1er LISTING des Marches militaires folkloriques en Belgique

 

 

0 Introduction : des fidèles et des traîtres à la Belgique

1 Statistiques

2 Listing 

3 Interventions de marcheurs

 

Sur 430 manifestations folkloriques militaires et ou religieuses recensées jusqu’à présent en Belgique, 367 sont fidèles au folklore belge et européen.

Parmi elles, les marches militaires et folkloriques belges (dites du « IIe Empire »).**

 

Les 64 marches ou groupements restants (dits du « Ier Empire ») sont anti-belges, voire anti-européens car ils entretiennent inconsciemment ou non le souvenir d’un dictateur raciste, antisémite, Napoléon.

Ces derniers font tache dans le décor culturel belge et européen. A moins d’un changement dans le choix des costumes et des coutumes, ils sont logiquement à proscrire du patrimoine national et continental.

 

 

Entre les Serments du Moyen Age,

les Milices bourgeoises et rurales des 16e et 17e siècles,

les Gardes urbaines de 1814, les Volontaires de 1830,

les Gardes civiques de 1831 et nous,

les Marcheurs de l’Entre-Sambre-et-Meuse d’aujourd’hui,

il y a une évi­dente parenté, un héritage en ligne directe.

 

Michel Ranwez, 

Au temps de la Garde civique,

in: Le Marcheur, s.d., p.39

 

 

1 Statistiques

 

Entre-Sambre-et-Meuse

57 marches belges *

 

 

43 marches antibelges

= 100

 

hors

Entre-Sambre-et-Meuse

 

12 marches (/groupements) belges

21 marches (/groupements) antibelges**

 

= 33

TOTAL

69 marches belges

63 marches antibelges

= 132

 

*    C-à-d. respectueuses des traditions belges et européennes.

 

**  20 marches (/groupements) antibelges

Ces dernières sont essentiellement dans le Hainaut proche de l’Entre-Sambre-et-Meuse, + Ligny, Fleurus, Vedrin et Waterloo, où sont passées et/ou ont combattu les armées de Napoléon.

 

 

 

 

2 Marches militaires folkloriques (Entre-Sambre-et-Meuse et hors ESM)

 

(à compléter et à modifier)

 

/drapia bèlje   –  aîgue F / nazi)

 

Marches belges

(dites du « IIe Empire »)

respectueuses du folklore belge et européen

 

Marches antibelges

(dites du « Ier Empire »)

perpétuent volontairement ou non le souvenir d’un dictateur raciste, antisémite

 

 

Colonne 1 : H1 = hybride (un ou des pelotons napoléoniens)

Colonne 2 : H2 = hybride (un ou des pelotons belges)

En gras : marches avec caractère volontairement napoléonien (présence d’une personne accoutrée en Napoléon ,…),

Les autres compagnies ont choisi le costume napoléonien sous la pression de certains membres francophiles influents ou sans intention négative particulière envers la Belgique

(cf G(uy) D(elbart), in : Ciné Télé revue, 26/10/2008)).

Elles devraient changer d’avis en raison des arguments présentés au point 3.

 

 

dans l’Entre-Sambre-et-Meuse

 

Acoz1 (H1)

Aisemont

Acoz2 (H1)

Beignée

Aiseau (H1)

Cerfontaine (H2)

Bambois

Chamborgneau

Berzée

Châtelet

Biesmerée

Châtelet – Boubier

Biesmes (H1)

Châtelineau

Boussu-lez-Walcourt (H1)

Cour-sur-Heure

Chastrès (H1)

Dourbes

Châtelet (Volontaires de 1830)

Flavion

Couillet (H1)

Floreffe

Daussois

Florennes (H2)

Fromiée1

Forchies

Fromiée2

Fosses (H2)

Furnaux

Fraire (H2)

Gerpinnes – Tour Ste-Rolende

Franière

Gerpinnes1

Ham-sur-Heure (H2)

Gerpinnes2

Ham-sur-Sambre

Gilly

Hanzinne

Gougnies (H1)

Lausprelle

Gourdinne (H1)

Le Roux

Hanzinelle (H1)

Loverval

Haut-Vent

Maison

Hemptinne

Marbais-la-Tour

Hymiée

Mariembourg

Jamioulx ?

Matagne (H2?)

Joncret (H1)

Monceau-sur-Sambre (H2)

Jumet-Hamende

Montignies-sur-Sambre ?

Laneffe

Névremont

Les Flaches1

Nismes

Les Flaches2

Pétigny

Malonne (H1)

Pont-de-Loup (H2)

Malonne (Volontaires de 1830)

Presles

Marcinelle (H1)

Rosée

Mettet (H1)

Saint-Gérard (H2)

Morialmé

Sart-Saint-Laurent (H2)

Nalinnes (H1)

Silenrieux

Namur (Canaris)

Solre-sur-Sambre

Oret (H2) (aspect particulier)

Stave

Philippeville

Tarcienne2

Pontaury (H1)

Vitrival

Pry (H1)

Vogenée (H2)

Roly (H1)

Walcourt

Saint-Aubin

 

Sart-Eustache (H1)

 

Senzeille ?

 

Somzée (H1)

 

Soumoy (H1)

 

Tarcienne1

 

Thuin (H1)

 

Thy-le-Bauduin

 

Thy-le-Château (H1)

 

Villers-deux-Eglises

 

Villers-Poterie 1

 

Villers-Poterie 2

 

Virelles (H1)

 

Yves-Gomezée (H1)

 

 

 

= 57

= 43

 

 

 

Hors Entre-Sambre-et-Meuse

 

 

Marches / pelotons belges

 

Marches / pelotons antibelges

Lembeek (Soldatenprocessie) (ironisch : Zatprocessie)

Auvelais

Lessines (Carabiniers)

Baulet

Marbais (Tour Sainte-Croix)

Charleroi

Rochefort

Fayt-le-Franc

Ronse (Fiertel)

Farciennes 

Saintes (Sainte-Renelde) (cavaliers)

Feluy

Sars-la-Buissière (Sainte-Apolline)

Fleurus

Turnhout

Gosselies

Visé1 (Saint-Georges)

Heppignies ?

Visé2 (Saint-Martin)

Jumet (H2)

Voeren (avec des sapeurs)

Ligny

Wagnelée (H1 + Napo !!)

Lodelinsart (H2 ?)

 

Moignelée 

 

Morlanwelz

 

Piéton ?

 

Roselies

 

Soignies

 

Stambruges

 

Vedrin

 

Wangenies 

 

Waterloo

= 12

= 21

 

 

 

3 Interventions de marcheurs

 

 

3.1 R. Vanaise, Pas gaie, l’occupation française!, in : Sud Presse, 1994 

 

« Je lis que  » les Grenadiers de la Garde Impériale célébraient à leur manière le courage de nos anciens ». La célébration de ce groupe folklorique n’a rien de commun avec l’hommage rendu par les anciens combattants le 11 novembre. […] En général, on rappelle les exactions commises par l’occupant allemand en 1914-1918 ou en 1940-1945, mais celles que la population a dû subir suite à l’annexion de la Belgique par la France de 1795 à 1815 n’étaient pas moindres : saccages à Aulnes, Villers-la-Ville ou St-Lambert à Liège n’en sont que de tristes exemples, réquisitions et spoliations de biens qui n’ont jamais été restitués. La conscription obligatoire imposée par Napoléon a décimé nos régions de la fleur de leur jeunesse. Les Grenadiers de la Garde Impériale pensent-ils à ces fils qui ont donné leur vie pour une cause qui n’était pas la leur? »

 

  1. R. VANAISE, PRÉSIDENT DE LA ROYALE UNION NATIONALE DES ANCIENS DES ARMÉES D’OCCUPATION ET DES FORCES BELGES EN Allemagne

 

 

3.2  Marc Moreau, in: Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 139, 1996, p.24-25

NOIR-JAUNE-ROUGE

 

Depuis quelques années déjà, nos Marches folkloriques se sont très largement impré­gnées des tenues du Premier Empi­re. D’un point de vue purement esthétique, les costumes de cette époque sont très chatoyants et rehaussent certainement le faste de nos défilés.

Toutefois, la médaille a un revers et non des moindres : bon nombre de personnes (les journalistes souvent en tête !) associent nos Marches à Napoléon, l’Empire et la France. A ce titre, nos Marches sont souvent qualifiées à tort de «napoléo­niennes».

C’est ainsi qu’il n’est pas rare, lors des festivités liées à nos Marches, de voir nos villages pavoises aux cou­leurs bleu-blanc-rouge. De même, les bannières et drapeaux français foisonnent dans de nombreuses Compagnies qui comptent parfois dans leurs rangs un Napoléon ou des maréchaux et officiers d’Empire plus vrais que nature. Pire, certains groupes se permettent de jouer «La Marseillaise» lors de leurs cérémo­nies ! Bref, tous ces éléments contri­buent à méprendre les gens sur la véritable nature de nos Marches.

Rappelons tout de même que le rôle premier de nos Compagnies est d’escorter des processions reli­gieuses propres à nos contrées. De plus, les origines de nos Marches remontent souvent à une époque

antérieure à la période napoléonien­ne et présentent peu de points com­muns avec l’Empire. D’ailleurs, avant les années 50 et à quelques exceptions près, nos Marcheurs revêtaient pratiquement tous des uniformes dits du «Second Empire».

Certains me répondront que les cou­leurs françaises sont uniquement destinées à renforcer le souci d’authenticité des costumes utilisés. Néanmoins, l’histoire de notre folk­lore prouve à maintes reprises, les costumes employés dans nos Com­pagnies ont constamment été impré­gnés d’une fantaisie caractéristique de nos coutumes et traditions. Nos Marches ne sont-elles pas qualifiées de «folkloriques» ? C’est de cette manière qu’ont été inventés les cos­tumes de sapeurs, grenadiers, volti­geurs et tambours dits de «Second Empire». Ces uniformes n’ont plus beaucoup de points communs avec les tenues militaires de l’époque. Pourtant, ils sont particulièrement représentatifs de nos Marches tradi­tionnelles.

N’ayons donc pas peur d’arborer fièrement nos couleurs nationales. Nous sommes encore belges et wal­lons tout de même ! Dans ce cadre, les dirigeants de nos Compagnies et de l’AMFESM ont un rôle important à jouer en prenant d’abord le temps d’expliquer à nos Marcheurs le sens premier de nos traditions et les ori­gines véritables de nos Compagnies. Ensuite, ils peuvent encourager les habitants des villes et villages accueillant nos Marches à pavoiser les maisons avec des drapeaux belges ou wallons et non français.

 

De même, les plumes bleu-blanc-rouge de nos officiers (sergents-sapeurs et tambours-majors notam­ment) peuvent être remplacés par des plumets aux couleurs belges. Nous pouvons également modifier les coloris de certaines médailles ou des écussons en tout genre. Les nou­veaux groupes ou pelotons qui se créent pourraient habiller leurs hommes avec des costumes de l’armée belge du XIXe siècle. Celle-ci possède en effet un très large éven­tail de magnifiques uniformes qui ont été utilisés par ses régiments entre 1830 et 1914. Cette liste n’est pas exhaustive et il existe certaine­ment d’autres moyens de redonner à nos Compagnies leur vraie person­nalité.

Pour conclure, je pense qu’il est grand temps d’éloigner un petit peu la «napoléonmania» qui a envahi nos Compagnies et de revenir à des valeurs plus représentatives de notre véritable folklore sinon les générations futures oublieront tota­lement pourquoi nous «marchons».

 

 

3.3 in: Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 140, 1996, p.7

NOIR-JAUNE-ROUGE (Suite)

 

Claude Mouchet :

 

C’est avec une grande satisfac­tion que j’ai lu l’article de monsieur Marc Moreau. Avec lui, nous constatons que, dans l’ave­nir, à quelques exceptions près, il n’y aura plus au sein de notre asso­ciation que des Marches du premier empire défilant avec en tête le dra­peau bleu-blanc-rouge. Comme l’écrit monsieur Moreau, il est bon de rétablir la vérité histo­rique en rappelant que les Marches authentiques sont les dignes succes­seurs des milices rurales qui avaient pour mission d’escorter les proces­sions et protéger les pèlerins. Nous savons que certains préten­dent que les Marches perpétuent le souvenir de l’épopée napoléonienne. Nous répondons que s’il est vrai que des jeunes gens de nos régions servi­rent l’aigle impériale, il faudrait ajouter pour être juste que ceux-ci furent enrôlés de force et que pour éviter la conscription beaucoup de mariages «blancs» furent célébrés dans notre pays.

Certes nous sommes des Wallons francophones, mais nous devons prouver notre fidélité envers notre roi et la Belgique en routant padrî l’drapia noir-jaune-rouge et présen­ter les armes pendant La Brabançon­ne.

Que je suis fier d’être un Marcheur de la procession militaire de la Saint-Pierre de Morialmé !

 

 

Philippe Maudoux :

 

Noir, jaune, rouge. Comme elles sont belles nos trois couleurs !

Habitant Mettet pendant 25 ans, avant la guerre, je n’avais jamais marché. Après ma captivité, je me suis mis à marcher à Morialmé, villa­ge de la fille que je venais d’épouser. Sous quel uniforme ? Celui des gre­nadiers belges, du régiment formé en 1837 par le Roi Léopold 1er, à l’excep­tion du sabre.

En 1970, je suis allé visiter le musée de l’armée au Cinquantenaire. Le bonnet de police, de corvée, des gre­nadiers d’avant 1914 avait la forme d’une toque du même modèle que celui des soldats allemands, de la même époque mais d’une couleur différente.

Avec d’autres camarades de Marche, nous avons conçu un bonnet de poli­ce, réplique de celui des soldats belges d’avant 1940. Celui-ci était différent de ceux des Français, Anglais, Yougoslaves, Russes ou Polonais qui se trouvaient avec nous, en Allemagne, à cause de son «pom­pon» (ou floche comme disaient les Français).

Nous n’avons pas retenu le drap kaki mai bien le bleu comme celui de la tunique. Il remplace avantageuse­ment les coiffures hétéroclites en vogue autrefois. Il est adopté par une majorité de Marcheurs le lundi. A Morialmé et dans d’autres com­munes, il n’est pas question du pre­mier ni du second empires et nos drapeaux ne sont pas français. Les uniformes portés dans d’autres Marches ne me déplaisent pas. Les (p.s) broderies sont attrayantes, les coiffures empanachées sont chatoyantes mais, comme vuos le dites, notre armée a suffisamment d’uniformes flatteurs qui ne le cèdent en rien aux uniformes étrangers. (…)

 

 

3.4 in: Le Marcheur de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 145, 1997, p.15

 

Charles Clocherieux, Souvenirs d’Allemagne

 

Lors de la dernière guerre mon­diale, des officiers belges, pri­sonniers à l’Oflag XD à Fischbeck (Hambourg) ont confectionné de toutes pièces des costumes, sabres, tambours… et drapeau (Jeu­nesse E.S.M. 1944) pour représenter une Compagnie de Marcheurs, loin de leurs terres d’Entre-Sambre-et-Meuse.

Il faut signaler que les Gilles, eux aussi, n’avaient pas oublié leur folk­lore et que des répliques de leurs costumes y avaient été confection­nées.

D’autres photos représentant cet événement sont exposées au Musée des Marches à Gerpinnes (dans la petite salle «photos anciennes»).

 

— Ces valeureux marcheurs ont défilé en costumes … belges, évidemment.