Breiz Atao

La Bretagne, une colonie de la France

 

Le cri de ralliement: Breizh Atao (Bretons toujours)

 

Montfort-sur-Meux (20 km de Rennes)

¬†En 1914-18, mon grand-p√®re, travaillant comme ouvrier agricole dans la r√©gion, entendit souvent les gens dire¬†:¬† ¬ę¬†Les Fran√ßais se battent jusqu‚Äôau dernier Breton.¬†¬Ľ

 

1965

Paul Sérant, La France des minorités, éd. Lafont 1965

¬†(p.87) IRR√ČDUCTIBLE BRETAGNE

PR√ČNOMS¬† MAUDITS,¬† LANGUE PROSCRITE

 

En d√©cembre 1963, la caisse d’allocations familiales du Morbihan annon√ßait √† un p√®re breton de douze enfants, M. Manrot, qu’il toucherait d√©sormais les allocations non seulement pour les a√ģn√©s de ses enfants, mais aussi, contrairement √† ce qui se passait pr√©c√©demment, pour les plus jeunes d’entre eux.

A l’√©poque de la naissance de son septi√®me enfant, M. Manrot, qui r√©sidait alors √† Boulogne-sur-Seine, d√©cida de donner au nouveau-n√© le pr√©nom breton d’Abradoran. Le secr√©taire de mairie de Boulogne refusa d’inscrire l’enfant au registre de l’√©tat civil, sous pr√©texte que le pr√©nom choisi par les parents n’√©tait pas un pr√©nom fran√ßais. Les √©poux Manrot ne se laiss√®rent pas intimider par ce refus. Non seulement ils ne chang√®rent pas le pr√©nom de l’enfant, mais ils donn√®rent √† leurs cinq enfants suivants (p.88)¬† des¬†¬† pr√©noms¬†¬† bretons¬†¬† :¬†¬† Mayden,¬†¬† Gwendal, Diwenska, Skeltjenn, Brann.

La mairie de Boulogne-sur-Seine ne modifia pas davantage sa position. Elle persista dans son refus d’inscrire les petits Bretons √† l’√©tat civil. Des pour¬≠suites judiciaires furent intent√©es contre les √©poux Manrot pour ¬ę non-d√©claration d’enfants ¬Ľ (sic). Cependant les parents r√©ussirent √† faire admettre leur bonne foi, et le minist√®re public fut d√©bout√© en mai 1961.

Les ennuis des √©poux Manrot n’√©taient pas termin√©s pour autant. Ayant quitt√© la banlieue parisienne pour rentrer en Bretagne, ils se virent refuser par la caisse d’allocations familiales de Landerneau les pres¬≠tations concernant leurs six derniers enfants.

¬ę Ils intent√®rent une action contre cette caisse ¬Ľ, pr√©cisait le journal Le Monde le 15 d√©cembre 1963 en r√©sumant l’affaire. ¬ę Le tribunal de Quimper repoussa cette demande, mais la cour d’appel de Rennes, le 19 d√©cembre 1961, lui donna tort et ordonna une enqu√™te. En mai 1963, l’affaire revint devant la cour o√Ļ ¬ę l’existence ¬Ľ des enfants fut admise. Seulement le porte-parole de la caisse d’allocations fit valoir que les charges familiales relevaient du r√©gime g√©n√©ral et non de la caisse agricole de Lander¬≠neau. ¬Ľ

C’est ce litige qui vient d’√™tre ¬ę r√©gl√© ¬Ľ, ajoutait Le Monde. ¬ę Mais, en justice, la situation ne l’est pas, M. et Mme Manrot ayant introduit une instance pour obtenir le versement des allocations familiales agri¬≠coles par la caisse d’allocations familiales de Lander¬≠neau. L’affaire est actuellement en cassation. Et les six derniers-n√©s aux pr√©noms bretons n’ont toujours pas d’existence l√©gale… ¬Ľ

En cette même année 1963, une autre affaire bre­tonne devait provoquer des réactions hors de France.

Un m√©decin breton de Ch√Ęteaulin (Finist√®re), le docteur Etienne, avait d√©cid√© de faire donner √† ses enfants un enseignement en langue bretonne. Mais (p.89) de Gaulle interrog√© par des journalistes, pronon√ßa des paroles apaisantes. ¬ę Si les autonomistes bretons ont trahi ¬Ľ, d√©clara-t-il, ¬ę ils seront punis pour trahison ; s’ils n’ont √©t√© qu’autonomistes sans avoir trahi, c’est une autre histoire. ¬Ľ Les choses se pas¬≠s√®rent cependant quelque temps comme si l’autono-misme, et m√™me le simple r√©gionalisme, √©taient consi¬≠d√©r√©s par les autorit√©s comme synonymes de trahison.

Comme dans toute la France, l’√©puration ¬ę l√©gale ¬Ľ fut pr√©c√©d√©e en Bretagne, d’une √©puration insurrec¬≠tionnelle. L’ancien directeur du journal r√©gionaliste La Bretagne, Yann Fou√©r√©, donne sur ce sujet les pr√©cisions suivantes :

¬ę La plupart des militants bretons qui tomb√®rent… au printemps et √† l’√©t√© 1944 n’avaient √† se reprocher que leur foi et leur patriotisme bretons : le barde A. Boscher, √©crivain de langue bretonne, isol√© aux confins de la for√™t de Duault, et son fr√®re (ce dernier fut abattu parce qu’il avait tenu √† venir assister aux obs√®ques du premier) ; Yves de Cambourg, adminis¬≠trateur de La Bretagne, et Louis Stephan, qui colla¬≠borait √† nos journaux, jeune journaliste de valeur et de grand avenir ; Mme du Guerny, auteur d’une ¬ę patriotique ¬Ľ Histoire de Bretagne, assassin√©e avec ses proches : le commandant du Mintier de la Mothe, sa femme, sa belle-sŇďur et leur bonne, en pr√©sence de son fils, √Ęg√© de quatorze ans ; l’abb√© Lec’hvien, recteur de Quemper-Guezennec, l’un des pr√™tres du Bleun-Brug qui avaient suivi l’apostolat de l’abb√© Perrot ; le jeune Philippon, tu√© parce qu’il √©tait venu en p√®lerinage prier sur la tombe de l’abb√© Perrot ; Paul Ga√Įc, les fr√®res Tastevin, dont l’un avait seize ans, et qui furent affreusement mutil√©s ; Le Padellec, Moullec, Vary, Bothorel, C. Le Part, Hirgair, assassin√© parce qu’on ne trouvait pas son fils, d’autres encore, militants du P.N.B. ou vendeurs de L’Heure bretonne ou de Breiz Atao.

¬ę¬†¬† Dans¬†¬† le¬†¬† m√™me¬†¬† temps¬†¬† pourtant¬†¬† ¬Ľ,¬†¬† remarque (p.90) aucun √©tablissement d’enseignement, public ou priv√©, n’est actuellement autoris√© par la loi fran√ßaise √† enseigner dans une autre langue que le fran√ßais. Le Dr Etienne d√©cida donc de prendre un pr√©¬≠cepteur qui instruirait √† domicile ses enfants dans la langue de leurs anc√™tres. Mais l’inspecteur d’Aca¬≠d√©mie consid√©ra que la d√©cision du m√©decin √©tait incompatible avec les lois et r√®glements en vigueur. En cons√©quence, le Dr Etienne se vit refuser un certificat de scolarit√© pour ses enfants, ce qui le mettait dans l’impossibilit√© de toucher ses allocations familiales, non seulement pour les deux a√ģn√©s, mais aussi pour ses trois plus jeunes enfants et pour sa femme.

Le Dr Etienne s’adressa alors √† l’Union Nationale des Parents d’El√®ves de l’Enseignement libre. Le secr√©taire g√©n√©ral de cette association lui r√©pondit que la d√©cision de l’Inspecteur d’Acad√©mie devait √™tre consid√©r√©e comme ¬ę l’application correcte de la loi de 1882 qui pr√©cise que la langue fran√ßaise est l’√©l√©¬≠ment de base essentiel de l’enseignement obligatoire ¬Ľ. En revanche, le secr√©taire g√©n√©ral de l’A.P.E.L. consi¬≠d√©rait que la d√©cision de la Caisse d’allocations fami¬≠liales pouvait pr√™ter √† discussion, ¬ę dans la mesure o√Ļ les r√®glements int√©rieurs de la Caisse ne pr√©cisent pas l’obligation d’allocations aux a√ģn√©s pour justifier l’allocation aux pu√ģn√©s ¬Ľ.

Le Dr Etienne fit conna√ģtre son cas aux associations qui, dans le Pays de Galles et en Irlande, manifestent une solidarit√© active √† l’√©gard des Bretons qu’ils jugent opprim√©s. Un militant gallois adressa au Consul de France une lettre dans laquelle il protestait contre ¬ę un r√©cent cas de discrimination pratiqu√©e √† l’encon-tre d’un citoyen breton ¬Ľ.

¬ę Par suite du refus r√©it√©r√© du Gouvernement fran√ßais de permettre l’enseignement du breton dans les √©coles de Bretagne ¬Ľ, √©crivait M. J. H. Roberts, ¬ę le Dr Etienne, de Ch√Ęteaulin, a d√©cid√© d’instruire ses deux enfants a√ģn√©s √† leur foyer en langue bretonne. (p.91) Comme vous le savez, ceci est permis par la loi fran√ßaise, pourvu qu’un inspecteur local, fonction¬≠naire du gouvernement, certifie que l’enseignement dispens√© est du niveau normal. Un inspecteur local, fonctionnaire du gouvernement, a dress√© un rapport favorable concernant l’√©ducation des deux enfants.

¬ę Cependant, le 13 mars 1963, le Dr Etienne fut inform√© qu’il ne recevrait plus de certificat de scola¬≠rit√© pour la raison que ses enfants √©taient enseign√©s en breton. En cons√©quence de cette d√©cision autocra¬≠tique, M. Etienne s’est vu supprimer les allocations familiales, non seulement pour les deux a√ģn√©s, mais aussi pour sa femme et les trois plus jeunes enfants.

¬ę Je vous serai reconnaissant de bien vouloir porter ces faits √† la connaissance de l’ambassade fran√ßaise √† Londres, car il me semble que ce cas flagrant de victimisation est contraire √† la politique fran√ßaise de ¬ę Libert√©, Egalit√©, Fraternit√© ¬Ľ, telle que nous l’avons √©tudi√©e dans les √©coles du Pays de Galles. ¬Ľ

A cette lettre, le consul général de France à Liver-pool adressait la réponse suivante :

¬ę L’obligation d’envoyer les enfants fran√ßais √† une √©cole fran√ßaise est inscrite dans notre l√©gislation. Elle s’applique √† tous les citoyens de quelque province qu’ils soient originaires. Le fait d’avoir une seule l√©gislation pour tous semble parfaitement normal √† tous les Fran√ßais, qu’ils vivent dans le Nord, l’Ouest, le Sud ou l’Est.

¬ę Puis-je vous rappeler que la France est une nation, non pas un Royaume-Uni compos√© d’√©l√©ments diff√©¬≠rents ayant une forme de gouvernement relativement autonome ? Il n’y existe qu’une seule langue, le fran√ßais.

¬ę Nous n’avons aucune hostilit√© contre de vieilles langues et des dialectes r√©gionaux comme le ¬ę breton ¬Ľ, le ¬ę basque ¬Ľ, le ¬ę proven√ßal ¬Ľ, le ¬ę catalan ¬Ľ. Ces dialectes sont m√™me enseign√©s dans certaines univer¬≠sit√©s, dans des buts historiques et folkloriques, et de (p.92) nombreuses Ňďuvres remarquables ont √©t√© √©crites dans ces dialectes (1). ¬Ľ

S’il semblait qualifier de ¬ę dialecte ¬Ľ le breton, qui est une v√©ritable langue, le consul g√©n√©ral de France √† Liverpool n’en r√©sumait pas moins tr√®s exac¬≠tement la position officielle de l’Etat fran√ßais. Mais c’est pr√©cis√©ment √† cause de cette position de l’Etat fran√ßais qu’il existe un probl√®me breton.

Le cas des √©poux Manrot et du Dr Etienne sont sans doute des cas ¬ę marginaux ¬Ľ et exceptionnels. Tr√®s rares sont les Bretons qui vont jusqu’√† braver ouvertement les dispositions de la loi fran√ßaise. Mais plus nombreux sont ceux qui, sans passer √† une r√©volte ouverte, pensent, eux aussi, que cette loi est scandaleuse et qu’il faudrait la modifier. Et plus nombreux encore sont les Bretons qui, sans avoir d’activit√© politique ou culturelle sp√©cifiquement ¬ę bretonne ¬Ľ, ont cependant plus ou moins conscience d’appartenir √† une communaut√© injustement n√©glig√©e ou brim√©e.

 

(p.116)

(Préambule à la déclaration du Conseil national breton, créé le 3 juillet 1940, par Mordrel et Debauvais, pro-Allemands.)

(p.117) ¬ę Depuis 1789 surtout, la Bretagne a √©t√© trait√©e comme un territoire colonial, ses int√©r√™ts moraux et spirituels ont √©t√© m√©pris√©s, sa langue ‚ÄĒ symbole tou¬≠jours vivant de sa nationalit√© ‚ÄĒ pourchass√©e des √©coles et interdite dans la vie publique, ses int√©r√™ts √©cono¬≠miques n√©glig√©s par le gouvernement de Paris ou d√©li¬≠b√©r√©ment sacrifi√©s aux int√©r√™ts purement fran√ßais, le sang des Bretons utilis√© sans contrepartie dans toutes les guerres europ√©ennes ou coloniales de la France. Les solennelles affirmations de la Grande Guerre, d’apr√®s lesquelles tout peuple avait droit √† l’existence nationale ind√©pendante n’ont pas √©t√© respect√©es envers la Bretagne, quoique cette guerre ait co√Ľt√© la vie √† 240.000 Bretons ‚ÄĒ un mort sur 11 habitants, c’est-√†-dire (p.118) la plus forte proportion de pertes enregistr√©es par les peuples en guerre (un mort fran√ßais pour 28 habitants).

¬ę Non seulement l’Etat fran√ßais depuis la R√©volution a syst√©matiquement ignor√© le nom m√™me de la Bretagne et m√©connu les int√©r√™ts du peuple qui l’habite, mais il a, ces derni√®res ann√©es, pourchass√© les patriotes, interdisant leurs journaux, dissolvant leur parti, prohibant leurs r√©unions, les pers√©cutant dans leur situation priv√©e ou publique, leur imposant des r√©sidences forc√©es, saisissant leurs biens, les emprisonnant sur simple soup√ßon de patriotisme breton, les condamnant √† la prison et √† la peine de mort.

¬ę En s’opposant ainsi au redressement spirituel et mat√©riel de la Bretagne, en mettant ainsi avant et pendant la guerre les patriotes bretons hors la loi, l’Etat fran√ßais a manifest√© clairement sa volont√© d’en finir avec la nation bretonne, et son action de pure force, contraire au principe m√™me qui √©tait √† la base de sa propre Constitution, a trop bien justifi√© les r√©actions in√©vitables. ¬Ľ

 

(p.127) LES NOUVELLES ERREURS JACOBINES

Comme dans tout le reste de la France, l’√©puration de 1944 ne frappa pas seulement, en effet, ceux qui avaient effectivement collabor√© avec l’Allemagne : elle atteignit tous ceux que l’on soup√ßonnait de ¬ę s√©pa¬≠ratisme ¬Ľ, m√™me si aucun contact avec l’occupant ne pouvait leur √™tre reproch√©.

Lorsqu’il se rendit √† Vannes en 1945, le g√©n√©ral (p.128) de Gaulle interrog√© par des journalistes, pronon√ßa des paroles apaisantes. ¬ę Si les autonomistes bretons ont trahi ¬Ľ, d√©clara-t-il, ¬ę ils seront punis pour trahison ; s’ils n’ont √©t√© qu’autonomistes sans avoir trahi, c’est une autre histoire. ¬Ľ Les choses se pas¬≠s√®rent cependant quelque temps comme si l’autono-misme, et m√™me le simple r√©gionalisme, √©taient consi¬≠d√©r√©s par les autorit√©s comme synonymes de trahison.

Comme dans toute la France, l’√©puration ¬ę l√©gale ¬Ľ fut pr√©c√©d√©e en Bretagne, d’une √©puration insurrec¬≠tionnelle. L’ancien directeur du journal r√©gionaliste La Bretagne, Yann Fou√©r√©, donne sur ce sujet les pr√©cisions suivantes :

¬ę La plupart des militants bretons qui tomb√®rent… au printemps et √† l’√©t√© 1944 n’avaient √† se reprocher que leur foi et leur patriotisme bretons : le barde A. Boscher, √©crivain de langue bretonne, isol√© aux confins de la for√™t de Duault, et son fr√®re (ce dernier fut abattu parce qu’il avait tenu √† venir assister aux obs√®ques du premier) ; Yves de Cambourg, adminis¬≠trateur de La Bretagne, et Louis Stephan, qui colla¬≠borait √† nos journaux, jeune journaliste de valeur et de grand avenir ; Mme du Guerny, auteur d’une ¬ę patriotique ¬Ľ Histoire de Bretagne, assassin√©e avec ses proches : le commandant du Mintier de la Mothe, sa femme, sa belle-sŇďur et leur bonne, en pr√©sence de son fils, √Ęg√© de quatorze ans ; l’abb√© Lec’hvien, recteur de Quemper-Guezennec, l’un des pr√™tres du Bleun-Brug qui avaient suivi l’apostolat de l’abb√© Perrot ; le jeune Philippon, tu√© parce qu’il √©tait venu en p√®lerinage prier sur la tombe de l’abb√© Perrot ; Paul Ga√Įc, les fr√®res Tastevin, dont l’un avait seize ans, et qui furent affreusement mutil√©s ; Le Padellec, Moullec, Vary, Bothorel, C. Le Part, Hirgair, assassin√© parce qu’on ne trouvait pas son fils, d’autres encore, militants du P.N.B. ou vendeurs de L’Heure bretonne ou de Breiz Atao.

¬ę¬†¬† Dans¬†¬† le¬†¬† m√™me¬†¬† temps¬†¬† pourtant¬†¬† ¬Ľ,¬†¬† remarque (p.129) Yann Fou√©r√©, ¬ę d’autres militants bretons, le com¬≠mandant Thomas, le Dr Leclerc, Ropartz, Dieulesaint, Jacques Malard, qui fut fusill√© √† la caserne du Colombier, √† Rennes, le barde St√©phan de Saint-Pol, ami de l’abb√© Perrot, E. Martin, P. Bodereau et d’autres, tombaient sous les balles allemandes (1) ¬Ľ.

En 1952, le ministre de l’Int√©rieur faisait conna√ģtre qu’il y avait eu 402 ex√©cutions sommaires en Finist√®re, 215 dans les C√ītes-du-Nord, 192 en Morbihan, et 10 seulement en Loire-Inf√©rieure. D’autre part, de source officielle √©galement, on estime que 1 500 personnes furent fusill√©es en Bretagne par les Allemands pen¬≠dant l’occupation (2).

L’√©puration officielle ne put atteindre les principaux animateurs du nationalisme breton : Mordrel et Debauvais, et aussi C√©lestin Laine, r√©fugi√©s en Allemagne, ne furent pas retrouv√©s apr√®s la guerre. De m√™me, un certain nombre de combattants de la Formation Perrot r√©ussirent √† √©chapper √† la police. En revanche, des milliers de Bretons soup√ßonn√©s de s√©paratisme furent interrog√©s ou arr√™t√©s. Les autorit√©s se r√©f√©r√®rent √† des listes que la police poss√©dait depuis les perquisitions de 1932 et de 1939, c’est-√†-dire bien avant qu’il p√Ľt √™tre question de collaboration avec l’envahisseur. Il est vrai que la conviction des autorit√©s √©tait que l’autonomisme avait partie li√©e avec l’Allemagne d√®s avant la guerre. Dans les diff√©¬≠rents camps de concentration de Rennes, Langueux, Sargeau, Pont-de-Buis, Quimper, etc. se trouvaient alors, rapporte Yann Fou√©r√©, ¬ę une trentaine de pr√™tres, l’un d’eux arr√™t√© dans son confessionnal, quelques autres alors qu’ils suivaient la procession de Notre-Dame de Boulogne, des soldats de la R√©sistance, quelques membres des F.F.L., des enfants de quinze ans et des m√®res de famille nombreuse (3). ¬Ľ Ces arres-

(1)  Yann Fouéré, op.  cit., pp. 107-108.

(2)  Cf. Yann  Poupinot, op. cit., pp. 168-169.

(3)   Yann Fouéré, op. cit., p. 120.

 

(p.130) tations massives cr√©√®rent cependant en Bretagne une √©motion suffisante pour susciter, au Folget, une mani¬≠festation de protestation. L’√©v√™que de Quimper obtint des autorit√©s la promesse de lib√©rations prochaines.

Un journaliste breton, Joseph Martray, a d√©crit en ces termes l’atmosph√®re de l’√©poque :

¬ę L’op√©ration se d√©roula dans une confusion invrai¬≠semblable o√Ļ le comique alternait avec le tragique. Les Renseignements G√©n√©raux √©tablirent des listes o√Ļ le moindre joueur de biniou se voyait promu chef de Gwen ha du et dirigeant de Breiz Atao : il suffisait d’avoir dans√© dans un cercle celtique ou d’avoir suivi un cours de langue bretonne pour se trouver consid√©r√© comme extr√©miste dangereux. Des centaines de per¬≠sonnes furent arr√™t√©es, qui avaient souvent alli√© √† leurs activit√©s bretonnes des activit√©s r√©sistantes incontestables…

¬ę Cette grande rafle prouvait au moins aux pouvoirs publics que l’id√©e bretonne avait p√©n√©tr√© profon¬≠d√©ment dans le pays. Il √©tait difficile de parler d’une ¬ę poign√©e d’agitateurs ¬Ľ puisque la police elle-m√™me n’en finissait plus de dresser des listes contenant des milliers de noms pris dans tous les milieux (docteurs, pr√™tres, professeurs, cultivateurs, industriels, commer¬≠√ßants, etc.). Il e√Ľt fallu transformer finalement la Bretagne en camp de concentration pour arr√™ter tous ceux que le nationalisme ou le r√©gionalisme avaient touch√©s depuis 1932. On y renon√ßa (1). ¬Ľ

Parmi les faits les plus frappants de l’√©puration en Bretagne, relev√©s par Yann Fou√©r√©, il faut rappeler qu’un responsable local du P.N.B., le chef d’escadron en retraite Thomas, fut inculp√© ¬ę d’intelligences avec l’ennemi ¬Ľ, alors qu’il avait √©t√© fusill√© par les Alle¬≠mands le 3 ao√Ľt 1944 ! De m√™me, des militants de la R√©sistance furent condamn√©s uniquement parce qu’ils avaient √©galement milit√© pour l’id√©e bretonne. L’√©pu-

(1)   J. Martray, Le Peuple breton, mars 1948 (cité par Yann Fouéré, op. cit., p. 186).

 

(p.131) ration ¬ę culturelle ¬Ľ connut des √©pisodes non moins √©tranges. L’acte d’accusation contre un collaborateur de La Bretagne, Yves le Diberder, relevait sp√©cia¬≠lement qu’il avait √©crit que le po√®me de Tristan et Iseult √©tait essentiellement celtique, mais que les Fran√ßais ¬ę l’avaient malheureusement francis√© ¬Ľ. Il fut acquitt√©, rapporte Yann Fou√©r√©, ¬ę surtout parce qu’il put prouver que Gaston Paris et Joseph B√©dier avaient soutenu cette th√®se trente ou quarante ans avant lui ! (1) ¬Ľ

 

(p.191) Simone Weil voyait, dans la conqu√™te par les Fran¬≠√ßais des territoires situ√©s au sud de la Loire, l’une des plus grandes atrocit√©s de l’histoire. ¬ę Ces territoires o√Ļ existait un niveau √©lev√© de culture, de tol√©rance, de libert√©, de vie spirituelle ¬Ľ, √©crit-elle, ¬ę √©taient anim√©s d’un patriotisme intense pour ce qu’ils nom¬≠maient leur ¬ę langage ¬Ľ ; mot par lequel ils d√©signaient leur patrie. Les Fran√ßais √©taient pour eux des √©tran¬≠gers et des barbares, comme pour nous les Alle¬≠mands (1). Pour imprimer imm√©diatement la terreur, les Fran√ßais commenc√®rent par exterminer la ville enti√®re de B√©ziers, et ils obtinrent l’effet cherch√©. Une fois le pays conquis, ils install√®rent l’Inquisition.

 

(p.214)

cf Fran√ßois Fontan, Ethnisme ‚Äď Vers un nationalisme humaniste (1961)

¬ę¬†Ce sont parmi les assimil√©s collaborateurs que se recrutent les pires chauvins de la nation conqu√©rante. Le refoulement linguistique et culturel dont souffrent inconsciemment mais profond√©ment ces assimil√©s est la cause r√©elle de leur agressivit√© et de leur imp√©rialisme. En luttant contre les non-assimil√©s, ils luttent contre leur propre subconscient, et ils se vengent de l‚Äôoppression qu‚Äôils ont subie dans leur jeunesse en l‚Äôimposant aux autres.¬†¬Ľ

 

(p.222) L’existence d’un parti francophile en Catalogne eut finalement pour conséquence le retour du Roussillon à la France.

 

(p.225) La langue catalane a connu en France les m√™mes vicissitudes que les autres ¬ę¬†parlers maternels¬†¬Ľ. En 1874, elle fut remplac√©e par le fran√ßais dans les pr√©dications √† la cath√©drale de Perpignan. Tout comme en Espagne, la langue catalane √©tait proscrite dans les √©coles depuis la R√©volution.

 

(p.287) LES ACCUSES DE COLMAR

Les autorit√©s s’inqui√©t√®rent. Apr√®s diverses enqu√™tes, des poursuites judiciaires furent intent√©es contre Ricklin, Hauss, Schall, Ross√©, Schlaegel, Baumann, Roos, Ernst et d’autres autonomistes, pour complot contre la s√Ľret√© de l’Etat. Leur proc√®s eut lieu √† Col-mar, du 1er au 24 mai 1928.

Il apparut clairement apr√®s quelques jours de d√©bats, que le minist√®re public ne pouvait pas apporter la preuve d’un v√©ritable complot. Il fut √©tabli qu’un des principaux t√©moins de l’accusation, Riehl, √©tait un agent provocateur, et qu’il avait r√©dig√© lui-m√™me des d√©clarations antifran√ßaises mises au compte des auto¬≠nomistes. Le proc√®s f√ģt surtout appara√ģtre l’incompa¬≠tibilit√© entre les vues des ¬ę Fran√ßais de l’int√©rieur ¬Ľ et celles des Alsaciens lib√©r√©s.

¬ę N’est-ce pas l√† du s√©paratisme ? ¬Ľ s’√©criait le pr√©¬≠sident du tribunal, apr√®s avoir relev√©, dans un docu¬≠ment du Heitmatbund, le slogan ¬ę L’Alsace-Lorraine aux Alsaciens-Lorrains ¬Ľ. L’accus√© Schlaegel r√©pon¬≠dait :

(1)   Raymond Postal, op. cit., p. 171 (note).

 

(p.288) ¬ę Cet adage √©tait officiel dans la politique alsa¬≠cienne d’avant-guerre, et jamais l’Etat allemand ne s’est cru oblig√© d’y voir un complot. L’Alsace-Lor¬≠raine aux Alsaciens-Lorrains veut dire pour nous que nous devons nous sentir en Alsace chez nous, et qu’alors nous serons aussi de bons Fran√ßais. ¬Ľ

Comme on reprochait aux autonomistes d’avoir constitu√© des groupes de protection paramilitaires, ils affirm√®rent qu’il s’agissait d’un simple service d’ordre pour leurs r√©unions. ¬ę Je constate que l’Action fran¬≠√ßaise, qui veut renverser le gouvernement par la force, n’est pas inqui√©t√©e ¬Ľ, d√©clara le Dr Ricklin. ¬ę Mais d√®s que nous voulons changer quelque chose en Alsace, on veut nous pendre ! ¬Ľ

Plusieurs personnalit√©s alsaciennes, dont les posi¬≠tions √©taient plus mod√©r√©es que celles des autono¬≠mistes, leur apport√®rent cependant l’appui de leur t√©moignage. L’abb√© Muller, s√©nateur, se d√©clara par¬≠tisan de l’autonomie culturelle et religieuse. ¬ę Pour¬≠quoi enlever √† chaque sol ce qui lui est propre ? ¬Ľ d√©clara-t-il. ¬ę Ce serait verser dans une grande futaille centrale √† Paris, le vin de Bordeaux, le bourgogne, le Champagne, le vin de la Loire et le vin d’Alsace. On tirerait ensuite ce vin pour tous les Fran√ßais. La beaut√© et le parfum de tous les vins seraient d√©truits pour en faire un m√©lange sans go√Ľt. ¬Ľ

L’une des personnalit√©s alsaciennes les plus res¬≠pect√©es au temps de la domination allemande, l’abb√© Haegy, n’h√©sita pas √† dire que le mouvement autono¬≠miste lui apparaissait comme la continuation de l’ancienne politique alsacienne. ¬ę Nous avons grandi dans les traditions de Pautonomisme ¬Ľ, d√©clara-t-il. ¬ę Nous sommes pour cela des r√©gionalistes convain¬≠cus, parce que nous savons que le r√©gionalisme est le meilleur moyen de rendre un pays prosp√®re au point de vue √©conomique, culturel et religieux. ¬Ľ II insista sur la l√©gitimit√© du bilinguisme. ¬ę II y a des gens qui pr√©tendent que le bilinguisme est impossible. Nous savons qu’il est possible et que nos p√®res et m√®res, (p.289) √©lev√©s √† l’√©cole du village, √©crivaient l’allemand et le fran√ßais. ¬Ľ

De son c√īt√© le comte Jean de Pange, membre √©mi-nent du Parti d√©mocrate populaire, d√©clara √† pro¬≠pos de Ricklin : ¬ę Je n’ai cess√© de penser que pour emp√™cher l’√©closion de l’autonomisme, il aurait fallu que le gouvernement fran√ßais donn√Ęt dans une cer¬≠taine mesure satisfaction √† nos aspirations r√©giona-listes. J’ai toujours √©t√© r√©gionaliste et je comptais sur le retour de l’Alsace-Lorraine pour provoquer notre r√©organisation administrative. Il y a eu avant tout malentendu et incompr√©hension r√©ciproque. ¬Ľ

Apr√®s la d√©position de Jean de Pange, M. Ch√©ron, professeur de droit de l’Universit√© de Strasbourg, fit savoir qu’il d√©missionnerait de la soci√©t√© des Amis de l’Universit√©, si de Pange continuait √† en √™tre membre. Mis au courant de la situation, de Pange offrit aussit√īt sa d√©mission. Raymond Poincar√©, pr√©sident du Con¬≠seil, lui en donna acte en ajoutant : ¬ę M. Ch√©ron n’est pas le seul membre de la soci√©t√© qui se soit retir√© apr√®s votre d√©position. J’ai √©t√© imm√©diatement inform√© que beaucoup d’autres l’imitaient ou allaient l’imiter, et il est certain que vos paroles ont p√©ni¬≠blement surpris beaucoup d’Alsaciens, et de Fran√ßais de l’int√©rieur. Elles pr√™taient √† une √©quivoque qui √©tait de nature √† favoriser les s√©parations (1). ¬Ľ Cet incident suffisait √† montrer la violence des passions suscit√©es par le ¬ę malaise ¬Ľ alsacien.

Il faut toutefois noter que le proc√®s de Colmar √©tait d√©sapprouv√© dans des milieux tr√®s diff√©rents. Victor Basch, pr√©sident de la Ligue des Droits de l’Homme, l’une des personnalit√©s les plus importantes de la gauche fran√ßaise de l’√©poque, n’h√©sitait pas √† √©crire dans le journal parisien La Volont√© que ce pro¬≠c√®s paraissait bien avoir √©t√© √©chafaud√© pour atteindre des opinions et faire pression sur les √©lecteurs alsa-

(1)   Cf. Jean de Pange : Journal 1927-1930 (Grasset), p. 372.

 

(p.290) ciens. ¬ę II est inadmissible ¬Ľ, ajoutait-il, ¬ę qu’un agent du gouvernement proclame emphatiquement qu’√† telle heure tel pr√©venu sera arr√™t√©. Il est inadmissible que le m√™me pr√©fet ose lancer contre les chefs de l’au-tonomisme de basses injures. Il est inadmissible qu’un autre pr√©fet ait pu √™tre d√©nonc√© par le Dr Ricklin ‚ÄĒ sans que le pr√©sident des assises ni le procureur g√©n√©¬≠ral aient protest√© avec indignation ‚ÄĒ comme ayant connu l’agression dont lui et ses amis ont √©t√© vic¬≠times… Il est inadmissible, enfin, que cet homme et ses coaccus√©s, √† qui l’on ne peut reprocher qu’un atta¬≠chement exclusif √† des id√©es que l’on peut condamner, mais qui sont des id√©es, n’aient pas √©t√© remis tout au moins avant les d√©bats, en libert√© provisoire… ¬Ľ Le journaliste catholique et nationaliste Philippe Hen-riot d√©fendit non moins vigoureusement les accus√©s de Colmar dans un journal bordelais.

L’autonomisme ayant √©t√© assimil√© par le tribunal au s√©paratisme, les principaux accus√©s furent condam¬≠n√©s √† des peines de un an de prison. Ce verdict fut accueilli avec col√®re par le public de Colmar et dans une bonne partie de l’opinion alsacienne. L’ac¬≠cusation port√©e contre eux n’emp√™cha pas Ricklin et Ross√© d’√™tre vainqueurs aux √©lections l√©gislatives qui eurent lieu l’ann√©e m√™me de leur proc√®s : invalid√©s, ils furent aussit√īt remplac√©s par deux d√©put√©s de la m√™me tendance. L’attentat manqu√© qui fut commis contre le procureur de Colmar, sur lequel un auto¬≠nomiste tira deux coups de revolver, quelques mois apr√®s le verdict, r√©v√©lait le trouble dangereux de cer¬≠tains esprits. Les autorit√©s jug√®rent n√©cessaire de prendre des mesures d’apaisement. Un an apr√®s le verdict de Colmar, l’un des accus√©s, Roos, qui avait pris la fuite au moment du proc√®s, se pr√©senta √† la justice : il fut acquitt√©.

 

(p.304) UNE EPURATION INATTENDUE

Les Alsaciens pouvaient donc esp√©rer que la France lib√©r√©e tiendrait compte des √©preuves particuli√®res qu’ils avaient subies, et proc√©derait √† l’√©puration avec le maximum de compr√©hension.

Ce ne fut malheureusement pas le cas. Les autorit√©s fran√ßaises appliqu√®rent en effet en Alsace et en Moselle les lois pr√©vues pour la r√©pression des faits de collaboration, sans tenir compte de la situation particuli√®re de ces d√©partements, et de l’annexion de fait qu’ils avaient subie ! On fut ainsi amen√© √† sanctionner des actes qui, dans le reste de la France, avaient √©t√© accomplis librement, mais qui, en Alsace et en Moselle, l’avaient √©t√© sous la contrainte la plus rigoureuse. On oublia que la radio fran√ßaise de Londres avait elle-m√™me conseill√© aux Alsaciens et aux Lorrains de c√©der dans certains cas aux exigences allemandes, plut√īt que de courir des risques inutiles. En bref, le l√©gislateur fran√ßais consid√©rait comme une trahison d√©lib√©r√©e ce qui n’avait √©t√©, dans bien des cas, qu’une attitude rendue obligatoire et in√©vitable par la pression de l’ennemi.

Il y eut ainsi, dans les premiers mois de la Lib√©ra¬≠tion, plus de 45.000 personnes intern√©es dans les trois d√©partements pr√©alablement annex√©s par l’Allema¬≠gne. Ainsi, apr√®s avoir subi une occupation beaucoup plus p√©nible encore que le reste de la France, l’Alsace et la Moselle subissaient-elles une √©puration plus rigoureuse que l’ensemble du territoire lib√©r√©. Certes, les conditions de l’occupation y ayant emp√™ch√© la constitution de v√©ritables maquis, ces d√©partements ne connurent pas d’ex√©cutions sommaires dans des proportions comparables √† certaines r√©gions du Centre et du Midi, mais l’√©puration ¬ę l√©gale ¬Ľ y fut particu¬≠li√®rement contraignante.

Si l’on songe au climat dans lequel se d√©roulait l’√©puration, il n’est pas √©tonnant que l’autonomisme ait √©t√© assimil√© √† la pure et simple trahison. Or, si (p.305) certains chefs autonomistes s’√©taient ralli√©s √† la cause allemande en 1940, d’autres au contraire avaient oppos√© √† l’autorit√© allemande une r√©sistance tenace, et d’autres encore s’√©taient r√©fugi√©s dans une absten¬≠tion totale. Ils n’en furent pas moins poursuivis par la justice d’exception qui, comme en Bretagne, se r√©f√©rait parfois davantage √† des renseignements datant d’avant septembre 1939 qu’√† des renseigne¬≠ments concernant l’occupation. Ainsi, plusieurs per¬≠sonnalit√©s auxquelles on ne pouvait reprocher que leur attachement √† la cause alsacienne furent-elles intern√©es… au camp du Struthof, dont les d√©tenus n’√©taient plus les m√™mes, mais o√Ļ le r√©gime demeurait arbitraire et odieux, ou dans diff√©rentes prisons. Parmi les victimes les plus connues de l’√©puration en Alsace, il faut citer l’abb√© Joseph Brauner, archiviste de Strasbourg, qui mourut au camp de Struthof, et Joseph Ross√©, directeur des Editions Alsatia, qui, apr√®s avoir √©t√© condamn√© √† Nancy en 1947 √† quinze ans de travaux forc√©s, devait mourir quatre ans plus tard √† la centrale d’Eysses.

¬ę L’Alsace avait subi un √©cart√®lement qui avait profond√©ment marqu√© les esprits et les sensibilit√©s ¬Ľ, √©crit M. Pierre Pflimlin √† propos de la Lib√©ration. ¬ę Expuls√©s, r√©fugi√©s volontaires et demeur√©s sur place avaient v√©cu des exp√©riences diff√©rentes. Des dialo¬≠gues de sourds se prolongeaient ind√©finiment, qui souvent tournaient √† l’aigre. On s’acharnait √† compa¬≠rer ce qui n’√©tait pas comparable : les fid√©lit√©s, les sacrifices, les souffrances, les m√©rites des uns et des autres. L’√©puration fit de nouvelles blessures. Si l’on √©vita les exc√®s sanglants que connurent d’autres r√©gions, on eut le tort d’appliquer en Alsace et en Moselle une l√©gislation ‚ÄĒ d’ailleurs contestable √† bien des √©gards ‚ÄĒ qui ne tenait aucun compte du fait de l’annexion… L’Alsace a eu ses h√©ros et ses martyrs. Mais l’h√©ro√Įsme et le martyre ne pouvaient √™tre la loi commune impos√©e √† toute une population abandonn√©e comme une ran√ßon √† la suite d’une catastrophe (p.306) nationale. Mal pos√©, le probl√®me ne pouvait √™tre que mal r√©solu, quels que fussent le bon vouloir et l’√©quit√© des magistrats. Il y eut des injustices que les amnisties et les mesures de gr√Ęce ont att√©nu√©es, sans les effacer enti√®rement (1). ¬Ľ

Cette situation explique √©galement les violentes r√©actions alsaciennes quand la justice fran√ßaise entre¬≠prit, quelques ann√©es plus tard, le proc√®s des soldats de la division Das Reich ayant particip√© au massacre des habitants d’Oradour-sur-Glane. Certains des sol¬≠dats jug√©s par le tribunal militaire r√©uni √† Bordeaux √©taient des Alsaciens incorpor√©s de force dans la Wehrmacht. La fa√ßon dont les journaux fran√ßais rap¬≠port√®rent ce fait suscita en Alsace une violente col√®re. On put lire, sur les murs des villes alsaciennes, des affiches ainsi r√©dig√©es : ¬ę Au lieu de nous accuser aujourd’hui, il aurait mieux valu nous d√©fendre en 1940. ¬Ľ Sur certains √©difices publics, les drapeaux fran√ßais furent mis en berne.

Ces r√©actions alsaciennes stup√©fi√®rent et conster¬≠n√®rent les ¬ę Fran√ßais de l’int√©rieur ¬Ľ. L’incendie du village limousin d’Oradour-sur-Glane, √† la suite duquel les douze cents habitants du village, hommes, femmes et enfants, p√©rirent carbonis√©s dans l’√©glise et dans les granges o√Ļ ils avaient √©t√© pr√©alablement enferm√©s, apparaissait √† juste titre √† l’opinion fran¬≠√ßaise et internationale, comme le crime le plus atroce commis par l’occupant allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale. Comment les Alsaciens osaient-ils d√©fendre des soldats ayant particip√© √† ce monstrueux forfait ?

En fait, la r√©action alsacienne concernait moins les quelques soldats jug√©s √† Bordeaux que le cas g√©n√©ral des Alsaciens enr√īl√©s de force par les Allemands ‚ÄĒ et qui se d√©signaient eux-m√™mes du nom de ¬ę malgr√©

 

(1) Pierre Pflimlin РRené Uhrich: Alsace, destin et volonté (Calmann-Lévy,   1963),  p.   141.

 

(p.307) nous ¬Ľ. Comme apr√®s 1918, les Alsaciens avaient le sentiment que les autres Fran√ßais n’avaient abso¬≠lument rien compris au drame qu’ils avaient v√©cu. Leur indignation √©tait √† la mesure de leur douleur.

La r√©action alsacienne dans cette affaire a √©t√© ana¬≠lys√©e avec beaucoup de tact et de p√©n√©tration par Robert Aron. ¬ę Si, dans les circonstances path√©tiques d’un proc√®s, certes intempestif, mais men√© avec loyaut√©, le Limousin et l’Alsace se sont ainsi oppo¬≠s√©s ¬Ľ, √©crivait le futur auteur de l’Histoire de la Lib√©ration, ¬ę c’est qu’au fond le destin et le r√īle de ces deux provinces dans la communaut√© fran√ßaise diff√©rent sur un point essentiel. Le Limousin est un exemple, entre plusieurs, d’une province qui, politi¬≠quement parlant, n’a plus de vie particuli√®re et dont le destin se confond enti√®rement avec celui de la nation. Enti√®rement inf√©od√©e au r√©gime de centrali¬≠sation, que la Quatri√®me R√©publique a encore accentu√©, partag√©e en d√©partements constituant des subdivisions administratives exclusives et absorbantes, cette province, en tant que province, n’a plus actuel¬≠lement d’existence qui lui soit propre : elle n’a ni coutume particuli√®re, ni organisation ou l√©gislation, ni destin√©e personnelle.

¬ę L’Alsace, au contraire, au cours de toute son his¬≠toire, a t√©moign√© d’un souci particulier de conserver ses libert√©s, de faire respecter ses franchises : elle a souvent eu une histoire distincte de celle des gran¬≠des nations… ¬Ľ

Et apr√®s avoir rappel√© diff√©rents exemples histo¬≠riques de l’esprit de libert√© alsacien, Robert Aron √©crivait que ¬ę le sursaut ¬Ľ de l’Alsace contre le proc√®s de Bordeaux n’√©tait en aucune mani√®re un sursaut contre la patrie fran√ßaise, mais une r√©action contre la d√©personnalisation impos√©e √† nos provinces :

¬ę Si les Fran√ßais ¬Ľ, concluait-il, ¬ę r√©ussissaient √† entrevoir le vrai probl√®me pos√© par les r√©actions de l’Alsace apr√®s le proc√®s de Bordeaux, s’ils s’effor¬≠√ßaient de maintenir, dans le cadre de la nation, les (p.308) autonomies n√©cessaires, de respecter les traditions et les coutumes locales, de tenir compte des int√©r√™ts particuliers, ‚ÄĒ s’ils barraient ainsi r√©ellement la voie au totalitarisme qui s’insinue dans les pays r√©put√©s libres par la voie de la centralisation ‚ÄĒ ils pour¬≠raient √† la fois apaiser Alsaciens et Limousins. L’Alsace aurait le sentiment d’√™tre en France, non seulement la terre, mais aussi l’√©cole des libert√©s n√©cessaires. Et les martyrs d’Oradour ne recevraient-ils pas l’hommage le plus permanent, le plus grave, si la nation tout enti√®re faisait r√©trograder le processus fatal de centralisation qui engendre toujours les tyran-, nies dont ils ont √©t√© victimes (1) ? ¬Ľ

 

(p.331) En d√©pit des expatriations que d√©plorait Maurice 1 Barr√©s, la fid√©lit√© √† la France des ¬ę enracin√©s ¬Ľ ne fut pas moins √©mouvante en Lorraine annex√©e qu’en Alsace. Un journaliste messin, M. Paul Durand, rap¬≠pelle dans ses souvenirs qu’il y eut √† Metz, jusqu’en 1914, une √©cole de Fr√®res dont les directeurs ne savaient pas l’allemand. Les noms des rues √©taient indiqu√©s dans les deux langues. Metz comptait trois quotidiens de langue fran√ßaise : le Lorrain, le Messin et le Courrier de Metz. Dans les √©glises, il y avait, le dimanche, une ¬ę messe des Allemands ¬Ľ : les sermons des autres messes √©taient en fran√ßais. Les Lorrains annex√©s avaient leurs soci√©t√©s sportives, artistiques et litt√©raires, dans lesquelles ils √©taient s√Ľrs de ne rencontrer aucun Allemand ; ils fr√©quentaient des cercles et des caf√©s que les Allemands ignoraient. Les dimanches d’√©t√©, de nombreux Messins se rendaient de l’autre c√īt√© de la fronti√®re. Et dans le territoire annex√©, le Souvenir fran√ßais organisait des c√©r√©monies d’hommage aux morts fran√ßais de la guerre de 70, auxquelles assistaient √† la fois des officiers allemands et des officiers fran√ßais venus en d√©l√©gation.¬†¬†¬†¬† ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

(p.346) RETOUR AUX SOURCES EUROPEENNES

A l’heure de la Lib√©ration, la Lorraine messine connut, comme l’Alsace, une √©puration particuli√®re¬≠ment injuste, puisqu’elle ne tenait aucun compte de la situation particuli√®re dans laquelle s’√©tait trouv√© le pays annex√©. ¬ę Sans doute ¬Ľ, √©crivit √† ce propos un juriste lorrain, Me Albert Eisel√©, ¬ę il est arriv√© par¬≠fois que les juges, appr√©ciant l’activit√© d’un inculp√©, aient tenu compte de la situation g√©n√©rale pour mod√©¬≠rer la sanction ou m√™me acquitter. Tr√®s souvent, cependant, il n’en a pas √©t√© ainsi. L’erreur consistait (p.347) pr√©cis√©ment √† s’en remettre √† l’appr√©ciation des juges, et surtout, des jur√©s, sans munir ces derniers de quel¬≠ques principes √©l√©mentaires de droit et d’un texte pr√©cis pr√©voyant les incidences p√©nales de la con¬≠trainte collective, principe et texte qu’ils eussent d√Ľ respecter sous peine de voir casser leur sentence. Au-del√† de tout cas particulier, on est oblig√© de cons¬≠tater que la carence du l√©gislateur est √† l’origine d’erreurs nombreuses sur le plan judiciaire, qui ont eu, surtout en raison de leur quantit√©, des effets poli¬≠tiques n√©fastes dans les d√©partements recouvr√©s (1). ¬Ľ

 

1973

Ronan Caerléon, Les Bretons le dos au mur, éd. La Table ronde 1973

 

(p.30) En 1946, la justice punitive de la Lib√©ration n’√©pargna pas non plus les dirigeants de la ligue des Flandres de France. L’un de leurs leaders des plus convaincus et des plus d√©sin¬≠t√©ress√©s, ¬ę ni coupable, ni repentant ¬Ľ, l’abb√© Gantois se d√©fend avec une grande dignit√©. Au lieu de la peine de mort demand√©e, il a cinq ans de prison et interdiction de s√©jour en Flan¬≠dre, dans les d√©partements bretons, alsaciens et lorrains, de Savoie, comt√© de Nice, Catalo¬≠gne, Pays Basque ‘.

C’√©tait une reconnaissance explicite et im¬≠plicite des minorit√©s de l’Hexagone !

 

(1 Cité par Yann Fouéré)

 

(p.42) Sous Poincar√©, un grand proc√®s a lieu √† Colmar du l¬įr au 24 mai 1928. Il tourne √† la confusion des accusateurs. L’abb√© Haegy, homme tr√®s respect√©, vient √† la barre d√©fen¬≠dre ses Alsaciens : ¬ę Nous avons grandi dans les traditions de l’autonomisme. ¬Ľ II d√©fend le bilinguisme. Le proc√®s passionne toute l’Al¬≠sace. Les autonomistes bretons de ¬ę Breiz Atao ¬Ľ envoient un t√©l√©gramme de solidarit√© aux accus√©s et des observateurs au tribunal. Les principaux accus√©s r√©coltent un an de pri¬≠son. C’est une faute politique de la Troisi√®me R√©publique fran√ßaise-une-et-indivisible qui, par son verdict, r√©prime la libert√© d’opinion !

 

(p.43) A la Libération, la France épuratrice punit les Alsaciens sans discernement (45 000 internés).

 

(p.44) En 1871, comme l’Alsace, la Lorraine subit la guerre et est reprise par l’Allemagne. En 1919, avec son retour √† la France, elle conna√ģt les m√™mes d√©ceptions face √† la centralisation fran√ßaise. Le mouvement autonomiste alsacien la gagne. Apr√®s 1940, elle est gouvern√©e par le gauleiter Burckel, intol√©rant, fanatique. Re¬≠germanis√©e, elle est soumise aux expulsions de francophiles et √† l’installation de colons alle¬≠mands, √† l’utilisation obligatoire de la langue allemande en public et dans les familles. Or, il y a beaucoup plus de francophones qu’en Alsace. En 1945, elle subit malgr√© tout une √©puration f√©roce.

 

Proc√®s √† la Cour de S√Ľret√© de l‚ÄôEtat – 1972

 

(p.131) Le Dr Le Scouézeg, président du comité de soutien aux prisonniers bretons, rappelle que dans son enfance on metttait au dernier rang ceux qui parlaient breton.

 

(p.162) eug√®ne quemeneur, conseiller g√©n√©ral du Finist√®re, maire de Tr√©flaou√©nan. ‚ÄĒ Je re¬≠grette la violence, mais nous devons reconna√ģ¬≠tre qu’elle est efficace pour faire aboutir les revendications. Les Bretons sont les Porto¬≠ricains de la France. La Bretagne a √©t√© pour certains employeurs une r√©serve de main-d’Ňďuvre √† bon march√©. Pour protester, nous avons √©t√© oblig√©s de barrer des routes, d’arr√™¬≠ter des trains. J’ai particip√© √† ces actions alors que je sais cependant que l’opinion peut s’ex¬≠primer par le bulletin de vote…

¬ę Que dirais-je de notre langue ? Qu’on veut la supprimer. Il y a quelque temps, √† Pon-tivy, au cours d’une r√©union des conseils g√©n√©¬≠raux de la Bretagne, j’ai parl√© dans ma langue natale. Ce qui a presque √©t√© consid√©r√© comme de mauvais go√Ľt. La population n’approuve pas enti√®rement l’action violente des hommes que vous allez juger, mais elle ne les d√©sap¬≠prouve pas tellement, parce qu’elle reconna√ģt leur courage et leur sinc√©rit√©.

 

(p.168) yves person, professeur d’histoire √† la Sorbonne. ‚ÄĒ Je suis contre la violence, mais la violence, n’est-ce pas justement demander √† un peuple de dispara√ģtre ? Je comprends l’an¬≠goisse des parents quand on voit la destruction de la langue et de la culture se poursuivre, l’angoisse devant l’avenir des jeunes √† la fin de leurs √©tudes. Je suis conscient du type colo¬≠nial qui existe en Bretagne. Parler de langue, de culture en France, ce n’est pas s√©rieux, sauf pour la langue fran√ßaise. C’est gr√Ęce √† sa lan¬≠gue et √† sa culture que la Bretagne s’est r√©v√©¬≠l√©e comme un pays et non une r√©gion.

¬ę La France a une politique qui d√©truit les langues minoritaires. On s’universalise en adoptant la seule Universit√© fran√ßaise. La France m√©prise les autres universit√©s… Les Romains se croient Dieu sur terre. Les Fran¬≠√ßais sont fiers d’avoir √©t√© colonis√©s par les Romains.

¬ę Les Fran√ßais emploient des termes m√©prisants (p.169) pour qualifier le parler r√©gional : patois, dialecte, baragouin, charabia, sabir…

¬ę La France d√©truit l’autre culture comme si elle √©tait une injure pour la France. On se heurte √† un mur constant, alors on r√©agit avec violence. Vous aurez sans doute d’autres pro¬≠c√®s √† juger.

 

(p.179) Me santoni, avocat corse. ‚ÄĒ En Corse, nous subissons aussi une r√©pression linguistique.

¬ę Les populations de la Corse et du Midi ne sauront jamais que ce proc√®s a eu lieu. Pas une ligne dans la presse r√©gionale.

(…)

robert lafont, professeur √† l’universit√© de Montpellier, auteur de La R√©volution r√©gionaliste. ‚ÄĒ Je t√©moigne comme responsable intellectuel. Des gens comme moi, √©crivains, ne se sont pas sans m√©ditation et sans prudence avanc√©s sur ce th√®me.

R. Lafont ayant assimil√© B√©cassine, Marius et Olive √† du racisme, le pr√©sident les com¬≠pare plut√īt aux petits Poulbots, au P’tit Quinquin…

(p.180) R. lafont. ‚ÄĒ Le petit Poulbot est un mo¬≠d√®le d’intelligence ; B√©cassine, c’est la b√™tise ; Marius et Olive, la fain√©antise…

maurice clavel, √©crivain. ‚ÄĒ Je suis ici comme doublure de quelqu’un qui √©tait mon fr√®re, qui a √©crit un peu avant sa mort : Com¬≠ment peut-on √™tre Breton ? ¬ę Ce livre dont vous comprendrez qu’il est un cri d’amour pour la France ¬Ľ, m’avait-il √©crit sur la d√©di¬≠cace.

¬ę J’approuve le mouvement populaire de libert√© bretonne. Mais j’aime la France et je ne consentirai en aucun cas √† sa dislocation. Le g√©n√©ral de Gaulle, que je tiens pour le dernier chevalier de France, consid√©rait que la Bretagne avait fait la part la plus glorieuse dans le mouvement de lib√©ration de la France… Il n’y a aucune contradiction, √† mon avis, entre la culture bretonne et la France, √† condition qu’il y ait une France… Il n’y a pas de meilleur moyen de rendre les gens ou les peuples fous que de les emp√™cher d’√™tre eux-m√™mes.

 

1974

M. Herr, Violences régionalistes en France, VA, 19/02/1974

 

Des membres du FLB (Front de libération de la Bretagne) ont fait sauter le pylone-antenne de 230 m de haut, situé dans la partie occidentale de la Bretagne.

 

1977

Alain de Benoist, Vu de droite, Anthologie critique des idées contemporaines, 1977, éd. Copernic

 

(p.512) Le film de 1936, interpr√©t√© par No√ęl-No√ęl, ¬ę¬†Tout va tr√®s bien , madame la marquise¬†¬Ľ, met en sc√®ne un domestique breton ¬ę¬†mont√©¬†¬Ľ √† Paris, o√Ļ il accumule b√™tises et na√Įvet√©s¬†¬Ľ.

Il est ‚Äėinjurieux pour le peuple breton‚Äô.

 

1977

Alain de Benoist, Vu de droite, Anthologie critique des idées contemporaines, 1977, éd. Copernic

 

(p.513) revue Breiz atao = Bretagne toujours.

¬ęNa ruz, na gwenn, Breizhad hepken¬†¬Ľ (Ni rouge, ni blanc, Breton seulement)

 

1977

Alain de Benoist, Vu de droite, Anthologie critique des idées contemporaines, 1977, éd. Copernic

 

(p.514) Parti PAB¬†: ¬ę¬†Un peuple ne remonte pas plus en arri√®re qu‚Äôun fleuve ne remonte vers sa source. Nous sommes des Bretons modernes.¬†¬Ľ

 

1977

Alain de Benoist, Vu de droite, Anthologie critique des idées contemporaines, 1977, éd. Copernic

 

(p.515) ¬ę¬†Dans la nuit du 7 ao√Ľt 1932, une explosion secoue la ville de Rennes. Devant l‚ÄôH√ītel de Ville, le fameux monument comm√©morant l‚ÄôActe d‚ÄôUnion de la Bretagne √† la France vient de sauter. Edouard Heriot devait ariver le lendemain de Paris pour c√©l√©brer le quatri√®me centenaire du Trait√© de 1532. Il en est pour ses frais.¬†¬Ľ

 

1977

Alain de Benoist, Vu de droite, Anthologie critique des idées contemporaines, 1977, éd. Copernic

 

(p.518) ¬ę¬†Depuis 1966, des parents bretons peuvent appeler leur enfant Gwenola ou Goulven, au m√™me titre que, pr√©c√©demment, Glacette ou Cl√©menceau.¬†¬Ľ

 

1977

Alain de Benoist, Vu de droite, Anthologie critique des idées contemporaines, 1977, éd. Copernic

 

(p.522) ¬ę¬†Le 20 octobre 1975, M. Yann Fou√©r√©, ancien directeur de L‚ÄôAveir de la Bretagne, et arr√™t√©. Douze autres militants bretons sont d√©f√©r√©s devant la Cour de s√Ľret√© de l‚ÄôEtat. M. Fou√©r√©, accus√© d‚Äô√™tre l‚Äôun des inspirateurs du FLB-ARB, mais conre qui aucune preuve ne peut √™tre retenue, restera d√©tenu pendant plusieurs mois.¬†¬Ľ

 

1978

Coiste Tacafbchta na bPriosunach mBriotanach.

Pwyllgor Cyfnogi ‘r Carcharorion Llydewig.

Breton Prisoners’ Solidarity Committee.

 

WHERE DOES THE RESPONSIBILITY LIE FOR VIOLENCE IN BRITTANY?

 

At the end of June and at the beginning of July 22 Bretons were arrested and charged with participation in numerous attacks on French State offices, television aerials, army installations, police stations, etc., during the past 3 or 4 years.    They were transferred to jails in the Paris area and are to be tried eventually by the State Security Court.     The arrests occurred immediately after the partial destruction of the south wing of the Versailles Palace which housed paintings dealing with the Napoleonic period.     It was also unexpectedly decided to stage the trial of 14 other Bretons arrested last February and accused of membership of a branch of the Republican/Revolutionary Breton Army (FLB-ARB):   8 of them were, after a harsh indictment (1) given sentences ranging from two to eight years of penal servitude (2).

In the past 3 years, 177 persons belonging to various legal Breton organisations have been subjected to temporary detention extending in certain cases to several days.¬† House searches, interrogations and other acts of harassment have been used by the police to gather information about people against whom no illegal activities could be proved. By creating a climate of intimidation the French authorities seek to discourage opposition to their anti-Breton policy.¬†¬†¬† The severity of the sentences passed in July is not the only pointer to a hardening of the Paris government’s attitude towards the Breton aspirations (3).

This committee does not advocate the use of violence in solving any problems.  It must be recognised however that the Breton situation continues to deteriorate because ail the peaceful, legal, democratic attempts to obtain the satisfaction of the most reasonable Breton demands continue to be frustrated by the French government. We cannot remain indiffèrent to the fate of young people and of men with wives and children condemned to spend years in jail because they would not resign themselves to the destruction of their Breton nationality.

We refer to the statement of L. Le Pensee, M. P., for the French Socialist Party, and to the com­muniqués of the Breton National Party, Strollad ar Vro, and of the Breton section of the P. S. U. issued shortly after the recent arrests:  although condemning the use of violence they said that responsibility for it rested primarily with the French government.

 

We go further. If responsibility rests with the French government, these prisoners should not be judged in a French court, outside or inside Brittany.    We urge ail those concerned with the freedom of ail nations and with creating the basis for good international relations to CAMPAIGN FOR THEIR RELEASE.    We urge them to organise petitions to their governments that thèse might convey to the French government their reprobation for denying the Breton people the means to safeguard their language and culture. While this denial persists, the French State Security Court is no more than an instrument of oppression.

 

Why were so many men, belonging to so many different walks of life, driven to risk their freedom and their life?    It was not for the sake of adventure nor out of recklessness  (they took great care to avoid casualties). Was it not because they realised how gravely the future of Brittany, as a people with distinct characteristics, is threatened by almost all the agencies of the French State?    Because they saw how contemptuously the long-standing democratically-expressed wishes of the Bretons are treated by the French government? Because there is no reason to believe that a change of policy will take place in the foreseeable future ?

We should like to refer to those who wish to see this situation in perspective to the article reviewing the struggle of the past 20 years which was published in CARN Nr. 21 (4).

 

The eight jail sentences and the five suspended ones given in July were for actions carried out prior to the granting of a Breton Cultural Charter by the French government. Many people who sympathise with the Breton aspirations may have wondered if it represented a reversal of the assimilation policy.¬† Some may have been led to believe that it meets reasonable demands and that it provides means to preserve if not to develop the Breton language and culture. Indeed, so often and so long have petitions, resolutions and drafts for bills of law been ignored or summarily ruled out of order in Paris that the Breton cultural organisations eagerly accepted Giscard d’Estaing’s offer in February 1977 and cooperated with the Social and Economie Council of Region Brittany in formulating draft proposais for the Charter.¬†¬†¬†¬† These were severely pruned in their passage through a Regional Council constituted so as to ensure docility towards the government.¬†¬†¬† It was in Paris however that they underwent drastic amputations;¬†¬† the final version, returned for adoption by the Regional Council belied the preamble which presented the charter as “a recognition of the cultural personality (personalit√© culturelle) of Brittany and an undertaking to guarantee its free development” (5).

 

Free? The Bretons will not be allowed to control the application of the Charter;   the credits for this will be annually 4. 5 million francs:  this represents 0, 56% of the total cultural subsidies distributed in France in 1977 (even if one adds the ordinary, not specifically Breton, cultural credits, the percentage is only 1. 7%, whereas the Bretons represent 7% of the population of the State):  there will be some improvements in the field of education: instead of a total of 120 hours a week as hitherto for ail the secondary-level schools of the four départements of the Rennes Academy area, there is a promised total of 470 hours a week, but that falls far-short of the 2000 hours needed as a minimum to satisfy the estimated demand and to fulfill the letter of the charter itself;  there is no pro­vision for seriously training teachers to teach Breton, no mention of a degree in Celtic studies that would encourage voluntary teachers;  the request for help to the Breton language nursery schools is ignored;   instead of the fort-nightly ration of 23 minutes of Breton on television, there will be 24 minutes a week (6);  the Loire-Atlantique département, whose Council voted unanimously for full participation in the application of the charter will be treated separately (7).     Many points which the draft proposals had put with precision leave room for evasion.    AU the Breton language organisations have expressed disappointment with this document which many see as having been inspired by electoral opportunism.

In every other West European country, national minorities and even regions are to-day being allowed a large measure of freedom to manage their own affairs.     Federalism was imposed on Germany in order to keep her in check but it has proved a better way than the centralism practised in France to ensure the well balanced development of the parts without for that matter reducing the real power and cohesion of the whole.     If the French had been broad-minded enough to allow the Bretons, Corsicans, Alsatians and others to live in dignity and develop their own culture, there would be no need for Security Courts to deal with them.     For France, however, security requires the elemination of the minority groups.

The restrictions of the charter allow only the conclusion that it was “granted” for no other purpose than to defuse resistance to the assimilation policy,¬†¬†¬†¬† There are many in Brittany who hope that a Left government in Paris would follow a different line but that is very doubtful.¬†¬†¬†¬† The adoption by the French Socialist Party of some of the U.D. B. and Skol an Emsav proposais testifies to the support they enjoy in the main Breton federation of trade unions, but it could just be dictated by electoral calculations.¬†¬†¬†¬† Promises made to minority groups by opposition parties are easily forgotten when they achieve power.¬†¬†¬† When will there be a socialist government in Paris?¬†¬†¬† If it has to depend on French Communist Party support, the cultural needs of the Bretons will be of secondary importance:¬†¬†¬†¬† the P.C. F. is notorious for its deniai of the existence of a specifically Breton problem and of a Breton people.

In theory France is a democratic state but it is so constituted as to prevent the realisation of the democratically expressed wishes of the minority ethnical groups within its borders.    Their right of self-determination is denied by the 1938 law which makes it treasonable to advocate the removal of any part of the State from its jurisdiction. Leftist literature identifies the French ruling class with the capitalist bourgeoisie.    What is obvious is that power in France remains in the hands of nationalists and centralists seeking to extend her influence and culture to the farthest limits possible with little regard for other peoples,    They have developed a State doctrine with religious undertones, as unyielding as any totalitarian ideology and they put it into practice by means of an ubiquitous  control of public life (8).   The 1938 law (decree) is unconstitutional and contravenes the U.N.O. Charter.

It ill becomes the French State’s spokesmen and the French nationalist press to accuse Bretons of resorting to non-democratie methods when ail other approaches are blocked by their near-dictatorial System.

 

The Union Democratique Bretonne (U. D. B. ) condemns the activities of the F. L. B.¬†¬†¬†¬† They say that these are not understood by the population on whose support access to self-government must depend.¬†¬†¬†¬† They reprove attacks on firms which are building for the French army because they threaten workers’ livelihood.¬†¬†¬†¬† They fear they will facilitate a policy of repression of the whole Breton movement.

It is not for us to say how a clandestine organisation can publicise its aim, explain its actions and draw from them the intended political effect.    Nor can anyone be certain that, however carefully the targets are selected and the operations are carried out, the result will be a stronger determination among the Breton people to win real recognition.     Clearly, political considerations must be determinant and while it is short-sighted to think only in terms of the next few elections, a course of action which could be exploited to create widespread hostility or distrust towards the most worth wile aspects of the Breton movement must also be avoided.

Yet it is the best course when one is being robbed just to stand there explaining that one’s cash was hard-earned and one needs it badly?¬†¬†¬† In a situation when the future of the Bretons as a. people is so threatened, is the choice of means of defence to be dependent exclusively on a majority whose sense of the danger and will to resist has been numbed by the State monopoly of education and information?¬†¬†¬† Is this not tantamount to accepting final defeat?¬†¬†¬† Those who refuse that will think of the example of several other countries where liberation started with guerilla movements which also lacked popular support.

 

In a letter from an F. L. B. sympathiser the argument is put forward that the outcome of a struggle for Brittany by legal means alone is made most problematic by the very nature of the French State;  that those who prefer to restrict themselves to the conditions laid down by French law should not be falling over backwards in their condemnations of F. L. B. violence;  that the violence practised under cover of law by the French state is a thousand times worse (8);  that the work of the language publications and organisations, however valuable in the present circumstances, will continue to be practically neutralised by the State control of ail public life and can therefore reach only a small minority.

 

Referring to the outcry in the French nationalist press and to the fury of the State’s spokesmen¬†¬† which followed the Versailles attack, the letter points out that those who carry out and acquiesce in the destruction of the language of a million, nay of three million, Bretons, a language created by countless generations, a language which is more than a work of art, which is for the Bretons essential, whose eradication will be well-nigh irreparable, those people are not entitled to speak of cultural vandalism.¬†¬†¬†¬† They do not care for other peuples’ cultural values.¬†¬†¬† The Versailles Palace is not simply an expression of French art, it is for those people the highest symbol of the French cultural imperialism, a temple of the State religion in whose name cultural genocide is carried out in Brittany, Alsace, Corsica, “French” Catalonia, the “French” Basque Country, Occitania.¬†¬†¬†¬† It was built by the tyrant Louis XIV who mercilessly oppressed his and other peoples to satisfy his lust for power and glory;¬† the paintings which were damaged were second rate works devoted to the glorification of Napoleon’s imperial campaigns.¬†¬†¬†¬† Versailles is used for the promotion of France’s cultural designs in Europe (9).

 

Undoubtedly the French State will claim a stiff tribute for the “sacrilege” when the 22 men arrested this summer are brought before the Security Court.¬†¬†¬†¬† The eight sentenced to penal servitude in July are also bearing their share in the expiation.¬†¬†¬† Ail sorts of epithets reflecting the contempt and the arrogance shown towards the Bretons since the French Revolution abolished their self-government, are being thrown at them in a press that names them as guilty before they have been tried.¬†¬†¬†¬† Having labelled them as “left-wing extremists” or as “Nazis”, there is no need to look deeper and enquire whether there is not something wrong and to some at least intolerable going on in Brittany.¬†¬†¬† A free press does not rely only on police statements.

 

If these men are to be judged, it should not be left to a Security Court that is itself part of the machinery of oppression against which they rebelled.  The treaty which bound Brittany to France guaranteed that Bretons could only be judged by Bretons for acts committed in Brittany; that treaty was not replaced by any other but was unilaterally broken by France in 1789.  Considering that responsibility for the use of violence rests primarily with the French State, a trial in the Security Court will contravene the basic principle that in justice you cannot be judge and party at the same time. It will be an exercise of arbitrary power, like the trial of the Egyptian sheikh represented on one of the damaged Versailles paintings.

 

The thirty Bretons now in jail responded to the continual provocation of arbitrary power. They acted in self-defence in as much as the Breton cultural heritage is part and parcel of the personality of every Breton, including those who, because of the French System, were deprived of the opportunity to learn Breton (10).

We call on ail people concerned with human and minority rights to ask for the immediate release of those men;¬† to help in organising campaigns in all countries where respect for these rights exist to bring the scandalous treatment of the Bretons and other ethnic groups within the French State territory to widespread international notice; to form solidarity committees, for the purpose of collecting money for the prisoners’ dependents, writing to the press, making known to the French embassies the conviction that responsibility for FLB violence rests with the French State authorities and government.¬†¬†¬†¬† Money collected should be forwarded to the association SKOAZELL VREIZH, which exists specially for the purpose of aiding Breton prisoners1 familles (c/o Pierre Roy, 29 rue J. Turmel, 35000 Rennes, current postal account CCP 244. 83 Rennes).¬†¬†¬† We strongly recommend that copies of letters of protestbesent to us to be forwarded to other appropriate addresses at the time of the trial which may take place as early as October.

 

on behalf of AN COISTE TACAIOCHTA, Padraig O Cle’irigh, f/c 127 Br. na Tra, Dumhach Tra, AthCliath4,¬†¬† E’ire.

 

NOTES

(1) The State prosecutor accused them of digging France’s grave.¬†¬†¬† He alluded to the death penalty and to life imprisonment and called for sentences ranging from 9 to 20 years against “these retarded urchins” who hankered after the past and must be locked up for many years¬†¬† – that would open their eyes to reality.

(2) Since 1967 almost 200 attacks on French State buildings as well as on symbols of the French domination in Brittany have been claimed by the F. L. B.    The only casualty was a member of one of its commandoes.   Three waves of arrests prior to this year resulted in the detention of about 80 persons for periods of 4 to 10 months;  the first group was amnestied, the others were acquitted when tried.

(3) During his trip to Corsica in June, Giscard d’Estaing expressed his opposition to any genuine form of regionalism and affirmed his government’s adherence to rigid centralism.

(4) Available from the Celtic League, 9 Br. Cnoc Sion, Ath Cliath 9, Eire,   for £0. 40p.

(5) For a detailed analysis of the Cultural Charter, see issue Nr. 23 of AR FALZ (new series), Straed Kan-ar-Gwez, 29210 Plourin-Montroules, Brittany,   priee 10 Fr. The original draft proposais of the Social and

Economie Council are published side by side with the final text of the Charter.

(6) As an indication of how serions the charter’s guarantee of a free development of the Breton personality will be we refer to an interview (published in Le Peuple Breton, Ao√Ľt 1978, B. P. 304, 29273 Brest-Cedex), with

members of the staff of the France-Regions 3 radio and television station in Rennes.¬† They testified that this station is not allowed to function as a Centre of TV production because of the presence of an autonomist movement which could misuse it;¬† since 1974 the production of radio programmes which might enable their listeners to “perceive the cultural and socio-economic unity of Brittany” is ruled out;¬† no freedom is left for creation, the regional direction is subject to orders from Paris, it is he who decides which means are to be used and which programmes are to be broadcast;¬† the Cultural Charter has brought a very minor increase in the time allowed to Breton programmes but not a penny has been added to finance them.

(7)  This département, which belongs historically to Brittany, has been separated administratively from the other 4 départements as part of the policy of destruction of the Breton nationality.

(8) A plan for the development of Brittany, worked out in great detail and after thorough consultations with the Breton professional and cultural organisations was approved in 1962 by 1090 commune councils (elected by

universal suffrage) representing 80% of the population of Region-Brittany:   its adoption by the French National Assembly was vetoed by De Gaulle.

Numerous bills of law for the officiai recognition of Breton and other “regional” languages were prepared with majority support from members of parliament in the “regions” concerned but came to nothing since their progress through the French Assembly depended on French majorities firmly attached to the principle of ONE state ONE language.¬†¬†¬† One bill which appeared to be winning sufficient support was declared unconstitutional.

Among the petitions for the effective teaching of Breton, one organised around 1967 got 150,000 signatures; like ail others, it was ignored by the government.

(9) Examples of institutionalised violence: the building of military installations around the Brest nuclear sub­marine base:  the building of a nuclear reactor at Le Pellerin against the wishes of the population, under

police protection; the lack of precautions that resulted in the destruction of the North coast of Brittany by the Amoco-Cadiz oil spill;  the dismantling of the Breton industries which forces workers to emigrate in spite of their demon-strated wish to live in their home country;  etc.

(10) The Alliance Fran√ßaise organises regular visits by Alsacian children to the Versailles palace.¬†¬†¬†¬† From these pilgrimages, they return dazzled, more ready than before to discard their own culture (report in Rot un Wiss, Nr. 132), and to accept Pompidou’s dictum that “there is no room for regional languages in a France which is destined to mark Europe with its seal”.

(11) In order to cast doubt on the motives of the two men who are accused of having carried out the attack on the Versailles palace and who stated it was in retaliation against the eradication of the Breton language, some

French papers said they did not know Breton.     It is an example of inverted logics.     The 12 men arrested in North Finistère all speak Breton but that fact was not underlined in the same papers.

Well, the undersigned, support the demand for the immediate release of the 8 Bretons sentenced to imprisonment by the French State Security Court, in July 1978, and of the 22 arrested in June and July for alleged FLB-ARB actions.

 

Enclosed a cheque/money order as a contribution to the Skoazell Vreizh fund.

 

1978

D. de M., Une explosion détruit trois salles du palais de Versailles, LB 27/06/1978

 

Revendiquée par des autonomistes bretons.

 

1978

Le proc√®s des autonomistes bretons (juillet ’78), LB, s.d.

 

Les 2 auteurs de cet attentat (de Versailles) ont déjà été condamnés pour ces faits à 15 ans de réclusion criminelle.

La d√©fense a essay√© de d√©montrer l’incomp√©tence juridique de la Cour de s√Ľret√© de l’Etat dans cette affaire.

 

1979

Yann Fouéré, Ces droits que les autres ont, 304 pp., Quimper, (Ed. nature et Bretagne) 1979

 

1980

Une politique culturelle répressive, in : Emgleo Breizh, 28, 1980, p.2-3

 

(p.2) D√®s les d√©buts de l‚Äôobligation scolaire, √† patir des ann√©es 1880-1890, en Bretagne et dans les autres r√©gions de France, c‚Äô√©tait l‚Äô√©poque de l‚Äôodieux proc√©d√© du ¬ę¬†symbole¬†¬Ľ ou du ¬ę¬†sabot¬†¬Ľ, – le m√™me proc√©d√© qui, lorsqu‚Äôil √©tait employ√© par les Prussiens contre l‚Äôusage par les petits Polonais de leur langue maternelle, soulevait les protestations scandalis√©es de la presse parisienne, alors qu‚Äôil √©tait d‚Äôemploi universel dans les √©coles de plus de la moiti√© de la France¬†!¬†¬Ľ

 

1988

Retour explosif de l’ Arm√©e r√©volutionnaire bretonne, AL 23/01/1988

(= l’ ARB)

 

“Nous n’accepterons pas, pr√©cise l’ARB, que la langue bretonne, partie int√©grante du patrimoine national breton, soit d√©truite par l’Etat fran√ßais.”

 

1992

Refusing a Breton-free diet, The European 01/10/1992

 

BRETON farmer Didier Goupil bas been on hunger strike for the last two weeks in protest at the refusal of the Vannes education council to set up a bilingual French and Breton class in the local school, writes Julie Read.

He and 30 other parents in Sarzeau, a non-Breton speaking part of southern Brittany, have been righting for two years to have Breton incorporated into their children’s curricula.¬† An estimate puts the number of Breton speakers at 500,000.¬† Twenty-seven children were to have started learning Breton this term but the couneil decided at the last minute that the class would not go ahead because of a shortage of teachers.

Didier is adamant that his children should learn the language. “I am ashamed that I don’t speak it myself,” lie says.¬† “Breton is such a rich language and there is no reason why it should disappear.”

 

1997

LB 31/07/1997

 

LORIENT.¬† Capitaie des musiques celtiques du 1er au 10 ao√Ľt.¬† Plus de 300.000 personnes et 4.500 artistes sont attendus √† Lorient pour assister, du ler au 10 ao√Ľt, √† la 27e √©dition du festival interceltique qui m√™le musiques traditionnelles d’√Čcosse, d’Irlande, du Pays de Galles et de Bretagne au jazz, rock, ou la musique latino ou afro.

¬ę¬†Le festival renoue cette ann√©e avec les grandes cr√©ations’, a estim√©.Jean-Pierre Pichard, le directeur de la manifestation.¬† Les nuits de Lorient seront en effet scand√©es cette ann√©e par trois ceuvres originales : deux symphoniques, “L’√©pop√©e¬†¬† celtique” de l’Ecossais Edward McGuire (200 musiciens sur sc√®ne), et le “Consierto Gymaraeg” du Gallois Pwyll Ap Sion.¬† Une troisi√®me plus jazzy, d’Antoine Herv√©, ancien chef de l’orchestre national de jazz, est pr√©vue avec les “Caprices de Morgaiie’, o√Ļ la harpe celtique devient l’instrument central.

C√īt√© stars, les organisateurs ont invit√© la pasionaria irlandaise Sinead O’Connor, ses compatriotes les Chieftains et Tri Yann.¬† Carlos Nunez, le “Jimi Hendrix de la gaita¬†¬Ľ – cornemuse galicienne sera √©galement pr√©sent.

Les “Nations celtes’ d√©fileront au cours d’une parade spectaculaire. (AFP)

 

1998

Tour de France 98: passage en Bretagne: les drapeaux bretons partout.

(TF1 – 14/7)

 

1999

Les ind√©pendantistes arm√©s choisissent la ‚Äúlutte arm√©e‚ÄĚ, LB 06/08/1999

 

L’ ARB (Armée révolutionnaire bretonne)  l’a déclaré le 25 juillet dans Gara, quotidien indépendantiste basque.

L’ARB plaide pour une reconnaissance du peuple breton et de sa langue dans la Consitution française.

L’ARN a notamment revendiqué les attentats de Cintegabelle, le 18 juin dernier, fief du Premier ministre Lionel Jospin, et de Belfort, le 30 octobre 1998, fief du ministre de l’Intérieur M. Chevènement.

 

2000

Chevènement indésirable, LB 03/08/2000

 

Le parti ind√©pendantiste breton Emgann a protest√© mercredi contre la venue dans la r√©gion, du tr√®s jacobin ministre fran√ßais de l‚ÄôInt√©rieur Jean-Pierre Chev√®nement, estimant qu‚Äôil s‚Äôagissait d‚Äôune ¬ę¬†provocation¬†¬Ľ.

 

2000

torture anti-bretonne < France fasciste

<youenn.pibot@libertysurf.fr> :Lire a ce sujet, le livre suivant:
>
> Histoire d’un interdit – Le breton a l’ecole
> Claude an Du
> Hor Yezh – 2000
>
> deja cite ds ce newsgroup…
>
>
>
> Glaoda wrote:
> >  Ronan <11091101@ifrance.com> a écrit dans:
> >
> > Message-ID: <3CBDFA60.6090505@ifrance.com>
> >
> >>Tes grands-parents t’ont t-ils racont√© les coups de fouet √† chaque fois
> >>qu’ils √©taient pris √† parler le Breton ?
> >>
> >
> > Les miens m’ont racont√© ce qu’ils ont v√©cu . Pas de brutalit√©s pour le
> > breton mais le symbole √† porter au cou. * ar vioc’h * .
> > Le premier à être pris à parler breton héritait de cette *vache* et il
> > pouvait s’en d√©barasser en surprenant √† son tour un autre bretonnant.
> >  Pour mon père, le système était dévoyé car le curé (Perrot) donnait
> > au dernier √† porter le symbole, un bonbon ou un sou. Alors qu’il √©tait
> > sensé recevoir une punition.
> > Je ne sais pas ce que devait être cette punition en supplément à la
> > honte de porter cet insigne.
> > Je lui ai redemand√©. Pas de punition physique pour elle( il n’y avait
> > même pas le symbole, et le cathéchisme était appris en breton. Elle
> > √©tait incapable d’apprendre par coeur du fran√ßais.)
> >
> > Une génération plus tard, donc celle de  mon frère, elle se souvient
> > qu’une m√®re d’√©l√®ve √©tait all√© se plaindre √† l’√©cole des gar√ßons que
> > son fils apprenait moins le fran√ßais que sa fille. Elle n’avait pas le
> > droit elle de parler breton. Le directeur de l’√©cole lui a r√©pondu
> > qu’on n’√©tait pas en Russie…
> >
> > Re diez eo d’in skiva kement se e brezhoneg. Digarezit ac’hanon.
> >
> > Kenavo
> > –
> > Kenavo ar wech all
> >

 

2001

Argouarch <argouarch@bretons.org> a écrit dans le message : argouarch-2007011758230001@pool0996.cvx19-bradley.dialup.earthlink.net

Communique du CARB
>
> “PRATIQUES INADMISSIBLES” EN GARDE A VUE ET ET EN
> PRISON : LA FRANCE CRITIQUEE PAR LE COMITE EUROPEEN
> POUR LA PREVENTION DE LA TORTURE.
>
> Le Comité pour la Prévention de la Torture et et des
> traitements inhumains ou dégradants vient de rendre un
> rapport sur la situation en France.
> Ce comité est une organisation spécialisée et très
> officielle qui rel√®ve du Conseil de l’Europe.
> La vol√©e de bois vert qu’il envoie √† la France, patrie
> autoproclam√©e des droits de l’Homme, rejoint et
> conforte les critiques que nous exprimons
> r√©guli√®rement depuis l’automne 1999, notamment pour ce
> qui est des gardes à vue et de la situation dans les
> prisons o√Ļ, nous le r√©p√©tons sans d√©semparer, la
> situation des malades est particulièrement
> préoccupante.
> Ce rapport, cité par les quotidiens français
> Libération (pages 13 et 14, jeudi 19 juillet 2001
> ) et Le Monde, d√©nonce les “pratiques
> inadmissibles” de la police politique fran√ßaise
> D.N.A.T. (Division Nationale Anti “Terroriste”) qui
> prive de sommeil les personnes gardées à vue pendant
> 96 heures (pas de couvertures, lumière constamment
> allumée), sans accorder de repos suffisant entre les
> interrogatoires.
> L’h√īpital des prisons de fresnes, o√Ļ ont justement √©t√©
> “soign√©s” les prisonniers politiques bretons Alain
> Solé et Paskal Laizé, est particulièrement critiqué
> dans le rapport et fait partie des sites “en de√ßa des
> normes d’un pays d√©mocratique”.
> La Coordination Anti-Répressive de Bretagne dénonce
> encore une fois les agissements des dirigeants
> français, droite R.P.R. et gauche plurielle , et exige
> la mise en liberté immédiate des sept prisonniers
> politiques bretons détenus dans les prisons françaises
> de la région parisienne.
> La Carb

 

2001

Eurominority <eurominority@europe.com> a écrit dans le message : 9kmj5q$9nb$1@wanadoo.fr

Miss Bretagne 2000, Mélanie Guyomard a soutenu la manifestation pour la
> réunification de la Bretagne le 30 juin 2001, et a été virée par le Comité
> Miss France  !
>
> Ce soir sur TF1, ses réactions au journal télévisé !
>
> Contact√©e aujourd’hui par t√©l√©phone, M√©lanie Guyomard nous donne son accord
> pour la diffusion au plus grand nombre de l’adresse du site de soutien √† sa
> cause : http://missbzh.free.fr
>
> Le Comité de Soutien

 

2002

Communiqu√© d’Emgann du 16 septembre 2002

La langue bretonne sur France 3

Le Mouvement de la Gauche Indépendantiste condamne fermement les
d√©cisions prises par la pr√©tendue cha√ģne de service public France 3 √†
l’encontre de la langue bretonne celtique. La Loire-Atlantique est
aujourd’hui priv√©e de toute √©mission et la Bretagne administrative
perd une heure sur les deux malheureuses heures que l’on d√©daignait
lui accorder encore.
Nous r√©futons donc totalement √† cette cha√ģne le droit de se nommer de
service public, ainsi que cha√ģne r√©gionale. Nous la rebaptisons par
contre ¬ę cha√ģne de l’√©puration ethnique et de l’uniformisation ¬Ľ. Il
est assez comique de constater que la seule véritable télé régionale
de service publique en Bretagne soit aujourd’hui TV Breizh √† laquelle
ceux qui y sont abonnés payent une redevance.
Face √† cela nous appelons tous ceux qui travaillent √† l’√©laboration
de la dernière émission encore diffusée, ainsi que tout membre du
personnel pour qui service public, pluralité culturelle et droit à la
différence a encore un sens, de se mettre en grève en signe de
protestation. 
Nous appelons aussi √† l’√©mergence d’un mouvement important de boycott
de la redevance et d’actions symboliques √† l’encontre de la cha√ģne de
l’√©puration ethnique et de l’uniformisation. Nous esp√©rons que des
personnalités bretonnes, ou non, connues pour leurs discours en
faveur de la défense de notre identité culturelle et de la diversité
des cultures et des langues passent du discours √† l’acte en
participant activement à cette protestation.
Cette d√©cision de France 3, c’est √† dire de l’Etat fran√ßais, montre
le degré de tartufferie de ses dirigeants, dont les discours, à
l’image de Chirac √† Johannesburg, ne cessent de donner des le√ßons au
monde entier sur le respect de la diversité des cultures et des
langues et qui sur le sol hexagonal pratique la politique de
l’√©puration ethnique par l’ethnocide culturel.
Ce mépris et cette arrogance des dirigeants français en Bretagne est
la résultante de la faiblesse du mouvement politique breton dont les
diff√©rentes composantes passent plus de temps √† s’entred√©chirer qu’√†
s’unir. L’Etat fran√ßais fait en Bretagne ce que nous lui permettons
de faire. Aussi nous continuons à appeler tous les militants bretons
démocratiques au dialogue et au rassemblement afin de créer enfin une
v√©ritable force repr√©sentative de l’ensemble des composantes
d√©mocratiques bretonnes capable d’imposer √† l’Etat fran√ßais et √† ses
relais locaux un avenir véritable pour la Bretagne.

Pour Emgann-MGI, son porte-parole national Eric Bainvel.

From: kemennadenn <kemennadenn@yahoo.fr> (20/10/02)

Subject: [kemennadenn] statut de prisonnier politique/statud prizoniad politikel

 

Concernant les sept militants indépendantistes bretons incarcérés
> en région parisienne, nous demandons leur libération immédiate, faute
> de quoi un statut spécial de prisonnier politique doit leur être
> accordé et appliqué.
>
> Un statut sp√©cial de prisonniers politiques c’est :
>
> – la lev√©e de l’interdiction de communiquer entre eux ainsi qu’avec
> leurs co-mis en examen actuellement en liberté conditionnelle.
>
> Рleur regroupement et le droit pour eux de participer à des
> activit√©s en relation avec leur engagement politique et avec l’aspect
> politique de leur incarcération.
>
> – un am√©nagement de leurs parloirs compte tenu de l’√©loignement de la
> cellule familiale ou à défaut leur rapatriement, chez eux, en
> Bretagne.
>
>  3 ans de détention sans aucun jugement : une nouvelle fois la France
> sera condamnée par les instances  judiciaires européennes et
> internationales.
>
>  
>
> Pour Emgann
> Le porte-parole
> Eric Bainvel

>     Setu savboent Emgann diwar-benn  ar seizh stourmer Breizhad
> toullbac’het e Pariz. Goulenn a reomp gro√Īs e vefent dieubet
> diouzhtu, a-hent-all e tleont kaout ur statud prizoniad politikel.
>
> Ur statud prizoniad politikel a dalvez:
> – e vefe paouezet gant an nann-eskemmo√Ļ etrezo hag ar re bet bac’het
> ha dieub dindan diviz er mare-ma√Ī.
> – e vefent strollet hag e c’hallfent kemer perzh e kement obererezh a
> denn eus o c’hredenno√Ļ politikel, liammet gant a fed ez eo politikel
> o frizonadur.
> – e vefe che√Īchet mont en-dro ar salio√Ļ da gomz, o c’houzout ema√Ī o
> familho√Ļ o chom pell. Ma n’eus ket ku e tleont beza√Ī adkaset da
> Vreizh.
>
> Bac’het int dibaoe tri bloaz, ha n’eus bet prosez ebet betek-henn :
> anat eo e vo kondaonet c’hoazh ar stad-c’hall gant ensavadurio√Ļ barn
> Europa ha reo√Ļ ar bed.

 

2002

Festival / ¬ę¬†L‚ÄôInterceltique¬†¬Ľ et la cr√©ation, LB 01/08/02

Quelque 500.000 spectateurs lors de ce festival à Lorient.

Un festival devenu plus important que le Festival d’Avignon.

 

2002

From: kemennadenn <kemennadenn@yahoo.fr> (20/10/02)

Subject: [kemennadenn] statut de prisonnier politique/statud prizoniad politikel

 

Concernant les sept militants indépendantistes bretons incarcérés
> en région parisienne, nous demandons leur libération immédiate, faute
> de quoi un statut spécial de prisonnier politique doit leur être
> accordé et appliqué.
>
> Un statut sp√©cial de prisonniers politiques c’est :
>
> – la lev√©e de l’interdiction de communiquer entre eux ainsi qu’avec
> leurs co-mis en examen actuellement en liberté conditionnelle.
>
> Рleur regroupement et le droit pour eux de participer à des
> activit√©s en relation avec leur engagement politique et avec l’aspect
> politique de leur incarcération.
>
> – un am√©nagement de leurs parloirs compte tenu de l’√©loignement de la
> cellule familiale ou à défaut leur rapatriement, chez eux, en
> Bretagne.
>
>  3 ans de détention sans aucun jugement : une nouvelle fois la France
> sera condamnée par les instances  judiciaires européennes et
> internationales.
>
>  
>
> Pour Emgann
> Le porte-parole
> Eric Bainvel
>
> ——————————–
>
>     Setu savboent Emgann diwar-benn  ar seizh stourmer Breizhad
> toullbac’het e Pariz. Goulenn a reomp gro√Īs e vefent dieubet
> diouzhtu, a-hent-all e tleont kaout ur statud prizoniad politikel.
>
> Ur statud prizoniad politikel a dalvez:
> – e vefe paouezet gant an nann-eskemmo√Ļ etrezo hag ar re bet bac’het
> ha dieub dindan diviz er mare-ma√Ī.
> – e vefent strollet hag e c’hallfent kemer perzh e kement obererezh a
> denn eus o c’hredenno√Ļ politikel, liammet gant a fed ez eo politikel
> o frizonadur.
> – e vefe che√Īchet mont en-dro ar salio√Ļ da gomz, o c’houzout ema√Ī o
> familho√Ļ o chom pell. Ma n’eus ket ku e tleont beza√Ī adkaset da
> Vreizh.
>
> Bac’het int dibaoe tri bloaz, ha n’eus bet prosez ebet betek-henn :
> anat eo e vo kondaonet c’hoazh ar stad-c’hall gant ensavadurio√Ļ barn
> Europa ha reo√Ļ ar bed.

 

2002

mali <mali-n@voila.fr> a écrit dans le message : 5e60f1e3.0205121030.5d6df634@posting.google.com

> Communiqué de presse du 12 mai 2002
>
> Lorient-Bastia: actions en justice contre la police française.
>
> Une dizaine de militants de la Coordination Anti-Répressive de
> Bretagne sont intervenus il y a quelques dizaines de minutes aux
> abords du Stade de France afin de distribuer des tracts exigeant la
> libération immédiate des huit militants indépendantistes bretons
> emprisonnés en région parisienne.
> Sept d’entre eux ont d√©pass√© les deux ans de d√©tention provisoire,
> deux ont même déjà subi plus de deux ans et demi de prison sans
> qu’aucun tribunal ne les ait condamn√©s… L’accueil des supporters
> bretons et corses a été particulièrement chaleureux tant le scandale
> de cet abus de d√©tention “provisoire est maintenant manifeste. A
> contrario, la police française a procédé envers nos camarades à des
> contr√īles d’identit√© particuli√®rement muscl√©s et a vol√© leur
> banderolle portant ces simples mots: “Frankiz evit ar brizonidi
> bolitikel” (“Libert√© pour les prisonniers politiques”), et ce en
> violation flagrante de la libert√© d’expression, pourtant garantie par
> les lois et la Constitution de la République Française et les pactes
> et traités internationaux signés et ratifiés par elle. Ce simple fait
> démontre, une nouvelle fois, la nature profondément POLITIQUE des
> poursuites en cours contre les militants indépendantistes bretons.
> Après une concertation en urgence avec nos militants présents le
> samedi 11 mai au Stade de France, nous annonçons que, dès demain lundi
> 13 mai, nous déposons plainte entre les mains de Monsieur le Procureur
> de la République Française près le TRibunal de Grande Instance de
> Saint-Denis pour “vol en r√©union” et “atteinte aux libert√©s
> publiques”.
>
> La Coordination Anti-Répressive de Bretagne délivre un carton rouge au
> nouveau ministre fran√ßais de l’Int√©rieur qui continue les pratiques
> répressives brutales de ses prédécesseurs de la gauche plurielle,
> Messieurs Chevènement et Vaillant.
>
> Elle exige la mise en liberté immédiate des huit militants
> indépendantistes bretons et assure les militants corses présents aussi
> ce soir au Stade de France qui ont eux-mêmes été victimes de telles
> atteintes aux libertés démocratiques de sa totale solidarité.
>
> Pour la Coordination,
> Le porte-parole,
> Claude Le Duigou.

 

2003

From: “kemennadenn” <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Sunday, December 07, 2003 6:52 PM

Subject: [kemennadenn] L’√©difiant t√©moignage de Ga√ęl Roblin concernant les obs√®ques de son p√®re

 

Testenni Ga√ęl Roblin diwar-benn an abadenn vezhus en deus bet da c’houzanv da ge√Īver obido√Ļ e dad
T√©moignage de Ga√ęl Roblin d√©taillant la c√©r√©monie grotesque qu’il a¬† d√Ľ endurer lors des obs√®ques de son p√®re

Da skigna√Ī diwar e c’houlenn¬† / √† diffuser √† sa demande

¬ę Contrairement √† ce qui a √©t√© √©crit ici ou l√†, je n’ai pu assister √† la c√©r√©monie civile suite au d√©c√®s de mon p√®re, pas plus qu’√† l’incin√©ration. J’accuse l’√©tat fran√ßais de s’√™tre livr√© √† une
sordide mise en scène à cette occasion à des fins de propagande.

Voil√† ce qui s’est r√©ellement pass√©.
Vendredi 21 novembre j’ai √©t√© inform√© par mon avocat du d√©c√®s de mon
> p√®re. Le jour m√™me il a fait une demande √† la chambre d’instruction
> afin que je puisse assister aux fun√©railles. J’ai √©t√© inform√© lundi
> 24 novembre de la décision positive de la chambre. Mardi 25 au départ
> de La Santé je me suis rendu en fourgon cellulaire à Saint Brieuc.
> L’escorte √©tait forte num√©riquement, bien plus que pour un jugement
> o√Ļ je m’√©tais rendu avec un autre prisonnier politique breton en 2002
> à Nantes.
>
> Arrivé à 16h30 à la gendarmerie de St Brieuc après 400 km menotté,
> j’ai √©t√© plac√© dans une cellule d’une salet√© repoussante, ignoble et
> glaciale. Les cellules du palais de justice de Paris sont d’une
> propret√© comparables aux toilettes du roi d’Espagne si on compare le
> palais de justice de Paris avec la gendarmerie de St Brieuc. Les
> connaisseurs apprécieront.
>
> Vers 17h j’ai √©t√© emmen√© dans un cort√®ge de sir√®nes hurlantes et de
> gyrophares au cr√©matorium. On avait impos√© l’itin√©raire du fun√©rarium
> de Lanvollon à St Brieuc à ma famille, tout en insistant sur la
> n√©cessit√© d’une pr√©sence minimum au cr√©matorium.
>
> Arriv√© l√† on a refus√© que mon oncle (qui pourtant dispose d’un permis
> lui permettant de me rendre visite à La Santé) puisse venir me
> saluer, on a refus√© s√®chement que j’embrasse la compagne de mon p√®re.
>
> ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Aucune condition de s√©curit√© ne justifie que l’on me
> refuse ce droit √©l√©mentaire √† assurer mes proches d’un minimum de
> gestes de compassion en ces circonstances p√©nibles.¬† C’est l√† un
> geste d’une incroyable sauvagerie morale faite √† mon endroit, mais
> aussi à ma famille en deuil qui est restée sidérée par le vacarme
> assourdissant et le déploiement militaire indécent autour du
> cr√©matorium. D’autant qu’elle avait d√©j√† d√Ľ endur√© les filatures et
> relev√©s de plaques d’immatriculation entre le domicile de mon p√®re,
> le fun√©rarium de Lanvollon, et la salle polyvalente de Pl√©guien o√Ļ
> lui a été rendu hommage.
>
>             Je me suis donc retrouvé dans un petite salle du
> crématorium de St Brieuc entouré de quatre militaires français
> robocopisés dont deux étaient armés, seul et toujours menotté alors
> que ma famille se trouvait à quelques mètres. Comprenant alors que
> j’aurais seulement le droit de me recueillir dans ces conditions
> d√©lirantes, j’ai d√©cid√© de mettre fin √† cette mascarade ind√©cente.
> Contrairement √† ce qui a √©t√© √©crit je n’ai pas eu le droit d’assister
> à la crémation et je suis rentré dans les mêmes conditions sur Paris.
>
>             Le risque de fuite était nul, car ce que se gardent bien
> de rapporter certains c’est que je suis d√©tenu contre l’avis du
> parquet anti-terroriste et que celui-ci a demandé à trois repises ma
> mise en libert√© consid√©rant que j’avais de tr√®s nombreuses garanties
> de représentations. Je suis maintenu en détention sur la base des
> all√©gations du juge d’instruction et de la chambre d’instruction, qui
> se gardent bien de détailler ma prétendue participation à la
> r√©alisation d’actions clandestines, tout en se gardant d’arguer de ma
> qualit√© de porte-parole d’Emgann, mouvement toujours l√©gal √† ce jour.
>
> ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Ce d√©ploiement de force n’√©tait justifi√© que pour faire
> croire à ma prétendue dangerosité, alors que de plus en plus de gens
> en Bretagne se posent des questions sur la répression féroce que
> subissent militants culturels et politiques bretons, et bien s√Ľr par
> la proximit√© notoire qu’entretenait mon p√®re jusqu’√† son dernier
> souffle avec ceux et celles qui défendent les prisonniers politiques
> bretons et les droits du peuple breton.
>
> ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† Tout ceci prouve s’il en √©tait encore besoin l’incroyable
> ind√©cence d’un √©tat qui n’a m√™me pas le respect des morts et se livre
> en toutes circonstance √† d’inf√Ęmes campagnes de criminalisation pour
> justifer la répression.
>
> ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† J’invite chacun √† faire conna√ģtre son sentiment aux
> autorit√©s fran√ßaises. J’ai d√©cid√© de rendre tous ces faits publics
> afin que chacun puisse décider en sa conscience si ma présence aux
> obs√®ques de mon p√®re aurait cr√©√© plus de ¬ę troubles √† l’ordre
> public ¬Ľ que la remise en libert√© de monsieur Papon, ou la derni√®re
> opération spectacle de la Direction Nationale Anti-Terroriste dans la
> r√©gion de Guingamp. ¬Ľ

 

2003

Ronan LE FLECHER <lesamisdetvbreizh@noos.fr> a écrit dans le message : 631da5ca.0309100300.31784667@posting.google.com

UN VENT DE BRETAGNE ET DES PAYS CELTES SOUFFLE SUR LA TELEVISION GRACE
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> Contre vents et marées, TV BREIZH a offert depuis septembre 2000 une
> programmation riche, en français et en breton : magazines,
> documentaires, musique, sport, émissions pour la jeunesse et depuis un
> an un journal de qualit√©. Une cha√ģne vivante √† l’image de la Bretagne
> forte de sa population, de son histoire, de sa culture sans cesse
> renouvelée et de sa belle langue bretonne.
> IL Y A UN HIC!
> Seulement 12% des foyers bretons reçoivent TV BREIZH diffusée par le
> satellite et une partie du r√©seau c√Ębl√©. La volont√© de la cha√ģne
> d’obtenir des fr√©quences de diffusion hertziennes, synonyme de
> diffusion gratuite et d’acc√®s √† un large public pour les programmes
> bretons se heurte aux refus r√©p√©t√©s du CSA d’octroyer des fr√©quences √†
> commencer par une fréquence sur la région nantaise en juillet 2003.
> => TV BREIZH se voit donc contrainte de revoir à la baisse sa
> politique de production et de diffusion de programmes bretons.

 

2004

> Pour EMGANN
> Le Bureau National

06/10/04

<konan.meriadek@xbzh.com> a écrit dans le message de news:566387544967648.Post@ithinknot.net

TITRE: Six nouvelles condamnations de la France à Strasbourg AUTEUR: C.A.R.B. Six nouvelles condamnations de la France à Strasbourg. Communiqué
>  de presse de la Coordination Anti-Répressive de Bretagne. Ce sont six condamnations qui ont été infligées à la patrie autoproclamée
> ¬†des Droits de l’Homme le mardi 5 octobre 2004 dans les affaires Blondet, Onnikian, Caille, Mitre, Reisse et trois autres,
>  et Rey. Le montant total des réparations à payer est de 33 273 euros. A notre connaissance, aucune de ces
> ¬†affaire n’a franchi le barrage m√©diatique. Selon nos calculs, la France en est √† 42 condamnations depuis d√©but 2004. Les
> ¬†records de 2002 (61 condamnations) et 2003 (76) ne seront donc pas atteints cette ann√©e. L’explication en est simple :
> ¬†il faut savoir que les lenteurs de proc√©dure doivent maintenant faire l’objet de recours en indemnisation devant les tribunaux fran√ßais
> ¬†et ne peuvent plus donner lieu √† une requ√™te directe en Cour Europ√©enne des Droits de l’Homme. Rappelons que deux
> ¬†dossiers de militants bretons sont actuellement pendant devant la Cour Europ√©enne des Droits de l’Homme: – Claude Le Duigou contre
>  France, РGérard Bernard contre France.  Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne, Le porte-parole, Claude Le duigou

 

2004

11/10/04 Р<konan.meriadek@xbzh.com> a écrit dans le message de news:681572532646213.Post@ithinknot.net

√ė¬† L’association Bemdez, qui a pour buts de promouvoir la culture bretonne et d’assurer la l√©gitimit√© de son d√©veloppement, rendra un
> ¬†hommage breton aux milliers de victimes de la ” Grande Guerre ” (1914-18). Selon le vou √©mis par les anciens
> ¬†combattants revenant du front, il s’agira de rendre un hommage non militaire, sans uniforme et sans arme, afin de c√©l√©brer
>  la paix. En mémoire des victimes bretonnes, dont le breton était la langue maternelle, cet hommage sera bilingue (breton-français). Le
> ¬†rendez-vous est fix√© le jeudi 11 novembre √† 11 heures, apr√®s les c√©r√©monies officielles, √† l’entr√©e du plateau de la
> ¬†Garenne, c√īt√© rue Saint-Tropez (pr√®s du Conseil G√©n√©ral) √† Vannes. L’hommage est public. Pour Bemdez, le Pr√©sident, Bertrand Del√©on. Kevredigezh
> ¬†/ Association BEMDEZ Ti ar c’hevredigezhio√Ļ / Maison des associations 6 straed ar Govuerezh / 6 rue de la Tannerie
>  56 000 GWENED / VANNES Р02 97 46 59 42 / 06 11 51 43 15
>
> Pour s’abonner a la newsleter aller ^¬† http://www.agencebretagnepresse.com/abonnements.php

 

http://www.emgann.org

EMGANN-Mouvement de la Gauche Ind√©pendantiste –
Comité de Lanester
Communiqué de presse : deuxième tour des élections cantonales de
Lanester

Nous invitons les Lanesteriens qui ont votés pour Reun Le Diguerher à
inscrire au deuxième tour le nom de Kristian Georgeault prisonnier
politique Breton sur un bulletin qui sera comptabilisé comme nul.
C’est
l’occasion pour nous de d√©noncer la situation inadmissible faite √†
notre
compatriote incarcéré depuis cinq ans loin de son pays et de sa
famille ce
qui est contraire au droit français et européen. Kristian doit être
incarcéré à Ploemeur et non en région parisienne !

Pour nous la lutte continue !

Emgann Lanester (le 1er février 2005)

 

2004

14/10/04 – Re: La France mutile l’homme.

 

“T. Gwilhmod” <gwilhmod@libertysurf.fr> a √©crit dans le message de news:ckmv8q$frd$1@news.tiscali.fr

√ė¬† deux poids deux mesures : la France r√©clame le respect du droit des
> minorit√©s en Turquie, ainsi que des droits religieux…
>
> Mais elle lamine ces m^mes valeurs sur son territoire. La solution finale
> est atteinte en Bretagne tant au point de vue linguistique que religieux. En
> turquie les Chrétiens sont complètement écrasés, quant aux kurdes, ils
> poussent √† la roue pour rentrer dans ‘UE, pensant que cet √©v√®nement
> obligerait les Turcs √† reconnaitre leurs droits (vu aujourd’hui sur TF1 une
> femme kurde emprisonn√©e pendant 10 ans d√©cor√©e par le Conseil de l’Europe et
> prenant fait et cause pour l’entr√©e de la Truquie dans l’UE)
>
> J’ai entendu aujourd’hui l’ambassadeur de turquie dire que “la France est un
> pays Cart√©sien et le sera TOUJOURS (sic)” ce qui implique pour lui qu’elle
> reviendra √† la raison et acceptera l’entr√©e de la Turquie dans l’UE.
>
> Je suis d’accord avec lui : depuis Descartes, la France reste
> indécrottablement une entité mathématique, symétrique et équilatéralement
> d√©connect√©e des droits des hommes qu’elle croit (de bonne foi) d√©fendre
> (contre leur gré : guillotine, vendée en 1793, et en 2004 : Jésus Chirac
> pour l’entr√©e de la Turquie avec r√©f√©rendum dans 15 ans (! de qui se
> moque-t-on ???), Douste Blazy qui autorise les manipulation ‘scientifiques’
> (comprenez ‘th√©rapeuthiques’, le clonage quoi !) sur des embryons
> surnum√©raires (29000 en france n’ont plus de “projet parental”, les pauvres
> !) , la loi contre l’homophobie va restreindre la libert√© d’expression sur
> l’opinion morale qu’on devrait √™tre en droit d’√©mettre au sujet de cette
> orientation sexuelle, etc etc…
>
> Bref, cet ambassadeur est d’un pays qui a copi√© la France (et ce depuis
> l’alliance de Fran√ßois premier avec l’empire otoman contre charles Quint
> d’Habsbourg), en adoptant deux valeurs pour construire leur Etat-nation :
> Démocratie et Laicité.
>
> Moi je dis qu’on ne peut pas sans ali√©ner l’homme base une vie ensemble sur
> ces deux seuls principes, si galvaud√©s et manipul√©s √† l’envie. Un pays doit
> surtout avoir un projet de “vivre ensemble” et non pas seulement un “modus
> vivendi” qui laisse champs libre √† une caste (francmaconnerie ici et
> militaires en Turquie).
>
> Un petit exemple de la laicit√© √† la Fran√ßaise : Imbourc’h s’est vue refuser
> toute subvention pour ses éditions à caractère religieux pour le seul motif
> qu’elles sont √† caract√®re religieux. R√©sultat : le co√Ľt r√©el √† l’√©dition de
> ces ouvrages est plombé de 67 % !
> Pour un budget de 100 euro un livre de spiritualit√© en breton co√Ľte 100 euro
> et un livre √† caract√®re non religieux co√Ľte 60 euro √† qualit√© √©gale.
>
> Si il y a des lecteurs qui veulent lire des ouvrage de spiritualité en
> breton, il payeront donc 67 % de supplément pour accèder à tout un pan de la
> dimension humaine : c’est de la mutilation pure et simple et contraire √† la
> liberté.
>
> Un autre petit exemple : mes √©l√®ves, bretonnants ou pas d’ailleurs, en
> 5i√®me, n’ont plus aucune notion de ce qu’est la religion catholique (coll√®ge
> dit catholique : aucun dans la classe en breton, 1 sur 27 dans la classe en
> français a pu dire que les Chrétiens ont pour principal précepte de suivre
> J√©sus Christ qui a dit “Aimez vous les uns les autres comme vous m^mes”)
>
> Je pense que plutot que de distribuer des tracts sur la contraception au
> coll√®ge on ferait mieux de leur donner l’√©vangile de St Jean… m^me si ce
> n’est pas subventionn√©.
> TG
>
> —
> Brezhoneg yezh ofisiel, ya !
> Hogen er gêr da gentan

 

2004

21/10/04 Рkonan.meriadek@xbzh.com> a écrit dans le message de news:661651665684732.Post@ithinknot.net

√ė¬† PRISONNIERS BRETONS : LA FRANCE NE RESPECTE PAS SES ENGAGEMENTS. Communiqu√© de la Ligue Celtique diffus√© par la Coordination Anti-R√©pressive
>  de Bretagne (  Note C.A.R.B. :Monsieur Bertrand Cantat, condamné définitivement le 29 mars dernier, a été transféré le 28
> ¬†septembre de Lituanie en France pour accomplir le reste de sa peine de huit ans d’emprisonnement au Centre de D√©tention
> ¬†de Muret, situ√© pr√®s de son lieu d’origine et du lieu de r√©sidence de membres de sa famille. Apr√®s presque
> ¬†quatre ans de d√©tention ¬ę provisoire ¬Ľ, condamn√©s d√©finitivement le 26 mars dernier par la Cour d’Assises sp√©cialement compos√©e de
> ¬†Paris pour des attentats ayant uniquement entra√ģn√© des d√©g√Ęts mat√©riels, les militants ind√©pendantistes bretons Kristian Georgeault et Paskal Laiz√© sont
> ¬†toujours d√©tenus √† Paris √† la Maison d’Arr√™t de La Sant√©. La loi¬† fran√ßaise pr√©voit clairement que les condamn√©s
> ¬†d√©finitifs doivent √™tre plac√©s en Centre de D√©tention, et non plus en Maison d’Arr√™t. Le rapprochement de leur famille est
>  prévu dans les lois françaises et les engagements internationaux signés par la France. En septembre 2002, Monsieur Nicolas Sarkozy rappelait
>  lui-même, à propos des condamnés corses, que le rapprochement est une simple application de la loi. Le transfert en Bretagne,
> ¬†r√©gion o√Ļ vivent leurs proches, est possible ; deux centres peuvent les accueillir en Bretagne, √† Nantes et √† Ploemeur
> ¬†(Morbihan).) L’Ambassade de France¬† √† Londres a r√©pondu √† la Ligue Celtique , au sujet¬† de la d√©termination
> ¬†du lieu¬† o√Ļ les prisonniers purgent leur peine,¬† par des phrases telles que ¬ę les crit√®res et les
> ¬†liens familiaux g√©ographiques ¬Ľ sont pris en consid√©ration. L’Ambassade r√©pondait √†¬† une protestation adress√©e¬† au Ministre fran√ßais de
>  la Justice le mois dernier par la Ligue au sujet de la détention prolongée de plusieurs prisonniers bretons  en
>  région parisienne.  La Ligue a écrit à Monsieur Dominique Perben  que la France avait une obligation de traiter
> ¬†ces d√©tenus conform√©ment aux R√®gles¬† P√©nitentiaires Europ√©ennes, ainsi qu’elles sont √©tablies par le Conseil de l’Europe, qui souligne l’importance
> ¬†de faire en sorte qu’un prisonnier purge sa peine¬† aussi pr√®s que possible de son domicile, ce qui garantit
> ¬†que les liens familiaux et sociaux soient maintenus.¬† L’Ambassade a affirm√© que la France a utilis√© de tels crit√®res
> ¬†en insistant que la d√©termination d’un ¬ę √©tablissement p√©nitentiaire appropri√© ¬Ľ √©tait faite seulement apr√®s ¬ę une soigneuse prise en
> ¬†consid√©ration du dossier individuel ¬Ľ et des rapports ¬ę sur leur cas personnel ¬Ľ. Elle poursuit en affirmant que
> ¬†¬ę beaucoup de facteurs sont pris en consid√©ration, incluant¬† les crit√®res g√©ographiques et les liens familiaux , en
> ¬†vue de¬† faciliter la r√©insertion des condamn√©s apr√®s leur lib√©ration ¬Ľ.¬† M√™me si¬† un¬† tel engagement
> ¬†affirm√© est bienvenu, la Ligue Celtiqe ne croit pas que tels crit√®res soit appliqu√©s¬† aux prisonniers bretons, beaucoup d’entre
>  ont subi  plusieurs années dans les prisons en Région  Parisienne et il leur est refusé le transfert en
>  des lieux  convenant mieux au soutien familial  et le retour en  Bretagne en ammplication de la loi.
>  

 

2004

France  / Procès d’indépendantistes bretons, LB 01/03/2004

 

11 militants et sympathisants pr√©sum√©s de l‚ÄôARB (Arm√©e r√©volutionnaire bretonne) a revendiqu√© les attentats ou tentatives contre des gendarmeries, des perceptions, des locaux judiciaires ou postaux, sauf celui de Qu√©vert (qui avait tu√© une employ√©e), o√Ļ elle a ni√© toute responsabilit√©. L‚ÄôARB avait sugg√©r√© que cet attentat √©tait une provocation mont√©e par la DST (Direction de la Surveillance du territoire).

 

2004

From: “kemennadenn” <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Friday, February 06, 2004 9:40 AM

Subject: [kemennadenn] ALAIN SOLE: PERBEN et LEBRANCHU responsables d’une politique planifi√©e de tortur

 

EMGANN
> MOUVEMENT DE LA GAUCHE INDEPENDANTISTE
> BP 70215
> 22202 Gwengamp cedex
> www.emgann.org
>
> Communiqué de presse
>
> ALAIN SOLE: PERBEN et LEBRANCHU responsables d’une politique planifi√©e
> de torture blanche
>
> Le prisonnier politique breton Alain SOLE a entamé une grève de
> l’insuline depuis le 03 f√©vrier 2004. Cette gr√®ve est une r√©action au
> sort qui lui est r√©serv√© depuis qu’il est incarc√©r√© en d√©tention dite
> pr√©ventive c’est √† dire depuis plus de 4 ans et 3 mois.
> Aujourd’hui, il faut que les choses soient claires, ce sort rel√®ve du
> SADISME pur et simple. Nous accusons publiquement Dominique PERBEN
> l’actuel garde des sceaux ainsi que son pr√©d√©cesseur l’actuelle t√™te
> de liste PS en Finistère pour les élections régionales Marylise
> LEBRANCHU d’avoir mis au point et enterin√© une politique √† l’encontre
> des prisonniers politiques bretons relevant de la TORTURE BLANCHE et
> DU SADISME PUR ET SIMPLE.
>
> Le refus d’accorder un traitement m√©dical adapt√© √† Alain SOLE, les
> mesures visant à rendre handicapé à vie Pascal LAIZE, les passages à
> tabac effectu√©es sans aucune raison sur J√©r√īme BOUTHIER ne sont que
> les aspects les plus flagrants d’une architecture r√©pressive et
> aliénante mise en place par Madame LEBRANCHU, Monsieur PERBEN et leur
> bras armé Gilbert THIEL et ceci afin de faire des exemples en cassant
> d√©finitivement ceux qui osent d√©fier d’une mani√®re ou d’une autre la
> France et sa politique d’assimilation de la Bretagne et du Peuple Breton.
>
> Si par malheur à la suite de cette action, Alain SOLE devait subir de
> nouveau de graves accidents cardiaques mettant encore une fois sa vie
> en danger, EMGANN veillera à ce que Dominique PERBEN, Marylise
> LEBRANCHU ainsi que toute la cha√ģne administrative p√©nitentiaire
> répondent un jour devant les tribunaux français ou internationaux de
> leurs agissements méprisables.

 

2004

From: “kemennadenn” <kemennadenn@yahoo.fr>

Sent: Sunday, February 29, 2004 8:57 PM

PROCES DE 11 BRETONS: Pourquoi y a t’il des attentats en Bretagne depuis 60 ans?

 

> EMGANN / Mouvement de la Gauche Indépendantiste  BP 70215  22202 Gwengamp Cédex. Breizh 

¬†emgann@iquebec.com¬†–¬†www.emgann.org
>
> 01/03/04
>
> Communiqué de presse
>
> Pri√®re d’ins√©rer
>
> —————————————————————-
> La question centrale du procès des 11 bretons : pourquoi depuis 60
> ans la Bretagne conna√ģt r√©guli√®rement des p√©riodes d’attentats ?
> —————————————————————-
>
> “Pour avoir une t√©l√©vision bretonne, il faudrait que vous fassiez du
> bruit, comme les corses”. D√©claration de Patrick Devedjian, ministre
> fran√ßais des libert√©s locales s’exprimant en mai dernier face √† des
> responsables associatifs bretons.
>
> Pour EMGANN, Mouvement de la Gauche Ind√©pendantiste Bretonne, l’enjeu
> r√©el du proc√®s des 11 militants ind√©pendantistes bretons qui s’ouvre
> ce lundi est résumé à travers cette phrase. En effet, la question
> première que soulèvera ce procès est bien de savoir pourquoi depuis
> 1932 il y a des attentats en Bretagne et pourquoi il n’y en a jamais
> eu en Normandie ou en région Centre par exemple. Nous savons par
> avance que l’Etat fran√ßais et la justice fran√ßaise se garderont bien
> d’aborder publiquement cette question et pourtant il serait temps que
> l’ensemble des formations politiques et des m√©dias posent clairement
> le débat et analysent les raisons de plus de 60 ans de troubles, de
> milliers d’attentats et d’autant de manifestations li√©s √† la question
> nationale bretonne.
>
> Quatre ans après le tragique et toujours mystérieux attentat de
> Quévert, aucune des revendications nationales, sociales, économiques
> et culturelles pourtant partagées par une majorité de bretons
> (réunification administrative, statut institutionnel particulier,
> reconnaissance du peuple breton, statut pour le Breton et Diwan,
> d√©senclavement de la Bretagne, aide √† l’agriculture durable, lutte
> contre la pollution de l’eau et les algues vertes, interdiction des
> navires pollueurs, maintien de la fili√®re p√™che, entre autres…) n’a
> abouti ni même avancé. Pire, en sus des difficultés générales
> croissantes au niveau hexagonal et notamment des multiples fermetures
> d’entreprises, les bretons ont eu a subir une s√©rie de mesures et de
> projets vexatoires hypoth√©quant gravement l’avenir de la Bretagne
> (projet des voies express payantes, projet de loi “Grand-Ouest”,
> fermetures arbitraires de cours de breton, interdiction du réseau
> hertzien à TVBreizh, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, spéculation
> immobilière anglaise et française galopante et inquiétante en zone
> rurale, etc…)
>
> L’Etat fran√ßais se comporte encore et toujours en autiste face aux
> attentes l√©gitimes des bretons et n’oppose comme r√©ponse face √† ces
> attentes que le mépris et la répression, poussant même parfois celle-
> ci jusqu’√† la caricature (affaires des “Irlandais de Guingamp”).
>
> Aujourd’hui √† la veille d’un proc√®s au sc√©nario d√©j√† √©crit, au del√†
> du soutien humanitaire c’est donc un soutien clairement POLITIQUE
> qu’Emgann apporte √† nos 11 compatriotes. Emgann, mouvement politique
> public, n’a jamais pr√īn√© l’utilisation des bombes et pense que la
> solution aux problèmes institutionnels, économiques, politiques,
> culturels et sociaux en Bretagne passe avant tout par une action
> politique de terrain et, entre autres, √©lectorale. Mais si d’autres
> bretons ont choisi une stratégie différente notamment à travers la
> résistance armée, nous affirmons que la seule faute en incombe à
> l’Etat fran√ßais qui n’a jamais cherch√© quelque soit sa couleur
> politique à prêter la moindre attention aux revendications
> fondamentales et structurelles énoncées plus haut.
> Aujourd’hui nous pla√ßons la France face √† ses responsabilit√©s et la
> mettons d’ores et d√©j√† en garde contre la tentation d’un jugement de
> haine et de vengeance qui n’aurait comme seul effet que d’accentuer
> la frustration et le sentiment d’injustice d’une part croissante de
> la population bretonne.
>
> Nous appelons également les opposants à la loi Perben et aux lois
> sécuritaires à manifester leur soutien aux 11 bretons et à exercer
> une vigileance citoyenne durant les 4 semaines que dureront ce
> proc√®s. Nous rappelons, notamment, que la justice d’exception formant
> l’ossature du projet Perben est en vigueur en Bretagne depuis
> longtemps et ce dans l’indiff√©rence quasi-g√©n√©rale de la classe
> politique hexagonale.
>
> Nous exigeons √©galement que le ministre Patrick Devedjian s’explique
> publiquement sur ses déclarations et ce durant le procès, ceci
> pouvant effectivement éclairer les jurés sur deux pratiques
> tristement traditionnelles au sein de l’Etat fran√ßais et ce dans
> nombres de dossiers : la prime √† la bombe et l’encouragement √† la
> violence.
>
> Que l’Etat fran√ßais le sache, les 4 ann√©es d’internements forc√©s de
> plusieurs de nos militants et les centaines d’arrestations subies et
> ce afin de briser le mouvement indépendantiste breton et de lui
> accoler l’√©tiquette infamante de “terroriste” n’auront servis √† rien,
> nous continuons et nous continuerons à assumer et à défendre,
> notamment le 21 mars prochain dans les urnes, les mêmes positions et
> le m√™me objectif: l’autod√©termination du peuple breton. De surcro√ģt,
> nous réiterons à nos 11 compatriotes et particulièrement aux 6 qui
> comparaitront détenus à ce procès notre soutien intégral et
> inconditionnel.

 

2005

Le Lay (TF1) accuse la France de ¬ę¬†g√©nocide culturel de la langue bretone¬†¬Ľ, Walo+ Gaz√®te 27, 2005

 

RENNES (AFP) – Le Pdg de TF1 Patrick Le Lay affirme, dans une interview au magazine ¬ęBretons¬Ľ de septembre, ne pas se sentir Fran√ßais mais Breton, et accuse la France de ¬ęg√©nocide culturel de la langue bretonne¬Ľ.

¬†¬ęJe ne suis pas Fran√ßais, je suis Breton. Je suis un √©tranger quand je suis en France¬Ľ, d√©clare le

patron de la principale cha√ģne de t√©l√©vision fran√ßaise.

Evoquant longuement ses racines bretonnes dans cette interview, M. Le Lay affirme que ¬ęla France a proc√©d√© √† un g√©nocide culturel de la langue bretonne¬Ľ, et que ¬ęla culture bretonne n’a pas le droit d’exister¬Ľ.

Cette situation explique, selon lui, les r√©actions parfois violentes ces derni√®res d√©cennies des autonomistes bretons. Ils ¬ęse sont laiss√© embarquer par romantisme, par manque de r√©flexion, mais c’√©tait un truc noble dans leur esprit¬Ľ, estime-t-il en pr√©cisant qu’il ¬ęr√©prouve l’action violente¬Ľ.

¬ęJe¬† fais partie de ceux qui pensent qu’il faut les aider √† se r√©ins√©rer dans la soci√©t√©¬Ľ, ajoute-t-il en reconnaissant avoir engag√© √† la cha√ģne r√©gionale bretonne TV-Breizh, filiale de TF1, l’autonomiste breton Arnaud Vannier alors que ce dernier √©tait en attente de jugement dans l’affaire de vol d’explosifs √† Pleven.

M. Le Lay critique par ailleurs violemment ¬ęle syst√®me administratif jacobin fran√ßais¬Ľ qui a refus√© √† trois reprises des projets de TF1 pour obtenir des fr√©quences hertziennes locales en Bretagne: A Nantes, ¬ęc’est le Figaro, journal breton bien connu, qui a eu la fr√©quence, c’est √† hurler¬Ľ.

Il s’en prend aussi au ¬ęsilence assourdissant des √©lus bretons¬Ľ, qu’il accuse de ne pas l’avoir soutenu dans cette bataille, √† l’exception, note-t-il du pr√©sident

du conseil r√©gional de Bretagne Jean-Yves Le Drian, d√©put√© et ancien maire de Lorient o√Ļ est bas√©e TV-Breizh.

M. Le Lay admet enfin qu’il n’a jamais pu apprendre le breton parce qu’il a des ¬ędifficult√©s avec les langues. ¬ęSi je me mettais deux mois √† fond, avec toutes les bases que j’ai, je parlerais breton couramment.

Mais comme c’est un truc d’intellectuel, ce n’est pas grave¬Ľ, ajoute-t-il cependant.

Le magazine Bretons, lanc√© en juillet, est un mensuel de ¬ęsoci√©t√©¬Ľ, de ¬ęculture¬Ľ et de ¬ęmusique¬Ľ consacr√© √† la Bretagne, qui vise √† une diffusion de 30.000 exemplaires sur toute la France. Son capital est d√©tenu par son r√©dacteur en chef Didier Le Corre et un associ√©.

Dans l’entourage de M. Le Lay, on a confirm√© jeudi la teneur de cette interview, r√©alis√©e √† Paris le 9 ao√Ľt.

 

2006

From: “kemennadenn” <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Monday, July 10, 2006 5:07 PM

Subject: [kemennadenn] Degemer mat Paskal !

 

Rennes/Roazhon le 10/07/06: Communique de Emgann-MGI
>
> Degemer mat Paskal
>
> Pakal Laiz√© est en Bretagne depuis aujourd’hui, son contr√īle
> judiciaire encore trop restrictif, il ne lui permet pas d’aller
> qu’en l’Ile et Vilaine et dans l’hexagone, mais pas dans le reste de
> la Bretagne. Après cinq ans de détention en raison de son engagement
> dans l’Arm√©e R√©volutionnaire Bretonne et pr√®s de deux ans
> d’interdiction de s√©jour en Bretagne, Paskal Laiz√© a enfin pu
> rentrer dans notre pays. Nous nous en réjouissons. Nous savons que
> ce traitement inique ne lui a √©t√© inflig√© que par ce qu’il est rest√©
> fid√®le √† son engagement ind√©pendantiste. Nous n’oublions pas que
> d’autres Bretons subissent la r√©pression fran√ßaise. Nous invitons
> nos militants, amis, sympathisants et tous ceux et celles qui ont
> pris part à la solidarité avec les prisonniers politiques Bretons à
> venir à Saint Aubin du Cormier dimanche 16 juillet à midi devant le
> monument aux Bretons (Lande de la rencontre) pour célébrer avec
> Paskal son retour parmi nous. A l’issue de cet accueil un repas aura
> lieu dans les environs en soutien à Skoazell Vreizh inscription par
> mail : emgannetre@no-log.org
>
> Pour Emgann-MGI : Gael Roblin. (100706)
>
> http://bretagnelibre.over-blog.com/
>
> Emgann-Mouvement de la gauche indépendantiste
> bp 70215
> 22202 Gwengamp cedex

2006

From: “kemennadenn” <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Monday, August 07, 2006 4:06 PM

Subject: [kemennadenn] Unité des indépendantistes Corses, Polynesiens, Bretons, Basques

 

√ė¬† EMGANN – Mouvement de la Gauche Ind√©pendantiste (BREIZH)
> BP 70215
> 22202 Gwengamp cedex
>
> Corti le 7/08/06: Communique de Emgann-MGI
> Unité des indépendantistes Corses, Polynesiens, Bretons, Basques
> Déclaration commune aux organisations réclamant le droit à
> l’autod√©termination √† l’√©tat fran√ßais lors des journ√©es
> internationales de Corti (Corsica)
>
> Emgann-MGI salue l’initiative commune des ind√©pendantistes basques,
> corses, bretons, et Polynesiens rendue publique lors des journées de
> Corte des 5 et 6 aout derniers. Nous remercions plus
> particulièrement Corsica Nazione pour son invitation. Nous
> souhaitons que notre initiative commune alimente le débat
> démocratique et que le travail en commun entre indépendantistes se
> renforce dans les mois qui viennent et que d’autres forces nous
> rejoignent dans notre démarche.
>
> Pour Emgann-MGI : Gael Roblin (porte parole) le 07 aout 2006
>
> emgannetre@no-log.org
>
> La Bretagne malgré une identité forte, un population et un
> territoire comparables à celles de bien des états européens, souffre
> d’un tr√®s important d√©ficit d√©mocratique. Le peuple Breton ne peut
> faire face aux enjeux de la mondialisation libérale faute de
> souveraineté et de représentation directe dans les instances
> internationales. Le système institutionnel français nie le droit du
> peuple breton √† s’autod√©terminer et notre langue et notre culture
> sont exclues de la vie publique par la constitution française.
> Rappelons que notre territoire est coupé en deux et que les
> institutions françaises en Bretagne (notamment le conseil régional)
> ne sont que des caricatures d’institutions d√©mocratiques ne
> disposant d’aucun pouvoir r√©el. Pour toutes ces raisons ,et par ce
> que de nombreuses autres nations sans état sont dans le même cas,
> nous serions curieux de conna√ģtre les positions des candidats
> français à la présidence de la république sur les cinq points
> suivants.
>
> Nous organisations issues des peuples Corse, Polynesien, Basque,
> Breton, tant en vertu du droit national qu’en r√©f√©rence √† la
> résolution 1514 des nations unies et de la charte des droits civils
> et politiques des nations Unies de 1966, déclarons solennellement le
> caractère imprescriptible et inaliénable des droits suivants:
>
> 1¬į) droit de mettre en ouvre, dans le cadre d’un statut officiel, le
> développement de nos langues et cultures.
>
> 2¬į) droit de promouvoir et de ma√ģtriser son d√©veloppement √©conomique
> et social.
>
> 3¬į) droit √† la reconnaissance comme peuple et nation.
>
> 4¬į) droit √† l’autod√©termination.
>
> 5¬į) droit √† mettre en ouvre un processus de d√©colonisation.
>
> Batasuna (Euskal Herria, Pays Basque), Corsica Nazione independente
> (Corsica), Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste (Breizh),
> Tavini
>
> C’est pourquoi nous faisons aux candidats √† la pr√©sidentielle
> fran√ßaise l’adresse suivante:
>
> M/Mme le/la candidat/e reconnaissez vous au bénéfice de nos peuples
> les droits suivants et dans l’affirmative quelles garanties comptez-
> vous mettre en oeuvre si vous êtes élu/e pour en assurer
> l’exercice ?
>
> Ni, strollado√Ļ liammet gant poblo√Ļ Korsika, Euskal Herria,
> Polinesia, Breizh,.abalamour d’ar gwir broadel kement hag abalamour
> da vellad 1514 ar Broado√Ļ-Unanet hag a gras da garta 1966 ar gwirio√Ļ
> sivil ha politikel ar Broado√Ļ-Unanet, e tiskl√™riomp ez eo peurbadus
> ha dinac’hus ar gwirio√Ļ a-heul :
>
> 1¬į) Gwir da lakaat da ziorenn dre ur framm ofisiel hor yezho√Ļ ha
> sevenadurio√Ļ
>
> 2¬į) Gwir da vestronia√Ī ha da vruda√Ī he diorenn ekonomikel ha sokial
>
> 3¬į) Gwir da veza√Ī anazavet evel pobl ha broad
>
> 4¬į) Gwir d’en em dermeni√Ī
>
> 5¬į) Gwir da lakaat e pleustr ur argerzh a zidrevadenni√Ī.
>
> Kinnig d’an danvez-prezidanted:
>
> Itron, Aotro√Ļ danvez prezidant-ez, hag anzavet e vez ganeoc’h ar
> gwirio√Ļ se, ha kenkaz e respontfec’h en un doare pozitivel, penaos e
> fell deoc’h ober evit o lakaat e pleustr ur wezh dilennet ?
>

 

2006

From: “kemennadenn” <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Saturday, September 02, 2006 5:06 PM

Subject: [kemennadenn] Soutien aux inculpés de Guingamp

√ė¬† EMGANN – Mouvement de la Gauche Ind√©pendantiste
> BP 70215
> 22202 Gwengamp cedex
>
> Soutien aux inculpés de Guingamp
>
> Emgann bro Dreger tient à apporter son total soutien aux deux
> militants Guillaume Bricaud et Kristian Goindin qui comparaitront
> lundi 4 septembre devant le tribunal de Gwengamp.
> Les accusations qui sont portées à leur encontre (violences sur
> militaires) ne tiennent visiblement pas. Ce sont ces mêmes
> militaires qui avaient d’ailleurs frapp√© les manifestants lors de
> cette manifestation anti CPE. Il est √©vident qu’on veut leur faire
> payer leur engagement lors de cette lutte parfaitement légitime.
> Emgann Bro Dreger appelle au rassemblement de soutien qui se tiendra
> lundi √† 13 h devant le tribunal de Gwengamp afin d’exiger leur
> relaxe
>
> Pour Emgann Bro Dreger : Jan Mai SALOMON

 

 

2006

From: “kemennadenn” <kemennadenn@yahoo.fr>

To: <kemennadenn@yahoogroupes.fr>

Sent: Friday, October 06, 2006 12:20 PM

Subject: [kemennadenn] G√©rard Bernard fait condamner l’Etat Fran√ßais

 

> EMGANN РMouvement de la Gauche Indépendantiste BP 70215 22202
> Gwengamp cedex
>
> EMGANN РMouvement de la Gauche Indépendantiste Рsalue
> fraternellement le militant indépendantiste Gérard Bernard et se
> réjouie de la condamnation de la France à Strasbourg le 26 septembre
> dernier par la Cour Europ√©enne des Droits de l’Homme. Depuis cette
> condamnation 5 se sont ajoutés au compte de la France, portant le
> total √† 59 depuis le debut de l’ann√©e.
> Placé en détention provisoire pendant deux ans, onze mois et treize
> jours, la détention abusive de Gérard Bernard est symptomatique de la
> situation dans laquelle ont été placés les militants indépendantistes
> depuis 1999. Rappelons que certains d’entre eux sont rest√©s plus de 4
> ans en détention provisoire en attente de leur procès.
> En juillet 2002, peu après sa remise en liberté, avait été
> enregistrée la requête de Gérard Bernard auprès de la Cour à
> Strasbourg.
> EMGANN soutient les autres anciens prisonniers qui feront la requête
> auprès de Strasbourg, et rappelle que les 2 prisonniers politiques
> bretons actuels doivent être libérés dans les plus brefs délais.
>
> Pour EMGANN Yannig LAPORTE

 

 

2007

Argouarch <argouarch@bretons.org> a écrit dans le message : argouarch-2007011758230001@pool0996.cvx19-bradley.dialup.earthlink.net

√ė¬† Communique du CARB
>
> “PRATIQUES INADMISSIBLES” EN GARDE A VUE ET ET EN
> PRISON : LA FRANCE CRITIQUEE PAR LE COMITE EUROPEEN
> POUR LA PREVENTION DE LA TORTURE.
>
> Le Comité pour la Prévention de la Torture et et des
> traitements inhumains ou dégradants vient de rendre un
> rapport sur la situation en France.
> Ce comité est une organisation spécialisée et très
> officielle qui rel√®ve du Conseil de l’Europe.
> La vol√©e de bois vert qu’il envoie √† la France, patrie
> autoproclam√©e des droits de l’Homme, rejoint et
> conforte les critiques que nous exprimons
> r√©guli√®rement depuis l’automne 1999, notamment pour ce
> qui est des gardes à vue et de la situation dans les
> prisons o√Ļ, nous le r√©p√©tons sans d√©semparer, la
> situation des malades est particulièrement
> préoccupante.
> Ce rapport, cité par les quotidiens français
> Libération (pages 13 et 14, jeudi 19 juillet 2001
> ) et Le Monde, d√©nonce les “pratiques
> inadmissibles” de la police politique fran√ßaise
> D.N.A.T. (Division Nationale Anti “Terroriste”) qui
> prive de sommeil les personnes gardées à vue pendant
> 96 heures (pas de couvertures, lumière constamment
> allumée), sans accorder de repos suffisant entre les
> interrogatoires.
> L’h√īpital des prisons de fresnes, o√Ļ ont justement √©t√©
> “soign√©s” les prisonniers politiques bretons Alain
> Solé et Paskal Laizé, est particulièrement critiqué
> dans le rapport et fait partie des sites “en de√ßa des
> normes d’un pays d√©mocratique”.
> La Coordination Anti-Répressive de Bretagne dénonce
> encore une fois les agissements des dirigeants
> français, droite R.P.R. et gauche plurielle , et exige
> la mise en liberté immédiate des sept prisonniers
> politiques bretons détenus dans les prisons françaises
> de la région parisienne.
> La Carb

 

2007

From: kemennadenn

To: kemennadenn@yahoogroupes.fr

Sent: Saturday, April 21, 2007 11:48 AM

Subject: [kemennadenn] Les forces d’occupation arr√™tent trois militants ind√©pendantistes

 

EMGANN
BP 70215
22202 Gwengamp cedex
wwww.emgann.org

Action anti pays de loire : les forces d’occupation arr√™tent trois
militants indépendantistes

 

Deux militants et un sympathisant de la gauche indépendantiste ont
√©t√© arret√©s cette nuit lors d’une action de sabotage (barbouillage)
contre la statue d’Olivier Guichard √† Asserac et contre du mat√©riel
de propagande de la région Pays de la Loire à la Baule. Ils ont passé
une nuit en garde à vue et ont été relachés cet aprés-midi après
avoir revendiqu√© leurs actes devant les forces d’occupation. Ils sont
inculpés de vol en réunion et de dégradation de biens publics. Ils
sont convoqués devant le tribunal en automne. Nous affirmons notre
totale solidarité avec nos trois camarades et réaffirmons que les
bretons ont le droit et le devoir de saboter le matériel de
propagande coloniale du conseil régional français des pays de la
loire et tous les symboles du pouvoir français en Bretagne qui nie
notre droit √† l’autod√©termination nationale.
Nous invitons les militants indépendantistes bretons à participer aux
initiatives de solidarité envers ces trois camarades et ainsi prendre
part √† une campagne pour l’unit√© territoriale de notre pays.

Pour Emgann-MGI
Gael Roblin

 

2007

From: kemennadenn

To: kemennadenn@yahoogroupes.fr

Sent: Thursday, November 08, 2007 4:48 PM

Subject: [kemennadenn] Tous à Saint Nazaire

EMGANN
BP 70215
22202 Gwengamp cedex
www.emgann.org

Sant-Nazer / Saint-Nazaire, 08/11/07

Tous à Saint Nazaire

Emgann-MGI invite le plus grand nombre à manifester le samedi 10
novembre √† 14h devant l’H√ītel de Ville de Saint-Nazaire en soutien
aux trois militants indépendantistes Bretons du pays nantais mis en
examen pour avoir saboté des panneaux et des symboles pro-Pays de la
Loire. Ils seront jugés le 23 novembre 2007. Emgann-MGi tient à
féliciter le comité de soutien aux trois inculpés pour son travail
qui a permis de mesurer combien la lutte pour l’unit√© de la Bretagne
est populaire au-del√† des rangs ind√©pendantistes. Pour s’en persuader
il suffit d’aller voir le nombre de personnalit√©s de tous horizons
ayant signé la pétition : http://lapetition.be/petition.php?petid=757
Par ailleurs nous tenons √† rappeler que le combat pour l’unit√© de la
Bretagne ne saurait se résumer à la demande de rattachement du
département de Loire-Atlantique aux quatre départements de la
Bretagne administrative. Il faut le replacer dans la perspective de
l’obtention par le peuple Breton d’une collectivit√© territoriale
unique dans son cadre historique pour ma√ģtriser son destin national.
C’est pourquoi le sabotage symbolique de la propagande n√©gationniste
des Pays de la Loire comme tous les symboles de l’Etat Fran√ßais en
Bretagne est parfaitement légitime.

Nous invitons à soutenir financièrement Skoazell Vreizh, le Secours
Breton qui prend en charge les frais de défense des trois militants.
www.skoazell-vreizh.org

Pour Emgann-MGI Fanch Oger

 

2008

From: kuzul skoazell

To: kuzul skoazell

Sent: Wednesday, October 15, 2008 4:00 PM

Subject: solidarité avec Gael, Kristian et Paskal

 

Rennes, le 15 octobre 2008.

 Bonjour,

Vous trouverez ci-joint l’appel lanc√© par le comit√© de soutien aux trois militants ind√©pendantistes bretons : Gael, Kristian et Paskal qui seront rejug√©s √† compter du 17 novembre prochain par la cour d’assises sp√©ciales de paris. Nous vous communiquons cet appel pour diffusion dans vos r√©seaux. Mais surtout pour savoir si vous vous associez en tant qu’organisation √† la manifestation de soutien qui aura lieu √† Rennes le samedi 15 novembre √† 14h30 place du parlement de Bretagne. Merci de nous le faire savoir au plus tot.

Par ailleurs une r√©union d’information et d’organisation aura lieu le jeudi 23 octobre √† l’universit√© de Rennes 2 batiments F √† 18h30 (en pr√©sence de Gael) vous y √™tes convi√©s pour √©voquer les autres initiatives de soutien √† venir. Si vous ne pouvez venir merci de nous le faire savoir.

Nous comptons sur vous.

 

Halte √† l‚Äôacharnement judiciaire et politique contre Ga√ęl, Paskal et Kristian¬†!

 

Solidarité avec les militants indépendantistes Bretons !

 

 

Au cours de l‚Äôann√©e 1999-2000 plusieurs dizaines de personnes furent arr√™t√©es, et parfois incarc√©r√©es dans le cadre des enqu√™tes sur les attentats revendiqu√©s ou attribu√©s √† l‚ÄôArm√©e R√©volutionnaire Bretonne. Beaucoup pass√®rent entre quatre et cinq ans en d√©tention pr√©ventive dans l‚Äôattente d‚Äôun jugement. A l‚Äôissue de ce jugement qui survint en mars 2004, plusieurs d‚Äôentre eux (c‚Äôest le cas de Paskal Laiz√© et Kristian Georgeault) revendiqu√®rent leur appartenance √† ce groupe clandestin et furent condamn√©s en cons√©quence. D‚Äôautres comme Ga√ęl Roblin furent condamn√©s pour des faits relevant de d√©lit, pour simple contact avec des militants clandestins.Au final, sa peine de prison sera inf√©rieure¬† au¬† temps de d√©tention pr√©ventive. Tous furent acquitt√©s de toute participation directe ou indirecte √† l‚Äôattentat de Qu√©vert qui couta la vie √† une jeune employ√©e en avril 2000.

Kristian, Paskal et Ga√ęl¬† sont depuis libres apr√®s avoir effectu√©s une longue peine. Ils ont repris tous les trois leur place dans la soci√©t√© bretonne.

Tous les observateurs (avocats, journalistes, public…) présents au moment du proçès soulignèrent l’absence totale d’éléments laissant penser à leur implication dans cette action. La cour en tira toute conséquence en les acquittant de ce fait (entre autres).

 

Pendant des années leur mise en examen pour cet attentat avait permis de  les salir et de justifier de leur long emprisonnement préventif. 10 jours après ce verdict le parquet général décidait de faire appel de cette décision qui était pour lui un véritable camouflet. Toutefois, dans sa précipitation, le parquet ne fit appel que contre trois des acquittés et seulement pour une partie des  faits jugés. Cela semble pour beaucoup d’observateurs se situer une fois de plus aux marges de la légalité judiciaire. C’est pourquoi le parquet a attendu, hésité plus de quatre ans avant d’audiencer ce nouveau procès en sorcellerie qui concerne notamment l’attentat de Quévert !

Il se déroulera du 17 au 28 novembre prochain devant la cour d’assises spéciale à Paris.

 

Pourquoi cet acharnement contre ces trois militants ?

 

Il s’agit, bien sur, pour le procureur de la République Française d’essayer d’effacer l’humiliation subit lors de l’acquittement de mars 2004. Ce procès s’inscrit de plus dans un contexte de répression généralisée contre tout ce qui conteste l’ordre Sarkozyste.

De plus, ces trois militants indépendantistes n’ont rien renié de leurs convictions. Ils ont continué à s’engager publiquement en faveur du droit du peuple breton à décider librement de son avenir, ils ont été de nombreuses mobilisations sociales et politiques (y compris au niveau électoral) contre la casse des services publics, la dérèglementation du droit du travail, la défense de l’environnement, et de toutes les initiatives antisarkozy.

 

Peut être ne partagez vous pas toutes leurs options politiques, mais on ne peut rester les bras croisés alors que ces militants risquent des années de prison pour des faits auxquels ils n’ont pas participé, alors même que l’accusation semble prendre quelques libertés avec le droit.

 

 

C’est pourquoi nous vous invitons à vous mobiliser :

 

-en participant aux r√©unions d‚Äôinformation du comit√© de soutien √† Ga√ęl, Paskal et Kristian dans votre ville ou secteur.

-en participant √† la manifestation de soutien qui aura lieu le 15 novembre √† Rennes autour du mot d‚Äôordre ¬ę¬†non √† l‚Äôacharnement contre Ga√ęl, Kristian et Paskal¬†! Abolition des lois antiterroristes¬†!¬†¬Ľ Faites nous savoir si votre organisation ou association s‚Äôy associera.

-En faisant un don ou optant pour le prélèvement mensuel à Skoazell Vreizh (le Secours Breton) qui prend en charge depuis 1969 la solidarité financière avec les militants poursuivis ou emprisonnés pour leur engagement en faveur des droits du peuple breton.

 

 

 

Rennes, le 10 octobre 2008.

Le comit√© de soutien √† Ga√ęl, Paskal et Kristian.