La Corse, une colonie de la France

 

1967

Paul Arrighi, Francis Pomponi, Histoire de la Corse, PUF, 1967

 

(p.74) Au 18e siècle, la Corse indépendante ne vécut qu’une quinzaine d’années. En  août 1764, le premier traité de Compiègne permettait aux Français de s’installer en maîtres pendant 4 ans dans les places de Bastia, Ajacio, calvi et Saint-Florent.

Lors du traité de Versailles (15 mai 1768), la situation fut clarifiée : les Génois cédaient la Corse à la France.

Paoli réagit par une levée en masse pour résister par les armes.

S’ensuivit une campagne militaire décidée par Versailles : les Corses vainqueurs à Borgo en octobre 1768, mais sévères représailles.

Installation d’un nombre considérable de continentaux.

(p.80) « Soucieux de ne point être complètement écartés du pouvoir et toujours en quête de prébende, les notables montrèrent beaucoup d’empressement auprès des nouveaux maîtres y compris d’anciens paolistes tel Charles Bonaparte, le père de Napoléon (…). »

(p.82) Dernière révolte dans le Niolo en 1774, répression sanglante : pendaisons et exécutions sommaires, emprisonnements et déportations sur le continent.

(p.83) « la distribution de nombreux empois à des Français, et parfois leur cumul (p.84) sur la même tête, fut une source d’irritation de même que l’infériorité des émoluments que percevaient les Corses lorsqu’ils exerçaient les mêmes charges que les continentaux. »

 

1976

A la suite de l’assassinat de deux bergers, LB 28/09/1976

 

La présence de la Légion étrangère en Corse est violemment contestée .  “Trois mille légionnaires sont stationnés en Corse.”

 

1982

D. de Montvalon, Mobilisation corse en faveur des 6 autonomistes grévistes de la faim, LB 08/01/1982

 

1982

Marseille : peines sévères pour la « Sicilan Connection », LB 03/07/1982

 

Le verdict de la septième chambre du Tribunal correctionnel de Marseille, rendu

vendredi matin dans l’importante affaire de trafic de drogue de la « Sicilian

Connection » a été marqué par un incident.

Au rendu du jugement, un des accusés, Martin Bartoli, qui venait d’être condamné à cinq ans de prison, s’est écrié en s’adressant au président du tribunal: « Vous êtes un assassin, vous me condamnez parce que je suis Corse.  A bas les Français, à bas la France, vive la Corse ».  L’inculpé a dû être emmené de force par les policiers hors de la salle d’audience.

 

Le tribunal a alors prononcé les peines pour les 26 inculpés: 16 ans de prison pour le principal accusé, Stephane Guiroagossian, 52 ans; 15 ans de la même peine pour Emile Diaz; les autres ont été condamnés à un minimum de cinq ans d’emprisonnement.

En outre, l’administration des Douanes a obtenu 23 millions de FF de dommages et intérêts (160 millions de FB).

Le tribunal a également condamné par défaut à 20 ans de prison le médecin rnarseillais André Bousquet, agé de 56 ans et actuellement détenu dans une prison de Palerme.  Toujours par défaut, Claude Ranem a été condamné à 10 ans et Daniel Bozzi à 15 ans.

L’affaire avait été découverte par les polices françaises et italiennes au cours de l’été 1980.  Le dossier avait été instruit par le juge Pierre Michel qui a été assassiné en octobre 1981 dans le centre de Marseille.

Le procès avait commencé le 25 mai et les débats ont duré 12 jours.

 

1983

Le slogan corse: attention mon colon!, PP? 26/01/1983

 

(p.52) “Les Corses ont été littéralement décimés depuis le début du siècle.  L’île comptait 296.000 habitants en 1901, 170.000 en 1957.  Responsable n° 1 de cette hémorragie, la Grande Guerre au cours de laquelle les Corses furent engagés en première ligne avec le même souci de la vie humaine que celui qu’on manifestait à l’époque pour les troupes coloniales.  Trente-cinq mille morts corses en 14-18, …”

 

1989

Décoloniser la Corse,  LB 24/04/1989

 

“Quatre à cinq mille personnes (25000 selon les organisateurs) ont demandé la “décolonisation de la Corse” samedi à Ajaccio. … En tête du cortège défilaient quatorze enfants, portant chacun une des lettres du mot “Sculunisazione” (décolonisation).”

Sur d’autres banderoles : les revendications:

reconaissance du peuple corse, libération de tous les prisonniers politiques, enseignement obligatoire de la langue corse et plus de développement économique de la Corse basé sur les intérêts collectifs de son peuple.

 

1991

D. de Montvalon, paris: les députés votent en faveur du “peuple corse”, LB 05/04/1991

 

“Il sera une “composante du peuple français”, ce qui jette l’ émoi chez nombre d’ opposants.”

 

1995

Langues régionales en France, in: Eur. Ethnica, 2-3, 1995, p.99

 

Devant l’ Assemblée de Corse, le Premier ministre a annoncé, le 1er février 1994, un élargissement des options relatives à l’ enseignement du corse et décidé de porter, en cinq ans, l’offre d’enseignement de cette langue à trois heures, de la classe maternelle à l’ université.

(in: Etat de la francophonie dans le monde, Paris, 1994, p.225)

 

1996

Attentats du FNLC (canal historique) contre des gendarmeries, AL 28/10/1996

 

1996

M.R. Macina, Une histoire corse, LB, 30/10/1996

 

L’Etat hébreu soutient les nationalistes corses et plaide leur cause dans les instances internationales.

Lors de sa visite en Corse, le président israélien Eyser Weizman a appelé à la création d’un Etat corse.

1999

CORSE –  Les gendarmes avouent avoir agi sur ordre, LB 04/05/1999

 

Le capitaine Norbert Ambrosse, commandant du GPS (Groupe de Pelotons de Sécurité) a reconnu (…) avoir incendié la paillote de Cala d’Orzu dans la nuit du 19 au 20 avril.

Avec deux autres militaires, il aurait subi des pressions pour commettre ce méfait.

 

1999

B. DL., La Corse, au-delà de certains clichés, LB 07/08/1999

 

(Analyse du livre de Xavier Crettiez, La question corse, éd. Complexe, 259 p., 898 FF.)

Maître de conférences en sciences politiques à l’université de Paris II, fin connaisseur (sic) de la nébuleuse nationaliste sévissant en Europe, …), il parle du “caractère déplacé du discours victimaire utilisé par les autonomistes, aucune répression systématique, massive et organisée de l’identité culturelle corse n’étant somme toute mise en oeuvre dans l’île.”

 

1999

Laurence D’HONDT, Une ‘catastrophe’ et une ‘impasse’, LB 26/05/1999

 

Selon Georges Ravis-Giordani, ethnologue à l’Université d’Aix-Marseille,  aujourd’hui, la classe politique traditionnelle corse joue, à l’instar des nationalistes, la carte de l’autonomie, et prône des liens économiques et culturels avec l’Europe, et notamment avec l’Italie et la Sardaigne voisine.

A peu près un Corse sur six vote aujourd’hui pour le mouvement nationaliste.

 

1999

Les élus nationalistes corses au rendez-vous de Jospin, LB 02/12/1999

 

Le 15 décembre à Paris. Avec des représentants du mouvement Unita, créé en début de la semaine entre 8 organisations nationalistes, et le comité de Fiumorbu, un collectif de 13 organisations né au cours de l’été.

 

2000s

Légion étrangère (2e REP) à Calvi

 

2000s

www.univ-corse.fr

= Università di Corsica Pascal Paoli

 

2000

Un nouveau mouvement nationaliste en Corse, LB 10/04/2000

 

Mossa Naziunale veut luter pour l’instauration d’une culture démocratique, la reconnaissance du peuple corse, l’enseignement de la langue corse (, …).

 

2000

Des nationalistes corses condamnés à la prison, LB 24/10/2000

 

Le Tribunal correctionnel a condamné à 4 années de prison ferme 10 des 13 personnes, membres du FNLC-Canal historique, accusées d’avoir voulu (sic) détruire en 1994 à l’explosif le complexe immobilier de Spérone, en Corse.

 

2001

« Racisme anticorse sur France Inter »: de nombreuses protestations, Corse-Matin 10/07/2001

 

« Les agités du JT », présentés par Yves Lecoq et Virginie Lemoine, ont traité de la Corse le dimanche 27 mai, dans les termes ci-dessous.

On imagine dans quelle frange, et dans quelle fange, de la société se recrute le public que ravissent de telles rigolades coloniales, aux vagues reflets vert-de-gris.

Ce genre d’humour, qu se veut provocateur, est bien plus conformiste qu’on ne le croit. Il sait sur qui on peut taper sans risque, dans la normalité d’un racisme sûr de son bon droit.

« Les Corses: Des dégénérés zoophiles à euthanasier » – Tel pourrait être le résumé des propos tenus par Yves Lecoq et Virginie Lemoine, dans une fausse interview de Lionel Jospin par France Inter.

(extraits du texte intégral:)

(« Jospin ») « Par adapter les lois j’entends tenir copte de l’insularité des Corses: cette spécificité toute particulière qui leur a permis de rester à l’état de sauvage inadaptés aux lois de gens civilisés. »

– (France Inter) « Et le port de la barbe pour les femmes? »

(« Jospin ») « C’est inutile, elles l’ont déjà … »

– (France Inter) « Sauvages, idiots, fainéants, vous aimez bien les Corses? Et comment se sont-ils adaptés? »

(« Jospin ») « C’est très simple,  comme ils n’aiment pas les étrangers au lieu de partir au loin pour faire des enfants ils ont cherché leur conjoint dans leur propre village, voire dans leur propre famille, (…)

– (France Inter) « J’espère que vous n’allez pas l’intention d’aller en vacances en Corse? »

(« Jospin ») « Ne m’interrompez pas! Il faudrait aussi adapter en Corse la récente loi hollandaise sur l’euthanasie sans attendre que les gens soient malades. Et en Auvergne aussi d’ailleurs. »

– (France Inter) « Et quoi encore? »

(« Jospin ») (..) « Je ferais aussi une loi pour rendre les chèvres radioactives afin de lutter contre la zoophilie qui est un des fléaux qui ravagent l’Ile de Beauté à cause du nombre impressionnant de délinquants qui se baladent dans le maquis. »

– (France Inter) « Et vous croyez que cela permettrait aussi de retrouver Yvan Colonna? »

(« Jospin ») « Ca, ça n’est pas mon problème! Mais sans doute que oui car il suffirait de faire passer les organes de tous les Corses au compteur à gégène par le général Aussaresses (…). »

 

2001

« Indipendenza », favorable à une « assemblée nationale provisoire », La Provence 14/07/2001

 

Les nationalistes de ce parti, né en mai dernier de la fusion de quatre partis nationalistes, la Cuncolta Indipendentista (jusqu’alors principal mouvement natinaliste et vitrine légale du FNLC), Corsica Viva, l’Associu per a Suvranita et U Culettivu Naziunale, sont partie prenante du processus de Matignon et soulignent que « la réussite » de la première phase « passera nécessairement par le règlement de la situation des prisonniers politiques ».

 

2001

Affaires des paillotes corses – Nouvel avis favorable aux gendarmes, Corse-Matin 15/07/2001

 

Les 5 officiers de gendarmerie impliqués dans l’affaire des paillotes n’ont suivant le « conseil d’enquête » « n’ont pas commis de faute contre l’honneur ».

 

2001

Arritti, 1758, 2001

 

Langue corse (p.10-12)

 

L’article 7 du nouveau statut est en effet celui qui a fait couler le plus de salive et

d’encre, au point de provoquer des diatribes invraisemblables dans la presse

parisienne, ce que Bernard Roman a qualifié de  » vision fantasmatique « ,

Le vote de cet article s’est fait non sans difficulté, mais, au final, il respecte les

engagements pris en juillet 2000, On peut donc espérer rapidement «  une

nouvelle donne » pour la langue corse, ce qui ne peut intervenir sans un plein

engagement de la société corse.

Arritti a suscité un espace de réflexion à ce sujet. En voici les principales

conclusions.

 

Un sujet passionnel… sur le continent !

 

La question de la langue corse est apparue pour la presse hexagonale beaucoup plus

polémique que le problème du pouvoir législatif. Tout cela est même extravagant, car cela s’ accompagne d’ une ignorance totale du problème réel, En effet le dispositif prévu dans le projet Jospin est en place dans les collèges depuis deux ans maintenant. En 6ème, et en sème désormais, les élèves sont automatiquement inscrits à trois heures de corse, tandis que les parents ont la possibilité d’obtenir une dispense, Le projet Matignon ne fait qu’ étendre et généraliser ce dispositif au primaire.

Entre Corse et continent, le problème a été ressenti de manière tout à fait différente, surdramatisé là-bas, dédramatisé ici. En réalité, sur le continent, cette réaction est factice, abusivement médiatisée. Le  » grand flop  » de la pétition nationale du RPR est significatif Là où la hargne est la plus sensible, c’ est dans les milieux issus de l’immigration -italienne, arménienne, espagnole.., et corse-, car ces gens ont dû renoncer à leur identité pour devenir des  » Français à part entière « . Pour certains Corses, s’ ajoute parfois un sentiment de culpabilité diffus car ils n’ ont pas transmis la langue corse à leurs enfants.

En fait beaucoup de français sont des souverainistes (n’oublions pas les 16 % de l’ultranationaliste Le Pen !), forgés dans le mythe de la République universelle, L’Europe les bouscule tous les jours mais ils n’ osent pas s’ en prendre à elle, ça fait trop  » ringard  » , Alors ils s’ en prennent à nous !

 

Les Corses et l’ enseignement de leur langue

 

La réaction des parents corses vis-à-vis de la langue corse est très significative d’ un rapport particulier des Corses à l’État. Contrairement à la Bretagne ou au Pays Basque, il y a eu en

Corse très peu de prise en charge directe comme l’ont fait par exemple les écoles Diwan ou les lkastolas. Cela tient pour partie aux carences de ceux qui ont monopolisé les rares initiatives de ce genre. Mais cela tient aussi au sentiment largement répandu ici que c’ est l’État qui doit donner. Ça se traduit par un comportement à double facette : peu de demande organisée, mais beaucoup de disponibilité dès l’instant que l’Éducation Nationale met un dispositif en place. Souvent, quand une classe bilingue est ouverte dans une école, alors qu’aucune demande ou presque ne s’était faite entendre auparavant, on se retrouve avec un véritable flot d’inscriptions le jour où elle ouvre, et on pourrait en ouvrir deux.

côté enseignants, il y a 100 certifiés de langue corse. Notons au passage que la promotion de la langue crée des emplois qualifiés pour les jeunes Corses ! Cent cadres  » A « , c’ est autant qu’ à la CCM par exemple ! Et il faut sortir des clichés offensants : ces professeurs enseignent très valablement leur matière, Mais celle-ci a ceci de particulier qu’ elle focalise tout un regard de la société sur elle-même. Les professeurs d’ anglais ont certainement des niveaux très disparates, sans que personne ne s’ en soucie. » et sans d’ ailleurs que, globalement, l’enseignement de 1’anglais n’en soit particulièrement affecté !

Pour l’avenir, ce qui est déterminant, c’est la création dans le cadre du nouveau statut de la Corse d’un concours spécial pour les professeurs des écoles qui seront recrutés pour l’enseignement bilingue.Il faudra de plus en plus d’enseignants formés. Or de très nombreux jeunes passent chaque année le concours de l’Iufm, 500 candidats pour une trentaine de postes ouverts. Dans le cursus bilingue des postes seront proposés avec beaucoup moins de candidats, du moins au départ. Ce sera une véritable motivation pour eux.

 

Donner des motivations concrètes

 

Toute motivation s’ alimente de choses concrètes. Il faut que la langue connaisse un

usage social, qu’elle soit facteur de promotion. Quant à son enseignement, il faut une généralisation totale. On doit éviter de créer une sorte  » d’apartheid « , avec deux catégories de jeunes, ceux qui comprennent, et ceux qui sont exclus d’un pan de la société où ils vivent. On entend souvent mettre en avant le besoin de dispense pour le  » fils de gendarme breton « . Et s’il finit par s’installer en Corse ?

Chaque petit Corse devrait être naturellement trilingue, français, corse et anglais. Le corse sera alors bien évidemment un appui pour l’italien. Si les enfants sont correctement corsophones à la sortie du Cm2, il suffira de peu de chose, une heure par semaine, pour que toute une classe d’Age maîtrise l’italien. Au Luxembourg, c’est exactement ce qui se passe pour l’allemand à partir de l’enseignement de la langue luxembourgeoise dans le primaire.

Mais l’école n’est vraiment qu’une partie du problème. C’est un  » bain linguistique  » qu’il faut recréer. Ce qui passe d’ abord par les médias, L’existence d’une chaîne en langue corse serait formidable. Ensuite la langue corse doit être employée dans l’ administration. Et un effort important doit être mené dans la formation pour adultes.

I1 faut également arriver assez vite à ce que toutes les administrations recrutent un nombre minimal de salariés devant parler corse. Et qu’elles s’engagent pleinement dans la promotion de la langue. Un exemple caricatural : la Collectivité Territoriale de Corse n’a pas jugé bon de procéder à une signalisation bilingue dans ses propres locaux, alors qu’elle a maintes fois délibéré à ce sujet. C’ est tout à fait caractéristique d’un état d’esprit des politiques, qui ont toujours limité le problème à l’école, et s’en sont régulièrement pris à l’État plutôt que de se prendre en charge eux-mêmes. Un Plan de promotion de la langue doit être défini et assumé avec détermination.

 

Créer un Office de la langue corse

 

Sans aucun doute, il faut créer un Office de la langue corse ! Mais méfiance  » la fin de tout serait une structure bureaucratique, s’épuisant en débats stériles sans cesse ressassés, coupée de la vie réelle, Tout sauf une  » académie de la langue corse  » !

Il faut être très pragmatique et très concret ;  ne pas sombrer dans l’ésotérisme et le discours de spécialistes. Toutes les langues évoluent, des mots disparaissent en français comme en corse quand certains usages tombent en désuétude, Il faut prendre garde à un certain élitisme qui ressasse toujours les mêmes débats. Le débat est nécessaire pour avancer.

Mais on ne peut pas sans cesse remettre en cause ce qui est acquis, sur l’orthographe, etc..

 

Parallèlement, il faut progresser toujours, avoir de vraies procédures de validation des compétences. Parchi, avà, s’impinzutisce in Corsica, micca in cuntinenti !! Un salarié bilingue dans l’audiovisuel par exemple doit être reconnu professionnellement, mais il faut aussi qu’il suive un parcours de formation, avec des évaluations rigoureuses.

Ce qu’il faut c’est privilégier le terrain. On peut très bien imaginer pour chaque administration un  » chargé de normalisation de la langue  » ;  » normalisation  » dans le sens de  » rendre normal  » bien évidemment Urssaf impôts, offices et agences, équipement, poste, pompiers, hôpitaux… mais on peut étendre aussi au privé, banques, .grandes surfaces. CCM et autres : l’idéal serait qu’il soit parfaitement intégré à la structure où il travaille, avec des missions ordinaires, et, en sus, cette mission particulière de  » facilitation  » de la langue dans le cadre du travail et dans le contact avec le public, Conseils à ses collègues, actions régulières de formation, initiatives de présence de la langue corse dans l’ espace par la signalétique, la corsisation des fiches de  transmission par exemple, comme de tout document interne ou externe, etc ». la promotion de la langue passe par mille choses très concrètes et très petites qui demandent une ramification en profondeur du dispositif. Si un tel dispositif est mis en place sur le terrain, alors oui l’Office de la langue aura tout son intérêt Pour assurer des formations régulières, procurer des compétences, irriguer de conseils et d’expériences, avec une disponibilité au quotidien et partout il pourra être à l’initiative de certaines formations, les assurer lui-même, Par exemple certaines  » niches  » hors éducation nationale doivent être prospectées systématiquement , comme les écoles d’infirmières ou les centres de formation continue.

 

Les priorités pour les années à venir

 

La formation pour adultes est absolument essentielle. Or rien n’est fait dans ce domaine, il n’existe même pas d’outils pédagogiques. Cela tient pour partie au fait que seul le CRDP est reconnu pour la création d’ ouvrages pédagogiques. Résultat : il se concentre sur les besoins scolaires. Il faut voir beaucoup plus large.

Réglementairement, l’ Assemblée de Corse a toute latitude pour privilégier les centres de formation continue qui intègrent la langue corse dans leurs modules. Le rôle de l’Office serait de recenser les besoins, et de procéder à des appels d’ offres pour y répondre.

C’est un besoin qui sera de plus en plus fort chez les non-corsophones d’ apprendre le corse au fur et à mesure que la langue corse trouvera de plus en plus d’espace sur les médias, dans la vie quotidienne, ou à l’école, Au Pays Basque Sud, ils ont établi que la motivation n° 1 des adultes apprenant le basque venait du désir de suivre la scolarité de leurs enfants où le basque est de plus en plus employé. Il faut que la langue puisse être un critère objectif d’embauche. Non pas créer des emplois sur le seul critère de la langue corse, mais que sa pratique soit intégrée au profil de poste. En précisant bien sûr que cette compétence peut être acquise si elle

n’ est pas innée. Le vrai moteur sera la promotion sociale, avec au premier rang l’ emploi. Tel sera le vrai débat des prochaines années : est-il légitime de demander à un salarié de parler

corse ? Ou est-ce discriminatoire ? On voit bien la manoeuvre qui consiste à assimiler le critère linguistique au critère confessionnel, ou même au critère racial. Il y a là un vrai chantier de réflexion, car des décisions globales peuvent être démantelées au cas par cas, par la multiplication des recours aux prud’hommes par exemple. Il y a fort à craindre que la réforme limitée à la seule Corse ne réussisse pas à surmonter les obstacles juridiques qui peuvent être multipliés par des adversaires idéologiquement très motivés.

Dans l’ordre juridique français actuel, le refus de ratifier la Charte européenne des

langues régionales ou minoritaires l’ a démontré, c’est un problème crucial.

En fait, la solution c’est le statut de la langue. En 2004, il faut impérativement l’intégrer dans la réforme constitutionnelle.

 

2001

Bonifacio / Des auteurs bonifaciens à la vitrine des libraires, Corse-Matin, 08/07/2001

 

Bonifaci est à l’honneur de la littérature « in lingua corsa », grâce à deux auteurs de talent : Jean-Marie Comiti, Maître de conférence à l’IUFM de Corte, ayant en charge la formation des maîtres en langue et culture corses, et Alain di Meglio, enseignant chercheur à l’Université de Corte.

 

2001

Cécile Cazenave, Cinq radios partenaires des « Rencontres polyphoniques », Corse-Matin, 09/07/2001

 

En partenariat avec l’association « U Svegliu calvese ».

 

2001

Cervioni / « A droga nò » : les murs se font tagger, Corse-Matin 15/07/2001

 

2001

Bernard Delattre, CORSE / Le préfet Bonnet et les gendarmes incendiaires de paillotes jugés à Ajaccio, LB 19/11/2001

 

Les gendarmes ont admis avoir incendié les restaurants clandestins et affirmé avoir agi sur odre de leur supérieur. (…)

Bonet dit avoir agi de la sorte sur l’injonction de l’entourage de Lionel Jospin. (…) Bonnet a cité comme témoins à comparaître le Premier ministre, ses conseillers et plusieurs ministres au moment des faits. Mais tout ce beau monde a refusé d’effectuer le voyage à Ajaccio …

 

2001

Stéphane Detaille, « En Corse, le préfet Bonnet agissait comme un proconsul romain », LS 28/11/2001

 

Selon Nathalie Cettina, Dr en droit public, professeur à l’Université de Picardie.

(L’antiterrorisme en question. De l’attentat de la rue Marbeuf aux affaires corses. Ed. Michalon)

 

2001

Patrice Paquier, Journée du livre corse à Cargese, Corse-Matin, 11/07/2001

 

L’ensemble de la profession a préféré se regrouper sous l’appellation très simple et significative d’association des Editeurs Corses.

 

2001

Rogliano : vote d’une motion pour le rapprochement des détenus corses, Corse-Matin, 13/07/2001

 

Le 28 juin, les élus du conseil municipal de Rogliano ont voté une motion pour le rapprochement des détenus corses dans la prison de Borgo (Bastia).

Madame le maire avait demandé au conseil municipal d’examiner ce problème crucial, commun à tout détenu politique pour son côté  humain primordial mais aussi financier.

 

2001

Sommet du G8 à Gênes – Corsica Nazione veut faire entendre « la voix du peuple corse », Corse-Matin, 09/07/2001

 

« Les Corses, confrontés à la négation de leurs droits nationaux savent bien, depuis trop longtemps, ce que signifie cette volonté de standardisation et d’uniformisation du paysage humain. » (…)

 

« La « mondialisation » qui se met en place sert exclusivement, aujourd’hui, les intérêts de ceux pour qui tout se vend et tout s’achète, peuples, terres, âmes, à condition d’y mettre le prix, et d’affaiblir chacun d’entre nous afin que, déraciné, inculte, c’est-à-dire ignorant de sa propre culture, et pour tout dire, isolé, il devienne ce qu’on attend de lui : un simple consommateur, incapable d’esrprit critique, prêt à tout accepter, et à tout avaler (au sens littéral du terme !). » (…)

 

« Les Etats-Nations, comme la France, qui contestés dans leur propre légitimité, et restant sourds aux justes revendications des Peuples réels, s’entêtent à vouloir construire une Europe ou un monde virtuel, en seront pour leur frais. »

 

2001

France / Le statut de la Corse – Plus d’autonomie,AL 19/05/2001

 

Les députés ont adopté un texte qui met la Corse sur la voie d’une plus grande autonomie, avant un projet de décentralisation plus vaste. 

Il s’agissait notamment d’accorder à la Corse le pouvoir d’adapter des règlements et des lois, de la généralisation de l’enseignement du corse dans les maternelles et à l’école primaire.

 

2001

Bastelica : patrie de Samperio, Corse-Matin, 07/2001

 

Bastelica est la patrie de Sampiero Corso, l’un des héros dans lesquels la Corse se reconnaît le plus volontiers, et dont la statue, épée brandie, se dresse sur la place centrale.

 

2001

Le promontoire de Borgo, Corse-Matin, 07/2001

 

Situé sur un promontoire rocheux à une vingtaine de kilomètres de Bastia, le village de Borgo affiche fièrement son histoire sur la façade de l’église de l’Annonciation : « Ici les Français essuyèrent à deux reprises des revers lors de la Guerre d’Indépendance Corse ».

 

2001

Des protestations … aux plaintes, Corse-Matin 11/07/2001

 

Notamment la section de la Ligue des Droits de l’Homme à Ajaccio et la Coordination des industries touristiques.

 

2001

Figari / Fin d’année scolaire à Galeria, Corse-Matin, 11/07/2001

 

Les élèves des classes bilingues de CE1 et CE2 de l’école bilingue de Figari et celle de Monaccia d’Aullène ont effectué un séjour pédagogique à Galeria, accompagnés de leurs enseignants. »

 

2001

Lutte traditionnelle corse, Corse-Matin, 11/07/2001

 

La « lutta mora », prôné par la fédération de lutte sportive traditionnelle corse.

 

2001

Corse-Matin, 13/07/2001

 

SCB Bastia : Tutti inseme incù ù S.C. Bastia !

Saison 2001-202 : L’abonnement à Bastia (…)

 

2001

14/07/2001 : pas vu de drapeau français aux maisons en Corse

 

2001

Indipendenza a officialisé a Ghjunta, Corse-Matin 14/07/2001

 

Près du Palazzu nationale (Corte), haut lieu de l’histoire corse, le mouvement, qui rassemble les 4 partis nationalistes, a rappelé que le règlement politique de la question corse passe par des mesures concrètes sur la situation des prisonniers politiques corses : « Nous réclamons le traitement de cette question pour l’ensemble des patriotes soutenus par le comité anti-répression, et emprisonnés pour des faits liés à la situation politique faite à notre pays. »

 

2001

musique corse au feu d’artifice du 14/07/2001 à Portu / Porto

 

2001

« Pour le respect de notre dignité », Corse-matin 15/07/2001

 

Appel unitaire à un rassemblement le mardi 17 juillet à 8.30 devant la préfecture.

Sous le titre « Contre le acisme anti-corse, pour le respect de la dignité », Joselyne Matei-Fazi, présidente de l’association des maires de la Corse-du-Sud, Ange-Pierre Vivoni, président de l’association des maires de Haute-Corse,  Camille Romani, bâtonnier du barreau d’Ajaccio, José Martini, bâtonnier du barreau de Bastia, André Paccou, président du comité régional de la Ligue des droits de l’Homme, ont publié le communiqué suivant:

 

« Le racisme anti-corse ne semble plus avoir de limite.

Chaque jour, il se répand un peu plus au travers de différents supports, émissions de radio, TV, caricatures et autres bandes dessinées.

Désormais, il s’exprime par la voie du service public avec une violence inégalée.

Mais il est aussi présent dans la vie quotidienne des Corses au travers de moqueries, de propos diffamants, de violences verbales en tout genre, de pratiques discriminatoires telles des difficultés d’accès à des aides financières ou encore des réactions de méfiance au sein des administrations d’Etat pour les usagers ou pour les fonctionnaires corses.

 

Les témoignages se multiplient qu font état de comportements de suspicion, de mépris, d’atteinte à notre dignité. Cela est insupportable et inacceptable.

Pour notre part, nous avons décidé de demander audience le mardi 17 juillet 2001 à 18h30 à monsieur Jean-Pierre Lacroix, préfet de région pour lui dire notre colère et notre indignation.

Auparavant, nous tiendrons une conférence de presse à 7h30 à la maison des avocats d’Ajaccio.

Toutes celles et tous ceux qui veulent nous accompagner dans notre démarche pourront se rassembler devant la préfecture de région. »

 

2001

Chraz: « Je suis désolé », Corse-matin, 15/07/2001

 

L’auteur du sketch reconnaît que « sans s’en rendre compte il a colporté des idées que d’habitude il combat »? (sic)

« Je dois dire que les excès que j’ai fait exprimer à Lionel Jospin, tel que les gens innocents, radins, zoophiles, … je les ai tellement entendus à propos des Auvergnats qu’ils ne m’apparaissent pas diffamatoires. J’y suis tellement habitué qu’ils me semblent dérisoires. »

« (…) Pardon à ceux qu se sont sentis concernés, mais cela ne vaut vraiment pas la peine que la Corse déclare la guerre à l’Auvergne? Ca m’empêcherait d’y aller en vacances. » (sic)

 

2001

Théâtre avec « Signore Magu », Corse-Matin, 15/07/2001

 

C’est un spectacle pour enfants à regarder en famille.

Pièce jouée par « Unità Teatrale Jean Pierre Lanfranchi ».

 

2001

La cérémonie du 14 juillet perturbée à Ajaccio, Corse-Matin 15/07/2001

 

Des militants du CAR (Comité Anti Répression) réclamaient le regroupement des « détenus politiques » à Borgo.

Ils étaient une quarantaine à crier : « Liberta ! Indipendenza ! »

 

(Maurice Giudicelli, représentant d’Indipendenza)

 

2001

Rencontre des associations de langue corse, Corse-Matin, 13/07/2001

 

2002

Grupos de seguidores corsos abuchean ‘La Marsellesa’ en un partido de fútbol, El País, 12/05/2002

 

Chirac obliga a suspender 25 minutos la final de la Copa de Francia.

 

2002

Sage Adam, Chirac fury at cup fans who jeered Marseillaise, The Times 13/05/2002

 

Corsican fans booed “La Marseillaise”.

 

M. Chirac reacted with fury when supporters of Bastia, from Corsica, shouted down the French national anthem before their game against Lorient, from Brittany. The Bastia fans sais that it was a demonstration in support of Corsican autonomy.

(..) During the presidential election campaign, Mr Chirac’s camp had denounced a similar “outrage” involving second-generation immigrants who booed the French national anthem before a match between France and Algeria. (…) Lionel Jospin, the Prime Minister at the time, remained silent during the booing.

On Saturday, when 20,000 Corsican supporters tried to rown out the Paris police band as it played “La Marseillaise”, M Chirac stood and waved his hand at an amazed M Simonet / the chairman of the French Football Federation/. “Je m’en vais /I’m going/”, he said.

 

2002

Lorient (1-0) contre Bastia : de l’enfer au paradis, La Province 13/05/2002

 

Lors de la finale de la Coupe de France de football, des supporters nationalistes corses ont sifflés lorsque l’hymne national fut joué, alors que les joueurs attendaient d’être salués par le Président de la République.

Jacqus Chirac, ulcéré, décidait alors de quitter la tribune oficielle estimant « inadmissible et inacceptable » que l’hymne national ait été sifflé. Le coup d’envoi a été retardé de 20 minutes.

 

2002

Pascal De Gendt, Humains, tout simplement, LB 21/11/2002

 

I Muvrini, le groupe musical corse, sot « Umani ».

« Notre démarche artistique commence par une langue et une culture qui ont été méprisées et quasiment réduites au silence. »

 

2004

France / Incendie de paillote : l’aveu de Bonnet, LB 13/10/2004

 

L’ancien préfet de Corse Bernard Bonnet a reconnu avoir donné l’ « ordre implicite » d’incendier en avril 1999 la paillote  « Chez Francis », près d’Ajaccio.

 

2006

Prison pour des nationalistes corses racistes, LB 19/10/2006

 

DOUZE MEMBRES DE « CLAN­DESTINI CORSI », un groupe armé ayant revendiqué sept at­tentats contre la communauté maghrébine de Corse en 2004, ont été condamnés à des peines de six mois à sept ans de prison ferme par la cour d’assises spé­ciale des mineurs, à Paris. Après deux semaines d’audience à huis clos, la cour, composée unique­ment de magistrats profession­nels, a quasiment suivi les réquisi­tions du parquet général, qui avait demandé de six mois à huit ans de prison contre les 12 accusés, âgés de 19 à 31 ans. Les magistrats ont retenu les deux circonstances ag­gravantes de racisme et de terro­risme. (Reuters)

 

2007

France / Condamnation de Colonna: manifestation à Ajaccio, LB 17/12/2007

 

La police a interpellé samedi soir huit manifestants après des incidents dans le centre-ville d’Ajaccio, au terme d’un rassemblement de protestation con­tre la condamnation d’Yvan Colonna à la réclusion crimi­nelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, a-t-on appris de sources policières.

 

Les manifestants, parmi lesquels six sont mineurs, ap­partenaient à un groupe d’une cinquantaine de person­nes qui ont lancé des pierres vers des policiers et gardes mobiles protégeant le commissariat d’Ajaccio. Un nou­veau rassemblement de protestation est organisé ce lundi à Corte par plusieurs organisations nationalistes.

Yvan Colonna a été condamné jeudi par la cour d’assi­ses spéciale de Paris à la réclusion criminelle à perpé­tuité pour l’assassinat du préfet Erignac le 6 février 1998 à Ajaccio. Quelques heures après l’annonce du verdict, une gendarmerie avait été mitraillée et cinq villas, dont deux appartenaient à une proche de la famille Erignac, avaient été visées par des attentats jeudi soir en Corse.

 

Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête sur la diffusion d’images volées du procès d’Yvan Colonna sur le site Internet de France 3 Corse. Le fait d’enregistrer et de diffuser des images d’une audience constitue un délit. La vidéo a été retirée et la direction de l’information de France 3 national a ouvert une enquête pour déterminer qui est l’auteur de ces faits. (AP, AFP)

 

2007

France / Ségolène Royal piégée par un imitateur, LB 27/01/2007

 

LA CANDIDATE SOCIALISTE à la présidence en France, Ségolène Royal, s’est fait piéger par l’imita­teur et humoriste Gérald Dahan, qui s’est fait passer au téléphone pour le Premier ministre québé­cois Jean Charest, a-t-on appris vendredi. MmeRoyal, en tournée électorale dans les Antilles fran­çaises, n’a pas réagi mais, dans les rangs socialistes, on s’efforçait de prendre les choses avec humour. Gérald Dahan, qui a affiché dans le passé ses sympathies pour Ni­colas Sarkozy, a raconté sur RTL avoir pris l’accent québécois, ne connaissant pas la voix réelle de M. Charest, pour parler mercredi à Mme Royal. Celle-ci affrontait alors une controverse sur ses propos concernant la « souverai­neté » du Québec. Mme Royal avait invoqué une con­versation téléphonique avec M. Charest pour justifier, mer­credi soir, son léger retard à un meeting électoral en province. Gérald Dahan assure qu’il lui a fallu d’abord piéger entre « cinq et dix personnes » de l’entourage de Mme Royal avant de pouvoir parler à la candidate.

 

Dans l’extrait diffusé vendredi, le faux Premier ministre québécois évoque la polémique avec le Ca­nada et dit : « C’est comme si nous, on disait : « // faut que la Corse soit indépendante ». « Les Français ne se­raient pas contre d’ailleurs », répli­que en riant une voix qui semble effectivement être celle de Ségo­lène Royal, avant d’ajouter : « Ne répétez pas cela. Cela va encore faire un incident, ce coup-là en France. C’est secret ». Ce nouvel incident tombe mal pour M' » Royal, accusée de multi­plier bourdes et faux pas. Nicolas Sarkozy s’est dit « consterné » en rappelant que, pour lui, la Corse, « c’est très sérieux » . (AFP)

 

2008

France/ L’Assemblée de Corse occupée, endommagée, LB 14/01/2008

 

Des indépendantistes ont bouté le feu, vite maîtrisé, dans les bureaux du Président

 

Des manifestants indépen­dantistes corses ont oc­cupé samedi pendant plu­sieurs heures le siège de l’Assem­blée territoriale de cette île méditerranéenne française où un incendie, rapidement circons­crit, s’est déclaré dans les bu­reaux de la présidence. Ces actes ont été vivement condamnés di­manche par la ministre de l’Inté­rieur et les autorités de l’île.

Quelques centaines de mili­tants venus manifester à l’appel de 18 partis et syndicats indé­pendantistes corses contre la « ré­pression » du gouvernement en Corse se sont engouffrés samedi dans l’hémicycle de l’Assemblée de Corse qu’ils ont occupé de la

fin de l’après-midi jusqu’aux en­virons de 22 heures Un incendie s’est déclenché au dernier étage du bâtiment, dans les bureaux du président du conseil exécutif de Corse, d’où une épaisse fumée et quelques petites flammes s’échappaient. Le bâtiment était alors évacué par les manifes­tants et le sinistre rapidement circonscrit par les pompiers.

La ministre de l’Intérieur Mme Michèle Alliot-Marie a fait part dimanche de son « indigna­tion » face aux « exactions » commi­ses. Dans un communiqué com­mun, le président du conseil exé­cutif de Corse Ange Santini et le président de l’Assemblée de Corse, Camille de Rocca-Serra, condamnent « l’envahissement et les actes de vandalisme dont a été la cible la Collectivité territoriale de Corse ». Il s’agit, pour eux, d’un « acte unique dans l’histoire de la Corse ».                                  (AFP)

 

2008

 Nationalistisch geweld op Corsica verhardt, De Morgen 21/02/2008

 

AJACCIO • Bij de beschieting van het justitiepaleis van Ajaccio, de hoofdstad van Corsica, zijn dinsdagavond enkele agenten als bij wonder aan de dood ontsnapt. Op het Franse eiland wordt het nationalistische geweld steeds driester.

 

Onbekenden hebben rond halftien dins­dagavond de voorgevel van het justitiepa­leis van Ajaccio met mitrailleurvuur toegetakeld. De agenten die de wacht optrokken voor het gebouw, ontsnapten ternauwernood aan de dood. Bij een van hen bleef een kogel aïs bij wonder in de portefeuille steken. De daders verplaatsten zich in een voertuig dat even later uitgebrand teruggevonden werd. Van henzelf is geen spoor.

« Het gaat hier om niet minder dan een poging tot moord », reageerde minister van Binnenlandse Zaken Michèle Alliot-Marie. « Een andere kwalificatie kan aan deze daad

niet gegeven worden. Dit is schandalig, weerzinwekkend en dom. »

Volgens de procureur van Ajaccio zitten er tientallen kogelgaten, groot kaliber, in de gevel van het gerechtsgebouw. Een projectiel is ook door het raam van een nabijgelegen flat naar binnen gegaan. De antiterreurdienst van het parket van Parijs onderzoekt de zaak. Omdat de kogelgaten zich vooral dicht bij de grond bevinden, wordt ervan uitgegaan dat het inderdaad de bedoeling was de agenten te treffen.

Gebouwen waarin Franse instellingen gevestigd zijn, worden op Corsica zeer regel-matig onder vuur genomen. Het justitiepa­leis dat dinsdag bekogeld is, was ook op 15 november al eens beschoten, aan de vooravond van het bezoek van minister van Justine Rachida Dati aan Ajaccio.

Het feit dat het deze keer kennelijk de bedoeling was ook doden te maken, wij st op een verharding bij de gewelddadige nationalisten. De verharding kan een gevolg zijn

van de veroordeling van Yvan Colonna, de Corsicaan die eind vorig jaar levenslang kreegvoorde moord op prefect Claude Erignac, in 1998. In het nationalistische kamp heet het dat die veroordeling politiek geïn-spireerd was.

 

Onafhankelijkheidsgezindeverenigingen kwamen sindsdien meermaals op straat en begin dit jaar werd ook de Assemblée Territoriale, het Corsicaanse parlement, door actievoerders bezet. De bezetting verliep zo woelig dat er brand uitbrak in het gebouw.

De spanningen op Corsica hebben mogelijk ook te maken met de zaak die tegen de kamer van koophandel van Ajaccio en een privéveiligheidsbedrijf is aangespannen. In het verduisteringsdossier is een gematigd nationalistisch politicus,

Jean-Christophe Angelini, een tijdlang aangehouden. Hoofdverdachte Antoine Nivaggioni, de baas van de bewuste bewakingsfirma, is echter het maquis ingevlucht.

 

2013

San Gavinu di Fiumorbu, in : Corse-Matin, 28/07/2013

 

1808. Le général Morand décide de déporter 170 personnes. 15 sont exécutées à Bastia. Les autres ne revirent jamais leur terre.

 

2013

Poggio-di-Nazza, in: Corse-Matin, 29/07/2013

 

XVIIIe siècle. Sous la férule du général Morand, la « pacification » est terrible en Corse, y compris à Poggio où un rapport envoyé à Napoléon en 1803 précise qu’il ne reste plus rien du village incendié .