1 INtroduction / compagnies de l'Entre-Sambre-et-Meuse en uniformes belges (1830-1914) (dits erronément du "2e EMpire")

1940-1945 : fidélité à la Belgique: marcheurs prisonniers de guerre dans un oflag défilant dans des uniformes belges de fortune

Oflag XD, Fischbeck, Hamburg, in: Le Marcheur, sept. 1997

Fidélite historique à la Belgique: 

Joseph Roland, Les “marches” militaires de l’ESM, TV, 2e partie, 59-60, 1950, p.390

 

“A l’Oflag IIA (Prenzlau), le 21 juillet 1941, les officiers et soldats prisonniers imaginèrent, “pour tuer le temps”, d’organiser un prestigieux cortège folklorique.  Toutes les régions de Belgique étaient représentées et chacun avait fait de son mieux avec des moyens de fortune. (les tabliers des sapeurs étaient, par exemple, des toiles d’emballages de colis).  Le cortège s’ouvrait par la “‘Compagnie de la Jeunesse de l’Entre-Sambre-et-Meuse.”  Sous un soleil de plomb, nous défilâmes devant les autorités militaires belges du camp – il y avait là plus de 40 généraux – proclamant à notre manière notre fidélité à la petite patrie et notre foi inébranlable dans les destinées de la belgique.  Nos gardiens eux-mêmes, émerveillés, mais ne comprenant pas sans doute la signification symbolique de notre geste, avaient envie d’applaudir.  Nous, les acteurs, nous avions les larmes aux yeux et un pincement au coeur.”

Charles Clocherieux, in: Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 145, 1997

 

(p.15) Souvenirs d’Allemagne

 

Lors de la dernière guerre mon­diale, des officiers belges, pri­sonniers à l’Oflag XD à Fischbeck (Hambourg) ont confectionné de toutes pièces des costumes, sabres, tambours… et drapeau (Jeu­nesse E.S.M. 1944) pour représenter une Compagnie de Marcheurs, loin de leurs terres d’Entre-Sambre-et-Meuse.

Il faut signaler que les Gilles, eux aussi, n’avaient pas oublié leur folk­lore et que des répliques de leurs costumes y avaient été confection­nées.

Marc Moreau, in: Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 139, 1996

(p.24-25)

 

NOIR-JAUNE-ROUGE

 

Depuis quelques années déjà, nos Marches folkloriques se sont très largement impré­gnées des tenues du Premier Empi­re. D’un point de vue purement esthétique, les costumes de cette époque sont très chatoyants et rehaussent certainement le faste de nos défilés.

Toutefois, la médaille a un revers et non des moindres : bon nombre de personnes (les journalistes souvent en tête !) associent nos Marches à Napoléon, l’Empire et la France. A ce titre, nos Marches sont souvent qualifiées à tort de «napoléo­niennes».

C’est ainsi qu’il n’est pas rare, lors des festivités liées à nos Marches, de voir nos villages pavoises aux cou­leurs bleu-blanc-rouge. De même, les bannières et drapeaux français foisonnent dans de nombreuses Compagnies qui comptent parfois dans leurs rangs un Napoléon ou des maréchaux et officiers d’Empire plus vrais que nature. Pire, certains groupes se permettent de jouer «La Marseillaise» lors de leurs cérémo­nies ! Bref, tous ces éléments contri­buent à méprendre les gens sur la véritable nature de nos Marches.

Rappelons tout de même que le rôle premier de nos Compagnies est d’escorter des processions reli­gieuses propres à nos contrées. De plus, les origines de nos Marches remontent souvent à une époque antérieure à la période napoléonien­ne et présentent peu de points com­muns avec l’Empire. D’ailleurs, avant les années 50 et à quelques exceptions près, nos Marcheurs revêtaient pratiquement tous des uniformes dits du «Second Empire».

Certains me répondront que les cou­leurs françaises sont uniquement destinées à renforcer le souci d’authenticité des costumes utilisés. Néanmoins, l’histoire de notre folk­lore prouve à maintes reprises, les costumes employés dans nos Com­pagnies ont constamment été impré­gnés d’une fantaisie caractéristique de nos coutumes et traditions. Nos Marches ne sont-elles pas qualifiées de «folkloriques» ? C’est de cette manière qu’ont été inventés les cos­tumes de sapeurs, grenadiers, volti­geurs et tambours dits de «Second Empire». Ces uniformes n’ont plus beaucoup de points communs avec les tenues militaires de l’époque. Pourtant, ils sont particulièrement représentatifs de nos Marches traditionnelles.

N’ayons donc pas peur d’arborer fièrement nos couleurs nationales. Nous sommes encore belges et wal­lons tout de même ! Dans ce cadre, les dirigeants de nos Compagnies et de l’AMFESM ont un rôle important à jouer en prenant d’abord le temps d’expliquer à nos Marcheurs le sens premier de nos traditions et les ori­gines véritables de nos Compagnies. Ensuite, ils peuvent encourager les habitants des villes et villages accueillant nos Marches à pavoiser les maisons avec des drapeaux belges ou wallons et non français.

 

De même, les plumes bleu-blanc-rouge de nos officiers (sergents-sapeurs et tambours-majors notam­ment) peuvent être remplacés par des plumets aux couleurs belges. Nous pouvons également modifier les coloris de certaines médailles ou des écussons en tout genre. Les nou­veaux groupes ou pelotons qui se créent pourraient habiller leurs hommes avec des costumes de l’armée belge du XIXe siècle. Celle-ci possède en effet un très large éven­tail de magnifiques uniformes qui ont été utilisés par ses régiments entre 1830 et 1914. Cette liste n’est pas exhaustive et il existe certaine­ment d’autres moyens de redonner à nos Compagnies leur vraie person­nalité.

Pour conclure, je pense qu’il est grand temps d’éloigner un petit peu la «napoléonmania» qui a envahi nos Compagnies et de revenir à des valeurs plus représentatives de notre véritable folklore sinon les générations futures oublieront tota­lement pourquoi nous «marchons».

Intervention de Claude Mouchet (marcheur à Morialmé), président national du mouvement dynastique

2007 - en l'honneur de Sainte-Rolende / è l' oneûr di Sinte-Rolin.ne (in: Le Marcheur)

Fidélité à la Belgique: ambassadrice digne de notre pays: l'AMFESM en Chine (2007)

(in: Le Marcheur, mars 2008)

Marcheurs en uniformes belges en Chine

(LB, 23/09/2007)

Cèrfontène au Canada / Cerfontaine au Canada: en uniformes belges (2008)

Les costumes des marcheurs: uniformes fidèles à la Belgique face aux costumes représentant d'anciens envahissseurs, des traîtres à la BELGiqUE

(VA, 31/05/2003)

Claude Mouchet (anc. secrétaire des Patriotes de Morialmé)

(correspondance – 17/11/2006)

Respect envers la Belgique: les Blancs de Florennes

(au Défilé du 21 juillet – Bruxelles, 21/07/2005)

Hymiée

Message d’un ancien combattant belge destiné aux marcheurs napoléoniens, traîtres à la Belgique:

 

R. VANAISE, PRÉSIDENT DE LA ROYALE UNION NATIONALE DES ANCIENS DES ARMÉES D’OCCUPATION

ET DES FORCES BELGES EN ALLEMAGNE

Pas gaie, l’occupation française!, in : Sud Presse, 1994 

 

« Je lis que  » les Grenadiers de la Garde Impériale célébraient à leur manière le courage de nos anciens ». La célébration de ce groupe folklorique n’a rien de commun avec l’hommage rendu par les anciens combattants le 11 novembre. […] En général, on rappelle les exactions commises par l’occupant allemand en 1914-1918 ou en 1940-1945, mais celles que la population a dû subir suite à l’annexion de la Belgique par la France de 1795 à 1815 n’étaient pas moindres : saccages à Aulnes, Villers-la-Ville ou St-Lambert à Liège n’en sont que de tristes exemples, réquisitions et spoliations de biens qui n’ont jamais été restitués. La conscription obligatoire imposée par Napoléon a décimé nos régions de la fleur de leur jeunesse. Les Grenadiers de la Garde Impériale pensent-ils à ces fils qui ont donné leur vie pour une cause qui n’était pas la leur? »