√®l M√Ęrche Sint-Rok √† Twin / la marche Saint-Roch √† Thuin

Twin / Thuin - èl Sint-Rok (la Saint-Roch)

(√®l s√®medi : √®l tir aus campes √®y√®t li ‘tra√ģte) (le samedi: le tir aus ‘campes’ (“chambres” remplies de poudre que l’on fait exploser) et la retraite)

PLAN

 

1 Histwêre / Histoire: le comité Saint-Roch, les compagnies belges, les compagnies antibelges

2 D√®r√īlemint / D√©roulement

3 Varia

 

1 Histwêre / Histoire

Roger Foulon, La marche Saint-Roch à Thuin, in: Almanach Wallon 1949

 

SAINT-ROCH, fêté chaque année par les Thudiniens depuis 1654, est militariste mais point despote.

Il admet la concurrence. D’autres saints ont le privil√®ge d’une marche: saint Pierre, √† Florennes, saint Feuillen √† Fosses, saint Eloi √† Laneffe. Deux saintes √©galement poss√®dent le go√Ľt du panache et aiment la faveur bruyante de la gent militaire : sainte Rolende, √† Gerpinnes, et sainte Madeleine, √† Jumet.

Ainsi donc, le troisième dimanche de mai de chaque année, après-midi, grand branle-bas à Thuin. La marche Saint-Roch est prête à sortir.

Les cloches sonnent √† toute vol√©e du beffroi, les ¬ę campes ¬Ľ p√®tent aux remparts, les tambours ronronnent, les clairons s’√©gosillent, les mousquets p√©taradent. La marche Saint-Roch s’avance. Mo¬≠ment solennel. Tout d’abord, les sapeurs. Ah !

 

(…) Et les grenadiers avec leur colback, leur veste grenat, leur pantalon noir o√Ļ brillent les boutons dor√©s. Puis les zoua¬≠ves. Avec leurs culottes bouffantes et leur ch√©chia √† grosse floche rouge brimballant sur leur figure : des vrais gars d’Afrique ! Viennent ensuite les pompiers aux casques √©tincelants ; les mousquetaires et leur costume √† multiples passementeries, leur feutre garni d’une interminable plume d’au¬≠truche y la garde au costume vert √©pinard j les phalanges musicales. Et ban et arri√®re-ban !

Pendant six heures, cet ¬ę √©quipage ¬Ľ escortera la statue de saint Roch qui sur la sellette, clignera de l’Ňďil, joyeux de voir cette multitude venue lui rendre nommage.

Historike d√®s s√īci√®t√©s d' √®l M√Ęrche Sint-Rok √† Twin / Historique des soci√©t√©s de la Marche Saint-Roch √† Thuin

(Michel Conreur, Folk. thudinien, T3, s.d.) (à lire absolument; en vente dans les bonnes librairies de Thuin)

LES SOCIETES FIDELES A LA BELGIQUE ET A SON HISTOIRE

L’organisation de la marche de Thuin / Le comité Saint-Roch

 

Née après l’épidémie de choléra qui a touché la ville basse en juillet 1866, elle sera lancée par l’administration communale libérale de Thuin, qui invitera le clergé de la ville basse à y participer avec la statue de saint Roch.

La procession du 15 ao√Ľt en l‚Äôhonneur de Notre-Dame ne sera d√®s lors pas suivie le lendemain d‚Äôune autre procession en l‚Äôhonneur de saint Roch, f√™t√© le 16 ao√Ľt. En effet, les autorit√©s politiques consid√®rent qu‚Äôune marche militaire √† ce moment serait trop proche de celle d‚ÄôHam-sur-Heure. Sa sortie conviendrait mieux au d√©but du printemps pour cette raison et des rentr√©es commerciales.

Au d√©but, le d√©fil√© se limitera √† la ville basse. Vers 1900, il passera aussi √† la ville haute, avec ses nombreux caf√©s et h√ītels-restaurants.

Une majorit√© catholique en 1922 prendra la rel√®ve des lib√©raux pour l‚Äôorganisation de la marche et un comit√© appel√© ¬ę¬†Comit√© Saint-Roch¬†¬Ľ sera constitu√©.

 

Source principale : Michel Conreur, Historique des sociétés de la marche Saint-Roch de Thuin, Folkl. Thudinien, T3, s.d., p.9-11

L’organisation de la marche de Thuin

Source principale : Michel Conreur, Historique des sociétés de la marche Saint-Roch de Thuin, Folkl. Thudinien, T3, s.d., p.9-11

Née après l’épidémie de choléra qui a touché la ville basse en juillet 1866, elle sera lancée par l’administration communale libérale de Thuin, qui invitera le clergé de la ville basse à y participer avec la statue de saint Roch.

La procession du 15 ao√Ľt en l‚Äôhonneur de Notre-Dame ne sera d√®s lors pas suivie le lendemain d‚Äôune autre procession en l‚Äôhonneur de saint Roch, f√™t√© le 16 ao√Ľt. En effet, les autorit√©s politiques consid√®rent qu‚Äôune marche militaire √† ce moment serait trop proche de celle d‚ÄôHam-sur-Heure. Sa sortie conviendrait mieux au d√©but du printemps pour cette raison et des rentr√©es commerciales.

Au d√©but, le d√©fil√© se limitera √† la ville basse. Vers 1900, il passera aussi √† la ville haute, avec ses nombreux caf√©s et h√ītels-restaurants.

Une majorit√© catholique en 1922 prendra la rel√®ve des lib√©raux pour l‚Äôorganisation de la marche et un comit√© appel√© ¬ę¬†Comit√© Saint-Roch¬†¬Ľ sera constitu√©.

 

 

 

 

 

Les sociétés au début de la marche militaire Saint-Roch (1867-)

A part les sociétés de musique, il n’existe aucune compagnie en armes à Thuin pour accompagner la procession. On fait appel à des sociétés externes, comme les Mameluks de Jumet.

On verra appara√ģtre une compagnie de chasseurs-pompiers en 1869 et en 1873 des soci√©t√©s de Ragnies, Lobbes, Thuillies, La Buissi√®re, Anderlues, Bierc√©e, ‚Ķ

Au cours des années suivantes, les cavaliers sont nombreux, comme la Cavalerie Saint-Roch, du quartier des Waibes et la Compagnie des Mousquetaires de la ville basse.

Certaines soci√©t√©s dispara√ģtront, d‚Äôautres se maintiendront. Enfin, d‚Äôautres verront le jour comme la compagnie des sapeurs (1888), les zouaves de Maroilles, les zouaves pontificaux, les pompiers des Waibes et la Garde thudinienne.

La marche sera interrompue pendant la première Guerre mondiale et reprendra en 1920. Dès 1925 environ, pratiquement le même périple sera parcouru jusqu’à l’heure actuelle.

Les compagnies de pompiers

Les pompiers de la ville en uniformes de sortie participent au cortège pratiquement dès le début de la marche Saint-Roch en 1867. D’autres groupes de pompiers escortant les processions ont existé ailleurs dans la région à la fin du 19e siècle, comme les sapeurs-pompiers d’Ham-sur-Heure.

 

La Compagnie Royale des Pompiers de la ville haute, fondée en 1886

La Compagnie Royale des Pompiers des Waibes, dès 1908

De nombreux membres de cette soci√©t√© √©taient des ¬ę¬†cariot√ģs¬†¬Ľ, des ouvriers des carri√®res de gr√®s proches, sur les flancs de la vall√©e de la Sambre.

La Compagnie Royale des Enfants de Sainte-Barbe de Ragnies (1869-)

La Compagnie des Pompiers de la ville basse (auj. Sapeurs-Carabiniers) (1868-)

La société fut constituée à la suite d’un drame survenu près du Moustier, près de la Sambre. Une famille de bateliers, dont le bateau était en réparation habitait une maisonnette provisoire faite de planches. Elle prit feu et quatre enfants moururent dans les flammes. Les habitants de la ville basse étaient sous le choc. Elles décidèrent de faire participer à la Saint-Roch la société de pompiers existant déjà deux ans auparavant .

Dès le début, cette compagnie a été aussi dénommée Société des Chasseurs dans la presse. Leurs uniformes provenaient en effet d’un stock d’effets militaires déclassés de l’armée belge.

(in: Le Marcheur, 8, 1963, p.26)

S√īci√®t√© rw√®y√Ęle d√®s Tch√®sse√Ľs-carabiniers / Les Chasseurs-carabiniers

L√®s Volonta√ģres b√®ljes di 1830 / Les Volontaires belges de 1830 (1987-)

L√®s Zw√Ęves pontificaus / Les Zouaves pontificaux

(in: Le Marcheur, 10, 1963, p.30)

(in: La Nouvelle Gazette, 06/05/1985)

√®l Compagn√ģye Sint-Rok avou s√®s 5 s√®csions / la Compagnie Saint-Roch et ses 5 sections

Introdw√ģjadje / Introduction

Cr√©ation de cette compagnie en r√©action √† la francol√Ętrie de la Compagnie des Sapeurs et Grenadiers (du 1er Empire), au caract√®re anti-belge

Cela n’a pas eu l’heur de plaire √† des francophiles faisant partie de cette derni√®re, dont l’auteur de l’ “Historique des Soci√©t√©s de la Marche Saint-Roch de Thuin”, Michel Conreur, √©videmment un professeur de fran√ßais. On peut expliquer sa r√©action n√©gative parce qu’il a √©t√© drill√© √† l’universit√© par un panel de professeurs francomanes. (cf le livre ci-dessus √† la partie concernant la naissance de la Cie St-Roch) Ci-dessous la description chronologique concernant ce groupe tr√®s important avec la pol√©mique concernant ses cr√©ateurs, l’interpr√©tation par l’auteur du livre dont des pages ont √©t√© reprises telles quelles avec les r√©actions oppos√©es publi√©es dans la revue “Le Marcheur”.¬†

M√Ęrche Sint-Rok √† twin / Marche Saint-Roch √† Thuin - √®l Compagn√ģye Sint-Rok / la Compagnie Saint-Roch

(Pierre-Jean Foulon, La Compagnie Saint-Roch de Thuin, in: Traditions wallonnes, 4, Mélanges Albert Doppagne, 1987)

(Jean-Michel Fondu, tambour-major, in: LeMarcheur, 95, 1985)

M√Ęrche Sint-Rok √† Twin / Marche Saint-Roch √† Thuin - Sape√Ľrs √®t √ārtilie√Ľrs di Bi√®rc√©ye / Sapeurs et Artilleurs de Bierc√©e

M√Ęrche Sint-Rok di Twin / Marche Saint-Roch de Thuin - l√®s Gr√ģj√®s Ma-se√Ľrs / les Soeurs Grises

LES SOCIETES DE LA MARCHE SAINT-ROCH DONT L’ORIGINE EST HOSTILE A LA BELGIQUE, DONC ANTI-BELGES

La Société Royale des Mousquetaires du Roy

Les Mousquetaires du Roy

 

Apparue dans les armées françaises au 16e siècle, cette unité de cavalerie formera sous Louis XIV deux compagnies de 260 hommes.

Dans sa volont√© de conqu√©rir les Pays-Bas, ce monarque occupe avec son arm√©e la principaut√© de Li√®ge, neutre, avec l‚Äôaccord du prince-√©v√™que. Une partie de ses troupes s√©journera √† Thuin entre 1672 et 1978 et de 1688 √† 1697. Les 3000 habitants devront loger un millier d‚Äôofficiers et des soldats. Pour des raisons inconnues, le village de Bierc√©e sera incendi√© volontairement par les Fran√ßais. De l√† un toponyme, ¬ę¬†la Br√Ľl√©e¬†¬Ľ. Thuin va se d√©peupler du fait que Louis XIV pousse ses habitants √† √©migrer vers Charleroi. Les Thudiniens seront d√©cim√©s par la disette (entre 1674 et 1676) et des √©pid√©mies engendr√©es par l‚Äôoccupant.

La compagnie thudinienne est signal√©e pour la premi√®re fois lors de Saint-Roch de 1875 sous le nom de ¬ę¬†Compagnie militaire des mousquetaires de la ville basse¬†¬Ľ.

Le choix de cet uniforme est donc très regrettable. Il marque le manque de connaissance flagrant de ses dirigeants ou leur volonté de nier les faits ci-dessus vu une francophilie certaine, donc le mépris pour la Belgique et son peuple.

La Compagnie des Sapeurs et Grenadiers (le Second Régiment des Grenadiers à pied de la Garde impériale)

Fond√©e par des francophiles adorateurs de Napol√©on. Sauf que cet homme politique fut un dictateur et un envahisseur de la Belgique. Il interdit aux Juifs d’Alsace de quitter leur r√©gion, massacra nombre d’Arabes et de Turcs lors de sa campagne d’Egypte sans oublier la destruction de la Grande Mosqu√©e du Caire, le massacre de plus de 300.000 esclaves r√©volt√©s en Ha√Įti, l’instauration d’un √©tat policier, …¬†

Illustration; l’ “√©pop√©e” n√©gationniste de cette compagnie √† Paris en 1990. (Thuin (sic) √† Paris, article de Jean-Marie Berny, s.r., 1990)

NB Tant qu’on y est, verra-t-on un jour une compagnie en uniforme nazi d√©filer √† Berlin?¬†

Dans le même registre négationniste, on trouvera: 

  1. le Second Régiment des Zouaves Français du Second Empire (Thuin)
  2. la Compagnie des Voltigeurs du Premier Empire (Thuin)
  3. les Tartares Lituaniens (Thuin)
  4. les Flanqueurs de la Garde du Premier Empire (Ragnies)

Quant √† lui, le Second R√©giment des Zouaves fran√ßais du Second Empire ne rappelle pas un groupe qui a particip√© √† l’invasion de la Belgique.¬†

D√®r√īlemint / D√©roulement¬†

M√Ęrche Sint-Rok √† Twin / Marche Saint-Roch √† Thuin

(in: Vie Féminine, 1970s)

M√Ęrche Sint-Rok √† Twin / Marche Saint-Roch √† Thuin - programe 1996 / programme 1996

m√Ąrche Sint-Rok √† Twin / Marche Saint-Roch √† Thuin - sint Rok (saint Roch)

(VA, 17/09/2018)

M√Ęrche Sint-Rok √† Twin / Marche Saint-Roch √† Thuin - afiche (/ aplak√©) en 1907 / affiche en 1907

M√Ęrche Sint-Rok √† Twin / Marche Saint-Roch √† Thuin - li stat√Ľwe di sint Rok / la statue de saint Roch

 

2 D√®r√īlemint / D√©roulement

li sèmedi d' Sint-Rok / le samedi de Saint-Roch

(√®l Tir aus cambes / le Tir aux “Campes” (litt. chambres (√† poudre))

li d√ģm√®gne si Sint-Rok / le dimanche de Saint-Roch

(pitite pause / petite pause …)

(au Tchant dès Mouchons / au Chant des Oiseaux)

(foto / photo: Térence Deltour)

(aus Wa√ģbes / aux Waibes)

londi d' Sint-Rok / lundi de Saint-Roch

(concintr√Ęcion / concentration…)

(mèsse à sint Rok / messe à saint Roch)

(apr√®s l’ rim√®t√Ędje d√®s m√®dayes / apr√®s la remise des m√©dailles)

 

 3 Varia

(Schamp / 2013) 

(Schamp / 2015)

Twin / Thuin - "Le Clos des Zouaves" : la belle revanche sur Napoléon (Pierre Dejardin)

(VA, 27/09/2010)

On f√ģ po garanti sint Rok (Une ch√Ęsse pour prot√©ger saint Roch) (Laurent Dessalle)

(VA, 08/05/2014)