"L'Eglise antichrétienne", un hommage à toutes les victimes et aux résistants face à ce totalitarisme, dont 2 de mes grands-parents

Un avant-goût de la raison de cette étude:

 

Pendant des siècles, l’Eglise catholique eut une emprise sur l’esprit ET sur le corps de toute une population: une forme de totalitarisme.

 

Un de mes membres de ma famille fut privé de faire ses études en section latin-grec car son père était boucher. Elle n’allait tout de même pas côtoyer les enfants de médecins, d’avocats, de dentistes, …

 

Que de carrières brisées (dans l’enseignement, …) !

 

Il y eut des équivalents de Gezelle et de Daens dans le sud du pays, et l’Eglise fit là aussi tout pour les casser.

 

Le mépris de la femme 

Ainsi, au théâtre, les pièces étaient uniquement jouées par des hommes. Ainsi à Nadrin (Ardennes), à Vitrival (prov. de Namur), où ma grand-mère (brabançonne) préférait se rendre dans les années 1930 aux représentations de la troupe socialiste où les femmes jouaient les rôles féminins. Bien lui en a pris.

 

Toujours à Vitrival, un de mes oncles, mort jeune, ne fut pas enterré à l’église, sur ordre de mon grand-père, brabançon comme sa femme. Le prêtre tenta d’entrer dans la maison de mes grands-parents, où se trouvait le cercueil de cet oncle. Interdit d’entrée, il  repartit non sans s’empêcher de traiter mon grand-père de “mécréant”. Merci pour mon oncle et bonjour tristesse ! 

 

Le racisme anti-wallophone, anti-néerlandophone de la part du haut-clergé, suivi par une belle brochette de prêtres, tout heureux d’assouvir librement leur penchant pour la torture psychique.

 

L’espionnage des paroissiens (comme notre père, grand défenseur de la langue wallonne, mentionné dans le registre secret du prêtre du village, l’abbé Paquet, comme un “flamingant”; si mon père l’avait su…)

 

Des sermons pour

-tenter d’interdire des fêtes, des bals, de travailler le dimanche (quitte à ce que la récolte soit partiellement perdue), …

– voter anti-socialiste

 

Les populations furent terrorisées par la menace de l’Enfer.

 

Il y eut les chouchous et les “chouchoutes” des curés et sœurs enseignants…

 

Les pressions sur les premiers enseignants ‘libéraux’ et non-prêtres…

 

La pédophilie,

du premier stade (comme poser gentiment la main sur la jambe partiellement dénudée de deux membres féminins de ma famille, portant une jupe, lors de la leçon de piano … un réel traumatisme pour l’une d’entre elles)

au dernier (tout le monde peut le deviner).

 

La mutation malvenue de prêtres aimés de tous.

 

Oui, il y eut et il y a encore de bons prêtres, justes et de confiance, mais qui ont été et sont salis par toute cette crasse…

 

De katolieke kerk die veel schade heeft aangericht:

 

pedofilie, mensen bespioneren (zoals mijn vader die als “flamingant” beschouwd was in het geheime register van de priester van het dorp), de zogenaamde katolieke scholen met de kinderen van de rijken die begunstigd werden (één van mijn familieden mocht geen Grieks-Latijn studeren: haar vader was mar een slager), enz.