Islam, a religious and political system

Islam, a religious AND political system…

 

Analyses with texts in English, Dutch, French, German, Italian and Spanish

 

 

PLAN

 

0 History

1 Religion

2 Politics

3 Social

4 Economy

5 Justice

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in: L√©on Poliakov, Histoire de l‚Äôantis√©mitisme, 1 L‚Äô√Ęge de la foi, √©d. Calmann-L√©vy, 1981

 

 

L’ islam

(p.47-48) /Arabie, début du 7e siècle/

Ce désert était peuplé de tribus bédouines, pratiquant /aussi/ la circoncision. Elles adoraient des idoles de pierre, dont la pierre noire de la Kaaba, à La Mecque, était la plus connue.

 

(p.49) D’apr√®s la tradition musulmane, l’apostolat de Maho¬≠met s’exer√ßa d’abord pendant dix ann√©es, de 612 √† 622, √† La Mecque ; le proph√®te n’y eut que peu de succ√®s, ne recruta que quelques dizaines de fid√®les et fut en butte aux ris√©es et m√™me aux pers√©cutions des Mecquois. Il se d√©cida alors √† se transporter avec ses adh√©rents √† M√©dine (Yathrib), ville situ√©e quelques centaines de kilo¬≠m√®tres plus au nord, et peupl√©e en grande partie de tribus juives ou juda√Įsantes. L√†, son succ√®s s’affirma, et ses partisans crurent rapidement en nombre, sur un sol d√©j√† labour√© par l’enseignement monoth√©iste. (Bien que ces questions soient fort obscures, une comparaison avec les premiers succ√®s de la pr√©dication chr√©tienne, obtenus parmi les metuentes, les ¬ę pros√©lytes de la porte ¬Ľ, serait peut-√™tre de mise ici.)

Mais les Juifs de stricte ob√©dience, les docteurs locaux de la Loi dont, les appels ardents du Coran en t√©moi¬≠gnent, la caution et l’approbation morale lui apparais¬≠saient tellement essentielles, se montr√®rent sceptiques et d√©daigneux. Des d√©m√™l√©s et des escarmouches s’ensuivirent ; suffisamment puissant d√©j√† pour faire usage de la mani√®re forte, le Proph√®te d√©√ßu expulsa une partie des Juifs, et massacra avec la b√©n√©diction d’Allah le reste. Ainsi s’expliquent les contrastes du Coran, lorsqu’il traite des Juifs, les glorifiant dans certains passages (ce sont alors les ¬ę Fils d’Isra√ęl ¬Ľ), les vouant aux g√©monies en d’autres plus tardifs (ce sont alors les yahud) ; ainsi s’expliquerait aussi la substitution de J√©rusalem par La Mecque comme lieu d’orientation de la pri√®re (kibla), (p.50) et le remplacement du je√Ľne de Yom Kippour par le Ramadan.

 

(p.50) Ma√ģtre de M√©dine et de sa r√©gion, le Proph√®te s’em¬≠ploya ensuite √† amener √† composition La Mecque, sa ville natale, et √† devenir le chef th√©ocratique de l’Arabie (du reste, maints accents du Coran permettent de con¬≠clure qu’il n’√©tait gu√®re conscient d’une mission de caract√®re universaliste, et que c’est la collectivit√© arabe seule qu’il entendait faire b√©n√©ficier de son message). Dans cette entreprise, qui s’√©tendit de 622 jusqu’√† sa mort en 632, il fit preuve¬† d’√©tonnantes capacit√©s de meneur d’hommes et de strat√®ge, frappant les Mecquois sur leurs lignes de communication avec l’ext√©rieur, et les r√©duisant √† sa merci en 630. Au cours de ces campagnes, il eut cette fois affaire √† des tribus arabes chr√©tiennes et r√©ussit √† les soumettre ; ici encore, il se heurta √† leur incompr√©hension, sinon √† leurs railleries et, dans cette question √©galement, le Coran refl√®te sa d√©ception, et manifeste un changement graduel de ton.

Les derni√®res ann√©es de la vie du Proph√®te paraissent avoir √©t√© calmes et sereines. Khadija √©tait morte depuis longtemps ; il contracta, pour des raisons politiques, plu¬≠sieurs autres mariages. Il r√©gissait paternellement sa communaut√©, simple, humain et de bon conseil, accessible au dernier de ses fid√®les. Il pr√©parait une exp√©dition contre la Syrie lorsqu’il mourut subitement en 632.

Tels sont les √©l√©ments certains de la biographie du Proph√®te qu’il est possible de retirer de la lecture du Coran, ce livre tellement d√©routant pour l’entendement occidental. Sa lecture est assur√©ment rebutante pour nous, et le jugement qu’a jadis port√© Carlyle : ¬ę Un fouillis confus, rude et indigeste. Seul le sens du devoir peut pousser un Europ√©en √† venir √† bout du Coran ¬Ľ, reste toujours vrai pour nous. Mais aussi vraie est la deuxi√®me partie de la proposition : ¬ę Ce livre a des m√©rites tout autres que litt√©raires. Si un livre vient du plus profond du cŇďur, il atteindra d’autres cŇďurs ; l’art et le savoir-faire ne comptent gu√®re. ¬Ľ Livre d’authen¬≠tique inspiration religieuse, le Coran rappelle l’Ancien Testament par son aspect de guide universel, s’√©tendant √† tous les domaines de l’existence. Il est vrai que sa composition est beaucoup plus confuse et ses r√©p√©ti¬≠tions proprement interminables. (Mais ainsi que faisaient observer ses commentateurs ¬ę Dieu ne se lasse jamais de se r√©p√©ter¬Ľ.) Et tout comme l’Ancien Testament a (p.51) √©t√© compl√©t√© par la tradition, d’abord orale, de la Michna et du Talmud, le Coran l’a √©t√© par la tradition islamique du hadith, laquelle n’a √©t√© fix√©e par √©crit que sur le tard (IXe si√®cle).

Si le g√©nie de Mahomet fut de fondre et de transposer, afin de les rendre accessibles aux Arabes, les enseigne¬≠ments des deux religions rivales (J√©sus, auquel il accorde une place √©minente, est pour lui le dernier en date des grands proph√®tes), il t√©moigne souvent, nous l’avons dit, de l’ignorance de leur teneur exacte. Ainsi il croit que les Juifs, partageant √† leur mani√®re l’erreur chr√©tienne, tiennent Ezra pour le fils de Dieu ; la Trinit√© chr√©tienne se compose pour lui de Dieu, le p√®re, du Christ et de Marie (les Chr√©tiens sont pour lui des polyth√©istes), et il confond du reste Marie avec Myriam, la sŇďur d’Aaron (sourate XIX, 29) ; plus m√™me, il confond parfois ensei¬≠gnement juif et enseignement chr√©tien, et exhorte les Juifs de M√©dine √† le suivre au nom des Evangiles. Igno¬≠rance qui peut-√™tre fit sa force ; peut-√™tre le vieux Renan avait-il raison en √©crivant : ¬ę Trop bien savoir est un obstacle pour cr√©er… Si Mahomet avait √©tudi√© de pr√®s le juda√Įsme et le christianisme, il n’en e√Ľt pas tir√© de religion nouvelle ; il se f√Ľt fait juif ou chr√©tien et e√Ľt √©t√© dans l’impossibilit√© de fondre ces deux religions d’une mani√®re appropri√©e aux besoins de l’Arabie… ¬Ľ

Cherche-t-on par ailleurs √† d√©terminer la part du juda√Įsme et celle du christianisme dans l’enseignement de Mahomet, on se convainc facilement de l’influence pr√©¬≠pond√©rante du premier. Du point de vue transcendantal, le monoth√©isme rigide de l’Ancien Testament est main¬≠tenu et, si possible, affirm√© avec plus d’√©nergie encore. ¬ę II n’est de divinit√© qu’une Divinit√© unique. ¬Ľ ¬ę Impies sont ceux qui ont dit : ¬ę Allah est le troisi√®me d’une ¬ę Trinit√©. ¬Ľ ¬ę Comment aurait-Il des enfants alors qu’il ¬ę n’a point de compagne, qu’il a cr√©√© toute chose et ¬ę qu’il est omniscient ? ¬Ľ Sans rel√Ęche, le Coran mart√®le ce th√®me. Du point de vue des rites, la loi de Mo√Įse, depuis longtemps tomb√©e en d√©su√©tude chez les Chr√©¬≠tiens, tout en √©tant all√©g√©e par Mahomet, reste en vigueur dans la plupart des domaines, qu’il s’agisse de prescrip¬≠tions alimentaires et de l’interdiction de la viande de porc, des ablutions et purifications et de la r√©glemen¬≠tation de la vie sexuelle (consid√©r√©e, tout comme par l’Ancien Testament, bonne et n√©cessaire), ou du rythme des pri√®res quotidiennes et des je√Ľnes. Aux Chr√©tiens, (p.52) il n’emprunte que le culte de J√©sus et la foi en sa concep¬≠tion virginale. Mais il nie r√©solument le fait de la Cruci¬≠fixion 1.¬†¬† D’ailleurs,¬†¬† pourquoi¬†¬† J√©sus¬†¬† se¬†¬† serait-il¬†¬† laiss√© immoler ? En effet, la notion de p√©ch√© originel, √† peine j esquiss√©e dans l’Ancien Testament, et sur laquelle les Evangiles mettent si fortement l’accent, est pratiquement ignor√©e par le Coran. On voit donc que l’Islam a bien plus d’affinit√©s avec le juda√Įsme qu’avec le christianisme. Il est vrai que sur maints points on per√ßoit l’influence de tr√®s antiques traditions communes¬† aux Arabes et aux Juifs, ainsi que cela √©tait le cas pour la circoncision (que le Coran ne mentionne explicitement nulle part !), Mais l’Islam se rapproche du¬† christianisme sur un autre point. En analogie avec un classique proc√©d√© des P√®res de l’Eglise, qui cherch√®rent et trouv√®rent chez les proph√®tes bibliques l’annonce de la¬† venue du Christ, Mahomet attribue √† ces m√™mes proph√®tes, mais surtout √† Abraham et √† J√©sus, l’annonce de sa venue √† lui. (Les th√©ologiens musulmans perfectionneront la m√©thode, se r√©f√©rant parfois aux m√™mes textes que les Chr√©tiens, qu’ils sauront lire d’une mani√®re nouvelle2.) Et si les ¬ę d√©tenteurs des Ecritures ¬Ľ (Chr√©tiens comme Juifs) ne trouvent dans ces textes rien de tel, c’est qu’ils sont, les uns comme les autres, des t√©moins infid√®les, d√©ten¬≠teurs d’une demi-v√©rit√© ; car, ils en ont ¬ę oubli√© une par¬≠tie ¬Ľ, ou, ce qui pire est, ¬ę ils veulent √©teindre la lumi√®re d’Allah avec le souffle de leurs bouches ¬Ľ. Ils sont donc des faussaires, ¬ę dissimulant une grande partie de l’Ecri¬≠ture ¬Ľ. A ce point de vue, nulle diff√©rence entre Juifs et Chr√©tiens, m√™me si √† plusieurs reprises Mahomet souligne sa pr√©f√©rence pour les derniers ;¬† ils sont plac√©s sur le m√™me pied, et Allah, qui jusque-l√† a soutenu les Chr√©¬≠tiens contre les Juifs, les ch√Ętiera maintenant de la m√™me mani√®re pour leur infid√©lit√©.

 

1 La Crucifixion est une fable juive, et les Juifs sont pr√©cis√©ment bl√Ęm√©s ¬ę pour avoir dit ¬Ľ : ¬ę Nous avons tu√© le Messie, J√©sus fils de Marie, ¬ę l’Ap√ītre d’Allah ! ¬Ľ, alors qu’ils ne l’ont ni tu√© ni crucifi√©, mais que son sosie a √©t√© substitu√© √† leurs yeux ¬Ľ (sourate IV, 156). Cette interpr√©tation d√©note l’influence du Nestorianisme, avec son enseignement sur les deux natures de J√©sus-Christ, sinon celle d’autres anciennes h√©r√©sies orientales (Doc√®tes, Corinthiens, Saturniens, etc.) comportant diverses variations sur le m√™me sujet.

2 Ainsi Habakuk, III, 3-7 ; Daniel, II, 37-45 ; Isa√Įe, V, 26-30 et passim, et m√™me Cantique des Cantiques, V, 10-16. Les Evangiles sont mis √† contribution de la m√™me mani√®re.

 

(p.54) Et le ¬ę tuez les Infid√®les quelque part que vous les trouviez ; prenez-les, assi√©gez-les ¬Ľ : en un mot, la Guerre sainte, le jihad ? demandera-t-on. Certes, cela aussi se trouve dans le Coran, mais ces impr√©cations et ces vio¬≠lences sont express√©ment r√©serv√©es aux polyth√©istes, aux idol√Ętres arabes qui ne veulent pas accepter l’ordre th√©ocratique institu√© par le Proph√®te pour son peuple (ce n’est qu’√† partir des croisades que la notion de Guerre sainte fut √©tendue √† la lutte contre les Chr√©tiens). Pour ces trublions, dont l’opposition compromet son Ňďuvre, Mahomet est sans merci : pour le reste, l’Islam est par excellence une religion de tol√©rance. Rien de plus faux que de le voir, conform√©ment aux poncifs traditionnels, brisant toute r√©sistance par le fer et par le feu. Plus g√©n√©ralement, c’est une religion √† la mesure de l’homme, sachant tenir compte de ses limites et de ses faiblesses. ¬ę Cette religion est facilit√© ¬Ľ, dit la tradition musulmane ; ¬ę Allah veut pour vous de l’aise et ne veut point de g√™ne ¬Ľ, dit encore le Coran. Religion qui n’exige ni le sublime ni l’impossible, moins ardente que le christianisme √† √©lever l’humanit√© vers des hauteurs inacces¬≠sibles, moins port√©e aussi √† la plonger dans des bains de sang.

 

(p.56) Et c’est ce qui explique que l’Islam √† ses d√©buts a √©t√© consid√©r√© par les Chr√©tiens ‚ÄĒ et aussi par les pa√Įens ‚ÄĒ simplement comme une nouvelle secte chr√©tienne. Une telle conception persista en Europe √† travers tout le Moyen Age : on en retrouve les √©chos dans La Divine Com√©die de Dante, o√Ļ Mahomet est trait√© de ¬ę seminator di scandalo e di scisma ¬Ľ, ainsi que dans diverses l√©gendes o√Ļ il est pr√©sent√© comme un cardinal h√©r√©siarque, d√©√ßu de ne pas avoir √©t√© √©lu pape. On comprend mieux, dans ces conditions, l’accueil enthousiaste que les monophysites de Syrie, pers√©cut√©s par Byzance, et les nestoriens de M√©sopotamie, opprim√©s en Perse, r√©serv√®rent aux conqu√©¬≠rants, qui √©taient aussi leurs fr√®res ou leurs cousins de race.

 

(p.59)¬† Est-ce de l‚Äô√©poque des Omayades que date le statut des ‚Äėdhimmis‚Äô, des prot√©g√©s chr√©tiens et juifs, tel que les (p.60) l√©gistes musulmans le codifieront d√©finitivement un ou¬† deux si√®cles plus tard ? Ces l√©gistes aimaient √† se r√©f√©rer √† des r√©pondants antiques et v√©n√©rables, et attribuaient le statut en question au Calife Omar, deuxi√®me succes¬≠seur de Mahomet ; en r√©alit√©, il lui est certainement bien post√©rieur ;¬† quoi qu’il en soit, voici les termes et les conditions,¬† au nombre¬† de¬† douze,¬† du c√©l√®bre¬†¬† ¬ę pacte d’Omar ¬Ľ :

Six conditions sont essentielles :

Les dhimmis ne se serviront point du Coran par raille¬≠rie, ni n’en fausseront le texte,

Ils ne parleront pas du Prophète en termes mensongers ou méprisants,

Ni du culte de l’Islam avec irr√©v√©rence ou d√©rision,

Ils ne toucheront pas une femme musulmane, ni ne chercheront √† l’√©pouser,

Ils ne t√Ęcheront point de d√©tourner un Musulman de la foi, ni ne tenteront rien contre ses biens ou sa vie,

Ils ne secourront point l’ennemi, ni n’h√©bergeront d’espions.

La transgression d’une seule de ces six conditions an√©an¬≠tit le trait√© et enl√®ve aux dhimmis la protection des Musulmans.

Six autres conditions sont seulement souhaitables ; leur violation est punissable d’amendes ou d’autres p√©nalit√©s, mais n’an√©antit pas le trait√© de protection :

Les dhimmis porteront le ghiyar, un signe distinctif, ordinairement de couleur jaune pour les Juifs, de couleur bleue pour les Chrétiens,

Ils ne b√Ętiront point de maisons plus hautes que celles des Musulmans,

Ils ne feront pas entendre leurs cloches et ne liront point √† haute voix leurs livres, ni ce qu’ils racontent d’Ezra et du Messie J√©sus,

Ils ne boiront pas de vin en public, ni ne montreront leurs croix et leurs pourceaux,

Ils enseveliront leurs morts en silence, et ne feront point entendre leurs lamentations ou leurs cris de deuil,

Ils ne se serviront point de chevaux, ni de race noble ni de race commune ; ils peuvent toutefois monter des mulets ou des √Ęnes.

A ces douze conditions, si r√©v√©latrices du m√©lange de m√©pris et de bienveillance qui caract√©risait l’attitude des Musulmans envers les Infid√®les, il faut en ajouter une trei¬≠zi√®me, absolument fondamentale : les dhimmis paieront (p.61) tribut, sous deux formes diff√©rentes : le kharadj, imp√īt foncier, d√©j√† mentionn√©, et la djizyia ou djaliya, capitation √† acquitter par les hommes adultes, ¬ę portant la barbe ¬Ľ. De celle-l√† aussi, le c√©l√®bre l√©giste Mawerdi √©crivait ¬ęqu’elle est demand√©e avec m√©pris, parce qu’il s’agit d’une r√©mun√©ration due par les dhimmis en raison de leur infid√©lit√©, mais qu’elle est aussi demand√©e avec dou¬≠ceur, parce qu’il s’agit d’une r√©mun√©ration provenant du quartier que nous leur avons fait ¬Ľ.

De la sorte, une symbiose organique s’institue entre conqu√©rants et conquis, qui, sauf exceptions passag√®res, a permis, tout le long du Moyen Age, l’existence de Chr√©¬≠tient√©s et de Juiveries paisibles et prosp√®res dans toutes les r√©gions de l’Imperium islamique.

 

(p.63) Cette coexistence pacifique de religions rivales contribuait au respect de l’opinion d’autrui, et conduisait parfois aussi jusqu’au franc scepticisme. En particulier, les premi√®res tentatives de critique biblique sont bien ant√©rieures au ¬ę Si√®cle des Lumi√®res ¬Ľ puis¬≠qu’on les retrouve sous la plume de certains pol√©mistes de l’Islam. Ainsi, au xie si√®cle, l’√©rudit po√®te Ibn Hazm mettait en doute l’√Ęge des patriarches (Si Mathusalem avait v√©cu aussi longtemps que l’assure la Gen√®se, il aurait d√Ľ mourir dans l’arche de No√©, faisait-il observer), relevait maintes autres contradictions de l’Ancien Testa¬≠ment et, tout comme plus tard un Voltaire, dressait le catalogue de ses obsc√©nit√©s.

Attaquer le Coran lui-m√™me d’une mani√®re aussi ouverte aurait √©quivalu √† blasph√©mer le Proph√®te ; si les penseurs arabes ne l’ont pas os√©, ou s’il ne reste plus trace de tels √©crits, il a exist√© des auteurs, et non des moindres, qui se sont complu √† composer des imitations du Coran, dont le caract√®re iconoclaste faisait les d√©lices des initi√©s. C’est ce qu’a fait Mutanabbi, souvent consi¬≠d√©r√© comme le plus grand des stylistes arabes, ainsi que le po√®te aveugle Abou’l-Ala, prince des sceptiques de l’Orient. On objectait √† ce dernier, para√ģt-il, que son ouvrage √©tait bien fait, mais qu’il ne produisait pas l’im¬≠pression du vrai Coran. ¬ę Laissez-le lire pendant quatre cents ans dans les mosqu√©es, r√©pliqua-t-il, et vous m’en direz des nouvelles. ¬Ľ Ailleurs, Abou’l-Ala attaque toute religion en g√©n√©ral en termes tr√®s violents : ¬ę R√©veillez-vous, r√©veillez-vous, pauvres sots, vos religions ne sont qu’une ruse de vos anc√™tres. ¬Ľ On voit que la formule¬† (p.64) ¬ę religion, opium du peuple ¬Ľ poss√®de¬† des r√©pondants antiques de qualit√©…

A cette originalit√© fonci√®re de l’Islam de la grande √©poque, on peut facilement trouver des explications terre √† terre, et invoquer les pressantes raisons qui pous¬≠saient les conqu√©rants arabes √† prot√©ger les existences et les cultes des dhimtnis, laborieux agriculteurs ou arti¬≠sans, piliers de la vie √©conomique du califat : √©tat de choses qui a fini par recevoir une ¬ę cons√©cration id√©olo¬≠gique ¬Ľ. Mais je pr√©f√®re mettre l’accent sur l’autre aspect de la question, et qui, peut-√™tre, recouvre une v√©rit√© plus profonde : √† savoir, que les doux pr√©ceptes du Christ ont pr√©sid√© √† la naissance de la civilisation la plus combative, la plus intransigeante qu’ait connue l’histoire humaine, tandis que l’enseignement belliqueux de Maho¬≠met a fait na√ģtre une soci√©t√© plus ouverte et plus conci¬≠liante. Tant il est vrai, encore une fois, qu’√† force de trop exiger des hommes, on les soumet √† d’√©tonnantes tentations, et que qui veut trop faire l’ange fait la b√™te.

 

(p.66) Comment expliquer alors que le christianisme ait fini par s’√©teindre presque compl√®tement, √† travers le vaste Imperium islamique ?

 

(p.67) Des flamb√©es de pers√©cutions, d√©clench√©es par des Califes peu tol√©rants tels que Moutawakkil, ¬ę le ha√Įsseur de Chr√©tiens ¬Ľ (847-861), et surtout, un si√®cle et demi plus tard, par l’extravagant Calife d’Egypte Hakim (996-1021), entra√ģnaient de leur c√īt√© des conversions en masse. Mais les coups d√©finitifs ne furent port√©s aux Chr√©tient√©s orientales qu’√† l’√©poque des Croisades. Avant celles-ci, la d√©gradation fut tr√®s lente, et marqu√©e surtout par une baisse progressive du statut social des Chr√©tiens. D√®s le Xe si√®cle, les observations de Jahiz sur les m√©tiers respectifs des Chr√©tiens et des Juifs ne semblent plus valables. Cependant, la pr√©pond√©rance des Chr√©tiens dans l’administration durera pendant des si√®cles. Leurs adver¬≠saires assuraient que certains d’entre eux se posaient m√™me ouvertement en ¬ę ma√ģtres du pays ¬Ľ ; et qu’en pillant le tr√©sor public ils pr√©tendaient exercer une esp√®ce de droit de r√©cup√©ration. Les ul√©mas se plai¬≠gnaient am√®rement de cet ¬ę envahissement chr√©tien ¬Ľ ; au XVe si√®cle encore, l’un d’eux rappelait que ¬ę l’exercice par ces Chr√©tiens de fonctions dans les bureaux officiels est un mal des plus grands, qui a pour cons√©quence l’exaltation de leur religion, vu que la plupart des Musul¬≠mans ont besoin, pour le r√®glement de leurs affaires, de fr√©quenter ces fonctionnaires… (‚Ķ)

 

(p.68) Voici, par exemple, une apologie de l’Islam, Le Livre de la religion et de l’Empire, r√©dig√©e au IXe si√®cle par l’apostat chr√©tien Ali Tabari. Un de ses chapitres s’in¬≠titule ¬ę La proph√©tie du Christ sur le Proph√®te ‚ÄĒ que Dieu les b√©nisse et les sauve tous les deux ¬Ľ. ¬ę II est √©vident ‚ÄĒ √©crit Ali Tabari dans ce chapitre ‚ÄĒ que Dieu a accru sa col√®re contre les enfants d’Isra√ęl, les a mau¬≠dits, les a abandonn√©s et leur a dit qu’il br√Ľlerait le tronc √† partir duquel ils se sont multipli√©s, qu’il les d√©truirait ou les chasserait dans le d√©sert. Quel est mon √©tonne-ment de voir que les Juifs demeurent aveugles √† ces choses et maintiennent des pr√©tentions qui les rem¬≠plissent d’illusions et d’erreurs. Car les Chr√©tiens portent (p.69)

t√©moignage contre les Juifs, matin et soir, comme quoi Dieu les a compl√®tement d√©truits, a effac√© leurs traces de la surface de la terre et annihil√© l’image de leur nation. ¬Ľ Qu’un tel appel au t√©moignage des Chr√©tiens contre les Juifs ne d√Ľt pas √™tre isol√© est confirm√© entre autres par Jahiz, qui conclut ainsi son √©crit cit√© plus haut : ¬ę Les Chr√©tiens croient que les Mages, les Sab√©ens et les Manich√©ens, qui s’opposent au christianisme, doivent √™tre pardonn√©s tant qu’ils n’ont pas recours au mensonge, et ne contestent pas la vraie foi, mais lorsqu’ils en viennent √† parler des Juifs, ils les stigma¬≠tisent comme des rebelles endurcis, et non seulement comme des gens vivant dans l’erreur et la confusion. ¬Ľ (Cette tradition ne s’est pas tarie, bien au contraire, puisque dans les pays arabes contemporains, la propa¬≠gande anti-isra√©lienne ou antijuive, faisant fl√®che de tout bois, invoque, aux c√īt√©s de certains versets du Coran et des vieux th√®mes patristiques, non seulement des libelles pseudo-mystiques tels que les fameux ¬ę Proto¬≠coles des Sages de Sion ¬Ľ, mais aussi des arguments proprement racistes : les Juifs sont une race m√©tiss√©e, leurs vices sont inn√©s, et Isra√ęl est appel√© √† dispara√ģtre ¬ę par la loi fondamentale de la lutte pour la vie ¬Ľ. On voit que la propagande mondiale hitl√©rienne est pass√©e par l√†.)

 

(p.70) L’une des plus connues d’entre elles, celle de l’anna¬≠liste syriaque Bar Hebraeus, √©voque entre autres un massacre qui eut lieu dans l’Irak en 1285. Une bande de Kurdes et d’Arabes, forte de quelques milliers d’hommes, projetait de tuer tous les Chr√©tiens de la r√©gion de Macosil. Ceux-ci alors¬† ¬ę rassembl√®rent leurs femmes et leurs enfants, et all√®rent chercher refuge dans un castel qui avait appartenu √† l’oncle du Proph√®te, dit Nakib¬† Al-Alawiyin,¬† esp√©rant¬† que¬† les¬† brigands¬† respec¬≠teraient cet √©difice, et que leurs vies resteraient sauves. Quant au reste des Chr√©tiens, qui ne savaient pas o√Ļ se cacher, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans le castel, ils tremblaient de peur, et pleuraient √† chaudes larmes sur leur sort funeste, bien qu’en r√©alit√© ce sort frapp√Ęt d’abord ceux qui s’√©taient r√©fugi√©s dans le castel ¬Ľ. En effet, continue notre chroniqueur, malgr√© la saintet√© de l’endroit, les bandits le prirent d’assaut et pass√®rent au fil de l’√©p√©e les r√©fugi√©s, massacrant ensuite les Chr√©tiens de la ville, et s’en prenant ensuite aux Juifs, et m√™me aux Musulmans.

Ce r√©cit de Bar Hebraeus, ses plaintes et ses impr√©ca¬≠tions rappellent par maint d√©tail la chronique de Salomon bar Sim√©on, relatant comment, en 1096, des bandes de crois√©s massacr√®rent les Juifs de Worms, qui avaient cherch√© abri dans le palais de l’√©v√™que Adalbert (voir plus loin).

Mais, √† part quelques √©pisodes isol√©s de cette esp√®ce, on ne sait pas grand-chose des souffrances muettes de (p.71) ces chr√©tient√©s orientales, impossibles √† relater sous forme d’histoire coh√©rente. Un chroniqueur plus ancien, le ¬ę pseudo ¬Ľ-Denys de Tell-Mahr√©, compilant les r√©cits de ses pr√©d√©cesseurs, constate :

¬ę Quant aux temps durs et amers que nous-m√™mes et nos p√®res avons v√©cus, nous n’avons trouv√© aucune chronique √† leur sujet, ni sur les pers√©cutions et les souffrances qui nous ont frapp√©s pour nos p√©ch√©s… nous n’avons trouv√© personne qui ait d√©crit ou comm√©mor√© cette √©poque cruelle, cette oppression qui continue √† peser de nos jours encore sur notre terre… ¬Ľ

Somme toute, si on dispose de quelques √©l√©ments sur l’islamisation progressive des villes, on ignore les condi¬≠tions dans lesquelles s’est poursuivie celle des campa¬≠gnes. Parfois, on ne dispose que d’un point de d√©part et d’un point d’arriv√©e. Ainsi, dans l’Afrique du Nord actuelle, o√Ļ florissaient jadis Tertullien, Cyprien et saint Augustin, o√Ļ il y avait deux cents √©v√™ch√©s au viie si√®cle, il n’en restait plus que cinq en 1053 ; on croit que Abdel-mumin y d√©truisit vers 1160 les derniers vestiges de la chr√©tient√© indig√®ne. En Egypte, la d√©christianisation fut plus lente, et ne s’acc√©l√®re qu’en contre-coup √† la pouss√©e des crois√©s : de grandes pers√©cutions de Chr√©¬≠tiens, suivies de conversions en masse, y marquent en particulier la p√©riode du gouvernement des Mamluks, √† partir de 1250. De nos jours, les Coptes monophysites y forment un dixi√®me de la population. Une lente d√©cadence du m√™me genre s’est poursuivie en Syrie, o√Ļ le nombre de Chr√©tiens de diverse ob√©dience est actuel¬≠lement du m√™me ordre de grandeur (dans l’Irak, par contre, le christianisme nestorien s’est presque enti√®re¬≠ment effrit√© au cours du premier si√®cle de la domination arabe).

 

(p.73) Cependant, Charlemagne d√©j√†, qui s’√©tait fait cou¬≠ronner empereur √† Rome, avait fait √©vang√©liser les Saxons non par la parole, mais par le fer et le feu. Lorsque le recours au ¬ę bras s√©culier ¬Ľ s’implante d√©fi¬≠nitivement dans les mŇďurs eccl√©siastiques, lorsque, sur¬≠tout apr√®s le triomphe de Canossa, la papaut√© pr√™che la croisade, et lance les troupes chr√©tiennes √† l’assaut de la Terre sainte et de l’Orient, alors les progr√®s de l’√©vang√©lisation s’arr√™taient net. Les croisades furent-elles la grande trahison des clercs ? En fait, elles durcirent non seulement les cŇďurs des Juifs, massacr√©s par milliers par les bandes de crois√©s, mais aussi ceux des Musulmans, pieux adorateurs de J√©sus, attaqu√©s par les contempteurs acharn√©s de Mahomet. Par r√©percussion, elles conduisirent √† l’extinction presque compl√®te du christianisme en pays d’Islam ; elles marquent un apog√©e √† partir duquel l’expansion chr√©tienne a fait place √† une contraction. Ce processus, qui lui aussi s’√©tend sur pr√®s d’un mill√©naire, semble irr√©versible, surtout depuis qu’aux reculs enregistr√©s sur les fronts ext√©rieurs s’est ajout√©e, depuis plus d’un si√®cle, la retraite sur le front int√©rieur, face √† ce qu’il est convenu d’appeler la ¬ę paganisation ¬Ľ des Europ√©ens, intellectuels ou ouvriers. Sur le fond de ce mouvement de longue dur√©e, les revivals religieux, d’une g√©n√©ration √† l’autre, ne font l’effet que de retours de flamme. A l’offensive du communisme, qui, en Europe et en Asie, abat, sous nos yeux, des murs entiers de l’√©difice chr√©tien, font pendant les incessants progr√®s de l’Islam en Afrique. Tout se passe donc bien comme si le reflux du christianisme co√Įncidait avec la pr√©pond√©¬≠rance de la civilisation occidentale, comme si le paradoxe d’un message √©vang√©lique appuy√© sur la force se r√©v√©lait √† la longue √™tre ce qu’il est : une antinomie insoute¬≠nable.

 

(p.75) (‚Ķ) nombreux sont les versets du Coran consacr√©s √† la glorification des patriarches et des proph√®tes, Mo√Įse, Elie, Job ou le roi Salomon.

Par la suite, la th√©ologie de l’Islam fut √©labor√©e sur¬≠tout √† Bagdad, c’est-√†-dire dans cette M√©sopotamie qui, depuis des si√®cles, √©tait la forteresse de la tradition juive. Des Juifs convertis √† l’Islam, tels qu’Abdallah ben Salem et Kaab al-Ahbar, ont contribu√© √† en d√©terminer la forme et les m√©thodes : nous avons d√©j√† signal√© les analogies de construction entre le Talmud et le hadith. Et le folklore religieux des premiers si√®cles de l’Islam s’est abondamment aliment√© au fonds juif, aux histoires merveilleuses de la Haggada sur les patriarches et les proph√®tes ; ces l√©gendes, connues sous le titre significatif de ¬ę Israyilli’at ¬Ľ, ont conserv√© leur popularit√© jusqu’√† nos jours.

 

(p.85) De tout ce qui pr√©c√®de, il serait erron√© de conclure que le sort des Juifs en Islam fut toujours florissant. Dans la partie orientale de l’Empire, il y eut des pers√©¬≠cutions sporadiques, lesquelles du reste visaient toujours les dhimmis juifs et les dhimmis chr√©tiens √† la fois. La mieux connue, et peut-√™tre la plus cruelle, fut celle du Calife fatimide Hakim, lequel, en 1012, fit d√©truire en Egypte et en Palestine toutes les √©glises et toutes les synagogues, et interdit la pratique des religions autres que l’Islam. Il est significatif que les historiens musul¬≠mans n’ont su expliquer cette d√©cision autrement qu’en l’attribuant √† la folie qui subitement se serait empar√©e de ce Calife. Dans la partie occidentale, d’o√Ļ d√®s le XIIe si√®cle le christianisme avait disparu, tandis que le juda√Įsme prosp√©rait (disparit√© de sort qui nous rappelle combien le juda√Įsme √©tait mieux outill√© que le christianisme pour vivre sous une domination √©trang√®re), il y eut, au xiie si√®cle, sous la dynastie des Almoravides d’abord, sous celle des Almohades ensuite, des pers√©cu¬≠tions f√©roces, auxquelles, nous le verrons plus loin, les Juifs √©chappaient souvent en se r√©fugiant pour quelque temps en territoire chr√©tien (ce fut entre autres le cas pour Juda Halevi et pour la famille de Mo√Įse Ma√Įmonide). Il a √©t√© observ√©, √† ce propos, qu’il ne s’agissait pas de dynasties arabes, puisque toutes deux √©taient d’ori¬≠gine berb√®re, et que leur intol√©rance n’√©tait que l’expres¬≠sion du z√®le fervent de nouveaux convertis. L’explication vaut ce qu’elle vaut : des interpr√©tations de ce genre me paraissent plus valables dans le cas de princes apparte¬≠nant √† la secte chiite, intol√©rante de tous temps et par doctrine. On constate, en effet, que nombre d’entre les pers√©cutions connues ont √©t√© le fait de chiites : ainsi, celles du Yemen et celles qui furent end√©miques en Perse dans un pass√© r√©cent encore, ainsi que nous le verrons plus loin. Mais, surtout, ce que nous connaissons est sans doute bien plus maigre que ce que nous ignorons. Carac¬≠t√©ristique √† cet √©gard est la phrase laconique qui suit du chroniqueur juif espagnol Ibn Verga : ¬ę Dans la grande ville de Fez, une grande pers√©cution eut lieu ; mais comme je n’ai trouv√© l√†-dessus rien de pr√©cis, je ne l’ai pas d√©crite plus amplement. ¬Ľ

II semble bien que les Juifs furent englob√©s dans les pers√©cutions antichr√©tiennes d’Egypte mentionn√©es plus haut (d’apr√®s une chronique musulmane datant de cette √©poque, ils auraient m√™me suppli√© le sultan : ¬ę Au (p.86) nom de Dieu, ne nous br√Ľlez pas en compagnie de ces chiens de Chr√©tiens, nos ennemis tout comme les v√ītres¬†; br√Ľlez-nous √† part, loin d‚Äôeux.¬†¬Ľ

 

(p.89) Voici encore le Al Mostatraf, vaste encyclop√©die popu¬≠laire, sorte de fourre-tout, correspondant, √† la fois, aux ¬ę M√©mentos pratiques ¬Ľ, ¬ę R√®gles de savoir-vivre ¬Ľ et almanachs de nos parents. En divers endroits, il y est question des Infid√®les et de leurs ruses, mais sans m√©chancet√© excessive. Ainsi, on nous apprend que, pour jouer un tour aux Musulmans, un ¬ę roi de Roum ¬Ľ chr√©¬≠tien d√©cida d’abattre le c√©l√®bre phare d’Alexandrie, haut de mille coud√©es. Il s’y prit de la mani√®re suivante : il envoya en Egypte des pr√™tres, qui pr√©tendaient vouloir embrasser l’Islam : ceux-ci, de nuit, enfouissaient √† proxi¬≠mit√© du phare des tr√©sors, qu’ils d√©terraient de jour ; tout le peuple d’Alexandrie courut creuser la terre tout autour, de sorte que le phare finit par s’√©crouler. Ailleurs, il est question d’un Juif qui, pour perdre un vizir, contre¬≠nt son √©criture, et feignit d’entretenir avec les princes infid√®les une correspondance pr√©judiciable aux int√©r√™ts de l’Islam ; d√©masqu√©, il fut d√©capit√©.

Le chapitre ¬ę De la fid√©lit√© √† la foi jur√©e ¬Ľ donne en exemple le roi-po√®te juif Samawal, qui symbolisait d√©j√† cette vertu dans la po√©sie arabe ant√©islamique. Des adages mettent en garde contre les dhimmis : ¬ę Ne con¬≠fiez aucune fonction ni aux Juifs ni aux Chr√©tiens ; car, par leur religion, ce sont des gens √† pots-de-vin… ¬Ľ (cha¬≠pitre ¬ę De la perception des imp√īts ¬Ľ), ou les fl√©trissent : ¬ę En g√©n√©ral, la mal√©diction est permise contre ceux qui poss√®dent des qualit√©s m√©prisables, comme par exemple quand on dit : ¬ę Que Dieu maudisse les m√©chants ! Que ¬ę Dieu maudisse les Infid√®les ! Que Dieu maudisse les ¬ęJuifs et les Chr√©tiens!…¬Ľ (chapitre : ¬ęDe savoir se taire ¬Ľ). Le chapitre traitant des √©pigrammes contient celui qui suit ¬ę … il arrive tr√®s souvent qu’une pi√®ce de bois soit fendue en deux : la moiti√© pour servir √† une mosqu√©e, et ce qu’il en reste est employ√© aux latrines d’un Juif ! ¬Ľ On voit qu’il y a de tout, dans notre encyclo¬≠p√©die.

 

(p.98) ¬ę¬†Oll√©¬†¬Ľ¬†: une translit√©ration d‚ÄôAllah

 

(p.104) En 1066, au cours d‚Äôune br√®ve insurrection populaire, Joseph ibn Nagrela fut crucifi√© par la foule d√©cha√ģn√©e, et un grand nombre de Juifs furent assassin√©s¬†; il semble que les survivants durent quitter pour quelque temps Grenade.

 

(p.112) En Andalousie, l’√Ęge d’or ne devait plus durer longtemps. En 1147, elle fut envahie par les Almohades du Maroc intol√©rants, sectaires, imposant l’Islam de force, et ceux des Juifs qui ne se r√©sign√®rent pas √† la condition humili√©e et dangereuse de l’Anoussiout durent la quitter pour les cieux plus cl√©ments de la Castille, de l’Aragon et de la Provence. On est mal ren¬≠seign√© sur le sort de ceux qui rest√®rent ; aucun historien ne s’est encore pench√© sur leurs vicissitudes. D’une part, d’apr√®s une chronique arabe, ils jou√®rent un r√īle de premier plan, quinze ans plus tard, au cours d’une insurrection avort√©e contre le r√©gime des Almohades. De l’autre, Ibn Aknin (le disciple pr√©f√©r√© de Ma√Įmonide) assure qu’ils faisaient de grands efforts pour complaire aux Almohades, et continu√®rent m√™me √† suivre les rites de l’Islam lorsque la contrainte prit fin ; mais que malgr√© cela, m√©pris√©s, ils ne trouv√®rent pas gr√Ęce aux yeux des Musulmans. Effectivement, √† deux reprises, au d√©but du xiie si√®cle, le port d’un insigne distinctif fut impos√© √† ces convertis. On peut supposer qu’ils ont constitu√© une sorte de communaut√© √† la fois juive et musulmane, sem¬≠blable aux sectes que nous avons d√©crites au chapitre pr√©c√©dent. Ce qui pourrait expliquer comment Ibrahim ou Abraham ibn Sahl, de S√©ville, ait pu √™tre en m√™me temps le chef de la communaut√© juive et l’un des po√®tes arabes les plus connus et les plus licencieux de son √©poque.

 

(p.114) Tandis que dans l’Europe proprement chr√©tienne les croisades marquent le d√©but d’une d√©gradation des Juifs, et, d’une mani√®re tr√®s imm√©diate, contribuent √† cette d√©gradation, dans une Espagne fortement isla¬≠mis√©e, la Reconquista, au cours d’une premi√®re et longue p√©riode, favorise en effet un essor du juda√Įsme qui fut sans √©gal dans l’histoire de la dispersion. C’est que la Reconquista, qui fut une croisade permanente longue de huit si√®cles, fut, en m√™me temps, surtout √† ses d√©buts, tout autre chose que cela. Avant d’en venir √† notre sujet proprement dit, il importe donc d’√©clairer la toile de fond, d’√©voquer bri√®vement l’√©pop√©e mill√©naire qui, m√™l√©e sourde et incoh√©rente √† son commencement, allait devenir la gesta Dei per Hispanos, la croisade r√©alis√©e dans tous ses buts (contrairement aux croisades d’Orient; mais c’est peut-√™tre la logique interne d’une croisade men√©e √† son aboutissement, c’est-√†-dire le paradoxe d’une qu√™te assouvie, qui conduisit alors √† la pers√©cution d’une partie de l’Espagne par l’autre, ainsi que nous le verrons plus loin).

Cependant, les Chr√©tiens d’Espagne combattent sous (p.115) l’√©gide d’un patron tut√©laire, saint Jacques, dont la d√©pouille mortelle aurait √©t√© miraculeusement transpor¬≠t√©e de Palestine √† Saint-Jacques-de-Compostelle, √† l’extr√©¬≠mit√© nord-ouest de la P√©ninsule. Dans le r√©seau de l√©gendes qui se tisse autour de la figure de ce doux ap√ītre, celui-ci devient √† la fois le fr√®re cadet ou m√™me le double de J√©sus, et un chevalier √† la blanche armure, en imitation, peut-√™tre, de la figure belliqueuse de Mahomet. Le sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle devient bient√īt l’un des principaux lieux de p√®lerinage pour toute l’Europe carolingienne, et, de la sorte, les influences de la jeune culture chr√©tienne commencent √† contrebalancer celles du califat de Cordoue, aidant les populations de la Castille ou de l’Aragon √† mieux prendre conscience de leur chr√©tient√©. Ainsi s’amorce une lente √©volution qui transformera la m√™l√©e confuse en ¬ę guerre divine ¬Ľ, conception qui sera alors r√©troactivement pro¬≠jet√©e sur l’entreprise en son entier, en m√™me temps que son incarnation d’√©pop√©e, le Cid Campeador, est promu au rang de paladin de la Foi (ce que sa biographie ne semble gu√®re confirmer). Evolution √† laquelle ont forte¬≠ment contribu√© les moines (clunisiens surtout) et les chevaliers d’outre-Pyr√©n√©es, qui, au xie si√®cle, en nombre toujours croissant, viennent, les uns, r√©former la vie religieuse espagnole, les autres, pr√™ter main-forte aux combattants (¬ęLes pr√©croisades¬Ľ). Mais leur influence fut lente √† s’exercer en profondeur. Il est caract√©ristique que l’acte qui exprime par excellence l’esprit des croi¬≠sades, le vŇďu et la prise de croix, ne p√©n√©tra que relati¬≠vement tard dans les mŇďurs des chevaliers espagnols : il ne devint fr√©quent qu’au d√©but du xme si√®cle. De m√™me, ce n’est qu’en 1212 que les rois chr√©tiens d’Espa¬≠gne, passant sur leurs vieilles discordes, surent conclure une alliance g√©n√©rale contre les Musulmans : la victoire d√©cisive de Las Navas en r√©sulta. Et il semble bien √©tabli que les grands ordres militaires qui, plus tard, jou√®rent dans l’histoire espagnole un r√īle si important, ceux de Saint-Jacques, d’Alcantara et de Calatrava, ne furent aucunement une cr√©ation originale, mais une imitation des ordres de Terre sainte.

 

(p.119) Le statut juridique de la ¬ę nation juive ¬Ľ √©tait √† l’√©po¬≠que sensiblement le m√™me que celui de la ¬ę nation chr√©¬≠tienne ¬Ľ. Dans les faits, les Juifs prenaient place sur l’√©chelle sociale aussit√īt apr√®s les rois et les seigneurs, rang qui leur √©tait assur√© par la grande importance et vari√©t√© de leurs fonctions socio-√©conomiques. Commerce, industrie et artisanat se trouvaient entre leurs mains pour la plus large part. La Reconquista, avec ses d√©vas¬≠tations, entra√ģnait la ruine des manufactures, l’abandon des mines d’argent et de m√©taux ; ils les relev√®rent. Dans les territoires conquis, ils donn√®rent un grand essor √† la viticulture, traditionnellement trait√©e avec d√©faveur en pays d’Islam. Propri√©taires terriens, ils veillaient eux-m√™mes √† la mise en valeur de leurs terres.

 

 

 

1 Religion

 

 

general

 

 

 

Leyers Jan, Twijfel is bij moslims het zeldzaamste goed, DS 22/09/2007

 

De heilige stad / = Mekka/ is verboden terrein voor niet-moslims. (…)

 

Ik heb ooit een de¬≠bat geleid over de toetreding van Turkije tot de Europese Unie. Bleek dat de grootste verdediger van de toetreding nog nooit een roet in Turkije had gezet.’ (‚Ķ)

 

 

2. De Koran

 

De moslims leven onder de koepel van “koranische zekerheden”. [zoals mijn Turkse gids mij toevertrouwde: hier wordt niet van u verwacht dat u te veel nadenkt, want alles staat in de Koran. Tijdens mijn reis heb ik ontdekt dat twijfel in de wereld van de islam het zeldzaamste goed is.’ ‘ ‘Terwijl de basis van het moderne Westen is gelegd op het moment dat we aan alles begonnen te twijfelen: aan het bestaan van God, aan de evidentie dat de aarde plat is en dat de zon rond de aarde draait.’

‘In het Westen weerklinkt de meeste twijfel juist in de woorden van de geestelijken. Kardinaal Danneels twijfelt veel meer dan de moraalfilosoof Etienne Ver¬≠meersch, die in acht punten kan bewijzen dat God niet bestaat. Ik ken geen enkele geestelijke die vandaag zoals Augustinus of An-selmus een logisch bewijs van het bestaan van God kan formuleren. Ik hoor alleen maar schuchtere stemmen over de aanwezigheid van God. Nochtans is een overtuigd katholiek toch iemand die eerst door een geloofscrisis is gegaan vooraleer hij dan toch voor God heeft gekozen.’

 

‘Op het gevaar af te veralgemenen: in de moslimwereld ervaar je dat niet. De fundamenten liggen vast. Zelfs op de grote universiteiten. Je kunt je toch niet voorstellen dat de rector van de Katholieke Universiteit van Leuven zou verkondigen dat alle wetenschappelijke kennis in het evangelie staat. De vrijdenkers-athe√Įsten die ik onderweg ben tegengekomen, zijn op √©√©n hand te tellen.’ ‘Toch kunnen we heel veel van hen leren. De samenleving is er veel warmer, socialer en solidairder. Als je in Ca√Įro op de hoek van de straat gaat staan, dan komt er binnen de vijf minuten iemand vragen of je thee wilt. Als je die aanneemt, vraagt hij je gegarandeerd mee naar huis om samen te eten. Probeer dat maar eens in Antwerpen zonder om te komen van honger en dorst.’ ‘Bovendien is het ook heel rustgevend om een boel vragen niet te hoeven stellen. Een absoluut geloof bespaart je veel existenti√ęle ellende. Wij moeten, elk voor zich, van nul af de zin van het leven verzinnen, met depressies en zelfmoordpogingen tot gevolg. Dat probleem heb je in de islamwereld veel minder.’

 

muezzin

 

Leland John, Prayer call (…) on Michigan town, IHT 06/05/2004

 

In Hamtrack (Michigan), the al-Islah Islamic Center petitioned to broadcast its call to prayer, or azan, over an outdoor loudspeaker.

The City Council approved it .

But people of that city of 23,000 near Detroit don‚Äôt want ¬ę¬†to be told that Allah is the true and only God five times a day, 365 days a year.¬†¬Ľ

 

minaret

in : EL PAIS, 13/05/2007

 

La derecha suiza impulsa la prohibition de los minaretes

 

La iniciativa considéra las torres de las mezquitas como una imposition del islam

rodrigo CARRIZO. Ginebra

 

“No a los minaretes para predicar la yihat‚Äô. Asi resumia Christoph Blocher, consejero federal (minis¬≠tre) de Interior de Suiza, en una entrevista publicada el domingo pasado, la iniciativa presentada por su partido, el derechista SVP-UDC, para prohibir la construcci√≥n de minaretes de las mezquitas en Suiza. Su objetivo es que el proyecto,¬† tambi√©n¬† suscrito¬† por la Union Democr√°tica F√©d√©ral, sea sometido a referendum.¬†¬†¬†¬†

 

Blocher explic√≥ igualmente en ‘¬†¬† la entrevista su proyecto de “Contrato de integraci√≥n” destinado “a lograr que los musulmanes ¬†se adapten a Suiza, y no a la inver¬≠sa”. Los que no est√©n de acuerdo deberian, en su opinion, abandonar el pais. Seg√ļn datos oficiales, la poblaci√≥n musulmana de Suiza se ha triplicado en los √ļltimos 20 anos.

 

Seg√ļn Ulrich Schluer, vicepresi-dente del comit√© que presenta la controvertida ley de los minaretes, “esta construction es el simbolo de la pretensi√≥n del islam de poner el orden religioso por encima de las leyes”.

 

En su edici√≥n de ayer, el diario de Ginebra Le Temps alertaba de las denuncias que este proyecto antiminaretes ha suscitado en me-dios de comunicaci√≥n del mundo arabe como las cadenas de televi¬≠sion Al Yazira, Al Hayat o Al Ara-biya. Entre otras medidas, estos medios llaman a “un posible boi-coteo de los bancos suizos” en lo que para los analistas del diario suizo “trae a la memoria ecos de la crisis de las caricaturas de Mahoma”.

 

Por su parte, el islam√≥logo sui¬≠zo de origen egipcio Tariq Rama¬≠dan coment√≥ en un debate televisivo que “desde el punto de vista de la pr√°ctica religiosa el minarete no es imprescindible”. El controverti-do escritor destac√≥ que en el mun¬≠do isl√°mico “hay numerosos casos de mezquitas sin minarete”. En el mismo programa televisivo, altos cargos de la UDC af√Įrmaron que el minarete no es otra cosa que “el simbolo imperialista de la domina¬≠tion musulmana”.

 

Centre isl√°mico

 

La pol√©mica llega en el mismo momento en el que la comunidad isl√°mica suiza presenta un proyecto pa¬≠ra crear en 2008, “el mayor centre isl√°mico de Europa” en las afueras de Berna, lo que ha afiadido leria al debate. “Es interesante averiguar quien esta detr√°s de este proyecto y quien va a financiarlo”, comenta-ron politicos de la SVP-UDC. Con un costo estimado de entre 40 y 50 millones de euros, no son pocos los dedos que senalan disimuladamente a Arabia Saudi y su conocida politica de financiaci√≥n de centres que expandan su vision wahabi del islam, la mas ortodoxa.

 

Por su parte, numerosos exper¬≠tes en derecho constitucional y juristas ponen en duda la compatibilidad de la iniciativa antiminaretes con los compromisos internacionales de Suiza. Seg√Ľn Giusep Nay, ex presidente del Tribunal Fede¬≠ral, esta medida s√©ria contraria a la Convention europea de Derechos del Hombre, suscrita por Sui¬≠za. Alain Rebetez, analista del semanario L’Hebdo, asegura: “Es seguro que podr√°n llegar a recoger las 100.000 firmas necesarias para el lanzamiento de esta iniciativa, pero pondria las manos en el fuego porque la ley no va a pasar”.

 

minaret

Lamfalussy Christophe, Suisse / Une pétition contre les minarets, LB 18/07/2007

 

La neutralit√©, c’est plus s√Ľr

 

Les promoteurs de la p√©tition estiment que le minaret n’a plus de fonction religieuse, si ce n’est, dans certains pays, de permettre, au muezzin de faire l’appel √† la pri√®re. Ils sont contredits par l’√©v√™que de B√Ęle, Kurt Koch, qui a pris la d√©fense de la communaut√© musulmane. “Un minaret est, pour un musulman, un signe identitaire. Si on disait √† uneEglise chr√©tienne que son √©glise devait √™tre priv√©e de tour… “, s’est demand√© l‚Äô√©v√™que de B√Ęle.

La p√©tition suisse a suscit√© une r√©action tr√®s vive d’Omur Orhun, charg√© par l’OSCE de combattre l’intol√©rance et la discrimination contre les musulmans : “Je suis sid√©r√© de voir que de telles choses se produisent en Suisse, un avocat de la protection des droits de l’homme ailleurs dans le monde […]Les minarets font partie des mosqu√©es, comme les cloches, des √©glises. Et toutes figurent dans l’h√©ritage commun de l’huma¬≠nit√©”.

 

 

 

 

2 Politics

 

 

 

Berns Dominique, Paul Berman /intellectuel new-yorkais/¬†: ¬ę¬†L‚Äôislamisme est un totalitarisme¬†¬Ľ, LS 14/07/2003

 

Paul Betman¬†: Certains pensent que cette guerre /= celle en Irak/ s’explique par la volont√© am√©ricaine de mettre la main sur le p√©trole ou d’obtenir des avantages √©conomiques pour l’empire ; ou par des machinations patriotiques de George W. Bush. C‚Äôest faux. A l’origine de cette guerre, on trouve avant tout les attaques du 11 septembre, elles-m√™mes provoqu√©es par l’ascension d’un mouvement de type fasciste dans de grandes parties du monde arabe et musulman.¬† (‚Ķ)

 

A mes yeux, le danger venait et vient toujours d’une pouss√©e totalitaire plus large dans le monde arabe et musulman. Le r√©gime Baas irakien en √©tait une variante ; Al-Qa√Įda en est une autre. Il n’est pas possible de provoquer la d√©faite de l‚Äôune d‚Äôelles sans abattre le mouvement dans sa totalit√©, de m√™me qu’il n’aurait pas √©t√© possible de provoquer la d√©faite de Hitler sans √©liminer egalement P√©tain, Mussolini, la Garde de Fer en Roumanie, etc. Au Moyen-Orient, la situation n’est pas exactement similaire √† celle de l’Europe dans les ann√©es fascistes ; n√©anmoins des multitudes souscrivent √† des id√©es parano√Įaques, √† une vision apocalyptique d’une utopie future et au culte de la mort de masse. Saddam Hussein a encourag√© les attentats suicides en Palestine et en Isra√ęl ; dans sa guerre contre la variante rivale de totalitarisme musulman en Iran, il est responsable de la mort d’un million de personnes ; durant l’insurrection de 1991, il a tu√© des dizaines de milliers de personnes ; il a tu√© des centaines de milliers de Kurdes ; il a utilis√© des armes de destruction massive dans le¬† pass√© ; nous savons qu’il avait lanc√© un programme important pour cr√©er des armes nucl√©aires. Nous avions de bonnes raisons de le craindre et de penser que l’Irak √©tait l’endroit o√Ļ l’on pouvait engager le combat contre le mouvement totalitaire et o√Ļ celui-ci pouvait commencer √† √™tre vaincu.

 

DB¬†: Vous n’accordez pas la moindre consid√©ration √† la solution europ√©enne, qui constituait √† lever progressivement les sanctions, √† normaliser les relations √©conomiques et politiques avec l’Irak…

 

PB¬†: Cela fut la solution am√©ricaine pendant 20 ans. Avec des r√©sultats catastrophiques. Durant les 20 derni√®res ann√©es, des millions de gens ont √©t√© tu√©s : un million dans la guerre Iran-Irak, un million et demi √† deux millions au Soudan, une centaine de milliers en Alg√©rie, des dizaines de milliers au Liban dans les ann√©es 80, et ainsi de suite – l’ √©chelle est comparable √† celle du totalitarisme europ√©en √† son pire moment. Des attentats visaient les Etats-Unis depuis 1983. Cette ann√©e-l√†, au Liban, le Hezbollah, un mouvement islamiste, a r√©alis√© un attentat contre les Am√©ricains et un autre contre les Fran√ßais, probablement avec le soutien du parti Baas syrien – ce qui sugg√®re qu’une collaboration entre les islamistes et le parti Baas a toujours √©t√© possible. Les attentats ont continu√© pendant 19 ans avant que le 11 septembre 2001, l’ Am√©rique n’ouvre les yeux.

 

DB¬†: Que le r√©gime de Saddam Hussein ait √©t√© totalitaire, c’est entendu. Mais peut-on dire, ainsi que vous le faites dans ” Terror and Liberalism ” (Norton, 2003), que l’islamisme est un totalitarisme ? Khomeini, √† l’instar des islamistes d’aujourd’hui, n’√©tait-il pas per√ßu comme un fant√īme du Moyen Age ?

 

PB¬†: C’est une erreur. L’islamisme a la structure id√©ologique de tous les mouvements totalitaires, et sp√©cialement du fascisme, En 1922, Mussolini marcha sur Rome afin de ressusciter l’Empire romain, mais sa vision du pass√© antique √©tait moderne, futuriste, un peu ¬ę¬†sci-fi ¬Ľ (NDLR : science-fiction). De m√™me, le Troisi√®me Reich se voulait l’h√©ritier du Saint Empire Romain et de l’Empire Romain, que Hitler voulait ressusciter dans une version aryenne allemande, mais ce saut dans le pass√© devait √©galement √™tre un saut dans le futur. En 1928, le mouvement islamiste moderne fut fond√© en Egypte afin de ressusciter le califat du VIIe si√®cle. Mais le saut dans le pass√© des Fr√®res Musulmans se voulait aussi un saut dans le futur. C’ √©tait une vision technologique, scientifique ; la base sociale des Fr√®res Musulmans en Egypte a toujours √©t√© des techniciens, des ing√©nieurs, des gens instruits, des gens jouant un r√īle moderne dans la soci√©t√©. La doctrine de l’ayatollah Khomeini (NDLR : le leader de la R√©volution iranienne) √©tait influenc√©e par les id√©es de la gauche europ√©enne, notamment celles de Fanon (1) et pouvait se pr√©senter comme une variante islamique du mouvement

r√©volutionnaire du tiers-monde, qui ailleurs prenait une forme marxiste ou socialiste la√Įque.

 

DB : Et Ben Laden ?

 

PB¬†: Il en va de m√™me avec lui. Dans ses premi√®res vid√©os apr√®s le 11 septembre, il est v√™tu √† la mode du pass√©, assis sur un rocher, et cependant, un micro est bien en vue et son message n’est pas √©crit sur un parchemin, mais film√© sur une cassette vid√©o. Ces aspects modernes, technologiques ne sont pas fortuits, ils font partie du message. Souvenez-vous que la cassette audio √©tait l’arme de propagande principale des ayatollahs iraniens. Ben Laden offre exactement ce que chacun de ces autres leaders a offert : le saut dans le pass√© qui doit aussi √™tre un saut dans le futur. Et la structure de ce double saut est √©galement bas√©e sur une vision parano√Įaque de la politique mondiale dans laquelle le peuple de Dieu est attaqu√©, dans un affrontement cosmique, par des ennemis int√©rieurs et par des ennemis ext√©rieurs, sur une vision apocalyptique de la fa√ßon dont l’objectif r√©volutionnaire utopique sera atteint.

 

DB¬†: Comment expliquez-vous que des gouvernements occidentaux ont cru pouvoir utiliser les mouvements islamistes – notamment les Etats-Unis, en Afghanistan notamment…

 

PB¬†: C’√©tait √©videmment une erreur spectaculaire, qui devrait nous rappeler les erreurs commises dans les ann√©es 30 face √† Hitler. Partout en Europe, des gens qui n’√©taient pas nazis, quient √©taient oppos√©s au nazisme, aveugles, notamment des gens de gauche. L’ exp√©rience belge est parlante : le POB de Henri de Man…

 

DB¬†: De Man se convertit √† l’ ordre nouveau ” (2), ce qui ne fut pas le cas de la majorit√© des membres du POB…

 

PB¬†: C’est exact. Mais il y eut des gens comme De Man dans chaque pays. La France a eu Paul Faure (3). Et les Etats-Unis avaient virtuellement d√©sarm√© apr√®s la Premi√®re Guerre mondiale ; leurs entreprises ont poursuivi le commerce avec l’ Allemagne de Hitler jusqu’√† l’entr√©e en guerre. Si bien que l’ Am√©rique entra en guerre tardivement, alors qu’une grande partie des d√©g√Ęts avait d√©j√† √©t√© commise. (‚Ķ)

 

DB¬†: Vous en appelez √† un ” nouveau radicalisme “. Quel est votre message √† la gauche europ√©enne ?

 

PB¬†: La grande trag√©die, c’est que la gauche europ√©enne n’a pas jou√© un r√īle utile. Pire, je crois qu’elle suit le m√™me chemin que les paul-fauristes, que Henri de Man – ce qui ne signifie pas qu’elle devienne fasciste elle-m√™me. L’internationalisme antifasciste que j’appelle de mes voeux est un antifascisme de gauche, capable d’√©pouser les id√©aux de la solidarit√© d√©mocratique, de la justice sociale et de la coop√©ration internationale. Ce ne sont pas les

principes des néoconservateurs.

 

 

 

Buruma Ian, Wat jihadstrijders, nazi-ideologen en Japanse kamikazepiloten bindt : het gif van het Westen, in : NRC14/02/2004

 

Met dat probleem kampte een groep prominente Japanse intellectuelen die in 1942 in Kyoto bijeenkwamen. Ofschoon de aanval op Pearl Harbor formeel niet de reden voor de conferentie vormde, ging het er in feite wei om een ideologische rechtvaardiging te vinden voor Japans missie om de westerse macht in Azi√ę te verpletteren. Het onderwerp van het debat WAS ‘hoe het moderne de baas te worden’. Moderniteit werd geassocieerd met het Westen, met name het westerse imperialisme.

 

Allen waren het erover eens dat cultuur dat wil zeggen de traditionele Japanse cultuur –¬† spiritueel en diepzinnig is, terwijl de moderne beschaving oppervlakkig is, zonder wortels, en fnuikend voor eht scheppend vermogen. Het Westen, speciaal de Verenigde Staten, was een kille, mechanische wereld, een machinebeschaving zonder geest of ziel, een oord waar mensen zich vermengden tot bastaardrassen. Een holistische, traditionele Ori√ęnt, verenigd onder en goddelijk Japans keizerlijk bewind, zou het spirituele welzijn van de warme organische Atlantische gemeenschap herstellen.

De strijd ging, zoals een van de deelnemers het formuleerde, tussen Japans bloed en westers intellect.

 

Exact dezelfde terminologie was eerder gebuikt door anderen, op andere plaatsen en in andere tijden. Eind achttiende, begin negentiende eeuw hadden Duitse romantici zich tegenover de universalistische pretenties van de Franse Verlichting, de Franse Revolutie en de invasie door de napoleontische legers beroepen op bloed, bodem en de volksgeest. In de negentiende eeuw werd deze notie van een nationale ziel in Rusland overgenomen door de slavofielen, die er de ‘westerlingen’ – de Russische voorvechters van liberalisering – mee bestookten. Ook het communisme (vooral onder Stalin), hoewel een bastaardkind van de Verlichting en de Franse Revolutie, was een gezworen vijand van het westerse liberalisme en het ‘wortelloze kosmopolitisme’. Vele islamitische radicalen hebben hun anti-westerse idee√ęn ontleend aan Rusland en Duitsland. De grondleggers van de Ba’ath-partj in Syri√ę bestudeerden gretig de vooroorlogse Duitse rassentheorie√ęn. Jalal Al-e Ahmad, een invloedrijke Iraanse intellectueel uit de jaren ’60, verzon de term ‘westoxificatie’ voor de giftige invloed van de westerse beschaving op andere culturen. ook hij was een bewonderaar van de Duitse denkbeelden over Blut und Boden.

 

(‚Ķ) Dat anti-Amerikanisme, antizionisme, antisemitisme enalgehele vijandigheid jegens het Westen vaak gedeeltelijk samenvallen, is geen toeval. Zelfs in Japan, een land waar de joden geen rol spelen, opperde een van de deelnelmers aan de conferentie in Kyoto in 1942 dat de oorlog tegen het Westen een oorlog was tegen de ‚Äėgiftige materialistische beschaving’ die was gebouwd op de financi√ęle macht van joodse kapitalisten.

 

Tegelijkertijd gaven-Europese antisemieten – niet alleen in nazi-Duitsland – de joden de schuld van het bolsjewisme. Zowel het bolsjewisme als het kapitalisme is een universalistisch stelsel in de zin dat het geen nationale, raciale of culturele grenzen erkent. Aangezien de joden van oudsher door de verdedigers van de zuiverheid worden beschouwd als de buitenstaanders bij uitstek, de archetypische ‘wortelloze kosmopolieten’ , is het geen wonder dat zij ook worden beschouwd als de voornaamste dragers van het virus van het universalisme. De joden hadden trouwens alle reden om zich aangetrokken te voelen tot denkbeelden als gelijkheid voor de wet, secularisatie van de politiek, en internationalisme, hetzij van socialistische ofkapitalistische signatuur.

 

(…) Zowel in de islam als in het oudejodendom is het aanbidden van valse goden de grootste religieuze zonde, Het Westen, zoals de islamisten het zien, aanbidt de valse goden van het geld, de seks en andere vleselijke lusten. Het is een barbaarse wereld, waarin de gedachten, wetten en verlangens van de mens de plaats hebben ingenomen van het koninkrijk Gods.

 

De term voor deze toestand isjahiliyya, dat betekenissen heeft als ‘afgoderij’ ‘religieuze onwetendheid’ en ‘barbarendom’ Toegepast op de pre-islamitische Arabieren betekent het ‘onwetendheid’: de mensen aanbaden andere goden, omdat zij niet beter wisten.Maarhet nieuwejahiliyya, in de betekenis ‘barbarendom’, is overal, van Las Vegas en Wall Street tot in de paleizen van Riad, In de ogen Van een islamist is alles wat niet zuiv er is , wat niet to t het koninkrijk Gods behoort, per definitie barbaars en moet worden vernietigd.

 

Zoals de voornaamste vijanden van de Russische slavofielen de Russen waren die het land wilden verwestersen, zo richten de islamisten zich allereerst tegen de liberalen, hervormers en seculiere heersers in hun eigen samenlevingen, Dat zijn de barbaarse smetten die met bloed moeten worden uitgewist. Maar de bron van het barbarendom dat Saoedische prinsen en Algerijnse intellectuelen net zo goed heeft verleid als de hoeren en pooiers van New York ‚Äď en in zekere zin zijn alle ongelovigen hoeren en pooiers – is het Westen, En daarom heeft men het Westen de heilige oorlog verklaard.

 

 

 

Delvaux A. (Theux), Notre histoire n’est pas sujette a revision, LB, s.d.

 

Je suis effar√© de lire la prose d’un docteur d’ Arlon, parue le 3 avril, au sujet du racisme.

La hantise du racisme fait vraiment dire n’importe quoi.

Si je souscris enti√®rement √† son souhait de voir r√©√©crire l’histoire d’une mani√®re plus objective, je trouve les exemples qu’il cite tr√®s mal choisis et d√©plac√©s.

 

Est-ce vraiment du racisme que de rappeler certains faits ?

Les Sarrasins n’ ont-ils pas envahi toute l’Espagne¬†? N’ont-ils pas √©t√© arr√™t√©s √† Poitiers par Charles Martel ? Charlemagne n’a-t-il pas d√Ľ se d√©fendre contre eux ? Toute l’Italie n’ a-t-elle pas √©t√© sujette √† des raids constants des Sarrasins ? N’ a-t-il pas fallu sept si√®cles pour lib√©rer l’Espagne ? Et Constantinople n’a-t-elle pas d√Ľ subir des attaques permanentes des musulmans, jusqu’√† tomber finalement ? Et au XVIe si√®cle, n’ont-ils pas envahi tout le Sud-Est europ√©en pour √™tre arr√™t√©s sous les murs de Vienne ? Et la “poudri√®re des Balkans” n’est-elle pas toujours une cons√©quence de ces invasions ? Et enfin les Croisades, pourquoi si ce n’√©tait pour sauvegarder un acc√®s des chr√©tiens √† J√©rusalem, acc√®s qui existait depuis mille ans ?

Comment le docteur Delisse veut-il r√©√©crire cette histoire ? Cette “histoire √©v√©nementielle, celle des rois et de leurs (!) guerres”, ce fut celle de nos a√Įeux et c’est la n√ītre. Elle n’est pas sujette √† r√©vision.

 

Cette bonasserie, qui frise le masochisme, heurte et inquiète un grand nombre de nos concitoyens.

Qu’on puisse s’extasier sur les beaut√©s de la mosqu√©e d’Omar ou sur celles de tapis d’Orient, cela est une autre histoire qui n’est contest√©e par personne.

Enfin, est-ce vraiment trop demander √† tous ceux qui pr√īnent une ouverture √† l’Islam de demander au moins la r√©ciprocit√© en faveur des chr√©tiens pers√©cut√©s en Alg√©rie, en Irak et Iran, au Soudan et en Egypte ?

 

Quand ouvrirons-nous nos yeux ?

 

 

 

in : R.E., 72, 2007, p.20

 

L’EUROPE EST DAR EL SUHL

 

Quel homme sens√© pourrait bien s’opposer au fait que les musulmans disposent d’un carr√© s√©par√© o√Ļ leurs morts seraient ensevelis dans une terre sacr√©e et tourn√©s vers La Mec¬≠que?

En v√©rit√©, la probl√©matique est bien plus complexe que cela. Il faut savoir que l’Islam distingue trois concepts territoriaux : le dar el islam (terre de la paix), o√Ļ l’islam a triomph√© et r√®¬≠gne en ma√ģtre, le dar el harb (terre de la guerre), o√Ļ r√©gnent les infid√®les, et le dar el suhl (terre de la tr√™ve) o√Ļ l’Islam est encore minoritaire et doit s’adapter temporairement, mais o√Ļ tout musulman doit Ňďuvrer sans rel√Ęche pour que l’Islam triomphe un jour.

 

Sous cet angle de vue, le carr√© mu¬≠sulman est tout sauf innocent, car il devient une sorte d’extraterritorialit√©, un dar el islam avanc√© en terre im¬≠pure. Or, sur cette certes petite terre de l’Islam ne peut r√©gner d’autre loi que la loi islamique. Il faut savoir que les textes religieux de l’Islam sont fondateurs d’Etat. Le Coran ne fut √©crit qu’apr√®s 800, quand les conqu√™tes avaient amen√© l’islam jusqu’√† Poitiers et qu’il fallait un texte pour unir par une organisa¬≠tion juridique, normative, les clans et les tribus qui jusque-l√† ne s’appe¬≠laient pas musulmans, mais sarrasins. La mosqu√©e n’est donc pas compara¬≠ble √† une √©glise, comme on le croit commun√©ment. Elle est plut√īt l’√©qui¬≠valent de notre √©tat civil. D’ailleurs, les diff√©rents schismes qu‚Äôa connus l’Islam ne sont pas th√©ologiques, mais juridiques (probl√®mes de succession ou d’application des lois religieuses).

D√®s lors, lorsqu’un musulman r√©cite le Coran, c’est comme si nous r√©ci¬≠tions quelque chose qui s’apparente au code civil. Un code civil, cepen¬≠dant, qui est incr√©√© parce que d’es¬≠sence divine.

 

Le probl√®me de compatibilit√© entre l’Islam et l’Occident n’est donc pas d’ordre th√©ologique, mais bien juridi¬≠que. Car la charia pr√©c√®de l’Etat (no-mocratie islamique) et ne peut tol√©rer de loi divergente en terre d’Islam, terre sacr√©e qui, pour le moment, s’√©tend sur six cents ¬ęcit√©s de non-droit¬Ľ en France, sur les carr√©s mu¬≠sulmans, les mosqu√©es et √©coles cora¬≠niques, et dont les minarets sont les phares (de el monar qui veut dire phare).

 

Par pr√©caution et pour √©viter un droit parall√®le divergeant de notre droit civil, il est donc vital que notre Etat de droit exige la reconnaissance int√©¬≠grale de notre syst√®me l√©gal par ceux qui s’installent chez nous et √©vite toute concession dans ce domaine, si inoffensive qu’elle puisse para√ģtre. Si nous offrons, par s√©gr√©gation, leur propre terreau aux musulmans, leurs racines ne prendront jamais dans le terreau de leur patrie d’accueil et leur int√©gration sera emp√™ch√©e.

 

Oskar   Freysinger,   Conseiller  national (Ministre de la Confédération helvétique)

 

 

 

Jansen Hans, (Universitair docent Arabisch en Islamkunde in Leiden (1982-2005), Islam voor varkens, in: De Telegraaf 15/03/2008

door JOOST DE HAAS            

 

AMSTERDAM, zaterdag Arabist Hans Jansen haalt uit naar het kabinet-Balkenende, dat getracht heeft Geert Wilders af te houden van de vertoning van ‘Fitna’, zijn anti-Koranfilm. ,,Leden van het kabinet zijn kennelijk be-reid geweest zich wat binnenland-se aangelegenheden betreft te schikken naar de wensen van een vage groep moslims. Dat wordt wel cens omschreven a√Įs dhimmitude – het op serviele wijze vooruitlopen op wat eventuele moslimse ge-zaghebbers maar zouden kun-nen bedenken, willen, begeren of verzinnen.”¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

Hij sprak al eerder van ‘capitulatie’ en neemt nu ook op andere fronten stelling in zij n boek Islam voor varkens, apen, ez√ęls en andere beesten. De titel is afgeleid van de benamingen die de Koran gebruikt voor ongelovigen en Joden.

Jansen, bijzonder hoogleraar voor het hedendaags islamitisch denken aan de Universiteit Utrecht, hekelt in het boek de ‘multicultre van PvdA:¬†¬† ,,Deze multiculti’s zijn moslimse ogen stuurloze sukkels, eerder deerniswekkende¬†¬† onnozelaars dan serieuze gesprekspartners.”

En hij denkt dat Nederland heel geschikt is als proeftuin voor de plan-nen van Osama bin Ladens geestver-wanten. Jansen, deze week in een toelichting: ,,Nederland is een dichtbevolkt land, de politieagenten zijn aardig en er zijn heel veel bange mensen.”

Aan de hand van een selectie uit het vandaagte verschijnen boek, laat Jansen in deze voorpublicatie zijn licht schijnen over een aantal prangende onderwerpen.

 

Wat betekent fitna?

 

Letterlijk ‘beproeving’, ‘verzoeking’, ‘bekoring’. De standvastigheid van het geloof van een moslim wordt beproefd door het ongeloof van de niet-moslims. Dit ongeloof moet dan bestreden worden.

Ook het moeten zien van vrouwen die niet fatsoenlijk volgens de regels van de is­lam gekleed zijn, is fitna. De Laatste Dag wordt voorafgegaan door allerlei beproe-vingen, die ook fitna genoemd worden. Ook burgeroorlog en maatschappelijke wanorde worden fitna genoemd.

 

Wat betekent sharia?

 

De islamitische wet. Zoals er een wet van Mozes is, werd het systeem van wettenregelgeving dat wij nu de sharia noemen, vroeger wel aangeduid a√Įs de Mohammedaanse wet.

 

(‚Ķ)¬† het zogenoemde zwaardvers, soera 9:5, waar we lezen: ‘Doodt de ongelovigen waar ge ze maar vindt. ‘

 

Welke passages in de Koran zijn volgens mensen zoals Wilders, die de islam tel bekritiseren, bedreigend voor de westerse rechtsorde?

 

Zo goed als alle Koranpassages waarin niet-moslims bedreigd worden (en dat zijn er veel), kunnen door wie dat wil ook a√Įs antiwesters worden opgevat.

Zo is elke oproep tot toepas-sing van de sharia een openlijke aanmoediging tot het plegen van acties die in strijd zijn met de Nederlandse wet en de Universele Verklaring van de Rechten van de Mens.

Dat buitenstaanders dat niet beseffen is natuurlijk sneu voor ze, maar daar is weinig aan te doen. De sharia roept op tot lijfstraffen en de doodstraf, ook voor religieuze vergrijpen Рde meeste Nederlanders weten niet cens meer wat dat zijn. De sha­ria beperkt de godsdienstvrijheid, ondermijnt de positie van vrouwen, en vernedert wie geen moslim is.                        

 

Hoe belangrijk is het voor een moslim dat een exemplaar van de Koran met respect wordt behandeld?

 

De islamitische theologie leert dat de Koran het woord van God is. Het woord van God maakt deel uit van God. De eigenschappen van God zijn dus ook van toepassing op zijn woord. Wanneer God eeuwig is, is zijn woord dat ook.

In het systeem van de is¬≠lam representeert een gedrukte of hand-geschreven Koran het woord van God. Wie het papier waar zo’n Koran op gedrukt of geschreven is bevuilt, verscheurt of verbrandt, probeert God zelf te bevuilen, verscheuren of verbranden. Uiteraard kunnen de vromen zo’n aanval op hun God niet op zich laten zitten.

 

De Koran predikt vrede. Waar of niet waar?

 

Ja, maar die vrede komt er pas nadat iedereen zich aan de islam heeft oonderworpen. Dan zal er vrede zijn. Tot het zover is, moeten het kwaad en het ongeloof metterdaad bestreden worden. Zo nodig ook met geweld.

 

Waarom is het een moslim verboden om afbeeldingen te maken van Mohammed? Waarom moeten ook niet-moslims zich hieraan houden?

 

Het verbod vindt zijn oorsprong in de instructie geen levende mensen af te beel-den en in een tot grote hoogte opgestuwd respect voor de bij zondere positie van Mohammed. Niet-moslims die Mohammed bespotten, het is al vêle malen gezegd en uitgelegd, of dat nu gebeurt door het tekenen van een plaatje of door het houden van een praatje, dienen voorbeeldig ge-straft te worden.

 

Welke straffen kent de islam voor het beledigen van Mohammed?

 

Op het beledigen van Mohammed stelt de sharia in principe de doodstraf. Een mosh’m die Mohammed beledigt, heeft daarmee impliciet uittreding uit de islam gepleegd, en verdient dus zeker de dood¬≠straf.

 

Wat betekent jihad?

 

De strijd tegen het ongeloof en het kwaad. In de praktijk: de expansie van het gezag van de islam door middel van ge-weld. Tot het ontzet van Wenen in 1683 was het voeren van gewelddadige jihad strikt een overheidstaak. Sinds 11 september 2001 weten we dat jihad de laatste tijd niet door overheden maar door particulier initiatief gevoerd wordt.

 

Wie zijn de leiders van de gelovigen?

 

Het religieuze gezag over de moslims wordt uitgeoefend door functionarissen die in het Arabisch ulama genoemd worden. De ulama zijn in de islamitische we-reld de geleerden bij uitstek. Zij zijn onderlegd in de islamitische wetenschap-pen, vooral de islamitische wet, de sharia. Een moefti is iemand die desgevraagd een fatwa geeft.

Wie wil weten wat het oordeel van de is¬≠lam over een bepaalde kwestie is, kan dat aan een moefti gaan vragen. Fatwa betekent ‘antwoord’, niet ‘doodvonnis’. Maar een fatwa over iemand die ervan wordt beschuldigd dat hij Mohammed heeft beledigd of die ervan wordt beticht de islam te hebben verlaten, komt in de praktijk wel degelijk neer op een doodvonnis.

 

(Islam voor varkens, apen, ezels en andere beesten)

 

 

 

Schaevers Mark, oorlog en vrede in de 21ste eeuw : Ian Buruma, in : Humo 3345, p.164-169

 

¬ę¬†De islamisten zijn nog ergers dan de nazi‚Äôs¬†: die wilden tenminste niet ieder√©√©n uitroeien.¬†¬Ľ

(Ian Buruma, docent Democratie, Mensenrechten en Journalistiek in New York)

 

 

 

Vaute Paul, L’islam n’a pas été le passeur du savoir grec, LB 18/04/2008

 

Il ne s’agit certes pas, pour autant, de nier que le monde islamique ait v√©hicul√© de l’hell√©nisme, celui-ci √©tant pr√©sent dans de nom breuses r√©gions conquises. Mais ce¬† r√īle de passeur de savoir est sur tout l‚Äôapanage¬† des¬† Arabes¬† chr√©tiens ‚ÄĒ les autochtones, en fait ‚ÄĒ et¬†¬†¬†¬† s’inscrit plus dans le prolongement de l‚ÄôAntiquit√© tardive que dans un processus de red√©couverte du classicisme ath√©nien. Ce relais, en outre, p√®se bien peu face √† celui des lettr√©s de l‚ÄôEmpire byzantin.

L‚Äôislam, quant √† lui, ¬ę¬†reprit des Grecs ce qu‚Äôil jugea utile¬†; il en d√©laissa l‚Äôesprit. Ni la litt√©rature ni la trag√©die ou la philosophie grecques n‚Äôont investi la culture musulmane¬†¬Ľ, √©crit Sylvain Gouguenheim. En r√©sulte cette r√©alit√©, ais√©ment v√©rifiable en tout temps et jusqu‚Äô√† nos jours, que les racines grecques ne sont pas actives et vivantes dans le monde arabe, alors qu‚Äôelles le sont en Europe‚Ķ avec assez de force pour r√©sister aux coups de boutoir inflig√©s par les r√©formes de notre enseignement¬†!

 

 

 

Verbiest Hugo (Beigem), over de moord op Theo Van Gogh, Het Volk 04/11/2004

 

‚ÄúDe islam predikt zogezegd vrede, maar het zijn toch hun aanhangers zelf die overal ter wereld terreur zaaien.‚ÄĚ

 

 

 

Bolchévisme et Islam, in : LSM 28/08/2002

 

¬ę¬† Au hasard de mes lectures, je suis tomb√© sur une citation de Sir Ber¬≠trand Russell, tir√©e de son livre Th√©o¬≠rie et pratique du bolchevisme (1971): ¬ęMarx a enseign√© que le commu¬≠nisme √©tait fatalement destin√© √† prendre le pouvoir; cela engendre un √©tat d’esprit peu diff√©rent des pre¬≠miers successeurs de Mahomet. Parmi les religions, le bolchevisme doit √™tre compar√© √† l’islam plut√īt qu’au christianisme et au boud¬≠dhisme (…) L’islam et le bolchevisme ont une finalit√© pratique, sociale, mat√©rielle.dont le seul but est d’√©tendre leur domination sur le monde.¬Ľ De nombreux intellectuels du si√®cle der¬≠nier se sont fourvoy√©s dans leur ju¬≠gement sur le communisme, ce qui, √† l’heure actuelle, n’est plus contest√©. Je crains fort que d’autres – ou les m√™mes – intellectuels de ce si√®cle ne commettent la m√™me erreur, vis-√†-vis de l’islam, qui, depuis sa fondation, n’a jamais cess√© d’√™tre conqu√©rant¬Ľ.

 

Dr P.Teichmann (1050 – Bruxelles).

 

 

 

Un choc des civilisations?, LS 07/03/2006

 

“LE CONFLIT AUQUEL NOUS ASSISTONS n’est pas un confit de religions ou de civilisations. C’est un confit entre deux oppo¬≠s√©s, entre deux √©poques. Cest un conflit entre une mentalit√© qui ap¬≠partient au Moyen Age et une autre qui appartient au 21e si√®cle. C’est un conflit qui oppose la civili¬≠sation au retard, ce qui est civilis√© √† ce qui est primitif, la barbarie √† la raison. C’est un confit entre la libert√© et l’oppression, entre la d√©¬≠mocratie et la dictature. C’est un conflit entre les droits de /’Homme d’une part, la violation de ces droits de l’autre. Cest un confit qui oppose ceux qui trai¬≠tent les femmes comme des ani¬≠maux √† ceux qui fes traitent comme des √™tres humains. Ce √† quoi nous’ assistons aujourd’hui n’est pas un conflit de civilisations. Les civilisations ne s’affrontent pas; elles se compl√®tent”

¬Ľ Extrait d’une interview de la psychologue arabe am√©ricaine Wal√† Sultan, diffus√©e sur la cha√ģne al Jazeera, reprise et traduite par (Hfaij www.memritv.org

 

 

 

Afshin Ellian (Univ. Leiden), Neen durven zeggen, DS 15/10/2007

 

(‚Ķ) Het land van kafir is dus veiliger voor de gelovige moslim dan de bakermat van de islam. Tevens benadrukte ik dat de rechten wederkerig zijn: ‘Ik zal voor uw godsdienstvrijheid opkomen. Maar wilt u ook opkomen voor de vrijheid van meningsuiting van andersdenkenden, cartoonisten, en de criticasters van islam?’ Toen brulde hij dat ik behoor te weten hoe groot en ontzagwekkend de profeet Mohammed is. En niemand mag hem beledigen (lees: ook niet bekritiseren) Hier scheiden onze wegen: de westerse rechtsordes beschermen de waardigheid van goden en profeten niet maar wel de mensen. Een waarachtige Allah beschikt over genoeg instrumenten om zijn criticasters een kopje kleiner te maken. Allah is toch almachtig?

(‚Ķ)¬† Daarom heeft Ehsan Jami een comit√© voor ex-moslims opgericht. De moslims die afvallig zijn, hebben ook rechten. Jami werd op 4 augustus door drie jonge moslims mishandeld en ondertussen wordt hij in opdracht van de nationale co√īrdinator Ter-rorismebestrijding beveiligd. De islam verbiedt de af-valligheid. Dit is in strijd met onze opvattingen over de godsdienstvrijheid. Wanneer komen de Belgen met een ex-moslimcomit√©?

(…)

Het islam-fascisme als een politieke religie moeten we niet onderschatten.

 

(‚Ķ) In zijn rapport constateert de Nederlandse inlichtingendienst AIVD dat het salafisme in Nederland en Europa op steeds grotere schaal en in toenemende mate georgani-seerd plaatsvindt. Dit kan niet alleen om-slaan in de gewelddadige jihad, maar ook kan deze toename van de radicale islam t√īt onverdraagzaamheid leiden. Volgens een onderzoek keurt zes procent van de Neder¬≠landse moslims geweld tegen de afvalligen goed. Voor all√© duidelijkheid: Nederland kent meer dan √©√©n miljoen moslims. Dit soort processen moeten we stoppen, voor-dat het te laat is. We moeten niet aanvaar-den dat de Amsterdamse jonge moslims uit geloofsovertuiging geweld willen gebrui-ken tegen homo’s. We moeten durven neen . te zeggen tegen de radicale moslims. (‚Ķ)

En het racisme? Het racisme is van allé tijden, en het moet worden bestreden. In dit licht is de strijd tegen de politieke islam, het kritische débat over de islam en ook de strijd voor de wederzijdse erkenning van elkaars burgerschap, een zorgwekkend geheel.                                                     

 

Maar we moeten niet vergeten dat, als de vrije wereld uit gemakzucht niet bereid zou zijn het kritische – in zekere zin het genadeloze – denkenover de islam toe te staan, de crisis van de islamwereld a√Įs een orkaan over het Westen zal razen. Waarom? De meerderheid van de moslims was toch ge-matigd? De gematigde moslims maken deel uit van een wereld waarin de ongema-tigde profeet Mohammed hen de gewe-tensvraag stelt: wat is de islam? De kritische geesten stellen een wedervraag: wie en wat is die charlatan, de krijgsheer die telkens uit het niets komt? Rushdie was de eerste die een roman schreef over het wie en wat van Mohammed. Eer de vrijheid van het denken. En heb vertrouwen in het bevattingsvermogen en de mense-lijkheid van moslims.

 

Afshin Ellian is verbonden aan de rechtenfaculteit van Universiteit Leiden, en is columnist van NRC Handelsblad Dit is een bekorte versie van de lezing die hij morgen bij deBuren geeft.

 

 

 

Le samedi 24 février 2008 à 15 heures (accueil dès 14 heures), au Ravensteinhof, 685 chaussée de Ninove à 1070 Bruxelles (s.d.)

Guillaume PAYE

pr√©sentera son prochain livre ‘La nouvelle question juive’ et traitera ensuite de

L’ISLAM MODERE : UN TROMPE-L’ŇíIL

 

Depuis les attentats du 11 septembre, le monde musulman proteste plaintivement qu’il est la victime d’un amalgame qui confond injustement la masse des musulmans mod√©r√©s avec une petite frange d’extr√©mistes. Il faut toutefois remarquer que les foules musulmanes ont c√©l√©br√© les attentats dans la joie et que leurs autorit√©s se sont g√©n√©ralement abstenues de les condamner. Rien de surprenant √† cela car, au contraire d’√™tre un extr√©misme, l’int√©grisme musulman est l’islam dans son int√©gralit√©. Et la tol√©rance n’est pas un principe islamique, mais un proc√©d√© tol√©r√© l√† o√Ļ le musulman n’est pas do¬≠minant : on conna√ģt le pr√©cepte ‘Baise la main que tu ne peux couper’. Ceux qui veulent nous faire croire dans la tol√©¬≠rance de l’islam se mentent √† eux-m√™mes ou, au mieux, le consid√®rent avec leur propre esprit d’√©volution dans le temps. Mais l’islam refuse l’√©volution, car le Coran, parole d’Allah, est immuable et intransigeant : il n’y a qu’un seul Dieu, Al¬≠lah, et un seul devoir, l’islam, la soumission. L’insoumission est le p√©ch√© impardonnable que, dans pas moins de 120 de ses versets, le Coran punit de mort. Les musulmans mod√©r√©s ne sont donc pas de bons musulmans. Le bon musulman se prosterne cinq fois par jour front contre terre. Le mot ‘mosqu√©e’ ne signifie d’ailleurs pas lieu de pri√®re, mais lieu de prosternation o√Ļ, align√©s en rang de bataille, les bons musulmans montrent leur soumission et leur disposition √† bondir au combat.

 

 

 

¬ę¬†Carl I. Hagen insulte 1,3 milliard de musulmans dans le monde¬†¬Ľ, LB 26/07/2004

 

5 ambassadeurs de pays musulmans en poste en Norvège dans un discours prononcé le 13 juillet à Bergen devant une communauté religieuse, le leader populiste du Parti du progrès avait affirmé que les musulmans, sur la même ligne que la politique nazie initiée par Hitler, ont un plan à long terme pour islamiser le monde.

 

 

 

‘Multiculti’s zijn de nuttige idioten van de imams’, Knack 28/05/2008

 

In een nieuw boek beantwoordt Hans Jansen, hoogleraar hedendaags islamitisch denken, 267 vragen van leken over de islam. Hij spaart de profeet en vooral diens imams niet.

benno BARNARD

 

In Nederland werd het boek Islam voor varkens, apen, ezels en andere beesten van Hans Jansen, hoogleraar aan de universiteit van Utrecht en ‘politiek incorrecte arabist’, zoals hij zichzelf omschrijft, een controversi√ęle bestseller. Maar om in Vlaanderen aan een exemplaar te komen, moest de boekhandel de uitgever bellen.

U doet nogal wat stof opwaaien met uw tele-visieoptredens en nu weer met dit boek.

 

HANS JANSEN: Ik maak hier in Amsterdam Marokkaanse winkelmeisjes mee die tegen me zeggen: ‘Hou vol, hoor, het is nog veel erger dan je zegt.’ Maar als ik dan vraag of ze dat een keer op televisie willen komen vertellen, verbergen ze zich meteen tussen de T-shirts.

 

De islam predikt vrede, maar die komt er pas als iedereen zich aan de islam heeft onderworpen, schrijft u in uw boek. Het lijkt wel alsof u gespecialiseerd bent in iets wat u eigenlijk verafschuwt.

 

JANSEN: Ik vind de islam een van de meest fascinerende dingen die er zijn. In het Ara-bische taalgebied is er natuurlijk ook niets belangrijkers te beleven dan de islam. Wat ik verafschuw zijn die moslims die te vuur en te zwaard de islam willen opleggen aan andere mensen. Maar de islam a√Įs zodanig is een heel int√©ressante cultuur. De islam heeft een sterk territoriale traditie: eenmaal veroverd gebied blijft ten eeu-wigen dage islamitisch.

 

Hebben we redenen om ons daarover zorgen te maken?

 

JANSEN: In zoverre wel dat er binnen de islam een élite van misschien 20 procent bestaat die wel degelijk op verovering uit is en de rest van de moslims onderdrukt. Die élite is machtig en heeft slechte plannen, daar komen ze ook openlijk voor uit, dat zeg­gen ze in hun preken. Die élite is werkelijk heel boosaardig. Waar wij een vijand in heb-ben, is niet in de gewone moslim Рdat is meestal een fatsoenlijk mens. Wij hebben een vijand in die elite, in de imams en in de jongens die als hun Sturmabteilung optreden.

 

In ‚ÄėLe Monde‚Äô stond onlangs een stuk waarin de ‘demografische vrees’ werd uitgedrukt: over zoveel jaar is de hoofdstad van Europa in meerderheid islamitisch.

 

JANSEN: Dan zitten we met een probleem. We zullen ervoor moeten zorgen dat mos¬≠lims die afvallig willen zijn, die niet meer geloven in de dictatuur van de wetgeleerden van de islam, binnen afzienbare tijd in de openbaarheid treden. Ik denk dat de meeste moslims in principe even vredelievend zijn (p.82) en even vrijheidsminnend a√Įs de rneeste Europeanen. Maar wanneer ze dan hier in Europa zijn en willen uittreden, wordt ze dat door terreur in eigen kring heel erg moeilijk gemaakt. Kijk maar naar Ayaan Hirsi Ali, maar er zijn natuurlijk honderden minder spectaculaire voorbeelden. Er valt in de islam nauwelijks een kritisch gesprek te voeren over het geloof of over aspecten van het geloof. Maar we zullen het in de komende strijd toch moeten hebben van moslims die uit de kast willen komen. Als dat taboe blijft, dan hangen we.

 

In hoeverre is Osama bin Laden ook voor ex-moslims een held?

Ik hoorde het verhaal van een hoofddoekloos Marokkaans meisje dat op 12 september 2001 de dood van een paar duizend Amerikanen en Joden in de kroeg zat te vieren.

 

JANSEN: De moslims zijn meer dan 1000 jaar superieur geweest, vanaf de dood van Mohammed in 632 tot de bevrijding van Wenen in 1683. Dat was – of is in de ogen van velen – een verworven recht. En mos¬≠lims, ook al tobben ze niet zo heel erg over het geloof en het hiernamaals, vinden toch dat dit verworven recht niet behoort te wor-den afgepakt. Hieris de oplossing: met hun kop onder de koude kraan en goed naden-ken. Er zijn heel wat moslims die inmiddels tot het inzicht zijn gekomen dat deze jihad heel akelige consequenties heeft voor ieder-een. Maar die moefti’s en imams en sharia-fanaten zijn ook niet door een zekere ont-nuchtering ertoe te brengen een redelijk standpunt in te nemen.

 

De Vlaamse islamoloog Urbain Vermeulen zei ooit dat de westerse journalisten heel wat minder relativerend over de islam zouden berichten a√Įs ze Arabisch zouden kennen en bijvoorbeeld de antisemitische geluiden verstonden die via de schotelantennes binnenkomen.

 

JANSEN: Urbain Vermeulen heeft daar volkomen gelijk in. Laten we wel wezen, de titel van mijn boekje – Islam voor varkens, apen, ezels en andere beesten – is aan de Koran ontleend. De Koran noemt de Joden en ongelovigen zo.

En dan heb ik de rest van de kinderboerde-rij nog verzwegen. Wat er in de islamitische wereld aan haat wordt gezaaid in de kran-ten, in de preken, in de soaps op televisie, dat is verschrikkelijk. En ook bij ons poogt de islamitische √©lite de massa te vergiftigen. A√Įs je daarginds rondloopt, reageren men-sen helemaal niet zo agressief. Maar de Ara-bische dictaturen hebben belang bij het kwe-ken van een antiwesterse stemming. Het volk wil gewoon werk en Kentucky Fried Chicken.

 

Onlangs stelde u in een krant de Nederlanders gerust met de mededeling dat ze een heel geschikt doelwit voor terroristen vormden: ‘Nederland is een dichtbevolkt land, de politieagenten zijn aardig en er zijn heel veel bange mensen.’ Die kwalificaties gelden ook voor Belgi√ę, en bovendien huisvesten wij de Europese Unie en de NAVO.

 

JANSEN: Brussel is een heerlijke plek voor terroristen. Je kunt bijvoorbeeld altijd beweren dat je een of andere duistere delegatie bent die iets belangrijks komt doen.

 

U distantieert zich in uw boek van de controversi√ęle Nederlandse politicus Geert Wilders, onder meer door te zeggen dat het een daad van barbarij zou zijn de Koran te verbieden.

 

JANSEN: De dingen waar de Koran toe oproept, zijn al verboden. En een oude tekst verbieden, is altijd barbaars. Wat Wilders betreft, ik weet niet in hoeverre je hem kunt vergelijken met het Vlaams Belang. Hij heeft te maken met politiek bijzonder correcte partijen, die buitengewoon wereldvreemd zijn, de sociaaldemocraten voorop. De raarheid van Wilders komt voor een deel door de raarheid van zijn tegenstanders.

 

Wat vond u van zijn film, ‚ÄėFitna‚Äô, even afgezien van de cinematografische kwaliteiten?

 

JANSEN: Het zijn weliswaar allemaal oude beelden, maar we moeten ze niet te snel vergeten. Er was ook absoluut niets beledigends aan. Het bleef volkomen binnen de Neder¬≠landse wet, binnen de sharia zelfs. Die din¬≠gen zijn nu eenmaal gebeurd. De wereld is geen prettige plaats, dat blijkt maar weer. En bepaalde mannetjes hebben dingen gedaan met het argument dat ze moslim waren. Die mannetjes had niemand voordien verdacht van terreur. Dat is het meest schokkende ervan. Jongens die in Duitsland studeerden en zich ineens op Manhattan stortten. Volgens de Duitse politicoloog Matthias K√ľntzel was dat laatste geen toeval.

 

Hij wijst op de diepgaande invloed van het nazisme op de moslimbroederschap en Al-Qaeda.

 

JANSEN: Dat is misschien wat al te fantastisch. Maar er is onmiskenbaar een band tussen het fascisme en het islamisme. Has¬≠san Al-Bana, de eerste ideoloog van de moslimbroederschap. heeft in 1929 een pamflet geschreven waarin hij zijn vreug-de over het staatsmanschap van Benito Mussolini uitdrukte. Hij probeerde ook net a√Įs Mussolini een gedisciplineerde massa-beweging op te richten. En dat het Duitse antisemitisme al in de jaren dertig is overgeslagen naar de Arabische wereld, valt niet te ontkennen.¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

U schrijft dat de islam als zodanig niet te verenigen valt met de democratie. Er bestaat ook geen enkele moslimdemocratie. Zelfs Turkije moet een politiestaat zijn om de islam onder controle te houden.

 

JANSEN: Katholicisme is ook niet verenigbaar met democratie. Godsdienst is niet democratisch, zomin a√Įs kunst of wetenschap. Maar dat heeft de katholieken toch niet verhinderd om zich democratisch te organiseren, of wetenschappers en kun-stenaars om democratische sympathie√ęn te koesteren?

Alles wat je daarvoor nodig hebt, is een scheiding van Kerk en Staat. . De islam kent de sharia, de eigen wetgeving.

 

Hoe verzoen je dat met de democratie?

 

JANSEN: Daarom moeten we ook heel erg opletten dat we ten aanzien van die sharia geen millimeter wijken. Die moeten we ten koste van all√©s tegenhouden. Dat is geen religieuze kwestie, dat is een kwestie van mensenrechten. De moslims zelf voeren de sharia niet cens in, alleen in Iran en Saudi-Arabi√ę en een deel van Nigeria. Want er is iets mis met de sharia. Die is namelijk buitengewoon mensvijandig.

 

Vindt u dat Turkije tot de EU moet worden toegelaten?

 

JANSEN: Al mijn instinct zegt nee. Maar intellectueel weet ik het niet.

U noemt het Westen ‘verregaand supe¬≠rieur’ en u schrijft letterlijk: ‘Deze multiculti’s zijn in moslimse ogen stuurloze sukkels, eerder deerniswekkende onnozelaars dan serieuze gesprekspartners.’

 

Hebben moslims dan meer respect voor een christe lijke islamcriticus die zijn eigen cultuur verdedigt?

 

JANSEN: Zo iemand zou, a√Įs de discussie oplaait, waarschijnlijk gedemoniseerd wor¬≠den. Maar die multiculti’s worden a√Įs nut-tige idioten van de imams beschouwd. Die worden niet helemaal als mensen gezien. En (p.82) terecht ook. Die verloochenen zichzelf aan een stuk door, dat is een vorm van tegennatuurlijk gedrag.

 

 

Veel westerse intellectuelen menen dat het hele probleem van het islamitische terro­risme zou zijn opgelost als er maar een volgroeide Palestijnse staat was.

 

JANSEN: Dat is volkomen en volledig onjuist. Als je leest wat Hamas en ook Fatah in hun ideologische geschriften zeggen, begrijp je dat die bewegingen de strijd tegen de Joden beschouwen als een fase in de jihad. Nadat ze Israel verslagen hebben, is de rest van de wereld aan de beurt. Meestal wordt dat zo geformuleerd: ‘Na de zaterdag komt de zondag’. Na de Joden komen dus de christenen. En op maandag zullen de athe√Įsten wel eieren voor hun geld gekozen hebben. Alles wat je leest van Palestijnse kant wijst erop dat een overwinning in Palestina niets zou helpen. (‚Ķ)

Die zou het probleem alleen maar verschuiven.

 

Wat vindt u van de opvatting dat de Gazastrook ‘de grootste openluchtgevangenis ter wereld’ is?

 

JANSEN: In die openluchtgevangenis neemt de bevolking voortdurend toe, terwijl de bevolking in de Duitse concentratiekampen voortdurend afnam. Dat zeg ik ten behoeve van degenen die zo graag de subtiele vergelijking tussen Isra√ęl en nazi-Duitsland maken. De Gazastrook is eerder de derde totali¬≠taire islamitische staat, na Iran en Saudi-Arabi√ę.

 

U zei eerder dat het Duitse anti­semitisme van grote invloed was geweest, maar begint het antise­mitisme niet bij Mohammed? U omschrijft hem tenminste als een vervaarlijke antisemiet.

 

JANSEN: Mohammed had de pest aan Joden, als de uitspraken die aan hem wor­den toegeschreven tenminste kloppen. En als Mohammed echt bestaan heeft.

 

Is dat dan aan twijfel onderhevig?

 

JANSEN: In de wetenschap wel. Misschien is het Mohammedpersonage een composiet van diverse historische figuren. Al die ver¬≠halen zijn ook weleens over iemand anders verteld, ze zijn onderling tegenstrijdig, er zijn geen documenten, er is geen archeologisch bewijs… Het zou kunnen dat hij bestaan heeft. Maar het is even flauw te zeg¬≠gen dat hij niet bestaan heeft als te zeggen dat de Odyssee geschreven is door een onbekende blinde dichter die we voor

het gemak Homerus noemen.

 

Wat is wijsheid in het hoofddoekendebat?

 

 

JANSEN: Hoofddoekjes zijn niet zo belangrijk, behalve in het domein van de overheid. Daar moet je ze absoluut niet accepteren, anders geef je een heel verkeerd signaal.

 

Volgens veel mensen is de islam net zoiets als de beide andere monothe√Įstische godsdiensten.

 

JANSEN: Dat is onzin. De Bijbel is een heel anderboek dan de Koran. De Koran is een monoloog van God, terwijl de Bijbel verhalen over God bevat, verhalen van feilbare mensen. De Koran roept op tot bloedvergieten, terwijl de Bijbel wel over allerlei bloederige gebeurtenissen vertelt maar niet tot geweld oproept. In de islam heeft Allah altijd gelijk, terwijl er in de Bijbel, maar ook in latere teksten als de Talmoed, flink met God wordt geredetwist. Voor de rest is het een eigenaardige gedachte dat linkse intel¬≠lectuelen met enige geestdrift het christendom beschimpen, maar boos worden a√Įs je kritiek uit op de islam.

 

 

Een meerderheid van de christenen heeft geen enkel probleem met het darwinisme, maar gelovige moslims schijnen niet van de apen te willen afstammen.

 

JANSEN: Dat is iets recents. Tot het midden van de vorige eeuw was Darwin reçu in de islamitische wereld. Sterker nog, moslims waren er trots op dat zij Darwin wel accepteerden, terwijl zoveel christenen daar moeite mee hadden. Maar dat is dus veranderd: ze hebben ergens tussen 1950 en 2000 het oude christelijke standpunt aangenomen. Vermoedelijk omdat ze de behoefte hebben iets anders te vinden dan het Westen.

 

De christelijke Syrische filosoof Antoun Maqdesi verklaarde in december 2001 in NRC Handelsblad dat er geen Arabische filosofen bestonden, omdat de islam het kritisch denken onmogelijk maakte.

 

JANSEN: In de westerse cultuur bestaat een soort metafysische na√Įviteit: de wereld is er gewoon en mensen kunnen die veranderen. Maar in de islam leeft de gedachte dat Allah de wereld elke seconde opnieuw herschept. En bij dat voortdurende herscheppen is Hij niet gehouden aan welke regels of voorschriften dan ook. Vandaar de kreet Insjal-lah – zo Allah het wil – want all√©s wat gebeurt, hangt heel letterlijk van Allah af.

Abstract denken is dus verder overbodig.

 

Heeft dat iets te maken met het gebrek aan intellectuele zelfkritiek in de islamitische wereld? We wachten nog altijd op een veroordeling van de genocide in Darfur.

 

JANSEN: Die kritische intellectuelen zijn er wel, maar ze worden onmiddellijk door de plaatselijke Gestapo monddood gemaakt. Maar er zijn niet veel kritische intellectue¬≠len, en hun positie is ook heel anders dan bij ons. Intellectuelen hebben daar helemaal niets te zeggen. De geest is altijd in staats-dienst. En a√Įs een intellectueel iets kritisch durft te roepen, dan krijgt hij een kogel door zijn kop. In elk geval luistert er niemand. Er is gewoon geen maatschappelijke basis voor intellectueel prestige.

 

U verdedigt de toespraak van de paus in Regensburg, die zoveel tumult heeft veroorzaakt vanwege dat antieke citaat van keizer Micha√ęl over de krijgszuchtige mohammedanen.

 

JANSEN: De antikatholieken moeten toch even beseffen dat de paus het hier gewoon bij het rechte eind had. De islam is niet vies van enige dwang om u en mij het heil binnen te leiden. Dat doen wij als christenen niet, zegt Micha√ęl. Onze god is redelijk, onze god respecteert het gezonde verstand en de vrije wil van zijn schepselen. Die dwang is er natuurlijk historisch wel geweest, maar die druist toch in tegen het evangelie. Terwijl geweld eenvoudig bij de islam hoort.

 

Gelooft u dat de islam de ontwikkeling van het christendom zal doormaken?

Dat er een verlichte islam zal ontstaan, waarin de volgelingen van de profeet zich verzoenen met de democratie en het kritische denken?

 

JANSEN: Ook dan zal ik geen moslim worden. Ik ben gewoon katholiek, dus ik heb al genoeg te geloven. Maar ik kan me voorstellen dat je als moslim het bevel tot de jihad flauwekul vindt. Alleen heb je dan wel een probleem, want in je maandafrekening van de halalapotheek zit ook een bijdrage aan de jihad. Maar op zichzelf kun je de jihad en het renteverbod en de kledingvoorschriften gewoon naast je neerleg-gen. Ook afvallig worden is eenvoudig ‚ÄĒ mits je je mond maar houdt. Het punt is: als ze mensen blijven wegpesten, zoals Ayaan Hirsi Ali, of vermoorden, zoals Th√©o van Gogh, loopt het verkeerd af. Daarom is het ook zo belangrijk wat de politie doet. Maar als er eenmaal een beweging van uittreding in Europa op gang komt, dan is het snel gedaan met de macht van de imams. Daar ben ik diep van overtuigd.

 

 

HANS JANSEN, ISLAM VOOR VARKENS, APEN, EZELS EN ANDERE BEESTEN, UITGEVERIJ VAN PRAAG, AMSTERDAM, 2008.

 

 

 

Bruckner Pascal, Le faux débat sur la repentance, LS 21/12/2008

 

Car la vague de repentance qui gagne comme une √©pid√©mie nos latitudes, surtout dans les d√©mo¬≠craties occidentales, est la meilleu¬≠re des choses √† condition d’admet¬≠tre la r√©ciproque: que d’autres continents, d’autres r√©gimes re¬≠connaissent √† leur tour leurs aber¬≠rations. La contrition ne saurait j* √™tre r√©serv√©e √† quelques-uns et la puret√© consentie comme une ren¬≠te morale √† ceux qui se disent hu¬≠mili√©s. On exige toujours de l’Occi¬≠dent qu’il demande pardon pour les forfaits commis et l’on a raison. Mais comme le disait Jos√© Maria Aznar, ¬ęJe n’ai jamais entendu les Arabes s’excuser pour avoir occup√© l’Espagne pendant huit si√®cles ¬Ľ. De m√™me on attend que les h√©ritiers turcs actuels de l’Empire ottoman reconnaissent les fautes commi¬≠ses par des si√®cles de mainmise de la Sublime Porte sur le Maghreb, le Machrek et l’Europe du Sud-Est. On en est loin puisqu’Ankara ne veut m√™me pas entendre parler du g√©nocide des Arm√©niens en 1915 et s’obstine dans un n√©gationnisme intol√©rable. On attend aussi qu’un certain nombre de pays musulmans reconnaissent leur participation dans l’esclavage oriental pendant des si√®cles et que les nations africaines s’interro¬≠gent, √† leur tour, sur leur complici¬≠t√© dans le d√©veloppement de ce ph√©nom√®ne et sa persistance en .quelques parties du continent.

 

C’est l√† que le b√Ęt blesse : pour trop de pays, en effet, au Moyen-Orient, en Afrique, en Am√©rique la¬≠tine, l’autocritique est √©lud√©e au profit d’un bouc √©missaire commo¬≠de qui explique leurs malheurs, leur mis√®re, leur sous-d√©veloppe¬≠ment. Ce n’est jamais de leur fau¬≠te, toujours celle d’un grand tiers : ‘ l’Occident imp√©rialiste et capitalis¬≠te. Le repentir est toujours √† sens unique, il n’est exig√© que d’un seul continent, l’Europe et jamais des autres. Et pour cause puisqu’elle est la seule culture pour l’instant √† : avoir d√©nonc√© syst√©matiquement ses crimes, et ce depuis Bartolom√© de Las Casas s’indignant des atroci¬≠t√©s que les conqu√©rants espagnols faisaient subir aux Indiens d’Am√©ri¬≠que latine. C’est elle encore qui au cours des si√®cles derniers s’est mi¬≠se √† distance de sa propre barbarie pour donner √† ce mot un sens pr√©¬≠cis au risque de voir l’accusation re¬≠fluer sur elle. L’Europe est la pen¬≠s√©e critique en acte : elle s’est constitu√©e depuis la Renaissance √† l’int√©rieur du doute qui la nie et porte sur soi le regard d’un juge in¬≠transigeant. √Ä peine n√©e, l’Europe se soul√®ve contre elle-m√™me et place l’ennemi en son cŇďur, se soumet au r√©examen permanent, non sans verser trop souvent dans la haine de soi.

 

 

2002

Modrikamen Micha√ęl, avocat au barreau de Bruxelles, Notre d√©mocratie et ses ennemis, LB 25/11/2002

 

Fruit non pas du d√©sespoir mais d’une id√©ologie de conqu√™te et d’intol√©rance, l’islamisme djihadiste menace notre espace de libert√©. Ne fait-on pas preuve de complaisance et na√Įvet√© ?

 

¬ę¬†Avec l’aide d’Allah, nous transformerons l‚ÄôOccident en Dar Al-Islam (c‚Äôest-√†-dire en terre soumise √† la loi islamique)… Si un √Čtat islamique se l√®ve et envahit l’Occident, nous serons ses soldats et son arm√©e de l’int√©rieur. Sinon, nous changerons l’Occident par une invasion id√©ologique √† partir d’ici, sans guerres ni meurtres¬†¬Ľ

(Sheik Bakri, pr√©sident du Tribunal islamique de Londres, interview√© par ¬ę¬†Al-Hayat¬Ľ le quotidien arabe publi√© dans la capitale britannique le 31 juillet 2002)

 

Nos d√©mocraties ont d√Ľ √Ęprement lutter contre le nazisme et le communisme pour survivre. Un nouveau danger, tout aussi mortel pour notre espace de libert√©, menace aujourd’hui: l’islamisme. Il a d√©j√† frapp√© les populations, toujours civiles, √† New York, Bali, Moscou,

Djerba, J√©rusalem,… Selon tous les experts, l’usage d’armes de destruction massive au coeur de nos capitales n’est qu’une question de temps. Un observateur attentif ne peut qu’ √™tre inquiet de d√©couvrir des similitudes entre la situation de 1938 et celle de cette fin de 2002, comme si un miroir, certes invers√©, refl√©tait aujourd’huiles sinistres √©v√©nements de cette p√©riode.

 

Complaisante et na√Įvet√©

 

Les ann√©es 30 virent la mont√©e en puissance des mouvements nazis et fascistes en Allemagne et en Italie. De nombreux mouvements d’extr√™me droite, mais aussi de droite, des¬† intellectuels, √©taient s√©duits par l’exp√©rience autoritaire allemande et italienne. De nos jours, l’islamisme mortif√®re qui a d√©clar√© le djihad √† nos soci√©t√©s occidentales, fascine l’extr√™me gauche en raison de son anti-am√©ricanisme virulent. N’a-t-on pas vu, dans les rues de Paris, No√ęl Mam√®re, leader des verts et Arlette Laguilliers, leader trotskiste, manifester aux c√īt√©s de militants du Hezbollah et du parti islamiste de France qui vocif√©raient ¬ę¬†Mort aux Am√©ricains¬Ľ. Une certaine gauche mod√©r√©e et humaniste fait √©galement preuve de na√Įvet√© sur les motivations r√©elles de l’islamisme djihadiste. Il n’est pas le fruit du d√©sespoir mais au contraire d’une id√©ologie de conqu√™te et d’intol√©rance, d’ ailleurs largement financ√©e par un des pays les plus riches au monde, l’Arabie saoudite.

 

L’esprit de Munich

 

En 1938, les Premiers ministres britannique et fran√ßais Chamberlain et Daladier se sont √† jamais d√©consid√©r√©s en se rendant √† Munich aupr√®s d’Hitler, avalisant le d√©pe√ßage de la Tch√©coslovaquie, et ce au nom de pr√©servation de la paix. Une intervention militaire d√©cid√©e de l’ Angleterre et de la France contre Hitler aurait peut-√™tre pu, √† ce moment, √©pargner cinquante millions de vies humaines.

A son retour et voyant la foule qui l’ acclamait sur le terrain du Bourget, Daladier aurait laiss√© √©chapper’¬†: ¬ę¬†Les cons, s’ils savaient!¬Ľ Les m√™mes arguments pacifistes sont repris aujourd’hui contre la guerre en Afghanistan, sanctuaire d’al Quaeda, ou encore contre une intervention anglo-am√©ricaine en Irak si Saddam, √† nouveau, se jouait des inspecteurs de l’ONU. Cer tains s’ opposent √† toute action pr√©ventive, m√™me si d’anciens experts du dictateur confirment les efforts √† nouveau entrepris par ce dernier pour produire des armes de destruction massive. Le chef des meurtriers du 11 septembre, Mohammed Atta, n’ a-t-il pas rencontr√© le responsable des services secrets irakiens, trois semaines avant l’attaque des tours jumelles ? Curieuse co√Įncidence. On nous dira que Saddam n’est pas un islamiste mais il est en tout cas l’alli√© de ces forces malfaisantes comme le Japon ou encore le grand Mufti de J√©rusalem √©taient les

alli√©s d’Hitler et les ennemis de nos d√©mocraties, sans √™tre √† proprement parler nazis. Et m√™me si un des objectifs d’une intervention militaire √©tait, dans un second temps, d’ouvrir les vannes du p√©trole irakien, toute initiative visant √† nous rendre moins d√©pendant de l’Arabie saoudite, principal financier de l’islamisme dans le monde, ne peut √™tre que b√©n√©fique dans la lutte qui s’engage.

 

“Une politique d’apaisement face √† la menace, c’est nourrir le crocodile en esp√©rant √™tre d√©vor√© le dernier” (Churchill).

 

L’illusion de la neutralit√©

 

D√®s 1938, la Belgique s’√©tait r√©fugi√©e dans une politique de “neutralit√©”, se distan√ßant de ses alli√©s qu’√©taient l’Angleterre et la France et esp√©rant ainsi √©chapper √† la guerre. L’Histoire nous enseigne que la Belgique, pour des raisons strat√©giques, fut la premi√®re √† √™tre attaqu√©e par l’arm√©e allemande. Aujourd’hui, notre pays, mais √©galement une bonne partie de l’Europe, commet les m√™mes erreurs : prise de distance envers les Etats-Unis, leader et garant du monde libre qui nous ont accord√© leur protection pendant 50 ans, fr√©quentations douteuses dans le monde arabo-islamique, refus de tenir √† Bruxelles une r√©union des forces d’opposition √† la dictature de Saddam Hussein. C’est oublier que la Belgique est une cible plus que symbolique avec le si√®ge de la Commission europ√©enne ou encore de l’Otan et du Shape, quelles que soient nos compromissions.

 

L’antis√©mitisme

 

Les ann√©es 30 furent marqu√©es par des campagnes antis√©mites virulentes. Lorsque le totalitarisme pointe le nez, ce vieux peuple inclassable est la premi√®re victime. Les juifs √©taient agress√©s en rue, leurs commerces incendi√©s et des mesures de boycott mises en place par l’extr√™me droite. A cette √©poque de nationalismes, il √©tait reproch√© aux juifs d’√™tre un peuple sans terre, “cosmopolite”. Aujourd’hui, il leur est au contraire reproch√© rigoureusement l’inverse, √† savoir d√©fendre une patrie retrouv√©e apr√®s 2 000 ans d’exil. LeS Arabes, qui ont d√©j√† tent√© √† trois reprises de d√©truire Isra√ęl par la guerre en 50 ans, ont beau commettre sous nos yeux des attentats contre des civils – nouvelle tactique juridiquement qualifi√©e par Amnesty International et Human Rights Watch de “crimes contre l’humanit√©” -, c’est au nom du progressisme et des droits de l’homme qu’Oxfam se d√©consid√®re en appelant au boycott des produits isra√©liens, c’est-√†-dire, il ne faut pas s’y tromper,¬† juifs. En France, le pas a d’ailleurs √©t√© franchi all√®grement puisque certaines campagnes √† l’initiative d’organisations d’extr√™me gauche ou arabes appellent d√©j√† au boycott de tout produit √† consonance juive tels que les jeans Levy-strauss.

 

La faiblesse de l’Etat

 

Le fascisme des ann√©es 30 s’est d√©velopp√© dans un contexte de naufrage de l’Etat, min√© par les scandales politico-financiers de l’√©poque et la crise √©conomique qui r√©gnait. L’Etat belge moderne est √©galement dangereusement affaibli : une police sous-√©quip√©e en hommes et mat√©riels, une justice toujours organis√©e comme au 19e si√®cle, la s√Ľret√© de l’Etat n√©glig√©e et une arm√©e disposant de budgets et de missions anachroniques face aux nouvelles menaces. L’Etat est d’autant plus faible que le pouvoir politique est parcellis√© entre l’√©chelon f√©d√©ral, communautaire, r√©gional, provincial ou communal. Dans de telles circonstances,¬† il n’est pas surprenant que l'”Arab European League” annonce qu’elle a cr√©√© un service de surveillance de… notre police √† Anvers et bient√īt √† Bruxelles, Malines, Charleroi. Dans les ann√©es 30, le mouvement rexiste et d’autres mouvements fascistes ne disposaient-ils pas √©galement de leur propre milice pour faire le coup de force contre les institutions d√©mocratiques ? Toute faiblesse √† leur encontre sera consid√©r√©e comme un encouragement √† aller plus loin. L’heure est donc √† la mobilisation des √©nergies et des volont√©s et √† la fermet√©. Saurons-nous trouver la force de vaincre ces nouveaux p√©rils et verrons-nous des Churchill, des de Gaulle, des Gutt se lever et agir pour la d√©fense de nos valeurs et de nos libert√©s ?

 

 

2002

Möller Reinhard, Die muslimische Scharia lieben ?, in: Basler Zeitung, 08/07/2002M

 

Helmut Schmidt, ehemaliger deutscher SPD-Bundeskanzler, √§usserte sich im Buch ‚ÄěHand aus Herz‚Äú (2002) zur Integration von Ausl√§ndern k√ľrzlich so: ‚ÄěWir haben heute sieben Millionen Ausl√§nder, die nicht integriert sind, von denen die wenigsten sich integrieren wollen, denen auch nicht geholfen wird, sich zu integrieren.‚Äú (…)

Amputationen von H√§nden, Auspeitschungen von Verurteilten, Steinigungen von Frauen nach Ehebruch ‚Äď wer davon nuter Berufung auf Koran oder Scharia betroffen ist, dem kann es gleichg√ľltig sein, ob in anderen Staaten einzelne muslimische Gelehrte bestimmte Verse anders deuten w√ľrden. Angesichts der enormen Leiden vieler Juden, Christen und anderer ‚Äď auch Muslime! ‚Äď unter Scharia-Gerichtsurteilen ist der Verweis auf irgendwelchen Kommentatoren oder darauf, dass (ausser Saudi-Arabien) alle islamischen Staaten die UNO-Menschenrechtskonvention unterzeichnet h√§tten, v√∂llig belanglos.

Ob in der T√ľrkei oder in Pakistan, in Saudi-Arabien oder Nigeria: √ľberall ist das Entsetzen gross, wenn Muslime sich zum Glauben an Jesus Christus bekehren und taufen lassen. Oft folgen Verfolgung, Folter und Tod; der Hass auf die Konvertiten ist auch sehr gross, dass bei tauffeiern keine Fotos von ehemaligen Muslimen gemacht werden sollen, um diese vor Mord zu sch√ľtzen.

Gem√§ss der Scharia wird die gesamte Welt in zwei Bereiche aufgeteilt: das ‚Äěhaus des Krieges‚Äú und das ‚ÄěHaus des Islam‚Äú. Ein Staat geh√∂rt zum ‚ÄěHaus des Islam‚Äú, wenn dort die Scharia Geltung hat (s.B. Sudan). Ob in einem land viele oder wenige Muslime leben, ist egal: Wenn die Scharia nicht geltendes Gesetz ist, handelt es sich um ein ‚ÄěHaus des Krieges‚Äú. Das gilt von der T√ľrkei wie auch von der Schweiz. Mit derartigen unismischen L√§ndern befindet sich der Muslim ‚Äěim Kriegszustand‚Äú, es soll erobert werden… (…)

Wegen ‚ÄěAbfall vom islamischen Glauben‚Äú wurden im Iran 1990 Pfr. Hussein Soodmand und 1998 der Baha‚Äôi Ruhollah Rowhani hingerichtet. Kenner islamischer Staaten sind der Auffassung, dass ausser in Pakistan und dem Iran beisielsweise in Tschetschenien, Nigeria, Saudi-Arabien, Sudan, Somalien und Indonesien in den letzten Jahren ehemalige Muslime um ihres chritlichen Glaubens willen umgebracht wurden. Wer aber vermag zu sagen, ob das, was wir erfahren, nicht nur die Spitze des Eisbergs ist?

Aufrufe zum‚ÄúHeiligen Krieg‚Äú sind in en letzten Jahren so zahlreich geworden, dass es nicht mehr m√∂glich ist, sie zu z√§hlen. Sehr oft richten sich die Aufrufe ausdr√ľcklich gegen Juden und Christen, verbunden mit der Forderung, diese ‚ÄěUngl√§ubigen‚Äú zu t√∂ten.

Das geschieht seit Jahrhunderten in Anlehnung an Koranverse wie diesen:

‚ÄěSiehe, der Lohn … ist …, dass sie get√∂tet oder gekreuzigt oder an H√§nden und F√ľssen wechselseitig verst√ľmmelt oder aus dem Lande vertrieben werden. Das ist ihr Lohn hienieden, und im Jenseits wird ihnen schmerzliche Strafe‚Äú (Sure 5,33; √ľbersetzt von Max Henning).

Die Geschichte der christlichen Kirchen in islamischen L√§ndern und die eschichte der Ausbreitung des Islam lehren unzweideutig: Muslimische √úberzeugung und Scharia kennen keine Religions- und Glaubensfreiheit. Trozdem haben Juden und Christen sich immer wieder darum bem√ľht, mit ihrem islamischen Nachbarn in Frieden und Toleranz zusamenzuleben; und aus christlicher √úberzeugung gibt es dazu keine Alternative. Das versuchen wir auch heute in einem Europa freiheitlich-rechtsstaatlicher Demokratien umzusetzen. Diese Umsetzung und die Integratin der Muslime ann nur dann erfolgreich sein, wenn es in keiner europ√§ischen Moschee Aufrufe zum Jihad und keine ‚Äď auch keine verborgene ‚Äď Einf√ľhrung der Scharia gibt.

 

Angst vor der Scharia?

 

Wer als Christ in einem islamischen Land unter der Scharia leidet, f√ľr den stellt sich diese Frage nicht. Er hat keine Wahl, er ist ‚ÄěB√ľrger minderer Klasse‚Äú, und nur wenige nehmen sich seiner an. (…)

In Barcelona erschien im jahr 2002 das Buch ‚ÄěFrauen im Islam‚Äú; der Verfasser, ein Imam, schildert darin auch, wie man seine Frau schlagen k√∂nnte, ohne Spuren zu hinterlassen. Zahlreiche spanische Frauen und M√§nner waren entsetzt ‚Äď doch die Pressefreiheit machte die Publikation m√∂glich, eine Freiheit, die √ľbrigens kein einzieger islamischer Staat kennt.

 

2003

Goossens Xavier, A Londres, des slogans devenus excessifs, LB 21/11/2003

 

Manifestation anti-Bush … organis√©e par la coalition ¬ę¬†Stop the War¬†¬Ľ, CND (pour le d√©sarmement nucl√©aire), l‚Äô ¬ę¬†Alliance musulmane¬†¬Ľ, …

 

2003

Servaty Jean (Waterloo), Islam / Une opinion depuis l’Egypte, LB 27/09/2003

 

EN OCTOBRE 2002, JE ME SUIS RENDU EN EGYPTE pour un p√©riple merveilleux dans la vall√©e du Nil. Nous avions la chance d’avoir une guide √©gyptienne tr√®s √©rudite. Cette¬† femme cairote, parfaitement francophone comme Boutros-Boutros Gahli peut l’ √™tre, est de conviction musulmane et aussi tr√®s au courant des pens√©es philosophiques en Occident. Elle se rend d’ailleurs chaque ann√©e en France o√Ļ elle compte de nombreux amis.

Au-del√† du plaisir de d√©couvrir l’Egypte ancienne, nous avons profit√© de sa pr√©sence pour nous entretenir avec elle des questions d’actualit√©. Et l√† le constat n’est pas optimiste. Elle nous a expliqu√© combien forte √©tait la pouss√©e islamiste, sur les familles modestes en¬† particulier, comment la pens√©e unique gagnait du terrain chaque jour, combien la population √©tait amen√©e √† se conformer √† une interpr√©tation rigoriste de l’Islam, dans ses pens√©es et dans sa fa√ßon de para√ģtre (en particulier port du voile, confinement des femmes chez elles,‚Ķ). Elle-m√™me persiste √† √™tre une des rares guides musulmanes non voil√©es (nous n’en avons pas vu une seule autre dans notre voyage sur les sites pharaoniques d’ailleurs) mais nous a dit, avec une certaine tristesse, ne pas √™tre s√Ľre de pouvoir le rester si elle veut poursuivre son activit√©!

Alors nous avons parl√© de notre Belgique et du d√©bat sur le port du voile √† l’√©cole et voici quelle a √©t√© sa r√©action :

De gr√Ęce, observez ce qui se passe ici. Ne tombez pas dans le pi√®ge de la tol√©rance √† sens unique. Que vos √©coles ne renoncent pas √† leur r√īle d’√©ducation, d’ouverture aux valeurs du Si√®cle des Lumi√®res. N’abandonnez pas ces jeunes musulmanes et leurs familles. Les milieux islamistes organis√©s et bien financ√©s sont bien pr√©sents chez vous aussi. Ces populations musulmanes en Occident, peu form√©es, peu int√©gr√©es, sont une proie facile. L’√©cole publique est leur seule chance de sortir de leur carcan, de leur ali√©nation. Que cette √©cole publique ne d√©missionne pas et reste ferme dans ses missions de promouvoir les valeurs humanistes.

Le voile est pour les milieux islamistes un symbole fort d’appartenance. Il permet de reconna√ģtre les siens et par la m√™me occasion d’exclure, voire de condamner les autres (en tout cas en Egypte). R√©alisez-vous que si vos √©coles acceptent ces d√©monstrations d’appartenance dans ses locaux, elles renforcent, sans s’en rendre compte, les milieux oppressifs au lieu de les combattre. Il n’y a d’ailleurs dans le Coran aucun pr√©cepte religieux imp√©ratif imposant ce voile.

Les valeurs humanistes sont fragiles, sans défense active, elles sont facilement balayées.

Mais il ne faut pas se tromper d’adversaire : vous les Occidentaux et la France en particulier souvenez-vous de l’Iran. √Äu nom de la tol√©rance, vous avez contribu√© √† remplacer un r√©gime certes non d√©mocratique mais en vous appuyant sur des opposants pires encore. Pour des d√©cennies, les valeurs humanistes en Iran sont rel√©gu√©es aux oubliettes et remplac√©es par la Charia et le rigorisme religieux.

Soyez heureux d’habiter un pays o√Ļ la libert√© philosophique est une r√©alit√© v√©cue. O√Ļ les convictions religieuses et philosophiques rel√®vent de la sph√®re priv√©e. Ne privez pas les jeunes musulmanes de ces valeurs pr√©cieuses. Dites-le bien √† vos dirigeants.

2003

 

Linksextremisten und Islamisten, FAZ 07/03/2003

 

Verbindungen zwischen beiden Bewegungen in Italien.

 

2004

Bruijns Ruud,  Een andere mening / Neen tegen Turkije!, in: Delta, 4,2004, p.16

 

Sinds Turkije in 1999 het aspirantlidmaatschap van de E.U. bezit, dringt het aan op  onmiddellijke toetreding. Begin van dit nieuwe jaar eiste Turkije dat aan het einde van dit jaar er uitsluitsel diende te zijn over de toetreding van Turkije tot de E.U.. De E.U, lijkt te zwichten. Er zijn echter tal van doorslaggevende argumenten om Turkije niet toe te laten tot de E.U., die in de discussie omtrent de toelating niet worden genoemd.

 

De belangrijkste bezwaren die tot nog toe worden gehoord zijn het gebrek aan de handhaving van de mensenrechten in Turkije en de gevreesde kosten voor het economisch onderontwikkelde land. De belangrijkste bezwaren, namelijk de ongehinderde migratie van tientallen miljoenen Turken naar West-Europa en de daarmee gepaard gaande opmars van de

Islam worden daarbij verzwegen of bewust buiten de discussie gehouden.

 

Het is uiterst bevreemdend dat de Islam en de migratie-golf buiten beschouwing wordt gelaten in de discussie, maar impliciet toch worden genoemd: “Een ‘nee’ tegen Turkije is een afwijzing van de Turkse migranten hier in West-Europa en de Islamitische wereld als geheel.” Nu, dat is niet alleen correct, maar dat zijn ook de hoofdredenen om Turkije niet te laten toe-

treden.

Ten eerste willen de politici van de gevestigde partijen namelijk niet dat de toetreding van Turkije wordt gekoppeld aan het bestaande m igrantenvraagstuk in West-Europa. De arbeidsmigratie van honderdduizenden Turken naar West-Europa heeft reeds geleid tot een zware hypotheek op de verzorgingsstaat en een verregaande Islamisering van de grote steden. De toetreding van Turkije zal leiden tot een migratie van miljoenen Turken naar West-Europa en daarmee tot een veelvoud van de problemen, die we nu al kennen.

 

Ten tweede wil de E.U. geen kleur bekennen over de aard en het wezen van Europa. De Europese beschaving heeft haar wortels liggen in de Joods-Christelijke en Humanistische tradities, waar de Islam haaks op staat. Turkije is een ontegensprekelijk Islamitisch land, waar de democratie en de rechtsstaat alleen door de harde hand van het leger kan worden ge-

waarborgd tegen de politieke Islam, die desalniettemin de overhand krijgt.

De toetreding van Turkije zal niet alleen leiden tot een torenhoge kostenpost boven op de komende toetreding van de Oost-Europese landen, maar tevens tot een massa-migratie naar West-Europa, die een verregaande Islamisering van onze samenleving tot gevolg heeft. De culturele en religieuze bezwaren wegen in dat opzicht zwaarder dan de financi√ęle con-

sequenties, die van slechts tijdelijke aard zullen zijn.

 

Aangezien de Nederlandse regering het komende jaar als voorzitter van de E. U. een zware verantwoordelijkheid met zich draagt dient de regering de discussie over de toetreding van Turkije zuiver te voeren, met name naar de burger toe. De regering lijkt echter niet alleen doof voor belangrijke argumenten tegen de toetreding van Turkije tot de E.U., maar evenzeer voor de meerderheid van de Nederlandse bevolking, die tegen een dergelijke toetreding

is.

 

Ruud Bruijns

 

2004

Munzi Ulderico, Glucksmann¬†: ¬ę¬†Se incontrasi Bin Laden lo ucciderei¬†¬Ľ, CDS 26/03/2004

 

n Ucidere lo sceicco Yassin non e stato un atto di terrorismo ?

Uccidere un capo guerriero che predica il terrorismo et l‚Äôuccisine di donne e bambini non lo √®. La distruzione di ogni stato maggiore √® sempre statu un aiuto per la pacificazione. A Gaza, c‚Äôera uno stato maggiore del terrore diretto da Yassin. Si pu√≤ discutere l‚Äôopportunit√† della decisione politica ma evitiamo le considerazioni moralizzanti passe-partout. Tutti i governi del mondo condannano ipocritamente l‚Äôesecuzione di Yassin quando lo stesso giorno Albright per i democratici e Powell per i repubblicani si scusano di non aver ucciso Bin Laden.¬†¬Ľ

2004

Hoofddoeken (4), in: HUMO 20/01/2004 

 

De islamitische gemeenschap en haar politieke vertegenwoordigers voeren de discussie rond het voorstel van minister Dewael over de hoofddoek op een weinig serene en oprechte manier. Ook ogenschijnlijk progressieve islamieten kanten zich tegen een verbod van hoofddoeken in openbare scholen. Ze beweren enerzijds dat een verbod een schending van de democratische rechten van de gelovigen inhoudt, maar anderzijds ook ‚Äėdat de hoofddoek niet zo belangrijk is, niet verplicht is volgens de Koran, en dus zeker gen dwang naar vrouwen toe inhoudt‚Äô.

 

Flauwekul, de koran stelt de hoofddoek wel degelijk verplicht: Hoofdstuk 24 (Annoer) vers

‘En zeg tot de gelovige dat zij ook hun ogen neergeslagen houden en hun passies beheersen, en dat zij hun schoonheid niet tonen dan hetgeen ervan zichtbaar moet zijn en dat zij hun hoofddoeken over hun boezem lazten hangen‚Ķ‚Äô

Of hoofdstuk 33 (Al-Ahzaab) vers 60: ‚ÄėO profeet! Zeg aan uw vrouwen en uw dochters en de

vrouwen der gelovigen dat zij een gedeelte van hun omslagdoeken over hun hoofd laten hangen. Dat is beter opdat zij mogen woden onderscheiden en niet lastig worden gevallen…’

Volgens de islam de letterlijke woorden van Allah zelve, en dus een onfeilbaar (!) dogma voor de eeuwigheid en voor de ‘ware’ gelovige.

De islamitische gemeenschap roept gewoon de democratische spelregels in om de dogma‚Äôs van een zeer patriarchaal geori√ęnteerde religie/ denkwijze – neergeschreven in een ‘onfeilbaar boek‚Äô –¬† temogen handhaven binnen een democratische cultuur. De ‚Äėomslagdoeken‚Äô vormen het symbool voor een fundamentalistische interpretatie van de koran ‚Äď van een manier van denken die vrouwen als ‚Äėonderhorig‚Äô ziet aan mannen, en dat is de √©chte kern van een zaak.

 

Yvs Buysse-Moull, Gent

 

2005

In : LB 19/07/05

Terrorisme islamique

Des origines lointaines

JE ME DOIS DE REAGIR A L’ARTICLE DESINFORMANT SUR LE TERRORISME ISLAMIQUE de Pierre Piccini dans votre √©dition du 12 juillet.

S’il est clair que le terrorisme est une technique de combat, celui des islamistes n’est pas n√©cessairement, comme il le pr√©tend, le produit de la situation internationale actuelle.

Historien, le professeur Piccini de¬≠vrait savoir qu’il existe depuis tou¬≠jours. N’est-ce d’ailleurs pas une branche de l’islam qui a cr√©√© la secte des “Assassins” au XIe si√®cle¬†? Quant √† l’islam lui-m√™me, n’est-il pas en guerre contre l’Occident chr√©tien, les “infid√®les”, depuis sa fondation au

VIIIe si√®cle¬†? Faut-il rappeler son ex¬≠pansionnisme, ordonn√© par le Co¬≠ran, qui lui a fait conqu√©rir successi¬≠vement et par les armes la Palesdne, le Uban, la Syrie, toute l’Asie mi¬≠neure, l’Egypte, le Maghreb, les Balk¬≠ans, l’Espagne et la France jusqu’√† Poi¬≠tiers¬†? Qu’il a conquis et pill√© une par¬≠tie de l’Italie, Rome comprise, et n’a √©t√© arr√™t√© devant Vienne qu’en 1683¬†? Pr√®s de mille ans de djihad in¬≠cessant contre l’Occident, qu’on le veuille ou non, cela laisse des traces dans la m√©moire collective!

Notre professeur ignore-t-il tou¬≠jours que c’est d√®s 1989 qu’Ous¬≠sama Ben laden a d√©clar√© la guerre √†l’Occident en faisant r√©f√©rence aux “nouveaux crois√©s”, preuve formelle qu’il se situe bien dans la continuit√© de ce djihad mill√©naire¬†? Il est √©vident aussi que la p√©riode “coloniale” franco-anglaise du Moyen-Orient a raviv√© les humilia¬≠tions subies par l’islam depuis le d√©¬≠clin de l’Empire ottoman et sa s√©cula¬≠risation, tout comme a √©t√© doulou¬≠reusement v√©cue la restitution d’une partie de la Palestine aux Isra√©liens. ses pires ennemis depuis toujours… Le terrorisme islamique actuel a visi¬≠blement deux composantes: celle is¬≠sue du djihad permanent raviv√© par al Qaeda, et celle provenant des vain¬≠cus des guerres afghanes et irakien¬≠nes, √† savoir les Sunnites d’Irak et les Taliban. Ceux-ci ont en effet perdu les privil√®ges exorbitants qu’ils avaient dans leur pays bien que tr√®s minoritaires. Ils ne peuvent d√®s lors admettre la d√©mocrade, pr√īn√©e par l’Ocddent, car elle risque de les mar¬≠ginaliser √† jarhaist Ils s’en prennent d’ailleurs tout autant, si pas plus, √† leurs propres compatriotes mainte¬≠nant au pouvoir qu’aux √©trangers qui ont contribu√© √† les d√©boulonner.

Les √©lections r√©ussies dans leurs deux pays ont aussi largement d√©¬≠montr√© qu’une grande majorit√© des populadons concern√©es est loin de rejeter le changement politique inter¬≠venu, quoiqu’on essaie de nous faire croire!

 

L-P. D. Rixensart

 

2005

De na√Įviteit in het Islamdebat, in: Delta, 5, 2005, p.19-21

 

In de ontwikkeling van de Islam zien we dat er ­al vanaf het prille begin geen sprake was van een scheiding tussen godsdienst en staat. De profeet Mohammed oefende namelijk zowel het geestelijke ais het wereldlijke gezag uit en had zodoende het geweldmonopolie in han­den. Critici van de Islam, alsmede andere godsdiensten stonden ais gevolg daarvan voortdurend bloot aan geweld en vervolging. De maatschappij stond onder de absolute heerschappij van de profeet Mohammed, die de samenleving naar eigen inzicht inrichtte en omkaderde met religieuze wetten, de zoge­naamde sharia. Zo was de dominantie van de Islam compleet. ln navolging van dit voor­beeld, dat zogezegd rechtstreeks door godde­lijke openbaring is ingegeven, heeft de Islam zich vervolgens verbreid.

 

Voor een moslim is een aanspraak op de do­minantie van de samenleving dus vanzelf­sprekend en gerechtvaardigd zowel vanuit zijn geloof ais vanuit de geschiedenis. Een derge­lijke dominantie omvat voor de orthodoxe moslim aile facetten van het leven. Het heeft echter tot gevolg dat aile door het Westen gekoesterde vrijheden op de tocht staan. Ten eerste is er geen godsdienstvrijheid, omdat andere godsdiensten zich dienen neer te leg­gen bij de dominantie van de Islam. Ten tweede is er geen vrijheid van geweten en expressie, omdat er geen kritiek mag worden geuit op het geloof en de kunst dient te vol­doen aan de wetten van God. Ten derde is er vooral geen plaats voor vrije keuze, omdat leiders van in den beginne door God hoege­naamd worden uitverkoren en de wetten door God zijn opgesteld, waardoor democratie niet noodzakelijk is. Democratie is in de ogen van orthodoxe gelovigen zelfs verwerpelijk, omdat het uitgaat van het idee dat wetten worden gemaakt door men sen in plaats van God.

 

Samengevat kunnen we stellen dat het chris¬≠tendom en de islam twee geheel verschillende ontwikkelingen hebben doorgemaakt. Boven¬≠dien is het lichtzinnig om te denken dat gelo¬≠vigen dezelfde opvatting over geloof in de samenleving hebben als ongelovigen. De openbaring van God heeft voor een gelovige meer waarde dan de mening van een mede¬≠mens, laat staan een ongelovige. Dat geldt met name voor de moslim, aangezien deze streeft naar een samenleving op grond van het Woord van God’ en het ‘Leven van de Profeet’. Hierdoor is er bij voorbaat al sprake van een asymmetrische discussie, aangezien het voor een moslim vanzelfsprekend is om aanspraak te maken op de macht en de openbare ruimte, omdat hij gelooft dat de godsdienst het middelpunt van de samenle¬≠ving dient te zijn.

 

De discussie dient dan ook niet te gaan over 6f de overheid de Islam dient te steunen om aanspraak te ma ken op een centrale plaats in de openbare ruimte, maar of de Islam het zal dulden dat de overheid het geloof onderge¬≠schikt maakt aan het algemene belang van de burgers. We dienen mijns inziens dan ook het geloof los te koppelen van de mens: in de eerste plaats ben je voor de overheid een burger, en op de tweede plaats ben je een gelovige, nog los van je specifieke geloof. Het geloof dient een persoonlijke zaak te zijn en mag op geen enkele wijze kracht van wet hebben voor de burgergemeenschap. Het belang van aile burgers mag niet onderge¬≠schikt worden gemaakt aan de aanspraken van religieuze minderheden. Laat het geloof een bron van troost en inspiratie zijn, maar laat ons de woorden van een wijze profeet eendachtig zijn: “Mijn koninkrijk is niet van deze wereld.”(Johannes 18:36).

 

Ruud Bruyns

 

2005

Leblanc V√©ronique, Ayaan Hirsi Ali pour des ‚Äėpolitiques dures‚Äô, LB 12/03/2005

 

(‚Ķ) Ayaan Hirsi Ali, d√©put√©e lib√©rale n√©er¬≠landaise d‚Äôorigine somalienne, sc√©nariste¬† du film “Submission” consacr√© √† la condition des femmes musulmanes et r√©alis√© par Th√©o Van Gogh. Film qui entra√ģnera l’assassinat de ce der¬≠nier, en novembre dernier, et vaudra des menaces de mort √† la jeune femme. C’est donc flanqu√©e d’un service de s√©curit√© sur les dents que celle- ci est ve¬≠nue s’exprimer √† Strasbourg. “Il faut instaurer des politiques dures pour lutter contre les violences fai¬≠tes aux femmes musulmanes”, a-t- elle martel√©, citant notamment l’excision, les mariages forc√©s -des pratiques auxquelles elle-m√™me a √©t√© confron¬≠t√©e- et s’en prenant aux premiers fautifs √† ses yeux: “Les p√®res, les fr√®res, les oncles.” “Certes, les politiques douces sont importantes, a-t-elle expli¬≠qu√©. Il faut des campagnes de sensibilisation, des condamnations off√Ļ:ielles… Mais cela ne suffit pas, on n’en mesure pas les effets. Il faut poursuivre les auteurs de ces abus.” C’est ainsi qu’Ayaan Hirsi Ali a r√©clam√© la cr√©ation de “procureurs g√©n√©raux” qui s’occupent exclusivement de violences domestiques et de “tribunaux uniquement d√©volus au droit de la famille”.

Elle s’en est prise tr√®s directement √† l’islam. “On d√©nonce le Pape parce qu‚Äôil interdit le pr√©servatif, on critique les R√©publicains aux Etats-Unis pour leur conservatisme mais on n’attaque pas l’islam en Europe alors qu’il d√©fend les m√™mes positions.” Pour¬≠quoi deux poids, deux mesures? s’inter¬≠roge-t-elle. Des propos qui ont fait r√©agir l’eurod√©put√©e fran√ßaise H√©l√®ne Flautre (Verts), pr√©sidente de la sous-commission des droits de l’homme. “Il faut parler d’islam avec “s” et √©viter les amalgames¬†¬Ľ, s’est-elle r√©cri√©e, se refusant √† condamner les mu¬≠sulmans dans leur ensemble et rappelant que des crimes d’honneur avaient √©galement lieu en Am√©ri¬≠que centrale. “C’est vrai qu’il y a des crimes d’hon¬≠neur ailleurs, a conc√©d√© Ayaan Hirsi Ali mais ils sont toujours li√©s √† une pr√©dominance du religieux.

¬ę¬†On s’abstient trop de critiquer l’islam”, a-t-elle r√©¬≠p√©t√©. Elle, en tout cas, ne

s’en prive pas. Fut- ce au p√©ril de sa vie…¬†¬†¬†¬†

 

2005

Salman Rushdie (auteur britannique des ‚ÄėVersets sataniques‚Äô), LB 12/8/2005

 

¬ę¬†Nous avons besoin (‚Ķ) d‚Äôun R√©forme musulmane capable de combattre non seulement les id√©ologues du jihad mais aussi les s√©minaires poussi√©reux et √©touffants des traditionalistes.¬†¬Ľ

 

2005

Senft Alexandre, Der Mythos vom rationalen Westen, SDZ, 17/05/2005

 

√úber 300 Seiten lang wettert die in New York lebende Italienerin √ľber “Eu¬≠rabia”

– das Europa, das sich “wie eine Dirne” an die Muslime verkauft, seine Identit√§t

und Kultur den Barbaren geop­fert habe. Schon seit den 60er Jahren, so ihre

klaglich belegte “These”, verfolgten die Muslime die Strategie, sich so rasch zu

vermehren, dass sie bald Europa √ľbernehmen k√∂nnten.

Die Linken, die Rech­ten und die katholische Kirche hatten sie dabei tatkräftig

unterst√ľtzt.

Italien sei bereits islamisiert – “mit Minaretten an¬≠stelle von Glockent√ľrmen,

Harems an¬≠stelle¬† von Nightclubs, dem Koran anstel¬≠le unserer Verfassung” .

 

2005

in: DELTA, 8, 2005, p.23

 

* Stel je voor… dat WIJ dat schrijven! Wij zouden vlug van racisme beschuldigd worden. Maar wat gezegd als een gerenomeerd blad als Le Figaro (23/07/05) schrijft over “la na√Įvi¬≠t√© des democraties occidentales inspir√©e de leur conception de la tol√©rance, de la libert√© d’expression et d’associations, des droits de l’homme’,? Le Figaro stelt de vraag “que veu¬≠lent ces islamistes?” en geeft als antwoord: “les islamistes n’ont pour objectif d’instituer une soci√©t√© conforme √† des r√©gIes coraniques qui correspondent grosso modo aux r√®¬≠gles sociales de l’Arabie saoudite du VIIe si√®¬≠cle”. En het blad besluit: Par d√©faut de cette fermet√©, nous laisserions se constituer sous nos yeux, par l√Ęchet√© et aveuglement, une v√©ritable cinqui√®me colonne qui engendrera in√©luctablement la guerre civile”.

 

Voil√†, nu hoort ge het ook eens van een “ern¬≠stig” blad!

 

2006

Ackermann Ulrike, Brutal und bigott, in: SDZ 279, 2006

 

Ayaan Hirsi Alis scharfe Abrechnung mit dem Islam

Fur Hirsi Ali sind die Errungenschaften der Aufklärung, Trennung Von Staat und Religion, politische und individuelle Rechte und Freiheiten, Seltistbestimmung des Individuums, Vernunft und Gleichberechtigung der Geschlechter von fundamentaler Bedeutung, aber nach ihrer Überzeugung mit dem Islam schlicht nicht vereinbar. Eine Position, die erwartungsgemäss nicht nur den Zorn des radikalen Islam heraufbeschwört.

 

AYAAN HIRSI ALI: Meine Leben, meine Freiheit. Die Autobiographie. Piper, M√ľnchen 2006. 495 S., 19,90 Euro.

 

2006

Eberhardt Wolfram, Blettner Annette, ISLAM Die grausame Scharia, Focus 13/2006, S.234

Warum muslimische Konvertiten in islamischen Staaten um ihr Leben f√ľrchten m√ľssen oder in der psychiatrischen Anstalt landen

 

Laut √úberlieferung soll der Prophet selbst befohlen haben: ,,Wer seinen islamischen Glauben wechselt, den t√∂tet.”

Andere muslimische Staaten st√ľtzen sich in ihrer Rechtsprechung ebenfalls in Teilen oder sogar ganz auf die Scharia, die sich aus dem Koran sowie den Worten und Taten Mohammeds ableitet. In Saudi-Arabien, Iran, Pakistan, Jemen, Sudan, Katar und Mauretanien m√ľssen B√ľrger, die vom Islam abfallen, daher um ihr Leben bangen oder Repressalien bef√ľrchten.

‚Äʬ† So wurde der islamische Sufi-Theologe Mahmud Muhammad Taha 1985 im Sudan gehangt. Er hatte behauptet, dass Teile des Korans nur fur die Zeit der Offenbarung gelten und keine endg√ľltige g√∂ttliche Wahrheit darstellen.

‚Äʬ† In Pakistan konvertierte der Christ Ashiq Masih zum Islam und dann wieder zuriick zum Christentum. Sein Nachbar zeigte ihn im Jahr 2000 wegen Gottesl√Ęsterung an, er wurde in erster Instanz zum Tode verurteilt, landete im Gef√Ęngnis in Faisalabad.

‚Äʬ† Die iranische Gerichtsbarkeit verh√§ngte 2002 gegen den iranischen Geschichtsprofessor Hashem Aghajari in erster Instanz das Todesurteil, da er vom Glauben abgefallen sei. Er hatte Neuerungen im Islam gefordert.

In √Ągypten kam der Konvertit Gasir Mohammed Mahoud im Jahr 2005 mit dem Leben davon. Man hatte ihn fur unzurechnungsf√§hig erkl√§rt und in die Psychiatrie gesteckt. Laut islamischem Recht entgeht ein Geistesgest√∂rter der Hinrichtung. Auch im Fall Abdul Rahmans deutet sich eine solch zwielichtige L√∂sung an. Najeeb Khan, ein Menschenrechtsaktivist aus Kabul, ist sich sicher: ,,Die afghanische Regierung wird sich niemals trauen, ihn hinrichten zu lassen. ”¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

2006

Halli Ahmed, Libérons l’islam des théologiens de la Charia, LB 03/10/2006

 

¬†Plus incisif, l’√©crivain irakien Hani Nakchabandi signe dans le magazine “Elaph” ce point de vue dont nous ex¬≠trayons l’essentiel : “Assur√©ment, le Pape a commis une erreur mais est-il le seul √† √™tre tomb√© dans l’er¬≠reur avec ses d√©clara¬≠tions contre l’islam et les musulmans ? Je dis non! Nous com¬≠mettons tous les jours mille fois plus d’er¬≠reurs que lui. Dans chaque pr√™che du vendredi, nous insul¬≠tons les p√®res des p√®res des chr√©tiens et les a√Įeux des a√Įeux des juifs. Dans cha¬≠que pr√™che du vendredi, nous deman¬≠dons √† Dieu de les d√©truire, de faire de leurs √©pouses des veuves et de leurs en¬≠fants des orphelins. Dans toutes nos √©coles, nous apprenons √† nos √©coliers que les chr√©tiens sont impurs et vou√©s √† l’enfer.

 

2006

Modrikamen Mischa√ęl, Isra√ęl, sentinelle de notre libert√©, LB 03/08/2006

 

Le 11 septembre 2001, l’islam jihadiste a officiellement ouvert les hostilit√©s contre le monde libre, musulman et non musulman, commettant au nom de sa lecture de l’is¬≠lam les pires atrocit√©s, en majorit√© con¬≠tre des civils. L’islamisme voue une haine mortelle au monde non musulman et √† l’Occident.

Darfour, Ethiopie, Isra√ęl, Gaza, Liban, Irak, Iran, Afghanistan, Inde, Pakistan, Bali Philippines… les zones de conflits larv√©s ou ouverts s’√©tendent, mois apr√®s mois. L’islamisme se d√©veloppe comme un cancer sur le terreau de l’islam, orphe¬≠lin de sa grandeur, tout comme l’hitl√©¬≠risme s’est √©panoui en raison du culte de l’autorit√© et du nationalisme extr√™me dans la tradition germanique.

Isra√ęl, √† nouveau agress√© gratuite¬≠ment, d√©montre au quotidien sa d√©termination, le courage de sa population et de ses sol¬≠dats, face aux “nazislamistes” du Hamas et maintenant du Hezbollah. Avez-vous remar¬≠qu√© : ils d√©filent comme leurs mentors iraniens en faisant le salut hitl√©rien? A chacun ses r√©f√©rences. Les pertes de Tsa-hal sont lourdes, la population d’Isra√ęl souffre. 750000 ci¬≠toyens isra√©liens dorment de¬≠puis trois semaines dans les abris, mais la d√©termination de ce petit peuple d√©mocrati¬≠que demeure intacte face √† ses ennemis sanguinaires…

Depuis Gaza et le “Hezbollaland”, dont Isra√ęl s’√©tait d√©fini¬≠tivement retir√©, les “nazisla¬≠mistes” adressent un message clair : leur seul objectif n’est pas la lib√©ration de terres ara¬≠bes, mais uniquement la des¬≠truction totale d’Isra√ęl. Tant qu’il y aura des “nazislamis¬≠tes”, Isra√ęl ne doit plus l’oublier avant de renoncer √† la Jud√©e et √† la Samarie, au cŇďur m√™me du pays.

 

Les Etats-Unis se battent, l’Angleterre et l’Australie s’im¬≠pliquent dans cette confronta¬≠tion mondiale contre les forces du mal. H√©las, une large par¬≠tie de notre vieille Europe h√©¬≠site, refuse de choisir son camp. L’Espagne d’Aznar √©tait exemplaire. Celle de Zappa-tero est honteusement muni-choise. Le syndrome “EURA-BIA” comme le d√©non√ßait fort justement “The Economist”, dans une couverture r√©cente. L’Europe, h√©riti√®re de J√©rusa¬≠lem, Rome et Ath√®nes, ne croit plus √† grand-chose. Le relativisme et la perte de nos valeurs ont gan¬≠gren√© notre pens√©e et notre analyse.

 

Apparemment, de nombreux faiseurs d’opinions (enseignants, journalistes…) et d√©cideurs (√† gauche et √† droite) ont d’ores et d√©j√† fait leur choix. Ils se ren¬≠dent sans combattre √† l’islamisme. Au “besser rot dan tod” des pacifistes, a suc¬≠c√©d√© le choix de la soumission molle aux diktats. Ils optent pour la dhimmitude in¬≠tellectuelle, un statut d’inf√©rieur accord√© aux non-musulmans chr√©tiens en terre d’islam. Selon les rapports officiels de l’√©ducation nationale, on ne peut d√©j√† plus enseigner certaines th√©ories scienti¬≠fiques ou encore la Shoa dans nombre d’√©coles en France √† forte proportion d’√©l√®ves maghr√©bins, sous peine de provo¬≠quer une √©meute. Nul ne s’en offusque parmi les dirigeants fran√ßais. Frileux? Non, simplement capitulards !

Ces faiseurs d’opinions et autres d√©ci-i deurs anticipent d√©j√† l’√©volution qui nous est promise ouvertement par certains leaders du monde arabo-musulman. Le pr√©sident alg√©rien Boum√©dienne ne pr√©disait-il pas que “les musul¬≠mans conquerront l’Europe avec le ventre de leurs femmes”, d√©claration r√©it√©r√©e par Khadafi qui d√©clarait en avril 2006 au Mali que les 50 millions de musul¬≠mans d’Europe, avec l’aide de la Tur¬≠quie, feront de l’Europe une terre d’islam et ce sans combat. Les projections d√©mo¬≠graphiques d√©montrent que nombre de capitales et villes d’Europe seront √† br√®ve √©ch√©ance √† majorit√© musulmane (Amsterdam, Marseille…). L’application de la charia y est un des objectifs d√©cla¬≠r√©s des islamistes.

 

La “l√Ęchet√©” des combattants du Hez¬≠bollah, d√©nonc√©e par M. Egeland, secr√©¬≠taire adjoint de l’Onu dans un communi¬≠qu√© de ce 24 juillet, qui s’abritent volon tairement au milieu des civils, est pass√©e sous silence. Ces boucliers humains ne sont-ils pas que des martyrs √† leurs yeux? Pourtant Isra√ęl et ses pilotes font le maximum pour √©viter les pertes de vies humaines dans la population civile. Chaque frappe, guid√©e par laser et satel¬≠lite, fait l’objet d’un premier passage de reconnaissance visuelle pour tenter de s’assurer que des civils ne seront pas tou¬≠ch√©s. Certaines actions, notamment con¬≠tre le QG du Hezbollah √† Beyrouth, sont pr√©c√©d√©es de l√Ęchers de tracts, invitant les populations √† s’√©loigner de la zone de combat. Un g√©n√©ral canadien, ancien cas¬≠que bleu, d√©clarait qu’Isra√ęl “mettait √† l’√©vidence tout en Ňďuvre pour limiter les pertes civiles”. L’intervention de l’Occi¬≠dent pour lib√©rer le Kosovo, une campa¬≠gne de frappes a√©riennes intensives, a elle caus√© la mort de 10000 personnes, essentiellement civilesi ‚ÄĘ Alors que le Hezbollah tire ses milliers de roquettes et missiles sur Isra√ęl, des

analystes en chambre d√©noncent une ri¬≠poste “disproportionn√©e” de l’Etat h√©¬≠breu au motif qu’il y aurait plus de morts c√īt√© libanais que c√īt√© isra√©lien. Ils sa¬≠vent pourtant que la guerre consiste √† “terrasser l’adversaire afin de le mettre hors d’√©tat de r√©sister” (Clausewitz) et r√©¬≠pond √† certaines contraintes tactiques et strat√©giques. La guerre n’est jamais belle ni morale mais elle est parfois n√©¬≠cessaire. Les leaders du G8 l’ont bien compris. Par r√©alisme et non par cy¬≠nisme, ils ont donn√© leur feu vert impli¬≠cite √† Isra√ęl pour faire le sale boulot…

Et la situation des chrétiens du Liban? Pourquoi passer sous silence le soutien de           

nombreux chr√©tiens du Liban √† cette guerre? Eh oui, ils de¬≠mandent √† Isra√ęl de finir le travail et de les d√©barrasser de la b√™te islamiste. Ils savent eux, vrais Libanais, qu’une paix durable peut s’√©tablir entre le Liban et Is¬≠ra√ęl avec lequel n’existe aucun conten¬≠tieux territorial. Plus fort encore, de nom¬≠breux m√©dias arabes font porter claire¬≠ment la responsabilit√© du bain de sang sur le Hezbollah. L'”Arab Times” du Kowe√Įt √©crit que “les op√©rations de Tsa-hal au Liban vont dans le sens des int√©¬≠r√™ts arabes et de la communaut√© interna¬≠tionale”. Oui, vous avez bien lu !

Tr√®s inqui√©tant enfin, certains no¬≠tamment √† l’ex¬≠tr√™me gauche et √† l’extr√™me droite sont d’ores et d√©j√† les al¬≠li√©s actifs des “nazis-lamistes” avec qui ils partagent leur haine du monde li¬≠bre. Leurs h√©ros sont les dictateurs Castro, Chavez ou encore Louchenko et le nazi iranien Ama-dinhejad. Ils appel¬≠lent ouvertement √† un nouvel holo¬≠causte d’Isra√ęl et donc du seul √©tat juif de la plan√®te. Certains quotidiens, pourtant respecta¬≠bles, leur r√©servent d√©j√† leurs colonnes ‚Ķ (1)

 

Face √† ces mena¬≠ces, de nombreux ci¬≠toyens europ√©ens vo¬≠tent malheureuse¬≠ment avec leur pied. Ils partent. Ils d√©ser¬≠tent une Europe, pour eux en perdi¬≠tion. Il faut savoir que pour la pre¬≠mi√®re fois dans son histoire, le nombre de Hollandais de sou¬≠che qui ont quitt√© les Pays-Bas (en grande majorit√© pour les Etats-Unis et l’Australie) a d√©¬≠pass√© en 2005 le nombre d’immi¬≠grants chez notre voisin du nord.

Mais n√©anmoins, un courant d’opinion se dessine en Eu¬≠rope m√™me. Il rejette la pens√©e dominante r√©ductrice. A ses yeux, Isra√ęl est la senti¬≠nelle de notre libert√©. Ce courant est peut-√™tre minoritaire et m√™me conspu√©, comme l’√©tait Churchill en 1932, consi¬≠d√©r√© comme un fauteur de troubles et un va-t-en-guerre par ses concitoyens parce qu’il d√©non√ßait d√©j√† le danger nazi et plai¬≠dait pour la liquidation imm√©diate de Hitler. Nous savons que notre heure viendra. Entretemps, Washington et J√©¬≠rusalem sont fermement r√©solus √† lutter et restent les phares du monde libre. Ils sont des rep√®res courageux et r√©confor¬≠tants pour une Europe √† la d√©rive. Gr√Ęce √† eux et √† tous ceux qui refusent la sou¬≠mission, nous vaincrons le “nazislamis-me”, avec l’aide courageuse des musul¬≠mans lucides qui Ňďuvrent au renouveau pacifique de leur civilisation. ‚ÄĘ

 

(1) NdlR : Si radicale soit l’id√©e du remplacement d’Is¬≠ra√ęl par un Etat palestinien binational soutenue dans l’opinion de Nico Hirtt (“C’est le sionisme qui m√®ne √† la guerre” dans nos pages D√©bats – LLB du 25/07), elle ne peut √™tre traduite par un “appel √† un nouvel holocauste d’Isra√ęl”.

 

2006

Charlie Hebdo, 8/2/2006

 

MAHOMET

 

Chef religieux et militaire n√© aux alentours de 570 √† La Mecque. Il a r√©ussi √† sou¬≠mettre toutes les tribus de la p√©ninsule Arabique. Il s’ensuivit une longue p√©riode de conqu√™tes victorieuses qui s’√©tendirent de l’Espagne √† tout le Moyen-Orient. C’est un personnage historique qui appartient √† l’hu¬≠manit√©, comme Napol√©on, Alexandre le Grand, Tamerlan. Les sunnites n’ont pas le droit de repr√©senter son image, contrairement aux musulmans chiites. Dans les pays qui ont conquis la libert√© d’expression, on peut le repr√©senter comme on veut, de m√™me que J√©sus ou Bouddha, ou Mo√Įse, ou Confucius, ou Platon, ou Sarkozy.

 

Lorsque le grand Reich a demand√© au petit royaume du Danemark de livrer les Juifs, les Danois refus√®rent. Le r√©sultat fut √©tonnant. Les nazis renonc√®rent. Sans la complicit√© du peuple, ils ne pouvaient rien faire. C’est une le√ßon. La m√™me chose s’est produite en Bulgarie. Tous les autres pays sollicit√©s ont livr√© les Juifs. Devant les fascistes, le ¬ę non ¬Ľ collectif est toujours payant. Les individus ont le droit d’avoir peur, mais, quand ils incarnent des institutions, la peur est interdite. La d√©mocratie, somm√©e de se renier, doit refouler ses peurs et refuser de c√©der sur les prin¬≠cipes qui la fondent.

 

Troisième guerre mondiale

 

S’il fallait censurer ces dessins pour √©viter la Troisi√®me Guerre mondiale, leur publication serait absurde. ¬Ľ L’argument n’est pas recevable. Si la Troisi√®me Guerre mondiale devait √©clater, elle √©claterait de toute fa√ßon. On ne peut ima¬≠giner une seconde que ses causes soient √©puis√©es par une douzaine de dessins. Ne pas publier les dessins serait interpr√©t√© par les religieux totalitaires comme une victoire encourageante qui ne ferait que pr√©cipiter la crise suivante. Seule une fermet√© calme et sans agres¬≠sivit√© peut calmer la folie qui se l√®ve. Lorsque des extr√©¬≠mistes, par le chantage ou par la terreur, arrachent des concessions aux d√©mocraties sur des questions de principe, c’est que les d√©mocraties rien ont plus pour longtemps. Les ¬ę accords de Munich ¬Ľ sont le cas de figure de r√©f√©rence.

 

(‚Ķ) Il ne s’agit pas de critiquer des Ňďuvres, mais de d√©fendre un principe. Quand un journaliste est pris en otage par des terroristes, on ne se pose pas la question de savoir s’il est g√©nial ou m√©diocre. Le capitaine Dreyfus √©tait un militaire avec une personnalit√© rigide, pas tr√®s sym¬≠pathique. Une partie de la gauche, men√©e par Jules Guesde, a d√©cid√© de ne pas le soutenir et de laisser les ¬ę bourgeois r√©gler leurs affaires entre eux ¬Ľ. Jau¬≠r√®s a d√©cid√© de d√©fendre un innocent accus√© parce qu’il √©tait juif. Quant au dessin repr√©sentant Mahomet avec une bombe dans le turban, il est suffisamment faible pour √™tre interpr√©t√© n’importe comment par n’importe qui, et le crime est dans l’Ňďil de celui qui regarde le des¬≠sin. Ce qu’il repr√©sente, ce n’est pas l’islam, mais la vision de l’islam et du proph√®te que s’en font les groupes terroristes musulmans. Ils pr√©tendent que le proph√®te leur inspire des meurtres et des attentats. C’est leur propre vision du proph√®te qu’ils ne veulent pas voir repr√©senter. Sauf √† oublier les attentats de New York, Londres, Madrid et les prises d’otages, la repr√©sen¬≠tation de cette vision djihadiste du proph√®te est l√©gi¬≠time. C’est toujours pareil. La libert√© d’expression est sans cesse menac√©e par ceux qui ne veulent pas voir exposer leur propre enfer int√©rieur. (‚Ķ)

 

Les principales victimes de l’islamisme, ce sont les citoyens des pays musulmans. L’exemple de l’Alg√©rie devrait nous aider √† nous √©claircir les id√©es. La guerre civile des ann√©es quatre-vingt-dix a fait plus de cent cinquante mille victimes, assassin√©es par les islamistes. Des journalistes, des artistes, des paysans, des juristes… Nombre d’Alg√©riens, dont la vie √©tait mena¬≠c√©e, se sont exil√©s en France. On peut imaginer com¬≠bien, √† leurs yeux, la critique de la religion n’a rien √† voir avec un quelconque racisme anti-arabe.

 

(‚Ķ) Les religieux int√©gristes pensent que ce qui est sacr√© l’est pour l’√©ternit√©, que Dieu est √©ter¬≠nellement immobile, qu’il ne conna√ģt pas le change¬≠ment. C’est absurde. Si Dieu existe, lui-m√™me a d√Ľ bou¬≠ger pour cr√©er l’Univers. Tout est en mouvement, les choses sacr√©es comme les choses profanes. Les pr√™tres des dieux antiques pensaient √©galement que leurs dieux √©taient √©ternels. Et pourtant, ils ont mut√©, eux aussi, et plus personne ne manifeste quand quelqu’un insulte Apollon. Dans quelques si√®cles, les historiens de l’ave¬≠nir consid√©reront l’histoire des caricatures danoises comme nous regardons le probl√®me de la substitution des dieux grecs aux dieux √©gyptiens. Nous vivons dans un mouvement perp√©tuel des choses, et dans l’√©ter¬≠nel d√©bat entre ceux qui veulent que rien ne change et ceux qui acceptent le devenir incessant de la vie pour l’am√©nager au mieux. Tout ce que l’on peut souhaiter, c’est que ce mouvement universel de la vie finisse par nous rapprocher. Nous ne serons jamais d’accord sur nos croyances, nos opinions, nos id√©es, nos convic¬≠tions. Nous nous affronterons toujours pour elles. √áa n’est pas si grave que √ßa, si nous sommes tous d’accord pour dire que, d’abord et avant toute autre chose, le respect de la vie de l’autre est sacr√©. Lui seul me garantit de conserver ma seule richesse incontes¬≠table, qui est ma propre vie. Et puisqu’en France tout finit par des chansons, je propose ce couplet de Bras¬≠sens:

¬ę Et veuille le Grand Manitou

Pour qui le mot n’est rien du tout

Admettre en sa Jérusalem

√Ä l’heure bl√™me

Le pornographe. ¬Ľ

 

2006

Ensemble contre le nouveau totalitarisme, LS 07/03/2006

 

Ayaan Hirsi Ali, d√©put√©e au Parlement n√©erlandais. Chahla Chafiq, √©crivaine d’origine iranienne exil√©e en France. Caroline Fourest, essayiste, r√©dactrice en chef de la revue ¬ę ProCHoix ¬Ľ. Bernard-Henri L√©vy,

philosophe. Irshad Manji, auteure du best-seller ¬ę Musulmane mais libre ¬Ľ. Mehdi Mozaffari universitaire d’origine iranienne exil√© au Danemark. Maryam Namazie, √©crivaine et productrice d’origine iranienne exil√©e en Grande-Bretagne. Taslima Nasreen, m√©decin. Salman Rushdie, romancier. Antoine Sfeir, dirige la revue des ¬ę Cahiers de l’Orient ¬Ľ et auteur de plusieurs ouvrages de r√©f√©rence sur l’islamisme. Philippe Val, directeur de publication de ¬ę Charlie Hebdo ¬Ľ. Ibn Warraq, auteur de ¬ę Pourquoi je ne suis pas musulman ¬Ľ, chercheur au New York Instituts.

 

Le ¬ę¬†Manifeste des douze ¬Ľ, que nous reprenons, a √©t√© publi√© dans “”Le num√©ro du 1ermars de Charlie Hebdo. ¬ę Le d√©bat engag√© par “dou¬≠ze desseins” sur Mahomet doit se poursuivre sur le terrain des id√©es et non plus des anath√®mes, expliquait l’hebdomadaire fran√ßais. Refusant de se laisser intimider au nom du respect des cultures et surtout des re¬≠ligions, douze intellectuels -dont plusieurs dissidents de l’islam mena¬≠c√©s de mort et exil√©s en Europe et aux Etats-Unis √† cause de leurs posi¬≠tions la√Įques – ont d√©cid√© de signer ce manifeste pour appeler ensem¬≠ble √† une r√©sistance id√©ologique √† l’int√©grisme, ce nouveau totalitaris¬≠me qui menace le si√®cle. ¬Ľ

Apr√®s pr√®s avoir vaincu le fas¬≠cisme, le nazisme, et le stali¬≠nisme, le monde fait face √† une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme.

Nous, √©crivains, journalistes, in¬≠tellectuels, appelons √† la r√©sistan¬≠ce au totalitarisme religieux et √† la promotion de la libert√©, de l’√©gali¬≠t√© des chances et de la la√Įcit√© pour tous.

Les √©v√©nements r√©cents, surve¬≠nus suite √† la publication de des¬≠sins sur Mahomet dans des jour¬≠naux europ√©ens, ont mis en √©vi¬≠dence la n√©cessit√© de la lutte pour ces valeurs universelles. Cette lut¬≠te ne se gagnera pas par les armes, mais sur le terrain des id√©es. Il ne s’agit pas d’un choc des civilisa¬≠tions ou d’un antagonisme Occi¬≠dent-Orient, mais d’une lutte glo¬≠bale qui oppose les d√©mocrates aux th√©ocrates.

Comme tous les totalitarismes, l’islamisme se nourrit de la peur et de la frustration. Les pr√©dicateurs de haine misent sur ces senti¬≠ments pour former les bataillons gr√Ęce auxquels ils imposeront un monde liberticide et in√©galitaire.

Mais nous le disons haut et fort : rien, pas m√™me le d√©sespoir, ne jus¬≠tifie de choisir l’obscurantisme, le totalitarisme et la haine. L’islamis¬≠me est une id√©ologie r√©actionnai¬≠re qui tue l’√©galit√©, la libert√© et la la√Įcit√© partout o√Ļ il passe. Son suc¬≠c√®s ne peut aboutir qu’√† un mon¬≠de d’injustices et de domination : celle des hommes sur les femmes et celles des int√©gristes sur les au¬≠tres. Nous devons au contraire as¬≠surer l’acc√®s aux droits universels aux populations opprim√©es ou dis¬≠crimin√©es.

Nous refusons le ¬ęrelativisme culturel¬Ľ consistant √† accepter que les hommes et les femmes de culture musulmane soient priv√©s du droit √† l’√©galit√©, √† la libert√© et √† la la√Įcit√© au nom du respect des cultures et des traditions.

Nous refusons de renoncera l’es¬≠prit critique par peur d’encoura¬≠ger l’¬ę islamophobie ¬Ľ, concept malheureux qui confond critique de l’islam en tant que religion et stigmatisation des croyants.

Nous plaidons pour l’universali¬≠sation de la libert√© d’expression, afin que l’esprit critique puisse s’exercer sur tous les continents, envers tous les abus et tous les dogmes. Nous lan√ßons un appel .aux d√©mocrates et. aux esprits li¬≠bres de tous les pays pour que no¬≠tre si√®cle soit celui de la lumi√®re et non de l’obscurantisme. h

Ayaan Hirsi Ali, d’origine somalienne, est d√©put√©e au parlement n√©erlandais, membre du parti lib√©ral WD. Sc√©nariste du film Submission, qui valut √† Th√©o van Gogh d’√™tre assassin√© par un islamiste en no¬≠vembre 2004, elle vit sous protection polici√®re.

Chahla Chafiq, √©crivaine d’origine Iranienne exil√©e en France, auteure d’ouvrages sur l’islamisme et ses cons√©quences sociopolitiques et culturelles, dont Le nouvel hofnme islamiste, la prison politique en Iran (F√©lin, 2002), et nouvelliste, auteure du recueil de nouvelles Chemins et brouillard, (Metropolis, 2005).

Caroline Fourest, essayiste, Prix national de la la√Įci¬≠t√© 2005, r√©dactrice en chef de la revue ProCho/x (d√©¬≠fendant les libert√©s face aux id√©ologies dogmatiques et int√©gristes), auteure de plusieurs ouvrages de r√©f√©rence sur la la√Įcit√© et l’int√©grisme dont Tirs~ crois√©s : la la√Įcit√© √† l’√©preuve des integrisme! juif, chr√©¬≠tien et musulman (avec Fiammetta Venner), Fr√®re Ta-riq: discours, strat√©gie et m√©thode de √Įariq Ramadan, et La tentation obscurantiste (Grasset, 2005).

Bernard-Henri L√©vy, philosophe fran√ßais, n√© en Al¬≠g√©rie, engag√© contre tous les ¬ę ismes ¬Ľ du XX’ si√®cle (fascisme, antis√©mitisme, totalitarisme, et terroris¬≠me), auteur entre autres de La barbarie √† visage hu¬≠main, L’Id√©ologie fran√ßaise, La puret√© dangereuse, et plus r√©cemment de American Vertigo.

Irshad Manji, ancienne √©l√®ve de l’universit√© Yale, est l’auteure du best-seller Musulmane mais libre, l’appel d’une musulmane pour la r√©forme de sa foi. Elle plaide pour la libert√© d’expression fond√©e sur le Coran. N√©e en Ouganda, elle a fuit ce pays avec sa famille musulmane d’origine indienne √† l’√Ęge de quatre ans et vit maintenant au Canada, o√Ļ ses √©mis¬≠sions et ses livres ont beaucoup de succ√®s.

Mehdi Mozaffari, universitaire d’origine iranienne exil√© au Danemark, auteur de plusieurs articles et ou¬≠vrages sur l’Islam et l’Islamisme; entre autres: Authorityin Islam : From Muhammad to Khomeini, Fa-twa: Violence and Discourtesy and Glaobalization and Civilizations.

Maryam Namazie, √©crivaine et productrice d’origi¬≠ne iranienne, exil√©e en Grande-Bretagne, responsa-bleduWorkersCommunistPartyoflran’s Internatio¬≠nal Relations; elle a √©t√© d√©sign√©e Personnalit√© la√Į¬≠que de l’ann√©e 2005 par la ¬ę National Secular So¬≠ciety¬Ľ.

Taslima Nasreen est n√©e au Bangladesh. M√©decin, ses prises de position en faveur des femmes et des minorit√©s lui ont valu d’√™tre attaqu√©e par un comit√© d’int√©gristes intitul√© ¬ę D√©truisez Taslima ¬Ľ et d’√™tre pers√©cut√©e comme ¬ę apostate ¬Ľ.

Salman Rushdie est romancier. Neuf romans com¬≠me Les enfants de minuit, Les versets sataniques et plus r√©cemment, Shalimar le clown. II a re√ßu de nom¬≠breux prix litt√©raires, le Booker Prize, le Whitbread Prize for Best Novel, le Germany’s Author of th√© Year Award, le European Union’s Aristeion Prize, le Buda¬≠pest Grand Prize for Literature, le Premio Mantova, et le Austrian State Prize for European Literature. Il est commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres, pro¬≠fesseur honoraire au MIT, pr√©sident du PEN Ameri¬≠can Center. Ces livres ont √©t√© traduits dans plus de 40 langues;

Antoine Sfeir est n√© au Liban. Chr√©tien, Antoine Sfeir a choisi la nationalit√© fran√ßaise pour vivre dans un pays universaliste et la√Įque. Il dirige la revue des Cahiers de l’Orient et a publi√© plusieurs ouvrages de r√©f√©rence sur l’islamisme dont Les r√©seaux d’Allah (2001 ) et Libert√©, √©galit√©, Islam : la R√©publique face au communautarisme (2005):

Philippe Val est directeur de publication de Charlie Hebdo.

Ibn Warraq est l’auteur de Pourquoi je ne suis pas musulman, Leaving Islam : Apostates Speak Out, et The Orlgins of th√© Koran. Il est chercheur au New York Institute, et travaille sur les origines de l’islam et de son livre saint.

2006

Indonésie / Polémique avec le Danemark, LB 09/10/2006

 

Mahomet en chameau buveur, voil√† qui indigne, de l’Indon√©sie √† la Jordanie.

Comme en √©cho √† l’affaire des caricatures, le Danemark a √©t√© pris √† partie, ce week-end, en Indon√©sie, en Egypte et en Jordanie. Cette nouvelle mise en cause suit la diffusion, vendredi, d’une vid√©o montrant des jeunes du Parti du peuple danois (PPD, extr.-droite) raillant le proph√®te Mahomet, travesti en chameau buvant de la bi√®re et en terroriste ivre.

La Jordanie a estim√© par la voix de son ministre des Affaires religieuses, Abdel Fattah Salah, que “les musulmans doivent r√©a¬≠gir sur les fronts diplomatique et politique internationaux pour mettre fin √† de telles offenses con¬≠tre l’islam et les symboles musul¬≠mans”. Il a cependant mod√©r√© le propos en appelant les musulmans √† la raison dans leurs r√©ac¬≠tions : “Ils doivent √™tre rationnels dans leurs r√©actions […], la meilleure r√©ponse √† de telles of¬≠fenses est d’√™tre plus attach√©s √† notre religion”.

En Egypte, ce sont les “Fr√®res musulmans” qui ont appel√© √† une campagne de boycott des produits des pays qui “laissent faire ce genre d’actes” et √† des ma¬≠nifestations pacifiques.

 

Les plus vives

 

Les r√©actions ont √©t√© les plus vives en Indon√©sie, o√Ļ des res¬≠ponsables religieux ont adress√© des mises en garde au gouverne¬≠ment danois. “Je ne saurais ac¬≠cepter cela. Le Danemark devrait faire attention √† cette affaire car de toute fa√ßon ce pays partage une responsabilit√© sur les actes de ses citoyens”, a d√©clar√© Amid-han, pr√©sident du Conseil des oul√©mas indon√©siens.

“Les autorit√©s danoises de¬≠vraient se demander s√©rieusement si elles ont int√©r√™t √† d√©fendre, au nom des droits de l’homme, un ou deux citoyens qui insultent clairement le proph√®te Mahomet, quitte √† sacrifier leurs relations avec le monde musul¬≠man”, a d√©clar√© Fausan Al An-sori, porte-parole du Conseil des moudjahidines, un groupe tradi¬≠tionaliste. Des r√©actions qui en¬≠trent en contradiction avec la no¬≠tion de libert√© d’expression ch√®re aux d√©mocraties et qui montrent la diff√©rence conceptuelle √† ce su¬≠jet, puisque “l’islam pr√©voit la peine de mort pour ceux qui in¬≠sultent le proph√®te Mahomet, sauf si l’auteur regrette son acte et s’engage √† ne pas le refaire”, a rappel√© le m√™me.

Enfin, Tifatul Sembiring, pr√©¬≠sident du Parti de la justice et de la prosp√©rit√© (PKS), un parti is¬≠lamique conservateur d’Indon√©¬≠sie, veut mettre en “garde le gouvernement danois: ne (nous) provoquez pas”, dit-il. (D’apr√®s l’AFP)

 

2006

Coran et violence, in : LB 19/10/2006

 

ANCIEN DIPLOMATE, JE SUIS PAR NATURE ET PAR D√ČFORMATION PROFESSIONNELLE, partisan pas¬≠sionn√© de tol√©rance, d’entente, de paix et de s√©curit√© et je salue tous les efforts faits pour concr√©tiser ces id√©aux dans un esprit de r√©ciprocit√©. Mais, dans cet esprit, j’estime que pour b√Ętir une entente, il faut tenir compte des pens√©es profondes de ses interlocuteurs. Ne pas le faire serait une politique “munichoise” de l’autruche, ce serait discuter avec les anciens sovi√©tiques en feignant d’oublier leur doctrine de “l’√©croulement in√©luctable du capita¬≠lisme”. […]

Les m√©dias ont, s’ils le veulent, toutes facilit√©s pour consulter nombre de sp√©cialistes, d’ex√©g√®tes “impartiaux” du Coran pour savoir avec pr√©cision si les textes pr√īnant la violence exis¬≠tent et pour en donner les r√©f√©ren¬≠ces.

Si, d’aventure, les autorit√©s scientifi¬≠ques devaient confirmer la version du Professeur Montet, ne faudrait-il pas envisager de demander aux hau¬≠tes autorit√©s religieuses musulma¬≠nes de donner une interpr√©tation contraignante de ces versets mon¬≠trant qu’ils sont p√©rim√©s et ne doi¬≠vent plus √™tre pris en consid√©ration dans le Credo des musulmans ? Cela serait-il possible ? Ce serait, par exemple, aux m√©dias ou √† la diplo¬≠matie vaticane ou √† d’autre(s) de le faire.

L’apparent silence des m√©dias (sauf marginaux) en cette mati√®re de

“versets violents” est remarquable. N’ont-ils cependant pas un r√īle d√©ontologique √† jouer, aussi bien dans la recherche de la v√©rit√© que dans la diffusion de celle-ci ?[…]

 

Jacques Laurent

Bruxelles

 

2006

Religion / La violence dans le Coran, in : LB 19/10/2006

 

√Ä LIRE TANT DE R√ČACTIONS QUASI UNANIMES, toute critique de la reli¬≠gion musulmane devrait √™tre mise √† l’index, ou tout au moins soumise √† la censure des imams. Faute de quoi l’is¬≠lam s’agite, fronce les sourcils, hausse le ton, et nous voil√† tout penauds, nous excusant d’user de notre libert√© d’opinion ou pire d’oser dire la v√©rit√©. Quel manque de dignit√© ! Comment r√©agirait le monde la√Įc si les chr√©tiens en exigeaient autant ? Michel Konen devrait lire ou relire at¬≠tentivement le Coran et l’histoire du proph√®te Mahomet Le Coran o√Ļ malheureusement la violence est prescrite √† de nombreuses reprises, en quelque sorte inscrite dans la “constitution” musulmane, et pour toujours car le Coran est intoucha¬≠ble. Il apprendrait aussi que le mod√®le de vie des musulmans fut un homme de guerre cruel. Quelle diff√©rence avec le “Aimez-vous les uns les autres” du Christ, mod√®le de non-violence ! Que des chr√©tiens, tout comme des musulmans d’ailleurs, aient commis de multiples actes de violence n’ap¬≠porte rien au d√©bat. Les hommes sont ce qu’ils sont et on ne juge pas une religion d’apr√®s l’usage qu’ils en font, mais sur ce qu’elle est r√©ellement. Or quand un chr√©tien est violent il contrevient √† la voie du Christ, mais quand un musul¬≠man tue un juif, chr√©tien ou autre “incr√©dule”, il ne fait qu’ob√©ir √† celle de Mahomet (le Coran, Sourate II, v. I9I-S.IV, v. 9l-S.VII, v. 79-S.IX, v. 6,29 et 36-S. XLVII, v. 4). C’est la grande diff√©rence, elle est capitale. Quant aux croisades, il serait hon¬≠n√™te de rappeler que, jusqu’√† la moi¬≠ti√© du septi√®me si√®cle apr√®s J.-C., ces r√©gions √©taient habit√©es par des communaut√©s juives, chr√©tiennes et polyth√©istes qui ne demandaient qu’√† vivre en paix jusqu’√† ce que l’islam les massacre ou les soumette dure¬≠ment. D’o√Ļ les croisades abusive¬≠ment pr√©sent√©es comme une inva¬≠sion des territoires musulmans depuis toujours. Les m√©chants chr√©¬≠tiens d’Espagne n’ont-ils pas lib√©r√© leur pays des gentils envahisseurs musulmans ?

 

Thierry de Caters

 

2006

Fernand Kodisch, Islamistes contre professeur philosophe, LW 14/10/2006

 

La liste des fatwas et appels au meurtre est longue: 1989 Salman Rushdie, 1993 Taslima Nasreen, 2004  Van Gogh et Ayaan Hirsi, 2005  caricatures de Mahomet. (…)

 

Mais revenons √† Robert Redeker: Sa faute est d’avoir √©crit une tribune virulente dans laquelle il d√©nonce une islamisation des es¬≠prits, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’Islam: ¬ęComme jadis avec le communisme, l’Occident se re¬≠trouve sous surveillance id√©olo¬≠gique (…) Hier la voix des pauvres pr√©tendait venir de Moscou, au¬≠jourd’hui elle viendrait de la Mecque¬Ľ. Et de d√©noncer (Rede-ker est pourtant de gauche!) la c√©cit√© volontaire des islamo-gauchistes, qui, par haine du capita¬≠lisme, id√©alisent les musulmans, comme jadis fut id√©alis√© le prol√©¬≠tariat, pour constater: ¬ęA l’iden¬≠tique de feu le communisme, l’islam tient la g√©n√©rosit√©, l’ouverture d’esprit, la tol√©rance, la libert√© de la femme et des mŇďurs, les valeurs d√©mocratiques pour des marques de d√©cadence.¬Ľ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

¬†(‚Ķ) Le philosophe Andr√© Glucksmann ‘ trouve les mots justes: ¬ęQue Redeker ait raison ou tort, √ßa se discute; qu’il a le droit de publier son opinion, √ßa ne se discute pas. La r√®gle fran√ßaise est claire et pr√©cise, elle exclut toute censure pr√©alable.¬Ľ Et Bernard-Henri L√©vy d’expliciter ce point: ¬ęLa libert√© d’opinion ne s’arr√™te-t-elle pas, s’inqui√®tent certains, l√† o√Ļ commence le respect de l’opinion d’autrui? Non. Elle s’arr√™te l√† (…) o√Ļ commencent l’appel √† la haine raciale ou pire, l’appel au meurtre, sur fond de haine raciale.¬Ľ Rede¬≠ker en vitup√©rant contre certains aspects du Coran n’entre pas dans ; cette cat√©gorie.

Pourtant tout le monde n’a pas cette largesse d’esprit. La Ligue des droits de l’Homme (extr√™me gauche) fustige la suppos√©e ¬ęhaine de l’islam et des musulmans¬Ľ de Redeker. D’autres r√©clament son exclusion de l’Education nationale. O√Ļ sont les p√©titionnaires et les manifestations en sa faveur?

 

2006

Ayann Hirsi Ali, ¬ę¬† Je suis une dissidente de l‚Äôislam¬†¬Ľ, LS 27/02/2006

 

Mon opinion est que le Jyllands Posten a eu raison de publier les ca¬≠ricatures de Mahomet et que d’au¬≠tres journaux en Europe ont bien fait de les republier.

(‚Ķ) Honte aux journaux et aux ch√Ęines de t√©l√©vision qui n’ont pas eu le courage de montrer √† leur pu¬≠blic ce qui √©tait en cause dans ¬ę l’af¬≠faire des caricatures ¬Ľ ! Ces intellec¬≠tuels qui vivent gr√Ęce √† la libert√© d’expression, mais acceptent la censure, cachent leur m√©diocrit√© d’esprit sous des termes grandilo¬≠quents comme ¬ę responsabilit√© ¬Ľ ou ¬ę sensibilit√© ¬Ľ.¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

Honte √† ces hommes politiques qui ont d√©clar√© qu’avoir publi√© et republi√© ces dessins √©tait ¬ęinuti¬≠le¬Ľ, que c’√©tait ¬ęmal¬Ľ, que c’√©tait ¬ęun manque de respect¬Ľ ou de ¬ęsensibilit√©¬Ľ.¬† Mon opinion est que le Premier ministre du Dane¬≠mark, Anders Fogh Rasmussen, a bien agi quand il a refus√© de ren¬≠contrer les repr√©sentants de r√©gi¬≠mes tyranniques qui exigeaient de lui qu’il limite les pouvoirs de la presse. Aujourd’hui, nous devrions le soutenir moralement et mat√©¬≠riellement. Il est un exemple pour tous les dirigeants europ√©ens. J’aimerais que mon Premier minis¬≠tre ait autant de cran que Rasmussen. (‚Ķ)

 

Cette publication a aussi r√©v√©l√© la pr√©sence d’une importante mi¬≠norit√© en Europe qui ne comprend pas ou n’est pas pr√™te √† accepter les r√®gles de la d√©mocratie lib√©ra¬≠le. Ces personnes – dont la plupart sont des citoyens europ√©ens – ont fait campagne en faveur de la cen¬≠sure, des boycottages, de la violen¬≠ce et de nouvelles lois interdisant l’¬ę islamophobie ¬Ľ. (‚Ķ)

 

On a vu des gouvernements malfaisants, comme celui d‚ÄôArabie Saoudite, organiser des mouvements ¬ę¬†populaires¬†¬Ľ de boycottage de lait ou des yaourts danois, alors qu’ils √©craseraient sans piti√© tout mouve¬≠ment populaire qui r√©clamerait le droit de vote.

¬†(‚Ķ) Berlin est un lieu important dans l’histoire des luttes id√©ologiques autour de la libert√©. C’est la ville o√Ļ un mur enfermait les gens √† l’int√©¬≠rieur de l’Etat communiste. C’est la ville o√Ļ se concentrait la bataille pour les esprits et les cŇďurs. Ceux qui d√©fendaient une soci√©t√© ouver¬≠te enseignaient les d√©fauts du communisme. Mais l’Ňďuvre de Marx √©tait discut√©e √† l’universit√©, dans les rubriques opinions des journaux et dans les √©coles. Les dis¬≠sidents qui avaient r√©ussi √† s’√©chapper pouvaient √©crire, faire des films, dessiner, employer tou¬≠te leur cr√©ativit√© pour persuader les gens de l’Ouest que le commu¬≠nisme n’√©tait pas le paradis sur Terre.

Malgr√© l’autocensure de beau¬≠coup en Occident, qui id√©alisaient et d√©fendaient le communisme, malgr√© la censure brutale impos√©e √† l’Est, cette bataille a √©t√© gagn√©e.

Aujourd’hui, les soci√©t√©s libres sont menac√©es par l’islamisme, qui se r√©f√®re √† un homme nomm√© Muhammad Abdullah (Mahomet) ayant v√©cu au VIIe si√®cle et consid√©¬≠r√© comme un proph√®te. (‚Ķ)Quand ceux qui s’opposent √† l’islamisme d√©noncent les aspects fallacieux des enseignements de Mahomet, on les accuse d’√™tre of¬≠fensants, blasph√©matoires, irres¬≠ponsables – voire islamophobes ou racistes. (‚Ķ)

 

Je pense que le Prophète a eu tort de se placer, lui et ses idées, au-dessus de toute pensée criti­que.

Je pense que le prophète Maho­met a eu tort de subordonner les femmes aux hommes.                 

Je pense que le proph√®te Mahomet a eu tort de d√©cr√©ter qu’il fal¬≠lait assassiner les homosexuels.

Je pense que le proph√®te Maho¬≠met a eu tort de dire qu’il fallait tuer les apostats.

Il avait tort de dire que les adultè­res doivent être fouettés et lapi­dés, et que les voleurs doivent avoir les mains coupées.

Il avait tort de dire que ceux qui meurent pour la cause d’Allah iront au paradis. Il avait tort de pr√©¬≠tendre qu’une soci√©t√© juste pou¬≠vait √™tre b√Ętie sur ses id√©es.

 

Le Proph√®te taisait et disait de bonnes choses. Il encourageait la charit√© envers les autres. Mais je soutiens qu’il √©tait aussi irrespec¬≠tueux et insensible envers ceux qui n’√©taient pas d’accord avec lui.

Je pense qu’il est bon de faire des dessins critiques et des films sur Mahomet. Il est n√©cessaire d’√©crire des livres sur lui. Et tout ce¬≠la pour la simple √©ducation des ci¬≠toyens,¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

Je ne cherche pas √† offenser le’ sentiment religieux, mais je ne peux me soumettre √† la tyrannie. Exiger que les hommes et les fem¬≠mes qui n’acceptent pas l’ensei¬≠gnement du Proph√®te s’abstien¬≠nent de le dessiner, ce n’est pas une demande de respect, c’est une demande de soumission.

 

2006

George Bush a parl√© de ‚Äėfascisme islamique¬†¬Ľ, in¬†: LB 09/2006

 

2007

 

Goodstein Laurie, A Muslim ‚ÄėIndifel¬†‚Äė stays faithful to herself, IHT 12/02/2007

 

Q. Have you seen any ideology coming from within Islam that gives young Muslims a sense of purpose without the overlay of militancy?

 

Ayaan Hirsi Ali (feminist writer and former Dutch politician from Somalia). They have no alternative message. There is no active missionary work among the youth telling them, do not become jihadis. They do not use media means as much as the jihadis. They simply ‚ÄĒ they’re reactive and they don’t seem to be able to compete with th√© jihadis. And every time there is a debate between a real jihadi and, say, what we have decided to call moderate Muslims, the jihadis win. Because they come with the Koran and quotes from the Koran. They come with quotes from the Hadith and the Sunnah, and the traditions of the prophet. And every assertion they make, whether it is that women should be veiled, or Jews should be killed, or Americans are our enemies, or any of that, they win. Because what they have to say is so consistent with what is written in the Koran and the Hadith.

 

2007

 

Helmut Rathke (44388 Dortmund), Bibel und Gesetzbuch, FOCUS 31/2007, S.93

 

Dass sich einheimische B√ľrger vermehrt gegen den Bau von Grossmoscheen wehren, ist absolut richtig, denn sie werden von der politischen ,,Klasse” fur dumm verkauft.

,,Moscheen dienen der Integration der muslimischen Mitb√ľrger” heisst es, das ist falsch! Der Islam ist die Vereinigung von ,,Kirche und Staat”. Das heisst, der Koran ist quasi Bibel und Gesetzbuch und reglementiert fur die Muslime sowohl die religi√∂sen als auch die gesellschaftlichen Lebensbereiche. Andere, von Menschen gemachte, Gesetze wie unser Grundgesetz, werden vom Islam nicht anerkannt. Unter diesen Umst√§nden ist der Bau von Moscheen in Deutschland geradezu kontraproduktiv.

 

2007

UE / Deux ex-musulmanes alertent les eurodéputés européens du PPE, LB 19/09/2007

 

¬Ľ Un islam politis√© est en train de se r√©pandre, petit √† petit, dans l’UE, selon elles.

Deux femmes d’origine ira¬≠nienne, membres de comi¬≠t√©s d’ex-musulmans en Su√®de et en Allemagne, ont de¬≠mand√© lundi soir aux eurod√©put√©s de prendre garde √† la mont√©e d’un islam politis√©, radical, dans les communaut√©s allochtones de l’Union europ√©enne (UE).

 

“N’y a-t-il pas d√©plus en plus de filles voil√©es dans les √©coles, d’enfants qui ne peuvent partici¬≠per aux cours de natation ?”, s’est insurg√©e Mina Ahadi, pr√©sidente en Allemagne du Comit√© des ex¬≠musulmans. “Le voile est le sym¬≠bole d’un pouvoir politique qui tente de s’imposer en Europe”, a ajout√© cette femme qui a abandonn√© l’islam il y a trente ans et dont le mari a √©t√© ex√©cut√© en Iran. “J’appelle √† l’intol√©rance face √† de tels ph√©nom√®nes”

Mahin Alipoor, membre du co¬≠mit√© des ex-musulmans en Su√®de, a abond√© dans le m√™me sens en estimant que “l’Europe accueille l’islam politique avec trop de faiblesse” sur fond d’ex¬≠ploitation du conflit palestinien.

Mahin Alipoor a fui le r√©gime iranien en raison de menaces et parce qu’elle ne pouvait pas di¬≠vorcer. Les deux femmes sont in¬≠tervenues dans un colloque orga¬≠nis√© par le groupe du Parti popu¬≠laire europ√©en (PPE) et plus pr√©cis√©ment par sa d√©put√©e Re-nate Sommer, vice-Pr√©sidente de la d√©l√©gation UE-Turquie.

Le th√®me √©tait provocateur (“Charia en Europe ?”) et a paru trop simplificateur √† deux profes¬≠seurs en th√©ologie, d’origine

europ√©enne, qui jugent que l’is¬≠lam comprend trop de courants pour √™tre r√©duit √† la charia telle qu’elle est pratiqu√©e en Iran ou en Arabie Saoudite.

“L’islam est pluriel. C’est une th√©ologie, un syst√®me juridique, un syst√®me social”, a dit le profes¬≠seur Pater Hans V√īcking, de l’universit√© de Francfort. “Per¬≠sonne ne peut dire ce que c’est la charia. Il n’y a pas de codifica¬≠tion. C’est une pratique”.

 

Un conflit potentiel

 

La charia signifie litt√©rale¬≠ment “la voie qui m√®ne √† Dieu”, mais on l’emploie en Occident dans le sens plus √©troit d’un droit islamique qui codifie les aspects priv√©s et publics de la vie d’un musulman.

Pour Baudouin Dupret, profes¬≠seur en loi islamique invit√© √† 3’UCL, la charia est appliqu√©e de

fa√ßon tr√®s diff√©rente d’un pays √† un autre. “Elle ne l’est pas en Tur¬≠quie”, dit-il. “En Egypte, les prin¬≠cipes de la charia sont la source de la l√©gislation”. Ceci peut amener √† des conflits, par exemple dans le cas de mariages entre person¬≠nes de nationalit√© diff√©rente. Le droit belge estime ainsi que la po¬≠lygamie porte atteinte √† l’ordre public.

Y a-t-il d√®s lors risque d’un clash entre le droit europ√©en et les pratiques des immigrants musulmans ? La question se pose d√®s aujourd’hui, puisque l’UE comprend entre cinq et dix mil¬≠lions de musulmans selon des statistiques peu fiables. Elle sera plus aigu√ę encore si la Turquie, pays la√Įc √† majorit√© musulmane, entre dans l’Union.

Pour Renate Sommer, il n’y a pas de doute. Le port croissant du foulard en Europe est un “proc√®s-sus rampant”, “la pression aug¬≠mente d√©plus en plus sur celles qui ne veulent pas le porter”. Elle appelle les gouvernements euro¬≠p√©ens √† ne pas tol√©rer que “des so¬≠ci√©t√©s islamiques parall√®les” pra¬≠tiquant la charia se d√©veloppent dans FUE, en porte-√†-faux avec le droit national.

“Nous devons donc surveiller de pr√®s les d√©veloppements ac¬≠tuels en Turquie o√Ļ l’interdiction du voile dans des lieux officiels est en discussion”, dit-elle.

Cet appel ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd : le parti isla¬≠miste mod√©r√© du Premier minis¬≠tre turc, Recep Tayyip Erdogan, FAKP, est membre observateur du PPE depuis 2005.

Et on pr√™te l’intention √† Erdo¬≠gan – dont l’√©pouse et les filles portent le voile – de changer la l√©¬≠gislation en Turquie √† ce propos.

 

2007

Buruma Ian, La la√Įcit√© jusqu‚Äôau nationalisme¬†?, LB 24/04/2007

(www.project-syndicate.org) (www.dizennink.pl)

 

Que les Europ√©ens le veuillent ou non, les musulmans font (sic) par¬≠tie de l’Europe. Beau¬≠coup n’abandonneront pas leur religion, les Europ√©ens doivent donc apprendre √† vi¬≠vre avec eux et avec l’islam. Evidemment, cela sera plus facile si les musulmans accep¬≠tent de croire que le syst√®me travaille aussi √† leur avantage. ” La d√©mocratie lib√©rale et l’islam sont r√©conci-liables. La transition politique actuelle en Indon√©sie, de la dicta¬≠ture √† la d√©mocratie, sans √™tre un succ√®s to¬≠tal, montre que c’est possible (sic).

 

2007

Bulgaarse verpleegsters, BVL 07/08/2007

Jozef Peeters, hbvl.be

 

Dat de Bulgaarse verpleegsters en de Palestijnse arts op een onzachte manier tot bekentenissen werden gedwongen en daarna ter dood veroordeeld werden, wist iedereen vooraf die wat op de hoogte is van het islamitische denken. Het begaan van een misdaad is een zonde, maar het bekennen van die misdaad is een nog grotere zonde. A√Įs men dan nog de hoogste straf uitspreekt is de afkoopsom in everiredigheid. We vergeten immers dat Mohammed een handelaar was en al de problemen, aangedragen bij de profeet, werden met handelsgeest opgelost. Een mystieke figuurzoals Christus kent men niet: iemand die spreekt over liefde en vergeving.

 

2007

 

 

in : Delta, 9, 2007, p. 8

 

Heel de wereld moet moslim worden. Vandaag in Timboektoe verbeteren wij de geschiedenis. Wij hebben 50 miljoen moslims in Europa en er zijn tekenen die er op wijzen dat Allah ons een grote overwinning in Europa zal geven zonder zwaarden, zonder geweren, zonder veroveringen. De 50 miljoen moslims in Europa zullen dit continent mohammedaans maken. Allah mobi-liseert Turkije, een moslimnatie, en zal toelaten dat het in de Europese Unie komt. Er zullen dan meer dan honderd miljoen moslims in Europa zijn. Europa ondergaat onze bekeringsijver net a√Įs Amerika. Beide hebben de keuze, ofwel worden zij islamitisch ofwel verklaren zij de oorlog aan ons mohammedanen.”

Khadafi, president van Libi√ę, op 10 april 2006 op een conferentie in Timboektoe.

 

2008

¬ę¬†Assimilatie is een misdaad tegen de menselijkheid. Er kan van jullie niet verwacht worden dat jullie je assimileren.‚ÄĚ

(Erdogan in zijn oproep aan Turkse migranten in Europa)

(in: Knack 20/02/2008)

 

2008

Latifa Gadouche (juriste), Mohamed Belma√Įzi (coauteur de ¬ę¬†Rompre le silence¬†¬Ľ, √©d. Labor), Islam et pers√©cution, LS 22/05/08

 

Aujourd’hui, la pers√©cution sem¬≠ble renouer avec sa figure tradi¬≠tionnelle. La liste des intellectuels dans l’espace arabo-musulman et m√™me au-del√†, expos√©s aux fatwas de l’int√©grisme, ne cesse d’augmenter. Terroris√©s, ostracis√©s, soup√ßonn√©s d’apostasie, exi¬≠l√©s, assassin√©s. Parmi eux : Nawal As-Sa’dawi, √©crivaine ; Youssef Chahine, cin√©aste ; Marcel Khalife, chanteur et musicien ; Tahar Djaout, journaliste et po√®te; Naguib Mahfouz, Prix Nobel de litt√©ra¬≠ture… Et pour ne citer que lui, les travaux du savant √©gyptien Nasr Abu Zayd, excommuni√© et exil√© r√©¬≠cemment au Pays-Bas, t√©moi¬≠gnent pourtant d’une solide et sin¬≠c√®re volont√© de sortir le monde arabo-musulman de sa profonde crise qui le bannit de l’Histoire… Un plaidoyer partag√© pour une nouvelle approche et ¬ę une nou¬≠velle conscience islamique ¬Ľ. ‚ÄĘ

 

Contribution au d√©bat au sein du ¬ę S√©mi¬≠naire sur l’Islam ¬Ľ organis√© par l’ASBL Dakira {¬ę M√©moire ¬Ľ en fran√ßais)

 

2008

 

Italie / Masdi Allam, le converti qui accuse, LB 25/03/2008

 

¬Ľ Beno√ģt XVI a baptis√© un journaliste anciennement musulman.

¬Ľ Magdi Allam a expliqu√© son choix par un “islam physiologiquement violent”.

 

Le bapt√™me par le pape Beno√ģt XVI, samedi √† la veille des c√©l√©brations de P√Ęques, de Magdi Allam, le r√©dacteur en chef adjoint du quotidien “Corriere d√©lia Sera”, a fait sensation dans une Italie o√Ļ la place et la nature de l’islam font depuis longtemps d√©bat. Pas toujours de fa√ßon tr√®s sereine; on se souviendra des critiques qui avaient accompagn√© la sortie de “La Rage et l’Orgueil”, un livre au vitriol de la journaliste et essayiste Oriana Fallaci, d√©c√©d√©e depuis, qui contenait des propos ouvertement racistes. (‚Ķ) ¬†

Magdi Allam ar¬≠gue avoir voulu “s’affranchir de l’obscurantisme d’une id√©ologie qui l√©gitime le mensonge et la dis¬≠simulation, la mort violente qui inclut l’homicide et le suicide, la soumission aveugle √† la tyrannie”. Or, connu pour ses attaques [ vigoureuses contre l’islamisme dans le “Corriere d√©lia Serra”, Magdi Allam va plus loin ici en mettant en cause directement l’islam. “Au-del√† du ph√©nom√®ne des extr√©mistes et du terrorisme au niveau mondial, la racine du mal, √©crit-il, est inh√©rente √† un is¬≠lam physiologiquement violent et i historiquement conflictuel”.

Cette charge contre la religion musulmane est d’autant plus √©cout√©e en Italie qu’elle √©mane d’une personnalit√© qui, sans l’avoir beaucoup pratiqu√©, con¬≠na√ģt bien l’islam. Magdi Allam, 55 ans, est n√© en Egypte, mais, tout en √©tant musulman, a re√ßu une √©ducation catholique. Il a poursuivi ses √©tudes en Italie qu’il n’a plus quitt√©e et o√Ļ il a men√© √† bien une brillante car¬≠ri√®re de journaliste, jusqu’√† deve¬≠nir r√©dacteur en chef d’un des plus prestigieux quotidiens de la P√©ninsule.

 

Médiatisation ou discrétion I

Dimanche, il a d√©clar√© r√©aliser “ce √† quoi je m’expose, mais je vais faire face √† mon destin la t√™te haute et avec la force int√©rieure de quelqu’un qui est s√Ľr de sa foi”. Sa conversion l’expose au crime d’apostasie, passible de la peine de mort en vertu d’une interpr√©¬≠tation rigoriste du Coran (lire ci-dessous). Il est vrai que Madgi Al¬≠lam sait ce qu’√™tre menac√© dans sa chair signifie. Il b√©n√©ficie de¬≠puis cinq ans d√©j√† d’une protec¬≠tion polici√®re particuli√®re apr√®s avoir condamn√© les attentats sui¬≠cides commis par les Palestiniens. En septembre 2006, il avait aussi d√©fendu les propos controvers√©s de Beno√ģt XVI sur la violence in¬≠trins√®que de l’islam dans un dis¬≠cours √† Ratisbonne, en Allema¬≠gne, fustigeant ceux qui le criti¬≠quaient : “II m’effraye de constater que m√™me les soi-disant musul¬≠mans mod√©r√©s ont renonc√© au sens de la raison et se sont align√©s sur la “guerre sainte” dont ils seront les principales victimes.”

Dimanche, le vice-pr√©sident de la communaut√© musulmane d’Italie, Yaha Sergio Yahe Palla-vicini, s’est √©tonn√© de “l’impor¬≠tance que le Vatican a donn√©e √† cette conversion”. Une critique dont s’est d√©fendu le cardinal Giovanni Re. “Une conversion est un acte priv√©, quelque chose de personnel et nous esp√©rons que le bapt√™me ne sera pas interpr√©t√© de fa√ßon n√©gative par l’islam”, a-t-il comment√©. Il n’est pas s√Ľr qu’il soit entendu.

 

Gérald Papy

 

L’apostasie encore passible de la mort?

¬Ľ Un hadith du proph√®te Mahomet appelle √† tuer “celui qui change de religion” mais il faut le remettre dans son contexte historique.

Le Coran condamne-t-il l’apostasie par la peine de mort ? Pour Serge Lafitte, auteur de “Mahomet et l’islam des origines” (√©d. Pion) qui y consacrait une contribution dans “Le Monde des religions” (septembre-octobre 2007), maints passages du Coran √©voquent une vigoureuse con¬≠damnation divine de l’apostasie. Ainsi la sourate 4,115 dit : “Quant √† celui qui se s√©pare du Proph√®te […] et qui suit un chemin diff√©rent de celui des croyants, nous nous d√©tournerons de lui, comme lui-m√™me s’est d√©tourn√©. Nous le jetterons dans la g√©henne (l’enfer)”. Mais l’auteur voit encore “une

marge d’interpr√©tation” de l’ampleur de cette con¬≠damnation dans d’autres sourates du texte sacr√©.

Pour Soheib Bencheikh, le grand mufti de Marseille, si un hadith (parole du proph√®te Mahomet) para√ģt sans ambigu√Įt√© – “Celui qui change de reli¬≠gion, tuez-le !” -, il y a lieu de le replacer dans son contexte historique.

“A l’√©poque de M√©dine, tout musulman quittant l’islam, changeait de camp et commettait automati¬≠quement la plus haute trahison, m√©ritant ainsi le ch√Ętiment le plus s√©v√®re. C’est une situation connue pendant toutes les p√©riodes de guerres et de con¬≠flits”, explique-t-il dans l’ouvrage “Les Versets dou¬≠loureux” (√©d. Lessius). Et d’insister : “Accepter pour v√©rit√© des dires que l’on attribue au Proph√®te un si√®¬≠cle et demi apr√®s sa mort ne peut √™tre une d√©marche intellectuellement valable”.

 

O.P.

 

2008

MICHAEL WALTZER, KNACK 14/05/2008

 

Terwijl Michael Waltzer zich in ‘De bom op Hiroshima was ook een terroristische daad’ (Knack nr. 18) beslagen toont in de geschiedenis van de voorbije anderhalve eeuw, begeeft hij zich met zijn stellingen over langer vervlogen tijden op glad ijs. Zo heeft de bewering dat theorie√ęn over net concept ‘rechtvaardige oorlog’ pas na de kruistochten zouden zijn ontstaan, geen enkele grond. Eeuwen voordien schreef bijvoorbeeld de befaamde kerkvader Augustinus (354-430), zich gedeeltelijk baserend op de idee√ęn van antieke denkers zoals Cicero, reeds uitgebreid over dit thema. Augustinus’ idee√ęn zouden een roi spelen in net het ontstaan van de kruistochtgedachte. Ook het tot op zekere hoogte gelijkstellen van de ontstaansgronden van het moslimterrorisme en de kruistochten, zonder veel argumentatie, getuigt van weinig inzicht in de middeleeuwse geschiede¬≠nis. De elfde en twaalfde eeuw waren allerminst een periode waarin in West-Europa een veralgemeend gevoel van vernedering en frustratie leefde ten opzichte van de moslimwereld. Integendeel, het was een tijd van economische en culturele bloei. In die context was de eerste kruistocht eind elfde eeuw de politiek-militaire, expansieve reactie van een zelfverzeker-de westerse christenheid op de noodkreet van hun Byzan-tijnse geloofsgenoten in Constantinopel, die in de voorgaande decennia aanzienlijke delen van Noord-Syri√ę en Klein-Azi√ę hadden verloren aan de Seldjoekse Turken. De latere kruistochten hadden t√īt doel de in het Midden-Oosten veroverde/heroverde gebiedsdelen, georganiseerd in f√©odale vorstendommen naar westers model, te ondersteunen.

 

Filip Van Tricht, doctor in de Geschiedenis, Gentbrugge

 

2008

in¬†: R.E., 75 ‚Äď 05/08

 

ILS NOUS ONT TOUT DONNE

Les Arabes, en nous apportant le Coran qui contient tout le savoir qui leur est n√©cessaire, ont rendu tout autre livre inutile. C’est la justifica¬≠tion qu’ils se donnent, ayant pris Alexandrie en 642, d’avoir d√©truit par le feu son incomparable biblioth√®que. Cette lumi√®re de l’Antiquit√© gr√©co-romaine avait √©t√© plac√©e l√† et entrete¬≠nue par la dynastie gr√©co-mac√©do¬≠nienne des pharaons Ptol√©m√©e, qui y avaient rassembl√© sept cents mille volumes. Si les sages et les savants arabes ont effectivement, les ann√©es et les si√®cles passant, assimil√© √† la belle p√©riode d’El Andalous la part de l’h√©ritage antique qui avait √©chapp√© √† leur pilon, ils ont surtout puis√© l’es¬≠sentiel de cette culture √† Byzance. On a parl√© grec √† Constantinople jus¬≠qu’au XVIe si√®cle et m√™me apr√®s. C’est bien s√Ľr dans la capitale de l’Empire romain d’Orient que le tr√©¬≠sor a √©t√© pr√©serv√© et transmis. C’est chez elle que le moyen √Ęge chr√©tien a trouv√© la semence de sa riche f√©con¬≠dit√©. Ce n’est pas en Espagne, chez ses ennemis arabes, que Charlemagne est all√© chercher le mod√®le de son admirable basilique d’Aix-la-Cha¬≠pelle.

 

 

 

 

 

3 Social

 

 

Interview avec l’anthropologue alg√©rien Malek Chebel, LW 01/12/2007

 

L’Islam comme pr√©texte

 

Chebel: ¬ęEn Islam, l’esclavage ne suscite pas de culpabilit√©¬Ľ

 

INTERVIEW: LAURENCE D’HONDT

 

Malek Chebel est anthropologue et grand sp√©cialiste de l’Islam. Ses ou¬≠vrages, dont le Dictionnaire amou¬≠reux de l’Islam l’ont fait conna√ģtre pour sa libert√© de ton et sa capa¬≠cit√© √† pointer du doigt les contra¬≠dictions qui habitent et bloquent le monde arabo-musulman. Il vient de publier chez Fayard ¬ęL’esclavage en terre d’Islam¬Ľ, dans lequel il d√©¬≠nonce la perp√©tuation de cette pra¬≠tique dans de nombreux pays mu¬≠sulmans.¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

‚ÄĘ Comment expliquez-vous qu’en terre d’Islam l’esclavage n’ait jamais √©t√© l’objet ni d’une vraie repentance, ni d’une v√©ritable politique abolitionniste?¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

L’Islam n’est pas une religion de repentance, mais une religion ex¬≠travertie, percutante, faite d’in¬≠jonctions et fond√©e sur des certitudes. L’individu qui la pratique-! n’est pas sujet aux doutes, ce qui ‘ est antinomique avec sa religion. Pour lui, poss√©der un esclave est un signe de richesse, une question de fortune, une question qui n’ap¬≠pelle pas de sentiment de culpabi¬≠lit√© particulier. Certes, dans le Coran, on incite √† l’affranchissement d’un esclave, surtout s’il est musul¬≠man et cela, en diverses circons¬≠tances. Mais il n’y a pas d’interdic¬≠tion formelle de l’esclavage d’un √™tre humain, quelle que soit sa religion, sa race ou son apparte¬≠nance ethnique. En Islam, on peut d’ailleurs dire qu’il est plus respec¬≠table d’√™tre musulman que d’√™tre un homme.

 

‚ÄĘ Est-ce le Coran qui est insuffi¬≠samment coercitif?

 

Non, on se cache derri√®re le Coran pour justifier une pratique hon¬≠teuse. L’absence de culpabilit√© de l’esclavagiste face √† l’√™tre qu’il r√©¬≠duit en esclavage provient de tra¬≠ditions anciennes, de pratiques r√©actionnaires des gouvernements actuels et m√™me de l’hypocrisie des √©lites intellectuelles qui d√©¬≠noncent cette pratique et affichent dans le m√™me temps la pr√©sence d’une bonne √† la maison, comme un signe de r√©ussite. Mon livre ne veut pas accabler le monde musul¬≠man, mais l’interpeller, en lui de¬≠mandant pourquoi il laisse cette pratique inhumaine se poursuivre dans le silence et, m√™me souvent, dans la n√©gation de son existence.

 

Cela fait deux si√®cles que le chris¬≠tianisme travaille sur cette ques¬≠tion et a prof√©r√© une interdiction au nom des droits de l’Homme.

 

‚Äʬ† Pouvez-vous √©tablir une rapide distinction entre la traite orientale et la traite occidentale?

 

Oui. La traite occidentale a dur√© deux si√®cles et s’est fond√©e sur des bases √©conomiques. Les Occiden¬≠taux ne sont pas venus chercher en Afrique des ¬ębonnes¬Ľ qui aug¬≠menteraient leur statut social. Les esclaves de la traite occidentale faisaient partie d’un syst√®me capi¬≠taliste qui avait besoin de main-d’oeuvre. C’est tout. La traite orientale, elle a dur√© 15 si√®cles et est beaucoup plus socialis√©e, int√©¬≠rioris√©e et donc difficile √† chasser. L’esclave en Orient pouvait √©vo¬≠luer au sein d’une famille ou d’une dynastie. De nombreuses dynas¬≠ties musulmanes ont √©t√© fond√©es par des anciens esclaves rebelles qui ont mis leurs ma√ģtres en escla¬≠vage. On est en pleine dialectique du ma√ģtre et de l’esclave.

 

‚Äʬ† Y a-t-il aujourd’hui des foyers plus ou moins actifs d’esclavage en terre d’Islam?

 

Oui, m√™me si l’on doit souligner qu’aujourd’hui l’esclavage n’est plus, – sauf cas exceptionnels comme en Mauritanie par exemple – , un statut d√©finitif. G√©n√©rale¬≠ment, il prend des formes diverses, comme celle de la domestique ou de l’ouvrier du Golfe √† qui l’on confisque la carte d’identit√©. Il y a m√™me des foyers en pleine expan¬≠sion comme √† Beyrouth, o√Ļ des agences qui ont pignon sur rue, recrutent des bonnes asiatiques pour les placer dans des familles ais√©es. Mais certains efforts sont aussi faits comme au Maroc, o√Ļ l’on a recens√© pr√®s d’un million de ¬ębonnes¬Ľ – souvent africaines – qui vivent dans les maisons des famil-

les ais√©es et ne sont pas r√©mun√©¬≠r√©es pour leur travail. Le secr√©ta¬≠riat d’Etat en charge de la famille tente aujourd’hui d’endiguer le ph√©nom√®ne et de donner des droits √† ses domestiques. Mais la t√Ęche est tr√®s compliqu√©e car ils sont g√©n√©ra¬≠lement cach√©s. Mais l’objectif de mon livre n’est pas d’entrer dans la particularit√© des cas, ni dans la subtile distinction des diff√©rentes formes d’esclavage qui existent et sur lesquelles les juristes doivent se pencher pour l√©gif√©rer de ma¬≠ni√®re appropri√©e. Mon livre veut nommer un mal g√©n√©ral en terre musulmane qui fait que la personne humaine n’est pas respect√©e dans sa dignit√© d’homme.

 

Ramadan en primaire: Droits de l’Enfant bafoués

 

Carpentier Christian, Un rapport épingle les risques de la pratique du ramadan en primaire, Parfois dès 6 ans, DH 01/02/2004

 

(‚Ķ) Un de ses auteurs estime qu’il met en lumi√®re des “situations intol√©rables” et des “interrogations”. Il √©pingle deux “probl√®mes importants”¬†: les cons√©quences alarmantes du je√Ľne d’un mois qui concerne de plus en¬† plus de jeunes enfants, et le taux d’absent√©isme √©lev√© le jour de la fin du ramadan. (…)

Et d’insister : “L’obligation de pratiquer le je√Ľne constitue un r√©el danger pour les enfants, qui s’apparente √† de la maltraitance, car non seulement il met en cause leur apprentissage mais aussi leur sant√© et leur vigilance.”

Premier probl√®me donc : l’absent√©isme le jour de la f√™te de fin du ramadan. Il concerne 36% des √©l√®ves des 21 √©coles √©tudi√©es, soit 1.938 enfants sur 5.375. Dans 10 √©coles, plus de 50% des √©l√®ves √©taient absents, alors que dans 2 autres, 30 √† 45% manquaient √† l’appel. (‚Ķ)

 

Autre “constat inqui√©tant”: les effets du je√Ľne un mois durant. .’De nombreux √©l√®ves le pratiquent de plus en plus t√īt”,¬† ph√©nom√®ne “qui croit sans cesse depuis deux ans”, Certains

“ont le sentiment d’√™tre consid√©r√©s comme des grands quand ils je√Ľnent”. Et d’autres refusant de le pratiquer peuvent se voir “menacer verbalement”.

 

Mais ceux qui je√Ľnent ‘s’ennuient¬†¬Ľ, sont ¬ę¬†plus facilement irrit√©s¬†¬Ľ, se “disputent plus facilement” √† cause du manque de sommeil, de la faim et de la soif. “Les crachats sont¬† monnaie courante” pour “avaler le moins d’eau pssible¬†¬Ľ , de m√™me qu‚Äôune absence √† la natation. (‚Ķ)

 

¬†Sur la qualit√© d’apprentissage des enfants, “les cons√©quences se font rapidement sentir”, tant “ce d√©s√©quilibre alimentaire occasionne plus de fatigue, d’inattention, d’irritabilit√© et peut repr√©senter un r√©el danger dans certaines situations, notamment le cours d’√©ducation physique”.

De surcro√ģt, cette “pratique pr√©coce est incoh√©rente”, face aux objectifs de promotion de la

mais aussi aux projets √©ducatifs, p√©dagogiques et d’√©tablissement”. Certains √©l√®ves en ¬ę¬†fatigue extr√™me¬†¬Ľ demandent m√™me “l’autorisation de faire la sieste avec les petits de

l’√©cole maternelle”. Des cas d’√©vanouissements, d’arriv√©es tardives et¬† d’absences sont aussi √©voqu√©s. Et¬† de demander “de d√©finir clairemen via une circulaire ce qui est admissible et ce qui ne l’est pas afin de rendre √† qui de droit sa part de responsabilit√© et un pouvoir de d√©cision”.

 

Vranckx Jos, Vaticaan wijst voor het eerst op grenzen van dialoog met islam, Gazet van Antwerpen 18/05/2004

 

In een huwelijk met een moslim trekt de christelijke partner ‚Äď of die van een andere godsdienst ‚Äď vrijwel altijd aan het kortste eind. Het omgekeerde ‚Äď een moslim die van geloof verandert ‚Äď is bijna ondenkbaar. De kinderen moeten islamitisch worden opgevoed. (‚Ķ) Een ander pijnpunt is het gebrek an wederkerigheid wat betreft de vrijheid voor christenen om in moslimlanden hun geloof te belijden, laat staan om het uit te dragen of kerken te bouwen.

 

Kistenfeger Harmut, RELIGION / Bilder, Hunde, Urinale, FOCUS 36/2007

S.54

 

Das Verbot von Personendarstellungen ist im Islam viel schwacher verankert, als von Fundamentalisten behauptet wird

Das Dogma steht auf t√∂nernen F√ľssen. Es existiert eigentlich kein generelles islamisches Bilderver¬≠bot, lautet die Th√®se der Genfer Kunst-historikerin Silvia Naef in ihrem soeben auf Deutsch vorgelegten Buch.

(…) Wie bekannt, gelten Hunde Muslimen als unrein. Eine andere √úberlieferung erweitert diese Aufzahlung noch um Gef√§sse, in die uriniert wird.

 

(…) Im Iran kursiert eine Mohammed-Postkarte, die Naef auch in muslimischen H√§usern an die Wand gepinnt sah. Sie beruht auf einer Aufnahme des Fotograten-Duos Lehnert und Landrock. Das Bild aus den Anf√§ngen des 20. Jahrhunderts zeigt in Wirklichkeit einen x-beliebigen Jungen namens Mohammed.

 

‚ÄĘ Bilder und Bilderverbot im Islam”, Beck-Verlag, 18,90 Euro

 

 

 

 

4 Economy

 

 

finance

Odrich Peter, Britische Banken entdecken die Muslime, FAZ 05/09/2003

 

Schariakonforme Hypotheken- und Finanzgeschäfte

Dank ¬ę¬†Islamic Banking¬†¬Ľ f√ľr die muslimischen Kunden in Grossbritannien.

 

finance

BANQUES / Un organisme panislamique, LB 10/7/2000

 

La Banque Islamique de développement (BID) a annoncé la création d’une banque panislamique privée, dotée d’un capital d’un milliard de dollars.

Elle est destin√©e √† ¬ę¬†soutenir les efforts de d√©veloppement √©conomique des pays islamqiues membres et encourager les projets priv√©s conform√©ment aux principes de la charia¬†¬Ľ.

 

 

 

5 Justice

 

 

Islam verdeelt Fortuyn en CDA, NRC 02/05/2002

 

Pim Fortuyn¬†: ¬ę¬†(‚Ķ) Die islam, die zondert mensen af. Ze zien ons als een minderwardig soort mensen. Marokkaanse jongens bestelen nooit een Marokkaan. Is u dat wel eens opgevallen¬†?¬†¬Ľ

¬ę¬†De islam is achterlijk, ik zeg het maar, het is een gewoon een achterlijke cultuur.(‚Ķ) Overal waar de islam de baas is, is het gewoon verschrikkelijk.¬†¬Ľ

 

Primaten / Gepeinigte Verwandte, in: Focus 44/2007, S.95-98

 

(Afrika) Affenschande ‚Äď Das Orang-Utan-Weibchen Pony wurde glatt rasiert in einem Bordell misbraucht.

‚ÄěEs ist auch passiert, dass Orang-Utangs die Hand nach islamischen Recht abgehackt wurde, weil sie etwas von einem K√ľchentisch stehlen wollten.‚Äú (S.95)