La régionalisation en Belgique est une véritable catastrophe pour les artistes: mauvaise gestion, magouilles, mépris.

1973

s.n., La restauration de la ch√Ęsse de sainte Gertrude, √† Nivelles, VA 07/12/1973

 

Mme Léa Baten, vice-présidente du Centre culturel d’Affligem :

¬ęDepuis l’ann√©e 1948, on parle et on √©crit beaucoup sur la restauration de la c√©l√®bre ch√Ęsse, connue dam le monde entier comme un joyau de l’art rh√©nan.

En l’ann√©e 1973, on parle et on √©crit toujours, mais rien n’a encore √©t√© fait.¬† Peut-√™tre, dans vingt-cinq-ans, en parlera-t-on encore¬†?

Minist√®re, Commission des monuments, Fabrique d’√©glise, Ville de Nivelles, ne paraissent ni savoir, ni vouloir donner une solution au pro¬≠bl√®me.¬† Que l’occasion se soit pr√©sent√©e dansla personne d’un Co¬≠bruyt de Hal, ou qu‚Äôelle se pr√©sente actuelement dans celle de Luyckx de Lembeek.

 

1979

Artistes francophones et flamands revendiquent la belgitude, LB déc. 1979

 

QUINZE √©crivains et artistes belges parmi les plus r√©put√©s, ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† appartenant aux deux communaut√©s, ont sign√© un manifeste protestant con¬≠tre la mainmise des mi¬≠lieux politiques sur les cr√©ateurs qui, selon le mot de Jean-Michel Folon, se veulent ¬ę¬†solitaires et solidaires¬†¬Ľ et se sentent Belges.

Sous le titre ¬ęLe juste Milieu¬Ľ, le manifeste d√©clare: ¬ę¬†Sur le territoire belge, du nord au sud, des milieux politiques s’agitent.¬† Confondant art et propagande, ils r√™vent d’affrontements de cultures, de croisades, de vainqueurs, de vaincus.¬† Par leurs diverses visions du monde, les artistes ne peuvent accepter ce diri¬≠gisrne, cette mobilisation des uns contre les autres.¬† L’art et la culture n’ont que faire de divisions et de soustractions.¬†¬Ľ

Parmi les signataires francophones, on trouve: Pierre Alechinsky, graphiste; Pol Bury, sculpteur cinétique; Luc de Heusch, cinéaste; Paul Delvaux, peintre; Conrad Detrez, roman­cier; jean-Michel Folon, gra­phiste; Félix Roulin, sculpteur; Paul Willems, écrivain, direc­teur général du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

 

Parmi les Flamands : Hugo Claus, dramaturge; Jan Cox, peintre; Freddy de Vree, po√®te et critique; Roel d’Haese, sculp¬≠teur; Ivo Michiels, romancier¬≠ et ¬≠sc√©nariste; Jef Geeraerts, romancier; Reinhoudt.

La plupart des signataires du manifeste, tous de r√©putation internationale, se sont retrouv√©s, mercredi apr√®s-midi, dans un restaurant proche du Sablon, o√Ļ ils ont re√ßu les journalistes.

Bien que le malaise belge soit plus ancien, il va sans dire que l’ouverture √† Paris, face √† Beaubourg, du ¬ę Centre culturel de la Communaut√© fran√ßaise de Belgique¬Ľ n’a rien arrang√©.¬† Le petit groupe form√© par Alechins¬≠ky, Folon et Bury, trois artistes belges fix√©s √† Paris, est l√† pour en t√©moigner :

 

FOLON: – Nous avons eu dr√īlement l’impression qu’on voulait nous r√©cup√©rer.¬† Nous nous sentons Belges et nous tenons √† prendre nos distances par rapport aux milieux politiques. (¬ę du merdier politique¬†¬Ľ, dit-il) qui veulent nous diviser.¬† On a des racines qui sont belges.¬† On ne trouve pas normal qu’on nous force √† √™tre les chantres de la Wallonie.¬† Du coup, on nous accuse d’√™tre des m√©tis cultu¬≠rels.

ALECHINSKY: – Nous re¬≠vendiquons ce terme de m√©tis.¬† Le m√©tissage, √† nos yeux, est un enrichissement.¬† On nous de¬≠mande aujourd’hui de r√©pudier la belgitude.¬† C’est absurde.¬† L’Union des √©crivains et des artistes wallons nous a trait√© de tra√ģtres.¬† On nous dit que nous sommes des apatrides.¬† Quoi encore ? M√©tis, tra√ģtres, apatri¬≠des.¬† Et cela parce que nous pr√©tendons avoir des racines un peu plus vastes qu’une province.¬† Si cela continue on assistera, dans ce pays, √† une culture biod√©gradante.

BURY: – Nous ne voulons pas servir de lance…

ALECHINSKY: ‚Ķ ni de bouclier…

BURY : Рni de lance, ni de bouclier à une conception ré­ductrice et despotique de la culture.

FOLON Solitaires et soli¬≠daires, voil√† ce que nous revendiquons, L’art avec des oeill√®res administratives, on n’en veut pas.¬† Nous n’aimons pas √™tre enferm√©s dans des tiroirs.¬† Les tiroirs c’est irrespirable… Il y a vingt ans, la Belgique ne s’est pas occup√©e de moi.¬† Aujour¬≠d’hui, on voudrait que nous soyons les porte-drapeaux de la Belgique ou plut√īt d’une partie de la Belgique.

ALECHINSKY:¬†¬†¬†¬†¬† -. On quitte une m√®re-Patrie et quand on revient, on n’en a plus qu’une moiti√© ! Dotremont a eu une parole terrible.¬† Il disait: ¬ęIl faudrait recr√©er les Amiti√©s belgo¬≠-culturelles¬Ľ… Eh bien, c’est ce qu’il faudrait faire aujourd’hui. En tout cas, nous tenons √† r√©a¬≠gir.¬† Mieux : nous sur-r√©agissons.

Nous sommes des ¬ęsur-r√©action¬≠naires¬Ľ.

BURY: – Quand on nous a demand√© de collaborer √† la ¬ęMaison belge¬Ľ de Paris, nous avons cru que c‚Äô√©tait √† vocation purement culturelle.¬† Nous avons d√©couvert que ce ne l’√©tait pas. Notez que les Fran√ßais n’y com¬≠prennent rien. Ils continuent √† appeler notre Beaubourg : la Maison belge.

Dans son coin, Hugo Claus acquiesce.

– Je suis adversaire de tous les sectarismes.¬† La cr√©ation, sous quelque forme que ce soit, ne supporte pas d’√™tre jugul√©e.¬† En Belgique, il y a tant de ministres qui s’occupent de Culture que nous devons √™tre la ris√©e du monde entier.

FRAN√áOIS BEUKELAERS: – Il y en a sept… Deux commu¬≠nautaires, deux r√©gionaux, deux Bruxellois, plus l’Education nationale…

CLAUS: -C’est l’image de la Belgique : sept ma√ģtres, mais il n’y a pas sept artistes…

 

1983

Auguste Rossignon, in: Harmonies et fanfares en prov. de Lux., Crédit communal, 1983, p.8

 

En 1973, la Conf√©d√©ration musicale de Belgique dont faisait partie la f√©d√©ration /Musicale Namur-Lux./ s’ est restructur√©e en deux conseils communautaires autonomes.¬† Comme en beaucoup d’autres domaines, les provinces de Namur et Luxembourg se virent minoris√©es √† l’exc√®s dans le conseil francophone.¬† En 1974, avec l’approbation d’une grande majorit√© de ses adh√©rents, la f√©d√©ration est devenue autonome.”

 

1986

L‚ÄôOp√©ra des Flandres tra√ģne la Communaut√© en justice, LB 09/05/1986

 

‚ÄúL‚Äôinstitution veut obliger l‚ÄôEx√©cutif flamand √† lui payer 323 millions d‚Äôarri√©r√©s.‚ÄĚ

 

1987

LOPPE Pierre, Une BD wallonne qui tourne bien mal …, LB 10/04/1987

 

L’exécutif wallon contraint d’essuyer les extravagances de J.-M. Dehousse. Plus de six millions à fonds perdus.

En faisant la le√ßon, mercredi, √† l’Ex√©cutif wallon (¬ę L.L.B. ¬Ľ du 9 avril), M. Jean-¬≠Maurice Dehousse, ex-minis¬≠tre-pr√©sident de ce m√™me ex√©¬≠cutif √† l’heure de la tripartite, ignorait sans doute que ses suc¬≠cesseurs auraient √† traiter, vingt-quatre heures plus tard, un dossier √©pineux aux allures d’h√©ritage empoisonn√©…

 

ENVERS ET CONTRE TOUT.¬† Rappelez-vous: le 23 d√©cembre ’83, veille de No√ęl, ¬ę La Libre ¬Ľ r√©v√®le que M. De¬≠housse, ¬ę Superman de la B.D. ¬Ľ, se propose d’octroyer 10 millions de F √† une maison d’√©dition… bruxelloise de ban¬≠le dessin√©e, la S.A. Michel De¬≠ligne.¬† Contre l’avis n√©gatif de l’Inspection des Finances, con¬≠tre l’opinion d√©favorable de la Soci√©t√© r√©gionale d’investisse¬≠ment, charg√©e de mener √† bien l’op√©ration et, tant qu’√† faire, malgr√© certaines r√©ticences ex¬≠prim√©es au sein m√™me de son cabinet!¬† C’est que, de l’avis des milieux financiers avertis, les √©ditions Deligne ne brillent pas par une sant√© financi√®re √©cla¬≠tante.¬† Au contraire, elles vien¬≠nent d’√©ponger pour leur pre¬≠mier exercice une perte de 1,2 million.¬† Ce qui, √† leur √©chelle, est source de pr√©occupation l√©gitime…

 

FEU VERT.¬† Qu’importe. Jean-Maurice Dehousse va de l’avant, seul contre tous, n’ayant d’√©gards que pour sa propre passion b√©d√©phile.¬† Avec une certaine surprise, on ap¬≠prend que l’Ex√©cutif d√©cide de participer √† l’augmentation de Capital de la soci√©t√© √† concur¬≠rence de 5 millions de F et de lui octroyer une avance r√©cup√©¬≠rable du m√™me montant, soit dix millions au total.

Aussit√īt dit, aussit√īt fait.¬† Un pr√©financement du montant de l’avance r√©cup√©rable de 5 mil¬≠lions est mis au point dans les jours qui suivent.¬† Et bien qu’aucune convention de pr√™t n’ait √©t√© conclue, la S.N.C.1. met 5 millions √† la disposition de la maison d’√©dition.¬† Trois mois plus tard, il appara√ģt… que la soci√©t√© ne remplit pas les conditions ftix√©es par l’Ex√©cu¬≠tif.¬† Du coup, la S.R.I.W. estime ne pas devoir participer √† l’augmentation de capital pr√©vue.

 

EN FAILLITE.¬† Une chance!¬† Une enqu√™te de l’Inspection √©conomique d√©montre, peu de temps apr√®s, que la soci√©t√© n’a pas respect√© les conditions im¬≠pos√©es par l’Ex√©cutif.¬† La mise en liquidation est d√©cid√©e le 7 mai ’86 et la faillite intervient le 23 septembre.

R√©sultat ? Une d√©claration de cr√©ance est introduite au¬≠pr√®s de la curatelle.¬† Le montant du principal et des int√©r√™ts √† rembourser √† la S.N.C.1. (comp¬≠te arr√™t√© au 31 d√©cembre ’86) s’√©l√®ve √† 6,605 millions de F. or, cette cr√©ance, de l’aveu m√™me du curateur, est sans espoir de r√©cup√©ration.¬† Cons√©¬≠quence : une obligation de remboursement jug√©e ¬ę incontour¬≠nable ¬Ľ par le ministre actuel de l’Economie r√©gionale, M. Arnaud Decl√©ty, qui invite la Cour des¬†¬† ¬†¬†¬†¬†¬†comptes √† viser avec r√©serves et entend pour sa part ¬ę que de telles pratiques soient √©vit√©es √† l’avenir… ¬Ľ

 

EPILOGUE PROVISOIRE.

Mini-coup de th√©√†tre, jeudi, lors de la r√©union de l’Ex√©cutif. La proposition de M.

Decl√©ty ne fait pas l’unanimit√©.¬† Ses col¬≠l√®gues lib√©raux, en particulier, ne se

montrent pas chauds- √† rembourser la S.N.C.B. Une n√©¬≠gociation avac l’institution

pu­blique de crédit est souhaitée…

Peut-elle aboutir ? A quoi ?¬† C’est une autre paire de man¬≠ches.¬† En attendant, la R√©gion wallonne sait gr√© √† Jean-M√©ga¬≠lo Dehousse de l’avoir entra√ģ¬≠n√©e sur cette pente glissante in¬≠digne d’une B.D. de qualit√© L’ex-ministre-pr√©sident consa¬≠crera peut-√™tre utilement ses prochains loisirs, se dit-on, ‘√† relire quelques classiques de meilleur go√Ľt √©dit√©s chez Mi¬≠chel Deligne comme ¬ę Achille et Boule de gomme¬Ľ,

¬ę Dolle Mol ¬Ľ ¬ę Bazookas de l’enfer vert ¬Ľ, etc.¬† A moins qu’il ne pr√©¬≠f√®re ¬ęLa momie qui m√®ne-la danse ¬Ľ ?

 

1988

Brel divise Bruges, LB 26/07/1988

 

Une statue de Marieke suscite la controverse

La ville de Bruges vient d’√©ri¬≠ger une statue √† la m√©moire de Jacques Brel, d√©c√©d√© en 1978.¬† Cette statue de 1 m 80 re¬≠pr√©sente Marieke, h√©ro√Įne d’une chanson c√©l√®bre, et s’√©l√®ve dans un parc.

¬ęIl s’agit d’un jour de grande r√©conciliation entre la Flandre et son fils insoumis¬Ľ, a soulign√© le journaliste Johan Anthie¬≠rens, auteur de la proposition.¬† Un commentaire qui contras¬≠tait vivement avec le d√©bat qui a tenu en haleine le conseil communal du 28.iuin.

 

DE JUSTESS√ą.¬† Si ¬ęLe plat pays¬†¬Ľ de Brel est un hommage √† la Flandre, le chanteur n’a par contre gu√®re m√Ęch√© ses mots pour critiquer, dans son oeuvre, la division linguistique de la Belgique et la bigoterie de ses habitants.

Plusieurs conseillers com¬≠munaux de Bruges ont violem¬≠ment critiqu√© Brel en le quali¬≠fiant d’antiflamand.¬† Certains songeaient sans doute √† la chanson ¬ę¬†Les flamingants¬Ľ, sor¬≠ti dans son dernier album…

L’un d’eux, Dirk Van Nuffel, a m√™me estim√© que les liens entretenus par Brel avec la Flan¬≠cire n’√©taient ¬ęrien d’autre qu’une obsession po√©tique.¬† Brel se qualifiait lui-m√™me de Fla¬≠mand mais il a emp√™ch√© ses filles d’apprendre le n√©erlandais¬Ľ.

Le conseil avait finalement adopté de justesse la proposi­tion de statue par 21 voix con­tre 15 et quatre abstentions.

 

1991

Paul Claus, Ce pays est-il malade?, LB 14/06/1991

 

Comme de coutume, le pr√©sident belge du “Concours Reine Elisabeth”, Eug√®ne Frey, a fait emploi de nos deux langues nationales.

“Quelle fut cependant ma surprise, lorsque je constatai √† la RTBF que les paroles prononc√©es en n√©erlandais furent syst√©matiquement ray√©es dans ses √©missions.”

 

1992

Erler John, Chancre ¬ę¬†class√©¬†¬Ľ √† Bovigny, LB 07/12/1992

 

Lorsqu’en 1980 son oncle lui fait donation de sa maison de la fin du XVIIe, cette habitante de Bo¬≠vigny, un joli hameau du Lu¬≠xembourg belge pr√®s de Gouvy, est contente.¬† La veille ferme de l’oncle jouxte sa mai¬≠son.¬† Elle n’en disposera pas avant la mort du l√©gataire c’est convenu.¬† Le vieillard oc¬≠cupe sa maison jusqu‚Äôen 86.¬† Puis, apr√®s un s√©jour √† l’h√īpi¬≠tal, vient s’installer chez sa ni√®ce.¬† O√Ļ il mourra deux ans plus tard.¬† La fermette est inoc¬≠cup√©e depuis 86.¬† Elle est en mauvais √©tat parce que le vieil homme, seul, malade, ne l’a gu√®re entretenue.¬† La nouvelle propri√©taire ne sait trop que faire de ce bien, surtout senti¬≠mental.¬† Avec son mari pen¬≠sionn√©, elle n’a d’ailleurs pas les moyens de se lancer dans une r√©novation co√Ľteuse.

 

ANTHOLOGIE.¬† En outre, Marie-Th√©r√®se – c’est son pr√©¬≠nom – ne sait pas

exactement ce qu’elle peut améliorer dans sa seconde maison.  Le 12 fé­vrier 85,

elle a re√ßu une lettre, anthologie de jargon adminis¬≠tratif, du’elle a d√Ľ relire trois

fois. 0-n attirait d’abord Mon attention sur le fait ¬ę qu’en vertu des articles 3, 6 et

12 de la loi du 7 ao√Ľt 1931 sur la conservation des monuments et des sites,

modifi√©e par le d√©cret du 28juin-1976etc… ¬Ľ.

 

Elle a finalement compris qu’une proc√©dure de classe¬≠ment √©tait en cours et qu’elle

ne pouvait plus ¬ę apporter aucun changement d√©finitif qui modifierait l’aspect “

de l’im¬≠meuble d√©sormais en voie de classement.¬† En avril de la m√™me ann√©e, le

conseil com­munal de Gouvy donne son avis sur la proposition de clas­sement.  Il

est franchement n√©¬≠gatif et s’insurge, en particu¬≠lier, contre le fait que la pro¬≠pri√©taire

n’ait jamais √©t√© consult√©e avant le lancement de la proc√©dure.¬† Marie-Th√©¬≠r√®se est

rassurée.

 

CLASSER TOUT.¬† Les af¬≠faires en restent l√† pendant pr√®s de quatre ans.¬† Entretemps, l’oncle est mort.¬† Entre¬≠temps aussi, les Monuments et Sites ont √©t√© r√©gionalis√©s; un nouveau ministre wallon, AI¬≠bert Li√©nard, vient d’arriver √†l’Am√©nagement du territoire. ,,La premi√®re ann√©e, nous confiera un de ses collabora¬≠teurs, on classait tout,,.¬† Et le 30 juin 89, la ferme de Bovigny est class√©e ! La l√©gataire es¬≠time n’avoir pas les moyens de -restaurer l’immeuble confor¬≠m√©ment aux normes de classe¬≠ment.¬† Le 21 septembre 1990, M. Li√©nard lui promet cepen¬≠dant un subside r√©gional de 60 pc du prix de la restaura¬≠tion.¬† Selon le ministre, le r√©a¬≠m√©nagement a √©t√© √©valu√© √†620.000 F par l’administra¬≠tion du Patrimoine.¬† Marie¬≠Th√©r√®se aurait donc √† d√©cais¬≠ser quelque 200.000 F.

Int√©ressant, non ? C’est ici, en fait, que se situe le noeud du probl√®me.¬† La propri√©taire conteste d’embl√©e l’estimation.¬† Elle commande une contre-ex¬≠pertise.¬† En janvier 91, les frais de restauration, conform√©¬≠ment aux exigences de classement, sont chiffr√©s √†… 5.820.000 F. Dix fois plus que ce qu’avan√ßait l’administra¬≠tion.

 

ABSENCE.¬† L’administra¬≠tion ne d√©sarme pas.¬† Pendant l’√©t√© 91, elle va sugg√©rer au ministre Li√©nard l’expropria¬≠tion du b√Ętiment.¬† C’est ¬ę niet ¬Ľ.

En attendant, les choses n’avancent pas.¬† Le dur climat de l‚ÄôArdenne acc√©l√®re les d√©¬≠gradations.¬† La propri√©taire va en justice.¬† Elle cite la R√©gion wallonne en r√©f√©r√©.¬† Les repr√©¬≠sentants de la R√©gion… brille¬≠ront par leur absence √† l’au¬≠dience du 12 f√©vrier 92 devant le tribunal de premi√®re ins¬≠tance de Marche.

A la demande de la d√©fense, le juge d√©signe un expert charg√© d’une nouvelle estima¬≠tion √Ęu co√Ľt des travaux.¬† Le 16 avril, il d√©pose son rapport: 6.030.000 F hors TVA. En outre, l’expert conteste l’oppor¬≠tunit√© de classement ne rele¬≠vant dans le b√Ętiment que quelques √©l√©ments √† conser¬≠ver., Ce qui lui vaudra une r√©plique s√®che de l’administration.¬† Mais surtout, l’expertise

 

SOLUTION.¬† Lundi dernier, nous avons interrog√© l’actuel ministre wallon de l’Am√©nage¬≠ment du territoire, Robert Col¬≠lignon.¬† Sa r√©ponse fut d√©pourvue d’ambigu√Įt√©: ¬ęD√©penser 6 millions pour restaurer une fermette de 80 m√®tres carr√©s, qui n’est m√™me pas exception¬≠elle, constitue √† mon sens de l’acharnement th√©rapeutique. D√®s lors que la R√©gion consi¬≠d√®re comme √©tant d√©raison¬≠nable d’intervenir financi√®re¬≠ment dans une restauration, il me semble logique de ne pas contraindre le propri√©taire √† financer ces travaux .. M. Col¬≠lignon nous a ensuite d√©clar√© qu’il avait fait entamer la pro¬≠c√©dure de d√©classement.¬† D√®s le mois de septembre dernier, le ministre avait, en effet, donn√© instruction pour que la ferme soit d√©class√©e.¬† Nous avons pu annoncer la bonne nouvelle √† Marie-Th√©r√®se, jeudi.¬† Car, plus de deux mois apr√®s la d√©cision minist√©rielle, l’admi¬≠nistration n’avait pas pu cru bon de l’avertir…

 

1993

Françoise Zonemberg, Dominique Corail: les mots du succés, LS 14/08/1993

 

Un des lauréats du concours Reine Elizabeth en 1975.

“La mani√®re √©troite dont fonctionne notre pays en mati√®re musicale: pas question pour un artiste wallon de faire partie d’un programme de festival organis√© en Flandre.¬† Et vice versa!¬† Lorsque encore l’artiste constate qu’en Communaut√© fran√ßaise m√™me, les musiciens du cru sont d√©laiss√©s au profit d’artistes √©trangers, un ph√©nom√®ne qu’elle affirme voir s’accentuer ces derni√®res ann√©es.”

 

1993

Chorégraphie / Claire Diez, Ambassadeur clodo!, LB 24/06/1993

 

‚ÄúNomm√© ambassadeur culturel de Flandre, le chor√©graphe Wim Vandekeybus attend toujours ses subventions …‚ÄĚ

‚ÄúUne soixantaine d‚Äôorganisateurs internationaux, f√©rus de leur travail artistique ont d√©j√† fait part au minist√®re de leur d√©sappointement et de leur indignation.‚ÄĚ

 

1993

Bouckaert Thierry, Dehousse attaque / Philharmonique, LB 22/12/1993

 

Le dossier du budget de la Soci√©t√© philharmonique a pris une autre dimension, mardi, √† l’occasion de l’interpellation, √† la commission de la Chambre, du ministre Jean-¬≠Maurice Dehousse par le d√©¬≠put√© √©colo Henri Simons.¬† Dans sa r√©ponse, qui tient sur une vingtaine de pages, M. De¬≠housse √©voque la comrnunica¬≠tion qu’il avait faite en janvier dernier et dans laquelle il ap¬≠pelait de ses voeux un partena¬≠riat efficace entre la Philhar¬≠monique d’une part et l’Or¬≠chestre national (ONB) et le Palais des Beaux-Arts (PBA) d’autre Part.¬† C’est sur ce point et sur le probl√®me budg√©taire que le ministre a r√©it√©r√© ses remarques √† l’√©gard des diri¬≠geants de la Philharmonique.

 

RELATIONS DIFFICILES

 

M. Dehousse estime que si sa tutelle couvre bien le Palais des Beaux-Arts et l’orchestre na¬≠tional, qui sont des parasta¬≠taux, la Philharmonique, une asbl, devrait d’abord interpel¬≠ler , les diff√©rentes commu¬≠naut√©s belges et aussi la R√©gion bruxelloise, pour y chercher ap¬≠puis et soutiens ¬Ľ. En cela, il explique l’augmentation, au d√©triment du budget de la Phil¬≠harmonique, des allocations accord√©es en 1993 √† l’ONB et au PBA: cette ann√©e, la sub¬≠vention du Palais est pass√©e de 116,2 √† 119,5 millions de francs et celui de l’orchestre de 200,1 √† 210,2 millions de francs.¬† Par contre, celle de la Philharmo¬≠nique est pass√©e de 23,3 √† 5 millions de francs . Par ce biais, M. Dehousse explique avoir voulu – mettre les deux parasta¬≠taux en position de force pour n√©gocier avec la Philharmo¬≠nique s’ils estimaient que celle¬≠-ci √©tait toujours en mesure de participer √† leur d√©veloppement…

Le hic, selon M. Dehousse, ce sont les relations difficiles entre les trois institutions. ¬ę La Philharmonique,, accuse-t-il, pr√©f√®re mener une politique de tension avec les deux parasta¬≠taux plut√īt qu’une politique de coop√©ratio.¬† Et de rappeler notamment qu’il n’existe plus de convention entre la Philhar¬≠monique et l’orchestre depuis 1991 et que les relations sont encore plus d√©grad√©es entre le Palais et la Philharmonique: Depuis le d√©but de l’ann√©e, la Philharmonique ne paie plus aucune facture de location de salles.¬† Selon lui, la dette de cette derni√®re envers le Palais des Beaux-Arts s’√©l√®verait √† 16,4 millions de francs.¬† Rappe¬≠lant enfin un rapport du com¬≠missaire du gouvernement aupr√®s des Beaux-Arts, M. De¬≠housse √©voque , l’attitude m√©¬≠prisante ¬Ľ de Me de Bandt et du directeur g√©n√©ral, Paul Dujar¬≠din, pour la recherche effr√©n√©e de sponsoring.

La r√©action de Jean-Pierre de Bandt ne s’est pas faite at¬≠tendre.,, Je suis surpris et d√©√ßu par le ton agressif de M. De¬≠housse -, dit-il, interrog√© dans la soir√©e par t√©l√©phone. ,De¬≠vant cette d√©claration de guerre bas√©e sur des contre-v√©rit√©s suc¬≠cessives, je n’ai plus qu’une chose √† faire, c’est de d√©missionner.¬† Clairement, M. Dehousse, veut la disparition de la Phil¬≠harmonique¬Ľ.¬† Si Me de Bandt met ses menaces √† ex√©cution, ce qui entra√ģnerait une liquida¬≠tion de l’asbl, il le fera sans doute lors du conseil d’admi¬≠nistration de vendredi.¬† Une lettre d’intention sign√©e par M. Dehousse ou une aide ex¬≠ceptionnelle de 20 millions, ac¬≠cord√©e in extremis par la Lote¬≠rie nationale, pourrait encore sauver la Philharmonique.¬† Des d√©marches en ce sens ont √©t√© accomplies aupr√®s de MM. Maystadt et Dehaene.

Si ce n’√©tait pas le cas, la physionomie de la vie musicale bruxelloise

changerait fonda¬≠mentalement, sans doute dans le sens des propositions faites l’an

dernier par Mc Kinsey dans un rapport commandit√© √† la fois par l’orchestre

national et parla Philharmonique: il n’est pas √† exclure que le Palais des

Beaux-Arts puisse reprendre les activit√©s de l’asbl. L’atti¬≠tude inflexible de M. Dehousse aurait ainsi port√© ses fruits.

 

1994

Prix Québec-Wallonie du disque 1994, VA 01/04/1994

 

1995

L.M. et M.D.M., L‚Äô ORW conna√ģt enfin son d√©ficit, LB, 17/12/1995

 

70 millions.

 

1997

Stéphane Detaille, Ath à la rescousse des carillons wallons, LS 09/09/1997

 

En octobre 1994, la Communauté fr. entendait alors encourager la mise en oeuvre de projets pédagogiques dans les écoles de musique.  Mais deux ans plus tard, l’Académie de musique d’Ath qui avait alors reçu l’autorisation d’ouvrir une classe pour aspirants carillonneurs, ne reçut plus sa subvention .

 

1998

Dominique Vellande, Personne pour la promotion des canapés, VA 14/07/1998

 

Le Th√©√Ętre Royal de Namur vient de recevoir le mobilier (banquettes, tables et canap√©s r√©alis√©s sur mesure par l‚Äô√©pouse du peintre Garouste) destin√© √† d√©corer le foyer.¬† L‚Äôardoise approche les quatre millions pour quelques banquettes et une vingtaine de fauteuils.

‚ÄúIl n‚Äô√©tait pas question que l‚Äôon vienne photographier ce nouveau mobilier.‚ÄĚ

(JV: dépense décidée par le Collège communal?)

 

1998

Louis Maraite, La culture officielle du parti socialiste, LB 02/01/1998

 

Le politique n‚Äôa pas craint de supprimer l‚Äôorchestre de la RTBF qui avait sa n√©cessit√© et son talent l‚Äôann√©e m√™me o√Ļ Paris lui d√©cernait le Grand Prix de l‚ÄôAcad√©mie Charles Cros qui lui donnait une incontestable aura internationale.¬† Cherchez l‚Äôerreur.¬† Il y avait alors, au sein du monde politique francophone, la volont√© de faire surgir le seul Orchestre Philharmonique de Li√®ge et de la Communaut√© fran√ßaise. (..) Et les musiciens de la RTBF sont toujours pay√©s aujourd‚Äôhui pour … ne pas jouer!

Après l’échec de la direction de M. Danblon nommé par les socialistes, à l’Opéra royal de Wallonie, voici la crise à l’OLP.

Les socialistes monopolisent d’ailleurs le portefeuille de la Culture, sans nécessairement y placer des hommes cultivés, gouvernement après gouvernement.

 

1998

Louis Maraite, Qui pour succéder à Pierre Bartholomée?, LB 02/01/1998

 

A l’Orchestre Philharmonique de Liège, trois de ses trois directeurs, dont Pierre Bartholomée,  directeur artistique, s’opposent au quatrième, issu du monde politique, et menacent de claquer la porte.

Ce dernier, P.E. Mottard, devenu directeur-coordinateur, commen√ßa d√®s 1995 √† contrp√īler le courrier, √† r√©diger des notes de service, …

De plus, la succession de M. Bartholomée, prévue pour 2002,  pose problème.  Il savère que le ministre de la culture, le socialiste Charles Picqué, tenterait de désigner le nouveau chef sans concertation et dans les plus brefs délais, en tout cas avant les élections de juin prochain puisqu’il semble que le prochain ministre de la Culture ne sera plus PS.

L’affaire de l’OPL jette un nouveau discrédit sur la gestion de la politique musicale dans la Communauté par le ministre Picqué dont l’entourage est accusé de parfois conditionner un subside à l’engagement de musiciens qui sont bien en cour.

 

1999

Palme et prix ‚Äúmille fois m√©rit√©s‚ÄĚ, LB 25/05/1999

 

Palme d’Or pour Rosetta, des frères Dardenne,

Laurette Onkelink (sic), ministre-pr√©sidente de la Communaut√© fran√ßaise: ‚ÄúCe film social, d‚Äôune grande qualit√© technique, porte la marque de fabrique‚ÄĚ du cin√©ma francophone de Belgique.

De son c√īt√©, Philippe Busquin a rendu hommage √† l‚Äôactrice Emilie Dequenne, ainsi qu‚Äôaux r√©alisateurs, les fr√®res Dardenne.

 

1999

Louis Maraite, L’orchestre de Liège a perdu son chef, LB 01/04/1999

 

Pierre Bartholomée claque la porte de l’Orchestre Philharmonique de Liège.

 

2000

Ph. Coul√©e et Fr√©d. Soumoy, La ‚ÄúCarte Jeunes‚ÄĚ ne r√©pond plus …, LS 16/05/2000

 

La carte qui donne des réductions* est en liquidation.  Mal gérée ou asphyxiée par le retard des subsides?

(*Carte Jeunes: pourtant un concept implant√© dans … 33 pays europ√©ens)

‚ÄúChaque carte nationale ou communautaire doit payer une franchise au r√©seau.¬† L‚ÄôASBL francophone ne la paie plus depuis un certains temps.‚ÄĚ

 

2000

Groupe d’auteurs chorégraphes, S.O.S. Culture, LB 25/05/2000

 

Lettre au Gouvernement de la Communauté française, concernant le déficit non seulement en matière financière, mais aussi au niveau de la confiance que la Communauté place en ses artistes.

Malgré une effervescence créatrice jamais égalée, et une notoriété acquise à l’étranger, le paysage chorégraphique doit faire face à une absence totale de prise de décisions sur les dossiers cruciaux qui déterminent l’activité de création des chorégraphes et de leurs compagnies.

Ainsi, les arbitrages budgétaires récents ne tiennent pas compte des urgences dans le secteur de la création chorégraphique.

Ensuite, depuis bient√īt un an, les instances consultatives, Commissions et Conseils, d√©lib√©rant des subventions allou√©es √† la cr√©ation, sont au point mort, non seulement en ce qui concerne la danse mais √©galement dans l‚Äôenti√®ret√© du secteur des Arts de la Sc√®ne (musique, th√©√Ętre, arts forains, etc.).

Il n’est pas non plus normal qu’il n’existe qu’une seule compagnie de danseen Communauté française capable d’employer des danseurs à l’année, et que toutes les autres soient contraintes de créer dans un état de complète précarité soumises à des niveaux de subventions très bas.

Enfin, le fait que Gouvernement souhaite reconduire telles quelles les anciennes Commissions, déjà en place depuis 8 ans, est le signe alarmant de l’immobilisme de la politique culturelle menée dans la Communauté.

 

2002

THEATRE / La Communaut√© fran√ßaise s‚Äôinstalle √† Avignon –¬† ¬ę¬†Une vitrine, on s‚Äôen cogne¬†¬Ľ, AL 15/03/2002

 

Beaucoup disent ¬ę¬†pourquoi faire Avignon alors qu‚Äôon a d√©j√† un th√©√Ętre √† Paris et qu‚Äôil ne fonctionne pas¬†¬Ľ. Suivant Patrick Colp√©, directeur du th√©√Ętre de Namur, Paris ne fonctionne effectivement pas.

Pourtant, Avignon fonctionne un mois par an, le temps du festival.

 

2002

C.F., Sans la Communauté française, VA 19/07/2002

 

La Communauté française ne soutiendra finalement pas le festival Europa Cantat Junior à Namur.

Le montage financier initial prévoyait 2,5 millions de la manne communautaire.

¬ę¬†Il semble visiblement que nous avons contact√© les mauvaises personnes, dans les mauvais cabinets¬†¬Ľ, dixit Jean-Paul Poncelet, directeur du Centre International pour la Musique Chorale.

 

2003

Chanson ‚Äď L‚Äôerreur de la S√Ľret√© de l‚ÄôEtat, La choriste d‚ÄôUrban Trad lav√©e de tout soup√ßon, VA 15/10/2003

 

2003

Guy Duplat, Manifestation surprise de nos cinéastes, LB 18/02/2003

 

A l’occasion des Coqs d’Or à Mons, Olivier Gourmet a parlé au nom des cinéastes qui répètent que les moyens d’aide au cinéma sont insuffisants, contrairement aux promesses des dirigeants politiques.

O. Gourmet¬†: ¬ę¬†Oseriez-vous avouer que le montant de l‚Äôaide au cin√©ma de la Communaut√© fran√ßaise (sic) est un des plus faibles d‚ÄôEurope¬†? Il est √©gal √† celui de la Suisse romande, qui compte moins d‚Äôun million et demi d‚Äôhabitants.¬†¬Ľ

 

2003

Cinéma / Wallimage est-elle trop commerciale ?, LB 29/04/2003

 

L‚ÄôARRF (Association des r√©alisateurs francophones) a regrett√© que Wallimage choisisse d‚Äôaider ¬ę¬†essentiellement des films promis √† des succ√®s commerciaux¬†¬Ľ.

 

2003

La commission de sélection du film à sec, LB 28/09/2003

 

Faute de budgets, le commission de s√©lection du film √† la Communaut√© ¬ę¬†fran√ßaise¬†¬Ľ a √©puis√© ses cr√©dits d√®s la session d‚Äô√©t√©. Il n‚Äôy a plus d‚Äôargent pour aider les nombreux et tr√®s bons projets de longs m√©trages d√©pos√©s.

 

2005

Didier De Hoe, Olivier Gourmet: ‚ÄúLa t√©l√©vision rend les gens d√©biles‚ÄĚ, in: 7Dimanche, 20/01/2005

 

O.G.¬†: Le statut de l‚Äôartiste en Belgique n‚Äôexiste pas. ¬ę¬†Et je sais, par quelques contacts politiques, que chaque fois que l‚Äôon aborde la question culturelle au sein du gouvernement, tout le monde s‚Äôen va ou rigole. (‚Ķ)

O.G.¬†: ¬ę¬†Le cin√©ma belge se porte tr√®s mal¬†! C‚Äôest comme les conservatoires ou tout ce qui est institutionnel au niveau de la culture dans notre pays. Le cin√©ma belge sort de l‚Äôeau parce que certaines personnes ont du talent, mais c‚Äôest une illusion par rapport¬† aux moyens et aux structures mis en oeuvre.

 

Les professionnels du cinéma manifestent contre la communauté française (sic) (LS, 10/04/1995)