La catalogne, une colonie de la France

2006

Catalan

Esquerra Republicana : por l’ independencia de « Catalunya »

 

—– Original Message —–

From: « kemennadenn » <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Monday, July 10, 2006 5:33 PM

Subject: [kemennadenn] Les nationalistes et l’Estatut Catalan

 

Ø   EMGANN – Mouvement de la Gauche Indépendantiste
> BP 70215
> 22202 Gwengamp cedex
>
> Les nationalistes et l’Estatut Catalan
>
> >Emgann-MGi tient à informer les militants se réclamant de la cause
> nationale bretonne que toutes les formations de la gauche
> indépendantiste Catalane ont appelé à voter « non » au Statut adopté
> dimanche 18 juin 2006. Et cela est vrai tant pour les formations de
> la gauche indépendantiste radicale (MDT, CUP, Endavant, Estat
> Catala, PSAN, Maulets…) que pour ERC (présent dans les
> institutions de la Généralité de Catalogne au coté du PSOE il y a
> peu et qui est membre dans l’hexagone de Régions et Peuples
> Solidaires).
> D’ailleurs la quasi totalité des formations indépendantistes et de
> nombreux agents sociaux et culturels comme les syndicats se sont
> retrouvés au printemps dernier derrière le mot d’ordre « nous sommes
> une nation nous avons le droit de décider ». Il est faux de dire que
> 73,91% des Catalans ont voté pour le nouveau statut : le vote ne
> concernait que le Principat de Catalunya (Communauté Autonome de
> Catalogne – Barcelone) ; la majorité des inscrits s’est abstenue ;
> le vote « oui » ne totalise au final que 1/3 des inscrits.
> C’est donc avec un certain étonnement que nous constatons que l’UDB
> (communiqué du mardi 20 juin) se réjouisse de ce nouveau statut
> alors que ses partenaires faisaient campagne contre. Il est vrai
> qu’il n’y a en fait rien en commun entre le discours et la praxis
> régionaliste de l’UDB et le corpus idéologique de ERC qui assume
> résolument le fait national catalan. Si R&PS (communiqué du jeudi 22
> juin 2006) regrette l’abandon du terme « nation », rien n’est dit sur
> les conditions de ce revirement : le texte proposé par la Généralité
> et approuvé par le Parlement Catalan fut modifié par les Cortes
> Espagnoles, les autonomistes de droite de CiU négociant avec le PSC
> un nouveau Statut accommodant, laissant de fait les républicains
> indépendantistes d’ERC, parti dont la section Catalunya-Nord est
> membre d’R&PS.
> Les formations qui appelaient à voter non sur des bases
> nationalistes soulignaient toutes que :
> – la dignité nationale catalane ne peut se satisfaire des diktats du
> Parlement espagnol ;
> – le processus d’approbation du Statut se fit sans participation de
> la société civile ;
> – le Statut ne respecte pas la réalité socio-historique des Pays
> Catalans ;
> – le Statut entérrine la division de la Catalogne ;
> – le minimum requis pour la défense et la promotion de la langue
> catalane n’est pas mis en place par ce Statut ;
> – le Statut profite aux grandes entreprises et non à la majorité
> sociale catalane
> Un tel oubli de la part des partenaires de ERC prouve bien qu’il
> faille toujours se méfier des autonomistes qui en Bretagne comme
> dans les Pays Catalans sont prêts à quelques strapontins pour
> satisfaire leurs égos et leurs chimères régionalistes et réformistes
> qui se situent aux antipodes de la lutte pour le droit à
> l’autodétermination nationale. Il est patent que l’on oublie que si
> les Basques, les Catalans et les Galiciens ont ce qu’ils ont
> aujourd’hui c’est certes par les possibilités de la vie politique
> espagnole mais aussi est surtout par leur propre lutte. Et si leurs
> langues sont dans une meilleure posture que les nôtres, c’est bien
> parce qu’ils ne les considèrent pas comme des langues « régionales ».
>  
> La seule leçon que nous devons en tirer en tant que Bretons c’est
> que c’est bien autour d’un mot d’ordre clair comme  « Bretons nous
> sommes une nation nous avons le droit de décider » que nous pensons
> qu’il faille mobiliser en Bretagne pour construire une alternative
> électorale basée sur le droit à l’autodétermination.
>
> Pour EMGANN – MGI Gael ROBLIN ; Yannig LAPORTE
> Pour vous renseigner directement et vous rendre compte de ce que
> pense les Catalans de ce statut, nous vous invitons à faire un tour
> sur les sites nationalistes et indépendantistes Catlans suivant :
>
> Candidatura d’Unitat Popular : http://www.cup.cat/portal/
> ENDAVANT (Organització Socialista d’Alliberament Nacional) :
> http://www.endavant.org/
> Moviment de Defensa de la Terra : http://www.defensadelaterra.org/
> Campanya Unitaria per l’Autodeterminacio :
> http://www.autodeterminacio.net/
> Estat Català : http://www.estat-catala.org/
> Comitè Català de Solidaritat Internacionalista :http://www.ccsi-
> si.org/
> Partit Socialista d’Alliberament Nacional :  http://www.psan.net/
> Esquerra Republicana de Catalunya : www.esquerra.org/
> Plataforma « Pel dret de decidir » : www.tenimeldretdedecidir.org/
> Maulets : www.maulets.org/

 

2006

From: « kemennadenn » <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Monday, July 10, 2006 5:33 PM

Subject: [kemennadenn] Les nationalistes et l’Estatut Catalan

 

EMGANN – Mouvement de la Gauche Indépendantiste
> BP 70215
> 22202 Gwengamp cedex
>
> Les nationalistes et l’Estatut Catalan

 

Emgann-MGi tient à informer les militants se réclamant de la cause
> nationale bretonne que toutes les formations de la gauche
> indépendantiste Catalane ont appelé à voter « non » au Statut adopté
> dimanche 18 juin 2006. Et cela est vrai tant pour les formations de
> la gauche indépendantiste radicale (MDT, CUP, Endavant, Estat
> Catala, PSAN, Maulets…) que pour ERC (présent dans les
> institutions de la Généralité de Catalogne au coté du PSOE il y a
> peu et qui est membre dans l’hexagone de Régions et Peuples
> Solidaires).
> D’ailleurs la quasi totalité des formations indépendantistes et de
> nombreux agents sociaux et culturels comme les syndicats se sont
> retrouvés au printemps dernier derrière le mot d’ordre « nous sommes
> une nation nous avons le droit de décider ». Il est faux de dire que
> 73,91% des Catalans ont voté pour le nouveau statut : le vote ne
> concernait que le Principat de Catalunya (Communauté Autonome de
> Catalogne – Barcelone) ; la majorité des inscrits s’est abstenue ;
> le vote « oui » ne totalise au final que 1/3 des inscrits.
> C’est donc avec un certain étonnement que nous constatons que l’UDB
> (communiqué du mardi 20 juin) se réjouisse de ce nouveau statut
> alors que ses partenaires faisaient campagne contre. Il est vrai
> qu’il n’y a en fait rien en commun entre le discours et la praxis
> régionaliste de l’UDB et le corpus idéologique de ERC qui assume
> résolument le fait national catalan. Si R&PS (communiqué du jeudi 22
> juin 2006) regrette l’abandon du terme « nation », rien n’est dit sur
> les conditions de ce revirement : le texte proposé par la Généralité
> et approuvé par le Parlement Catalan fut modifié par les Cortes
> Espagnoles, les autonomistes de droite de CiU négociant avec le PSC
> un nouveau Statut accommodant, laissant de fait les républicains
> indépendantistes d’ERC, parti dont la section Catalunya-Nord est
> membre d’R&PS.
> Les formations qui appelaient à voter non sur des bases
> nationalistes soulignaient toutes que :
> – la dignité nationale catalane ne peut se satisfaire des diktats du
> Parlement espagnol ;
> – le processus d’approbation du Statut se fit sans participation de
> la société civile ;
> – le Statut ne respecte pas la réalité socio-historique des Pays
> Catalans ;
> – le Statut entérrine la division de la Catalogne ;
> – le minimum requis pour la défense et la promotion de la langue
> catalane n’est pas mis en place par ce Statut ;
> – le Statut profite aux grandes entreprises et non à la majorité
> sociale catalane
> Un tel oubli de la part des partenaires de ERC prouve bien qu’il
> faille toujours se méfier des autonomistes qui en Bretagne comme
> dans les Pays Catalans sont prêts à quelques strapontins pour
> satisfaire leurs égos et leurs chimères régionalistes et réformistes
> qui se situent aux antipodes de la lutte pour le droit à
> l’autodétermination nationale. Il est patent que l’on oublie que si
> les Basques, les Catalans et les Galiciens ont ce qu’ils ont
> aujourd’hui c’est certes par les possibilités de la vie politique
> espagnole mais aussi est surtout par leur propre lutte. Et si leurs
> langues sont dans une meilleure posture que les nôtres, c’est bien
> parce qu’ils ne les considèrent pas comme des langues « régionales ».
>  
> La seule leçon que nous devons en tirer en tant que Bretons c’est
> que c’est bien autour d’un mot d’ordre clair comme  « Bretons nous
> sommes une nation nous avons le droit de décider » que nous pensons
> qu’il faille mobiliser en Bretagne pour construire une alternative
> électorale basée sur le droit à l’autodétermination.
>
> Pour EMGANN – MGI Gael ROBLIN ; Yannig LAPORTE

Ø  > Pour vous renseigner directement et vous rendre compte de ce que
> pense les Catalans de ce statut, nous vous invitons à faire un tour
> sur les sites nationalistes et indépendantistes Catlans suivant :
>
> Candidatura d’Unitat Popular : http://www.cup.cat/portal/
> ENDAVANT (Organització Socialista d’Alliberament Nacional) :
> http://www.endavant.org/
> Moviment de Defensa de la Terra : http://www.defensadelaterra.org/
> Campanya Unitaria per l’Autodeterminacio :
> http://www.autodeterminacio.net/
> Estat Català : http://www.estat-catala.org/
> Comitè Català de Solidaritat Internacionalista :http://www.ccsi-
> si.org/
> Partit Socialista d’Alliberament Nacional :  http://www.psan.net/
> Esquerra Republicana de Catalunya : www.esquerra.org/
> Plataforma « Pel dret de decidir » : www.tenimeldretdedecidir.org/
> Maulets : www.maulets.org/

 

 

2007

jppujol@club-internet.fr

Joan-Pere Pujol

20/12/2007 – 13.02

 

Detinguts a Perpinyà, dos militants del moviment estudiantil
Ara | Notícies | dimecres, 19 de desembre de 2007 | 16:50h
(Reproduïm a continuació el comunicat que ha fet públic Maulets-Rosselló)

Dos joves estudiants de la Universitat de Perpinyà, un dels quals militant
de Maulets, han estat detinguts avui a les 8h del matí, quan la policia s’ha
presentat als seus respectius domicilis. A més, la policia ha demanat la
perquisició tant dels seus domicilis com del seus vehicles. Actualment es
troben detinguts a l’*Hotel de Police* [comissaria central] de Perpinyà, on
hi ha una concentració convocada a les 5 de la tarda. Quan no fa ni dues
setmanes que van acabar les mobilitzacions que van bloquejar la Universitat
de Perpinyà, les amenaces repressives del president de la Universitat, Jean
Benkhelil, s’han fet realitat. Tot i que ja se sabia de les denúncies
presentades contra X amb diverses acusacions, fins avui no s’ha concretat
que les dues persones detingudes estan acusades de degradacions, robatori i
amenaces de mort. Des de l’assemblea de Maulets del Rosselló volem denunciar
aquestes detencions injustificades que són només el fruit de la
criminalització del
moviment estudiantil que en les últimes setmanes ha mostrat la seva
capacitat de mobilització i reacció, i volem donar tot el nostre suport al
conjunt de companys del Comitè de Vaga de la Universitat de Perpinyà.
La repressió no s’atura, nosaltres tampoc!

Assemblea de Maulets del Rosselló
Dimecres 19 de desembre del 2007

 

 

2008

From: « Joan-Pere PUJOL » <jppujol@club-internet.fr>

Newsgroups:

 

Sent: Thursday, October 30, 2008 10:13 AM

 

Subject: Rebategem el Pic Joffre!

 

Una operació de salubritat pública: Rebategem el Pic Joffre! (Joan-Pere
> Pujol)
> Benvingut sigui el nostre nou cronista (30-10-2008)
>
> El cognom del mariscal Joseph Joffre (1852-1931) ha estat atribuït a
> nombroses vies públiques a la Catalunya del Nord o en altres llocs.
> Des del 1920, un pic del massís del Canigó (costa 2.429 m), no lluny del pic
> principal (2.785 m), porta igualment aquest cognom. Personatge discutible,
> el ribesaltès ha estat integrat a la mitologia jacobina.
> Constitueix, igual com Napoléo I per a Còrsega, un element de manipulació i
> d’alienació de la població nord-catalana.
>
> Joffre, nascut el 1852 a Ribesaltes (Rosselló) ha estat implicat en les
> aventures colonialistes franceses. Era un politècnic sense real formació

 

> militar. Quan la primera guerra mundial esclatà el 2 d’agost del 1914,
> dirigia els exèrcits del Nord i del Nord-Est. El 2 de desembre del 1915, va
> ser anomenat comandant a cap de tots els exèrcits francesos. Per aquesta raó
> va ser el principal responsable de la Batalla del Marne.
>
> Tenint en compte les pèrdues humanes considerables provocades per la seva
> estratègia d’ofensiva a ultrança per a un resultat menyspreable, va ser
> sobrenomenat «l’assassí del 14». En efecte, en el transcurs de l’estiu 1914,
> el poble francès l’és deutor de 300 000 morts en tres setmanes! L’obra d’en
> Roger Fraenkel, Joffre, l’âne qui commandait des lions dona nombroses
> indicacions sobre aquest dolorós episodi històric.
>
> «Se sap avui que aquell general com a cap militar ha de respondre
> personalment de deu departaments devastats, de més d’un milió de morts i de
> dos milions de ferits. Els soldats francesos han estat les víctimes d’aquest
> cap incompetent i limitat, a qui es deuen els quatre anys d’hecatombes que
> van ser necessaris per reconquerir els territoris perduts durant les quatre
> setmanes funestes d’agost del 1914. »
>
> Tenint en compte el seu balanç negatiu i l’hostilitat que creixia dins
> l’opinió pública al seu encontre, Joffre va ser reemplaçat per Nivelle al
> final de 1916. Per evitar un escàndol polític, va rebre el títol honorífic
> de mariscal de França. Per desfer-se’n, se’l va enviar als Estats Units per
> tal de preparar l’entrada d’aquest país en el conflicte.

 

> Segons la premsa de l’època, la consagració i el bateig del Pic Mariscal
> Joffre es va realitzar l’1 d’agost del 1920. L’operació era una iniciativa
> de l’Edmund Boixo, «el rei del Canigó» (!), i d’en Prosper Auriol «el bon
> geni familiar de les nostres muntanyes» (?). Una quinzena de persones només
> van participar a una grotesca cerimònia entre els quals el Dr. Emili Boix,
> «l’Ermità de Cabrenys». L’Indépendant del 5 d’agost publica la prosa
> extàtica d’un turista al Xalet Hotel del Canigó a propòsit de la
> manifestació: «I per què el Canigó no es faria el Panteó estrellat de les
> nostres glòries catalanes? Existeix cap a Cadi, una Font Arago, fa poc ha
> sorgit el Pic Joffre, quan el Pic Verdaguer? El savi, el soldat, el poeta,
> quina resplendent Trinitat sobre la Muntanya Sagrada! »
>
> Per desgràcia mai el nom de Jacint Verdaguer no va ser associat el nostre
> massís pirinenc, massís que tanmateix havia exaltat a la seva obra mestra,
> Canigó. Ben al contrari, altres «patriotes», seguint la via d’en Boixo i de
> l’Auriol donaren el nom d’un altre mariscal de trista memòria a un pic del
> Canigó!
>
> Sens dubte l’època és vinguda de donar satisfacció al nostre turista
> reporter i trobar un indret per glorificar la memòria de Mossèn Cinto, el
> nostre gran poeta nacional? Després de l’última guerra mundial, s’ha desfet
> de pressa del Pic Pétain, per què no en faríem igualment pel Pic Joffre?
> Ningú no havia comissionat alguns alpinistes dels anys vint per a aquesta
> operació (si no l’interessat ell mateix.). En nom de què, alguns sòlids

muntanyencs no podrien ara rebatejar el Pic Joffre, Pic Jacint Verdaguer?


> Joan-Pere Pujol (25-10-2008)

 

2008

From: « Joan-Pere PUJOL » <jppujol@club-internet.fr>

Newsgroups: alt.fr.decouverte.andorre,alt.fr.lettres.langue.catalane,

alt.fr.lettres.langue.catalane,

alt.fr.lettres.langue.occitane,alt.fr.lettres.langues.d.oc,bit.listserv.catala,

france.languedoc-roussillon.perpignan,soc.culture.catalan,soc.culture.occitan

Sent: Thursday, October 30, 2008 10:13 AM

Subject: Rebategem el Pic Joffre!

 

Una operació de salubritat pública: Rebategem el Pic Joffre! (Joan-Pere
> Pujol)
> Benvingut sigui el nostre nou cronista (30-10-2008)
>
> El cognom del mariscal Joseph Joffre (1852-1931) ha estat atribuït a
> nombroses vies públiques a la Catalunya del Nord o en altres llocs.
> Des del 1920, un pic del massís del Canigó (costa 2.429 m), no lluny del pic
> principal (2.785 m), porta igualment aquest cognom. Personatge discutible,
> el ribesaltès ha estat integrat a la mitologia jacobina.
> Constitueix, igual com Napoléo I per a Còrsega, un element de manipulació i
> d’alienació de la població nord-catalana.

 


> Joffre, nascut el 1852 a Ribesaltes (Rosselló) ha estat implicat en les
> aventures colonialistes franceses. Era un politècnic sense real formació
> militar. Quan la primera guerra mundial esclatà el 2 d’agost del 1914,
> dirigia els exèrcits del Nord i del Nord-Est. El 2 de desembre del 1915, va
> ser anomenat comandant a cap de tots els exèrcits francesos. Per aquesta raó
> va ser el principal responsable de la Batalla del Marne.
>
> Tenint en compte les pèrdues humanes considerables provocades per la seva
> estratègia d’ofensiva a ultrança per a un resultat menyspreable, va ser
> sobrenomenat «l’assassí del 14». En efecte, en el transcurs de l’estiu 1914,
> el poble francès l’és deutor de 300 000 morts en tres setmanes! L’obra d’en
> Roger Fraenkel, Joffre, l’âne qui commandait des lions dona nombroses
> indicacions sobre aquest dolorós episodi històric.

> «Se sap avui que aquell general com a cap militar ha de respondre
> personalment de deu departaments devastats, de més d’un milió de morts i de
> dos milions de ferits. Els soldats francesos han estat les víctimes d’aquest
> cap incompetent i limitat, a qui es deuen els quatre anys d’hecatombes que
> van ser necessaris per reconquerir els territoris perduts durant les quatre
> setmanes funestes d’agost del 1914. »

 

Tenint en compte el seu balanç negatiu i l’hostilitat que creixia dins
> l’opinió pública al seu encontre, Joffre va ser reemplaçat per Nivelle al
> final de 1916. Per evitar un escàndol polític, va rebre el títol honorífic
> de mariscal de França. Per desfer-se’n, se’l va enviar als Estats Units per
> tal de preparar l’entrada d’aquest país en el conflicte.
>
> Segons la premsa de l’època, la consagració i el bateig del Pic Mariscal
> Joffre es va realitzar l’1 d’agost del 1920. L’operació era una iniciativa
> de l’Edmund Boixo, «el rei del Canigó» (!), i d’en Prosper Auriol «el bon

> geni familiar de les nostres muntanyes» (?). Una quinzena de persones només
> van participar a una grotesca cerimònia entre els quals el Dr. Emili Boix,
> «l’Ermità de Cabrenys». L’Indépendant del 5 d’agost publica la prosa
> extàtica d’un turista al Xalet Hotel del Canigó a propòsit de la
> manifestació: «I per què el Canigó no es faria el Panteó estrellat de les
> nostres glòries catalanes? Existeix cap a Cadi, una Font Arago, fa poc ha
> sorgit el Pic Joffre, quan el Pic Verdaguer? El savi, el soldat, el poeta,
> quina resplendent Trinitat sobre la Muntanya Sagrada! »

>
> Per desgràcia mai el nom de Jacint Verdaguer no va ser associat el nostre
> massís pirinenc, massís que tanmateix havia exaltat a la seva obra mestra,
> Canigó. Ben al contrari, altres «patriotes», seguint la via d’en Boixo i de
> l’Auriol donaren el nom d’un altre mariscal de trista memòria a un pic del
> Canigó!
>
> Sens dubte l’època és vinguda de donar satisfacció al nostre turista
> reporter i trobar un indret per glorificar la memòria de Mossèn Cinto, el
> nostre gran poeta nacional? Després de l’última guerra mundial, s’ha desfet
> de pressa del Pic Pétain, per què no en faríem igualment pel Pic Joffre?
> Ningú no havia comissionat alguns alpinistes dels anys vint per a aquesta
> operació (si no l’interessat ell mateix.). En nom de què, alguns sòlids
> muntanyencs no podrien ara rebatejar el Pic Joffre, Pic Jacint Verdaguer?


> Joan-Pere Pujol (25-10-2008)