1100s

J. Schoonjans, Nos Gloires,  Vulgarisation de l’ histoire de Belgique par l’image, Ed. Historia, BXL,  s.d.

 

EMIGRATION

 

Au 12e siècle se dessina un mouvement d’émigration vers les pays de l’ Est: l’Allemagne, la Hongrie, la Pologne.  C’est la ‘poussée vers l’Est’ – en allemand ‘Drang nach Osten’.  Nous avons fondé des villages flamands en Saxe; le port de Brême est d’ origine belge; il existera longtemps des usages wallons en Hongrie …

 

(Pascal Majérus, Liste des béguinages de Belgique)

 

Chanoine Michel Dangoisse, Vivre avec les saints, La sainteteté … à la Belge, p.17-26, in: Pâque Nouvelle, 3, 1998

 

« Les catholiques sont à battre avec de gros bâtons, quand ils se mettent à parler sur un certain ton scientifique de leurs admirables légendes, aftn de se mettre, de se bisser, à la hauteur de deux philologues traitant de trois versions d’un même épisode homérique ».

 

Charles PÉGUY, Louis de Gonzague

 

 

(p.17) On ne trouvera pas ci-après des « histoires belges , mais des histoires simples et vraies.  Les saints belges sont bien trop méconnus par les Belges eux-mêmes, toujours si prompts à se sous-estimer et à admirer tout ce qui vient de l’étranger.  D’où les lignes qui suivent.

 

Un soir, passant dans la forêt des Ardennes, au sud de la frontière belge entre l’actuelle Abbaye d’Orval et Montmédy, Grégoire de Tours, au VIe siècle, s’arrêta dans un monastère dont l’abbé Walfroy (Vulfilaïcus) lui raconta sa curieuse histoire. (On trouve aujourd’hui dans la région l’Ermitage Saint-Walfroy).

 

L’abbé, né en Lombardie, après un pèlerinage au Moyen-Orient, fut séduit par les stylites.  Arrivé chez nous il s’était mis en tête de se construire une colonne en haut de laquelle il se tenait debout, pieds nus, été comme hiver : mais en hiver les ongles lui tombaient des pieds et des glaçons lui pendaient à la barbe ! De toute la région des pèlerins

 

 

(1)    Cette modeste synthèse, très incomplète, doit énormément au livre savoureux, quoique parfois un peu disparate, du bon Mgr Jacques LECLERCQ, autrefois professeur à l’Université Catholique de Louvain, Les Sai’nts de Belgique, Casterman, 1953, 215 pp.: nous lui avons emprunté ou nous avons résumé de nombreux passages (à commencer par l’histoire de saint Walfroy).  Les citations entre guillemets sont tirées textuellement de ce livre.  Cf. aussi Propre des diocèse5 francophones de Belgique, Desclée, 1985, et Saints de Belgique (collectif), Coll.  « Sur la route des saints n’12, 72 pp., éd.  Fidélité, 1994.

 

(p.18) accouraient pour  le voir… Mais voilà que deux évêques -sans doute l’évêque de Trèves et l’évêque de Tongres – passent par là.  Ils ne tém oignent d’aucune admiration pour ce genre de performance spirituelle, mais au contraire lui font quelques reproches : « Tu n’es pas sur la bonne voie.  Qui es-tu pour t’égaler à Siméon d’Antioche ? » Ensuite, motif emprunté à leur expérience : « Le climat de ce pays ne permet pas d’affronter ce genre de vie.  Descends plutôt et habite avec les frères que tu as groupés autour de toi ».  Il n’osa pas résister aux évêques qui lui dérouillèrent les jambes dans une petite promenade et l’invitèrent à dîner.

 

Examinons leur méthode.  Pas la moindre menace de sanction, mais pas de compliment non plus (ce n’est pas dans nos habitudes).  « Dans son pays, note J. Leclercq, il aurait eu plus de discours et moins de bonhomie ».  Puis un des prélats, sans rien lui en dire, sans crier gare, passe immédiatement aux actes : il envoie des ouvriers jeter à bas sa colonne.  Le lendemain, il n’en trouva plus que des débris, mais n’osa pas la reconstruire.  « Voilà pourquoi, conclut-il inconsolable, j’habite maintenant ce monastère, au milieu de mes frères ».  C’était sans doute mieux pour gouverner un monastère…

 

Cet épisode est révélateur de la mentalité chrétienne des Belges.  Nos évêques sont restés un peu les mêmes : aucun enthousiasme pour les excentricités, même pieuses.  Walfroy est d’ailleurs le seul stylite connu en Occident.  Et c’était un méridional… Pratiques et soucieux de bonne administration, les évêques ne s’embarquent pas dans des discussions de principes, mais passent à l’action.  Sous des dehors amicaux, on sentait une autorité ferme qui coupe court aux discussions.

 

1. Petite géographie de la « Belgique des saints »

 

Géographiquement, elle déborde évidemment du cadre de la Belgique actuelle, pour englober en fait la Belgique de

César : la région des trois fleuves (Escaut, Meuse, Rhin), bordée de forêts par le sud et s’étendant du Bas-Rhin au-delà de la Somme.  Cologne et Paris, les deux extrémités de notre monde, en seront longtemps les deux métropoles

intellectuelles, avec Aix-la-Chapelle : Boniface de Bruxelles étudiera et professera à Paris au début du XIII’ siècle,  puis à Cologne. jusqu’au (p.19) XVIe siècle, la plupart de nos provinces ont dépendu longtemps des archevêques de Trèves et de Reims et n’ont cornporté que deux évêchés: Tongres (transféré ensuite à Maastricht, puis à Liège) et Tournai, même si, à certaines époques quelques-unes furent rattachées aux évêchés d’Arras , de Cambrai, Noyon ou Thérouanne.  Mais les saints franchissent allégrement les frontières linguistiques ou nationales : ils se sentent chez eux aussi aussi bien en Flandre qu’en Wallonie, en France qu’en Allemagne; c’est dans l’Eglise que s’est maintenue au cours des siècles la solidarité occidentale.  Les racines de l’Europe sont chrétiennes.

Ainsi notre évangélisation doit beaucoup aux moines, religieux évêques venus des pays étrangers : la foi nous est venue par des étrangers. Celui qui, est sans doute notre premier évêque venait vraisemblablement d’Arménie ou de

Grèce : saint Servais (« Sarbatios ») distingua dans le combat contre l’hérésie arienne au Concile de Rimini en 359, où il a résisté à toutes les pressions ; saint Athanase le cite comme un des grands défenseurs de la foi authentique ;

on le trouve aussi à un Concile dans l’actuelle Bulgarie.  Il participe à Cologne à un Concile qui dépose un évêque notoirement hérétique et apostat : « Je sais, dit Servais, ce que cet évêque a enseigné, lorsqu’il niait la divinité du

Christ.  Mon avis est qu’il ne peut être évêque des chrétiens et que ceux qui auront communication avec lui ne pourront porter le nom de chrétiens ».  Voilà comment on y allait à l’époque ! Il fut évêque de Tongres, c’est-à-dire

d’un immense territoire qu une douzaine de diocèses se partagent aujourd’hui.  Son tombeau est à Maastricht.

 

Mais il y eut bien d’autres étrangers chez nous : Amand, évêque missionnaire, nous est venu des environs de Poitiers au VIIe siècle ; Berthuin, dont on. fête cette année à Malonne le 1300e anniversaire’ de la mort, vient d’Angleterre, comme Willibrord ; Feuillen (Fosses-la-Ville) est originaire d’Irlande ; sainte Julie Billiart au XIX siècle, du Nord de la France, s’installe à Namur, etc.

 

II Survol de l’histoire des saints de Belgique

 

Ce sera un simple survol et je ne pourrai évoquer ici que quelques figures, au risque d’être un peu injuste.  Mais les                

saints passés sous silence ne m’en voudront pas, puisque ce sont des saints ! Considérée comme (p.20) christianisée vers 750, la Belgique connut des temps forts : le VIIe siècle est appelé « le siècle des saints », et la vallée de la Sambre à cette époque, « la vallée des saints ». À l’époque mérovingienne apparaissent de grands évêques (Éleuthère à Tournai, Médard, Vaast, Géry, Omer, Éloi, Lambert et surtout Hubert, patron des chasseurs demeuré très populaire et qui fixa à Liège l’évêché de Tongres-Maastricht).  Le christianisme, chez nous, atteint d’abord les couches supérieures et l’influence des abbayes a tou’ours été considérable.  Un saint Gérard, fondateur de l’abbaye de Brogne, reste peu connu, alors qu’il est un des grands réformateurs du clergé au X’ siècle.  Les Croisades des XI’ et XII’ siècles ont attiré de nombreux Lotharingiens (pensons à Godefrold de Bouillon, vrai serviteur du Christ), mais ne Prirent jamais – comme ce fut parfois le cas en France – un caractère d’entreprise nationale.

 

C’est au XIIe siècle qu’apparaît dans tout le pays une création originale et typique de nos régions : les béguinages.  Ils se sont développés progressivement, presque sans fondateur et au début presque sans règle, aussi bien en pays wallon qu’en Flandre et en Hollande.  Sortes de villages de « béguines », ils forment des paroisses soumises à -une sorte de règle religieuse, mais ces femmes pieuses vivant dans des maisons particulières ne font pas de voeux, et gardent la disposition de leurs biens.  Maiderus, l’évêque d’Anvers, en a bien saisi la raison en 1630 : « Les femmes de Belgique qui veulent se consacrer à Dieu y trouvent un genre de vie en rapport avec le caractère de leur peuple.  Car ce peuple aime la liberté et préfère se laisser conduire que contraindre… » Effectivement, il a un jour prononcé pour l’indépendance, avec parfois un penchant pour l’indiscipline et la résistance passive : il a appris cela sous les nombreuses occupations étrangères des siècles passés…

 

La sainteté en Belgique, surtout à latin du XIIe siècle et jusqu’au XIVe, est aussi connue par ses mystiques (qu’on appelle un peu indûment « mystiques flamands », car il y a autant, si pas plus, de Wallons que de Flamands).  On y trouve peu d’hommes, mais plusieurs femmes, surtout des contemplatives (souvent cisterciennes).

 

Marie d’Oignies, née à Nivelles, mariée très ‘eune, se retira avec le consentement de son mari près de la Sambre, tout près de l’église du Prieuré d’Oignies.  Cette grande sainte nous est bien connue grace a sa Vie, écrite par le Français Jacques de Vitry, qui finit cardinal – et par un (p.21) Supplément dû au chanoine Thomas de Cantimpré’.  Elle éprouvait une grande vénération pour la Vierge Marie et une extraordinaire dévotion pour l’Eucharitie : « C’était pour elle mourir, de devoir trop longtemps être séparée du sacrement en ne le recevant pas », lit-on dans la Vie.  Et après un jeûne de 35 jours, elle ne prononçait qu’une seule phrase: « Je veux le corps de Notre Seigneur Jésus-Christ ».  Elle recourait fréquemment à la confession et était gratifiée du don des larmes.  Un peu avant sa mort à 36 ans, il lui arrivait d’entonner pendant des journées entières des chants de jubilation (un peu comme dans les groupes du Renouveau).

 

Mais elle était aussi sensible aux besoins de son époque, travaillant pour la nourriture des pauvres, veillant des nuits entières au chevet des mourants.  Dans son travail « elle avait le psautier placé devant elle et elle en récitait suavement les Psaumes au Seigneur », dit la Vie.  Cinq jours avant sa mort, elle murmurait : « Combien tu es beau, notre Roi et Seigneur ! » Et elle resta longtemps dans une si grande joie, en chantant, en riant, en applaudissent quelquefois avec les mains.  Ainsi « Madame Marie », comme l’appelaient les gens, vêtue d’un vêtement souvent blanc, parfois noir, plongée dans la joie de la Très Sainte Trinité (dont elle parle souvent) a exercé un rayonnement spirituel considérable dans le pays désigné alors sous le nom de Lotharingie.

 

Il en va de même pour la liégeoise Julienne du Mont-Cornillon qui est à l’origine de la Fête-Dieu.  Au début du XIIIe siècle, en effet, dans la prière, elle avait compris qu’il manquait à l’Église une solennité qui célébrât le Très Saint Cor ‘ ps du Christ dans ]’Eucharistie.  Après bien des difficultés, elle obtint enfin que l’évêque de Liège institue la Fête-Dieu en 1246.  Mais elle connut une sorte de persécution, et dut s’enfuir à Namur à l’Abbaye cistercienne de Salzinnes, puis à Fosses-la-Ville où elle iiiourut.  Quelques années après, le pape étendit cette fête à l’Église universelle.  Nos régions sont donc décidément un lieu de prédilection pour la piété eucharistique.  C’est d’ailleurs de Namur, sous MI’ Heylen, que partit l’idée des grands Congrès eucharistiques au XX’ siècle.

 

(p.22) Citons aussi Lutgarde, qui ne parlait que le flamand – après avoir été bénédictine à Tongres, elle entre chez des cisterciennes en terre wallonne près de Nivelles ; ayant une profonde dévotion au Sacré-Coeur, elle connut extases, visions et lévitations.  Yvette de Huy, elle, est un cas spécial : veuve à 18 ans avec deux fils, elle se dévoue pour les lépreux de Huy et à 34 ans, se fait murer dans une cellule de la recluserle pendant 36 ans, sans perdre de vue ses deux fils, dont l’un devint abbé d’Or-val et l’autre se convertit grâce à elle après une vie de désordres.

 

Au XIV’ siècle vécut un des plus célèbres mysti ues flamands : le chanoine Jan Ruysbroeck, prince de la mystique médiévale.  Fils d’une pauvre femme qu’il chérissait beaucoup, peut-être fils naturel, il devient prêtre à 24 ans et est longtemps vicaire à Bruxelles.  Puis à 50 ans, avec uelques ecclésiastiques, ce prêtre peu loquace et très méditatif a trouvé Jans la forêt de Groenendael (au sud de la ville) le recueillement et la solitude sous l’habit blanc des chanoines de Saint-Augustin.  Vivant chacun dans sa propre maison, ces religieux se rassemblaient pour l’office choral : une sorte d’ermitage dont il resta le prieur, sous les ordres du prévôt, et où les visiteurs recevaient l’hospitalité.

 

Ruysbroeck « l’Admirable » composait ses traités dans la forêt sur des tablettes de cire : « Je n’ai jamais rien écrit q ‘ u’en présence de la Saine Trinité », disait-il.  « Si vous étiez dans l’extase la plus haute où un homme puisse être élevé et que votre frère ait la fièvre, laissez là votre extase et allez chauffer un peu de bouillon.  Vous ne feriez que quitter Dieu pour Dieu, et le Dieu que vous quittez est moins sûr que le Dieu où vous allez.  Car l’extase peut avoir des illusions, mais la charité n’en a jamais ».  Le visage apaisé et ‘oyeux, distrait, s’affaissant parfois durant la célébration de l’Eucharistie sous l’abondance de la grâce divine, il prenait pourtant sa part des travaux manuels, brouettant le fumier par exemple, mais ne distinguant pas toujours les légumes des mauvaises herbes… Il lui arrivait de passer toute la nuit dans un entretien avec ses frères, mais d’autres fois, ne se sentant pas inspiré il avouait avec une charmante simplicité : « Aujourd’hui, mes enfants, je n’ai rien à vous dire ».  Il n’a jamais été canonisé ; il est resté bienheureux…

 

Chose curieuse : depuis la procédure régulière en canonisation, à partir du XIVe siècle, à part les martyrs de Gorcum (XVI’ siècle), canonisés en 1867, il n’y a plus eu jusqu’à nos jours de saint belge (p.23) reconnu officiellement, sauf deux : Jean Berchmans et Mutien-Marie.  Jean Berchmans, patron de la jeunesse belge, est mort à 22 ans au XVII’ siècle.  Ce jeune Flamand né dans une famille pauvre – il dut travailler pour payer ses études à Malines -, sentait à 17 ans un grand combat se livrer dans son coeur : ses compagnons l’ont retrouvé plus d’une fois endormi à genoux au pied de son lit.  « Si je ne deviens pas saint maintenant que je suis jeune, je ne le deviendrai jamais ! » Il décide d’entrer chez les jésuites et on l’envoie à Rome, où il loge dans la chambre occupée naguère par saint Louis de Gonzague. joyeux compagnon et boute-en-train, il se sanctifie dans les humbles gestes quotidiens: communia non communiter, disait-il (les choses ordinaires, il ne faut pas les faire de manière ordinaire).  Il avait promi s: « Le premier livre que j’écrirai, ce sera sur la Sainte Vierge ».  Il sera emporté en 15 jours par la maladie, le 13 août 1621 après avoir chanté l’Ave, Maris Stella.  Il avait demandé son chapelet, sa croix et la Règle : « Avec ces trois choses, je meurs content ».  La mort des jeunes saints est toujours si impressionnante ! Jean Berchmans fut dans notre pays un des magnifiques fruits du Concile de Trente.  Voilà un bon patron pour les étudiants: il n’a fait qu’étudier durant sa courte vie…

 

Le dernier saint canonisé est un Frère des Écoles Chrétiennes, le Frère Mutien-Marie de Malonne (près de Namur).  « Le Frère qui prie toujours », (p.24) mort en 1917, est déclaré saint en 1989.  Modeste professeur de musique et de dessin durant plus de 50 ans dans la même École de Malonne, lui « qui n’était bon à rien et qui fut employé à tout », qui n’a rien fait d’extraordinaire, après un début difficile dans l’enseignement, est mort à 77 ans en disant « Jésus, Jésus, je vous aime ».  Objet d’un culte très populaire, dont il doit être le premier surpris, il voit chaque jour défiler des foules devant son tombeau…

 

Enfin en 1995 Jean-Paul Il a béatifié un grand missionnaire flamand, un costaud qui ne manquait pas de tempérament (ce qui lui a valu quelques problèmes … ), l’extraordinaire apôtre des lépreux, mort lépreux lui-même en 1889 : le Père Damien De Veuster.  Ses lettres ont de quoi nous secouer : « Je ne demande qu’une grâce ; suppliez notre révérend Père d’envoyer quelqu’un qui puisse une fois par mois descendre dans notre tombeau pour me confesser … « Sans la présence continuelle de notre divin Maître à l’autel de mes pauvres chapelles, je n’aurais jamais pu persévérer à jeter mon sort avec les lépreux de Molokaï ».  Voilà, bien avant qu’on ne répande l’expression, un véritable apôtre des exclus » u’ travaillait sans bruit, sans les spots de télévision, sous le soleil de l’île Molokaï… Quelle leçon pour les chrétiens d’aujourd’hui !

 

Je pense qu’on devrait mettre aussi sur les autels un Père Lebbe, génial apôtre de la Chine, dont la pensée a marqué Vatican Il dans ses textes sur les missions.  Car il faut redire que la Belgique a été au XIXe et XXe siècles proportionnellement une des plus grandes pourvoyeuses des missions.

 

III Caractéristiques de la sainteté en Belgique

 

À présent, risquons une synthèse avec Mgr Leclercq.  En fait, les saints belges sont de braves gens, pondérés et préoccupés des résultats pratiques de leur action, consciencieux comme le technicien belge.  Droits, et de ce fait manquant parfois de diplomatie : au XVI’ siècle, Adrien d’Utrecht, chancelier de l’Université de Louvain, qui deviendra le pape Adrien VI, arrive à Rome avec sa vieille bonne qui lui reprisait ses (p.25) chaussettes déconcertant les Romains par son austérité, leur demandant, en voyant la chapelle Sixtine, si c’était là salle de bain…

 

Remarquons d’abord que les documents qui en parlent sont rares et peu explicites.  « Nous ne sommes pas un peuple écrivain.  Le Belge est cordial et bon enfant ; ce sont des vertus orales.  L’écrit solennise… Le Belge pieux vit sa piété, mais ne voit pas de motif pour la mettre par écrit… Heureusement un Français passe de temps en temps » (pensons à Jacques de Vitry) !

 

Une double ligne de forces consiste – on l’a vu – dans la ferveur eucharistique et aussi dans la piété mariale (jusqu’à notre époque, c’est une terre mariale : il suffit d’évoquer Beauraing et j3anneux).

 

Autre caractéristique générale: nos saints sont réalistes et ont l’esprit pratique ; par exemple, ils ne se défont de leurs biens que s’ils sont sûrs qu’ils seront vraiment utiles.  Quand Charles le Bon, prince flamand du XII’ siècle, fait distribuer des vêtements, on prend soin de nous expliquer que ce sont des costumes complets, comportant sept pièces qu’on énumère ! Au même siècle, Lambert « le Bègue » (!), prédicateur populaire liégeois, prêche contre les pèlerinages en Terre Sainte… « parce qu’ils coûtent trop cher » ! Souci d’efficacité qu’on retrouvera tou’ours dans le clergé et dans les « oeuvres catholiques » si nombreuses.  Aspect pratique – nous n’avons peut-être guère de grands théologiens (encore que les louvanistes aient joué un rôle de premier plan au concile Vatican Il) mais des casuistes et aussi des historiens : c’est la patrie des célèbres Bollandistes.

 

Encore un aspect typique-. la sainteté à la belge manque peut-être d’éclat et de grandeur, car la sainteté demande une vertu poussée au degré héroïque.  Jamais nous n’y découvrons d’excentricités ni de démesure ni de folle dans l’amour : ce n’est pas dans notre tempérament, nous sommes raisonnables, notre sans-façon dans les manières, la truculence de nos propos expriment une modération foncière, assez sûre d’elle-même.  C’est pourquoi on n’observe jamais de persécutions violentes contre nos saints.  D’où on ne voit jamais personne se rouler dans les orties ou se plonger en hiver dans un étang glacé pour éteindre la concupiscence ! Jamais un Belge ne s’aviserait de marcher nu-pieds comme le fit saint Norbert en arrivant comme nouvel archevêque à (p.26) Magdebourg : il penserait qu’il va tout salir avec ses pieds pleins de poussière en arrivant au palais archiépiscopal…

 

Il y a cependant de rares exceptions.  Yvette de Huy, par exemple, qui a un caractère entier que rien n’arrête, allant jusqu’à souhaiter la mort du mari qu’on lui a imposé étant adolescente ou finissant par s’emmurer dans la récluserie.  Mais en général les saints de Belgique ne cherchent pas à se mettre en valeur.  « Aucun peuple n’est plus cordial ; aucun n’est moins poli.  Aucun peuple ne fait moins de phrases et ne se donne moins de peine pour se faire apprécier ; nos saints non plus ne font pas de phrases et sont vraiment dépourvus de qualités spectaculaires ».

 

            Enfin ils sont peu portés à la spéculation; d’où le succès de la « dévotion moderne » au XVe siècle, réagissant contre les tendances spéculatives des mystiques précédents.  De là vient une certaine paix intellectuelle, le Belge n’étant guère amateur de grandes controverses doctrinales, car elles ne donnent guère de fruits pratiques.  ‘Pour qu’elles acquièrent du style, il faut que des étrangers s’en mêlent, et de préférence des Français ».  Ainsi lAugustinus de jansenius, professeur à Louvain et évêque d’Ypres, ne donna naissance au jansénisme, une de nos rares hérésies, que lorsqu’il fut repris par les Français.

 

C’est donc en général un peuple qui ne rêve pas, qui invente peu, mais qui se sert admirablement des inventions des autres, mieux que les inventeurs eux-memes : c’est vrai en religion comme dans d’autres domaines.  Donc chez les saints belges, pas de romantisme échevelé comme chez les Nordiques, de passion brûlante à la slave, de verbe imagé comme chez les Latins ni de grand rêve de style germanique . « Nous avons l’impression, conclut J. Leclercq, d’être de robustes paysans de plaine qui regardent de loin les chamois courir sur les rochers et les aigles planer.  La lourde terre grasse du plat pays est ferme sous les pieds et comme on y est à l’abri des avalanches et des tempêtes ! »

 

 

Jean-Léon Huens, Jean Schoonjans, Histoire illustrée de Belgique, 2, 2003

 

(p.105) A Gand, on créa la première prison moderne du monde.

 

1400s

Prof. Dr. Albert Bertrang, Luxemburg, één der zeventien, Vijf grote humanisten uit ons volk (1), in : Delta, 10, dec. 1999, p.17-19

 

Prof. Dr. Alfred Bertrang vestigde er onze aandacht op dat in de l5e en l6e eeuw Luxemburg, nauwkeuriger gezegd het Arelerland, parel van Neder-Lotharingen, de bakermat was van een reeks vooraanstaande humanisten die in de cultuurgeschiedenis van de Nederlanden en Europa een grote rol hebben gespeeld.

 

Op ons verzoek was hij zo bereidwillig er een 5-tal te beschrijven voor onze lezers. Telkens onze beperkte ruimte het toelaat, zullen wij één van hen voorstellen.

 

Wij beginnen met,

Petrus Jacobi Arlunensis (1459-15O9)

 

Geboren te Aarlen uit een welstellende familie, leerde Petrus Jacobi Arlunensis al zeer jong Latijn en vatte hij zijn hogere studies aan aan diverse universiteiten in Frankrijk en Italië. Met geestdrift wierp hij zich in de ontluikende humanistische beweging. Hij studeerde letteren en wijsbegeerte en behaalde al vlug de titel van doctor in burgerlijk en canoniek recht.

 

Een einde stellende aan zijn leven van dolend student, zocht hij een vaste betrekking die hij rond 1480 vond als raadgever van de graaf van Wurtemberg, Everhard met de Baard, voorganger van Lodewijk van Wurtemberg,

natuurlijke zoon van Everhard. Op dat ogenblik was hij nauwelijks 20 jaar oud, maar dit belette hem niet onmiddellijk het vertrouwen te winnen van zijn opdrachtgevers. Hij kreeg er aanzienlijke kerkelijke voordelen. Zo werd hij o.m. Provoost van de Collegiale van Backnang, kanunnik van Stuttgart en van St. Simon te Trier, evenals pastoor van Waiblingen. Hieruit kunnen wij afleiden dat hij intussen de geestelijke staat moet hebben aangenomen. Onder al zijn titels lag deze van Provoost van Backnang hem ongetwijfeld het nauwst aan het hart, want hij droeg hem heel zijn leven en het liefst.

 

Petrus Jacobi werd een der invloedrijkste medewerkers van de graaf en Everhard vertrouwde hem talrijke diplomatieke zendingen toe. Het gezag waarover hij in Duitsland beschikte, dankte hij ongetwijfeld aan zijn enorme juridische kennis en aan zijn redenaarstalent. In die tijd was het ove rigens gebruikelijk op politiek en diplomatiek terrein humanisten in te zetten, anders gezegd: mensen die beslagen waren op het vlak van de letteren, met kennis van de Oudheid, het recht en de geschiedenis. De kennis van de Duitse taal, die hij als geboren Aarlenaar zeker beheerste, zal zijn loopbaan in dat land ongetwijfeld bevorderd hebben.

 

(p.18) Aan al deze bekwaamheden paarde hij ongetwijfeld ook morele hoedanigheden. Zijn vriend Henri Bebel, de beroemde humanist uit Tubingen, loofde meermaals zijn rechtschapenheid, zijn menslievendheid, zijn

onthechting, zijn geest die altijd op een ideaal gericht stond, zijn zu iverheid van zeden, zijn zachtheid, zijn voorzichtigheid en vooral zijn stevig geloof in één, woord, alle deugden waren in zijn ziel verenigd. Als trouwe raadgever, vergezelde hij zijn meester op tal van zakenreizen en delicate missie’s, vooral in 1495 t.g.v. de Rijksdag te Worms, waar Maximiliaan l de graaf van Wurtemberg tot de rang van Hertog verhief.

 

Daar Everhard met de Baard in 1497 kinderloos stierf, volgde zijn neef Everhard de Jonge, hem op. Maar reeds het jaar daarop werd deze afgezet en vervangen door zijn neef Ulrich 1, nauwelijks elf jaar oud. De hertogelijke raad belastte toen de Provoost van Backnang met de opvoeding van de jonge man.

 

Zijn reputatie van wijze en geleerde raadgever verspreidde zich einde en ver en keizer Maximiliaan I deed dan ook weldra beroep  » op zijn voorzichtgheid en heldere kijk ». Hij stuurde Petrus Jacobi op talrijke diplomatieke zendingen naar het meerendeel der Europese hoven, in Frankrijk, Italië, Spanje en Engeland.

Daardoor leerde hij alle problemen en geheimen van het keizerrijk kennen. Om hem voor zijn bewezen diensten te belonen, werd hij in 1505 in de adelstand verheven. Als devies nam hij « Spes mea Deus » en als wapenschild koos hij: een zilveren olifant staande op een groene bodem, die op zijn rug een kasteel met twee torens draagt,

 verbonden door een blauwe muur en tussen die torens in een geopende granaatappel.

 

Ziek en met zware koorts te bed, ging hij in 1506 naar de badstad Wildbad om te herstellen. Desondanks aanvaardde hij als laatste opdracht de keizer nogmaals te vertegenwoordigen op de Rijksdag van Worms, waar hij op 13 mei 1509 stierf,  » beweend zegt Bebel, door de prinsen, de adel en het volk ».

 

Ofschoon de Provoost van Backnang een druk bezet man was door zijn diplomatiek en kerkelijk werk, zag hij toch nog de kans om, weze het op bescheiden schaal, de letterkunde te beoefenen. Met een preciesheid die aan Cicero laat denken, sprak hij  Latijn zegt Bebel, die hem overigens verzocht een aantal van zijn eigen werken te

verbeteren. Als liefhebber en verzamelaar van de letteren en van mooie manuscripten, verzamelde Jacobi een prachtige bibliotheek, die hij naliet aan zijn neef vice-kanselier Mathias Held, die later te Keulen zou overlijden. Deze bibliotheek kwam na de dood van Jacobi naar Aarlen, maar verhuisde later opnieuw naar Duitsland.

 

Petrus Jacobi voelde zich vooral met twee humanisten sterk verbonden, nl. Johannes Reuchlin, die in Duitsland  » de taal van Homeros » onderwees en de al genoemde Henri Bebel,  » de zuiveraar van het Latijn in Duitsland » .

 

Zijn vriend en bewonderaar Henri Bebel noemde Petrus Jacobi Arlunensis  » de grootste glorie van Aarlen » .

 

ARLUNI GLORIA SUMMA »

 

1400s

Prof. Dr. E. Bertrang, Vijf grote humanisten uit ons volk (2), Jeroom BUSLEYDEN  (1470-1517), in : DELTA, 3, maart 2000, p.14-16

 

 In zijn eerste bijdrage heeft prof dr Alfred Bertrang (zie Delta, nr 10, dec. 1999) ons  gewezen op de uitzonderIijke verdiensten van Petrus Jacobi Arlunensis. In tegensteIIing met deze dipIomaat en humanist, die hoofdzakeIijk in DuitsIand heeft gewerkt is de figuur die thans wordt beschreven, iemand die zich vooraI in eigen land in de ZuideIijke NederIanden, heeft verdiensteIijk gemaakt Het gaat om niemand minder dan om Jacobus Busley den

Jeroom Busleyden behoorde tot een begoede patriciërsfamilie, die kort voor zijn geboorte in 1470 te Aarlen, aldaar aanzienlijk was opgeklommen op de sociale ladder.

 

Zijn eerste opleiding kreeg hij in zijn geboortestad, waarna hij naar Leuven vertrok voor zijn humaniora-studies. Na afloop daarvan studeerde hij er Rechten, studies die hij voltooide in Orléans en Padua. Aan de universiteit van deze laatste stad behaalde hij in 1503 op een schitterende wijze de titel van doctor in het burgerlijk en canoniek recht. Toch had de  enigszins saaie studie van het Recht zijn voorliefde voor  » de mooie letteren » niet kunnen doven en in dit opzicht was Italië voor hem een ware openbaring. Hij werd er a.h.w verliefd op de wonderen van kunst, literatuur, poëzie en archeologie die het land in zich draagt. Van die tijd dateert zijn passie voor oude muntstukken en medailles die van hem een fervent verzamelaar maakte.

 

Teruggekeerd naar de Lage Landen kreeg deze briljante geest onmiddellijk een

vooraanstaande plaats in het intellectuele en politieke leven van zijn dagen. Filips de Schone deed een beroep op de jonge jurist: hij werd Raadsheer en ontvanger der smeekbeden bij de Raad van Mechelen.  (p.15) Jeroom Busleyden koos voor een geestelijk ambt (over roeping zullen we best niet spreken, een niet zelden voorkomend feit) en verwierf daardoor aanzienlijke inkomsten, onder meer als kanunnik van Sint-Rombouts te Mechelen, Sint-Waudru te Mons (Bergen) en Sint-Lambertus te Luik, alsmede als schatbewaarder van Sint-

Goedele te Brussel en prevoost van Sint-Pieter in Ariën (Aire) in Artezië. Wie zegt er dat cumul een modern verschijnsel is?

 

Net zoals we dat gezien hebben bij Petrus Jacobi, die bij voorkeur zijn titel van prevoost van Backnang droeg, zal Jeroom Busleyden dezelfde titel van Ariën met voorliefde gebruiken. Dit alles bracht hem tot zulke welstand dat hij het zich dra kon veroorloven zich te Mechelen, het centrum van de macht, te vestigen, waar hij zich een verblijf liet bouwen, met smaak inrichtte en de woning opsmukte met schilderijen van grote meesters, een zeldzaamrijke bibliotheek (die zelfs de bewondering van Thomas Morus wegdroeg), zeldzame verzamelingen en kunstschatten van allerlei aard. Terloops weze gezegd dat dit gebouw gedeeltelijk uitbrandde tijdens de Eerste wereldoorlog, maar nadien gelukkig mooi gerestaureerd werd. Thans is het « Hof van Busleyden » een mooi museum.

 

In dit Hof was o.m. Thomas Morus, de Engelse Humanist te gast. Een bewonderend puntdicht van zijn hand getuigt daar nog van. Intussen vervulde Busleyden ijverig en gewetensvol zijn politieke en administratieve verplichtingen, gekenmerkt door een dubbele zorg: de belangen

van zijn vorst en de dienst aan zijn land, en dit alles met een uiterste voorzichtigheid, altijd denkend aan het algemeen welzijn.

 

Meermaals werd hij dan ook belast met delikate diplomatieke opdrachten. Zo werd hij bij de meerderjarigheidsverklaring van Karel V een van d iens voornaamste raadgevers. Hij werd o.m. belast met een zending naar Frederik van Beieren, de Paltsgraaf, om deze tot de eed van onderwerping te bewegen voor het hertogdom Luxemburg en om Karel V, bij volmacht, te

doen erkennen als nieuwe heer van het hertogdom. Bij volmacht, omdat Karel V gehaast was de Nederlanden te verlaten om zich naar Spanje te begeven. Dit toont aan hoeveel vertrouwen men in hem stelde. Deze Luxemburgse opdracht was trouwens niet zonder gevaar Luxemburg stond toen bloot aan Franse invallen. Zijn neef Nicolas de Naves, beschermheer van een heerlijkheid die de begeerte had opgewekt van de heren van Rethel was trouwens door hen gevangen gezet en werd slechts vrijgelaten tegen een aanzienlijke losprijs.

 

Jeroom Busleyden werd daarop naar Spanje gestuurd om er de troonsopvolging van Karel V als vorst van Castilië te regelen, maar tijdens de heenreis werd hij door een pneumonie overvallen en stierf vrij plots te Bordeaux op 27 augustus 1517.

 

Hij was zoals aI gezegd een ontwikkeld man die van de Griekse en Latijnse letteren hield en die in weerwil van zijn drukke beroepsbezigheden toch nog de tijd vond om zich te wijden aan de literatuur. Hij schreef proza en redevoeringen, poëzie, brieven en opschriften. Veel ervan is gelukkig bewaard gebleven en werd in 1950 uitgegeven onder de titel  » Carmina,

epistolae, orationes » door prof. dr. H. de Vocht van de Leuvense universiteit. Hij mocht ook Erasmus van Rotterdam, een der eminentste geesten van die dagen, de auteur van de onsterfelijke  » Lof der Zotheid », tot zijn intieme vrienden rekenen en vele intellectuelen zochten contact met hem. Het is trouwens uit hun beider contact en vriendschap, dat de idee van het « Drietalencollege » geboren werd. In 1425 was immers te Leuven, bij Pauselijke bul, de universiteit tot stand gelkomen. De faculteit der kunsten omvatte ook de cursussen in rhetorica en welsprekendheid, maar de interpretatie van de auteurs ontbrak (p.16) daar toen nog aan, daar er geen filologische en taalkundige studies aan verbonden waren. Om dit te verhelpen

stichtte Busleyden bij testament het  » Drietalencollege », voor de studie van het Grieks, het Latijn en het Hebreeuws. Tevens voorzag hij hiervoor uit eigen kapitaal de nodige fondsen Het Drietalencollege ging in 1518, één jaar na zijn dood, van start. Het college bestaat thans niet meer, de goederen ervan werden immers na de Franse revolutie verbeurd verklaard.

Wel resten er nog enkele luttele resten van, onder vorm van drie kleine studiebeurzen voor Luxemburgse studenten, twee uit Luxemburg, twee uit Boulaide en twee uit Marville. Beide laatsten als nagedachtenis aan zijn moeder die van daar herkomstig was. In 1856 werd de ge-

schiedenis en de organisatie van het college te boek gesteld in de » Mémoires sur le Collège des Trois Langues » van professor Nève van de K.U.L. Wij kunnen ook naar het artikel verwijzen van Aug. Neyen in de  » Biographie luxembourgeoise » en de uitgebreide studie van kanunnik H. de Vocht, die in 1950 verschenen is.

 

Besluitend kunnen wij zeggen dat Jeroom Busleyden uit Luxemburg, maar vooral actief in het Brabantse Mechelen en Leuven, een markante persoonlijkheid is geweest. Een sieraad voor de Zuidelijke Nederlanden, een edel karalkter vol toewijding en een groot intellectueel. Intellect

dat hij ten dienste van de gemeenschap heeft gesteld. Een getalenteerd schrijver bovendien, diplomaat met eruditie, een elitaire geest, waaraan in zijn geboortestad Aarlen jammer genoeg, en dit dan nog maar sinds kort, slechts een straatnaam herinnert. Hij verdient echt méér en ook beter dan het beeldhouwwerk, verloren tussen veel ander, die de gevel van het Leuvense stadhuis siert.

 

1500s

Daniel Couvreur, Comment un orfèvre bruxellois créa le collège des Belges à Bologne, LS, 05/09/1995

 

Né en 1574, Jean Jacobs s’ était installé à Bologne pour se perfectionner dans l’orfèvrerie.  A cette époque, un grand nombre d’étudiants étrangers fréquentaient l’université de Bologne, fondée au XIIe siècle.

En 1643, il jette les bases, dans sa propre demeure, d’ un collège des Belges.  En 1650, mourant, il demandait que sa fortune servit à la création d’ un collège des Belges à Bologne.  Il existe toujours et les statuts actuels datent de 1983.

 

1500s

Had de Amerikaanse revolutie ‘Nederlandse’ roots?

 

De Amerikaanse Declaration of Independence en de Articles of Confederation uit 1777 hebben de mosterd gehaald bij de juridische teksten die de Verenigde Provincies in de zestiende eeuw opstelden om zich af te scheuren van de Spaanse kroon. Deze stelling wint steeds meer aanhangers en werd in 2007 nog verdedigd door professor Matthias Storme. In de Pacificatie van Cent, het Plakaat van Verlatinghe en de Unie van Utrecht rechtvaardigden de verschillende provinciën van de Nederlanden (zowel Noord aïs Zuid, dus!) in de zestiende eeuw hun beslissing om niet langer het gezag van Filips II te erkennen. Belangrijk daarbij is dat ze verwijzen naar oude gewoonten en overeenkomsten die de vroegere heersers met de lokale besturen hadden gesloten. Zij namen het niet dat Spanjaarden die met de voeten traden. De oudste van dit soort ‘contracten’ tussen de vorsten en hun onderdanen zijn de Brabantse Blijde Inkomsten uit de veertiende eeuw. Net zoals de Zeventien Provinciën en later de Republiek der Zeven Verenigde Nederlanden argumenten zochten om zich af te scheuren van Spanje, somden ook de Amerikaanse staten aan de oostkust redenen op waarom zij niet langer onder het Engelse juk wilden leven. Die lopen gelijk met de ‘onze’. De Nieuw-Amsterdamse advocaat Adriaen van der Donck gebruikte soortgelijke argumenten in zijn petitie tegen Peter Stuyvesant. Hij Net zich echter ook inspireren door de ideeën van Hugo de Groot. Er loopt wellicht een rechte lijn via Nieuw-Amsterdam naar de Founding Fathers van Amerika. De stelling van Storme dat de Amerikanen het confederalisme zouden hebben gehaald uit de Unie van Utrecht, is wankeler. Zo verwijzen de opstellers van de Amerikaanse grondwet zelf naar indiaanse voorbeelden. Heel wat stammen aan de oostkust hadden confederaties gesticht. De Six Nations (die zich de Irokezen noemden) waren zo machtig dat de Engelsen zonder hun steun nooit de Fransen uit Noord-Amerika hadden kunnen ver-jagen. Nadien namen de Amerikanen heel wat structuren (waaronder de samenstelling van het parlement en het systeem van kiesmannen) over van de Irokezen.

 

1500s

J. Schoonjans, Nos Gloires, Vulgarisation de l’histoire de Belgique par l’image, éd. Historia, BXL,  s.d. , in: Nos Gloires, III

 

A l’Université de Louvain,  Juste Lipse, natif d’ Overijse, était devenu l’un des meilleurs latinistes de son temps.  Les archiducs lui firent l’honneur d’assister à son cours …

 

1605

MEDIA

Le premier journal d’ Europe parut à Anvers en 1605. C’était un petit journal de format minuscule qui s’intitulait Dernières Nouvelles (Nieuwe Tijdinghe). Il était édité par Abraham Verhoeven …

 

(in: J. Schoonjans, Nos Gloires III,  Vulgarisation de l’ histoire de Belgique par l’ image, Ed. Historia, BXL,  s.d.)

 

1700s

J. Schoonjans, Nos Gloires,  Vulgarisation de l’ histoire de Belgique par l’ image, Ed. Historia, BXL,  s.d.

 

Le règne de Marie-Thérèse fut le règne du despotisme éclairé, c’est-à-dire qu’elle veilla à imposer au peuple des réformes destinées à augmenter son

bien-être.  A Gand, on créa la première prison moderne du monde. Les prisonniers y étaient bien traités et rééduqués …

(in: Nos Gloires, IV)

 

1830

Jo Gérard, La première campagne électorale en Belgique, LB, 12/05/1995

 

Les Belges votèrent le 3 novembre 1830.  Il y eut 380 429 électeurs ‘censitaires’ et 7.670 ‘capacitaires’.

La constitution la plus démocratique d’ Europe.

Les députés du Congrès national décidèrent que notre futur roi ne disposerait d’ aucun pouvoir sans la signature d’ un au moins de ses ministres, mais que ceux-ci ne pourraient rien sans la signature royale.

 

1830

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge, Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

(p.135) Du chicon au chou de Bruxelles, en passant par les frites et les gaufres

La plupart des Belges ne savent pas vraiment que de nombreuses spécialités belges jouissent d’une grande renommée bien au-delà des frontières.

Le chicon, également appelé l’or blanc de Belgique, a débuté sa carrière tout à fait par hasard en 1830, lorsqu’un paysan schaerbeekois fuit sa terre pour échapper à la révolution de septembre. Lorsqu’il revient chez lui, il constate que les racines de chicorée, qu’il a laissées dans sa cave, ont donné  des feuilles blanches. Aujourd’hui,

le chicon est exporté aux quatre coins du monde.

Les choux de Bruxelles sont cultivés également dans d’autres pays, mais nulle part ailleurs, ils n’atteignent cette qualité irréprochable qui caractérise les choux de Bruxelles cultivés en Belgique, où cette variété de chou a été développée au 17e siècle.

Nos asperges blanches ont une réputation établie pour leur saveur délicate. Elles figurent au menu des restaurants étrangers les plus renommés, préparées ou non à la flamande’.

(p.136) Mais n’oublions surtout pas nos frites belges, que les Anglais qualifient, à tort de ‘French fries’. En effet, les Belges préparaient déjà des frites quand les Français ne connaissaient qu’à peine la pomme de terre!

De nombreux Américains et Japonais ne peuvent pas situer notre pays sur la carte, mais connaissent parfaitement bien les ‘Belgian waffles’. Les grandes gaufres rec­tangulaires et légères de Bruxelles et les petites gaufres rondes, et plus roboratives de Liège, sont des spécialités que tous les touristes apprécient. Et notre spéculoos, toujours fabriqué dans notre pays, doit avoir de nombreux amateurs à l’étranger, car près de la moitié de notre production est destinée à l’exportation.

 

1857

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge, Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

Le secret des’Belgian chocolates’

Au niveau international, la Belgique est également connue pour ses chocolats et ses pralines, que les Américains appellent xBelgian chocolatés’. Tous les chocolatiers belges fabriquent leurs propres pralines, avec un sens aigu de la perfection. Les proportions et la pureté des ingrédients, comme le cacao et le beurre, déterminent la qualité exceptionnelle du produit fini.

L’histoire de la praline belge remonte à en 1857, lorsque Jean Neuhaus, d’origine suisse, ouvre avec son beau-frère une pharmacie à Bruxelles, dans la Galerie de la Reine. Ils y vendent des amandes sucrées et du chocolat amer, dont ils affineront plus tard la saveur. Avec l’aide de son fils Frédéric, Neuhaus se lance dans la fabrication de bonbons. Le petit-fils, Jean, est considéré comme l’inventeur de la praline enrobée de chocolat, en 1912. Mais les pralines sont fragiles: voilà pourquoi Jean Neuhaus et son épouse conçoivent un emballage spécial, la fameuse boîte à pralines ou ballotin. Aujourd’hui, Neuhaus est une entreprise cotée en bourse, qui réalise près de la moitié de son chiffre d’affaires en France.

Depuis l’indépendance de la Belgique, les chocolatiers surgissent comme des cham­pignons partout en Belgique. La société Berwaerts est la première, en 1840, à couler le chocolat sous forme de tablettes, de pastilles ou de personnages. Meurisse se fixe en 1845 à Anvers. En 1870, un certain Charles Neuhaus, dont la parenté (p.137) avec le père Jean Neuhaus n’est plus retraçable, ouvre une confiserie-chocolaterie à Bruxelles et dépose en 1883 la marque ‘Chocolat de la Côte d’Or ». De nombreux fabricants de chocolat et de pralines suivront, comme Jacques en 1890 et Leonidas en 1913. Ce dernier deviendra, avec 1750 points de vente répartis dans le monde, le numéro un de la vente de pralines. Callebaut a été fondée en 1850, mais l’entreprise a aujourd’hui été reprise dans le groupe suisse Barry Callebaut, l’actuel leader mondial dans la fabrication de produits à base de cacao et de chocolat.

La truffe au chocolat a été conçue par la famille Draps en 1929. C’est elle qui a baptisé cette savoureuse invention du nom de Godiva. Grâce à une distribution performante, les pralines Godiva sont connues dans le monde entier. Le producteur de pralines bruxellois qui opère aujourd’hui sous ce même nom est très actif aux Etats-Unis où il possède même un département de production. Des nouveautés tel­les le Chocolat dipping : des fruits frais trempés dans du chocolat fondu résultent d’une volonté permanente d’innovation et de raffinement des produits chocolatiers proposés.

 

1888

Antoine Pickels, Jacques Sojcher, Belgique, toujours grande et belle, éd. Complexe, 1998

 

(p.25) C’est à un ouvrier tourneur gantois, Pierre Degeyter (1888), que les « damnés de la terre » doivent la musique de l’Internationale.

 

1893

Jacques Thisse (UCL !), in: LS, 12/2010

(Voici un genre de simplification courante au sein d’une partie du personnel (raciste francophone) à l’UCL)

« Ce sont les seuls Wallons qui se sont battus pendant plusieurs décennies pour obtenir le suffrage universel qui a permis de rétablir les droits des Flamands. »

De staking van 1893, in: http://www.vonk.org

Als op 18 april voor de poorten van de Borgerhoutse « bougiefabriek » vijf arbeiders gedood werden en een dertigtal gewond, sloeg de schrik de volksvertegenwoordigers om het hart: met 119 stemmen voor, veertien tegen en twaalf onthoudingen nemen ze de nieuwe kieswet aan.

18 april 1902: Betoging voor algemeen stemrecht, in: http://vlaamsabvv.be

De geschiedenis van het algemeen stemrecht is met bloed besmeurd. In 1830 werden de armen onwaardig geacht om van hun burgerrechten te genieten. Na heel wat acties slaagt men erin, in 1893, enige aanpassing te doen. Het meervoudig stemrecht werd in het leven geroepen: een arme kreeg 1 stem, een rijke 3 stemmen.

De roep om algemeen stemrecht werd alsmaar groter. Dit ging dikwijls gepaard met manifestaties en werkstakingen. In maart 1902 werd het voorstel tot herziening van een aantal artikelen van de grondwet neergelegd. Via honderden meetings en duizenden petities werd de invoering van het algemeen stemrecht geëist: één man, één stem. De spanning steeg en de burgerwachten werden opgeroepen om alle opstanden neer te slaan.
Op 11 april werd tot de stemming overgegaan in het Parlement: 84 stemmen tegen (katholieken) en 64 stemmen voor (vooral liberalen en socialisten).

Deze stemming werd snel over het hele land bekend. De werkende klasse was tot het uiterste verbitterd. Her en der vormden er zich groepjes die hun ongenoegen lieten blijken aan huizen waar vooraanstaande katholieken woonden. Ook in Leuven gebeurde dit. Tijdens een betoging op 18 april 1902 vielen er zes doden door het harde optreden van de burgerwacht.
Deze slachtoffers staan symbool voor het streven naar democratisering. Een strijd die gevoerd werd door de arbeidende klasse en die gesteund werd door de toen nog jonge vakbond.

Meer dan 100 jaar geleden streed de arbeidende klasse in ons land om algemeen kiesrecht te bekomen. De toen nog jonge vakbond steunde deze acties door stakingen en manifestaties.

Tijdens de betoging op 18 april 1902 in Leuven vielen er zes slachtoffers door het harde optreden van de burgerwacht (garde civique).
Ruim 100 jaar na de feiten, werd in Leuven een herdenkingsmonument opgericht ter ere van de voorvechters van echte democratie.

Symboliek: “Aan de basis van het artistieke ligt de idee van de ‘afbakening’ (doorgaans rondom een stoffelijk overschot) zoals dit gebruikelijk is om de toedracht van een ongeval of crimineel feit nader te onderzoeken. De zes silhouetten die zo ontstaan, worden verzameld binnen het kader van het universele symbool van ‘de stem’ (zwart vierkant met wit bolletje). De rode bloedvlekken staan symbool voor de dodelijke verwondingen waaraan deze mensen bezweken. Het monument krijgt aandacht door zijn serene positie in het wandeloppervlak van het plein.”

 

1940s

C.Du., Seilloise de 86 ans, Gaby sera bientôt “Juste parmi les justes”, VA 27/08/1997

 

Gaby de Bournonville accueillit le petit Robert , un enfant juif dont les parents avaient été déportés;

 

* Il s’agit d’un titre décerné à ceux qui ont aidé les Juifs pendant la guerre.

 

1940s

Christian Laporte, Le devoir de mémoire interpelle le MR, LB 30/11/2005

 

Avec 1500 compatriotes sur les 20 000 Justes reconnus, la Belgique figure parmi les nations qui, eu égard à la taille du pays et de sa population, ont fait plus que leur devoir pour arracher des enfants et des adultes aux griffes des nazis.

 

1940s

Gembloux – Beuzet / Lucien Roloux était un juste parmi les nations, VA 03/12/2003

 

Pour avoir sauvé deux enfants juifs dans la Seconde Guerre Mondiale.

 

1940s

Georgette Eloy, juste parmi les nations, VA 22/10/1998

 

Ce 21 octobre, une Cinacienne a été honorée par l’Etat d’Israël. Georgette Eloy vient d’être déclarée “juste parmi les nations”, distinction suprême décernée à des non-juifs par l’Etat d’Israël.

Travaillant, à Linden, près de Louvain, dans une école privée, elle permit à des enfants juifs arrivés en 1942 d’être hébergés en Condroz dans des familles.

 

1940s

Justes parmi les nations, DH 13/07/2004

 

Gaston et Joséphine Champagne, de Saint-Servais, avaient sauvé une petite fille juive, Rosalie Nina Schneider.

Ils ont été reconnu « Justes parmi les nations » par le Parlement israélien

 

1940s

Paul Vaute, Un prêtre contre le moloch nazi, LB 22/10/2003

 

Il y a cent ans naquit le père Bruno Reynders (1903-1981), sauveur de plus de trois cents enfants juifs sous l’occupation nazie. Israël l’a reconnu un « Juste des Nations ».

 

« Mon premier contact avec le problème de la persécution nazie date de juillet 1938. J’étais de passage à Francfort et je me promenais dans une rue très animée. Partout dans les rues des inscriptions injurieuses: « Jude = Judas », « Juden heraus », « Hier sind Juden nicht erwünscht ». Cela m’a fort choqué, mais ce qui m’a révolté, c’est le fait suivant : je vois venir un homme âgé, barbu, vêtu d’un caftan, coiffé d’un vieux chapeau noir, le Juif »typique ». « Ce vieillard marchait courbé en deux, sans oser lever les yeux, se cachant le nez de la main, et les passants s’écartaient sur son passage comme s’il était pestiféré, le houspillant et se le montrant du doigt en ricanant. Cela m’a bouleversé : cette ségrégation, ce mépris, cette suffisance, cette bêtise cruelle, non c’était intolérable! J’en garde toujours la mémoire et cela me donne encore la nausée. »

Dans les scènes qu’il relata en ces termes, le père Bruno Reynders n’allait pas puiser qu’un dégoût profond. Elles devaient aussi, et surtout, lui imprimer la volonté et le courage d’agir, sans que rien ne l’ arrête, quand quelques années plus tard, certaines rues de la Belgique

occupée se mettraient à ressembler furieusement à celles de Francfort…

 

1940s

Robert Maistriau, professeur Honoris causa à l’ULB, in ; LB 17/10/2005

 

Résistant, en avril 1943, avec deux camarades de combat, il arrêta le XXe convoi qui venait de Dossin vers Auschwitz. Il parvint à ouvrir un wagon, permettant à plusieurs dizaines de prisonniers juifs de s’évader.

 

1941

Jean-Marie Doucet, L’inventeur belge du V de la victoire, VA 14/12/2005

 

Le 14 janvier 1941, en Grande-Bretagne, Victor de Laveleye forgea une des armes psychologiques les plus puissantes de la Seconde Guerre mondiale en imaginant le V de la Victoire (comme Victoire, Vrijheid, Victory).

 

Il était animateur à Radio-Belgique, bilingue, à la BBC.

 

1969

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge, Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

En 2003, le magazine américain Time a qualifié le père Léonard Van Baelen;71 ans, de héros des temps modernes pour la façon dont il a introduit les principes économiques de la coopération au développement. Il fonde en 1969 le Centre de Développement Intégral au sein du poste de mission des Capucins, dans le Nord du Congo. Le développement intégral allie agriculture (dans ce cas, le café pour le circuit de production équitable Max Havelaar), soins de santé et éducation.

 

1993

E.H., Pas de frontière linguistiques, LB 23/11/1993

 

« Notre manifestation, ici à Tongres, démontre qu’ il n’ y a pas de frontières linguistiques au niveau de l’ action syndicale », a lancé Louis Smal, responsable de la CSC de Liège.

 

1994

L’Insead, l’Institut européen d’ administration des affaires, à Fontainebleau, se targue de délivrer le meilleur MBA (Master of Business Administration) d’Europe.  Il compte paimi les 80 professeurs de renommée internationale 13 Belges, « et pas des moindres … puisque deux des quatre doyens associés et un des des deux doyens sont nos compatriotes. »

(in: Portes ouvertes à l’Insead, LB, 29/10/1994)

 

1995

‘Les desserts belges ont été sacrés les meilleurs du monde’, in: LS, 25/01/1995

 

Notre pays a remporté à Lyon, devant une quinzaine de pays, la coupe du monde de pâtisserie qui s’ est déroulée dans le cadre du 7e salon des métiers de bouche.  L’ équipe belge, composée de Pierre marcolini, Rik de baere et Johnny de Neef, précède au classement, dans l’ ordre, les Japonais et les Américains.

 

1996

Un pompier namurois double médaillé au championnat du monde, VA, 13/08/1996

 

Du 27 juillet au 4 août se disputaient à Edmonton (Canada) les championnats du monde du “Combattant du Feu” (les World Fire Fighter Games).

 Richard Coqu obtint la médaille d’argent dans la “Toughest Fire Fighter” et une de bronze en interéquipe.

 

1998

Luc Denayer, Diederik Thibaut, Secr. et secr. adjoint du Conseil central de l’économie, Le modèle belge en marche, LS 09/12/1998

 

Les accords interprofessionnels signés entre les interlocuteurs sociaux de notre pays.

 

2003

Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie / Brammertz remplace Del Ponte, VA 14/11/2007

 

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Kimoon, a nommé hier le Belge Serge Brammertz au poste de procureur du Tribunal pé­nal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour succéder à la Suissesse Caria Del Ponte à partir du ier janvier.

Dans une lettre adressée au prési­dent du Conseil de sécurité, Ban propose la nomination de Serge Brammertz, actuel président de la commission internationale d’en­quête sur l’assassinat de l’ex-Pre-mier ministre libanais Rafic Hariri, et remercie le Belge, dont le mandat expire le 31 décembre, «pour son leadership dans la progres­sion de l’enquête et pour son engage­ment à aider le gouvernement et le peuple libanais pour que soit mis fin a l’impunité dans leur pays». Serge Brammertz e’st un spécia­liste du crime organisé. Il a été procureur adjoint chargé des en­quêtes à la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2003. Il a démis­sionné de ce poste en juin 2007, tout en continuant à diriger la commission d’enquête sur l’assas­sinat en février 2005 de Rafic Hariri.

Né le 17 février 1962 à Eupen, dans la région germanophone de la Belgique, il est diplômé en droit et en criminologie d’universités belges et docteur en droit de l’Uni­versité de Fribourg (Allemagne).

C’est une tâche ardue qui attend Serge Brammertz à la tête du TPIY. Créé en 1993, le TPIY doit, en principe, terminer ses procès en première instance en 2008 et ses procès en appel en 2010. Mme Del Ponte refusait qu’il ferme ses portes avant que les accusés en­core en fuite ne soient arrêtés et jugés. Les ex-chefs politique et militaire des Serbes de Bosnie, Rado-van Karadzic et Ratko Mladic, sont les deux inculpés les plus re­cherchés. Les deux hommes, incul­pés par le TPIY de génocide, cri­mes de guerre et crimes contre l’Humanité pour des exactions commises pendant la guerre de Bosnie (1992-1995), qui a fait 200000 victimes, sont en fuite de­puis 1995.

Pour remplacer Brammertz, le se­crétaire général de l’ONU a nommé le Canadien Daniel Bellemare, ancien sous-procureur géné­ral adjoint du Canada.

 

2006

Le P. Vergauwen prochain recteur à Fribourg,LB 04/07/2006

 

UN BELGE A LA TÊTE DE L’UNI­VERSITÉ DE FRIBOURG: le théo­logien dominicain Guido Ver­gauwen reprendra les rênes de l’Université de Fribourg de 2007 à 201 I. Actuellement vice-recteur de cette excel­lente université suisse qui offre la particularité d’être… bilingue (français /allemand) et œcumé­nique, le P. Vergauwen, élu lundi par le Sénat de l’Univer­sité devrait entrer en fonction en mars 2007 après la confirma­tion de sa nomination par le Conseil d’Etat. Né en 1944, Guido Vergauwen est domini­cain depuis 44 ans. Ce spécia­liste de la théologie fondamen­tale dirige par ailleurs l’Institut d’études œcuméniques à la Faculté de théologie. (C.Le.)