Impérialisme français anti-belge

 

1995

Marché de l’ art

Philippe Farcy, La Foire vue de Paris, LB, 28/01/1995

 

Les critiques français jettent un regard sans complaisance sur le négoce belge.

« Le meuble français est quasiment absent » à la Foire des Antiquaires de Belgique à Bruxelles.

Pour Françoise de Perthuis (Libération, AAA, Gazette de Drouot): « Cette réunion équivaut à un bon salon de province française. »

 

2006

Galloy Philippe, Fin de la crise chez Dupuis, vraiment ?, LB 07/04/2006

 

Plus que centenaire, Dupuis reste un fleuron. Avec des résultats qui cartonnent

Né en 1898, Dupuis fut d’abord une imprimerie avant de devenir l’un des pionniers de la bande dessinée avec le lancement du journal « Spirou » en 1938 et un géant de la BD avec la naissance de dizai­nes de héros comme Gaston La-gaffe, Spirou, Lucky Luke, Boule et Bill, les Tuniques Bleues, Yoko Tsuno et plus récemment Kid Paddle.

L’année 1985 marque un pre­mier tournant dans l’histoire de la société. Les héritiers de Jean Dupuis revendent l’entreprise de Marcinelle au groupe Frère (CNP) et Hachette. Les nou­veaux actionnaires développent le pôle audiovisuel (production de dessins animés et de fictions)

et rachètent des sociétés dans l’édition comme « Le Ballon » (6 millions de livres pour enfants de 2 à 7 ans vendus par an). Le 24 juin 2004, à la surprise générale, la GNP (devenue depuis 1998 ac­tionnaire à 100 pc) cède ses parts, pour un gros 100 millions d’euros, à Média-Participations. Ce groupe, contrôlé par des fa­milles françaises – et notam­ment celle de l’actuel administra­teur-délégué Vincent Montagne – et des actionnaires belges (Unibra, famille Motte, etc.) ainsi que par Axa et le groupe Michelin, est né au milieu des années 80 en se lançant dans l’édition reli­gieuse. En 1989, elle fait une en­trée fracassante dans le monde des bulles en rachetant Dargaud avant de compléter son catalo­gue avec la reprise du Lombard en 1992. Premier éditeur euro­péen de BD, Média-Participa­tions a réalisé en 2005 un chiffre d’affaires estimé à 315 millions d’euros.

Sur le plan financier, l’intégra­tion dans le groupe français a plu­tôt souri à la société carolorégienne. Son chiffre d’affaires est passé de 72 à 74 millions d’euros et son bénéfice net « a bondi de 50pc par rapport à celui de 2004. C’est le meilleur résultat dans l’histoire de la maison », se félicitait encore, avant la crise en fé­vrier, l’ex-directeur général Dimi-tri Kennes. Effet des synergies, les effectifs de Dupuis (175 em­plois lors de l’arrivée des Fran­çais) ont été rabotés de 10 pc.

 

S.Vdd.