Le peuple BELGE :

une réalité très ancienne

 

1 Jo Gérard, la plus grande aventure militaire des Belges, De la guerre des Gaules à mai 40, Legrain 1983

 

(p.8) “D’ après vous, Plutarque, qu’étaient les Belges?”

Les plus puissants des Gaulois.”

 

(p.10) “Retenez cette phrase du célèbre historien français Camille Julian: “Les Belges seront seuls à lutter pour leur indépendance.  Ils se lèveront les premiers en 57 et ils céderont les derniers, en 51 avant Jésus-Christ.”

 

(p.10) “Quant au plus grand historien romain, le fameux Tacite, il a dit: “Belgae Gallorum robur”: les Belges sont la force des Gaulois.”

 

(p.17) “Charlemagne, c’est le plus belge des empereurs.  Originaire de la dynastie des Pepin solidement enracinée dans nos régions, …”

 

(p.29) ‘Godefroid Kurth a dit:

“Jusqu’ à la fin, nos chevaliers ne cessèrent d’aller verser leur sang en Terre Sainte pour la course sacrée de la Croix.  Aucune nation ne peut se vanter d’avoir joué un rôle plus glorieux dans ces héroïques entreprises.  L’Europe entière le reconnut puisque c’est à des princes belges qu’ elle donna la couronne du royaume de Palestine et celle de l’Empire latin de Constantinople.”

 

(p.29) “Henri Pirenne: “L’idéal chrétien et chevaleresque semble seul avoir prise sur les Croisés belges.”

“La croisade n’est pour eux qu’ une entreprise chrétienne et européenne.”

 

Après la bataille de Woeringen livrée le 5/6/1288 par le duc de Brabant, Jean Ier, contre les seigneurs allemands, “les ducs de Brabant dominent les régions s’étendant entre l’Escaut et la Meuse.  Délivré à l’Est de l’ emprise germanique, le carrefour belge va subir à l’Ouest l’agression incontestable de l’impérialisme français, car le roi Philippe le Bel rêve de s’ emparer de la Flandre dont les richesses justifient la convoitise royale.” (p.43)

(p.56) Les ducs de Bourgogne, en guerre contre Louis XI, peuvent d’ abord compter sur le “dévouement et le courage des chevaliers belges dont l’élite compose l’ordre de la Toison d’or.”

(p.69) “Charles Quint apprécia tellement les Belges, que lors de son abdication à Bruxelles, il déclara dans un sanglot: “Si je pleure, Messieurs, ne croye pas que c’ est pour la souveraineté que j’ abandonne, c’est pour l’obligation où je suis de m’ éloigner du pays de ma naissance et de me séparer de vassaux tels que ceux que j’y avais.”

 

 

2 L’ Histoire de Belgique, LB 7/10/1981

 

Dès le XIVe siècle, Jacques Van Artevelde concluait d’étroites alliances entre la Flandre, le Brabant et le Hainaut. 

 

 

3 M. Fraselle, La Belgique, LB 22/5/1979

 

“La Belgique – en gros les Pays-bas catholiques du sud – tire sa véritable origine du XIIe siècle, de la séparation au Traité d’ Utrecht en 1614, entre les provinces protestantes et catholiques.  Le trait d’union véritable entre Anvers et Namur est donc la foi catholique.  Elle seule peut être le ciment, la cause d’une restauration authentique de la Belgique comme de l’ occident ex-chrétien.”

 

 

4 Christophe de Fossa, La législation princière  pour le comté de Hainaut (1427-1506), LB 1/7/1982

 

“Certains historiens sacrifient à dame régionalisation et n’hésitent pas à justifier l’existence de la Wallonie en usant d’un déterminisme qu’ils reprochent dans le même temps à ceux qui ont écrit sur la Belgique hier.”

Il est clair que la centralisation de ce que sera la Belgique remonte au XVe siècle et que, si des particularismes subsistent, ils furent le fait de chacune de nos principautés, aïeules de nos provinces.”

“Dès le deuxième tiers du Xve siècle, les princes des Pays-Bas vont s’efforcer sans relâche d’ introduire une législation générale applicable à l’ensemble de leurs petits Etats.”

Car “il importait d’établir des normes en ce qui concerne l’administration, la justice, la police au sens large, c’est-à-dire le maintien de l’ordre, le commerce et l’industrie, les monnaies et le commerce de l’argent.”

 

 

5 Paul E. Raucq, Dr. Sc., membre de l’ Acad. Roy. des Sciences d’ Outre-Mer, BXL, LB 26/8/1988

 

“Pourquoi taire l’appartenance ancienne de Fouron au duché de Limbourg, comme la plus grande partie du plateau de Herve et le pays de Sprimont? …  L’ancienne capitale du duché est mieux connue actuellement sous le nom de Dolhain, par suite de cete nuance qu’ont les Belges d’oublier leur histoire.”

‘Dans les “Délices des Pays-Bas”, sous-titré “Description Géographique et Historique des XVIII provinces Belgiques” (éd. de 1769) paru une première fois sous la signature de J.-B. Chrystyn, chancelier de Brabant (mort en 1690), les Pays-Bas néerlandais sont décrits comme “provinces Belgiques” et la Principauté de Liège, sans y être incluse, fait l’objet de tout un chapitre (t.4, pp. 73-204), en y comprenant Stavelot-Malmédy, en raison du fait que ce pays est “enclavé dans les Pays-Bas, avec lesquels il a un commerce considérable”, quoique faisant partie de la basse Allemagne.’

 

 

6 P.S., Jo Gérard: une certaine façon de raconter l’Histoire et une certaine idée de la Belgique, LB 11/10/1982

 

“On dit toujours, dans certains milieux, que la notion de Belgique n’existe pas.  Or, je me suis amusé à chercher si, au 17e siècle, la Belgique était déjà citée.” …

Par exemple, “30 familles wallonnes allant fonder la future New York, appellent leur village Nova Belgium, un marin anversois de la Compagnie des Indes, Pierre van den Broeck va fonder à Batavia une citadelle qu’il appelle Belgica, Juste Lipse appelle Philippe le Bon “conditor Belgii”, dans sa correspondance, Rubens emploie 27 fois le nom de Belgica, dans les collèges de jésuites, il y a un cours sur l’ histoire de la Belgique …”

 

 

7 Jean Stengers, Le vocabulaire national dans le royaume des Pays-Bas, in: Colloquium over de geschiedenis van de Belgisch-Nederlandse betrekkingen tussen 1815 en 1945, Acta, Brussel, 10-12/2/80, Gent 1982

 

(p.10) “Le premier août 1814, Guillaume lance une proclamation “aux habitants de la Belgique”.

(p.11) “Le Roi parle du “peuple belge”, de “la Belgique”, de la “monarchie des Belges”.”

 

 

8 Towards victory in Europe, The Bulletin, Aug. 30, 1984

 

The occupation (p.7) (in Belgium)

“The most spontaneous expression of opposition to the occupying forces was the grafiti, the words or symbols scrawled on the walls of the city.  The V in white paint became so ubiquitous that the Germans tried to coopt it instead of erasing it.  But their huge black baners prolaiming the Victory of the Third Reich did not discourage the silent protestors armed with no more than a piece of chalk from displaying their emblem wherever they dared.”

(pp.6-7) “Everyone read the underground press – there was an astonishing number of clandestine newspapers in Belgium – and I / Jean Vanwelkenhuyzen, Director of the Research Centre for the Historical Study of the Second World War/ used to slip any copy I got into the pages of the nazi propaganda magazine, Der (…?).  “If the Germans searched my schoolbag, they exclaimed approvingly when they saw I had their magazine.  It never seemed to occur to them that it would be a good place to conceal one of our flimsy little anti-Nazi newsheets.  They referred to stick to the letter of the law.  They did their job, more concerned to search than to find.”

 

 

9 G. Samsoen de Gérard, M. Perin et la Wallonie introuvable, LB 18/7/1988

 

“Est-il exceptionnel que le royaume de Belgique n’existe que depuis 1830?  M. Perin oublie-t-il (ou ignore-t-il?) que l’ Etat allemand ne fut constitué qu’en 1871, sous la contrainte de Bismarck, par l’union de nombreux royaumes, duchés et principautés, que le royaume d’Italie ne vit le jour qu’en 1870, que la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie ne furent créés qu’ en 1919 et qu’ il fut un temps où la Bretagne, l’Aquitaine, la Provence et la Bourgogne ne faisaient partie du royaume de France?”

 

 

10 Anthroponymie

 

De Liège à Mons et de Nivelles à Virton, 6 élèves sur 8 sont, après 2 générations, à la fois d’origine germanique et d’origine wallonne…