 millions d’euros en 5 ans) s’est achevée. Et on discute pour l’instant de la sixième phase ( 150 millions d’euros demandés pour les 5 ans à venir). Or , le gouvernement doit de toute urgence combler le trou budgétaire survenu après la bé­vue du ministère des Finances. Et parmi les moyens sérieuse­ment évoqués (mais rien n’est encore décidé), il y a la possibi­lité de réduire ou de supprimer les PAI. Ce qui serait un très grave coup porté à la recherche fondamentale en Belgique, à l’opposé des objectifs de Lis­bonne pour la société de la con­naissance.

Les recteurs ayant reçu cette lettre multiplient les contacts pour prévenier un pareil coup bas s’il survenait Comme un des recteurs nous le disait: « Nous sommes surveillés à l’euro près, mais quand le ministère des Finances se trompe de 800 mi/­lions d’euros, c’est sur nous que cela pourrait tomber ». (GDt)

 

2007

Laurence Dardenne, Christian de Duve, un chercheur sachant …, LB 05/11/2007

 

Compte tenu de l’environnement actuel, les chercheurs sont-ils encore en mesure de connaître la carrière heureuse que vous avez eue?

En ce qui concerne  la recherche scientifique, (…) nous som­mes à la traîne, et plus encore dans la partie francophone.                                     –

 

Avec votre expérience, quels conseils don­neriez-vous à la ministre de l’Enseignement supérieur pour garantir la formation des gé­nérations futures ?

Il faut recruter les meilleurs et leur I donner les moyens. Surtout ne pas com­mencer à faire du dirigisme, c’est le tort de tous nos ministères de Politique scientifi­que, de nos organisations plus ou moins bureaucratiques. Nous avons des diri­geants qui ne peuvent pas s’empêcher de vouloir imposer certains domaines de re­cherche ou de demander aux chercheurs de prouver, avant d’avoir commencé, à quoi serviront leurs recherches. L’accent est toujours mis sur les applications. On cherche quelque chose d’utile et, surtout, de rentable. L’important, c’est l’aspect économique des recherches et le peu d’ar­gent que l’on veut consacrer est souvent réservé à la recherche appliquée.             

Le parent pauvre, dans ces programmes, est la recherche fondamentale. Lorsque j’ai ren­contré des dirigeants, j’ai essayé de leur faire comprendre que la recherche fondamentale est, par définition, une exploration de l’in­connu. Or, quand on explore l’inconnu, on ne peut forcément pas dire d’avance ce que l’on va trouver. Si l’on ne peut pas dire ce que l’on va trouver, il est évident que l’on ne peut pas dire à quoi cela servira; et encore moins com­bien cela rapportera. J’ai fait de la recherche fondamentale toute ma vie et les retombées ont été imprévues et imprévisibles.

 

(…) Le nucléaire a des défauts et comporte des dangers mais, à court terme, cest ça ou la pénurie totale d’énergie. Encore plus dangereuse est la condamnation systématique des OGM. C’est totalement irrationnel. Il faut préserver l’environnement, mais pas à ce prix-là.

 

2007

L.G., Communauté française/ Rapport sur la recherche : pas noir, gris, LB 06/10/2007

 

» Les députés ont dressé un état des lieux de la recherche scientifique. Voici la synthèse.

Indépendance des chercheurs | menacée, sous-financement, paperasserie… Voici quelques-uns des constats qui figurent dans « L’état des lieux de la recherche scientifique » dressé par la commis­sion de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et qui sera discuté mardi en séance plénière du Parlement de la Communauté française. (…)

Si le tableau dressé n’est pas to­talement sombre, il n’en relève pas moins des motifs d’inquiétude.

1 Les crédits publics. La diminution de la part relative du budget public fait craindre un ren­forcement de l’impact de l’indus­trie dans le choix des recherches. En comparaison, la Flandre fait beaucoup mieux. Le rapport pointe également l’insuffisance de l’ap­port privé, à encourager via les PME ou le fund rising, système ré­pandu dans les universités anglo-saxonnes, qui permet de bénéficier des dons des anciens de l’unif. ‘ « 

2 Le sous-financement de la recherche fondamentale. Alors que la recherche appliquée est souvent financée avec le sou­tien de sponsors industriels, le budget de fonctionnement des unifs ne couvre que les frais néces­saires à la survie des équipes de chercheurs, qui doivent réintro­duire plusieurs fois le même projet auprès d’organismes différents. Résultat, un gaspillage en ressour­ces humaines.

3 Les lourdeurs administrati­ves. La charge administrative (budget, gestion…) est croissante et les bailleurs de fonds exigent des dossiers de plus en complexes.

4 La nécessité d’encourager les enseignants à se consa­crer à la recherche. Avec la réforme de Bologne et la concurrence qui en résulte, le danger est grand pour les universités belges de se voir transformées en pourvoyeu­ses de baccalauréats encadrés par un personnel enseignant qui, en raison de l’ampleur et la lourdeur de la tâche d’enseignant, serait ex­clu de la communauté scientifique internationale.

5 Les brevets et publications. Les universités n’ont pas les moyens financiers de défendre leurs propriétés intellectuelles.

6 La valorisation du produit de la recherche. Il faut ren­forcer les coopérations entre ac­teurs de la recherche afin de mutualiser le savoir-faire commun, en encourageant davantage encore les collaborations entre universi­tés – et Hautes Ecoles -, centres de recherche et entreprises.

7 Le statut du chercheur et du docteur. Afin de réduire la fuite des cerveaux, les universités doivent se montrer attractives. Mais elles n’en ont pas toujours les moyens (salaires, manque de sta­bilité d’emploi et de perspective de carrière).