Belgique : les mensonges de l’Histoire (1)

 

Une propagande bien orchestrée notamment par des historiens collabos francophiles tente depuis 3 décennies de brouiller les pistes sur notre Histoire commune pour diviser le peuple belge.

 

En voici quelques exemples :

 

1 FAUX : prisonniers « flamands » libérés contre prisonniers « wallons » déportés en 40-45

 

Malheureusement, concernant la libération des prisonniers flamands et pas des wallons en 1940, on nous serine toujours ce que les Anciens ont répété béatement pendant des décennies.  La propagande hitlérienne les a bien roulés et la propagande francophile prit le relais. Rien que dans le village d’Ardenne, où j’habite, quasiment tous les hommes, des Wallons, sont revenus. 

 

Citons ceci:

J. de Launay, J. Offergeld, La vie quotidienne des Belges sous l’occupation, 1982

(p.53) « 100.000 prisonniers belges internés dans des camps provisoires avaient réussi à fuir et à rentrer chez eux motu proprio.  400.000 furent libérés en juin en qualité de spécialistes,

Wallons et Flamands, – soit au début plus de Wallons que de Flamands, contrairement à une

légende antiflamande qui perdure jusqu’à ce jour. (voir J. de Launay, La Belgique à l’heure

allemande, éd. Legrain, Bxl, 1977, p.77-78)

(…) Au début d’octobre 1940, 225.000 hommes, dont 145.000 Flamands et 80.000 Wallons, se trouvaient donc internés en Allemagne.”

 

2 FAUX : l’incivisme fut bien plus important du côté « flamand » que du côté « wallon »

 

Reflector, 10, 1971, p.204

“Men mag niet uit het oog verliezen dat na de oorlog meer Waalse dan Vlaamse incivieken ter dood werden gebracht (122 tegen 105).”

 

3 FAUX: Les francophones se sont installés dans la périphérie bruxelloise et ont respecté les néerlandophones qui y habitaient déjà.

 

L’ETAT de DROIT

Ce mot est aussi à la mode chez les dirigeants français.  Ceux-ci n’ont rien trouvé de mieux pour appliquer ce principe que d’envoyer en Corse la Légion étrangère et assassiner en Nouvelle-Calédonie quelques (sales) Kanakes qui voulaient simplement leur indépendance …  Comme quoi cette expression juridique peut être utilisée de façon trompeuse.

Au nom de l’état de droit, certains se permettent malgré leur bilinguisme de traiter la langue de l’autre communauté qu’ils ont rendue minoritaire de langue ‘flamande’ en sachant la connotation péjorative qu’elle contient.  Un bilingue qui met les deux langues qu’il connaît sur un pied d’égalité dirait plutôt ‘langue néerlandaise’.  Mais à Bruxelles, ce préjugé est tenace. 

Alors, affirmer que “les francophones se sont installés dans la périphérie dans le respect total des communautés locales” reste à prouver.

J’en veux notamment pour preuve deux témoignages récents:

·      celui d’un employé habitant Ganshoren depuis 35 ans, originaire de Bambois / Fosse-la-Ville, mon village natal, qui ne s’est jamais gêné pour se moquer des “Flamands’ de son quartier;

·      ceux d’un couple d’employés de banque retraités, originaires de Limal, habitant

     Mabompré-Houffalize.  Ils m’ont affirmé regretter que, encore dans les années ‘60, 

     les employés néerlandophones dans les banques bruxelloises étaient OBLIGES de

     parler exclusivement en français quand ils travaillaient ‘en backoffice’.

Etc.

 
4 FAUSSE car enlevée de son contexte : la citation de Jules Destrée : « Sire, il n’y a pas de Belges »

 

JULES DESTREE ET LA BELGIQUE, LB 04/03/1976

 

A l’occasion de l’exposition commémorative que Charleroi a consacrée à Jules Destrée, plusieurs journaux (surtout ceux reflétant les vues du Rassemblement wallon) ont rappelé la fameuse “Lettre au Roi” de 1912, dans laquelle le leader socialiste wallon déclarait notamment: “Sire, il n’y a pas de Belges”.  Parce que Jules Destrée – qui devait ensuit devenir ministre du Roi – affirmait ainsi, en une formule-choc, la prise de conscience wallonne, certains en font hâtivement le pionnier du fédéralisme, voire du séparatisme. 

 

Il est utile à cet égard de relire ce que Destrée écrivait en 1914, dans un ouvrage paru à Paris sous le titre “Wallonie”.  Il précise sa pensée en ces termes: “Mon pays, c’est la Wallonie. Il est politiquement incorporé dans un pays plus grand: la Belgique. Et la Belgique elle-même est une petite nation qui vit nécessairement de la vie de ses grands voisins et participe à la civilisation de l’Europe occidentale. J’aime mon pays. J’aime aussi la Beigique dont il fait partie. J’aime encore tout ce que je puis comprendre de la merveilleuse activité humaine de la France, de l’Allemagne, de l’Angleterre.  Mais c’est un sentiment qui n’est vraiment puissant et chaud qu à son centre, et qui va se refroidissant à mesure qu’il s’élargit.”

 

Destrée se défend aussi d’être rattachiste, écrivant: “Les Flamands affirment leur affinité avec la culture germanique, les Wallons affirment leur affinité avec la culture française, mais ni les uns ni les autres ne souhaitent ni n’admettent sans révolte la suppression de leur indépendance.”  Et de conclure, afin d’éviter toute équivoque:

 

“Est-ce à dire qu’il n’y ait pas de Belges, en Belgique, ainsi que je l’ai un peu exagérément affirmé, par une outrance nécessaire, dans la «Lettre au roi”?  Agacé par les déclarations faciles et les indignations de commande de ceux que j’ai appelés plus haut les patriotes conventionnels, j’ai voulu alors marquer fortement ce qu’avait de précaire et de superficiel la nationalité belge.  J’ai voulu montrer qu’une union de moins d’un siècle n’était que peu de chose en présence d’une distinction de plus de quinze siècles, qu’il n’y avait là qu’un vernis léger qui, au moindre choc, devait laisser apercevoir l’infrastructure profonde. Mais ce peu de chose, au point de vue de l’histoire, n’est pas peu dechose pour; nous.  Nous sommes les petits-fils des révolutionnaires de 1830; trois générations d’une vie magnifiquement ardente ont établi entre Flamands et Wallons des liens assez solides, ont engendré des souvenirs exaltants, ont donné naissance à un patriotisme commun qui n’est pas toujours de convention.  je pense que la moindre alerte extérieure le rendrait évident et agissant. Si quelque voisin menaçait notre indépendance, Flamands et Wallons se trouveraient instantanément unis pour lui tenir tête. Mais aussitôt le danger passé, ils retourneraient à leurs querelles.”

 

Ces lignes prémonitoires furent écrites au début de 1914.  Plutôt que de parier – comme l’hebdomadaire “Forces Wallonnes” – de la “fidélité wallonne de Jules Destrée », pourquoi ne pas parler de sa triple fidélité: wallonne, belge et même européenne?

 

Marcel Grégoire, Jules Destrée et la Belgique, LS 20/02/1986

 

Le 11 février dernier, Le Soir rappelait la lettre que Jules Destrée écrivait au roi le 15 mai 1912.  Il lui disait effectivement : « Il y a, en Belgique, des Wallons et des Flamands; il n’ y a pas de Belges, mis à part le monde officiel et une espèce de Belges, peu intéressante, qui semble avoir additionné les défauts des deux races, en perdant leurs qualités », à savoir les Bruxellois. « Ce n’est pas un peuple, mais un agglomérat de métis ». Dans sa lettre, Destrée envisageait la séparation des deux peuples d’une manière ambiguë.  D’une part, c’était « un danger pour l’unité nationale, un danger pour notre royaume »; d’autre part « si c’était la séparation complète, pourquoi ne pourrait-elle pas se réaliser dans la concorde et l’harmonie ? ». Et d’approuver le roi d’avoir préconisé « la force par l’union, par l’entente loyale et cordiale».

 

Ce qu’on oublie généralement, c’est ce qui a suivi.

 

D’abord, à peine deux ans après l’envoi de cette lettre, de 1914 à 1918, l’attitude de la population belge, mises à part de rares exceptions, allait infliger à Destrée le plus cuisant et, aussi, le plus heureux des démentis.  Lui-même donnait d’ailleurs l’exemple en allant, pendant la guerre, plaider à l’étranger la cause de la Belgique.

Plus tard, en mars 1929, il élaborait, comme « député de Charleroi », avec « Camille Huysmans, député d’Anvers, tous deux anciens ministres des Sciences et des Arts », le Compromis des Belges (1), qu’ avaient signé, du côté wallon les députés wallons parmi lesquels Brunet, Hubin, Mathieu, Pierard, Troclet et Van Malleghem, et les députés flamands Anseele, Bouchery, Doms, Eekelers, Soudan et Achille Van Acker.

On y lit notamment :

«La Belgique est une nécéssité nationale et internationale. » Autrement dit, « l’Etat politique, assez artificiellement composé et qui n’est pas une nationalité » dont parlait la lettre de 1912, demeure une nécessité et nationale et internationale.

«Il semble urgent, si l’on veut conserver l’Etat belge, d’établir la base d’une entente cordiale entre Flamands et Wallons. »

 

Cela dit

« 1 Les soussignés dénoncent comme funeste toute propagande tendant à la constitution de deux Etats séparés, ou au rattachement de la Wallonie à la France, de la Flandre aux Pays-Bas;

» 2 Ils reconnaissent que tous les services officiels de l’Etat… doivent employer en Flandre le

néerlandais, en Wallonie le français… »

» Ils recommandent à leurs concitoyens, pour les rapports particuliers, la plus grànde- bienveillance et les égards les plus courtois pour les Wallons en Flandre, pour les Flamands en Wallonie;

» 3 Ils voient, dans les autonomies provinciale et communale, tradition trop oubliée de nos pays, le moyen le plus efficace de faire respecter la libre volonté des citoyens; »

» 4 …

» 5 Une situation spéciale sera réservée à l’agglomération bruxelloise, selon les désirs de celle-ci,

» 6 … D’une manière générale, les soussignés chercheront la concorde dans la liberté et s’efforceront de ne rien écrire ou de ne rien dire qui puisse blesser les susceptibilités de la région à laquelle ils n’appartiennent pas;

»7 … »

 

5 FAUX : les 11 juillet et 27 septembre, fêtes respectivement des communautés « flamande » et « française » ( !?)

 

Le vrai 27 septembre, in: PP?, 21/09/19, pp.8-10

 

(p.8) “Le jour où un historien s’ attachera à analyser les origines de nos grandes fêtes communautaires, donc le 11 juillet pour les Flamands et le 27 septembre, oui, oui, ce jour-là, cet historien s’amusera bien.  mais il ne fera pas rigoler tout le monde de la politicaille.”

 

Philippe Destatte, Fêtes de Wallonie … Fête de Wallonie … allez savoir!, in: DW, spécial sept. 1996,p.11-12

(p.12) “L’historien américain Rooney /J.W. Rooney, Profil du Combattant de 1830, in: Revue Belge d’Histoire Contemporaine, t.12, p.479-504, 1981/ a battu en brèche l’exaltation du rôle des Wallons dans les Journées de Septembre, en mettant en évidence le fait que, parmi les noms des morts et des blessés qu’ il a identifiés comme étant les insurgés tombés au combat, la majorité était des travailleurs manuels de Bruxelles ou des faubourgs, c’est-à-dire essentiellement flamands.”

 

6 FAUX: Roland de Lassus, “francophone”

 

V.He., Fausses notes autour de Lassus, LB 11/04/1994

Le musicien était-il flamand ou francophone?

 

Roland de Lassus “franco-flamand”, LB 15/4/94

Communautairement inclassifiable, il est avant tout une des gloires artistiques des Pays-Bas Catholiques, qui donnèrent naissance , quelques siècles plus tard, à l’ Etat belge …

 

7 FAUX : Bruxelles, ville « francophone »

 

P.V., Au temps des cathédrales, Plus de deux cents pièces de littérature moyen-néerlandaise, à l’Albertine, LB 12/04/1999

 

“Une sorte de bibliothèque, en fait, de textes qui circulaient au coeur du Brabant à l’aube du 15e siècle.”

“… un si éloquent témoignage du lointain enracinement de la culture flamande dans la capitale.”

 

1980

Jo Gérard, Belgique : 150 ans (conférence à Saint-Aubin (Florennes)) (09/1980)

 

En 1830, les « Flamands » étaient les plus mécontents.

Révolution belge : 8000 volontaires à Bruxelles, du 23 au 27/09/1830.

Dont 5000 « Flamands » (Bruxelles et environs) et 3000 « francophones ».

 

1984

Maurits Cailliau, Het Walenland en de Nederlanden, 1984, Uitg. De Nederlanden

 

(p.20) Wanneer wij onze cijfers (inklusief Waals-brabant) afgerond samenvatten, dan ontstaat volgend beeld:

1 Minder dan 1.500.000 niet-ingeweken, zogenaamde oorspronkelijke Walen (waarin evenwel begrepen het Moezelfrankisch taalgebied in Henegouwen en het Duits taalgebied).

2 Ongeveer 400.000 niet-assimileerbare « verse » vreemdelingen.

3 Ongeveer 50.000 Vlamingen 1ste en 2de generatie, die nog niet volledig verfranst zijn.

4 Ongeveer 1.500.000 afstammelingen van verfranste Vlamingen, ingeweken tijdens de laatste anderhalve eeuw.

 

1996

Jacques Wanty, Un divorce belge? Et après?, L’ Accent, 121, 1996, pp.3-12

 

(p.3) La particratie ne semble passionnée que par les tensions communautaires; c’ est son fonds de commerce électoral.  Elle en perd de vue les autres problèmes économiques et sociaux, pourtant autrement graves dans cette période de mutations fondamentales et lourde d’ échéances redoutables.

 

(p.7) Ni la région flamande ni la région wallonne, ni bien sûr la région bruxelloise, n’ ont jamais eu en tant que telles d’ existence historique,ni même de traditions homogènes.  Après le morcellement féodal et communal du Moyen-Age, eles ont toutes fait partie intégrante de l’ ensemble territorial dit « les XVII Provinces » dans le cadre du Grand Duché de Bourgogne puis de l’ Empire des Habsbourg.

 

Les trois grandes composantes de la région flamande sont la West- et l’ Oost-Vlaanderen, la zone du Vlaams-Brabant-Antwerpen, et le Limbourg.  Elles ont des traditions distinctes et se sont pendant plusieurs siècles combattues.

Des hommes politiques flamands de haut niveau affirment en privé qu’ un Etat flamand se verrait rapidement scinder en trois tronçons, vu leurs traditions divergentes et leurs rivalités potentielles.

La Wallonie ne possède aucune des caractéristiques d’ un Etat.  Comme la Flandre, ses composantes ne possèdent ni traditions communes ni complémentarités économiques internes.  Le seul facteur commun, là aussi, est la langue française, que beaucoup de Wallons parlent d’ ailleurs fort mal.

Aucune province wallonne n’ a jamais fait partie de la France, sauf entre 1794 et 1814, par conquête, comme la Flandre d’ ailleurs.

 

1996

Jacques Wanty, Un divorce belge? Et après?, L’ Accent, 121, 1996, pp.3-12

 

(p.8) Le rattachement à la France est une utopie que ne caressent pas moins de 5 % de Wallons, quoiqu’une poignée d’ agitateurs, officieusement soutenus par certains milieux français, s’ en fassent les propagandistes.

En Flandre et en Wallonie, la réalité historique est défigurée en mythes trompeurs.

(p.9) Dans l’ autre communauté, on a fait croire à beaucoup de Wallons que les victoires de la République française à Jemappes (1792) et à Fleurus (1794) ont été libératrices.

En réalité, elles ont marqué une période d’ oppression, d’ exaction et de pillages.

L’ entretien du mythe de Napoléon, chaque 18 juin, anniversaire de la défaite finale de l’ Empereur, relève de la plus stupéfiante des absurdités.

Par ailleurs, les Liégeois se plaisent à croire quels Français ont toujours éprouvé pour leur ville un amour immodéré.

En fait, les Rois de France ne se sont servis de la Principauté de Liège que comme d’ un pion dans leur politique rhénane. Ils n’ ont pas hésité à lui causer à l’ occasion d’ un maximum de tort. L’ épisode, réel ou mythique, des 600 Franchimontois s’ inscrit dans un de ces moments.

(p.10) Le « divorce de velours » tchécoslovaque sert de plus en ,plus de référence, voire e modèle.  La séparation pacifique a pourtantdes conséquences économiques et sociales néfastes, particulièrement pour les Slovaques dont les dirigeants ont voulu la scission, mais aussi pour les Tchèques.

Suivant une étude publiée par le groupe Coudenberg en 1996, Cost of non-Belgium – Valeur ajoutée de la Belgique fédérale, l’ éclatement de la Belgique entraînerait une chute sensible du niveau de vie dans chacune des régions du pays.  Contrairement à des déclarations démagogiques et sottes, la rupture avec la Wallonie ne susciterait pas d’ accroissement de prospérité dans la population flamande, bien au contraire.

La première conséquence d’ un suicide de l’ Etat belge serait l’effondrement de notre monnaie.  Il s’ ensuivrait (p.11) de graves perturbations dans notre système bancaire et la ruine de très nombreux possesseurs d’emprunts de l’Etat belge et de titulaires de dépôts.

La dislocation de la Belgique entraînerait automatiquement le démantèlement de multiples et sensibles réseaux financiers, juridiques, administratifs, culturels, d’ infrastructures.

Le rapport du groupe Coudenberg démontre clairement qu’à lui seul, le partage de la dette publique présenterait un coût financier très élevé non seulement pour les pouvoirs publics successeurs de l’ Etat belge mais aussi pour les entreprises et pour les particuliers.

(p.12) Des dérives micro-nationalistes actuelles constates en Belgique, les politiciens francophones portent autant de responsabilités que les politiciens flamands.  Dans les milieux des eux communautés qui accaparent la parole sont équitablement partagés l’ absence de culture historique, le manque de réalisme, le manque de vision. »

Les Belges accepteront-ils d’ adhérer à la vision raciste que partagent chez nous non seulement nos partis à vocation linguistique mais aussi quelques ténors de tous les partis dits « traditionnels »?

S’ il en était ainsi, Hitler aurait gagné chez nous, à titre posthume.

 

2003

Veertig jaar faciliteiten, in : De Zes, 1, 2003-2004, p.1

 

11 juli 1963: de Kamer keurt na jaren aanslepende gesprekken. congressen, onderhandelingen, massabetogingen, een schijnontslag van de regering en een ultiem conclaaf op Hertoginnedal een nieuwe taalwet goed. In zes Vlaamse gemeenten rond Brussel en vijfentwintig taalgrensgemeenten krijgen Frans- of Nederlandstaligen al naargelang het taalgebied taalfaciliteiten voor bestuur en onderwijs. De communautaire spanningen zouden, zo doolde men, voorgoed zIjn opgelost.

Veertig jaar lang zijn deze faciliteiten in Wallonië met mondjesmaat of helemaal niet toegepast. Een kleine Vlaamse school in Komen wordt eerst behekst, later gedoogd maar nooit betaald. De Waalse voet staat op het rempedaal. Geen Vlaamsgezinde gemeenteraadsleden of burgemeesters om de sociaal zwakkere Vlaming te verdedigen. Wallonie terre d’accueil, weet je.

In Vlaamse gemeenten staal de voetop het gaspedaal, enkele plaatselijke momenten met Algoet in Rode  uitgezonderd. Meteen zijn er scholen voor Franstaligen. Die mogen we miljaar de miljaar betalen, maar we hebben er niets te zeggen. Tweetaligheid en zelfs aansluiting bij Brussel was en is de vrome wens en de dagelijkse praktijk van tientallen franskiljonse bestuurders om de vaak bevoorrechte klasse ter wille te zijn.

 

Elke studie, elk rapport bevestigt het al die jaren: de verfransing gaat systematisch verder mede door die faciliteiten, die als breekijzer dienen om Vlaanderen nog eens een morzel gronds te ontwringen.

 

Vlaamse regeringen met hun ministers hebben geen haar op hun tanden op hier en daar een dan nog uitgerangeerde Peeters en Sauwens na. Unitaire en federale regeringen en hun partijen hebben nooit wat

 gedaan om misbruik van de faciliteiten de kop in te drukken. Integendeel, ze hebben ze gebetonneerd, Geen enkele Waalse partij wil de faciliteiten afschaffen. Integendeel. Ze willen ze met een Minderhedenverdrag heel Vlaanderen opdringen.

 

Voor ons is er na die veertigjarige uitputtingsslag maar één oplossing meer. In de zes en in Voeren hebben wij onafgebroken moeten betalen voor een stukje verworven Vlaamse autonomie. Die autonomie moeten het Vlaams Parlement en de Vlaamse partijen, die van die faciliteiten zeggen af te willen, nu maar eens gebruiken om een

 Spirit-senator en ex-ijzerbedevaartkomiteevoorzitter achterna te proclameren: « Waalse vrienden, laten we scheiden. » Dan pas zal Vlaanderen de vrome wens van haar ex-minister president Dewael kunnen realiseren: « Faciliteiten moeten uitdoven. »

 

Mise au point par René Louwers (Bruxelles) concernant la fusillade de Grâce-Berleur en 1950, contre la manipulation des faits par un pseudo-journaliste (LSI, 06/1990s)

Le reportage de Jean-Claude Defossé (Questions à la Une) sur le sentiment d'unite des Belges interrogés, censuré par la direction (francophile) de la RTBF (J. Robberecht (Bruxelles) (in: LSM, 12/2007)