Collaboration francophile et impérialisme français en Belgique

 

1983

Le gouvernement français reste opposé à l’édification d’ un barrage sur la Houille, LB 05/1983

 

1988

G. Dt., Gaz ou nucléaire : la France inquiète des choix belges, LS 19/08/1988

 

Le « scoop » que nous avait fait Elie Deworme, le secrétaire d’Etat à l’Energie, en nous révélant le 5 août dernier qu’il était en possession, d’une étude montrant les avantages du gaz sur ceux du nucléaire, continue a faire des vagues.  En Belgique, les milieux des producteurs électriques sont perplexes.  Ils s’interrogent sur la crédibilité d’une étude dont on ne connaît toujours pas les auteurs, mais qui bouleverserait le choix nucléaire fait en Belgique depuis quinze ans. En France aussi, les révélations d’Elie Deworme suscitent des interrogations, comme en témoigne un long article paru dans le journal « Le Monde » samedi dernier.

 

Au moment même où les producteurs d’électricité s’attellent à rédiger un nouveau plan d’équipement électrique pour les dix années à venir (un plan qui devrait confirmer leur demande de construire rapidement une nouvelle centrale nucléaire à Doel), Elie Deworme a révélé l’existence d’une étude montrant que le prix de l’électricité produite par de nouvelles unités au gaz à production combinée serait inférieur au prix de l’électricité nucléaire.

 

En réponse aux interrogations de l’ancien secrétaire d’Etat Knoops, Elie Deworme a cité une autre étude, réalisé en Norvège et indiquant que l’électricité produite à partir de gaz pouvait être 47 % moins chère que l’électricité nucléaire.

Dans les milieux de l’industrie nucléaire, on voudrait connaître exactement le contenu de ces études pour pouvoir y répliquer.

Mais, en attendant, on s’interroge sur l’empiétement de ces « révélations » avec la mise au point du plan d’équipement.

En France, on s’inquiète.  Paris risque de se trouver tout à fait isolé dans son choix nucléaire si la Belgique jette le gant et opte pour le gaz. « La défection belge risque de renforcer le camp des pays européens qui souhaitent remettre en cause les options de politique énergétique adoptées au lendemain du premier choc pétrolier », écrit Véronique Maurus. « La France désormais quasiment seule, maintient le cap du presque tout-nucléaire ».

Le choix : gaz contre nucléaire, ne surprend pas la société française Alsthom (présente dans le gaz et le nucléaire), interrogée par le journal français – « La Belgique n’est pas un cas spécifique. De nombreux pays réfléchissent sérieusement à utiliser les centrales à cycle combiné pour assurer la baisse de leur production électrique.  Tous les pays du nord de l’Europe sont intéressés.  La Suède ,par exemple, qui a décidé de fermer entre 1995 et 20l0 toutes ses centrales nucléaires et qui a étudié un plan de substitution où le gaz importé de Norvège et peut-être d’U.R.S.S. se taillent la part du lion. »

 

1991

JB, Internationale doorbraak van Belgische elektriciteitssektor zint Fransen niet, DS 22/08/1991

 

« /Het/ valt niet in goede aarde bij Electricité de France, de Franse constructeurs van elektrisch materieel, en de Franse regering. »

De Fransen kunnen niet aanvaarden dat wij niet ‘de kleine Belgen’ willen zijn.  B.V.

a) Tractebel wilde in Polen een pompcentra bouwen om zijn elektriciteit op het Europese net te kunnen aansluiten.

Tractebel kreeg de job toegewezen maar de Franse regering maakte moilijkheden.  Electricité de France werd op een fifty-fifty-basis in het projekt opgenomen.

b) Tractebel kwam ook in botsing met e Franse reuzen Lyonnaise des Eaux en générale des Eaux wegens zijn ambities in de sector van de afvalwerking.

 

1992

Marc Magain, Commande d’ EDF … aux Japonais, c’ est à Tihange et c’ est une première pour le nucléaire européen, LB 02/04/1992

 

Mtsubishi prend pour cible Tihange 1, joint-venture 50-50 entre Electrabel et EDF.  « Même si des sociétés comme EDF et Framatome (qui a livré des centrales françaises) sont indépendantes, nos voisins, d’habitude, ne tergiversent guère.  Le mot d’ordre est connu: acheter français, surtout si le client est une entreprise publique.

 

1997

Y.C., Menaces sur Tractebel, LB 13/03/1997

 

Eventuel mariage entre Suez et la Lyonnaise.

Cette nouvelle entreprise serait chapeautée par Gérard Mestralet, déjà président de la Tractebel.

De là à imaginer que Tractebel pourrait voir progressivement transférer certaines de ses activités (développement à l’ étranger, bureaux d’études, Fabricom, …) au sein du nouveau groupe, il n’ ya qu’ un pas alors que le gouvernement doit pouvoir garder la maîtrise de son approvisionnement en énergie.

 

1997

Centrale de Chooz.  Qui est responsable?, LB 15/05/1997

 

1998

Marc Magain, Chooz B à l’arrêt: pour défauts de conception?, LB 09/06/1998

 

Dans la nuit du 12 au 13 mai, une fuite a été observée sur le circuit de refroidissement à l’arrêt de la centrale nucléaire de Civaux.  30 m³ d’eau s’échappaient par heure et il a falu près de dix heures pour l’arrêter.  L’incident, classé niveau 2 de l’échelle internationale (qui en compte 7), était donc relativement sérieux. (…) Cette eau qui refroidit le coeur de la centrale est radioactive.

 

Les ingénieurs redoutent le défaut de conception.  La fatigue thermique est évoquée, ce qui interpelle pour une centrale opérationnelle depuis … six mois.

 

Civaux 1 fait partie du “palier 4”, la nouvelle génération de centrales nucléaires françaises de 1450 MW.  L’exploitant EDF et le conepteur Framatome ont de sérieux motifs d’inquiétude.

 

Dans la foulée, la décision a été prise de décharger aussi le combustible à Chooz B1 et Chooz B2, les premières N4.

 

1998

Françoise Zonemberg, Acec Energie turbine pour la France, LS 20/08/1998

 

L’entreprise contrôlée par Alst(h)om depuis dix ans se vide peu à peu de sa substance.

Transfert de deux branches industrielles vers les sièges français d’Alst(h)om.  Il s’agit des secteurs les plus rentables de l’usine.

 

1998

PROVINCE – Ecolo demande … l’arrêt de Chooz, LS 09/12/1998

 

Un nouvel incident vient de se produire dans les nouvelles unités de la centrale de Chooz. 

 

1999

Y.C. et N. Gh., Suez Lyonnaise est soupçonné de vouloir frapper Tractebel à sa tête, LB 13/01/1999

 

Les patrons belges particulièrement exposés.

Theo Peeters (BBL), Donald Fallon (CBR), Fred Chaffart (Générale de Banque) ont eu quelques divergences de vues avec leurs actionnaires de référence et ont fini apr quitter la société qu’ils dirigeaient;

Philippe Bodson, de Tractebel, l’homme à abattre?  Par Gérard Mestrallet, au nom de Suez?

 

1999

Nicolas Ghislain, Tractebel: “Sept Sages” en colère se lèvent et prennent la parole, LB 05/03/1999

 

Des administrateurs honoraires et anciens dirigeants de Tractebel dénoncent d’ une seule voix le silence des indépendants et le double langage de Suez:

Jacques Coppens, Paul haine, Manfred Loeb, André Claude, Marcel Amorison, Alexandre Dumont, Alexandre Sariban.

Le licenciement de Philippe Bodson est “un diktat des Français devant lequel les Belges /du Conseil d’ Adminsitration, Paul de Keersmaeker, Yves Boël, Antoon Dieusaert/ se sont couchés.”

“Il y a des interférences de plus en plus nombreuses et graves de Suez Lyonnaise dans les activités de Tractebel, principalement à l’international.  Ainsi, Suez Lyonnaise risque notamment de vouloir empêcher Tractebel de se porter candidat dans un pays, voire de favoriser l’ eau au détriment de l’ énergie.  Ce grignotage de l’autonomie de Tractebel a déjà commencé.”

 

“Les ‘Anciens’ de Tractebel craignent plusieurs scénarios: soit que le départ de Bodson fasse partie d’une stratégie pour faire baisser le cours et permettre dà Suez Lyonnaise de faire une OPE à bas prix sur tractebel; soit que ce qui s’ est passé avec Bodson se reproduise dans quelques temps avec Jean-Pierre Hansen, dans lequel les sages disent toutefois avoir “une grande confiance”, et que le rêve de Suez Lyonnaise se réalise: qu’ un énarque ou un polytechnicien français soit placé à la tête de l’ entreprise belge, avec tous les dangers que cela représenterait pour ses 62.500 personnes dont ses 9.000 cadres.”

 

1999

J.-F. Mahieu, administr.-délégué SA Lebrun-Nimy, ancien collaborateur de la Générale de B, prés. des sociétés françaises,

Qui détient le pouvoir dans le secteur de l’électricité?, LB 23/02/1999

 

Combien reste-t-il de patrons belges ayant quelque chose à dire?

 

1999

Ariane van Caloen, La société Tractebel appelée à être totalement française, LB 20/08/1999

 

Le Groupe Suez Lyonnaise des Eaux va lancer une OPE (Offre publique d’échange) sur les 49,7 pc du capital cotés à la Bourse de Bruxelles.

 

“Les démons anciens, brandis lors de l’ “Affaire Tractebel” – “les Français sont centralisateurs; ils n’accepteront jamais qu’une filiale à 100 pc soit dirigée autrement que depuis Paris; ils arbitreront toujours les conflits d’intérêts en faveur de l’Hexagone”, etc – vont resurgir à propos d’Electrabel et Distrigaz.”

 

1999

Nicolas Ghislain, Tractebel: “Sept sages” en colère se lèvent et prennent la parole, LB 5/3/99

 

Des administrateurs honoraires et anciens dirigeants de Tractebel dénoncent d’une seule voix le silence des indépendants et le double langage de Suez.

 

Ils dénoncent le grignotage de l’autonomie de Tractebel par Suez Lyonnaise.  Ainsi, Suez Lyonnaise risque notamment de vouloir empêcher Tractebel de se porter candidat dans un pays, voire de favoriser l’eau au détriment de l’énergie.  “C’est parce que Philippe Bodson s’y est opposé qu’on lui a reproché de manquer d’esprit de groupe”.

“Le comité stratégique, censé défendre l’autonomie de Tractebel, a voté à l’unanimité le départ de Bodson. (…) Il n’existait aucun motif de licencier Bodson.  Il s’agit d’un diktat des Français devant lequel les Belges se sont couchés.”

Le danger existe que le rêve de Suez Lyonnaise se réalise: qu’un énarque ou un polytechnicien français soit placé à la tête de l’entreprise belge, avec tous les dangers que cela représenterait pour ses 62.500 personnes dont ses 9.000 cadres.

 

1999

J.-F. Mahieu, Qui détient le vrai pouvoir dans le secteur de l’lectricité?, LB 23/02/1999

 

Quel est l’ avenir de nos cadres s’ ils n’ ont plus, comme facteur de motivation, la perspective de devenir un jour peut-être patron d’ une entreprise? (…) combien reste-t-il de patrons belges ayant quelque chose à dire?

 

2000

Philippe Lawson, Alstom Belgium fait sauter un fusible de 141 emplois, LB 09/03/2000

 

A Beyne-Heusay; la moitié du personnel de l’unité Transmission et Distribution d’Alstom Belgium.

 

2000

Laurence d’Hondt, TotalFina Elf se plaît bien avec les généraux, LB 26/05/2000

 

Le pétrolier français, souillé aussi par l’Erika, ne veut pas céder à des critiques devenues rituelles.

L’investissement du groupe pétrolier français dans une des dictatures les plus dures du globe reste (…) un sujet litigieux.

Intervention vaine des sénateurs Mahoux, chef du groupe PS au sénat, de Georges Dallemagne, PSC, et de la députée Ecolo Murielle Gerkens, demandant à Thierry Desmaret de se retirer purement et simplement de Birmanie, alors qu’était votée au Sénat belge une proposition de résolution demandant au gouvernement belge de condamner sévèrement la dictature birmane.

 

2000

Roland Planchar, Un ingénieur évoque un risque pour Tohange, LB 25/05/2000

 

Tommaso fronte était ingénieur chez Framatome, important fournisseur d’Electrabel dans le domaine nucléaire.

Or, M. Fronte assure qu’une filiale du groupe industriel de l’Hexagone, la Société atlantique de tehcniques avancées (ATEA) a fourni des pièces supectes à deux centrales nucléaires, l’une en Afrique du Sud en 1995, l’autre en Belgique – à Tihange -, en 1999.

Il s’agit des pièces de fixation de thermocouples (des “fils” plongés en perùanence dans le coeur du réacteur pour en mesurer la t°).  Si elles venaient à casser, du liquide radioactif fuirait.

Mais pourquoi seraient-elles suspectes?  Parce qu’elles n’auraient pas été l’objet d’un “DAC” (dossier d’analyse de comportement), obligatoire et attestant de leur qualité.  Tihange serait donc potentiellement en danger.

Or, selon “Le Monde”, c’est précisément parce qu’il s’était opposé à ATEA sur le point des pièces aujourd’hui mises en cause que M. Fronte a été licencié.

En outre, toujours selon ce journal, les documents officiels attestant de l’analyse du suivi des pièces semblent bel et bien faire défaut.  Et des exemples de falsification de documents en matière nucléaire auraient déjà été relevés.

Pour M. Fronte, tout vient de ce que les joints servant à rendre étanches les thermocouples ne sont fixés, sur les pièces fournies à Tihange, que par 4 écrous, contre 10 habituellement.  la fixation pourrait donc, en l’absence de procédure d’agrément des pièces – le “DAC” -, être plus fragile que normale, le risque étant l’écoulement, en cas de bris, du liquide pressurisé du réacteur.

 

2000

436, LB 07/03/2000

 

Le monde compte 436 centrales en service, les trois pays les plus dépendants du nucléaire étant la France, la Lituanie et la Belgique, selon l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie atomique.

 

2001

Pierre Berkenbaum, Le géant EDF pose le pied en Belgique, LS 29/09/2001

 

SPE, la petite entreprise électrique publique liégeoise, jadis concurrent d’Electrabel, fut contraint de signer avec l’électricien privé une « pax electrica » sous les auspices du gouvernement, avant que le duo ne constitue une société commune en 1995 figeant leurs parts de marché respectives dans le transport et la production.

EDF, société publique à 100 %,  vient d’entrer dans le capital de SPE, à hauteur de 10 %.

 

2001

La CSC rompt avec TotalFina, LB 16/01/2001

 

Les activités de TotalFina en Birmanie continuent à indisposer le public belge … Lundi, on a appris que la CSC venait de résilier son contrat avec le pétrolier franco-belge. Près de 500 membres du personnel du syndicat chrétien, et des organisations afiliées, bénéficiaient d’une carte-carburant délivrée par TotalFina. La décision a été prise en soutien à la résolution de l’Organisation internationale du travail pour violation de la convention sur le travail forcé.

 

2004

Energie / Un cadre d’Electrabel a-t-il été piraté par Suez ?, LB 08/04/2004

 

Suivant « Le Soir magazine », l’ordinateur d’un cadre du siège social d’Electrabel à Bruxelles a été « piraté » par des intrus d’une firme de sécurité informatique française par la société-mère d’Electrabel, Suez.

 

2004

Ariane Van Caloen, Electrabel bientôt privé de son patron, LB 27/09/2004

 

Départ de Willy Bosmans, l’administrateur délégué.

Ce départ confirme les relations tendues entre le groupe énergétique belge et sa maison-mère française Suez (actionnaire à un peu plus de 50 %), lourdement endettée .

 

2004

Guy Van den Broek, Brussel of Parijs?, in: DE TIJD, 28/09/2004

De onverwachte wissel die vandaag wordt doorgevoerd aan de top van het Belgische elektriciteitsbedrijf Electrabel is typisch voor een recente trend van hernieuwde machtsconcentratie door Franse bedrijven en de Franse staat in alle domeinen van de economie. De voorbeelden stapelen zich op. Grote bedrijven als Suez halen de banden met hun buitenlandse dochters strakker aan en verschuiven alle macht terug naar Parijs. Andere bedrijven slorpen hun branchegenoten op, zoals Air France bijvoorbeeld deed met KLM. In de farmacie kocht het kleinere Franse Sanofi-Synthélabo onder zware druk van de Franse regering het grotere, half Duitse Aventis op.

Die trend doet zich ongetwijfeld het sterkst voor bij de grote nutsbedrijven als Suez. Die holding houdt de teugels van haar dochters strak gespannen en hevelt steeds meer bevoegdheden over naar de zetel in Parijs. Vandaag beslist de raad van bestuur van Electrabel zijn gedelegeerd bestuurder, Willy Bosmans, onverwacht te vervangen door Jean-Pierre Hansen, eveneens een Belg. Hansen neemt zo zijn vroegere functie weer op. Intussen werd Hansen in de zetel van Suez als verantwoordelijke voor de strategie van de groep wel gekneed naar de richtlijnen en gewoontes van de Franse hoofdaandeelhouder. Parijs stuurt dus een Suez-strateeg naar een van zijn koloniën.

Ook de Waalse topondernemer Philip Bodson liep aan het einde van de jaren 90 als verantwoordelijke van Tractebel in Parijs tegen een muur en moest de baan ruimen voor meer gewillige opvolgers. Begin dit jaar trok Suez die lijn van machtsconcentratie door naar zijn Belgische milieubedrijf Sita. De directie van Sita België in Ukkel werd opzijgezet en vervangen door die van Sita Frankrijk in Parijs voor het Waalse landsgedeelte en door die van Sita Nederland voor het Vlaamse gedeelte.

Met de machtswissel bij Electrabel gaat Suez nog een stap verder, want energievoorziening heeft ook te maken met nationale spelregels, die – ondanks de liberalisering opgelegd door de Europese Unie – de prijs van elektriciteit mee bepalen. Frankrijk is bovendien niet de beste leerling van de Europese klas in liberalisering van de elektriciteits- en gasmarkt. Het staatsbedrijf EDF heeft in Frankrijk nog alle touwtjes in handen en wil die macht enkel delen met Suez. Die andere Franse nutsholding kan daarvoor Electrabel inzetten. Om die Franse strategie uit te voeren, moet wellicht ook Brussel gevoeliger worden voor de Franse argumentatie.

Frankrijk speelt de jongste jaren een steeds dominantere rol in de belangrijkste sectoren van de Europese economie, zoals energievoorziening, luchtvaart, milieu, farmacie en staal. Het gaat meestal om privé-bedrijven, die evenwel sterk geruggensteund worden door de Franse staat. Is Brussel tot nader order de administratieve hoofdstad van de Europese Unie, dan ligt de economische macht in Parijs. Suez laat niet na dat duidelijk te onderstrepen.

 

Guy Van Den Broek

De Tijd, pagina 2, 445 woorden

 

2004

Van den Broek Guy, Brussel of Parijs?, in: Delta, 10, 2004,

p.11-12

 

De onverwachte wissel die vandaag wordt doorgevoerd aan de top van het Belgische elektriciteitsbedrijf Electrabel is typisch voor een recente trend van hernieuwde machtsconcentratie door Franse bedrijven en de Franse staat in alle domeinen van de economie. De voorbeelden stapelen zich op. Grote bedrijven als Suez halen de banden met hun buitenlandse dochters strakker aan en verschuiven aile macht terug naar Parijs. Andere bedrijven slor­pen hun branchegenoten op, zoals Air France bijvoorbeeld deed met KLM. ln de farmacie kocht het kleinere Franse Sanofi­Synthélabo onder zware druk van de Franse regering het grotere, half Duitse Aventis op.

 

Die trend doet zich ongetwijfeld het sterkst voor bij de grote nutsbedrijven als Suez. Die holding houdt de teugels van haar dochters strak gespannen en hevelt steeds meer bevoegdheden over naar de zetel in Parijs. Vandaag beslist de raad van bestuur van Electrabel zijn gedele­geerd bestuurder, Willy Bosmans, onver­wacht te vervangen door Jean-Pierre Hansen, eveneens een Belg. Hansen neemt zo zijn vroegere functie weer op.

 

Intussen werd Hansen in de zetel van Suez als verantwoordelijke voor de strate­gie van de groep wel gekneed naar de richtlijnen en gewoontes van de Franse hoofdaandeelhouder. Parijs stuurt dus een Suez-strateeg naar een van zijn kolo­niën.

 

Ook de Waalse topondernemer Philippe Bodson liep aan het einde van de jaren 90 als verantwoordelijke van Tractebel in Pa­rijs tegen een muur en moest de baan ruimen voor meer gewillige opvolgers. Begin dit jaar trok Suez die lijn van machtsconcentratie door naar zijn Belgi­sche milieubedrijf Sita. De directie van Sita België in Ukkel werd opzijgezet en vervangen door die van Sita Frankrijk in Parijs voor het Waalse landsgedeelte en door die van Sita Nederland voor het Vlaamse gedeelte.

 

Met de machtswissel bij Electrabel gaat Suez nog een stap verder, want energie­voorziening heeft ook te maken met natio­nale spelregels, die ondanks de liberali­sering opgelegd door de Europese Unie de prijs van elektriciteit mee bepalen. Frankrijk is bovendien niet de beste leer­ling van de Europese klas in liberalisering van de elektriciteits- en gasmarkt. Het staatsbedrijf EDF heeft in Frankrijk nog alle touwtjes in handen en wil die macht enkel met Suez. Die andere Franse nutsholding kan daarvoor Electrabel in­zetten. Om die Franse strategie uit te voe­ren, moet wellicht ook Brussel gevoeliger worden voor de Franse argumentatie.

 

Frankrijk speelt de jongste jaren een steeds dominantere roi in de belangrijkste sectoren van de Europese economie, zo­als energievoorziening, luchtvaart, milieu, farmacie en staal. Het gaat meestal om privé-bedrijven, die evenwel sterk gerug­gensteund worden door de Franse staat. Is Brussel tot na der order de administra­tieve hoofdstad van de Europese Unie, dan ligt de economische macht in Parijs. Suez laat niet na dat duidelijk te onder­strepen.

 

2005

Electrabel : « Le privé a manqué d’audace et de moyens », LB 01/09/2005

 

M. Thomaes : « Les Belges manquent d’ambition, inconstestablement. »

 

2005

Av.C et R.P., Jean-Pierre Hansen et Suez inculpés, LB 23/02/2005

 

La maison-mère française aurait soupçonné certaines volontés indépendantistes d’Electrabel.

Grâce à M. Hansen, un software d’espionnage avait été placé en 2004 sur le PC du responsable ‘investor relations’.

 

2005

La Belgique à l’abri de la sécheresse, LB 14/04/2005

 

La France craint le manque d’eau car l’approvisionnement y s’opère à 80 pc grâce à des eaux de surface et à 20pc grâce aux eaux souterraines.

 

2005

Electrafrance, LB 10/08/2005

 

Le groupe français Suez a décidé de lancer une offre de rachat sur 100 pc des titres de sa filiale belge Electrabel.

L’énergie belge passe donc sous pavillon français.

Le monde politique se montre « vigilant » et demande le respect (sic) de certains engagements.

Delon Filip Baeckelandt, le secrétaire général de la CGSP-secteur Gazelco, « il y a un danger pour l’emploi dans les centrales électriques thermiques  (4 à 5 000 personnes) et dans le réseau (un millier) du pays car Suez pourrait à l’avenir investir davantage dans ses infrastructures françaises au détriment des centrales belges. Il redoute aussi que le groupe français n’impose à l’avenir ses tarifs.

 

2005

Résistons à l’OPA sur Electrabel, VA 13/08/2005

 

Est-ce obligatoire pour les actionnaires ? La réponse est NON. Si un nombre suffisant d’actionnaires ne présente pas ses actions et que Suez détient moins de 95 % du capital, il ne pourra opérer le «squeeze out », c’est-à-dire le retrait défi­nitif et obligatoire.

Rester actionnaire peut res­ter intéressant. Je rappelle que lors des OPA sur Tractebel et Royale Belge, ces sociétés ont distribué, cette année-là, un deuxième dividende. En quel­que sorte, la société achetée a dû rembourser une partie du prix de l’OPA. Les actionnai­res résistants ont toujours

droit aux dividendes et à participer aux assemblées généra­les.

Rester actionnaire minori­taire peut durer d’autant plus longtemps que moins d’action­naires répondront à l’offre. La libre circulation des capitaux dans l’Union européenne ne peut-être à sens unique. Lors de la réservation d’actions « Gaz de France » préalable à la cotation boursière, aucun in­termédiaire étranger n’a pu ré­server d’actions Gaz de France pour des ressortissants de l’Union Européenne.

Rappelons aussi les dis­cours entendus dans l’Hexa­gone à propos d’un éventuel rachat de Danone.

 

2005

G.C. (Court-Saint-Etienne), OPA sur Electrabel, LB 31/08/05

 

Le pouvoir des partis DANS VOTRE COMPTE RENDU CON­CERNANT LA RÉUNION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION D’ELECTRABEL qui devait décider du sort à faire aux propositions de Suez, vous écrivez (LLB du 25 août): « L’enjeu étant stratégiquement belge, la décision sera prise au niveau des présidents de parti. »

Voici donc. noir sur blanc, le constat de l’inexistence du gouvernement et de la soumission totale de l’Exécuti1 aux satrapes que sont devenus les présidents de parti en Belgique.

la démocratie se retrouve dans les mains de quelques hommes ou fem. mes qui sont autrement plus puis­sants que les « nantis » et « privilégiés » de l’ancien régime dont ils sont si fiers d’avoir pu prendre la place, mais qui se préoccupent sans doute beaucoup moins qu’eux de notre pa. trimoine et qui admettent sans la moindre honte que notre pays de­vient une espèce de petit sous-trai­tant de ses malins voisins.

Pauvre Belgique!

 

2006

Où est le patriotisme des Belges?, LB 27/02/2006

 

par ariane van caloen

 

Le fait que ce soit Dominique de Villepin, le Premier ministre français, qui ait annoncé samedi la fusion entre Suez et Gaz de France (GDF) est hautement symbolique. Cette alliance entre deux sociétés françaises cotées n’a pas seulement un caractère industriel; elle donne aussi un message politique. Echaudée par l’OPA de Mittal sur le groupe sidérurgique Arcelor, la France montre qu’elle croit aux vertus du patriotisme économique. Car elle a clairement cherché à décourager l’Italien Enel qui a dit ouvertement vouloir s’emparer d’Electrabel, la très profitable filiale belge de Suez.

La France montre aussi qu’elle considère l’énergie comme un secteur stratégique dans lequel elle veut avoir deux champions nationaux. Il y aura d’une part EDF et d’autre part Suez-GDF.

L’interventionnisme des hommes politiques français contraste avec la passivité des Belges. Au cours des différentes étapes qui ont abouti à la prise de contrôle totale d’Electrabel par les Français, il n’y eut pas de réaction. Ou si peu.

Qui a raison ? Y a-t-il trop de protectionnisme en France ou pas assez en Belgique ?

Si l’on croit aux vertus de l’économie de marché, la France n’a certainement pas la bonne méthode pour encourager la mise sur pied de champions nationaux.

Mais, on peut reprocher à la Belgique de manquer, elle, totalement d’ambition et de fermeté. Nos hauts responsables ont tous l’air de trouver normal que la quasi-totalité de la production d’électricité en Belgique (dont une grande partie avec des centrales nucléaires) et que la grande majorité de la fourniture en gaz seront gérées sous la tutelle de l’Etat français qui aura environ 30 pc du capital du nouvel ensemble. Et tout cela au nom du mouvement de consolidation en Europe.

Toutefois, les Belges peuvent encore avoir leur mot à dire. N’oublions pas que les communes sont des actionnaires de Distrigaz et de Fluxys, deux filiales belges de Suez spécialisées dans les activités de fourniture et de transport de gaz. Elles ont une participation certes minoritaire mais cruciale dans le contexte actuel. Il faut être d’autant plus vigilant que cette fusion va poser des problèmes de concurrence dans le pays. •

 

2006

GDF absorbera Suez, LB 28/02/2006

 

La France annexe l’énergie belge, LB 27/02/2006

 

Suez, la maison-mère d’Electrabel, et Gaz de France, détenu à 80 pc par l’Etat français vont fusionner. L’Etat français sera le premier actionnaire du nouveau groupe.

 

2006

Ariane Van Caloen, Où est le patriotisme des Belges?, LB 27/02/2006

 

Le fait que ce soit Dominique de Villepin, le Premier ministre français, qui ait annoncé samedi la fusion entre Suez et Gaz de France (GDF) est hautement symbolique. Cette alliance entre deux sociétés françaises cotées n’a pas seulement un caractère industriel; elle donne aussi un message politique. Echaudée par l’OPA de Mittal sur le groupe sidérurgique Arcelor, la France montre qu’elle croit aux vertus du patriotisme économique. Car elle a clairement cherché à décourager l’Italien Enel qui a dit ouvertement vouloir s’emparer d’Electrabel, la très profitable filiale belge de Suez.

La France montre aussi qu’elle considère l’énergie comme un secteur stratégique dans lequel elle veut avoir deux champions nationaux. Il y aura d’une part EDF et d’autre part Suez-GDF.

L’interventionnisme des hommes politiques français contraste avec la passivité des Belges. Au cours des différentes étapes qui ont abouti à la prise de contrôle totale d’Electrabel par les Français, il n’y eut pas de réaction. Ou si peu.

Qui a raison ? Y a-t-il trop de protectionnisme en France ou pas assez en Belgique ?

Si l’on croit aux vertus de l’économie de marché, la France n’a certainement pas la bonne méthode pour encourager la mise sur pied de champions nationaux.

Mais, on peut reprocher à la Belgique de manquer, elle, totalement d’ambition et de fermeté. Nos hauts responsables ont tous l’air de trouver normal que la quasi-totalité de la production d’électricité en Belgique (dont une grande partie avec des centrales nucléaires) et que la grande majorité de la fourniture en gaz seront gérées sous la tutelle de l’Etat français qui aura environ 30 pc du capital du nouvel ensemble. Et tout cela au nom du mouvement de consolidation en Europe.

Toutefois, les Belges peuvent encore avoir leur mot à dire. N’oublions pas que les communes sont des actionnaires de Distrigaz et de Fluxys, deux filiales belges de Suez spécialisées dans les activités de fourniture et de transport de gaz. Elles ont une participation certes minoritaire mais cruciale dans le contexte actuel. Il faut être d’autant plus vigilant que cette fusion va poser des problèmes de concurrence dans le pays. •

 

2007

Ariane Van Caloen, GDF Suez : les risques pour la Belgique, LB 07/09/07

 

En quoi le fait que l‘Etat français détienne lus de 35pc du nouvel ensemble est dangereux pour la Belgique ? Comme on le disait, les Français avaient déjà mis la main sur l’électricité belge dès l’instant où Suez avait plus de 50 pc d’Electrabel. La diffé­rence de taille, c’est que GDF Suez aura comme premier actionnaire l’Etat français. Ce der­nier peut-il, comme le craignent les Ecolos, laisser les tarifs bas en France et appliquer des tarifs plus rentables en Belgique ? On pourrait le penser vu ce qu’a dit Jean-François Cirelli, le patron de GDF. « Ces évolutions de Gaz de France n’auront pas de répercus­sions sur les prix du gaz. Les prix resteront contrôlés par l’Etat », a-t-il déclaré lundi à la conférence de presse. Mardi, il remettait cela. Il y aura « un combat à me­ner » contre la Commission euro­péenne si celle-ci veut un jour supprimer les prix réglementés du gaz, fixés par l’Etat, a-t-il dit. Soit Cirelli dit cela pour éviter une levée de bouclier en France. Soit, poussé dans le pour la Belgique ? Comme on le dos par Nicolas Sarkozy, il pense ce qu’il dit et on peut y voir un in­dice d’interventionnisme étatique qui n’a pas de quoi rassurer de ce côté-ci de la frontière.

D’après Tim Vermeir, avocat chez Loyens spécialisé dans les matières énergétiques, la pré­sence de l’Etat français repré­sente un danger dans le cas de fi­gure (assez exceptionnel) où « il y a une crise énergétique mon­diale ». Dans ce cas-là, il pourrait encourager des décisions qui favoriseraient d’abord son pays.

 

2007

J.-C.M., De l’Elysée au tribunal de Bruxelles ?, LB 21/05/2007

 

Patrick Quart est le nouveau conseiller pour les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy.  Il pourrait être renvoyé en correctionnelle dans le dossier de l’Electragate.

Le nouveau conseiller pour les affaires judiciaires de l’Elysée s’appelle Patrick Quart. M.Quart fut en son temps secrétaire général du groupe Suez. Il est, au même titre que Jean-Pierre Hansen, l’ancien administrateur délégué d’Elec-trabel, passible d’un renvoi de­vant le tribunal correctionnel de Bruxelles dans le cadre d’un dos­sier d’espionnage informatique au sein de la filiale belge du groupe Suez. C’est en ce sens, en tout cas, qu’a requis le parquet, en août 2006. La chambre du con­seil de Bruxelles se prononcera le 20 novembre.

L’affaire fait quelque bruit en France mais l’intéressé se dit se­rein alors que l’Elysée ne fait aucun commentaire.

 

Electragate

 

Le dossier fait état d’incitation au hacking, de hacking et d’inter­ception de communications pri­vées. Des préventions d’abus de biens sociaux et de vols avec ef­fraction n’ont pas été retenues par le parquet.

Tard dans la soirée du 19 fé­vrier 2004, trois hommes s’intro­duisent dans les bureaux d’Electrabel, à Bruxelles, afin d’en pira­ter le système informatique. Il s’agit de deux jeunes informati­ciens employés par une firme lyonnaise et encadrés ce soir-là par un ancien agent secret fran­çais devenu patron d’une société de sécurité.

L’homme a été recruté par Oli­vier Foll, ancien directeur de la police judiciaire parisienne et consultant de Suez en matière de sécurité.

Electrabel dépose plainte pour espionnage informatique. Le juge d’instruction Lutgen découvrira que les « plombiers » ont été introduits par des responsa­bles de Suez, maison mère d’Electrabel. Jean-Pierre Hansen, muni de son badge, a ouvert les portes du bâtiment aux trois « spécialistes ».

C’est peu après que le service informatique d’Electrabel détec­tera qu’une intrusion a été com­mise et qu’un software d’espion­nage a été placé sur le PC du responsable « investor relations », Patrick Devos.

 

2007

in : Delta, 9, 2007, p.24

 

Door de fusie van Suez en Gaz de France komen de energiebelangen helemaal onder controle van de Franse staat. De Franse staat krijgt daardoor 35% van de aandelen in handen. Niet alleen onze privé-belangen, maar ook ons bedrijfsleven, ons transportwezen en zowat alle sectoren komen daardoor onder Franse controle. Electrabel, Fluxys en Distrigas worden pionnen op net Franse politieke schaakbord en ondergeschikt aan Franse strategische belangen. Na de Generale Maatschappij waar niemand een poot voor uitstak, nu ook onze energiebevoorrading. Voorwaar, « La conquête de la Belgique n’est pas encore achevée, mais elle est en marche » blokletterde ooit een vooraanstaand Frans economisch blad. En intussen maar lullen over Vlaamse onafhankelijkheid en over communautaire « problemen », zoals de splitsing van B-H-V.

 

2007

Au nom de l’éthique, LB 03/10/2007

 

» Les appels au boycott de Total ont repris dans la classe politique et la société civile. » Une trentaine de communes se sont déjà engagées.

Se pose la question de la place de l’éthique dans l’adjudication des marchés.

Vous ne viendrez plus chez nous par hasard », disait la publicité vantant les services de Total. Sans doute aujourd’hui moins que ja­mais. La lumière crue jetée der­nièrement sur le régime militaire birman a plus qu’écorné l’image du géant pétrolier français, pré­sent en Birmanie depuis la signa­ture d’un contrat en 1992 pour le champ gazier de Yadana. Les ap­pels au boycott ont repris de plus belle au sein de la société civile et de la classe politique belge.

Une trentaine de municipali­tés, de Nassogne à Ottignies en passant par Ixelles et Engis, se sont déjà inscrites à l’opération « Communes pour la Birmanie » et, partant, engagées à boycotter les produits des entreprises acti­ves dans le pays et/ou à ne pas in­vestir leurs finances dans des ac­tions de ces firmes. Avec l’espoir que, comme en Afrique du Sud, le régime plie. « Ce sont les grands patrons blancs, qui voulaient con­tinuer à faire des affaires, qui ont poussé le gouvernement à prendre des mesures », affirme le sénateur

Des manifestants en Thaïlande ont appelé au boycott des JO de Pékin, soutien de l’écologiste Josy Dubié. « Le boycott a amené à une évolution du ré­gime de l’apartheid. »

L’association Actions Birma­nie appelle ainsi au boycott de To­tal depuis 1999. « Cette entreprise a dépassé toutes les limites, elle a basculé dans le camp des compli­ces des criminels contre l’huma­nité. Nous suivons le souhait des démocrates birmans qu’il n’y ait pas d’investissements dans les secteurs des hydrocarbures, de la forêt et des mines, pour limiter l’argent dont disposent les géné­raux; 40 pc des fonds servent à la

répression et à l’armée », explique Gaétan Vanloqueren.

Mais tout le monde ne le suit pas et le président du Sénat Ar­mand De Decker, lui, estime un boycott de Total « excessif. Le ré­gime birman « doit disparaître » certes, déclare le libéral franco­phone, mais « je n’aime pas les ac­tions basées sur des déclarations et des campagnes organisées par certains. Je suis à fond derrière Aung San Suu Kyi, mais je ne vais pas suivre aveuglément des accusations lancées contre des so­ciétés qui ont peut-être des choses à se reprocher mais qui aujourd’hui n’en ont sans doute plus. »

 

Des critères éthiques

 

II n’empêche que la secrétaire d’Etat au Développement dura­ble Els Van Weert et le ministre de l’Environnement Bruno Tob-back, socialistes flamands, étu­dient la possibilité de mettre un terme au contrat qui lie les auto­rités publiques et Total. « Une at­titude d’éclaircissement est extrê­mement importante », réagit pru­demment le sénateur socialiste Philippe Mahoux. « C’est un pas dans la bonne direction, mais je regrette qu’on ait à le faire. On avait voté à la Chambre et au Sé­nat une résolution recomman­dant de ne conclure aucun contrat avec des entreprises qui investis­sent en Birmanie », rappelle Josy Dubié. Or, « le gouvernement a conclu un accord avec Total en 2005 pour que l’ensemble du parc automobile fédéral roule avec son carburant… »

Au cabinet du premier minis­tre Guy Verhofstadt, libéral fla­mand, on a toutefois déjà fait sa­voir que la rupture était impossi­ble en raison des « règlements européens stricts en ce qui con­cerne les dossiers d’adjudica­tion ». L’Etat belge a en effet été obligé de conclure avec Total parce que l’entreprise avait remis la meilleure offre. C’est la raison pour laquelle Gaétan Vanloque­ren espère à présent l’introduc­tion de critères éthiques et envi­ronnementaux au niveau euro­péen dans l’adjudication de marchés publics.

« Est-on vraiment obligé de prendre le mieux offrant même si l’on sait qu’il fait surveiller ses en­treprises par des enfants sol­dats ? », s’exclame Josy Dubié. « Si la Belgique décidait de casser le contrat, Total irait en justice et on serait confronté à un procès au cours duquel on pourrait enfin mettre sur la table la question de la conditionnante environnemen­tale et éthique des contrats. Il faut le faire ! Ces valeurs doivent être défendues. »

 

S.Vt

 

2008

From: Vik Eggermont

Sent: Friday, July 18, 2008 10:42 PM

 

Hierbij een pertinent artikel.

 

Mag ik er nog het volgende aan toevoegen:

Enkel de gemeentelijke holding Publigas o.l.v. Daniël Termont biedt moedig weerstand tegen de Franse annexatiepogingen door in het kapitaal van Distrigas te blijven en door Fluxys in zijn geheel binnen te rijven.

Het belangrijkste objectief, tevens de (niet-uitgesproken) inzet van alle recente aanvaringen tussen de Belgische politici en Suez-Electrabel-Distigas-Fluxys is de controle over de gasterminal in Zeebrugge.

Zowel Suez als Publigas willen deze volledig in eigen handen nemen.

De reden is zuiver geopolitiek: de controle over (vooral Russische) gasstromen naar de UK.

Zonder politieke steun vanuit de regering is Publigas zwaar benadeeld om het tegen de Franse staatsbelangen op te nemen.

 

… en de CD&V/N-V.A. houden zich intussen bezig met staatshervormingetjes….

2008

Geld & Zaken

Energiereus GDF Suez dreigt Zeebrugge te verlaten

http://www.demorgen.be/dm/nl/996/Economie/article/detail/352968/2008/07/19/Energiereus-GDF-Suez-dreigt-Zeebrugge-te-verlaten.dhtml

 

GDF Suez dreigt ermee de lng-terminal (liquid natrual gas) in Zeebrugge links te laten liggen als België de meerderheidsparticipatie van de multinational in de gasterminal afpakt. « Als men de gasterminal nationaliseert, zal GDF Suez verplicht zijn om zijn gashub ergens anders uit te bouwen en zal de trafiek in Zeebrugge dalen », zegt topman Gérard Mestrallet van GDF Suez aan De Morgen.

De machtsstrijd over de terminal voor vloeibaar aardgas in Zeebrugge tussen GDF Suez, de nieuwe energiereus die deze week werd opgericht, en de gemeentelijke holding Publigas bereikt daarmee een nieuw hoogtepunt.

GDF Suez heeft momenteel 60 procent van de aandelen van de gasterminal in handen. « We vragen simpelweg om te behouden wat van ons is. Daarover zijn afspraken gemaakt met de Belgische regering, die het daarmee eens was », zegt Mestrallet, de ceo van de nieuwe groep.

Publigas, en meer bepaald haar voorzitter, de Gentse burgemeester Daniël Termont, vindt dat GDF Suez een te grote greep heeft op de gasterminal. Hij vreest daardoor een ongelijke behandeling van de stroomproducenten die gebruikmaken van de lng-terminal.
Om een goede werking van de markt te garanderen pleit Termont ervoor om de gemeenten de meerderheid te geven in Fluxys, de beheerder van het gasnetwerk. Tegelijk moet de gasterminal in Zeebrugge volledig onder de controle van Fluxys vallen. Om zijn eisen kracht bij te zetten weigerde Termont begin deze maand zijn handtekening te zetten onder een voorakkoord met GDF Suez.

Tijdens het interview met De Morgen liet Mestrallet een briefje zien waarop Termont er destijds mee instemde dat Suez meerderheidsaandeelhouder van de gasterminal zou blijven. Volgens de topman van GDF Suez zette de Gentenaar die belofte in 2005 op papier in Rio de Janeiro. (Johan Corthouts)

 

19/07/08 08u57

 

2008

Lamotte Philippe, La France nucléarise à nos frontières ?, in: Le Vif 11/07/2008

 

La France pourrait renforcer sa production électrique d’origine nu­cléaire aux portes de la Belgique.

 

A l’automne 2007, le gouverneur de la province de Namur et le préfet du département français des Ardennes ont amélio­ré la procédure d’échange d’infor­mations entre les deux territoires en cas d’incidents ou d’accidents industriels. Il y a tout lieu de s’en féliciter ! Car une partie des autori­tés locales, côté Hexagone, enten­dent réclamer au président Nicolas Sarkozy l’installation d’une centrale nucléaire de type EPR, dit de troisiè­me génération, sur le site déjà nucléarisé de Chooz. Ce site, en bord de Meuse, se trouve enclavé, géographiquement, dans la province de Namur. En cas de fuites radioactives, des communes comme Beauraing et Gedinne, orientées dans le sens des vents dominants, seraient en fâcheuse posture. Historiquement, les Belges, pourtant copropriétaires de l’électricité produite à Chooz (Electrabel bénéficie d’un droit de tirage de 650 mégawatts), ont dû batailler ferme pour être associés aux circuits d’informations ve­nant du site mosan. En 2006 en­core, des exercices simulant un accident se sont déroulés en de­hors de toute implication des ser­vices de secours belges.

 

Moins polluantes et plus rentables?

 

A ce stade, rien n’est bouclé, loin s’en faut. La candidature ardennaise à l’EPR doit encore être for­malisée. Si celle-ci était acceptée par Paris, la Belgique pourrait voir fonctionner à ses frontières, vers 2015 au plus tôt, le troisième réac­teur EPR en Europe, après ceux d’Olkiluoto (Finlande) et de Flamanville (France, département de la Manche), tous deux en cours de construction. Ces installations à eau pressurisée sont présentées par leurs défenseurs comme plus ren­tables et moins productrices de dé­chets. Nullement convaincus, les écologistes ont déjà manifesté leur intention de se mobiliser contre le projet de Chooz.»

 

2008

Van Cauwelaert Rik, Red de solidariteit met Suez, Knack 21/05/2008

 

Maar wat gebeurt er als de Belgische wetgeving de belangen van het Franse Suez in de weg staat? Dan wordt de Belgische wetge­ving gewijzigd.

Die nieuwe wet, waar nog aan wordt geschaafd, laat toe dat Fluxys uiteindelijk toch betaalt voor de eigen contracten. Trends schat de opbrengst van de wetswijziging op 500 à 700 miljoen euro, te verdelen tussen Suez en de gemeenten.

Dit tijdelijke bondgenootschap van Suez met de Belgische gemeenten komt voor de Franse nutsgroep neer op een financiële voltreffer. Want met de opbrengst van de verkoop van Distrigas & Co kan ze de boete van 120 miljoen euro betalen, opgelegd wegens het niet betalen van een belasting op ongebruikte productiesites. Beter nog: met de opbrengst betaalt Suez ook de 250 miljoen euro die de groep moet bijdragen tot het in evenwicht brengen van de begroting.

Op die manier wordt zowel de boete aïs de bijdrage tot de begro­ting uiteindelijk betaald door de Belgische verbruikers. De winsten van deze en toekomstige operaties verdwijnen in de Parijse koffers van Suez.

Het is geen grap: bij Suez hebben ze een Commissie Ethiek. Die wordt voorgezeten door Etienne Davignon. Van burggraaf Davignon is bekend dat hij een onversaagd verdediger is van het unitaire België. Davignon stond ooit aan het hoofd van de Générale Maatschappij, de holding die in het verleden Wallonie leeghaalde. Een herhaling van die operatie, maar nu in het noorden des lands, valt niet uit te sluiten: dit keer door Suez, waarvan bestuurder Davignon persoonlijk 11.111 aandelen in portefeuille heeft.

 

In het recent verschenen boek Suez-GDF, le dossier secret de la fusion van de journalisten Joan Condijts en Feryel Gadhoum vernemen we alles over de betrokkenheid van Davignon en Frère bij de Belgische uitverkoop van Electrabel en Tractebel aan Suez.

En kijk: vorige week meldde Vlaams minister van Energie en Leefmilieu Hilde Crevits (CD&V) met zichtbare trots dat zij maar eventjes 36,8 miljoen uitstootrechten had uitgedeeld aan de zogenaamde energie-intensieve bedrijven. Zo’n uitstootrecht is 25 euro waard. Bijna de helft van de uitstootrechten ging naar Electrabel, eveneens een pronte dochter van Suez.

Wat Electrabel deed met de ook al gratis gekregen uitstootrechten voor de période 2005-2007, weten we intussen. De elektriciteitsproducent heeft die verkocht op de emissiebeurs in Londen, terwijl zogenaamde CO2-bijdragen aan de bedrijven werden doorberekend. De CREG begrootte de opbrengst van de operatie op 1,2 miljard euro.

Veelzeggend détail: de gulle uitdeling van gratis uitstootrech­ten aan de Europese industrie heeft in de période 2005-2007 de uitstoot van broeikasgassen met geen gram teruggedrongen. De internationale handel in uitstootrechten op de Londense European Climate Exchange, die is dan weer bijzonder florissant.

Voor zover wij weten heeft Suez-bestuurder Davignon de Com­missie Ethiek nog niet bijeengeroepen om zich over deze kwesties te buigen.

 

(p.3) Tijdens de met veel gedruis aangekondigde nepministerraad van afgelopen vrijdag nam de fédérale bewindsploeg wel-geteld één concrete maatregel: ze schorste de beslissing van de eigen Commissie voor de Regulering van de Elektriciteit en het Gas (CREG) over de tarieven voor gastoevoer. De regering nam het besluit, in enkele seconden tijd, zonder voorafgaand overleg met de CREG. Tijdsgebrek kan hier niet worden ingeroepen, want de regering had 30 dagen de tijd om de maatregel van de CREG aan te vechten of te schorsen.

Maar de beslissing van de CREG ging in tegen de belangen van de Franse nutsgroep Suez, die met het Italiaanse ENI onderhandelt over de verkoop van Distrigas. En dat kan een Belgische rege­ring niet hebben. (…)

 

Terwijl de Franstalige regeringspartijen voort de Belgische I uitverkoop begeleiden — want de overeenkomst met Suez was vooral een zaak van Didier Reynders en Elio Di Rupo, twee Heren die zich graag laten fêteren door de top van het Franse bedrijf – zwemt premier Yves Leterme steeds dieper de fuik in die zijn federale regering voor hem en zijn partij CD&V is geworden.

 

2008

Av C, Pas de procès pour Jean-Pierre Hansen, LB 09/01/2008

 

Le dossier « Electragate » pre­nait son envol. Dans la soirée du 19 février 2004, M. Hansen, muni de son badge, avait ouvert les por­tes d’Electrabel à deux informati­ciens venus de Lyon et à un an­cien agent secret français devenu patron d’une société de sécurité, recruté par Olivier Foll, ancien directeur de la police judiciaire parisienne et consultant de Suez. ,

Peu après, le service informati­que d’Electrabel établissait qu’à la suite d’une intrusion, un software d’espionnage avait été placé sur le PC du responsable « investor relations », Patrick De-vos. Le dossier fut mis à l’instruc­tion. Diverses préventions furent retenues dont un certain nombre ont été abandonnées en cours de procédure.                               

Officiellement, cette mission était née des craintes d’un raid hostile du groupe espagnol Iberdrola. Beaucoup d’observateurs étaient toutefois convaincus qu’elle s’inscrivait dans le con­texte de méfiance de Suez vis-à-vis de sa filiale belge, soupçonnée de visées indépendantistes.

Quoi qu’il en soit, M. Hansen a toujours affirmé avoir agi « dans l’intérêt des entreprises et de bonne foi ». « La volonté était de protéger la société contre une OPA agressive et le collaborateur ac­cusé d’indélicatesses. La chambre du conseil a considéré que c’était une infraction, tout en jugeant que cela ne justifiait pas un pro­cès public. Nous en prenons acte », a commenté, mardi, M1‘ Marc Uyttendaele, conseil de M. Han­sen.

Selon la chambre du conseil, ni Jean-Pierre Hansen, ni Patrick Quart ne disposaient du pouvoir qu’ils se sont octroyé et ils ne pou­vaient ignorer la gravité des faits commis.

La thèse d’une « opération de sécurisation informatique » n’a pas été retenue mais, compte tenu de certains aveux, la cham­bre a octroyé la suspension du prononcé à tous les inculpés.

 

J.-C.M.(avec Belga)

 

2008

La mémoire courte, LB 07/03/2008

 

AINSI  L’ACTUEL MINISTRE DE L’ÉNERGIE veut « renforcer » les pouvoirs de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG). Loua­ble intention sans doute, tout impré­gnée d’une volonté de transparence, mais comme souvent en politique la mémoire est (très) courte, il suffira que je lui rappelle quelques éléments de no­tre histoire énergétique récente. La CREG, un organisme autonome doté de la personnalité juridique, a été créée en application de la loi du 22 avril 1999 qui ouvre à la concurrence le marché de l’électricité. Cette réforme – que l’on appelle d’ailleurs la « libéralisa­tion » ! – avait été imposée par une di­rective du Conseil de l’Union euro­péenne prise en décembre 1996 sous la pression des néo-libéraux de tous bords à la sauce Verhofstadt, qui se sont attaqués successivement au télé­phone, au transport ferroviaire et aé­rien, puis à l’électricité. La CREG a « remplacé » le Comité de contrôle de l’électricité et du gaz, par lequel les partenaires sociaux assu­raient la régulation du secteur en con­trôlant strictement les entreprises d’électricité, tout spécialement en ma­tière tarifaire.

La majorité chrétienne-socialiste de l’époque, forcée de satisfaire aux pres­criptions européennes mais voulant encadrer au mieux l’ouverture du mar­ché, avait donc doté la CREG d’impor­tants pouvoirs d’initiative et de propo­sition afin de permettre au régulateur fédéral de jouer un rôle maximal tout en respectant l’esprit de la directive. C’est ainsi qu’elle pouvait préparer un programme indicatif des moyens de production, faire des études prospecti­ves sur l’approvisionnement en gaz et en électricité, autoriser la construction de moyens de production, octroyer des concessions domaniales, instruire les dossiers de fourniture, fixer des méthodes pour le traitement des amortissements, apprécier le carac­tère raisonnable ou non des coûts des opérateurs et plus généralement de leur situation financière, etc. Au cours des années ultérieures, la ma­jorité arc-en-ciel a modifié à plus de quinze reprises le dispositif légal de 1999, à chaque fois pour réduire les pouvoirs de la CREG tels qu’ils avaient été organisés initialement Toutes les compétences dont la majorité actuelle semble découvrir le grand intérêt ont été progressivement retirées du champ d’action de la CREG par les lois « éner­gétiques » successives. Faire semblant aujourd’hui de (re) dé­couvrir le rôle capital que pourrait jouer la CREG au bénéfice de tous les consommateurs, c’est évidemment une manière un peu grosse de dissimu­ler dix années d’incurie dans la politi­que énergétique […]

 

Jean-Pol Poncelet  

Ingénieur civil, ancien ministre

 

2008

Electrabel casquera 120 millions !, DH 29/04/2008

 

 Coup (et coût) très dur: 120 millions d’euros (ou 4,8 milliards d’anciens francs!) sur décision de la Cour d’arbitrage!

 

BRUXELLES Au départ, c’est sans doute du chinois. En fait, c’est très simple. Le fournisseur d’énergie Electrabel, qui pratique une politi­que qui ne correspond pas à la vo­lonté du législatif – loi du 8 décem­bre 2006- et ne s’ouvre pas suffisamment, est condamné à verser une sorte de taxe – appelée pré­lèvement – de deux fois 60 millions d’euros, soit 120 millions d’euros (ou 4,8 milliards de FB). Un vrai coup dur : la Cour constitutionnelle (ex-Cour d’arbitrage) a rejeté jeudi passé un recours en annulation d’Electrabel contre une loi de fin 2006 qui en­tend lutter contre la sous-utilisation par les fournisseurs d’énergie de cer­tains de leurs sites de production, par exemple d’électricité.

Un coup dur et un rappel sévère à l’ordre pour qui décortique cette dé­cision appelée à faire du bruit. Pour les juges, cette loi n’est entachée d’aucun vice et il convient de toute évidence de l’appliquer.

 

Electrabel parle d’une « imposition annuelle très lourde ». Ben oui ! Pré­cisé au feuillet 2 de cet arrêt n°72/2008, il s’élève en effet « après de 60 millions d’euros » par année et est à payer pour 2007 mais aussi déjà 2006, lit-on au feuillet 12. En plus, l’ex-Cour d’arbitrage balaie l’ar­gumentation d’Electrabel. L’énergéticien exprime que cette loi a pour effet d’aboutir à une sorte d’expro­priation de certains sites de produc­tion qu’Electrabel les sous-utilisant serait obligé, au fond, de céder à ses concurrents. Pour ses avocats, M » Degée et Garabedian, une telle loi méconnaît les principes essentiels de la légalité et de la sécurité juridique. Que non, rétorquent les 12 ma­gistrats de la Cour constitutionnelle : pour les présidents Melchior et Bossuyt et leurs 10 juges conseillers, Electrabel ne peut s’étonner : cette loi du 8 décembre 2006 a pour ob­jectif « d’ouvrir le marché belge de l’électricité », d’y « améliorer la concur­rence », de « contribuer à démanteler la position dominante acquise par une seule entreprise depuis des années sur le marché belge de l’électricité » et ^augmenter et moderniser à brel délai en Belgique la capacité de pro­duction qui ne répond plus à la de­mande », (quitte à l’obliger) à « mettre des sites de production d’électricité sous-utilisés ou non utilisés à la disposition de producteurs concurrents ». L’arrêt est longuement motivé : 26 feuillets.

En filigrane, les juges abordent le fond du problème et le nerf de la guerre, les « distorsions de prix sur le marché de l’électricité », en Belgique.

 

Gilbert Dupont

 

2008

Suez garde le contrôle sur Zeebrugge, in : LB 09/09/2008

 

» Publigaz et GDF Suez sont arrivés à un accord à propos de leur filiale Fluxys. » Le premier aura le contrôle sur Fluxys, le second sur le terminal gazier.

Une page de l’histoire du marché belge de l’éner­gie vient de se tourner : GDF Suez et Publigaz ont annoncé hier un accord à pro­pos de leur filiale commune, Fluxys, spécialisée dans trois ac­tivités (transport et stockage de gaz et terminal de Zeebrugge). Après des mois d’âpres discus­sions, ils sont donc arrivés à leurs fins. « Les derniers mois ont été très intenses », a reconnu Daniel Termont, le président de Publi­gaz (également bourgmestre de Gand). « Tout vient à point à qui sait attendre », a commenté Jean-Pierre Hansen, patron d’Electrabel et membre du comité de direc­tion de GDF Suez.

Il faut retenir deux éléments essentiels de l’accord conclu mardi soir. Primo, Publigaz, le holding qui regroupe les intérêts des communes dans les sociétés gazières belges, est appelé à détenir 51,28 pc de Fluxys. Pour cela, il a décidé d’exercer son droit de préemption sur les 12,5 pc (à 2600 € par action) que Suez a dû céder conformément aux remè­des imposés par la Commission européenne dans le cadre de la fusion entre Suez et Gaz de France. GDF Suez s’est aussi en­gagé à lui céder un solde de 6,25 pc (à 2680 €) d’ici décembre 2009 afin de lui permettre d’avoir la majorité de la société de trans­port de gaz. La participation de GDF Suez va ainsi revenir de 57 à 38,5 pc. A l’issue de l’assemblée de 2010, Publigaz nommera le président du conseil et aura une majorité d’administrateurs de Fluxys.

 

L’autre grand volet de l’accord concerne le terminal de Zee­brugge. Il sera logé dans la so­ciété Fluxys International con­trôlée à 60 pc par GDF Suez, 20 pc par Publigaz et 20 pc par Fluxys. GDF Suez n’a jamais caché qu’il ‘ voulait le contrôle sur le terminal compte tenu de ses ambitions d’expansion dans les lucratives / activités GNL (Gaz naturel liquéfié). Mais cela s’est compliqué quand, début juillet, Daniel Ter-mont affirmait vouloir conserver le contrôle sur le terminal.

En termes de gouvernance, les rôles semblent avoir été claire­ment définis. La gestion de Fluxys International sera confiée à Fluxys. Le président du comité de direction de Fluxys (actuelle­ment Sophie Dutordoir) sera ad­ministrateur délégué de Fluxys International. Il y aura un com­missaire du gouvernement dans Fluxys et Fluxys International.

 

Evaluation en 2010

 

Les deux parties ont égale­ment prévu de porter une atten­tion toute particulière sur quatre points qui feront l’objet d’une évaluation en 2010 : la sécurité d’approvisionnement, le côté non discriminatoire du terminal, une politique d’investissement suffi­sante et la gouvernance de Fluxys International. « Pour nous, il est clair que ces objectifs doivent être remplis », a expliqué Daniel Termont.

A noter encore qu’un projet de loi prévoit de faire descendre la part de GDF Suez dans Fluxys à 24,99 pc à fin 2009 à l’image de ce qui est fait avec Elia (gestion­naire du réseau électrique).

 

AvC

 

2009

EDF et GDF Suez s’apprêtent à contrôler le marché belge

[ 12/05/09  ]

 

Le ministre belge de l’Entreprise, Vincent Van Quickenborne, s’inquiète que les deux groupes aient le même actionnaire, « à savoir l’Etat français ».

Vincent Van Quickenborne n’est pas content. Hier après-midi, le ministre belge de l’Entreprise a demandé une enquête de la Commission européenne sur la prise de contrôle par le français EDF du numéro deux belge de l’électricité. « Le ministre a exprimé son souci par rapport à la concurrence sur le marché belge de l’électricité », a indiqué son porte-parole. Des inquiétudes notamment motivées par le fait que les deux groupes qui devraient désormais dominer en Belgique, GDF Suez et EDF, « ont tous les deux le même actionnaire, à savoir l’Etat français ».

De fait, si EDF reprend la participation de Centrica dans SPE, tel que prévu dans le cadre de leur accord sur British Energy, EDF et GDF Suez contrôleront presque totalement le marché belge.

Des « assurances politiques »

Actuellement, Electrabel, la filiale du groupe présidé par Gérard Mestrallet, détient plus des trois quarts des capacités de production dans le pays, avec 12.850 mégawatts installés (dont une partie recédée). SPE dispose de son côté de 1.700 mégawatts avec 21 sites de production en Flandre et en Wallonie. Il fournit plus de 1,5 million de clients en gaz et électricité sous la marque Luminus. Le troisième gros acteur est l’allemand E.ON, qui a bénéficié d’un échange d’actifs avec GDF Suez. Les rapports de force en termes de fourniture sont similaires, sachant qu’EDF fournit déjà des clients industriels depuis ses centrales voisines de Chooz ou Gravelines.

Pour son PDG, EDF a les « assurances politiques et juridiques » que sa prise de participation de 51 % dans SPE sera bien accueillie en Belgique. « Nous sommes un challenger bien perçu par les autorités belges », a-t-il affirmé hier. Pour Pierre Gadonneix, cette opération est une revanche. L’année dernière, il avait essayé une première fois de mettre le pied dans le capital de SPE, en achetant une participation de 25,5 % détenue par GDF Suez. Mais Centrica, déjà actionnaire, avait exercé son droit de préemption. « Le britannique sentait qu’il aurait besoin d’une monnaie d’échange vis-à-vis d’EDF pour entrer dans British Energy », selon un expert du secteur.

Avec 51 %, EDF aura donc le contrôle de SPE. Il le partagera avec les collectivités locales, qui détiennent le reste du capital. La rivalité entre GDF Suez et EDF va donc s’amplifier. Déjà très vive en France, elle existe aussi au Royaume-Uni.

T. M., Les Echos

 

Source : http://www.lesechos.fr/info/energie/4863191.htm

 

2009

in: Delta, 2, 2009, p.24

 

Energie. Enige tijd terug voorspelde een van onze medewerkers in Delta dat aïs gevolg van de inlijving van de Belgische energiemarkt door de Franse staat na de fusie van GDF-Suez, dat weldra Duitse energiebedrijven zouden manoeuvreren op de Nederlandse markt. Kwestie van het geopolitiek evenwicht te herstellen. En wat lezen wij in het Financieel Dagblad van 8 januari 2009? « Essent kiest voor Duits RWE ». De Raad van Bestuur zal weldra de Raad van Commissaris-sen en Aandeelhouders vragen om exclusieve onderhandelingen met RWE te mogen aanknopen.