1987

Jean-Pierre De Clippele, La régionalisation a accéléré la fuite des capitaux, LB 15/05/1987

 

(sénateur PRL, président de la Commission des Finances)

Jusqu’en 1969, les sorties et entr√©es de capitaux priv√©s se compensaient.¬† Entre 1970 et 1980, l’exc√©dent desserties de capitaux oscillait annuellement entre 13 et 36 milliards de francs.¬† A partir de 1981, la fuite des capitaux s’acc√©l√©ra brusquement. 41 milliards de francs en 1981, 58 en 1982, 96 en 1983, 113 en 1984, 120 en 1985, et 170 en 1986.¬† Soit au total une perte s√®che de 841 milliards de francs pour notre √©conomie.

Même les divers incitants fiscaux comme les lois Monory-Declercq-Cooreman ne purent arrêter cette fuite éperdue.

Le plus √©tonnant est que le point culminant de cette h√©morragie se situe au moment o√Ļ notre √©conomie se r√©tablit l’inflation est au plus bas – soit un peu plus de 1 p.c. -, la balance commerciale est en boni, le taux d’√©pargne s’√©l√®ve √† 12 p.c. des revenus disponibles et, enfin, la Bourse de Bruxelles nage en pleine euphorie.

Cette √©vaporation hors fronti√®res se fait principalement au profit des Pays-Bas, de la France,’de l’Allemagne, de la Suisse et des Etats-Unis.¬† Or, entre 1970 et 1986, le return moyen (dividende et plus-value) de la Bourse de Bruxelles s’est √©lev√© √† plus de 877 p.c., alors qu’aux Pays-Bas, ce return s’est √©lev√© √† 695 p.c., en France √† 577 p.c., en Allemagne √† 506 p.c., en Suisse √† 348 p.c. et aux EtatsUnis √† 285 p.c.

Ceci signifie que, sur le plan strictement financier, l’√©pargnant belge a eu tort d’investir en dehors de nos fronti√®res.

 

EMIGRANTS. D’autre part, au cours des derni√®res ann√©es, on a constat√© un exc√©dent d’√©migration de Belges ‘vers l’√©tranger.¬† En 1985, 14.360 compatriotes ont quitt√© notre pays, alors que seulement 9.500 Belges le, r√©int√©graient.¬† La plupart des.¬† Belges se dirigent vers la France, les PaysBas, l’Allemagne, le Za√Įre et les Etats-Unis.

Notre pays ne dispos√© pas de statistiques sur le degr√© de qualification de ce flux √©migiatoire. Aux Etats-Unis, des statistiques partielles existent.¬† On rel√®ve ainsi que 42 ing√©nieurs et hommes de sciences belges ont immigr√© aux Etats-Unis en 1984.¬† Il seffible que ce mouvement s’amplifie d’ann√©e en ann√©e.

La ¬ęmigration de talents¬Ľ -revient cher.¬† Le total des frais d’enseiinement d’ un ing√©nieur et d’un icenci√© en sciences √©conomiques co√Ľte au pays respectivement 4,3 et 2 ‘ 6 millions.¬† Uniquement pour les 42 ing√©iiieurs qui- ont √©migr√© aux Etats-Unis en 1984, la perte s’√©l√®ve √† plus de 160 millions de francs.¬† A ces frais de formation, il faut encore ajouter le manque √† gagner sur l√© plan de la contribution √† la prosp√©rit√© nationale.

La Belgique est devenue un carrousel paradoxal.¬† Elle attire les immigr√©s peu qualifi√©s des pays sous-d√©velopp√©s et elle fait fuir les cerveaux qu’elle a form√©s vers les pays les plus d√©velopp√©s.¬† Il s’agit d’un luxe qu’elle ne pourra pratiquer ind√©finiment.

 

INCERTITUDE.¬† Ces fuites concomitantes de ca pitaux et de cerveaux d√©iiotent un malaise profond.¬† Tant l’investisseur que le citoyen dynamique se sentent de plus en plus mal dans leur peau.

La fuite des capitaux a commenc√© en 1970 et puis s’est acc√©l√©r√©e apr√®s 1980.¬† Ces deux

dates correspondent √† la mise en place successive de la r√©forme de l’Etat que les gouvernements de l’√©poque ont impos√©e au pays.

La d√©multiplication des parlements et minist√®res communautaires et r√©gionaux qui”en a r√©sult√©, l’augmentation du nombre, de fonctionnaires, le saupoudrage compensatoire de subsides entre les diverses r√©gions du pays, la paralysie du √éonctionnement de l’Etat, ont co√Ľt√© des centaines de milliards aux contribuables.¬† Et cette h√©morragie continue.¬† L’actuel gouffre b√©ant de nos finances publiques provient en grande partie de la mise en place d’une r√©forme d’Etat mal con√ßue.

De plus, les citoyens avis√©s se rendent compte qu’une r√©forme f√©d√©rale baptis√©e hypocritement ¬ę r√©gionalisation ¬Ľ, bas√©e sur une dualit√© Nord-Sud, dans un pays o√Ļ il n’existe plus de partis nationaux, dxl√©bouche sur une grave incertitude institutionrielle.¬† Le C.V.P. a d’ailleurs d√©cid√© de commuer ce r√©gime f√©d√©ral en r√©gime conf√©d√©ral (deux Etats chapeaut√©s par un pouvoir central faible), en attendant de diluer la Belgique dans l’Europe des R√©gions.

L’√©clatement du pays conduira √† des difficult√©s financi√®res encor e plus accrues, tant pour l√®s √©pargnants que pour les entreprises.¬† On ne bouleverse pas impun√©ment les habitudes de vie et de travail des Belges, qui ont v√©cu plus de 10 si√®cles ensemble.

L’endettement public s’√©levait en 1970 √† environ 1.000 milliards de francs.¬† En 1981, il passa √† 2.500 milliards de francs et, aujourd’hui, il fr√īle les 6.000 milliards de francs.

 

L’IMPOT.¬† Pour essayer d’endiguer la mar√©e montante des d√©penses, on fit sauter le verrou des 50 p.c. de taxation, on n’indexa pas les tranches d’imposition, on releva le taux des droits de succession iusqu’√† 80 p.c., on augmenta le taux du pr√©compte mobilier…

1 C’est ainsi, que, la pression fiscale fut port√©e √† des Sommets jamais atteints.¬† A la tribune du S√©nat, M. Eyskens rh’a r√©pondu qu’avec toutes les cotisations de solidarit√©, – de mod√©ration, d’ONEm… la pression fiscale marginale peut atteindre 80 √† 85 p.c., ce qui est le record europ√©en et probablement le record mondial i

Dans le rapport qu’elle vient de d√©poser, l√† Commission royale d’harmonisation de la fiscalit√© souligne que ¬ę la Belgique a le pr√©l√®vement obligatoire le plus √©lev√© du monde ¬Ľ¬†!

Pour pr√©server le pouvoir d’attraction de notre pays, i . 1 faut r√©instaurer la neutralit√© de l’imp√īt.¬† Celui-ci rie peut avoir une influence d√©terminante √† l’√©gard du mariage, de la famille, du travail, de l’investissement, de la d√©cision de cr√©er ou de ne pas cr√©er une . spci√©t√©.¬† C’est la raison Pour laquelle il faut proc√©der d’urgence √† une profonde r√©forme fiscale dans le sens d’un all√©gement sensible’ de la pression fiscale.

Quant √†.la r√©forme de l’Etat, il est temps que l’opinion publique r√©agisse contre ceux, qui, tant au Nord qu’au Sud, d√©sirent d√©pecer notre pays,

On peut d’ailleurs se poser la question suivante : pourquoi nous cache-t-on le prix de cette co√Ľteuse r√©gionalisation’?

 

1991

John Erler, Les “privil√©gi√©s” de Ghislenghien, LB 09/10/1991

 

“Cadeau ‘wallon’ aux entreprises qui ont pr√©f√©r√© la commune de Guy Spitaels.”

“On s’aper√ßoit que la r√©gion wallonne pr√™te plus de 300.000.000 sans int√©r√™t √† 3 entreprises qui ont eu la bonne id√©e de s’installer dans le zoning de Ghislenghien (Ath).”¬†

Bernard Anselme, pour justifier cette lib√©ralit√©, a exhib√© l’article 42 de la loi du 30.12.70 sur l’expansion √©conomique, autorisant l’acquisition ou la construction de b√Ętiments aux frais de l’Etat (ici la r√©gion). destin√©s √† √™tre vendus ou lou√©s √† une entreprise industrielle, artisanale ou de services “dans des cas exceptionnels et urgents o√Ļ l’int√©r√™t g√©n√©ral l’exige.”

 

1991

Ariane Van Caloen, la Belgique vue de Wall Street, LB 19/11/1991

 

Bob Magerty, journaliste au Wall Street Journal:

notamment: ‚ÄúC‚Äôest difficile pour les √©trangers et pour les Belges de comprendre la r√©gionalisation.‚Ä̬† ‚ÄúJe crois que cela pourrait dissuader l‚Äôinvestisseur.‚ÄĚ

 

1993

Max Hannart, Régionaliser l’ONDAH: une désicion regrettable?,  LB 18/02/1993

 

‚ÄúSes dirigeants critiquent une dispersion des moyens qui ridiculisera la Belgique √† l‚Äô√©tranger.‚ÄĚ

 

1993

Feschaux, Subside pour biodiesel, LB 18/09/1993

 

‚ÄúLe ministre Albert Li√©nard vient d‚Äôoctroyer une avance remboursable sans int√©r√™t de 25,6 millions √† la SA De Smet Engineering d‚ÄôEdegem-Anvers afin de lui permettre la mise au point /√† Feschaux/ d‚Äôun nouveau proc√©d√© afin de produire du biodiesel √† partir du colza.‚ÄĚ

 

1994

T. Bo., La SRIW bataille pour récupérer 2 milliards auprès du groupe Tooras, LB 14/06/1994

 

Les 2 actionnaires signent 2 conventions de cessions d’actions assorties de puts.

“A date et prix d√©termin√©s, Torras s’engage alors √† acqu√©rir progressivement 100 pc du capital de la CdA.”¬† Mais la crise papeti√®re va plonger Torras dans le rouge.

(Torras: ancien actionnaire de la CdA (cellulose des Ardennes)

 

1994

P. Maggiordono, Autant savoir, LB 07/10/1994

 

La FEDER devrait attribuer 450 millions √† Binche pour ses remparts, 150 millions √† Bois-du-Luc pour un mus√©e r√©gional et d‚Äôautres millions ailleurs.¬† Ceci provenant des fonds europ√©ens destin√©s au d√©veloppement √©conomique du Hainaut …

 

1999

Drousie Rose-Marie /Leuze-en-Hainaut/, Est-ce bien nécessaire?, Le Soir Illustré, 3519, 12/1999

 

‚Äú(…) le conseil communal de la ville de Leuze-en-Hainaut a d√©cid√© de remettre en √©tat l‚Äôancienne usine Ernalsteen, d√©truite par un incendie, afin d‚Äôy ouvrir un mus√©e de l‚ÄôAutomobile.¬† Le mardi 26 octobre, une journaliste de Radio Hainaut annon√ßait que ce projet √©tait √©valu√© √† 250 millions de FB.¬† La ville de Leuze-en-Hainaut (…) recevrait un subside de 100 millions de FB dans le cadre d‚ÄôObjectif 1; celui-ci serait int√©gralement investi dans la construction de la toiture du futur mus√©e. (…)¬† Ce mus√©e va-t-il r√©ellement cr√©er 40 emplois, comme annonc√©?‚ÄĚ

 

1999

F.M., Avec Monceau-Fontaines, ce sont 300 emplois qui germent, LS 13/03/1999

 

MONCEAU-SUR-SAMBRE Рles lourdeurs administratives menacent la concrétisation d’un projet dynamique.

Essai de reconversion du charbonnage de Monceau en zone d’économie sociale.

 

1999

Pierre Wiame, Le LET enfin dans ses murs, VA 29/10/1999

 

30.000 m² de bureau à Namur pour le MET.

Co√Ľt: 2 milliards.

 

2000

Sac Pascal, L’OBJECTIF I continue à opposer la Wallonie et l’Europe, LB 04/12/2000

 

La Commission européenne critique l’utilisation du Phasing Out.

Le gouvernement wallon relativise.

Le programme transitoire (le Phasing Out) doit, moyennant 50 milliards de subsides européens et wallons pour 2000-2006, aider la province à sortir en douceur de la phase initiale de l’Objectif 1, qui lui a déjà valu quelque 60 milliards entre 1994 et 1999, pour rattraper son retard de développement.

Alors que l‚ÄôObjectif 1 avait soulev√© les critiques (manque de coh√©rence, saupoudrage de fonds selon des sous-r√©gionalismes politiciens, lenteurs, r√©sultats d√©cevants …) la Commission se montre √† nouveau tr√®s dure¬†dans son rapport de la mi-octobre rest√© confidentiel¬†: la conformit√© avec les r√®gles de concurrence est incompl√®te, les crit√®res de s√©lection de projets sont, dans un grand nombre de cas, peu objectiv√©s, peu clairs et non op√©rationnels¬†; le poids de certaines aides est en porte-√†-faux avec les orientations de la commission¬†; les dispositions prises pour am√©liorer le processus, consid√©r√©es, lors de l‚Äô√©valuation de la p√©riode pr√©c√©dente, comme condition sine qua non, ne sont pas explicit√©es¬†; les objectifs sont sous-estim√©s¬†; la prise en compte des le√ßons du pass√© fait d√©faut¬†; des taux d‚Äôaides n‚Äôont pas encore √©t√© reconnus conformes aux dispositions de concurrence, les remarques formul√©es par l‚Äô√©valuateur n‚Äôont pas √©t√© prises en compte¬†; les demandes de clarifications n‚Äôont pas √©t√© apport√©es¬†; l‚Äô√©valuation de l‚Äôimpact des mesures sur l‚Äôenvironnement est √©lud√©e¬†; etc. .

 

2000

Un nouveau service: ADL / Agence de D√©veloppement Local/, in: Bertrix, ma commune, n¬į50, avril-mai 2000, p.8

 

La r√©gion a d√©cid√© de financer ces postes dans certaines communes (60 √† jour).¬† Par leur pr√©sence de proximit√©, les agents doivent dynamiser les tissus √©conomiques locaux. (…) Le but ultime est √©videmment de favoriser l‚Äôemploi.

Premi√®re t√Ęche: r√©aliser un √©tat des lieux.

Ensuite, consulter les forces vives bertrigeoises, puis ‚Äús√©lectionner des axes de travail plus pr√©cis.‚ÄĚ

Enfin, la R√©gion wallonne, qui finance l‚Äôop√©ration, ‚Äúnous convoque r√©guli√®rement √† des journ√©es de formation (…)‚ÄĚ, dit l‚Äôagent pour Bertrix.

 

2000

P.P., Le Hainaut a-t-il tant  raté l’objectif ?, LB 31/01/2000

 

Alain Destexhe dresse un bilan accablant des aides européennes au Hainaut.

Exemple¬†: tels projets que l‚Äôon n‚Äôa fait qu’achever (Str√©py-Thieu, cite M. Destexhe, qui en fait la cou¬≠verture de son livre, m√™me si, √† notre connaissance, l’Objectif 1 n’y est intervenu que pour 0,3 pc de son co√Ľt, soit 2 millions sur 650); tels projets patrimoniaux ou touristiques sans impact ou √† la “rentabilit√© probl√©matique” (Bois-du-Luc, remparts de Binche, Notre-Dame √† Lessines); tels projets directement li√©s “aux lu¬≠bies ou folies de certains politi¬≠ques” (la Grand-Place d’Ath pour Spitaels, le lavoir de P√©ronnes-lez-Binche pour Arena, le Pass pour Li√©nard)… Et si quelques dossiers trouvent tout de m√™me gr√Ęce √† ses yeux (il ne peut √©viter l’a√©rop√īle de Gosselies), M. Des-texhe pr√©f√®re y voir des “projets porteurs plut√īt que des r√©ussites”.

 

De l√† √† dire que des milliards ont √©t√© gaspill√©s, ou douter que le d√©clin ne serait pas plus grave sans l’Objectif 1? “Ailleurs, √ßa marche mieux”, r√©pond M. Des-texhe, tout en reconnaissant que le Hainaut a re√ßu des enveloppes moins importantes que des r√©¬≠gions similaires. Quel est donc le probl√®me? “Une gouvernance inefficace”, r√©sume le lib√©ral : phi¬≠losophie scl√©ros√©e, manque de coordination, impr√©paration des acteurs, √©valuation de fa√ßade, omnipr√©sence du politique, etc. Et de recommander, notamment, la cr√©ation d’une agence unique et d√©politis√©e de d√©veloppement.

 

“D√©cal√©”

 

On s’en doute, la nouvelle sor¬≠tie du s√©nateur Destexhe fourbit d√©j√† son contre-argumentaire, notamment √† l’Elysette. A la mi¬≠nistre-Pr√©sidence PS, on aligne d’autres chiffres (cr√©ations d’em¬≠plois, formations, extensions et cr√©ations d’entreprises, investis¬≠sements en recherche…); on √©pingle des commentaires euro¬≠p√©ens autrement flatteurs; on re¬≠l√®ve les implications actuelles du priv√©; on rappelle que les cas po¬≠l√©miques habituels n’ont acca¬≠par√© qu’un pourcentage infime de la manne… Tandis que, dans le propre parti du franc-tireur (un parti √† nouveau pris √† partie dans sa part de gestion wallonne des ann√©es arc-en-ciel), le pr√©si¬≠dent Reynders tient √† distinguer : √† Destexhe l’analyse “d√©cal√©e”, √† Kubla le point de vue du MR !

 

P.P.

 

¬†“Hainaut : enfin une strat√©gie gagnante ?”, sous la direction d’Alain Destexhe. Editions Labor, 166 pages, environ 12 euros. Sortie courant f√©vrier dans les librairies.

 

2000

P.V.C., Sociétés wallonnes sous influence, LB 16/08/2000

 

Le CRISP (Centre de recherches et d‚Äôinformation socio-politiques) vient de publier dans son ¬ę¬†Courrier hebdomadaire¬†¬Ľ (n¬į1679) (Anne Vincent / Marcu(s¬†?) Wunderle) (02/218.32.26), une √©tude sur la d√©pendance externe des entreprises en Wallonie.

Présence de quelque 550 groupes étrangers présents dans le capital des entreprises wallonnes avec 138 groupes américains et 111 groupes français.

Groupes étrangers les plus importants ? Les Français Suez Lyonnaise, Usinor, Totalfina Elf et Axa, le néerlandais ING, l’américain Caterpillar, le japonais Mitsubishi et les groupes binationaux.

Suivant les analystes, ¬ę¬†en cas de d√©sinvestissement, l‚Äôexistence d‚Äôune structure de propri√©t√© √©trang√®re porte en elle le risque d‚Äôaugmenter le d√©ficit √©conomique et social que constitue la disparition d‚Äôune entreprise sur le tissu √©conomique car l‚Äôop√©ration implique un transfert de brevets et de know-how vers le centre de d√©cision ex√©rieur, et cela en la quasi-absence de recours l√©gaux.¬†¬Ľ

 

2001

Pierre Nizet, Europe / Conseil informel de Namur ‚Äď Sans aides, la Wallonie meurt, VA 12/07/2001

 

Lors du Conseil informel sur la politique r√©gionale et l‚Äôam√©nagement du territoire, un ministre wallon a dit¬†: ¬ę¬†Si on arr√™te les aides, la Wallonie meurt¬†¬Ľ.

Elle refl√®te bien la r√©alit√© d‚Äôune Wallonie qui est encore √† la tra√ģne lorsqu‚Äôon s‚Äôarr√™te sur son Produit Int√©rieur Brut par rapport √† la moyenne europ√©enne.

Depuis la cr√©ation du Fonds europ√©en de D√©velopement r√©gional ent√©rin√© en 1975, jusqu‚Äôaux fameux fonds structurels europ√©ens form√©s puis r√©form√©s, la Wallonie a toujours √©t√© ¬ę¬†un peu¬†¬Ľ ‚Ķ assist√©e.

En effet, la Wallonie a reçu quelques dizaines de milliards sortis de la poche de la banque européenne.

— Seuls deux ou trois Allemands, une Fran√ßaise et un Anglais ind√©pendant avaient effectu√© le d√©placement au R√©sidence Palace.

 

2005

Charly Dodet, Economie / Alarmant rapport McKinsey / Les Wallons doivent se secouer !, VA 03/03/2005

 

Le bureau d’études conseille de mieux canaliser des acteurs économiques (il en existe 70 en Wallonie !) pour créer des activités.

Ainsi, la Wallonie n’attire pas de grands projets, les Wallons n’ont pas assez l’envergure d’exportateurs et leurs entreprises sont trop petites pour soutenir la concurrence étrangère.

 

2005

(…)et Paul, Une histoire wallonne selon Qu√©vit (UCL), LB 08/09/2005

 

¬ę¬†Nos universit√©s ne doivent pas devenir des instituts technologiques. Les Etats-Unis, etc, n’ont pas l√Ęch√© la recherche fondamentale: il faut r√©fl√©chir √† √ßa. Le plan ouvre √† de nouvelles bourses de chercheurs, mais il ne fait rien pour les chercheurs. Ou alors, leur deman¬≠dera-t-on de ne plus faire que de la re¬≠cherche appliqu√©e ?”.

 

_ (‚Ķ) Il y ajoute des causes li√©es au “syst√®me de valeurs” de la soci√©t√© wal¬≠lonne: la faible valorisation de la cr√©ativit√© et de l’esprit d’initiative, le manque d’ouverture internationale, une √©cole qui pr√©f√®re les t√™tes bien pleines aux t√™¬≠tes bien faites.

Et s’il devait √©pingler deux maux wal¬≠lons principaux, quels seraient-ils? “D’abord un probl√®me de cr√©ation de ri¬≠chesses, par rapport √† la moyenne euro¬≠p√©enne; et un taux de ch√īmage terrible¬≠ment important, dont celui des jeunes qui est r√©current”. (‚Ķ)

 

“Le Pass est une aberration”

 

Bref, on aura inject√© dans l’Objectif 200 milliards de FB (publics et priv√©s). Soit plus par an pendant 10 ans que le plan Marshall par an pendant 4 ans – et celui-ci pour toute la Wallonie “Impres¬≠sionnant”‘, mais “pr√©occupant'” aussi, pour cet habitu√© des

antichambres euro¬≠p√©ennes: “Pourquoi a-t-on donn√© autant au Hainaut?

D’abord parce que le taux de ch√īmage des jeunes y √©tait √©lev√©., Un quart de la jeunesse sans futur, c’√©tait la priorit√© des priorit√©s. Or, le paquet n’a pas √©t√© mis ou pas assez mis l√†-dessus. La dizaine de centres de recherches uni¬≠versitaires, c’est beau. Mais il faut les √©valuer par rapport aux indicateurs de valeur ajout√©e et d’emploi.

Et pourra-t-on en p√©renniser le capital hu¬≠main? Le Pass, lui, c’est une aberration. On devra y mettre de l’argent tout le temps. On aurait mieux fait de d√©dier cet argent √† la formation des ensei¬≠gnants et des jeunes du secondaire √† la culture technologique.

J’ai √©t√© choqu√©, √† la veille des √©lections, d’entendre Van Cau, √† sa descente d’un h√©licopt√®re, dire que le d√©veloppement du Hainaut se voyait √† vue d’Ňď√ľ. Que l’on voit du ciel le Pass ou la grand’place d’Ath, s√Ľrement.

Mais o√Ļ sont les semences¬†?

Pir

 

2005

Investissements / La Belgique n’est plus attractive, LB 15/12/2005

 

Suivant la dernière enquête du bureau d’études AT Kearney sur les investissements directs à l’étranger, réalisée depuis 8 ans auprès de 1000 entreprises dans le monde, la Belgique ne figure pas parmi les 25 pays les plus attractifs.

Elle n’en a fait partie que deux fois (24e en 1998 et 2000). 

 

2006

Charly Dodet, Un milliard de FB engouffré par le circuit, VA 09/2006

 

Les pertes dans la gestion du circuit de Francorchamps ont été colossales, ces dernières années : manque de rentrées et de rigueur, notamment.

LE TEMPS passe et tou¬≠jours pas de contrat sign√© entre Bernie Ecclestone et la R√©gion wallonne. Alors, les langues commencent √† se d√©¬≠lier…

Joseph Moxhet, ancien d√©put√© permanent (PS) li√©geois, ‘ pr√©sident de la Soci√©t√© provin¬≠ciale d’industrialisation pen¬≠dant pr√®s de vingt ans, a aussi pr√©sid√© l’Intercommunale du circuit de Francorchamps pen¬≠dant douze ans (vice-pr√©sident de 1985 √† 1989 et pr√©sident de 1989 √† 2001. Il en a d√©mis¬≠sionn√© dans le cadre du d√©cu¬≠mul des mandats).

Son analyse est s√©v√®re : ¬ęJe suis horrifi√©, dit-il, de voir ce qui s’est pass√©, ces deux ou trois derni√®res ann√©es, √† Fran¬≠corchamps. Certes, le gouverne¬≠ment wallon a liquid√© le conseil d’administration et le directeur g√©n√©ral de la soci√©t√© de promotion; ceci dit, je constate que Jean-Marie Hap-part reste pr√©sident de l’inter¬≠communale. S’il n’est pas bon d’un c√īt√©, je me demande com¬≠ment il l’est de l’autre¬Ľ.

Joseph Moxhet parle de ¬ęproc√©d√©s surprenants ¬Ľ. En juillet 2005, il interrogeait le mi¬≠nistre Courard sur les sources de financement des travaux sur le circuit, leur cautionnement par l’intercommunale et le res¬≠pect des proc√©dures en mati√®re de march√©s publics. Il n’a ja¬≠mais obtenu de r√©ponse √† ses questions.¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

Un (gas)pillage des fonds publics

En juillet de l’ann√©e derni√®re, Joseph Moxhet a interrog√© le mi¬≠nistre de tutelle des intercommunales (Philippe Courard) sur le financement des travaux du circuit (qui n’√©taient encore esti¬≠m√©s, √† l’√©poque, qu’√† 6 millions d’euros). Un an plus tard, at¬≠tendant toujours patiemment une r√©ponse, l’ancien pr√©sident de l’intercommunale est √† nouveau intervenu : ¬ęau terme d’une carri√®re de 40 ans, je n’ai jamais vu un tel pillage des fonds publics, √©crit-il. Les probl√®mes de la Carolo ne sont que du ¬ę pipi de chat¬Ľ √† c√īt√© du tonneau des Dana√Įdes qu’est de¬≠venu le circuit depuis un peu plus de deux ans ¬Ľ.

Et Joseph Moxhet de poursuivre en √©pinglant une des manifes¬≠tations organis√©es sur le circuit : ¬ęL’organisation des futures 24 Heures du R.A.C.B., telle qu’elle se met en place, va vrai¬≠semblablement d√©boucher sur-une vaste escroquerie (une de plus) au d√©triment de l’I.S.F.¬Ľ (Intercommunale de Spa-Francorchamps).

L’ancien d√©put√© permanent d√©fend aussi clairement le bourg¬≠mestre de Malmedy, dont on sait qu’il a √©t√© montr√© du doigt, ces derni√®res semaines, avec beaucoup de virulence, pour une erreur bien plus futile que la plupart des ¬ę affaires ¬Ľ qui √©claboussent des mandataires dans plusieurs communes wal¬≠lonnes. ¬ę Tenter de d√©stabiliser Robert Denis, un des meilleurs bourgmestres de la province de Li√®ge, pour une simple raison qu’il tient bon dans la probl√©matique des taxes communales, peut appara√ģtre comme une mesure de r√©torsion ¬Ľ, explique Joseph Moxhet.,

 

¬ęLe champagne coulait √† flot lors des r√©u¬≠nions et on faisait venir un traiteur de Bruxelles… ¬Ľ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

Des commissaires bien payés            

L’an dernier, Joseph Moxhet s’est aussi √©tonn√©, au Conseil provincial de Li√®ge, que les deux commissaires du gouver¬≠nement wallon au sein de l’in¬≠tercommunale du circuit re√ßoi¬≠vent des √©moluments identi¬≠ques √† ceux des membres du bu¬≠reau ex√©cutif (720 000 F par an). Il n’a pas re√ßu de r√©ponse. Les int√©ress√©s, depuis lors, ont d√©missionn√©.¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

2006

Ph. Law., La Wallonie, terre d’accueil de sociétés, LB 13/01/2006

 

13 dossiers d‚Äôinvestissements sur 43 cl√ītur√©s en 2005 proviennent de Flandre.

Entre 2000 et 2005, 22pc des quelque 10 000 emplois créés en Wallonie sont flamands.

 

2007

Le fiasco des zonings wallons : sabotage ou incurie politique ?, LS 06/10/2007

 

Janine Kievits et Pierre Titeux Inter-Environnement Wallonie (Fédération des associations environnementales)

R√©unis par LeSoir afin de pro¬≠c√©der √† une √©valuation √† mi-parcours du plan Marshall, les repr√©sentants des mondes poli¬≠tique (M. le Ministre Marcourt), √©conomique (M. Domb, de l’Union wallonne des entreprises) et syndical (MM. Coumont, de la CSC, et Vandermeeren, de la FGTB) se sont unis pour d√©noncer avec une rare unanimit√© les diffi¬≠cult√©s qu’il y aurait aujourd’hui √† implanter des zonings en territoi¬≠re wallon ; et les emp√™cheurs de d√©velopper en paix : les riverains introduisant des recours et dont les int√©r√™ts individuels feraient obstacles aux int√©r√™ts collectifs (Le Soir du 15 septembre).

Il importe de r√©tablir la v√©rit√© des chiffres : le gouvernement wal¬≠lon a inscrit en 2004 aux Plans de secteurs 34 nouvelles zones enti√®¬≠rement d√©volues √† l’activit√© √©co¬≠nomique ; sur ces 34 zones, 8 ont fait l’objet de recours. Autrement dit, 26 zones pouvaient √™tre d√©ve¬≠lopp√©es sans entraves juridiques. Or, √† ce jour, seules 4 d’entre elles ont √©t√© mises en Ňďuvre ; 22 res¬≠tent donc inactiv√©es sans qu’une quelconque proc√©dure abusive de plaignant(s) nombriliste(s) in-sensible(s) au redressement wallon puisse-√™tre avanc√©e pour expli¬≠quer le retard…

Le probl√®me r√©side ailleurs. En premier lieu, dans le d√©lai n√©ces¬≠saire √† l’am√©nagement d’une zo¬≠ne. L’inscription au plan de sec¬≠teur ne suffit en effet pas pour lui donner corps… Il faut ensuite ac¬≠qu√©rir – et parfois exproprier – les terrains, mener √† bien les formali¬≠t√©s d’obtention de subventions √† l’√©quipement, etc. Tout cela demande un temps que le d√©cideur press√© occulte parfois.

Ensuite, dans la gestion politi¬≠que du dossier. L’inscription des nouvelles zones en 2004 consti¬≠tuait l’aboutissement d’un proces¬≠sus long de trois ans : les intercom¬≠munales de d√©veloppement ont introduit leurs demandes et le gouvernement a √©dict√© une liste de quarante crit√®res sur la base desquels s√©lectionner les zones pr√©sentant un r√©el int√©r√™t √©cono¬≠mique et une implantation accep¬≠table au regard du bon am√©nagement du territoire. Mais la m√©cani¬≠que logique et rigoureuse se grip¬≠pa lorsque le processus d’√©valua¬≠tion s’engagea… C’est qu’en Wal¬≠lonie, le zoning se fait volontiers objet de d√©sir, voire de passions ; source de rentr√©es financi√®res et image d’une commune ¬ęqui ga¬≠gne ¬Ľ, il g√©n√®re une concurrence parfois f√©roce.

Ainsi, l’approbation du zoning de Jodoigne relevait du miracle politicien : la Direction de l’√©cono¬≠mie et de l’emploi avait consid√©r√© que le projet ne r√©pondait pas √† un r√©el besoin tandis que la Direc¬≠tion de l’am√©nagement du territoi¬≠re y voyait des inconv√©nients r√©d-hibitoires, notamment sur le plan environnemental. Mais Louis Mi¬≠chel a pes√© de tout son poids pour faire pencher la balance en faveur de son fief. Est-il tant soit peu sur¬≠prenant que des d√©cisions arr√™¬≠t√©es dans de telles circonstances donnent prises √† des recours ?

En sa qualit√© de f√©d√©ration des associations environnementales, Inter-Environnement Wallonie se trouve ponctuellement en situa¬≠tion de recours juridique. Nous sommes donc bien plac√©s pour sa¬≠voir que – sauf exception toujours possible – les proc√©dures entrepri¬≠ses ne visent en rien la d√©fense d’int√©r√™ts particuliers mais enten¬≠dent au contraire faire valoir l’int√©¬≠r√™t g√©n√©ral… qui ne se d√©cline pas exclusivement en termes d’image politique et de retom¬≠b√©es √©conomiques.

Et c’est sans doute l√† qu’est l’hia¬≠tus : trop souvent encore, l’enjeu environnemental au sens le plus large du terme n’est pas pris en compte dans le processus d√©ci¬≠sionnel. Il appartient alors aux ¬ę particuliers ¬Ľ (dont fait partie le monde associatif) de faire valoir des int√©r√™ts n√©glig√©s par les pou¬≠voirs publics mais qui rel√®vent pourtant du bien commun. Cette action est salutaire. M√™me si est re¬≠grettable qu’associations et/ou ri¬≠verains doivent passer par l√† pour faire respecter ce qui rel√®ve le plus souvent du simple bon sens, p On peut d√®s lors s’inqui√©ter des * propos du ministre Marcourt sou¬≠haitant qu’une r√©flexion soit me¬≠n√©e ¬ę sur la mani√®re d’√©viter certai¬≠nes utilisations “abusives” du Con¬≠seil d’√Čtat¬Ľ. Il ne faudrait pas, en effet, qu’au nom de l’efficacit√© po¬≠litique, on r√©duise le champ d’ac¬≠tion d√©mocratique permettant de d√©fendre efficacement des va¬≠leurs autres que le sous-localisme irrationnel, l’investissement sans frein et la croissance sans limite….

 

2007

Ph. Law., R√©gion wallonne ‚Äď Formule 1 / calculs et manŇďuvres autour du Grand Prix √† Francorchamps, LB 20/09/2007

 

¬Ľ Le d√©ficit de 2007 serait de 3,4 millions. L’organisateur de l’√©dition 2008 d√©sign√© ce jeudi.

Apr√®s le succ√®s de foule de l’√©dition 2007 du Grand Prix de FI dimanche √† Spa-Francorchamps (environ 75 000 spectateurs rien que pour cette journ√©e) et les bilans √† chaud, les organisateurs ainsi que la R√©gion wallonne auraient d√©¬≠sonnais une id√©e pr√©cise du d√©fi¬≠cit de l’√©v√©nement. Il se situerait entre 3 et 3,4 millions d’euros. Soit exactement le profit que tire le f√©¬≠d√©ral de la course en termes de re¬≠cettes TVA. Or il n’a rien mis dans l’aventure, notent des observateurs. En attendant de voir si l’√©v√©nement jouira, √† l’avenir, d’un soutien financier de la part du f√©d√©ral, la R√©gion wallonne d√©¬≠cidera ce jeudi si elle poursuit l’aventure Francorchamps. Mais les signaux sont verts et donnent √† penser qu’un Grand Prix de FI sera organis√© en 2008 √† Francor¬≠champs probablement avec la so¬≠ci√©t√© Spa Grand Prix, pilot√©e par le trio Etienne Davignon-Libert Froidmont-Andr√© Macs. Selon plusieurs observateurs, m√™me si des am√©liorations doivent encore √™tre apport√©es √† l’organisation de l’√©v√©nement, le trio, et surtout An¬≠dr√© Maes, a r√©alis√© un travail for¬≠midable. Le succ√®s de foule de di¬≠manche leur revient donc en grande partie. Et un peu aussi √† l’intercommunale immobili√®re (TSF) qui a r√©alis√© les travaux.

 

Pas de demande de la Région

Pour une √©ventuelle contribu¬≠tion du f√©d√©ral, le principal int√©¬≠ress√© r√©pond aux critiques. “Je n’ai jamais vu une demande de la R√©gion wallonne pour des subsi¬≠des ou un remboursement quel¬≠conque concernant le Grand Prix. Si une telle demande arrive, elle sera mise sur la table du comit√© de concertation et sera d√©battue au m√™me titre que toutes les autres sollicitations”, nous a confi√© Di¬≠dier Reynders (MR), ministre f√©¬≠d√©ral sortant des Finances. Il se dit “surpris qu’on √©voque aujourd’hui cette question apr√®s les √©lections et alors que le gouver-

nement f√©d√©ral est en affaires courantes”.

L’ex√©cutif wallon pourrait aussi d√©finir ce jeudi la trame de la refonte des structures de ges¬≠tion du circuit. Le principe de la fusion de l’ISP, pr√©sid√©e par Jean-Marie Happart et de la soci√©t√© de promotion (SPCSF) dirig√©e par Libert Froidmont (pr√©sident de la Sogepa) est acquis. Et c’est ici que les grandes manŇďuvres commen¬≠cent. Certains soup√ßonnent le mi¬≠nistre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt (PS) de vouloir placer ses hommes en la personne de Jean-Louis Roll√©, son proche conseiller. Jean-Marie Happart ne serait pas oppos√© √† continuer l’aventure. “C’est le gouvernement qui doit d√©cider et il faudra qu’on l’intercommunale¬†¬†¬†¬† immobili√®re (ISF) qui a r√©alis√© les travaux.

 

Pas de demande de la Région

Pour une √©ventuelle contribu¬≠tion du f√©d√©ral, le principal int√©¬≠ress√© r√©pond aux critiques. “Je n’ai jamais vu une demande de la R√©gion wallonne pour des subsi¬≠des ou un remboursement quel¬≠conque concernant le Grand Prix. Si une telle demande arrive, elle sera mise sur la table du comit√© de concertation et sera d√©battue au m√™me titre que toutes les autres sollicitations”, nous a confi√© Di¬≠dier Reynders (MR), ministre f√©¬≠d√©ral sortant des Finances. Il se dit “surpris qu’on √©voque aujourd’hui cette question apr√®s les √©lections et alors que le gouver-

nement f√©d√©ral est en affaires courantes”.

L’ex√©cutif wallon pourrait aussi d√©finir ce jeudi la trame de la refonte des structures de ges¬≠tion du circuit. Le principe de la fusion de l’ISF, pr√©sid√©e par Jean-Marie Happart et de la soci√©t√© de promotion (SPCSF) dirig√©e par Libert Froidmont (pr√©sident de la Sogepa) est acquis. Et c’est ici que les grandes manŇďuvres commen¬≠cent. Certains soup√ßonnent le mi¬≠nistre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt (PS) de vouloir placer ses hommes en la personne de Jean-Louis Roll√©, son proche conseiller. Jean-Marie Happart ne serait pas oppos√© √† continuer l’aventure. “C’est le gouvernement qui doit d√©cider et il faudra qu’on me le demande d’abord. Mais Francorchamps, c’est un peu comme mon b√©b√© et j’aimerais lui apprendre √† marcher”, dit-il. Mais pour certains, il y aurait eu du laisser-aller dans la conduite du chantier o√Ļ on entendait sou¬≠vent dire : “On s’arrange”. La SPCSF ou Spa Grand Prix ont d√Ľ effectuer des travaux qui auraient d√Ľ l’√™tre par l’ISF pour environ 300 000 ‚ā¨. “Ce sont des travaux compl√©mentaires qui ne figuraient pas dans le cahier de charges que le gouvernement wal¬≠lon nous a demand√©”, se d√©fend-t-il. Quid du litige avec un architecte li√©geois qui r√©clame aujourd’hui 1,8 million d’euros aux dirigeants du circuit ?

 

2007

Victor Michaux (Fosses-la-ville), Un incubateur ¬ęinadapt√©¬Ľ, VA 12/05/2007

 

II y a quelques ann√©es, J-Cl. Defoss√© lan√ßait une √©mis¬≠sion consacr√©e aux ¬ętravaux inutiles ¬Ľ. Il en avait r√©pertori√© un nombre impressionnant qui avait co√Ľt√© un paquet de millions aux contribuables. Hier, je lis avec stupeur qu’un b√Ętiment a √©t√© construit en 2004, √† Mont-Saint-Guibert, √† la demande du ministre wal¬≠lon responsable (NDLR : Serge Kubla), pour y abriter un incubateur.

Ce b√Ętiment qui n’a jamais servi est mis en vente avec une perte de 900 000 ‚ā¨, auxquels il faut ajouter les frais d’entre¬≠tien non connus, une paille pour la Wallonie si riche.

Interrog√© le ministre en charge du dossier r√©pond : ¬ę Les b√Ętiments de Mont-Saint-Guibert n’√©taient pas adapt√©s aux projets en question…¬Ľ (NDLR: √©dition du 9mai). C’est un comble. Faut-il en rire ou en pleurer? Nos diri¬≠geants se paient donc le luxe de construire des b√Ętiments inadapt√©s¬†!

 

2008

Lawson Ph., L’informatique wallonne a des ratés, LB 21/10/2008

 

D‚Äôapr√®s la Cour des comptes, la r√©gion ne ma√ģtrise pas son outil informatique. le contrat sign√© avec le GTE informatique viole les lois sur les march√©s publics.