1994

Le passé de Mitterrand: la polémique se poursuit, Lux. Wort, 10/09/1994

 

Les révélations de Pierre Péan sur la jeunesse de François Mitterrand (« Une jeunesse française ») n’ en finissent pas de semer le trouble au sein du parti socialiste.

Il s’ agit  de ses liens avec l’ extrême-droite, de son rôle à Vichy et de ses relations avec René Bousquet.

 

1998

Laurence d’Hondt, Très noir printemps pour la droite française, LB 21/03/1998

 

UDF et RPR sortent durablement marqués par la compromission, vendredi, de nombre de leurs élus régionaux avec le FN.

 

1998

Paul Vaute, De Gaulle, champion de la subversion, LB 24/12/1998

 

A propos du livre de Christophe Nick, Résurrection.  Naissance de la Ve République: un coup d’Etat démocratique, Paris, Fayard, 1998.

“Mai 58 est un tabou, un peu comme Vichy: quelque chose qu’on ne sait pas regarder en face.  parce qu’ il y a eu, sans que cela ne gêne personne, cette alliance avec l’ extrême-droite et ce basculement des piliers de la sécurité de l’ Etat contre l’ Etat lui-même.”

 

A l’ époque, “gaullistes et extrême-droite ne forment qu’une seule famille.”

 

De Gaulle ne modifie rien sur le plan colonial entre 1958 et 1960.  Il pense qu’il faut d’ abord gagner militairement en Algérie pour discuter ensuite.  Foncièrement, il est convaincu que les colonies, c’ est nul parce que cela va faire déferler en France les Arabes “avec leurs turbans et leurs burnous”.  Mais il doit donner des gages à l’armée et aux activistes qui l’ont aidé, d’où la mise en oeuvre du plan Challe par lequel le contingent fera le rouleau, sur 300 kilomètres, de la frontière marocaine à la frontière tunisienne.  Résultat: 200.000 morts pour rien, pour payer un tribut à l’armée.

 

2002

DEBATS/OPINIONS / ARTICLE, in : Le Figaro.fr, 22/04/2002

 

IDEES QUAND UN AXE ROUGE-BRUN-VERT IMPRÈGNE LE DÉBAT INTELLECTUEL ET POLITIQUE

La convergence des totalitarismes

Alexandre Del Valle, Marc Knobel

 

La percée des candidats trotskistes et de candidats se revendiquant de mouvances ultra-radicales dites « anti-mondialisation » atteste hélas de la bonne santé, en France, des idéologies totalitaires d’extrême gauche. Le plus choquant n’est pas tant le fait que des adeptes de la révolution permanente soient si nombreux, mais surtout que l’extrême-gauche apparaisse si « sympathique », banalisée, légitimée, même. Il est vrai que José Bové, Laguiller, Besancenot ou encore Toni Negri en Italie (idéologue des Brigades rouges et des « anti-mondialisation »), en tant que pseudo-défenseurs des « opprimés », des sans-papiers, ou des « martyrs palestiniens », se positionnent systématiquement du côté des victimes, même si leurs martres a penser (Lénine, Trotski, Mao, Pol Pot, etc,) furent de cyniques bourreaux.

 

En fondant leur identité et leur propagande sur la lutte contre le « fascisme » et le « racisme ». les adeptes du totalitarisme rouge n’auront certes jamais l’air aussi terribles que les « fascistes » gris. Et pourtant,.. Les événements qui ont marqué l’actualité récente – attentats islamistes, insécurité, actes antijuifs -, sont pour les auteurs de cet article l’occasion de démythifier l’extrême gauche, dont nous savons par ailleurs qu’elle est éminemment totalitaire et

agressive dans ses slogans, ses méthodes et ses buts (Carlos, Action directe, Brigades rouges, Armée rouge, etc.).

 

La gauche radicale ne cesse en effet de mettre de l’huile sur le feu, sous couvert d’antisionisme, lorsqu’elle relaye les thèses les plus violentes et éculées des islamistes et des pro-palestiniens les plus antijuifs. Ainsi, la très pacifiste Arlette était-elle en tête de cortège de la manifestation propalestinienne du 23 mars aux côtés de militants de la LCR, d’anarchistes et de fondamentalistes musulmans agitant des drapeaux du Hezbollah et hurlant des « Allah ou Akbar » et des « mort à Israë1 ». Pendant ce temps, José Bové, de retour de Ramallah, où les militants « anti-mondialisation » qui avaient sévi à Gênes s’étaient posés en « boucliers humains » pour protéger Yasser Arafat, accusait les services israéliens d’avoir fomenté les actes antisémites perpétrés en France, en vertu de l’habituelle théorie du complot : « à qui profite le crime? ». On rappellera d’ailleurs que c’est une frange de l’ultra-gauche (Vieille Taupe) qui développa les thèses négationnistes dans les années 70-80, l’un des buts avérés étant de délégitimer l’Etat d’lsraël. Dans la même logique, c’est toute une partie de l’extrême gauche (comme d’ailleurs de l’extrême-droite) qui relaya, peu après les attentats du 11 septembre, l’intox, lancée par le Hamas, selon laquelle la CIA et le Mossad auraient perpétré les attentats antiaméricains, afin de

« justifier une vaste ratonnade internationale contre les Musulmans ».

 

Ici, la palme de l’outrance revient a l’intellectuel pro-palestinien Michel del Castillo qui osait dire, alors que les cadavres du World Trade center étaient encore sous les décombres : « Je ne deviendrais jamais un Américain. /…/ En semant la mort chez le Satan américain, Ben Laden ne poursuit aucun but politique. Il s’imagine livrer un combat spirituel avec, fatalement, des armes disproportionnées, parce que toute la puissance se trouve du côté de l’adversaire /…/.  Nous devinons ce que Dostoïevski eût dit et pensé de Ben Laden, des fous de Dieu : ce n’est pas une bête féroce, c’est un homme /…/ mon semblable. » Quant à Toni Negri, il avait déclaré que  » sa compassion » n’allait « que pour les sans-papiers » disparus avec les Twin Towers. Inutile de revenir sur les propos outranciers d’un Dieudonné  » antiraciste » déclarant « préférer Ben Laden à Georges Bush » et fustigeant le juda’ïsme, ou encore ceux du linguiste d’extrême-gauche américain Noam Chomsky dénonçant une « imposture planétaire » dans les attentats de Manhattan et profitant de l’occasion pour rendre une fois de plus l’Etat hébreu responsable de la « colère légitime des islamistes » et du tiers-monde. Egalement explicite, Daniel Gluckstein, candidat du Parti des travailleurs (PTA), préfère chanter L’Internationale que La Marseillaise et se lance dans la course à la diabolisation d’Israël, laissant le porte-parole du PTA algérien déclarer – lors d’un meeting tenu le 5 avril – : « Nous ne reconnaîtrons jamais l’Etat d’Israël, car il est une menace pour tous les peuples de la région, la solution ne peut être qu’un seul Etat, un Etat palestinien… « 

 

Lorsque l’intellectuel communiste portugais José Saramago déclare, de retour de Palestine :  » Ramallah, c’est Auschwitz » ; lorsque José Bové affirme que la campagne qui est menée par le gouvernement Sharon contre le terrorisme palestinien s’apparente « aux actes commis par les nazis » pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les adeptes de Trotski et de Marx soumettent continuellement Israël à la reductio ad Hitlerum, lorsque les Juifs eux-mêmes sont accusés d’être racistes parce qu’ils soutiennent l’Etat hébreu, nous avons bel et bien affaire à une forme particulièrement pernicieuse de banalisation de la Shoah doublée d’un insupportable « détournement de mémoire ».

 

En participant à ce type de réduction, les intellectuels d’extrême-gauche ne font que relayer la traditionnelle propagande négationniste et participent au vaste mouvement de nouvelle judéophobie – si bien analysée par Pierre-André Taguieff et William Goldnadel -, que l’on voit se manifester aussi bien lors d’attaques antijuives en France ou en Belgique qu’à l’occasion de

saccages de synagogues à Kiev ou avec les attentats kamikazes antijuifs à Tel-Aviv ou en Tunisie.

 

2002

G.P., « Un énorme échec pour Le Pen », LB 07/05/2002

 

Les électeurs de Jean-Marie Le Pen sont tout de même près de 6 millions…

 

2002

Histoire d’une droite extrême, LB 13/03/2002

 

Arte 20.45

Quelles sont les sources de l’idéologie du Front national ? Comment ce parti parvient-il à faire habiter les héritages de Brasillach, Maurras, Pétain ou Poujade ? (…)

Le docu éclaire les sources idéologiques de l’extrême-droite en revenant sur les écrits d’Edouard Drumont et de Charles Maurras, théoriciens racistes et antisémites du tournant du siècle /passé/. Il montre combien le FN est l’héritier de plus d’un siècle d’idées antirépublicaines.

 

2002

Huyghe, vainqueur d’Aubry à Lille, LB 17/06/2002

 

Martine Aubry, à l’origine de la loi sur les 35 heures, avait été élue en 1997 à la faveur d’une triangulaire avec le Front national.

 

2002

M. Martineau (agrégé d’histoire – Paris), « Douce France » de Pétain, LS 24/02/2002

 

« Bravo à Trenet d’avoir chanté la France de Pétain avec autant d’ardeur et de conviction dans « Douce France » (1943) et dans d’autres titres très révélateurs: « La marche des jeunes » (1942), « C’est bon » (1943), « Que reste-t-il de nos amours? (1942) et « Papa pique et maman coud » (1940). Aveuglement pour convaincre la France de son bonheur à vivre sous les lois raciales anti-juives et dans le climat collaborationniste! Les médias et les Français en 2001 ont vraiment des problèmes de mémoire! (…)

Douce France en 1943? Qu’en pensaient à l’époque les « pensionnaires » juifs de Drancy … Certes, j’oubliais qu’à cette date, les raflés du Vel’d’Hiv’ étaient déjà presque tous passés par les chambres à gaz d’Auschwitz.

Ou ceux es camps de uifs de Bonne-la-Rolande et de Pithiviers ou les résistants (à moins que déjà fusillés et déprotés) de la prison de Fresne?

En tout cas, tous les thèmes de la propagande maréchaliste sont tous là et bien là! (…)

 

2003

Bernard Delattre, France / Israël enflamme les campus parisiens, LB 08/01/2003

 

La recrudescence des actes anti-juifs n’épargne plus les facultés.

Suivant l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), « l’antisionisme des années 2000 égale l’antisémitisme des années 40. »

Une manifestation organisée par cette association a dénoncé le climat « préfasciste » et anti-juif qui régnerait dans les universités de France.

 

Bernard Delattre, Sharon et l’intifada enflamment la France, LB 30/03/2003

 

Explosion des actes antisémites en 2002.

Les experts s’inquiètent plus particulièrement de la gravité croissante des actes racistes déplorés en France et de la diminution de l’âge moyen des auteurs de ces délits Ils notent aussi la banalisation de ce type de violence – qui, d’après les sondages, n’émeut que modérément l’opinion -, voire sa légitimisation par un discours politique (…).

On pourrait assister, suivant le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boukabeur, à « la montée d’un islam plus dur en France ».

 

2003

FRANCE NEO-NAZIE: le retour des jacobins purs et durs (09/2003)

 

Delattre Bernard, Les nazillons donnent du fil à retordre à la justice, LB 25/09/2003

 

La mouvance néo-nazie française reprend du poil de la bête.

Ils infiltrent la police aux frontières dans les aéroports, le monde de l’enseignement, agressent l’ex-dirigeant de SOS-racisme, …

 

2005

Jean De Brouwer (Beaufays),  Non à l’Europe LB 04/06/2005

 

QU’UNE MAJORITÉ DE FRAN­ÇAIS AIT DIT « NON », ensuite qu’une majorité encore plus importante de Néerlandais ait également rejeté le projet de constitution européenne, sont évidement deux événements navrants et préoccupants pour l’avenir de l’UE.

(…) Par contre. ce qui est navrant, c’est d’entendre la façon dont certains hommes politiques ex­ploitent cet échec à des fins inavouables. Quand j’entends les propos d’un homme comme Philippe de Villiers, suite à l’échec du « oui » en France, j’ai comme l’impres­sion de réentendre le style des discours provocateurs et pro­fondément fascistes et racistes d’un Léon Degrelle dans les an­nées qui ont précédé la der­nière Guerre mondiale. Cela, c’est très inquiétant..!