Interventions

de collabos de la France et

de défenseurs de la Belgique libre

 

1945

Charles Plisnier, Discours au Congrès National, 1945, p.84-85

 

A l’étranger, qui l’ignore, croyez-le, votre motion dira qu’il existe une question wallonne comme il a existé une question irlandaise.

Votre motion mettra le monde en présence de nos exigences et de notre volonté.

Et à la France ? Ici, un mot; un seul mot. Je vais essayer d’être aussi froid que possible, ce qui est bien difficile quand il s’agit de la France.

On accuse couramment la France d’être impérialiste, d’avoir des visées annexionnistes, d’en vouloir à l’inté­grité de ses voisins. Eh bien ! moi, qui vis en France depuis longtemps, je puis vous dire et vous le savez, du reste, que rien n’est plus éloigné de la position française qu’une position impérialiste. C’est plutôt le contraire que nous serions tentés de lui reprocher ! (Applaudissements.)

Nous serions plutôt tentés de lui dire : « France, notre mère, tu nous abandonnes un peu ! (Applaudisse­ments.) Tu ne parais pas toujours te souvenir que nous sommes là, la chair de ta chair et le sang de ton sang. Tu ne parais pas te souvenir que, comme toi, le fiançais est notre langue maternelle, la langue que l’on parle chez nous depuis mille ans. Tu ne parais pas te souvenir que, de l’autre côté de la ligne rouge, il y a les gens qui appartiennent à ton corps et, parce que tu crains d’appa­raître aux yeux du monde comme une puissance de proie, tu mets une sourdine à ton amour et tu fais mine de nous ignorer ! »

Non, la France n’est pas impérialiste !

Ce sera aussi le résultat de ce Congrès d’avoir dit à la France que nous existons et que nous l’aimons, non pas comme des étrangers qui aiment sa culture, son art, ses grands hommes, mais que nous l’armerions quand même sans culture, sans art et peut-être même sans grands hommes, même si son éclat ne rayonnait pas sur le monde, parce que non seulement notre âme fait partie de son âme mais aussi que notre corps est partie de son corps ! (Applaudissements.)

Camarades wallons, nous aurons peut-être un jour besoin de la France, lorsque nous aurons fait cette expérience ultime qui nous est demandée, lorsque nous l’aurons faite dans un sacrifice à la raison et au sens des réalités politiques.

Lorsque nous aurons fait cette expérience ultime et si, comme je le crains, cette expérience avorte, alors — j’entends le dire aujourd’hui — nous serions justifiés à nous tourner vers la France et aucun reproche ne pourrait nous être adressé, car cette expérience, nous la ferons en toute loyauté et sans arrière-pensée d’aucune sorte.

Alors, nous lui dirions : « Maintenant, France, au secours ! » et, croyez-le bien, elle viendra ! (L’assemblée te lève, acclame longuement l’orateur, puis chante la

 « Marseillaise » devant le bureau debout.)

 

1949

Charles Plisnier, Wallonie, in: Almanach wallon 1949, 1948, p.16-17

 

Wallonie, marche de France. Terre sacrée

 

Et  non  point   pour  nous   seulement, comme toute terre patriale est sacrée pour ses fils.

Mais pour la France tout entière et pour tout l’univers pensant.

Car c’est sur cette terre que, de siècle en siècle, de décade en décade, les Barbares ont déferlé pour atteindre au cœur, cette nation, reine entre les nations, dont la richesse est pour eux une ten­tation perpétuelle, dont l’esprit est pour eux une perpétuelle offense.

Sur cette terre, depuis mille ans, nous, Wallons, Picards et Lorrains de ces provinces belgiques, parfois unis à notre mère mais, le plus souvent séparés d’elle par des places fortes étrangères, nous maintenons notre romanité, notre gallicité.

Manières de penser et de sentir le monde et l’homme ; manières de parler, de chanter ; manières de nous battre : aux hommes de France et à nous, tout cela n’est-il pas commun ?

Par-dessus les revers et les désastres, par delà les frontières absurdes et d’ailleurs destructibles, c’est cette communauté qu’attesté l’évolution de nos Lettres.

Du moins génial et inconnu, auteur de cette Cantilène de Sainte-Eulalie qui fut l’un des pre­miers monuments de notre langue, jusqu’au doux et pur Mockel qui donna son nom à la Wallonie, d’Eugène de Ligne qu’on nomma si magnifique­ment le Prince de l’Europe française, jusqu’à cette ardente équipe d’écrivains que nous voyons foi­sonner aujourd’hui, tous les nôtres furent des soldats spirituels du sentir et du penser français.

Ainsi se manifeste la communauté du sang, sans cesse rebrassée par les invasions et les victoires. Et nous pouvons fièrement demander au monde d’honorer nos Lettres, qui sont françaises juste­ment parce qu’elles sont nôtres ; qui sont nôtres, justement parce qu’elles sont françaises.

 

1960

R. Brohet, Benelux et les Wallons, in: NG 10/11/1960

 

Naissance à Londres le 05/09/1944 lorsque les gouvernements des 3 pays signèrent la convention belgo-néerlando-luxembourgeoise.

 

« Inévitablement, Bénélux influencera notre politique extérieure et s’insinuera dans notre vie culturelle, ce qui ne se fera pas sans dommage pour notre intégrité française. »

 

1970s

DE FRANÇOIS MITTERRAND A THIERRY LE LURON, LB s.d.

 

EST-CE parce que M, Edouard Close, tête de liste des so­cialistes liégeois, craint de ne pas faire le poids face à ses adversaires (M.  Jean-Pierre Grafé surtout, M Jean Gol aussi, voire M. Pirotte) ? Toujours est-il que le P.S.B. du Nouveau-liège avait invité samedi – nous y avons déjà fait écho.  François Mitterrand, premier secrétaire du parti socialiste française à une « Fête de la Rose » organisée dans le parc de l’hôtel de ville d’Angleur.

S’il faut en croire « Le Peuple », les Liégeois « ont réservé à François Mitterrand un accueil extraordinaire » et « ne furent pas déçus, tant le message de l’orateur fut chaleureux, sincère et plein d’hurnanisrme ». Quant à M. André Cools, co­président du P.S.B. et bourgmestre de Flémalle, également pré­sent, il qualifia l’intervention du camarade français d’« admi­rable leçon de socialisme ».

Cette leçon cependant fut parfois chahutée, gentiment il est vrai, par l’auditoire, D’abord lorsque M. Mitterrand, em­porté par sa fougue, fit un singulier lapsus, éloquent « l’époque où les ouvriers devaient travailler 50 heures par jour ». Il fut aussitôt interrompu par un énergique « Rastrins » !

Le leader français rappela ensuite qu’il était né au Creu­sot, ajoutant : 

« Il y avait à ce moment, au Creusot, de petites forges, qui disparurent pour faire place à une seule fonderie, entre les mains du plus gros industriel français : Schneider.  Cela ne suf­fisait pas sans doute au capitalisme international, car la socié­té Schne »der fut amenée à faire partie d’urke multinationale.  Et à la tête de cette multinationale, qui trouve-t-on ? Un Belge le baron Empain !

– Vive la Belgique ! cria alors quelqu’un dans la salle.

Vexé par cette réaction inattendue (pour lui) à son interjection indignée, M. Mitterrand susurra :

– J’espère que vous avez en Belgique d’autres personna­lités…

– Eddy Merckx ! répliqua un autre loustic.

Visiblement décontenancé, le premier secrétaire du P.S. poursuivit son discours, mais le coeur n’y était plus : il se mé­fia désormais des Liégeois.  Gageons que lorsqu’il ouvrira sa propre campagne éectorale, M. Mitterrand n’i;tvitera à Paris ni M.  Close, ni M. Cools en guise de faire-valoir.

Nous avons déjà dit, d’autre part, quelle serait la revanche de M.  Jean-Pierre Grafé, tête de liste P.S.C. : à sa demande, Thierry Le Luron sera à Liège mercredi soir… pour imiter Mit­terrand.  L’un et l’autre auront les rieurs de leur côté.

 

1971

J. Boly, La Wallonie dans le monde français, 1971

 

(p.70) « Qu’on ne vienne surtout pas prétendre que la Wallonie ne peut pas vivre sans la richesse de la Flandre.

…  Parce que le port d’Anvers est limité par la géographie, on voudrait nous faire payer à Zeebrugge un super-port et une zone industrielle de 71 milliards dont tout le profit, une nouvelle fois, irait aux régions du Nord.  Si nous étions maîtres de notre destin, nous n’aurions qu’un mot à dire pour bénéficier à peu de frais de l’existence de Dunkerque, appelé à devenir, sous peu, le port de vitesse n°1 de l’Europe occidentale. »

 

1974

Albert Henry, Wallon et Wallonie, éd. La Renaissance du Livre, 1974, p.88-89

 

… les gens de langue française dans les Pays-Bas et, avec les réserves signalées, dans la Principauté de Liège ; à partir du dix-neuvième siècle, ils seront de plus en plus uniquement les habitants de la Wallonie.

L’acception militaire, elle, est restée vivante de la fin du quinzième siècle à la fin du dix-huitième 2.

A l’égal de tout terme d’une vitalité suffisante, wallon a naturellement donné naissance aussi, par dérivation, à une famille lexicale, selon des procédés qui s’appliquent normalement à des adjectifs ou noms évoquant des formes de langage : wallonnes, wallonade, wallonisme, walloniser, walloniste, wallonisant, wallingant.

Ainsi, comme de nombreux autres éléments du vocabulaire, le terme wallon et ses dérivés ont subi, dans leur sémantique fluctuante, le contrecoup d’événements de nature culturelle, de nature politique et de nature sociale.

Habent sua fata nomina!

 

NOTES DE LA CONCLUSION

Le verbe wallonner, qui traîne encore dam le Nouveau Larousse Universel, 1949, « avoir le parler pâteux, comme les Wallons », est inconnu en Wallonie.  On le trouve dans les dictionnaires picards de CORBLET (1851) et de JOUANCOUX, ‘ parler mal ‘, d’après E. LEGROS dans BTD, t. 28, p. 335 ; cf. aussi LEGROS, Compl., p. 37 ; voir encore FEW, XIV, 649 a et DBR, XIX, 260 ; le dictionnaire de G. VASSEUR pour le Vimeu, 1963 : « Wallon (wàlô) s.m. individu qui wàli5n. – Wallonneu v.n. bredouiller, parler indistinctement » ; dans le Glossaire d’Arcbon, Rozoy-sur-Serre et Protondval (Aisne), de M. CURY et G. RAILLIOT, Amiens, 1%3: « walon s.m. qui parle mal ou indistinctement, en particulier les enfants.  Allusion aux Belges proches (les Wallons), seuls étrangers connus ». Mais ces sens de wallon, wallonnes proviennent bien plus vraisemblablement de l’ appellation ancienne et large de Wallons et visaient les habitants du nord de la France.

 

1979

Au lion de Waterloo, contesté, PP?, 1979, p.9

 

Le lion de Waterloo et le sanglier de Martelange contre les impérialismes: français et allemand.

Faut-il démolir le mémorial de Breendonk par respect pour la RFA?.

LION, vous faites face au souvenir d’un autre absolutisme étranger, en rappelant que beaucoup de Belges ont combattu et sont morts, sur ce plateau de Mont-Saint-Jean, pour que l’impérialisme ne passe plus! Il serait temps de le dire, de le rugir, pour faire taire les ignares et les snobs: en 1815, l’immense majorité des Belges, des Wallons, en avaient marre (comme toute l’Europe et comme la France elle-même), en avaient ras le bol de l’Empire, de ses réquisitions, de ses conscriptions, de ses guerres affreuses! En avaient jusque là du Petit Tondu!

 

(1) De passage à Liège, Mirabeau ne pouvait que constater: Nous sommes venus vous apporter des libertés que vous détenez depuis des siècles…

 

1980

Accueil et Liaisons Francophones, Bulletin d’information de l’A.F.A.L.., in: Europa Ethnica, 1980s

 

Dans ce numéro de la revue de l’Association francophone d’accueil et de liaison qui travaille pour un meilleur français « au lieu du français » et le rôle du français comme langue de  civilisation nous trouvons d’un côté la fameuse proposition de résolution            tendant à la création d’une commission d’enquête visant à préciser les atteintes portées en France à l’ usage de la langue française et, entre autres, un article de Michel Fichet sur « La nécessaire solidarité franco-wallonne ». Ce dernier thème est aussi pour nous d’un très grand intérêt à cause des controverses au sein de l’U.F.C.E. sur la question, si le wallon et les wallons sont beaucoup plus anciens que les français et le français comme appartenant à une ethnie française joue un certain rôle dans ce domaine.  Le rapporteur de cette bibliographie est d’a vis que les wallons sont des français du point de vue ethnique wallonne, et qu’ il n’ y existe pas une langue wallonne, mais seulement un dialecte ou idiome wallon de langue française comme il n’ existe pas une langue autrichienne ou bavaroise, tout cela, bien entendu, sans tendances politiques.

 

1984

Tourisme: les Fourons à Paris, LB 09/11/1984

 

Une délégation des élus francophones de la périphérie bruxelloise et des Fourons se rendra à Paris, les 14 et 15

novembre, pour expliquer aux Français les problèmes qu’ils rencontrent, Une conférence-débat sera notamment organisée au Centre culturel Wallonie-Bruxell es, situé près de Beaubourg.

Dommage que ces produits d’exportation ne nous rapportent que sarcasmes et ridicule…

 

1984

Tourisme: les Fourons à Paris, LB, 09/11/1984

 

« Une délégation des élus francophones de la périphérie bruxelloise et des Fourons se rendra à Paris; les 14 et 15 novembre, pour expliquer aux Français les problèmes qu’ ils rencontrent.  Une conférence-débat sera notamment organisée au Centre culturel de Wallonie-Bruxelles, situé près de beaubourg. »

 

1985

Allons-z-enfants … de la Patri-i-e, LB 23/10/1986

 

Un nouveau mouvement pour le retour (sic) de la Wallonie à la France s’est présenté simultanément à Liège, Namur et Tournai. Dans ses rangs, peu fournis, on trouve l’inévitable Fernand Massart. “ Plusieurs parlementaires, de tous les partis, sont avec nous ”, affirment les responsables. Mais, chut, pas de noms : l’Etat flamand colonisateur, qu’ils appellent België en prononçant Belguille, veille.

Le mouvement veut travailler l’opinion publique wallonne, pour l’amener a comprendre que, hors la France, il n’y a pas de salut. Il veut réveiller une francophilie qu’il estime latente.

“Quand on sort un drapeau français, dit une animatrice, il se passe quelque chose, ” Elle n’ a pas précisé quoi : pour beaucoup de Wallons, c’est sans doute une éruption cutanée.

Le mouvement n’a pas l’intention de se presenter aux élections. Dommage.

 

Le “ Mouvement pour le retour à la France ” a publié, et envoyé aux responsables politiques français, un manifeste bien écrit, qui explique pourquoi les W allons, “ peuple français ”, sont opprimés dans un Etat flamand.

“ Les sondages et les élections, reconnaît le manifeste, démontrent avec une consternante regularite l’attachement

d’ une majorité de W allons à une Belgique révolue, attachement entretenu par la peur et l’habitude ”. Prenant

conseil auprès du général de Gaulle, les francophiles pensent qu’il faut, tactiquement, sortir la Wallonie de Belgique, puis négocier l’absorption, “ Il n’y a pas d’identité wallonne, estiment-ils. Nous récusons toute boursouflure de souveraineté d’un hypothétique Etat wallon ”.

Et Bruxelles ? Ville libre dans un cadre européen. L’affaire est vite réglée …

Signalons qu’a la présentation liégeoise du mouvement, on comptait quatre journalistes francophones et deux néerlandophones ! Nos confrères du Nord semblent prendre au sérieux ce genre de rêves…Les outrances communautaires actuelles peuvent évidemment donner un peu d’ espoir aux promoteurs de ce mouvement qui écrivent sans rire que “ la République a toujours réservé la priorité à ses régions en difficulté ou en déclin ”. Riez, riez, Bretons, Limousins, Lorrains. etc.

 

1987

Rassemblement francophone en juillet, LB 08/04/1987

 

Les manifestations auront lieu à Bruxelles, Liège … et Fourons.  Il s’agit de la 9e Conférence internationale des communautés françaises organisée par l’association « Bruxelles français, coeur de l’Europe ».

« Cette conférence regroupe des mouvements représentatifs des communautés appartenant au « premier cercle » de la francité: Québec, Jura, Val d’Aoste, Acadie, Romandie, France, Bruxelles et la Wallonie.  Il s’agit, chaque fois (sic), de minorités au sein des Etats nationaux. »

 

1988

G. Dt., Communauté fr., c’est aujourd’hui ta fête!, LS 27/09/1988

 

“Drôle de Communauté dont même le nom est contesté: ne faudrait-il pas mieux dire “fête de la communauté francophone”?  Drôle de communauté dont le lien est davantage un ancrage de la culture française – comprenez la culture venue de Paris – qu’une communauté de vues entre Bruxellois, Liégeois et Carolorégiens.”

 

1988

J.-Fr. Deliège,José Happart chez les Suisses, LB, 12/02/1988

 

Malgré l’ interdiction du gouvernement, il prend la parole à Moutier … et met en garde les Wallons

 

Moutier, petite ville du Jura, dans le canton germanophone de Berne, veut par le truchement de son maire autonomiste, son rattachement au canton francophone du Jura.

Pourtant, pour des raisons financières et religieuses (ils sont protestants), maints francophones jurassiens n’ en veulent pas, les autonomistes étant en majorité catholiques.

« Bravant l’interdit, José Happart s’est donc exprimé à Moutier, sans aucun problème, devant 200 militants autonomistes et toute la presse écrite et audiovisuelle suisse.  et cela sans faire dans la dentelle: »dans l’ Etat suisse, vous avez les Allemands, dans l’ Etat belge, nous avons les Flamands.  Ce sont les mêmes germains, impérialistes, refusant aux citoyens le droit de vivre dans leur langue et dans leur culture. » 

 

1988

J.-Fr. Delière, José Happart chez les Suisses, LB 12/02/1988

 

Malgré l’interdiction du gouvernement, il prend la parole à Moutier … et met en garde les Wallons.

L’ interdit bernois bravé ”, cette manchette résume bien l’état d’ esprit qui régnait chez les “ autonomistes ” de  Moutier, après le passage dans leur ville de José Happart.

 Moutier, petite ville du Jura suisse (8.000 habitants), fière de son industrie de la mécanique de précision, mais surtout de sa francophonie, a élu pour la première fois, l’an dernier un maire “ autonomiste ”. Un maire qui représente tous les partis (…), réclamant l’autonomie, c’ est-à-dire le départ du canton germanophone de Berne, pour être rattaché au canton francophone du Jura. Une volonté autonomiste qui rallie une part toujours plus importante de la population locale, mais qui se à l’opposition des “Bernois”, ces francophones jurassiens,  favorables au maintien dans le canton de Berne, pour des raisons financières et religieuses. Les “ Bernois ” sont généralement protestants, les autonomistes étant en majorité catholiques.

 

Bravant l’interdit, José Happart déclarait notamment: “Dans l’Etat suisse, vous avez  les Allemands, dans l’Etat belge, nous avons les Flamands. Ce sont les mêmes Germains, impérialistes, aux citoyens le droit de vivre dans leur langue et dans leur culture”.

 

1989

Arlon à la fête le 27 septembre, A.M., LB 23/03/1989

 

Alain Decaux, ministre français chargé de la francophonie, participera, le 1er avril, à une séance publique solennelle du Conseil de la Communauté française.  Il prononcera une allocution sur le thème « La Francophonie, un atout pour la défense du français. »

 

1989

Armand Deltenre, PAUVRE WALLONIE !, Djåzans walon, Spécial Henri Simon, 28, 1989, p.33-37

 

J’ai reçu, non signé, en cette fin d’année 1988, le texte du  Memorandum concernant le rattachement de la Wallonie à la France, non signé, mais renseignements pris, les auteurs en sont les professeurs François Perin, Pierre Ruelle et l’avocat romancier René Swennen.

D’entrée, je dirai qu’en ce qui me concerne, sans que je sois pour autant anti-français (1), loin s’en faut, et chacun le sait, je ne suis pas rattachiste.  J’ai, pour Cela, de bonnes raisons dont la meilleure est sans conteste le fait que je suis liallon, fier et heureux de l’être, et que je n’aspire à aucune autre appartenance.  Si l’Europe se crée, c’est en tant que Wallon de Wallonie que je souhaite y entrer.

(p.37) La finance française devrait s’efforcer systématiquement d’acquérir les affaires financières et industrielles de la Wallonie ( et non de la Belgique), non en vue d’un rendement immédiat mais en vue d’un assainissement et surtout d’une intégration à l’économie française.

 

Pour les auteurs du mémorandum, présenter le wallon comme une longue c’est être

anti-français.  Curieux lion ?

 

1989

Thierry Couvreur, José Happart : la Communauté française est aujoud’hui un échelon inutile, AL 20/02/1989

 

L’identité wallonne

 

Comme souvent lors de pareils colloques sur la Wal­lonie, la même querelle s’est développée à propos de l’identité wallonne.  Existe-­t-il une âme wallonne ?  Deux ‘monuments » du monde universitaires se sont notamment affrontés quant à nos rapports avec la France : les professeurs Lé­opold Génicot (UCL) et François Perin (ULg).

 

François Perin a soutenu une thèse qu’on lui con­naît : l’histoire de la Wallo­nie ne commence que vers 1970.Tout au plus peut-on concevoir une introduction sur l’origine du mot « Wallo­nie’ apparu en 1844 et sur les avatars du mouvement wallon depuis 1905.  Avant, il n’ y a aucun dénominateur commun : il ne faut donc pas inventer une Wallonie qui n’existait pas ; ce serait un mensonge et on ne peut construire l’avenir sur des mensonges… Selon lui tou­jours, il n’y a pas de culture wallonne : nous sommes de culture française. (…)

 

Pour le professeur Ruelle (ULB), (…) les Wallons sont intellectuelle­ment des Français.  C’est une illusion de croire que le wallon est une langue, devait-il dire, car il n’a pas d’unité.  C’est une aberration que de vouloir l’apprendre à l’école.

 

1989

Sept drapeaux à Fourons !, LB 12/07/1989

 

José Happart, aidé par Nico Droeven accrochait – en plus du drapeau de la Communauté flamande et le drapeau national – les drapeaux de la Communauté française (le coq), celui de la commune de Fourons, l’étendard français, et – c’est une nouveauté – les drapeaux des minorités du Jura et du Québec.

 

1989

Yvan Ylieff, « Je vais présenter des réformes contestées », LB 01/09/1989

 

« Je suis pénétré par l’ idée de la grandeur de la francophonie et je pense que la Communauté française de Belgique doit s’ inscrire comme telle dans l’ensemble culturel français. »

 

1990

Daniel Conraads, … José Happart, LS 01/04/1990

 

(J.H.) « François Perin limite sa vision de l’Europe de demain à sa seule France. »  « Fr. Perin nous taxe de chauvinisme,mais il se comporte lui-même en francolâtre chauvin. »

 

1990

John Erler, Un « Rambo » pour défendre la forêt wallonne?, LB 17/10/1990

 

Le 11 septembre, Edgard Hismans, ministre de la Région wallonne, annonçait son intention de créer une brigade de surveillance et d’intervention pour le respect de la conservation de la nature, forêt, chasse et pêche qui fait partie de ses compétences.

« Dans un proche avenir, il est envisagé d’envoyer certains agents à l’école de l’Office national de la chasse en France. »

 

1990

Serge Moureaux, Président de l’assemblée de la COCOF (Bruxelles), Bruxelles et la francité, LS 05/11/1990

 

« … un attachement resserré /entre Bruxellois et Wallons/ à une richesse culturelle de valeur universelle. »

« C’est parce que je respecte profondément (sic) la culture, la croyance, la philosophie de l’autre que je suis tellement jaloux des miennes. »

« La pluralité sous forme de juxtaposition, c’est le ghetto et l’apartheid. »

« Les francophones doivent donc parier dans tous les domaines sur la vertu d’exemple de leur langue et de leur culture, et sous peine de se renier, des valeurs que celles-ci ont la vocation historique de porter. »

 

1990s

Albert Lacambrie, avocat à Bruxelles

 

Malgré la faiblesse de ses moyens , la France ne peut se faire a l’ idée qu’ elle n’est plus une grande puissance , une puissance a l’ échelle mondiale. Aussi rêve-t-elle de se constituer une sorte de « commonwealth » francophone. Elle intrigue dans tous les pays à minorité francophone (Canada, Suisse, Belgique) ainsi que dans ses anciennes colonies ou elle a créé une intelligentsia francisée.. Elle garde dans ses anciens territoires d’ outremer de solides positions économiques et militaires. Elle cherche même à renforcer ses positions dans les anciennes colonies et territoires belges considérés comme appartenant a la francophonie.

Dans les trois pays à minorité francophone, la stratégie est exactement la même. A partir de sentiments de frustration habilement entretenus, on y provoque la création de centres d’ agitation d’ autant plus efficaces qu’ ils sont diffus et cauteleux.

Le tout baigne dans une ambivalence remarquable. On poursuit à la fois un meilleur équilibre entre populations différentiées par la langue (pseudo-fédéralisme axé sur le pluralisme  linguistique) et une distanciation de plus en plus poussée. En allant crier « Vive le Québec libre », le chef de l’Etat français s’est « oublié » et a fait naître des soupçons. Les Canadiens furent échaudés.

Nous assistons ici au triomphe du nationalisme linguistique avec tout ce qu’ il a de naturellement machiavélique. Les populations sont dopées par une propagande sournoise faite de dogmes, de mythes, d’ affirmations gratuites, de mensonges, de contre-vérités. La voix de la raison est systématiquement étouffée. Les convergences d’ intérêt et de destin sont refoulées au profit d’une mythologie.

Une étude comparative entre l’ agitation francophone au Québec, au Jura et en Wallonie révèle clairement l’objectif final poursuivi.  En ce qui concerne la Suisse et la Belgique, la préoccupation a un double aspect :

1) Petits pays jadis aux frontières du Pré Carré, aujourd’hui de l’ Hexagone, ils offrent un champ d’action commode aux manigances. Celles-ci tendent :

. à renforcer l’ influence française,

. à la diffusion non compromettante de mots d’ ordre favorables à la politique française,

. à s’ approprier des richesses de tout ordre,

. à étayer une revendication territoriale toujours utile après un chambardement politico-militaire.

Voici comment l’ intelligent Alexis de Tocqueville, qui fut Ministre des Affaires Etrangères sous la Deuxième Republique C1848), formulait cette politique :

« Donc, limiter l’ action de la France aux pays voisins du nôtre, tels que Belgique, Suisse et Piémont. N’ y appuyer aucun mouvement de rébellion organisée mais, en même temps , ne jamais perdre une occasion de proclamer l’ attachement de la France nouvelle aux principes de liberté et de tolérance.

Concrétiser cet attachement en faisant fermement comprendre aux puissances dominantes en Europe centrale et orientale que, si la France leur laissait les mains libres hors de sa zone traditionnelle d’ influence, elle entendait en compensation que nul ne lui disputât ce qu’ elle tenait pour son droit de regard sur la situation des Etats limitrophes. » .

2) L’ autre aspect est plus dogmatique et à plus long terme. Dès le XVIe siècle, la France a cherché à faire de la langue un instrument politique.

En 1539, François I, par son Edit de Villers-Cotteret, décrète que le dialecte de l’Ile de France sera la seule et unique langue officielle du royaume. Tous les dialectes non-conformes seront désormais ignores, proscrits: l’occitan, le provençal, le gascon, etc. Ainsi que les langues non françaises: le corse, le basque, le breton, l’alsacien, le lorrain et, bien-entendu , le flamand , ce  » jargon vaseux » du seul apanage français n’ ayant pas encore réintégré la Mère Patrie !

En même temps on voue au dialecte de l’ Ile de France un véritable culte. On le pare de toutes les qualités. Malheur à celui qui met en doute la supériorité de la langue française ! Même ses déficiences évidentes sont élevées au rang de vertus.

Le nationalisme linguistique est un pur produit de la politique française d’assimilation, d’uniformisation, de centralisation et d’expansion. Au fil du temps il a alimenté le « Mal Français ». En Europe, il n’ a trouvé de copies conformes qu’au XIXme siècle. Par mimétisme il a engendré le nationalisme allemand dont la France fut ensuite une des principales victimes.

L’ exploitation politique de l’ argument linguistique devint un système. En 1601, Henri IV, l’aimable Vert-Galant, accueille les députés de la Bresse, territoire savoyard entre la Saône et le Jura, récemment annexé au royaume. Il leur dit textuellement ceci :

« Il estoit raisonnable que, puisque vous parlés naturellement françois vous fussiés subjects à un roy de France. Je veux bien que la langue espagnole demeure à l’Espagnol, l’ allemande à l’Allemand; mais toute la françoise « doibt estre à moy ».

En affirmant le principe que « la langue est la nation toute entière », la Révolution Française a consacré cette utilisation de la langue comme outil politique. Il apparut bientôt combien cette affirmation était ambivalente. Elle signifiait :

– que tous les territoires sous autorité française devaient être systématiquement francisés,

– que les aires de langue française échappant à la souveraineté française

devaient être annexées à la France. Ce que les armées jacobines firent aussitôt.

Dans les Pays-Bas méridionaux les classes dirigeantes étaient à ce moment profondément francisées. Dès lors la Belgique toute entière fut annexée à la République une et indivisible. De 1793 à 1815, cette annexion entraîna une francisation encore plus poussée. Celle-ci fut ensuite reprise et approfondie après la Révolution de 1830.  

De la réaction « flamande ». Celle-ci fut lente à se déployer. Elle se heurta a des sommets d’ incompréhension. Les impatiences flamingantes ne firent qu’accroître ces incompréhensions. En fin de compte, l’Etat-Nation belge  unitaire et jacobin de 1830 accoucha de deux « Régions-Nations » unitaires et jacobines à son image.

C’est dans ce contexte qu’ il faut situer la stratégie de l’ agent Happart. Il s’ agit de creuser davantage le fossé entre les deux Régions-Nations afin de déstabiliser la Belgique et de l’ empêcher de jouer ses atouts. Notre pays, en effet , détient le centre décisionnel de l’ Europe en gestation, alors que ce centre devrait tout naturellement se situer en France. Inde ira !

En 1963, on promet aux « Flamands » de fixer une fois pour toute la frontière linguistique. Il y aura des côtes mal taillées mais, qu’ à cela ne tienne, on aura enfin la paix linguistique. Beaux joueurs. les Flamands acceptent à la dernière minute l’ échange entre Mouscron-Comines (35.000 habitants) et les Fourons (5.000 habitants).

Et puis les misères recommencent. Il importe que l’ agitation linguistique se poursuive sans désemparer . La famille Happart , expropriée en région liégeoise, s’ installe en terre fouronnaise, annexée à la « Flandre » à la demande des « Wallons ». Aussitôt l’ étendard de l’ agitation est levé. Il s’ agit d’émouvoir toute la francophonie et de provoquer des réactions « flamandes » .

Pour heurter violemment les « Flamands », encore meurtris par un siècle de lutte pour le recouvrement de leur identité et de leur langue, rien de tel que de les insulter avec insolence. Monsieur le Bourgmestre refusera obstinément de parler aussi bien le néerlandais que la langue du terroir, qui est un dialecte limbourgeois. Et voilà le monde politique belge tout entier secoué par la fièvre du nationalisme linguistique. Une véritable paranoïa s’ en est emparée.

Tout l’arsenal des commentaires juridiques au sujet de l’attitude du Bourgmestre ne tient pas devant ce principe démocratique élémentaire que la majorité, qui gouverne, se doit de respecter la minorité.  

L’esprit obsédé par l’idéologie nationaliste jacobine, qui mène au totalitarisme, un obsédé linguistique ne peut concevoir la richesse d’ une diversité activée en vue de l’ interfécondation. Etranger au terroir fouronnais il ne peut comprendre que, grâce à leur position intermédiaire entre trois grandes aires linguistiques, le  Limbourg historique ainsi que l’ ancien comté de Dalem sont appelés à jouer un rôle de charnière au sein du « Pays sans Frontières », l’Eurorégion Meuse-Rhin.

« Retour à Liège » n’ est qu’ un leurre. Pour l’obtenir, il faut l’ accord des  Flamands ». Ce n’est pas en les provoquant qu’on l’obtiendra. En réalité, il s’agit d’autre chose. L’objectif est de relancer l’agitation linguistique afin de déstabiliser le pays.

En Suisse, on tente d’ utiliser la même tactique dans les communes de Vellerat et de Moutier, voisines du nouveau canton de Jura. Mais les Suisses restent généralement allergiques aux émois linguistiques. 

Personne ne nous enlèvera de la tête que derrière Happart se profile « l’universelle arragne », la France. Le vacher fouronnais manoeuvre avec une astuce diabolique, qui ne peut que lui être inspirée. C’ est du style Louis XI le plus pur. Cet homme, qui réussit à tenir toute la vie politique belge en suspens, est manifestement manipulé, téléguidé. Il faut être benêt pour ne pas le voir. . .

 

1990s

Geneviève Delaunoy, Pascal Sac, Belgique-Algérie / Gosuin /ministre régional bruxellois/, Bruxelles renforce sa présence en Afrique, 1990s

 

« Quand j’ai reçu le portefeuille du Commerce extérieur, j’ai noté une absence dans le bassin méditerranéen, et en Afrique en général. Cela me semblait être une lacune car les pays francophones d’Europe ont un intérêt stratégique à renforcer leurs relations avec le bassin méditerranéen. »

 

1991

Ch.-F. Nothomb à l’ Assemblée Nationale française, AL 29/10/1991

 

conférence sur le thème: « Francophonie et démocratie »

organisée à l’ Assemblée Nat. et s’ adressant aux présidents des Parlements des pays ayant en commun l’ usage du français.

Allocution de Nothomb sur l’augmentation croissante des dépenses militaires des pays en voie de développement.

MAIS aussi allusion à la présence de paras belges et français au Zaïre au même moment où les présidents d’ Assemblée de pays francophones dissertaient sur la démocratie à Paris!

 

1994

J. Erler, Robert Collignon à Paris ou la diplomatie régionale, LB, 29/09/1994

 

« Sur le plan politique, le déplacement de M. Collignon n’ a eu aucun impact sur la population française.  Les médias de l’ Hexagone ont superbement ignoré le déplacement du ministre-Président.  Ce fut, du reste, exactement pareil quand Guy Spitaels et Luc Van den Brande furent aussi reçus à l’ Elysée.  Paradoxalement, ces visites extérieures ont donc pour principale vertu une reconnaissance (espérée) de chaque ministre-président dans sa propre région. »

 

1994

Les nouveaux sans-culottes devraient relire les sources, LB 10/09/1994

 

“La Libération, 1944: fin de l’occupation allemande.  Fleurus, 1794: début de l’occupation française.  Peu de points communs, en apparence, entre ces deux événements.  Le mouvement Wallonie libre les considère pourtant, l’un et l’autre, comme “des victoires pour aujourd’hui”.

Colloque de Wallonie libre le 17 septembre: présents: Daniel Ducarme, Olivier Maingain et Jean-Claude Van Cauwenberghe.

 

1994

Où était passé le drapeau belge?, LB, 30/09/1994

 

«  A Paris, la Fête de la Communauté française a été célébrée avec un jour de retard au centre Wallonie-Bruxelles. … Deux drapeaux, celui de la France et celui de la Communauté française, avaient été disposés à l’ entrée des locaux. Mais le troisième support (…) est resté désespérément vide!»

 

1994

Paul Vaute, Forum des libéraux: liberté, égalité, francité …, LB 07/02/1994

 

« Samedi à Liège, le PRL a communié avec ses partis frères francophones. »

« La langue et la culture française constituent pour nous une deuxième patrie », a lancé Jean Gol.

 

1994

Willy Burgeon, à ‘Dimanche matin’, le 22/08/1994, in: LB, 22/08/1994

 

Willy Burgeon, président du Conseil régional wallon:

« Les Wallons sont très tournés vers la France qui, comme le dit un chant wallon, est un peu notre maman. »

 

1995

Fabrice Claes, la célébration du 14 juillet légèrement chahutée à Namur, VA 15/07/1995

 

Célébration annuelle par les Français de Namur.

Ecolo y a manifesté en déployant des banderoles contre les essais nucléaires français.

 

1995

Jacques Chantry représenta le bourgmestre de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe, retenu à l’étranger, à l’assemblée générale de la régionale de Charleroi-Thuin-Chimay de la Fédération Nationale des Anciens Combattants.  Il étonna maintes personnes présentes en se déclarant républicain convaincu.

(in: Le délégué républicain de van Cau, LB, 23/01/1995)

 

1995

Pierre Wiame, Namur: la grande famille de la francophonie sur le velours du palais provincial, VA 01/06/1995

 

Les représentants du Forum francophone des Affaires (FFA) ont été reçus, lundi, par le gouverneur de la province.

FFA, crée à Québec en ’87, est une organisation d’ affaires internationales on gouvenementales.

 

1995

Paul Vaute, L’ extrême droite, un mai 68 à l’ envers?, LB, 24/11/1995

 

Naissance en 1984 du Front national, inspiré de celui de Le Pen.

Les cadres du Vlaams Blok sont formés aux thèses de la Nouvelle Droite, le courant d’ Alain de Benoist.

 

1995

You, stupid !, LB, 02/12/1995

 

Le sénateur libéral Armand De Decker, francophile, n’est pas content du vote de la Belgique à l’ONU sur les essais nucléaires français.

 

1996

Ciel, Eerdekens n’ est plus Belge, LB 25/09/1996

 

La sortie rattachiste du chef de groupe socialiste à la Chambre, Claude Eerdekens, le 10 juillet dernier, « n’ était pas un coup de chaleur ».  C’est lui-même qui l’affirme.  Dans une lettre adressée à M. Hardy, vice-président de Wallonie-France, et publiée dans le dernier numéro du bimensuel de ce mouvement rattachiste, il va plus loin encore.  La Wallonie et Bruxelles rejoindraient l’ Hexagone sur base d’ un référendum décisionnel.

 

1996

J.E., J.F. Dt., Les Wallons ne sont pas rattachistes, LB 12/07/1996

 

Robert Collignon:, ministre-président de la région wallonne: « En ce qui me concerne, je n’ ai jamais dit que les rattachistes étaient de doux rêveurs … »

 

1996

Louis Michel, in: RTL-TVi , 28/10/1996

 

Louis Michel a déclaré dans Le Figaro sa préférence au rattachisme à la France à la place d’un état wallon en cas de séparatisme.

Dans Le Figaro :

« Moi personnellement, si je dois choisir entre être wallon dans un Etat socialiste ou être français, je préfère devenir français. Entre un Etat wallon replié sur

lui-même et la France, je choisis la France car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel. (..)

– Nous avons des contacts avec Paris et je suis sûr que Paris ne ferait pas longtemps la fine bouche.

 

1997

La France parlementaire invitée outre-Quiévrain, LB 20/09/1997

 

asbl L’atelier de français vivant – prés. André patris

 

1997

Le Sénat français, LB 18/01/1997

L’ Assemblée française a accueilli l’ autre soir une réunion du cercle ‘Périclès’, club de réflexion dirigé par Yves Guéna, ancien vice-président du Sénat, membre du conseil constitutionnel.  Sujet du jour: « la Wallonie française », avec en invité d’honneur René Swennen, l’auteur du livre « Belgique rrequiem ».  … Que diraient les autorités françaises si, au Parlement belge, le mouvement de José Happart invitait les nationalistes corses et des ambassadeurs pour évoquer la future indépendance de l’ île de beauté?

 

1997

Paul Vaute, La Francophonie existe: la preuve, elle dérange, LB 23/02/1997

 

L’AIPLF, l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française:

membre belges:

Anne-Marie Corbisier, Robert Hotyat, Yvon Biefnot, Charles Janssens (PS), Willem Draps et Pierre Hazette (PRL), Clerfayt et Françoise Carton de Wiart (FDF), Pierre Beaufays et Philippe Charlier (PSC), Xavier Winkel (Ecolo), …

 

1998

A.S., Cérémonies commémoratives en l’honneur des Spahis de 1940, AL 16/05/1998

 

A Saint-Hubert.

A La Horgne :  Mémorial national français, élevé à la gloire des Spahis.

 

1999

Les compliments de l’Elysée, LB 14/07/1999

 

Chirac à Verhofstadt: message:

“Je sais que, sous votre égide, la Belgique continuera d’oeuvrer avec la France à la poursuite de la construction européenne et je me réjouis d’avoir à travailler avec vous au resserrement des liens d’amitié, si anciens et si profonds, qui unissent nos deux pays.”

 

1999

République et Communauté vont s’ accorder, LB 15/03/1999

 

Accord culturel reconnaissant la réciprocité des liens culturels et scientifiques; il engagera à la coopération pour la promotion de la langue, la recherche, l’enseignement, la culture.

 

Monsieur le Président,

Messieurs les Parlementaires,

 

Quelle ne fut pas notre stupéfaction et notre indignation subséquente, quand nous avons eu connaissance de l’interview accordée par le Président du PRL au Figaro! Tout d’abord, nous reconnaissons à M. Michel le droit d’avoir une opinion personnelle, mais en tant que Président de parti, son opinion émise rejaillit sur tout le parti.

Nous somnies culturellement colonisés en français et le fait d’être submergés par une seule langue, que nous n’avons d’ailleurs pas faite, agresse notre personnalité et rend même certaines gens aliénés, à force d’admirer un modèle, que la colonisation empêche de comparer à d’autres.

Nous dénions par conséquent à M.  Michel le droit de décider de prendre position pour nous.

S’il est en si bons termes avec les Français, qu’il leur demande de nous rendre la bibliothèque des Ducs de Bourgogne, qu’il nous ont volée lors de leur occupation et qu’ils n’ont jamais restituée.

Qu’il ait aussi une pensée émue pour tous les Belges (fonctionnaires refusant la kollaboration, prêtres refusant le serment de haine à la royauté, réfractaires au service militaire pour l’occupant qui ont croupi au camp de concentration à l’île de Ré – 150 ans avant les nazis! – ou au bagne en Guyarie, aux paysans patriotes faits prisonniers fusillés sur place, ainsi qu’aux autres Belges assassinés par nos amis et alliés français en 1940 dans l’Entre-Sambre-et-Meuse!

Nous, nous sommes belges et wallons, wallons et belges et nous voulons le rester !

Quels sont ces contacts « avec Paris », qui sentent la collaboration ? Depuis quand ? Qui avec qui ? Dans quel but ?

En tant que militants PRL, dont certains sont sans doute plus anciens libéraux que M. Michel, nous exigeons une réponse circonstanciée.  Les courbes rentrantes et les tentatives de lénification ne nous convainquent pas.  Les « SI » pourraient s’employer aussi dans : »Si nous avions un autre président, il ne débiterait pas de tels propos.

Dans l’attente des explications demandées, nous vous prions d’agréer nos salutations.

 

Le Président            Le Vice-Président     le Bourgmestre et Conseiller Provincial

Charles Bossrez      Joseph MICHAUX                 Roger VIROUX

 

(cf article: T.D., “Paris ne ferait pas longtemps la fine bouche, au FIGARO, in: …

“Nous avons des contacts avec Paris.”)

 

2000

Fête de la Communauté française : défense de la langue, cours de philo …, LB 28/09/2000

 

Lors de la fête de la CF, Richard Miller, président du Parlement, s’y est fendu d’une défense et illustration de la langue française, « la compétence première de la Communauté, celle qui, en unissant les Wallons et Bruxellois francophones, la justifie et la fonde ».

 

2000

in : Vlaanderen den Leeuw, 41, 2000, p.8-11

 

Les séparatistes ethniques Chevènement et Sarre doivent des excuses publiques et officielles à la Belgique

Lors du Congrès des ‘Rattachistes’ wallons, le 27/11/1999, l’eurodéputé souverainiste français Paul-Marie Couteaux, du mouvement pour la France de M. Charles Pasqua, se permit de lancer aux rattachistes wallons un « Vous manquez à la France » avant de reprendre « le cri de Valmy : vive la Nation ! » et de s’époumoner avec ces séparatistes grands-gaulois « dans une fervente Marseillaise finale ».

Et le député souverainiste Georges Sarre, ancien ministre français, d’enchérir lors de ce congrès : « La France aime la Wallonie … Si la Wallonie et Bruxelles prennent une décision en ce sens /du rattachement à la France/, la France et prête ! » Le tout devant la presse belge médusée… »

(…) Il ne faut pas oublier que Georges Sare était le premier collaborateur de M. Jean-Pierre Chevènement au moment des faits. 

 

2000

La faute politique de Robert Collignon, LB 12/12/2000

 

Que le président du Parlement wallon évoque le scénario rattachiste à l’étranger, c’est faire preuve de la plus grande des irresponsabilités politiques et diplomatiques. L’usage ne veut-il pas que les hommes politiques s’abstiennent de commenter, à l’étranger, les problèmes de politique intérieure ?

 

2000

Richard Miller, Pourquoi un cours de philosophie ?, LB 04/09/2000

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les philosophes les plus étudiés sont d’expression française.  Ils sont lus, analysés, et enseignés dans les écoles.  Sauf en Belgique … »

(ex. : Sartre, Foucault, Deleuze, Derida, Althusser, Merleau-Ponty, Levinas)

« Et l’on s’étonnera de l’affaiblissement du français.  Et l’on déplorera l’appauvrissement d’une langue qui, première entre toutes, a formulé le droit de chaque être humain à l’émancipation intellectuelle, politique et sociale ! »

 

2000

Robert Collignon, président du Parlement wallon, in : LB 11/12/2000

 

« Si un jour la Flandre décidait de l’inutilité de la Belgique ou si la minorité manifestait des signes d’exaspération, n’y aurait-il pas lieu alors que la Wallonie se tourne vers ce qui culturellement lui est le plus proche ? »

Lors d’un colloque ayant pour thème la francophonie, samedi, à Lille.

« Encore faudrait-il alors que les Français manifestent un intérêt réel pour la Wallonie », a-t-il ajouté à l’adresse des participants français et de l’hôte du colloque Pierre Mauroy, président de la Communauté urbaine de Lille.

Les propos rattachistes de Robert Collignon ont, selon l’AFP, été accueillis par des applaudissements nourris. »

 

2000

RTBF / Le flop toutes catégories, Ciné Revue, 28/12/2000, p.93

 

On avait déjà surpris François-Xavier de Donnéa en train de compter à la française et de prononcer le nom de la ville dont il était encore bourgmestre « Brukselles », mais Robert Collignon dans le  » J.T » de mercredi dernier apparaÎt infiniment plus grave pour un homme politique prétendument attaché a son pays. Un verre de champagne à la main, celui qui n’est autre que le président du Parlement wallon devisait sans honte aucune avec des officiels français dans la bonne ville de Lille. Le sujet de leurs discussions ? Rien moins que le rattachement de la Wallonie à la France ! Extraits choisis :  » Si Marie de Bourgogne n’avait

Pas épousé Maximilien d’Autriche, la Wallonie serait restée française « ,  » (prononcer « Vaterloo »), les derniers à se battre pour l’Empereur furent des Wallons »… Que Robert Napoléon – pardon, Collignon – sache que les Belges ont pour la plupart mal vécu l’occupation française. En 1797 et 1798, les Wallons, les Flamands et les Bruxellois se soulevèrent même contre nos envahisseurs : cet épisode sanglant de notre histoire est connu

sous le nom de  » guerre des Paysans ». Glorieuse pour la Belgique, l’épopée napoléonienne ? Pas vraiment. De 1792 à 1815, quelque 175.000 hommes servirent dans les armées de la Révolution et de l’Empire français, dont 50.000 moururent au champ d’honneur. Dans nos campagnes, les conscrits potentiels se cassaient les dents de devant ou se sectionnaient le

pouce de la main droite afin d’être incapables de déchirer les cartouches de poudre ou d’armer les fusils à silex, ce qui ne leur évitait pas pour autant d’être enrôlés de force par les sergents recruteurs ennemis. Quant à la bataille de Waterloo, elle a bien vu la participation de soldats belges, mais la majorité d’entre eux faisaient partie des troupes hollando-belges… contre Napoléon !

Voilà qui aidera peut-être certains téléspectateurs crédules à faire la part des choses et à ne pas prendre pour argent comptant tout ce que raconte un sombre politicard plus soucieux de satisfaire ses ambitions personnelles que de servir ses concitoyens. Dommage que la RTBF dont la causticité de certains journalistes est très appréciée, n’ait pas relevé la manoeuvre. Car ce n’est pas la première fois que Robert Collignon se fait le larbin de la France, et ce, même s’il a juré obéissance au Roi et à la Constitution du peuple belge. En attendant, c’est encore ettoujours ce même peuple belge, issu d’un pays dont la diversité est l’une des plus précieuses richesses, qui lui paie ses appointements. Si cet homme avait un tant soit peu d’honneur, il présenterait des excuses publiques… ou se ferait naturaliser Français ! A bon entendeur…

 

2002

D.Z., Charlier bleu-blanc-rouge, AL 27/11/2002

 

Guy Charlier, bourgmestre socialiste d’Etalle, aurait l’intention de se présenter aux législatives de juin 2003 sur les listes du Rassemblement Wallonie-France cher à Paul-Henry Gendebien.

– « Je n’ai jamais caché mes amitiés personnelles avec la France ou envers une personnalité comme Robert Collignon, sympathisant du rattachement avec la France. Notre commune d’Etalle est fusionnée depuis des années avec Clérieux, dans la Drôme et je me réjouis que l‘on chante La Marseillaise lors des matches de football à Virton et pendant les cérémonies patriotiques en Gaume, avec la Brabançonne bien sur. »

– « La solidarité wallonne ? Cela consiste à faire descendre les déchets de Liège et Charleroi sur les décharges de Tenneville et Habay. »

 

2002

Laporte Christian, Collignon pour une Wallonie française, LS 25/11/2002

 

Lors d’un colloque organisé à l’initiative de France-Wallonie-Bruxelles présidé par l’ancien ambassadeur français Bernard Dorin, Robert Collignon a cité dans un discours Alain Peyrefitte, reprenant lui-même le général de Gaulle qui lui aurait dit que seul un accident de l’histoire avait empêché la France d’intégrer aussi la Wallonie.

 

2002

Le part(i) wallon, LB 26/11/2002

 

Robert Collignon, président du parlement wallon, invité à venir parler devant un auditoire très francophile et même peu ou prou rattachiste à l’occasion de la bataille de Jemappes de 1792, a déclaré que « Wallonie et Flandre sont deux pays (sic) sans projet commun et que, dès lors, la Belgique (…) est un Etat improbable et une nation impossible. »

 

2002

www.prevention-genocides.org

0032/10.45.98.65

Pour l’envoi d’une force internationale /en Côte d’Ivoire/, LB 19/12/2002

 

Scheuer Benoît, Tenbock Marie, Ringlet Gabriel, Cornil Jean, Dallemagne Georges, Cohn-Bendit Daniel, Nagy Marie, Haarscher Guy, Mertens Pierre, Molitor Michel,…

« Combien de pogroms sont perpétrés aujourd’hui à huis clos en Côte-d’Ivoire ? (…)

Malgré la présence de la force d’interposition française sur la ligne de front, les exactions, les disparitions, les assassinats se multiplient quotidiennement en dehors de la ligne de front.

 

2003

Albert M. Mahieu (député de la Région de Bruxelles-capitale), LS 08/05/2003

Opportunisme électoral

 

Le ministre des Affaires étran­gères, M. Louis Michel, a délibé­rément provoqué une crise vir­tuelle entre alliés de toujours. Alors qu’aucun élément objectif ne justifiait d’adopter, à l’égard des Etats-Unis et de leur prési­dent, une attitude hostile et inju­rieuse, il a poussé cette crise jus­qu’à son paroxysme afin que son parti en recueille les dividendes à l’occasion des élections fédéra­les belges du 18 mai. (…)

Brocardant le prétendu « sui­visme » de certains à l’égard des Etats-Unis, il s’est comporté en véritable vassal de la France. (…) Son ton faussement morali­sateur- « La guerre aurait pu, voire dû être évitée » – tranche avec l’opportunisme forcené et à courte vue dont il fait montre sans vergogne.

En réalité, le bon sens ne com­mandait-il pas que la Belgique, petit pays de 10 millions d’habi­tants, adopte une position de neutralité qui ne l’expose pas in­considérément ?(…)

Ses maladresses ont terni l’image de la Belgique sur la scè­ne internationale. En violation flagrante d’un traité bilatéral conclu en 1971, n’a-t-il pas pré­tendu vous interdire les droits de transit et de survol du territoi­re ? Loin d’être échaudé par cet­te première bévue, n’a-t-il pas voulu dénoncer unilatéralement ledit traité, sans respecter, de surcroît, le préavis de six mois ? Le Premier ministre n’a-t-il pas dû le désavouer publiquement ?

Non seulement cette crise est totalement artificielle, mais, qui plus est, elle met singulièrement

à mal les intérêts essentiels de la Belgique. Dans cette affaire, les Belges ont été désinformés, gru­gés et instrumentalisés. (…)

 

2003

Albert M. Mahieu, député de la Région de Bruxelles-Capitale

BE FOR YOU  – BELGIUM FOR U.S.  & U.K

 

Bruxelles, le 9 mars 2003.

à Son Excellence l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique à Bruxelles,

Votre Excellence, Concerne : B4U

Je vous prie de trouver en annexe la lettre que j’adresse ce jour à Monsieur le Président George W. Bush.

 

J’ai souhaité me faire l’écho d’une large frange de la population belge en m’insurgeant contre la façon inacceptable dont votre Président a été traité par notre actuel Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur Louis Michel, à l’occasion de la crise que ce dernier a créée de toutes pièces dans le cadre du conflit irakien.

J’ai donc tenu, dans un premier temps, à dénoncer les manœuvres de récupération électoraliste de Monsieur Michel et à présenter des excuses au Président des États-Unis.

Dans notre intérêt mutuel, pourquoi ne pas tenter, dans un deuxième temps, de repartir du bon pied ? Pratiquement, que pourrions-nous faire ?

Je propose de lancer l’action « 3R » pour le Rétablissement de Relations Respectueuses entre vous, nos alliés de toujours, et les Belges. Cette action serait menée à l’instigation d’un mouvement à constituer, le « B4U », pour assurer un soutien moral bienvenu aux forces de la coalition.

 

B4Upour « Belgium for US & UK » ou « gg for You ».

En effet, les Belges doivent « être pour eux-mêmes » et donc pour leurs alliés traditionnels, les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni.

Suivre aveuglément les ukases d’un Louis MICHEL qui défend exclusivement ses intérêts personnels et détourne, habilement pense-t-il, une crise à son profit électoral, n’est bien sûr pas la solution la plus judicieuse.

Ne pourrions-nous pas également envisager une campagne de presse afin de faire savoir en Belgique et à l’étranger qu’une large frange de l’opinion – d’évidence odieusement manipulée – ne poursuit pas la coalition de sa vindicte mais la soutient ?

L’on peut, par ailleurs, penser à organiser des réunions et des conférences pour expliquer objectivement la position des divers intervenants, ouvrir bien sûr un site Internet, organiser la vente ou la distribution de «pins» de soutien, créer et diffuser à l’occasion des élections prochaines des listes de vote en indiquant les candidats favorables à des relations amicales avec les pays de la coalition.

Afin d’œuvrer dans une transparence parfaite, j’ai considéré qu’il était opportun de procéder à l’ouverture d’un compte propre à B4U. Nous pourrions ainsi rassembler les fonds nécessaires pour donner une juste publicité à notre initiative.

Bref, un programme peut être développé pour rencontrer les souhaits mutuels.

Espérant que cette initiative sera favorablement accueillie, je vous prie, Excellence, d’agréer l’expression de ma très haute considération.

 

Albert M. MAHIEU

Député Bruxellois

 

Monsieur George W. Bush

Président des États-Unis d’Amérique

Aux bons soins de Son Excellence

l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique à Bruxelles

Monsieur le Président,

 

« Soldiers, Sailors and Airmen of the Allied Expeditionaiy Force, you are about to embark upon thé gréât crusade toward which we hâve striven thèse many months. The eyes of thé world are upon you. The hopes and prayers of liberty-loving people everywhere march with

VOU … »                                                                                                                                              General Dwight Eisenhower

June, 1944-D-Day

 

« Soldats, marins et aviateurs des Forces Expéditionnaires Alliées, vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont braqués sur vous. Les espoirs et les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent … »                                            Général Dwight Eisenhower

Le 6 juin 1944 – Jour du débarquement en Normandie

C’est en ces termes que les forces alliées écrivaient l’histoire, il y a près de 60 ans.

Depuis lors, le monde est devenu plus complexe. D’autres périls sont apparus que l’on ne peut conjurer en feignant naïvement de les ignorer.

Face au terrorisme  aveugle,  l’absence de recours  adéquat  et  ciblé  à la force expose immanquablement les États démocratiques à un déferlement incontrôlable de violence.

Votre coalition, Monsieur le Président, a lancé, le 20 mars 2003, une opération visant à sortir d’un chaos géopolitique préoccupant et à assurer la paix aux générations futures.

Votre courage politique et votre détermination, au risque d’une impopularité temporaire, forcent le respect.

 

Le Ministre belge des Affaires Étrangères, Monsieur Louis Michel, a délibérément provoqué une crise virtuelle entre alliés de toujours.

Alors qu’aucun élément objectif ne justifiait d’adopter à votre égard une attitude hostile et injurieuse, il a poussé cette crise jusqu’à son paroxysme afin que son parti en recueille les dividendes à l’occasion des élections fédérales belges du 18 mai 2003.

Cette récupération pourrait, à son estime, lui permettre de décrocher le poste de Premier Ministre.

Brocardant le prétendu « suivisme » de certains à votre égard, Monsieur Louis Michel s’est, en réalité, comporté en véritable vassal de la France. En se soumettant à ses diktats, espère-t-il secrètement que sa servilité sera récompensée à l’Union européenne, où le mandat de Monsieur Romano Prodi s’achèvera prochainement ? Par ailleurs, Monsieur de Villepin n’aurait-il pas lâché incidemment que « le Premier Ministre belge, Monsieur Guy Verhofstadt remplirait à merveille la nouvelle fonction de président du Conseil européen » ?

Monsieur Louis Michel n’a pas hésité à sacrifier les relations entre nos pays sur l’autel de ses ambitions politiques personnelles. Son ton faussement moralisateur – « La guerre aurait pu, voire dû être évitée » – tranche avec l’opportunisme forcené et à courte vue dont il fait montre sans vergogne.

En réalité, le bon sens ne commandait-il pas que la Belgique, petit pays de 10 millions d’habitants, adopte une position de neutralité qui ne l’expose pas inconsidérément ?

Au lieu de vous apporter un soutien moral inconditionnel, Monsieur Louis Michel a préféré exhorter la population à manifester contre vous.

Ses maladresses ont terni l’image de la Belgique sur la scène internationale. En violation flagrante d’un traité bilatéral conclu en 1971, n’a-t-il pas prétendu vous interdire les droits de transit et de survol du territoire ? Loin d’être échaudé par cette première bévue, n’a-t-il pas voulu dénoncer unilatéralement ledit traité, sans respecter, de surcroît, le préavis de six mois ? Le Premier Ministre belge n’a-t-il pas dû le désavouer publiquement ?

Non seulement cette crise est totalement artificielle mais, qui plus est, elle met singulièrement à mal les intérêts essentiels de la Belgique. Dans cette affaire, les Belges ont été désinformés, grugés et instrumentalisés.

Depuis le 11 septembre 2001, s’agissant de faire pièce aux ennemis de la démocratie et de combattre le terrorisme, l’attentisme n’est plus de mise.

En temps de crise tout particulièrement, un homme politique responsable évite les excès de langage et les prises de position gratuitement provocatrices, surtout vis-à-vis d’alliés traditionnels. Notre ministre n’a, quant à lui, pas exprimé son opinion dissidente avec la correction et la pondération requises. (…)

 

 

Quelques réflexions

 

6.   Manifestations « spontanées » d’enfants des écoles primaires

Le gouvernement arc-en-ciel au pouvoir soumet la population belge à un matraquage médiatique sans précédent. Les élèves des écoles sont conviés à travers tout le pays à participer à des manifestations « spontanées » contre nos alliés.

M. Michel, interrogé à ce sujet, exhorte la population à continuer à manifester pour l’arrêt immédiat de la guerre. Qui manipule qui ? (…)

 

14. Le veto de la France et le traquenard de l’ONU

La menace du veto de la France à l’ONU, brandie avec une préméditation qui était loin d’être innocente, en plus de vider préalablement le vote de la proposition de résolution des États-Unis de toute signification faisait tomber la coalition dans un traquenard préparé avec soin – avec la collaboration active de M. Michel ? – en l’empêchant irrévocablement de déclarer une guerre « légale et juste ».

 

15. Tous aux barricades pour défendre Saddam

En réponse à la question de savoir si les manifestations avaient encore un sens après le début des hostilités, M. Michel a exhorté la population à manifester envers et contre tout, expliquant que cela valait toujours la peine de faire comprendre qu’il fallait à tout prix « stopper cette guerre illégale ».

Cela revient à s’opposer à la libération du peuple irakien, opprimé par un dictateur sanguinaire, au pouvoir depuis plus de 35 ans et responsable du massacre de plus de 2 millions de ses sujets. M. Michel le réalise-t-il, alors qu’il récupère à des fins personnelles et partisanes les conséquences de la stratégie néfaste développée par la Belgique dans le contexte du conflit irakien ? (…)

 

17. Après 12 ans de tergiversations, le monde a-t-il besoin de négocier un tournant historique ?

Saddam a lanterné le monde entier pendant douze longues années et n’a pas hésité à humilier les États-Unis.

Quel homme politique peut raisonnablement encore s’opposer à une telle démarche après tant de tergiversations ?

Monsieur Louis Michel, qui veut mener sa campagne électorale sur le dos du conflit irakien et aux dépens des États-Unis et de la coalition.

En France, deux hommes ont également compris tout le parti personnel qu’ils pouvaient tirer d’une stratégie d’affrontement: Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Ils ne manqueront pas de laisser tomber leur « suiveur » à la première occasion.

 

Et la Belgique sera alors seule pour assumer les gaffes de certains.

 

Bruxelles, le 9 avril 2003

 

2003

Pierre Mertens, La guerre de « nos amis », LS 25/03/2003

 

— dans un article où il aime davantage à montrer qu’il est allé un peu partout dans le monde que de parler réellement de polémologie —

(Après 150-200 lignes, enfin :

« Voilà donc où nous en sommes… A devoir choisir entre le liberticide (sic) et génocidaire parti Baas et l’arrogant impérialisme, le mortifère (sic) néo-libéralisme américain. Peste et choléra (sic) ». (…)

« Autant le veto français est apparu courageux (sic), argumenté, et plutôt digne (sic), autant celui envisagé par Poutine semble saugrenu : un peu comme si le grand massacreur des Tchétchènes souhaitait demeurer l’unique traîneur de sabre légitime à liquider un peuple ennemi ? »

 

2004

Michel Barnier (Ministre français des Affaires étrangères), in : LB 11/05/2004

 

« Il n’est pas question que la France envoie des troupes en Irak », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec Louis Michel et Guy Verhofstadt.

 

2004

Environnement / Créer une chaîne de terrils wallons ?, LB 28/02/2004

 

Proposition de résolution déposée par les députés wallons Philippe Charlier (CDH) et Xavier Desgain (Ecolo) … à l’instar de ce qu’on fait les autorités du Nord-Pas-de-Calais en France qui ont reconverti ceux-ci en parcs naturels ou en espaces de détente.

 

2004

Robert Collignon dénonce la « dictature » flamande, AL 10/02/2004

 

Invité à la tribune du Sénat de Paris par le Cercle franco-wallon, Robert Collignon, président du Parlement wallon, s’est exprimé en faveur de l’irréversible schisme entre Flandre et Wallonie.

 

2005

Serge Moureaux, Bruxelles-Ville internationale? Pas d’accord, M. Picqué, LS 08/06/2005

 

Président de la Maison de la Francité

 

… à la veille d’un dur (sic) affrontement communautaire sur l’avenir du pays.

(…) face à une Flandre qui s’isolerait, Bruxelles et la Wallonie formeraient ensemble cette nation francophone appelée de ses vœux par Elio Di Rupo, c’est-à-dire en fait et en droit une fédération française de Belgique – regroupant bruxelles, la Wallonie et les cantons de l‘Est – associée étroitement et structurellement par des accords de coopération avec la France et l’Allemagne. C’est dans ce seul cas de figure que le séparatisme signifierait une aventure désastreuse et périlleuse pour la Flandre et une chance pour notre ensemble francophone.

 

2005

Robert Collignon, Qu’est-ce que le cinéma belge ?, Le Vif 03/06/2005

 

 

Je ne puis maîtriser le surgissement d’une impression surréaliste lorsque j’entends parler de cinéma belge.

 

2005

TVLUX 10.40 – 27/09/2005

 

Simonet, vice-présidente: « On est francophone avant tout ; on est proche des Français. »

 

2007

ÉPINGLE / Sarko et les otages wallons, LB 21/09/2007

 

Pêché cette semaine dans la mare du « Canard Enchaîné », l’hebdo­madaire satirique français, ce texte savoureux : « C’est bien beau de s’occuper de l’Iran, de la Hongrie et de la guerre civile colombienne. Mais à nos portes, la Belgique est en crise et Sarkozy ne fait rien. Harcelés par la guérilla flamande, nos voisins francophones n’en mènent pas large ‘dans l’enclave de Bruxelles […] Invoquant l’indépendance de la Flandre et la partition du royaume, le leader flamand Yves Leterme de­mande plus fort que jamais que sa province (sic) gère elle-même, à la place de l’Etat fédéral, la justice, les impôts, l’économie, la sécurité sociale, le code de la route, etc. C’est-à-dire à peu près tout ! Les Wallons s’occuperaient de leurs allocations-chômage et d’Annie Cordy…

Or, que fait Sarko ? Rien ? Que fait Kouchner ? Pas la moindre menace de guerre… Pas le moindre corridor humanitaire pour « rattacher » les Wallons à la France ! Quel immobi­lisme !

Puisque nos hommes politiques montrent leur impuissance, il reste une solution : envoyer Cecilia Sarkozy à Bruxelles pour négocier la libération des 4 millions de francophones. Vite un Airbus! ».

Certes, ce texte est avant tout à usage hexagonal mais l’humour du palmipède fonctionne aussi de ce côté-ci du Quiévrain, non ?

 

2007

Les léopoldistes fêtent le… 14 juillet !, LB 14/07/0207

 

LE CERCLE FRANCO-BELGE LÉOPOLD III, QUI RÉUNIT DES CITOYENS de part et d’autre de Quiévrain et qui a son siège à Prigonrieux (Périgord), honore non seulement la mémoire de notre quatrième Roi mais œuvre

aussi au rapprochement entre la Belgique et la France dans l’optique de

tourner définitivement la page de fin mai 1940.

Rappel historique : après la capitulation de l’armée belge, le président du

Conseil, Paul Reynaud, dans une certaine mesure pour masquer ses

difficultés internes et la déroute annoncée de l’armée française, avait pris

Léopold III comme bouc émissaire.

L’association créée voici 5 ans s’efforce au contraire de nourrir l’amitié

franco-belge sous la houlette dynamique de Jacques Borgers et d’un

groupe de citoyens de l’Hexagone dont le moindre n’est pas le comédien

Jean Piat

A l’occasion de la venue dans le Sud-Ouest d’une délégation du groupement du Brabant des Vétérans de Léopold III, elle passe à la vitesse supérieure : ce samedi, elle s’associe à la Fête nationale française avec une cérémonie d’hommage et une séance académique.

 

2007

M. Bu., Ducarme invente la ‘Belgique française’, LB 16/12/2007

 

« Je ne suis en aucun cas rattachiste », insiste Ducarme, « mais si la Flandre nous largue, il faudra bien nous prendre en main. »

 

Concrètement, certains postes, comme la Politique étrangère et la Défense, seraient confiées à la France. Ainsi, pour Daniel Ducarme, la « Belgique française » aurait un statut quasiment analogue à celui de la Polynésie française…

 

« De François Perin à Paul-Henry Gendebien en passant par Robert Collignon et claude Eerdekens. Et … Louis Michel ? Mais celui-ci ne formula l’hypothèse que par aversion pour une Wallonie (rouge) indépendante… »

 

2008

Philippe Suinen, patron des relations internationales de Wallonie-BXL, in : VA 20/03/2008

 

« La francophonie, c’est la diversité ! »