Régionalisation : une catastrophe dans le domaine des subsidiations: mauvaise gestion, favoritisme, incompétence

1990

Un scénario nu?, LS 08/11/1990

 

L’Association belge des producteurs-réalisateurs de films n’apprécie pas la campagne publicitaire de la Communauté française vantant le soutien apporté à l’audiovisuel, dont la situation, dit l’association, n’a plus été aussi catastrophique depuis des années.

La Communauté française aide l’audiovisuel mais uniquement quand elle commande ses spots de promotion.

 

1994

Guy Daloze, Comment José Happart a « récupéré » un demi-million, LB 15/04/1994

 

José Happart est accusé d’avoir reçu le 30/01/1990 1.000.000 par la Communauté française pour l’asbl Wallonie Région d’Europe, dont 500.000 F alloués en remboursement des avances qu’il a consenties pour financer le fonctionnement de l’asbl au cours des années 1986, 1987 et 1988.

 

1995

Christine Simon, Manifestation des professionnels du cinéma et de  l’ audiovisuel à Bruxelles, LS, 10/04/1995

 

Les professionnels en ont assez de la politique menée par la Communauté française, désargentée certes, mais qui ne fait montre d’ aucune imagination.

Marre de voir ces hommes politiques en campagne qui ignorent tout du mot ‘culture’.

 

1995

Claire Bortolin, Subsides culturels, Distorsions wallonnes?, Liège et Charleroi se taillent la part du lion.  Mons n’ est qu’ en 3e position., LB, 03/11/1995

 

Le député Ecolo de la région de Mons, Jean-Pierre Viseur, se demande si on ne privilégie pas la culture de prestige au détriment de celle accessible à un plus grand nombre.  En effet, quatre institutions seulement absorbent plus de la moitié de tous les subsides culturels  accordés par la Communauté française aux 7 villes qu’ il a examinées (Tournai, Mons, La Louvière, Charleroi, Namur, Arlon et Liège): l’Opéra royal de Wallonie à Liège, l’Orchestre philharmonique de Liège, Charleroi/Danses et l’Orchestre de Chambre de Mons, 685 millions au total.  La répartition géographique des subsides est également révélatrice: toujours pour 1993, Liège reçoit 718,4 millions, Charleroi 203 millions, et loin derrière Mons avec 94 millions, La Louvière avec près de 73 millions, Namur, Tournai, Nivelles et Arlon.

 

1996

L’équipe de la bibliothèque communale (Mormont / Erezée), LS 02/11/1996

 

La Communauté française va supprimer sa reconnaissance aux petites bibliothèques semblables à la nôtre. …” Chez nous, 3.779 F reçus annuellement.

Voici qu’ on nous avertit d’ un projet catastrophique: il serait question d’ imposer aux bibliothèques non reconnues une taxe de 10 F par livre prêté!  Donc, plus nous ferons de prêts, plus nous serons pénalisés.”

 

1996

M.D.-M., Alerte en musique du nord, LB, 19/12/1996

 

L’octroi de 30 pc des subventions au seul ensemble I Fiamminghi provoque la réaction indignée des vingt-quatre autres orchestres concernés.  (reçu de Vanden Brande, ministre-prés. de la Région flamande)

 

2002

C.F., /le Festival europa cantat Junior/ Sans la Communauté française, 19/07/2002

 

Les mauvais cabinets

« Nous avions sollicité le soutien de la Communauté française il y a plusieurs mois déjà », souligne Jean-Marc Pon­celet. « Et avions ainsi écrit aux ministres Charles Miller et Rudy Demotte ». Le premier en ce qui concerne le Commis­sariat Général aux Relations Publiques (CGRI), le second dans le domaine de l’éducation permanente.

« Il semble visiblement que nous ayons contacté les mau­vaises personnes, dans les mauvais cabinets. »

Le courrier communautaire explique ainsi, après une instruction de dossier ,de près de six mois, que le CGRI ne se sent pas concerné par l’opéra­tion, simplement parce que les çhoeurs d’enfants invités ne rentrent pas dans la catégorie, des artistes professionnels.

Idem pour le cabinet de Rudy Demotte, qui relève qu’un festi­val de ce type ne peut recevoir le label d’éducation perma­nente. Exit donc la Commu­nauté Française de ce qui repré­sente pourtant un événement culturel majeur à Namur.

Cette surprise remet-elle en causé la santé financière du fes­tival ? « Nous avions prévu ce genre de nouvelles, et avions tout calculé sans tenir compte dès subsides demandés à la Communauté. Avec le soutien financier de la Ville de Namur et de la Province, plus les  rentrées venant des chœurs participants, nous devrions pou­voir atteindre l’équilibre. »

 

2002

V. Klambaert (Manage), Franco Dragone / Décrocher la lune …?, LB 14/10/2002

 

Le budget de « Décrocher la lune 2002 » s’élève à 550 000 € (soit plus ou moins 22 millions de francs), financé entre autres par la Communauté Wallonie-Bruxelles et par la ville de La Louvière, donc par le contribuable.

On s’interroge dès lors sur la gratuité de ce spectacle organisé le 28 septembre avec 160 comédiens … bénévoles.

Et quand je vois qu’il y a un mois à peine, Monsieur Dragone et ses amis organisaient encore, aux ascenseurs de Strépy, un grand spectacle tout aussi gratuit et … coûteux (…).

 

2003

Matthys Francis, Le Musée Jijé pousse un cri d’alarme, LB 23/10/2003

 

François Deneyer, fondateur de ce musée, attend toujours depuis 2001 ( !) des subsides du ministère de la Culture de la Communauté française (sic) pour des travaux de rénovation et d’aménagement .

En février 20003 seulement, il apprenait qu’un avis négatif était rendu par la Commission des infrastructures culturelles, celles-ci estimant (notamment) que Jijé n’avait pas de … réputation internationale suffisante, lui qui, en 1977, avait pourtant obtenu le prestigieux Grand Prix du festival d’Angoulême pour l’ensemble de son oeuvre.

 

2004

Flagey attend toujours les aides culturelles, LB 23/09/2004

 

Si la Communauté flamande paye sa part, la Région bruxelloise et surtout la Communauté française ne le font pas.

 

2006

Éric R. (Sterrebeek), POLITIQUE, in : DH 03/01/2006

 

Encore une bien bonne…

« La très riche Communauté française vient d’ouvrir les portes de son nou­veau bâtiment à Paris, le montant de l’achat et de la rénovation du bâti­ment s’élève à 14 millions d’euros, pas mal pour abriter 18 tondus et 11 pelés ! Le plus dur à admettre, c’est que pour la rénovation de certains établissements scolaires plus proches du taudis que d’un lieu d’enseigne­ment, il n’y a pas de budget. Et ne par­lons même pas des logements so­ciaux! Paradoxalement, ce même jour, la Flandre termine l’année 2005 avec un bonus de 618 millions d’euros. Pas besoin d’emballage ca­deau ni de nœud pap’ rouge pour comprendre, le sourire béat n’est pas démise! »