Généralités concernant l’impérialisme français en Amérique et le sentiment anti-américain en France

 

1800s

Bangou, maire de Pointe-à-Pitre:

 

1802: rétablissement de l’ esclavage: des milliers de morts.

Barros Jacques, Haïti, de 1804 à nos jours, TII, paris, éd. l’ Harmattan, 1984

(p.581) « L’ oligarchie a dû à l’ usage de la force de pouvoir si longtemps imposer sa loi.  Mais elle l’ a pu surtout parce qu’ elle avait en face d’ elle un peuple prisonnier de la nuit, maintenu dans un ghetto linguistique, écarté de l’ instruction, privé d’ information.  Un peuple éclairé ne peut être conduit sans liberté, justice ni vérité. »

 

(p.588-589) ‘Le créole (sic), devenu langue officielle, a une transcription phonologique qui l’ éloigne du français.’

 

(p.589) ‘/les tenants de l’ ordre phonologique =/ Ils se rapprochent en cela des Martiniquais et des Guadeloupéens qui entendent s’ écarter le plus possible du français, retourner aux sources du créole paysan et adopter une écriture phonétique. »

(p.590) « Nul ne connaît dans cette république officiellement francophone (« seul état francophone souverain d’ Amérique ») le nombre d’ habitants capables de comprendre le français.  Trois pour cent sauraient le aprler, d’ après les estimations, 15 à 20 % l’ entendraient plus ou moins. »

 

(p.591) « Les anges des Noëls gascons ont parlé français dès le 16e siècle tandis que les baergers s’ exprimaient en patois (sic)celui-ci étant au demeurant réputé inférieur et vulgaire.  Les jeunes filles de gascogne, plus que les garçons, répugnaient à s’ exprimer en patois. »

 

(p.602) « Le problème le plus grave, la langue française n’ a aucune valeur sur le marché du travail.  les offres d’ emploi sont formelles: anglais ou chômage. »(JOASSAINT, L’ école en Haïti, op.cit., p.11)

dans un environnement anglo-hispanique, quel Haïtien a intérêt à parler français?  la question est ouvertement posée.  Le français en Haïti a-t-il pour destin de devenir la folklorique survivance de la Louisiane /et peut-être un jour du Québec?/ (sic)?  Déjà, dans les familles, il est considéré comme un pensum, une corvée pour les enfants: ils préfèrent ne pas parler à leurs parents et se défoulent en créole dès que ceux-ci ont le dos tourné. (le français est aussi tenu pour maniéré, efféminé.  un garçon n’ ose pas le parler.)  la bourgeoisie d’ affaires parle américain (sic).  Elle « collabore » comme elle l’ a toujours fait, aux côté du plus puissant et du plus riche. »

 

(p.673) « Les Haïtiens ont hérité /des Français/ toute la toponymie de leur pays, y compris la plus saugrenue dont se gausseront plus tard les voyageurs ignorants /Saltrou, Trou Bonbon, Trou Chouchou, Limonade, marmelade, à côté de Nouvelle Touraine, Fonds Parisien, Gascogne, Gens de Nantes, etc.). »

 

T1

(p.195) « Bonaparte décida de mettre fin aux velléités d’ indépendance du Gouverneur à vie. (…)   Le Premier Consul entendait reprendre le contrôle absolu de la colonie, en déporter les chefs noirs, et y restaurer l’ ordre colonial. (…)

Au delà, Bonaparte envisageait la création d’ une Amérique française à partir de la grande île et de la Louisiane. (…)

L’ expédition en 1802 d’ un contingent de 25.000 hommes se solda par un échec en 1803 dans une guerre meurtrière, « marquée de cruautés inouïes et de massacres massifs. »

 

« En Haïti, le français, langue de la minorité scolarisée, apanage de l’ élite urbaine, instrument de domination, signe d’appartenance ou d’ exclusion, est apparu au créolophone comme le moyen de sa promotion sociale.  A l’ école de la bourgeoisie, il a appris à déprécier le créole.  la petite marchande s’ épuise pour que son fils apprenne le français.  mais l’ enseignement est tellement lamentable que l’ enfant du peuple n’ apprendra rien.  Or il ne suffit pas de parler français.  Il faut le parler sans faute sous peine de ridicule.  Et l’ on verra des chauffeurs-guides ne pas craindre de baragouiner l’anglais mais paralysés lorsqu’il s’ agira de s’ adresser en français à leurs clients d’ Europe.

En revanche, la promotion duc réole, partout, encourage aujourd’hui nombre d’ intellectuels.  A partir de situations largement identiques (créole tenu pour inférieur, échecs scolaires, domination du français), une même évolution se fait jour au nom de l’authenticité culturelle et de l’ identité nationale. »

« Le créole est réhabilité en Maritnique et Guadeloupe . (…) Pour le parti progressiste d’ Aimé Césaire, « le créole est le véhicule de l’ unité antillaise.  (…) Encore cette reconquête de la dignité n’ est-elle qu’ une première étape. »

 

intellectuel: lient entre combat pour langue / identité  & autres liens: économie, social, par la  politique

 

(p.599) « L’ Eglise a , de son côté, fortement contribué à relever le créole de son état d’ infériorité par rapport au français.  Les pasteurs protestants ont traduit la Bible et composé des cantiques en créole.  Les prêtres catholiques, en se joignant plus tard au mouvement, l’ ont généralisé et y ont entraîné la bourgeoisie: aujourd’hui, une messe entière se dit en créole. »

 

1862

16 http://www.fiestacincodemayo.com/usa_history.htm

The Battle of Puebla

 

Resounding blasts of gunfire brings high drama to Cinco de Mayo festivities when a dedicated group of volunteer historical re-enactors under the leadership of Larry Smith, stage their demonstration of the May 5, 1862 Battle of Puebla. Throughout the weekend, Fiesta visitors can get a feel for 19th century soldier life by visiting the recreated 1862 military encampment in the Seeley Stable Yard. Here re-enactors in period uniform and dress play assembling troops and villagers, anxiously preparing to do battle as they did more than 130 years ago.

The French had landed in Mexico (along with Spanish and English troops) five months earlier on the pretext of collecting Mexican debts from the newly elected government of democratic President (and Indian) Benito Juarez. The English and Spanish quickly made deals and left. The French, however, had different ideas.

Under Emperor Napoleon III, who detested the United States, the French came to stay. They brought a Habsburg archduke with them to rule the new Mexican empire. His name was Maximilian; his wife, Carolota. Napoleon’s French Army had not been defeated in 50 years, and it invaded Mexico with the finest modern equipment and with a newly reconstituted Foreign Legion. The French were not afraid of anyone, especially since the United States was embroiled in its own Civil War.

The French Army left the port of Vera Cruz to attack Mexico City to the west, as the French assumed that the Mexicans would give up should their capital fall to the enemy — as European countries traditionally did.

Under the command of Texas-born General Zaragosa, (and the cavalry under the command of Colonel Porfirio Diaz, later to be Mexico’s president and dictator), the Mexicans awaited. Brightly dressed French Dragoons led the enemy columns. The Mexican Army was less stylish.
General Zaragosa ordered Colonel Diaz to take his cavalry, the best in the world, out to the French flanks. In response, the French made a big mistake; they sent their cavalry off to chase Diaz and his men, who proceeded to butcher them. The remaining French infantrymen charged the Mexican defenders through sloppy mud from a thunderstorm and through hundreds of head of stampeding cattle stirred up by Indians armed only with machetes.

When the battle was over, many French were killed or wounded and their cavalry was being chased by Diaz’ superb horsemen miles away. The Mexicans had won a great victory that kept Napoleon III from supplying the confederate rebels for another year, allowing the United States to build the greatest army the world had ever seen. This grand army smashed the Confederates at Gettysburg just 14 months after the battle of Puebla, essentially ending the Civil War.

Each year, the Southwest United States and Mexico celebrate Cinco de Mayo to commemorate the 1862 Battle of Puebla, during which out-numbered Mexican forces defeated the French Army, setting the stage for Mexico’s eventual triumph over France. Often confused with Mexican Independence Day, Cinco de Mayo is actually a celebration of Mexico’s struggle against French Imperialism.

During the American Civil War, England, Spain and France sailed to Mexico with hopes of forcing the Mexican people to pay foreign bond debts. The contingent had no intention of conquering Mexico, and once a preliminary agreement was made to pay off the debt , the British and Spanish Fleets returned home. France, however, remained in Mexico, rejected the agreement, and began a war of conquest. On May 5th, French forces numbering 6,500 marched to the town of Puebla on the way to Mexico City. They expected little or no resistance, but found Puebla garrisoned and fortified by a small band of poorly armed Mexican soldiers. The mere 4,500 Mexican soldiers routed the French forces! It would be years before the French were completely removed from Mexican soil, but Cinco de Mayo remains a celebration of the strength, tenacity and independence of the Mexican spirit!

 

1972

Michel Cl. Aubert, Paradis en enfer, la Guyane française, éd. Laffont, 1972

 

(p.48) Terre oubliée de la métropole, elle est pourtant profon­dément française. Beaucoup de Guyanais sont d’ardents patriotes. Pas un village qui ne possède son monument aux morts ; pas un village où vous ne puissiez rencontrer un vieillard aux cheveux tout blancs qui porte avec fierté les rubans de ses décorations. (…) (p.49)  Les Guyanais sont Français et contents de le montrer. Beaucoup d’entre eux ont gardé leurs coutumes, les bonnes manières en usage dans nos vieilles familles, les messieurs sont très préve­nants avec les dames, respectueux et d’une politesse raffinée.

Malheureusement, chez certains jeunes, ces bonnes manières commencent à se perdre. Ils sont devenus racistes (sic) et se veulent révolutionnaires. Peu importent les idées politiques, tous les moyens sont bons. Un mouve­ment contestataire qui se veut maoïste fait paraître un journal qui circule sous le couvert, en grand secret. Dans ce journal paraissent des textes, des déclarations de grands maîtres, mais ce qui m’a fait sourire, c’est que deux pages sont consacrées à l’explication des termes, du vocabulaire nécessaire pour faire un bon maoïste. C’est tellement guyanais.           

 

(p.50) Et pourtant, la Guyane, elle aussi, aura ses événements de mai, mais deux ans plus tard. Le temps nécessaire, sans doute, pour que les acteurs guyanais, qui avaient occupé en 1968 les locaux de La. Jeune Guyane à Paris, rentrent dans leur département. En effet, en 1970, des tracts circulent, des « pétards » ridicules explosent, des appels à la grève sont lancés. C’était vraiment sérieux. Et pourquoi?

On a parlé de mouvements révolutionnaires, mais en réalité, il ne s’agit que des chimères de quelques grou­puscules. Les Guyanais sont trop Français pour voter l’indépendance. Ce que les Guyanais veulent, c’est leur indépendance de gestion, mais on ne peut leur en tenir rigueur.

 

(p.292) Pendant dix jours, la famille ne pourra donc pas manger de manioc.

Et cet homme qui revenait de chez Aloïke avec une couleuvre, je l’avais vu marchander, discuter, convaincre une femme indienne de lui vendre sa couleuvre; elle ne voulait pas, elle finit par céder, l’acheteur avait sorti ses dollars et un large sourire agrandissait ses yeux; il possédait l’objet, mais il ne savait pas que l’Indienne utiliserait le dollar pour manger, car personne ne lui ferait maintenant une autre couleuvre, son mari étant parti à la chasse sur la rivière. Ce qui fait mal au cœur, c’est de voir ces touristes s’installer autour des repas indiens. Assis par terre, sur de petits bancs, ils regardent, ils assistent au repas comme on assiste au repas des fauves lors d’une visite au zoo. D’ailleurs, cette arrivée dans le village n’est-elle pas une arrivée dans un zoo ? C’est exactement la même chose, on fait les mêmes gestes, les appareils photos emporteront les souvenirs et l’on pourra dire ainsi en rentrant de vacance, « nous sommes allés chez les sauvages ».

Il y a d’autres problèmes, d’autres scandales en forêt, surtout sur le Maroni, mais depuis qu’André Cognât est là, ils sont dénoncés et on ose beaucoup moins. C’est lui qui a arrêté la « francisation des Indiens ». L’admi­nistration avait décidé de donner aux Oyanas la natio­nalité française! et tout ce que cela impliquait. Ils pourraient voter, apportant ainsi des voix supplémen­taires aux candidats. Ils apporteraient de l’argent, tout une machination politico-financière. Les Indiens du Haut-Maroni avaient refusé en bloc. Pourtant une chose parut louche, un Indien, absent de la région depuis deux ans, avait, lui, accepté et signé de son pouce son procès-verbal de naturalisation. Après une rapide enquête, Cognât s’aperçut de la supercherie : on avait dit aux (p.293) Indiens de signer cette feuille blanche pour obtenir des vivres, des cadeaux. Et devant les menaces judiciaires la gendarmerie, qui n’était que l’exécutant de cette formule, déchira les procès-verbaux, et les Oyanas sont restés des Oyanas.

 

1984

Jean-Claude Giacottino, , Les Guyanes, PUF 1984

 

(p.69) Les recensements: “L’origine ethno-culturelle n’est pas demandée lors des recensements en Guyane française.” Mais bien au Surinam et à Guyana.

(p.71) “La relative homogénéité ethno-culturelle de la Guyane française atténue beaucoup les caractères des rapports sociaux qui viennent d’être rapidement décrits en Guyana et au Surinam.”

 

2000

From: RedConnect News <coolp@banet.net>

Newsgroups: alt.culture.cajun,lou.general,soc.culture.haiti,lou.lft.general

Sent: Tuesday, October 24, 2000 5:37 AM

Subject: Re: Louisiana-Haiti links revived

 

> Does anyone know on what date this article was originally published?
> > Pascal Antoine
>
> « Brian Gabriel Comeaux » <bcomeaux@earthlink.net> wrote in message
> news:39E118CF.72F267A2@earthlink.net
> > http://www.theadvocate.com
> > BATON ROUGE ADVOCATE-ASSOCIATED PRESS
> >
> >
> > Louisiana looks to Haiti to revive French language
> >
> > By BRETT MARTEL
> > Associated Press writer
> >
> > NEW ORLEANS — Stephen Dominick, a Creole New Orleanian with caramel
> > brown skin, pores over the French love poems
> > handwritten by his great-grandfather more than a century ago.
> >
> > Then he flips to the typed English translation his family had printed
> > when it began to archive the letters for future generations.
> >
> > Raised in the French Quarter by the grandchildren of Haitian immigrants
> > and well versed in the rich history of his old port city, Dominick
> > regrets that his great-grandfather’s passion has become a lost art in
> > both his family and community.
> >
> > « Here’s someone I probably look like or who looks like someone I love,
> > writing 150 years ago about some of the same hopes, dreams and feelings
> > I have, so I think it’s important to read it in his native language, »
> > said Dominick, 31, who wasn’t raised speaking French but has since begun
> > to study it.
> >
> > French remains prevalent on street signs, monuments and menus in New
> > Orleans. But the language is seldom spoken
> > any more by locals, many of whom are mixed-race or black Creoles whose
> > ancestors were well-versed in it.
> >
> > These are the very people Louisiana’s top French-language official had
> > in mind as he quietly refocused his agency’s efforts during the past
> > year.
> >
> > David Cheramie, director of the Council for the Development of French in
> > Louisiana, once devoted virtually all of his agency’s teacher-recruiting
> > resources to France, Belgium and Quebec. But lately he has been spending
> > time with educators in Haiti and several other French-speaking Caribbean
> > and African countries.
> >
> > At worst, he sees a chance to improve diversity among the state’s French
> > instructors.
> >
> > At best, he hopes the move will spark a resurgence in interest in French
> > among the state’s significant black population and strengthen economic
> > ties to developing countries — such as Haiti and Senegal.
> >
> > « Part of the idea is to bring in people who are a closer fit with our
> > culture, » Cheramie said. « A lot of our students are of African-American
> > origin, and we try to show them that, even though a majority of
> > French-speakers are white, the Creole element here is very strong. »
> >
> > Cheramie’s agency, commonly called CODOFIL, was established by state
> > lawmakers in 1968, largely in reaction to a Life magazine article that
> > predicted that post-World War II homogenization of American culture
> > would wipe out French in Louisiana by the turn of the century.
> >
> > CODOFIL has succeeded somewhat in reinstilling French pride and boosting
> > elementary school enrollment in French, but mostly among white Cajun
> > populations in the Lafayette area.
> >
> > The state’s Creole population, centered in New Orleans about 200 miles
> > east, has become increasingly disconnected from its French-speaking
> > past.
> >
> > « In my community there is some jealousy that Cajuns get all credit for
> > Louisiana’s French heritage when we had a French culture here that was
> > just as vibrant and sophisticated, » Dominick said.
> >
> > About a third of Louisiana’s population is black. Many can trace their
> > roots to those who came here in the early 1800s from French-controlled
> > St. Domingue, which, following a bloody revolution, became Haiti.
> >
> > Most who fled the revolution went first to Cuba but were kicked out
> > because of friction between France and Spain during the heyday of French
> > Emperor Napoleon.
> >
> > About 9,000 Haitians, some white but most black or mixed, came to New
> > Orleans around 1809, says Augusta Elmwood, a genealogist who specializes
> > in tracing ancestry to St. Domingue.
> >
> > « New Orleans was still a pretty small city back then, and they about
> > doubled the size, » Elmwood said. Others, like Dominick’s
> > great-great-grandfather, came directly from Haiti after the revolution.
> >
> > The influx brought with it the Caribbean-born mixture of black, Spanish
> > and French influences that define both Creole culture and the Creole
> > language most often spoken by today’s Haitians, although French remains
> > their official language.
> >
> > The move to strengthen ties with Haiti, while logical in some respects,
> > also holds a measure of political risk.  Most Americans’ only
> > familiarity with Haiti comes through reports of widespread poverty,
> > corruption and gruesome brutality.
> >
> > But for Cheramie and top academic officials who have worked with him,
> > links with Haiti could add credibility to those who argue that
> > preserving French in Louisiana is about more than nostalgia. It is a
> > means to bring Louisiana into a family of French-speaking Caribbean and
> > even African cultures, they say.
> >
> > Both Cheramie and Leon Tarver, president of historically black Southern
> > University in Baton Rouge, have visited Haiti in the past year, meeting
> > with President Rene Preval.
> >
> > Tarver, who does not speak French but whose great-great-grandfather did
> > when he arrived in New Orleans on a banana boat from Haiti, said the
> > fact that Haiti is the poorest country in the Western hemisphere
> > presents Louisiana with more economic opportunities than one might
> > expect.
> >
> > When it comes time for Haiti to find civil engineers for projects funded
> > by aid from international development banks, Tarver noted, those based
> > in Louisiana could have an advantage.
> >
> > « Certainly when you’re dealing with new market opportunities, doing
> > business in their language makes sense, » Tarver said.
> >
> > Tarver, meanwhile, hopes to get Southern University on the inside track
> > to helping Haiti modernize its education system, particularly through
> > multimedia technology that would allow students in Haitian classrooms to
> > take courses beamed via satellite.
> >
> > Aldy Castor, a 54-year-old Haitian doctor who now lives in Lafayette,
> > welcomes the move.
> >
> > Castor, who also raises money for educational and development projects
> > in Haiti, cites an already present foundation of trade between Haiti and
> > Louisiana.
> >
> > « Haiti buys rice from Crowley. We use New Orleans’ port for shipping
> > American goods to Haiti, » Castor said.  « Developing cultural links will
> > only improve that. »

 

2000

Jean-François Revel, La grande parade / Essai sur la survie de l’utopie socialiste, éd. Plon 2000

 

(p.16) N’oublions jamais en effet qu’en Europe comme en Amé­rique latine, la certitude d’être de gauche repose sur un critère très simple, à la portée de n’importe quel arriéré mental : être, en toutes circonstances, d’office, quoi qu’il arrive et de quoi qu’il s’agisse, antiaméricain. On peut être, on est même fréquemment (p.17) un arriéré mental en politique tout en étant fort intelligent dans d’autres domaines. Parmi d’innombrables exemples, l’auteur dramatique anglais Harold Pinter explique1 l’intervention de l’Otan contre la Serbie en avril 1999 par le fait que, selon lui, les États-Unis n’ont, en poli­tique internationale, qu’un seul principe : « Baise mon cul ou je t’assomme. » Avoir du talent au théâtre n’empêche pas, chez le même individu, la débilité profonde et la nauséabonde vulgarité dans les diatribes politiques. C’est l’un des mystères de la politique que sa capacité à provoquer la brusque dégra­dation de maintes personnalités par ailleurs brillantes. Comment réagirait Pinter si un critique dramatique se permet­tait de tomber aussi bas dans l’imbécillité injurieuse en « com­mentant » une de ses pièces ?

 

(p.308) Depuis la fin de l’Empire soviétique, il en subsiste au fond un seul, c’est l’antiaméricanisme. Prenez la France, pays auquel je me réfère volontiers parce qu’il est le laboratoire paradigmatique de la résistance aux enseignements de la catastrophe communiste. Si vous enlevez l’antiaméricanisme, à droite comme à gauche, il ne reste rien de la pensée politique fran­çaise. Enfin, ne lésinons pas, il en reste peut-être, mettons (p.309) trois ou quatre pour cent, du moins dans les milieux qui occu­pent le devant de l’éphémère.

La mondialisation, par exemple, est rarement analysée en tant que telle, pas plus que les fonctions de l’Organisation mondiale du commerce. L’une et l’autre font peur. Pour­quoi ? Parce qu’ils sont devenus synonymes d’hyperpuissance américaine1. Si vous objectez que la mondialisation des échanges ne profite pas unilatéralement aux États-Unis, les­quels achètent plus qu’ils ne vendent à l’étranger, sans quoi leur balance du commerce extérieur ne serait pas en déficit chronique ; ou si vous avancez que l’OMC n’est pas foncière­ment néfaste aux Européens ou aux Asiatiques, sans quoi on ne comprendrait pas pourquoi tant de pays qui n’en sont pas encore membres (la Chine, par exemple, dont l’entrée a finale­ment été décidée en novembre 1999) font des pieds et des mains pour s’y faire admettre, alors vous haranguez des sourds. Car vous vous placez sur le terrain des considérations rationnelles alors que votre auditoire campe sur celui des idées fixes obsessionnelles. Vous ne gagnerez rien à lui mettre sous les yeux des éléments réels de réflexion, sinon de vous faire traiter de valet des Américains. Pourtant, l’OMC a tranché en faveur de l’Union européenne plus de la moitié des différends qui l’opposaient aux États-Unis et a souvent condamné ceux-ci pour subventions déguisées. Loin d’être la foire d’empoigne du laissez-passer, l’OMC a été au contraire créée afin de ren­dre loyale la concurrence dans les échanges mondiaux.

La haine des États-Unis s’alimente à deux sources distinctes mais souvent convergentes : les États-Unis sont l’unique superpuissance, depuis la fin de la guerre froide ; les États-Unis sont le principal champ d’action et centre d’expansion du diable libéral. Les deux thèmes d’exécration se rejoignent, puisque c’est précisément à cause de son « hyperpuissance » que l’Amérique répand la peste libérale sur l’ensemble de la planète. D’où le cataclysme vitupéré sous le nom de mondialisation.

 

1. Voir le sondage paru dans Les Échos, 2 novembre 1999.

 

2000s

La fusée Ariane en Guyane

 

2006

Guyane:

http://gaucheoc.canalblog.com/archives/2006/08/11/index.html

11 août 2006

«Aucune avancée concrète» pour les Indiens de Guyane

IL Y A T IL BEAUCOUP DE FRANCAIS QUI SAVENT QUE DES INDIENS VIVENT ENCORE EN GUYANNE FRANCAISE?

LES ETATS ONT ADMIS LE 30 JUIN DERNIER ET SIDNER LA DECLARATION DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES.

MAIS LA FRANCE REFUSE DE SIGNER LA CONVENTION DE L’OIT CONCERNANT CES PEUPLES ET QUI LEUR DONNE LE DROIT DE CONSERVER LEURS COUTUMES ET DE RESPECTER LEURCOLLECTIFS?

CE SERAIT CONTRAIRE A L’ARTICLE 1 DE LA CONSTITUTION FRANCAISE,MAIS CHIRAC L’A BIEN DETOURNE UNE FOIS CETTE CONSTITUTION POUR LE CNE QU’IL A ANNULE APRES L’AVOIR ABROGE ET DANS LE CAS DES AMERINDIENS DE GUYANE IL POURRAIT AUSSI DETOURNER LA CONSTITUTION.

OU ALORS,IL POURRAIT FAIRE COMME POUR LES ACCORDS DE MATIGNON ET DE NOUMEA POUR LES KANCS DE NOUVELLE CALEDONIE ET COMME CELA CE NE SERAIT PAS CONTRAIRE A LA CONSTITUTION,MAIS LE GOUVERNEMENT LE VEUT IL?

CE QUI NOUS SEMBLE QUAND MEME ABHERRANT C’EST QU’ AUCUN PARTI DE GAUCHE N’EN PARLE ,NI N’Y FAIT ALLUSION.

POURTANT CHIRAC EN 2004 S’EST PRONONCE POUR LA RECONNAISSANCE DE LEURS DROITS COLLECTIFS ET DE LEURS COUTUMES MAIS NATURELLEMENT LES PROMESSES DE CHIRAC RESTENT ,COMME D’HABITUDE,LETTRES MORTES.

LE PRESIDENT DE LA G.O.C.

 

Jean-Patrick Razon, directeur de l’ONG Survival France, à l’occasion  de la Journée internationale des peuples autochtones : 

«Aucune avancée concrète» pour les Indiens de Guyane

 

S. GUYON/SURVIVAL. Enfants wayana.

Par Eliane PATRIARCA

QUOTIDIEN : Mercredi 9 août 2006 – 06:00

Il est probable que la majorité d’entre eux l’ignore, mais le 9 août, même s’il reste symbolique, est «leur» jour. La Journée internationale des peuples autochtones a été décrétée par l’ONU pour célébrer ces quelque 350 millions de personnes qui réclament depuis des décennies que soient reconnus leur existence, leurs particularismes culturels et leurs droits territoriaux. Cette année, Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, entend aussi célébrer l’adoption, le 30 juin dernier, par le Conseil des droits de l’homme, du projet de Déclaration des droits des peuples autochtones. Ce texte, fruit de douze années d’âpres discussions, qui affirme notamment le droit à l’autodétermination et divers droits sur les territoires d’origine et les ressources naturelles qu’ils contiennent, devrait être adopté avant la fin de l’année par l’assemblée générale des Nations unies. La France soutient ce projet de Déclaration et c’est l’occasion pour Jean-Patrick Razon, directeur de l’ONG Survival France, d’alerter sur le sort de ceux qu’il appelle les  «Indiens de la République», en Guyane.

    Qui sont les «Indiens de la République» ?

En Guyane vivent environ 10 000 Amérindiens, issus d’une population autochtone autrefois bien plus nombreuse. Certains pratiquent encore la chasse, la cueillette et l’agriculture itinérante sur brûlis. Ils sont représentatifs de ces microminorités restées en marge du développement industriel, de ces populations dont les cultures ont fourni les objets exposés au musée du quai Branly.

  Que peuvent-ils espérer de la Déclaration des droits des peuples autochtones ?

C’est un pas en avant. Les Etats ont admis, par exemple, que l’autodétermination réclamée par ces peuples n’est pas une revendication de séparatisme ou de souveraineté. En adoptant la Déclaration, la France semble prête à reconnaître les droits collectifs des Amérindiens. Le problème, c’est que ce texte n’est pas un instrument juridiquement contraignant.

    Pourquoi la France refuse-t-elle de ratifier la     convention 169 de l’Organisation internationale du travail relative aux «peuples indigènes», qui date de 1989 ?

La convention 169 engage les Etats à conserver les institutions coutumières des peuples autochtones, leur demande de respecter leurs droits collectifs sur les territoires et les ressources naturelles. Or, reconnaître des droits spécifiques et collectifs est contraire à l’article 1 de la Constitution française sur l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion. Mais on pourrait imaginer des aménagements, comme cela a été fait en Nouvelle-Calédonie, pour les Kanaks : les accords de Matignon et de Nouméa leur ont reconnu un statut et des droits particuliers.

    Qu’en est-il en Guyane ?

Les Amérindiens réclament le droit à la propriété collective de la terre, en accord avec leur mode de vie traditionnel. L’Etat français leur a seulement accordé des droits d’usage pour la chasse, la pêche ou l’agriculture. Il a aussi réglementé l’accès au territoire indien par arrêté préfectoral pour les protéger. Mais ce sont des dispositifs précaires face aux menaces qui pèsent sur l’existence de ces ethnies. La preuve en est le projet de création du parc national de Guyane. Ce sera, en territoire indien, un parc ouvert aux activités touristiques et aux pratiques dévastatrices de l’orpaillage ! Une honte.

    Vous soulignez le fossé entre les déclarations de Chirac et l’attitude de la France…

En 2004, par exemple, devant des représentants de peuples autochtones qu’il avait invités à Paris, le Président a déclaré : «La façon dont le monde moderne saura reconnaître et aborder la question des peuples autochtones témoignera de son aptitude à faire naître une étape nouvelle du progrès humain.» Il s’est aussi prononcé pour la reconnaissance «des droits collectifs et de la coutume, qui ne sont pas dans la tradition juridique» de la France. Mais il n’y a aucune avancée concrète.

    Comment voyez-vous le musée des Arts premiers à Paris     ?

Une collection d’objets, la preuve d’une reconnaissance artistique. Ce qui est décevant, c’est le peu de place accordé à ce que sont ces peuples aujourd’hui. Aux «gens vivants» issus de ces cultures.

 

2007

France / Drame sanitaire aux Antilles?, LB 19/09/2007

 

L’UTILISATION MASSIVE de cer­tains pesticides « depuis de nom­breuses années » a provoqué un « désastre sanitaire » aux Antilles françaises, mettant en danger l’ensemble de leur population, selon le rapport du cancérologue Dominique Belpomme, rendu public mardi. Pour ce professeur, le taux des cancers de la prostate est « majeur » aux Antilles, tandis que le taux de malformations congénitales a augmenté et que les femmes font moins d’enfants qu’il y a 15 ans.

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a cependant indiqué qu' »ô ce jour, aucun lien n’a été démontré » entre l’exposition à ces pesticides et les observations sanitaires effec­tuées aux Antilles. (AFP)

 

2008

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