Racisme français anti-belge

Racisme français anti-belge

 

1 Médias

2 VIP

3 Domaine social

4 Sport

5 Culture

6 Aliénation auprès de francophiles belges

7 Réactions belges

0 Introduction

J.O., D’ Ieteren magazine, 74, 1993, p.24, Quand Metternich √©crivait ses m√©moires √† Bruxelles

 

“Contrairement √† Baudelaire et √† bien d’ autres qui avaient trouv√© refuge dans notre pays et le vilipend√®rent une fois rentr√©s chez eux, l’ancien chancelier autrichien ne tarira pas d’ √©loges sur la Belgique et ses habitants.”

 

1 Média1980

Film

P. Th., La Légion saute sur Kolwezi, PP?, 31/01/1980, p.120

 

Le film: “Il y a les bons (les l√©gionnaires, les Blancs de Kolwezi), les b√™tes (les paras belges), et les truands (tous les Noirs indistinctement; √† l’exception de quelques tr√®s, tr√®s bons n√®gres).”

 

1 Média1980

Paul-Emile Victor chauvin

 

BEGAM, IVe Festival du film d’aventure v√©cue √† la Plagne: Willy de Roose controvers√©!, LB 22/12/1980

 

70 films présentés.  Jury, présidé par Paul-Emile Victor

1er pris: un film français de très bonne qualité

2e film: “La montagne inachev√©e” de Dominique Martial.

sur: l’exp√©dition nationale fran√ßaise qui a tent√© l’ascension du K2 mais a √©chou√©.¬† Il a fallu 900 sherpas pour coltiner le mat√©riel, “des sherpas qui se rebiffent parfois, refusent de continuer, et, finalement, acceptent de repartir apr√®s de longs palabres et quelques bouteilles d’alcool, …; des sherpas qui ont √©t√© aussi charg√©s de collections enti√®res de “Play Boy” qu’on leur donne √† lire en guise de r√©compense …”

“Devant de telles images, on saisit moins bien la vocation pr√©tendument id√©aliste de l’aventure v√©cue qui √©tait le th√®me de ce festival.

“Le seul film belge inscrit au festival a √©t√© retenu pour le concours final: “L’Antarctique √† la voile de Willy de Roos.” Il pr√©cise lors de la pr√©sentation de son film¬† qu’il √©tait le premier voilier √† r√©ussir ce passage apr√®s Amundsen.¬† Mais lors des d√©bats du jury, Paul-Emile Victor a infirm√© le fait que de Roos soit le premier bateau √† r√©ussir ce passage apr√®s Amundsen.¬† La controverse √©tait stupide, de Roos avait pr√©cis√© que c’√©tait en voilier tandis que Victor pensait √† quelque brise-glace qui avait r√©ussi √† passer.¬† Ce n’est qu’apr√®s la proclamation du jury que Victor reconnut, dans une d√©claration publique, les m√©rites de Willy de Roos pour son exploit.¬† Il √©tait trop tard.¬† Les jeux √©taient faits.”

 

1 Média1982

RadioFinter

Alix CREPIN (Maroc), Les Belges égratignés, LB 02/12/1982

 

Ce matin, en √©coutant une √©mission de ¬ę¬†Radio-France Internationale¬†¬Ľ destin√©e √† toute l’Afrique, J’ai entendu une fois de plus des allusions plut√īt d√©sobligeantes envers la Belgique.¬† L'”Intervieweur” demande √† Jean Valhardy, d’origine belge, ce qu’il pense des anciennes colonies de la Belgique.

Sa r√©ponse¬†: ¬ę¬†Vous savez, apr√®s 80 ans de colonisation, devinez combien il y avait de m√©decins za√Įrois au Za√Įre, alors Congo belge -,…. : ¬ę Un seul¬†!¬†¬Ľ

Commentaire dans le studio: ¬ę¬†Ah bon, ils sont racistes les Belges¬†¬Ľ¬†.

Cette r√©flexion fut suivie des r√©flexions habituelles et aussi stupides concernant les Belges qui parlent le Flamand, appel√©s par le pr√©sentateur: les ¬ę¬†Flamingants¬†¬Ľ, preuve de sa grande connaissance de notre pays !

Voil√†, en tant que Belge, je me sens √©coeur√© par de pareilles b√™tises car, vous le savez, Radio-France est tr√®s √©cout√©e en Afrique francophone; et, sans autre possibilit√© de jugement, nombre d’Africains prennent au s√©rieux ce qui y est dit. (En tout cas, le peux constater dans mon entourage ici au Maroc que cela se passe bien ainsi).¬† Et, bien souvent, Radio-France profite de ses √©missions pour √©gratigner l’image de marque des Belges, des Allemands ou des Am√©ricains.

Je trouve cela intol√©rable de la part d’une radio d’un pays ¬ę¬†voisin et ami¬†¬Ľ, d’autant que notre √©metteur en ondes courtes est vraiment √† la fois par le nombre d’heures d’√©mission, par les zones tr√®s faible vertes (tr√®s difficile √† capter ici, impossible par beau temps) et surtout par la qualit√© des √©missions.

Alors, malgr√© la crise, ne pourrait-on pas consacrer un peu plus d’argent √† nos √©missions en ondes courtes afin de mieux d√©fendre notre image de marque ? Ainsi les Africains apprendraient peut-√™tre que la Belgique re poss√®de pas 50 fois, mais seulement 5 fois moins d’habitants que la France, que Jacques Brel √©tait Belge, qu’Eddy Merckx n’est pas un Hollandais, que Simenon n’est pas Fran√ßais, etc…

 

1 Média1988

Film

Th. L., “Carnaval” la guerre innocente, LB 13/01/1988

 

Une comédie folklorique dans les Fagnes.  Un divertissement vif et truculent signé Ronny Couteur.

“Quand ce film belge fut montr√©, d√©but octobre, en “avant-premi√®re” √† Namur, dans le cadre du 2e Festival du cin√©ma francophone de Wallonie, les √©chos qui nous en parvinrent n’√©taient gu√®re flatteurs.”¬† Il √©voquait une “guerre de clochers” entre 2 villages des Fagnes, dont chacun se targue de poss√©der un bien meilleur “carnaval” que celui du voisin. “Un cin√©ma “honteux” que nos cin√©philes dans le vent pr√©f√©raient oublier”…

Or, “Carnaval” participait √† un autre festival francophone √† Fort-de-France un mois plus tard.¬† Le m√™me film y fut montr√© √† divers repr√©sentants (public, critiques, cin√©astes, vedettes) de l’ensemble francophone totalisant six pays.¬† Des gens qui ne partageaient ni nos pr√©jug√©s ni nos “complexes” et qui regard√®rent donc “Carnaval” sans a priori.¬† Ils lui r√©serv√®rent dans l’ensemble, un fort bon accueil.”

 

1 Média1988

Film raciste

Les Charlots contre Dracula, de Jean-Pierre Desagnat.  LB 19/03/1988

 

RTL-TVI, 20.05. Le degr√© que peut atteindre, dans l√† platitude et la sottise, le cin√©ma fran√ßais de s√©rie – cette niaise caricature du film d’horreur nous le fait voir d’une mani√®re particuli√®rement limpide.¬† Sans doute, la parodie n’est pas un genre facile mais, si l’on, songe aux grandes rivalit√©s d’un film comme ¬ę Le Bal des Vampires ¬Ľ, de Polanski, force est de reconna√ģtre que le r√©alisateur des ¬ę Charlots contre Dracula ¬Ľ n’a pas lieu d’√™tre fier – pas m√™me quand il reprend √† son compte la fine plaisanterie fran√ßaise, visant le Belgique en le nommant sous-d√©velopp√© mangeur de frites…

 

1 Média1989

Emission

Etienne Cochaux (Bruxelles), Les Fran√ßais et l’histoire, LB 02/07/1989

 

Il est notoirement connu que les Fran√ßais ne connaissent pas la g√©ographie, auraient-ils la m√™me m√©connaissance de l’histoire ? Sous le titre ¬ę Les grandes batailles ¬Ľ Antenne 2 va t√©l√©viser 9 √©missions couvrant l’ensemble de la Seconde Guerre mondiale.¬† Lors de la premi√®re √©mission o√Ļ l’on montre la d√©b√Ęcle de l’Arm√©e fran√ßaise due essentiellement aux gouvernements qui, √† cette √©poque, (ne) gouvern√®rent (pas) la France, il n‚Äô a pas √©t√© possible √† ses auteurs de ne pas donner les coups de griffes habituels √† la Belgique et au Roi L√©opold III.

Ne serait-il pas bon de conseiller aux producteurs fran√ßais voulant parler de la bataille qui s’est d√©roul√©e sur le territoire de la Belgique du 10 au 28 mai 1940 de mieux se documenter et peut-√™tre de lire, entre autres, les livres de Robert Aron (fran√ßais) et de Roger Keyes (anglais) qui t√©moignent de la conduite de la bataille men√©e par l’Arm√©e belge sous les ordres de son Roi.¬† Malgr√© les m√©sententes franco-britanniques, l’Arm√©e belge √† combattu jusqu’au 28 mai 1940, permettant ainsi aux Britanniques de se d√©gager du front et de se replier sur Duinkerke pour r√©embarquer et poursuivre la guerre.

Pendant toute cette p√©riode o√Ļ la liaison avec le GOG fran√ßais a √©t√© quasi inexistante, c’est via l’Angleterre que le roi a tenu les alli√©s au courant de la conduite de la bataille et de ses intentions.¬† Il est regrettable que l’on puisse encore actuellement ignorer le d√©roulement de ces √©v√©nements et s’en tenir aux vieux ¬ę clich√©s¬Ľ d’un gouvernement ayant perdu le contr√īle de la situation et cherchant un bouc √©missaire pour justifier sa d√©faite.

 

1 Media1990

R.M. de Bierges, TF1 ANTI-BELGE, Télépro 18/01/1990

 

Nous savons que TF1 est sur le point de prospecter la Belgique du point de vue publicitaire.¬† Par contre, cette cha√ģne est celle qui profite quasiment de toutes ses √©missions pour se gausser de nous, les petits Belges,.. Vous savez que les Fran√ßais sont tr√®s courageux car ils s’attaquent √† l’un de leurs plus petits voisins qu’ils croient prosp√®re.¬† S’ils savaient comme on se moque d’eux aux Etats-Unis et en RFA ! De plus leur JT est en g√©n√©ral tr√®s impr√©cis et plein d’erreurs quand ils parlent de notre pays,

Mais puisque notre publicité va être diffusée sur TFI, .nous avons là un moyen de pression.  Nous pourrions carrément boycotter les annonceurs et les marques qui parrainent ces émissions, faire comme aux Etats-Unis.  Ce système a montré son efficacité lorsque des ligues de téléspectateurs ont pris contact avec les firmes incriminées.                                   

 

Avant d’envisager le boycott de la publicit√© et des produits promotionn√©s par

TF1, ne faut-il pas s’interroger sur le succ√®s que de nombreux Belges assurent

à TF1 en lui accordant leur audience ? Masochisme ou saine distance vis-à-vis

de ceux qui se ridiculisent par leur ignorance en voulant ridiculiser les

Belges?

 

1 MéDIa1990

Dechav

Nos Souverains tra√ģn√©s dans la boue, LB 06/12/1990

 

√áa n’a pas rat√© : le Gloupier a tir√© de sa besace quelques exemplaires de ¬ę Belge ¬Ľ, une feuille de basse fosse aux r√©cits triviaux et aux illustrations que la star du film le plus porno de l’ann√©e trouverait malsaines.¬† Il a √©voqu√© les ¬ę r√©v√©lations ¬Ľ les plus scabreuses de ce canard, c’est-√†-dire ses calomnies les plus viles, au sujet de la Famille royale.¬† On vous √©pargnera le d√©tail des d√©clarations d’un Gloupier tr√®s vite, et avec quelle raison, trait√© de ¬ę con¬Ľ par ses compagnons de chambr√©e.¬† Dechavanne pr√©senta, mais un peu tard, des excuses assez faciles.¬† Il appelle √ßa les dangers du direct.¬† Avec le Gloupier, le risque, c’est du vice.

 

1 Média1990

Dechav

Vous parlez d’une provocation, LB 06/12/1990

 

Les limites du bon go√Ľt ont encore √©t√© franchies, mardi soir, chez le beau Christophe Dechavanne.¬† La premi√®re s√©quence de ¬ę Ciel mon mardi ¬Ľ √©tait consacr√©e √† la provocation.¬† Le s√©millant animateur, qui en conna√ģt un rayon sur le sujet, avait invit√© plus fort que lui encore.¬† Sur le plateau, notamment, Me Jacques Verg√®s, le professeur Choron, qui fit les beaux jours et les couvertures scatologiques de ¬ę Hara Kiri ¬Ľ et de ¬ę Charlie Hebdo ¬Ľ, et l’abonn√© de l’√©mission d√®s que reviennent les frimas, le Belge plus que jamais d√©lirant No√ęl Godin, dit le Gloupier, dit l’entarteur.

L’an pass√©, √† pareille √©poque, le disert √©nergum√®ne avait d√©j√† tenu le crachoir lors d’une pantalonnade c√©l√®bre consacr√©es la Belgique, c’est-√†-dire au mauvais folklore bruxellois.¬† Il √©tait revenu un mois plus tard ¬ę gonfler ¬Ľ le t√©l√©spectateur et l’acteur Michel Blanc, l’invit√© de marque de Dechavanne-la-grimace, √† l’occasion d’un show ¬ę r√©parateur ¬Ľ d’o√Ļ l’image de la Belgique ne sortit pas indemne, une fois de plus.¬† Dechavanne savait donc tr√®s bien √† quoi il s’exposait en lui payant le voyage de Paris pour la troisi√®me fois en douze mois.

 

1 Média1990

Dechav

– Vous √™tes √† Bruxelles deux jours apr√®s votre √©mission ¬ęCiel mon mardi!¬Ľ de mardi soir sur TF1 consacr√©e aux Belges et durant laquelle plusieurs de nos compatriotes ont donn√© du pays une image jug√©e ici affligeante (1).¬† Avez-vous pris connaissance des r√©actions que cette √©mission a provoqu√©es en Belgique ?

 

1 Média1990

Dechav

– Mais c’est bien pour cela que je vous parle!¬† D√®s le lendemain, on m’a averti du toll√© suscit√© chez vous par ce qu’on a appel√© une pantalonnade.¬† J’en suis vraiment estomaqu√©.¬† A Paris, j’ai rencontr√© bon nombre de personnes qui ont appr√©ci√© le programme. ¬ę Ah le surr√©alisme belge n’est pas mort ! ¬Ľ m’a-t-on r√©p√©t√©.

РLa composition du plateau, à quelques exceptions près, donnait pourtant à penser que tout avait été fait pour que le sujet tourne à la farce grotesque.

– Mais je ne fais pas les ¬ęDossiers e l’√©cran¬Ľ, moi.¬† On conna√ģt le principe de ¬ę Ciel mon mardi ! ¬Ľ : il s’agit d’inviter des personnes qui sortent de l’ ordinaire, souvent loufoques, pittoresques, sympathiques on non, bref, des ¬ę personnages ¬Ľ.

– N’√©tait-elle pas justement programm√©e pour tourner ces bons petits Belges en bourrique¬†?

– Non, non et non.¬† En fait, le choix des invitations a √©t√© fait par mes collaborateurs, depuis Paris.¬† Il y a effectivement l’une ou l’autre petite ¬ęerreur¬Ľ qui s’est produite, mais ce d√©rapage que je n’ai pu contr√īl√© a √©t√© fortuit. Apr√®s l’√©mission, au cours de l’autocritique que nous pratiquons r√©guli√®rement, j’ai bien reproch√© √† mes collaborateurs leurs fautes de jugement.¬† Mais, bon, j’assume mon √©mission.

– On sait que le pr√©sident de votre cha√ģne, M. Francis Bouygues, cherche actuellement √† obtenir le droit de lancer dans notre pays une r√©gie publicitaire belge.¬† Devant l’ampleur des r√©actions √† Bruxelles, vous a-t-il demand√© de venir vous excuser aujourd’hui ?

– Alors l√†, pas du tout.¬† D’ailleurs, M. Bouygues m’a confi√© qu’il avait trouv√© mon √©mission excellente, et pourtant je vous assure qu’il n’en est pas un fanatique¬†! Non, je ne suis pas ici pour¬† pr√©setner mes excuses.¬† Je profite simplement d’une visite priv√©e pour mettre les choses au point.¬† Je n’ai pas voulu offenser les Belges.¬† D’ailleurs, nous avions pr√©vu une petite s√©quence qui donnait un petit aper√ßu des ¬ę blagues belges ¬Ľ qui circulent chez nous, comme vous le savez.¬† Eh bien, j’ai finalement r√©solu de ne pas la passer, afin pr√©cis√©ment d’√©viter de titiller votre susceptibilit√©.¬† Je constate que cela n’a pas suffi !

РVous avez un contentieux avec certains Belges à propos du new beat qui vous avait servi de sujet il y a quelque temps.  Vous avez tenté et gagné un procès aux producteurs d’un disque que vous estimiez injuriant.

– C’est exact.¬† Mais ne me faites pas dire que j’aurais en quelque sorte voulu me venger sournoisement en ridiculisant les Belges sur mon plateau mardi dernier.¬† Je r√®gle mes affaires personnelles hors antenne.¬† Cest tout¬†!

– M. Charles Picqu√©, pr√©sident de l’ex√©cutif de la r√©gion de Bruxelles-Cipitale, vient d‚Äô d’adresser une lettre au Ministre fran√ßais de la Culture pour stigmatiser ¬ę le pi√®ge visant √† d√©naturer la Belgique et Bruxelles ¬Ľ.

– Une¬†¬† excellente blague belge √ßa¬†¬†¬†¬†¬† Mais j’aime les Belges moi¬†!¬†¬† Va-t-on me croire √† la fin ?¬† ¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†

 

(1) Nos éditions du 14 décembre.  Cette même émission est programmée sur TV5 mardi.

 

1 Média1990

Dechavanne

raciste

Mardi 12 d√©cembre, Christophe Dechavanne consacrait son √©mission, ¬ęCiel, mon mardi!¬Ľ, aux Belges.¬† Celle-ci, diffus√©e sur TF 1, apr√®s minuit, a fait veiller de nombreux compatriotes et a provoqu√© une foule de r√©actions. Tr√®s nombreux sont nos lecteurs qui ont √©crit personnellement au Soir ou qui nous ont envoy√© un double des lettres qu’ils adressaient soit √† Christophe Dechavanne ou √† TF 1, soit encore au ministre des Affaires √©trang√®res ou √† l’ambassadeur de Belgique √† Paris.

 

1 Média1990

Dechavanne

raciste

Pour notre part, nous esp√©rons bien clore d√©finitivement ce ¬ę dossier ¬Ľ avec la publication de ce large √©chantillon d’avis de nos lecteurs.

 

La grande majorit√© de ce courrier exprime l’indignation r√©elle des Belges face √† une telle √©mission : ¬ę ( ) Cette s√©quence, je l’ai ressentie, comme de nombreux concitoyens, comme une ifle faite √† la Belgique, tant elle √©tait insultante (‚Ķ)¬Ľ (Straus-Martin,1020 Bruxelles); ¬ę¬†( ) J’ai √©t√©, ainsi que des membres de ma famille, outr√© au plus haut des Vents par la mani√®re dont les Iges ont √©t√© pr√©sent√©s sur l’antenne fran√ßaise¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† ¬Ľ (Jacques Moiny, Mons); ¬ę¬†¬† J’en ai √©t√© tellement indign√© que mes nerfs n’ont pu se calmer¬† qu’apr√®s avoir exprim√© ce que j’en pense ¬Ľ (A. Robyns, Ostende).

La principale critique qui √©mane de toutes ces lettres se porte, sans conteste, sur le choix des invit√©s. ¬ę ( ) O√Ļ donc vous √™tes-vous fourvoy√© pour trouver une telle brochette de minus ?

 

(…) ¬Ľ (J. van Dooren, 1060 Bruxelles); ¬ę ( ) J’esp√©rais voir pourfendre le mythe du Belge bouffeur de frites.¬† Et c’est le contraire qui s’est produit.¬† Estce par d√©sir de susciter des rires faciles ? Vous avez r√©uni un plateau de guignols particuli√®rement homog√®ne.¬† Mais repr√©sentatif de quoi ?Des Belges!¬† Nullement.¬† Des Bruxellois?¬† M√™me pas. Des Marolliens ? M√™me le bon peuple des Marolles, dans sa simlicit√©, est bien plus sens√© que la Crochette d’hurluberlus si complaisamment mis en valeur par vos soins¬Ľ (Fernand Talmas, Wellin); ¬ę Avec une – incroyable s√Ľret√©¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† dans le mauvais go√Ľt et la vulgarit√©, le r√©alisateur a r√©ussi un salmigondis o√Ļ figuraient, p√™le-m√©le, l’illumin√©, le doux-dingue,- l’inventeur de la – frite hexagonale – et les in√©vitables arch√©types du sabir classique consid√©r√© comme la plus pure expression de la lingua belga ( ). Je me demande quelle serait la r√©action de nos ¬ę amis ¬Ľ fran√ßais si on pr√©tendait saisir leurs caract√©ristiques essentielles par le truchement d’un prox√©n√®te de Pigalle, d’une tapineuse de la Madeleine ou d‚Äôun turfiste de Maisons-Laffitte¬†!¬†(…) ( ) (Robert Close, 1050 Bruxelles); ¬ę ( ) Les Belges ne se sont pas reconnus dans l’√©chantillon de fous et √©paves de vieux so√Ľlards que nous avons vu! ( ) ¬Ľ (Marcelle Fontaine, 1040 Bruxelles).¬†

 

Si certains ne font aucun tri parmi les invit√©s, nombreux sont ceux qui rel√®vent la pr√©sence de l’ambassadeur de Belgique √† Paris. ¬ę ( ) En plus, cette √©mission √©tait cautionn√©e par la pr√©sence de notre ambassadeur en France, perdu au milieu de ces gugusses… Il aurait mieux fait de quitter ce plateau imm√©diatement pour qu’au moins l’honneur de mon pays soit sauf ! ( ) ¬Ľ (Straus-Martin, 1020 Bruxelles); ¬ę La pr√©sence sur le plateau de . l’ambassadeur du roi des Belges √† Paris me parait √™tre d’autant plus une caution √† tout ce qui a √©t√© dit et √† tout ce qui a √©t√© fait qu’aucune r√©serve ou r√©probation ou encore retrait n’est venu restaurer une dignit√© absente au cours des 90 % de l’√©mission ¬Ľ (Jacques Moiny, Mons); (…) Quid en ce qui concerne la participation de notre ambassadeur √† cette √©mission ? La diplomatie lui imposait-elle de rester sur le plateau ? (…) ¬Ľ (M.¬† Lefebvre, 1000 Bruxelles)

Droit de r√©ponse, excuses publiques, vengeance… beaucoup de Belges se sont sentis humili√©s et souhaitent ¬ęr√©paration¬Ľ.¬† Ils d√©sirent surtout tordre le cou √† ce sentiment de sup√©riorit√© des Fran√ßais et n’h√©sitent pas √† leur rappeler leurs points faibles ¬ę (‚Ķ) Ni les Anglais ni les Allemands ne se permettent de ridiculiser les Belges comme le font les m√©dias fran√ßais ( ) ¬Ľ JR.Fran√ßois, Ostende); ¬ęQuelle honte pour les Fran√ßais de s’avilir √† ce point! ¬Ľ (Armand Deltenre, Mons); ¬ę Il est vrai ment lamentable de la part d’une nation qui se veut (ou se prend pour) le phare du monde -de la culture ( ) et du bon go√Ľt, de se commettre √† des pitreries telles qu’elles ont √©t√© √©tal√©es sur votre petit √©cran.¬† Mais de quelles bassesses √™tes-vous donc encore capable ? ( ) ¬Ľ (Jan Hoste, Dilbeek). ¬ę ( ) Vos grimaces ne s’adressent qu’√† un public de bas √©tage, le v√ītre ! ( ) ¬Ľ (Mich√®le Linchet, La Roche-en-Ardenne); ¬ę( … ) Les plaisanteries volent bas ? N’oubliez pas que le ministre fran√ßais de la Culture vient, lui-m√®me, de d√©clarer que trop de Fran√ßais sont illettr√©s.¬† Il faut donc qu‚Äôils puis sent comprendre .( ) ¬Ľ (Andr√© Lefrancq, 1040 Bxl); ¬ę( … ) Dans leur animosit√© visc√©rale, invincible, consciente ou inconsciente et quasiment r√©dhibitoire, √† notre √©gard, ils semblent bien oublier quelques peti-tes choses dont l’une pourrait bien indiquer que la g√©n√©rosit√© pas de leur c√īt√©.¬† Depuis son ind√©pendance, la Belgique n’a-t-elle pas toujours accord√© – √† ses propres risques – asile politique et subsistance √† ceux des leurs qui en avaient besoin ? ( )¬Ľ (M.¬† Lef√®bvre, 1000 Bruxelles); ¬ę( … ) M√™me le chocolat belge vous p√®se sur l’estomac, et pourtant nos pralines sont r√©put√©es de par le monde.¬† Je sais, le mot praline froisse vos oreilles fran√ßaises, mais croyez-moi vos crottes au chocolat font se h√©risser nos pa illes gustatives ¬Ľ (A.Robyns, Ostende); ¬ę Quant aux vacances que, depuis toujours, je passais en France, je m’en passerai, d’abord parce que vos autoroutes ne sont pas √©clair√©es; il est vrai que, comme les Fran√ßais se prennent pour des lumi√®res, ils n’ont pas besoin d’avoir, comme chez nous, des routes √©clair√©es ¬Ľ (R. Fran√ßois, Ostende).

 

1 Média1990

Dechavanne raciste

L‚Äô√©mission ¬ę¬† Ciel! mon mardi ¬Ľ, programm√©e par TF1 le 4 d√©cembre n‚Äôa pas m√©nag√© la famille royale de Belgique, LS 14/12/90

 

LILIANE SCHRA√úWEN (1080 Bxl.) Nous sommes fatigu√©s de l’image que donne la France de la Belgique.

Comme la plupart de mes compatriotes, je suis fatigu√©e de l’image que donne de la Belgique la presse fran√ßaise, et tout sp√©cialement TF 1. Le ¬ę¬†Ciel! mon mardi ¬Ľ consacr√© aux Belges, o√Ļ l’on n’avait invit√© que des marginaux ridicules et un ambassadeur muet, m’est d’ailleurs rest√© sur l’estomac.

Une erreur me direz-vous ? Soit.¬† Mais elle √©tait de taille.¬† Et pourquoi la r√©p√©ter en invitant une fois encore ce malade mental qu’est No√ęl Godin ? Croyez-moi, il existe en Belgique des Prix Nobel, des scientifiques √©minents, des √©crivains, des peintres, des cin√©astes, des musiciens, des pro seurs, des m√©decins, qui pourraient participer √† des – d√©bats nettement plus int√©ressants et plus √©lev√©s que ceux de Christophe Dechavanne.¬† Nous avons m√™me, figurez-vous, de vrais journalistes qui seraient certainement capables d’en remontrer √† certaine nullit√© qui s√©vit sur antenne, par le talent autant que par l’esprit.

 

Que l’on n-e s’y trompe pas : je ne suis pas particuli√®rement royaliste, et la personne du roi Baudouin ou de la reine Fabiola me laissent assez indiff√©rente.¬† Mais il n’en reste pas moins que le Roi est en quelque sorte le symbole et le drapeau d’un pays, et que s’attaquer √† sa personne avec la grossi√®ret√© primaire de No√ęl Godin, c’est insulter la Belgique tout enti√®re, au-del√† de tous les clivages linguistiques, politiques ou religieux.¬† On pourrait critiquer ses positions politiques – bien que je n’en voie pas l’int√©r√™t dans une √©mission comme celle dont il est question : on pourrait le juger sur le plan historique, ou discuter de son efficacit√©… Mais parler de ses pr√©tendues moeurs – et en quels termes! -, √©voquer la reine Fabiola comme cela a √©t√© fait, cela me semble inadmissible.¬† Si vraiment M. Dechavanne n’est pas capable de r√©agir, qu’on lui adjoigne des – videurs – comme √† la sortie des boites de nuit!¬† Mieux encore : qu’on l’√©carte d√©finitivement de l’antenne!

 

MONIQUE VANDERSTRICHT-BULTOT (Braine-l’Alleud)

La personne de nos Souverains visée.

J’ai √©t√© indign√©e et malheureuse √† la fois, en entendant les propos malveillants tenus vis-√†-vis du Roi et de la Reine, en ce mois o√Ļ ils f√™tent trente ans de bonheur.¬† Ce n’est pas la fonction royale qui √©tait vis√©e mais bien la personne de nos Souverains, ce qui est extr√™mement grave et inadmissible, et cela au nom de la libert√© d’expression (mais sans droit de r√©ponse possible) et au nom de la provocation.

 

FAMILLE LAMBERT SIMAR

(1150 Bxl.)

Une médisance gratuite.

 

Ce n’est pas la premi√®re fois que cette √©mission ridiculise la Belgique et ses habitants avec la complicit√© voulue ou non de son pr√©sentateur, M. Dechavanne.

Des blagues, cela passe plut√īt bien, mais de la m√©disance gratuite et de mauvais go√Ľt, on s’en passe.

Des paroles irresponsables, non fondées et insultantes pour notre estimée famille royale ont été lancées par un personnage répugnant devant se faire soigner dans un asile psychiatrique.

Il s’agit d’un l√®se-majest√©, crime puni en Belgique.

Le personnage incrimin√© √©tait d’ailleurs bien connu de l’√©quipe de Dechavanne, ce qui ne diminue en rien et sa complicit√© et sa responsabilit√©, contrairement √† ce qu’il dit.

N’y a-t-il pas un service d’ordre sur le plateau pour l’en √©carter comme cela aurait d√Ľ ?

Je demande que la direction de TF 1 et Dechavanne, ensemble, trouvent les mots qui s’imposent pour pr√©senter, non √©vasivement, des excuses √† notre famille royale et aux Belges, en les assurant que cela ne se repr√©sentera plus jamais.

 

 

1 Média1990

Film raciste

La Légion saute sur Kolwezi, AL 11/04/1990

 

“Mai 1978; des rebelles katangais venant d’Angola envahissent une partie du Za√Įre et font route vers Kolwezi, centre minier important du pays o√Ļ travaillent de nombreux coop√©rants europ√©ens et am√©ricains.¬† Ils envahissent bient√īt la ville,commettent massacres et exactions.”

Le film va m√™me jusqu’√† “critiquer le comportement des soldats belges qui devaient se contenter de faire √©vacuer leurs ressortissants sans faire usage de leurs armes, ne remettant jamais en question la politique men√©e par la France dans les jeunes √©tats africains.”

 

1 Média1990

Guy Lux chauvinF raciste

Maurice Jadot, Il y a 25 ans, Ciney remportait les premiers Jeux sans Frontières, LB 14/08/1990

 

“Les Jeux commencent avec √Ępret√© et le suspense va croissant.¬†

Guy Lux et Simone Garnier ne sont pas en odeur de saintet√© √† Ciney.¬† Ils sont trop chauvins.”

 

1 Média1990

TF1 raciste

B. Halleux, Pepinster, Télépro, 1990

 

Myst√®res, 15 oct. TF1: √©missions sur les vols d’ OVNI, etc.

On y apprend qu’ √† Eupen et √† Spa, les gendarmes ont l’ accent bruxellois.¬† “Encore une illustration de l’ ignorance illimit√©e des Fran√ßais concernant notre pays.”

 

1Média1992

P.H., Pauvre France …, LB 29/05/1992

 

Sur la défaite de Guy Forget face à Wuyts à Roland-Garros dans les quotidiens français:

“C’ est une v√©ritable histoire belge. Bart Wuyts, aussi blond qu’ une frite (sic).”

“Wuyts balan√ßait ses services de grand-m√®re …”

 

1 Media1992

Quels piètres amuseurs!, LB 08/12/1992

 

Blagues belges: cibles: le roi et la reine (F2/F3) (TV) (dont une émission de Jacques Martin)

 

1 Media1993

J. Trouveroy (ambassadeur honoraire), La colonisation sous Léopold III, LB 04/12/1993

 

Dans l’√©mission ¬ęSoir√©e th√©matique ¬Ľ de la cha√ģne Arte 21 du 11 no¬≠vembre au soir, au cours du d√©bat qui a suivi la projection du film ¬ę Les ann√©es-fracture, la grande guerre √† l’√©cran ¬Ľ, un groupe d’historiens europ√©ens -il n’y avait pas de belge- a √©pilogu√© notamment sur cet in¬≠t√©ressant document d’√©poque.

Commentant certains √©v√©ne¬≠ments de la grande guerre et en particulier les propagandes des divers pays qui s’affrontaient, le professeur allemand Gerd Krumeich, de l’Universit√© de Fribourg fit remarquer que les atrocit√©s commises en Bel¬≠gique en ao√Ľt 1914 par les troupes allemandes avaient √©t√© largement exag√©r√©es dans le but, surtout en Grande-Bre¬≠tagne, de montrer que cette guerre opposait des peuples ci¬≠vilis√©s √† un peuple barbare, l’Allemagne imp√©riale, et par la m√™me occasion faire taire une frange de l’opinion britan¬≠nique oppos√©e √† la guerre.

Assez curieusement, l’histo¬≠rien anglais pr√©sent, Jay Win¬≠ter, professeur √† l‚Äôuniversit√© de Cambridge, appuya cette re¬≠marque allemande et m√™me ajouta que les Belges qui se plaignaient de ces atrocit√©s. avaient, peu auparavant, fait pire au Congo.

 

Cette comparaison est in­croyable et injurieuse.

 

S’il y eut quelques abus dans l’exploitation de la main¬≠-d’oeuvre forc√©e au Congo par certaines compagnies conces¬≠sionnaires -mais n’y en eut-il pas dans toutes les colonies, m√™me britanniques, pensons √† la guerre des Boers-le gouver¬≠nement belge, appuy√© large¬≠ment par son opinion publique, en reprenant la souverainet√©. sur le Congo en 1908, a voulu et a r√©ussi √† y¬† mettre.rapidement fin.

Faut-il rappeler que certains milieux politiques et d’affaires de la City approuvaient la cam¬≠pagne anti-belge de son initia¬≠teur, le Britannique Sir Roger Casement, qui servait leurs in¬≠t√©r√™ts? Ce personnage finit d’ailleurs ses jours en 1916 au bout d’une corde, condamn√© √† mort par ses propres compatriotes pour trahison au profit de l’ennemi.

Mais par contre, aucun histo­rien sérieux ne peut mettre en doute les preuves

photographiques abondent le mas­sacre systématique par les troupes impériales

allemandes en ao√Ľt 1914, lors de l’invasion de notre pays dont la neutralit√©

√©tait solennellement garantie par l’Allemagne, de populations civiles belges y

compris femmes et enfants par cen­taines à Dinant, mais aussi à Visé, Louvain,

etc.

Il est vraiment regrettable et affligeant qu’un professeur d’une des plus prestigieuses universit√©s anglaises en vienne √† affirmer pareille inep¬≠tie.¬† Comme moi, quelques an¬≠ciens volontaires de guerre des brigades d’Irlande qui por¬≠taient l’uniforme britannique (badge Belgium) en sont, eux aussi, profond√©ment √©tonn√©s et scandalis√©s.

 

1 Média1993

Arte21 raciste

Curieux Mic-Mac, LB 05/12/1993

 

sur Arte 21 – suite d’ √©missions sur la Belgique:

“On ne peut accepter que le reportage dresse sciemment un portrait tendancieux et m√©prisant du peuple belge et de notre Maison Royale.¬† Un exemple parmi d’ autres: c’ est le t√©moignage de Filip Dewinter, d√©put√© du Vlaams Blok, qui a servi de fil conducteur √† l’ √©vocation des relations entre Flamands et Wallons.”

 

Le vide de Arte, cf supra

“Pendant toute l’ √©mission, l’ auteur a d√©ploy√© des tr√©sors d’ √©nergie pour tenter de d√©montrer que notre pays √©tait un accident de l’ Histoire et que nos historiens avaient consacr√© un temps infini √† r√©√©crire l’ Histoire et √† s’ approprier les princes et les rois fran√ßais qui avaient r√©gn√© sur les provinces belges.”

 

La Belgique (mal) vue de la France, LB 30/11/1993

 

Arte 21: ce jeudi: “Ce petit artificiellement cr√©√© par les grandes puissances / (comme il est √©crit dans le dossier de presse)/ europ√©ennes dans les soubresauts qui ont suivi la R√©volution (NDLR fran√ßaise la seule qui puisse se concevoir …) et les guerres napol√©oniennes (…)”

 

1 Média2000

Film

Taxi2 racisme français

 

 

1 Média2008

TV5 raciste

F.G. (Londres), Racisme, in : CTR 31/07/2008

 

L’√©quipe responsable du sous-titrage sur TV5 serait-elle raciste ? J’ai √©t√© choqu√©e et offens√©e en regardant l’√©mission ¬ę Catherine ¬Ľ du lundi 30 juin √† 12 heures ¬ę Newfie ¬Ľ (prononc√© ¬ę nioufi ¬Ľ) est un terme p√©joratif qui signifie ¬ę imb√©cile ¬Ľ en qu√©¬≠b√©cois, et cela a √©t√© traduit par ¬ę belge ¬Ľ ! On se croirait √† l’√©poque des cirques ambulants o√Ļ l’on trouvait rigolo d’exhiber des Noirs ! Il va falloir un autre si√®cle avant que ces ¬ę cerveaux ¬Ľ se rendent compte de leurs actes. Une excuse publique serait un minimum !

 

2 VIP1979

Baudelaire

Mina et Andr√© Guillois racontent … Histoires belges et m√©chantes, n¬į 5719, 1979, Le livre de Poche, √©d. Meng√®s

 

(p.16) Baudelaire ne s‚Äôest-il pas √©cri√©, avec horreur √† propos de la Belgique: ‚ÄúEt moi qui croyais que la France est un pays absolument barbare, me voici contraint de reconna√ģtre qu‚Äôil y a un pays encore plus barbare que la France.‚ÄĚ

 

2 VIP1979

Baudelaire raciste

Pol Bury, Une belgitude peut en cacher une autre, LB 03/12/1979

 

(Maurice Wilmotte dans son “Encyclop√©die belge”, de 1933)

 

“D√©j√†, √† la fin du XIIe si√®cle, le cas de Quenes de Bethune, s’excusant et se plaignant √† la fois, parce qu’il n’ √©crit pas un fran√ßais tr√®s pur et qu’il a essuy√© les railleries de Paris.” ” Plus tard, Baudelaire, √©crivant √† Manet, tenait ces propos disgracieux: “J’ai voulu avoir l’impression personnelle de M.C. …, autant du moins qu’un Belge puisse √™tre consid√©r√© comme une personne.”

“Ce qu’on pourrait appeler le complexe de Quenes de Bethune ne s’est pas dissip√© √† travers les si√®cles.”

“Apr√®s Dachau, les Fran√ßais oubli√®rent les histoires juives qui les avaient tant amus√©s avant 1939.¬† Avec la crise du p√©trole, ils n’os√®rent plus parler des “bougnoules”.¬† Les Suisses d√©tenant des secrets bancaires, il valait mieux n pas s’y attaquer.¬† Restaient les Belges.”

 

2 VIp1985

Coluche

Un pote infréquentable, LB 05/06/1985

 

Cette fois, Coluche est all√© trop loin.¬† Dimanche, au journal de 20 h sur TF I, o√Ļ, arborant le badge ¬ę Touche pas √† mon pote ¬Ľ, il √©tait venu pour faire √©tat d’un ch√®que d’un million et demi de francs fran√ßais destin√© aux ¬ę M√©decins sans fronti√®res ¬Ľ (¬ę et j’esp√®re bien qu’ils n’iront pas d√©penser √ßa avec des gonzesses ! ¬Ľ, elle est bonne non ?), le journaliste de service eut la mauvaise id√©e de lui demander quelles r√©flexions lui inspirait le drame qui, au Heysel, a co√Ľt√© la vie √† 38 personnes.

¬ę Trente-huit, je croyais quarante-deux.¬† Il a d√Ľ y avoir des r√©surrections.¬† De toute fa√ßon, √ßa ne m’inspire pas de r√©flexions, parce que les supporters sont tous des c… et que √áa en fait toujours trente-huit de moins, dont quatre Belges ¬Ľ.

Il y a des potes auxquels on ne devrait toucher qu’avec des pincettes.

Un des nombreux lecteurs qui nous ont fait part, lundi, de leur indignation, a t√©l√©phon√© aussit√īt √† TF1.¬† Il est tomb√© sur un r√©pondeur automatique indiquant un num√©ro √† appeler en ¬ę cas d’urgence ¬Ľ. Une dame aimable, pr√©pos√©e, comme’dans toutes les t√©l√©visions du monde, au traitement des t√©l√©spectateurs pas contents, s’est dite navr√©e.

La r√©ponse est un peu trop commode.¬† Toute t√©l√©vision qui se respecte et qui respecte ceux qui la regardent devrait savoir qu’il y a des sujets √† ne pas aborder en compagnie de certains individus – sinon certains individus que l’on n’invite pas dans une √©mission respectable.

 

2 VIp1985

Coluche raciste

Claude Javeau, /prof. de sociologie à l’ULB,/ : l’attaque gratuite est inadmissible; LB 06/01/1999

 

Le soir du drame du Heysel, Coluche, sur TF1, affirme qu’il ne va pas pleurer sur 39 crétins morts, surtout qu’il y a 4 Belges parmi eux.

 

2 VIP1992

Leeb Coluche

Stéphane Steyt, Quand la France se met à rire avé l’assent, LB 31/03/1992

 

‚ÄúL‚Äôaccent, c‚Äôest une partie de l‚Äôidentit√© culturelle.¬† On raconte des blagues en se moquant de l‚Äôaccent d‚Äôautrui.¬† Pour nous, Belges, cela a commenc√© avec Coluche, puis Michel Leeb.‚ÄĚ

 

2 VIP1994

Bouvard raciste

L.R., Walcourt, Télépro 2093, 14/04/1994

 

Philippe Bouvard, animateur de jeu de TF1 injuria le roi Baudouin d√©c√©d√© le 31/7/93 par ces mots: “le roi des cons est mort”.

 

2 VIP2005

Coluche

E.B., Pas le même foot …, DH 31/05/2005

 

Souvenir du drame du Heysel.

Après le match, Coluche fit cette réflexion sur Europe 1 : le foot, c’est un jeu de con, donc cela fait 30 cons en moins.

 

3 Social1847

Guy Gilquin, Au d√©but des ann√©es 30: l’ essor de la culture du tabac signa l’ arr√™t de mort des clouteries dans la vall√©e de la Semois, AL 06/04/1985

 

M√©tallurgie en Ardennes fran√ßaises (16e s.) > clouteries > main-d’oeuvre belge nombreuse

M√©canisation > crise de l’ emploi.

“Ainsi, le 18 f√©vrier 1847, une √©meute prend naissance √† Gespunsart et remonte vers Hautes-Rivi√®res.¬† Plus de 200 personnes arm√©es de b√Ętons sont d√©cid√©es √† renvoyer les cloutiers belges chez eux …¬† Les √©meutiers, (….,) s’ en prennent aux ateliers occup√©s par les Belges et les d√©truisent.”¬† “Ils seront pr√®s de 600 √† affronter les gendarmes de M√©zi√®res et Charleville.”

“Le 19 f√©vrier, sous la protection de gendarmes, les Belges reviennent au travail.¬† Le 20, il est d√©cid√© de les chasser d√©finitivement.

Le 21 √† 9 heures, le sort des Belges est jou√©.¬† L’ autorit√© municipale promet de les chasser; si elle ne tient pas sa promesse, “les Belges seront crucifi√©s sur leur bloc.”

 

3 Social1970S

Histoires belges:

de nombreuses publications (livres, …),

racisme pas interdit par le gouvernement français (pas peur pour ses relations)

pas de demande d’interdiction par le gouvernement belge

réaction du public: on les raconte (explication: dans le conscient;: on s’en moque; dans l’inconscient: doute quant à son appartenance à la nation belge)

 

3 Social1976

Fernand Lemaigre: ‚ÄúLes 500 meilleures histoires belges‚ÄĚ (Grand succ√®s 76/77, 2nd tirage: 100.000 exemplaires)

 

‚ÄúOn a crois√© un gorille et une Belge: on a obtenu un gorille arri√©r√©.‚ÄĚ

‚ÄúQu‚Äôest-ce qu‚Äôune vierge ‚Äėbelge‚Äô?

C‚Äôest une fillette de 7 ans qui court plus vite que son p√®re.‚ÄĚ

 

3 Social1979

C.I., Les blagues belges, pourquoi?, PP ? 16/08/1979

 

Les Fran√ßais font partie de ces peuples qui, durant des si√®cles, constitu√®rent une puissance mondiale de premier ordre et qui en quelques ann√©es se retrouvent au second plan.¬† Il semble difficile, pour beaucoup de Fran√ßais, surtout pour les intellectuels, d’accepter que la conqu√™te de l’espace s’est faite sans eux, que leur pays abrite le plus d’alcooliques d’Europe, que les athl√®tes fran√ßais se font laver le nez dans les comp√©titions internationales, et pardessus tout que, dans la vieille Europe dont ils furent longtemps le pivot culturel et √©conomique, la France actuelle est nettement supplant√©e par l’Allemagne occidentale.¬† Bless√©s dans leur amour-propre, les dirigeants fran√ßais ont r√©agi par des sursauts d’orgueil gaulliens : le retrait de l’O.T.A.N., la construction du paquebot qui, avec un culot mals√©ant, fut appel√© – France ¬Ľ (comme si, outre-Atlantique, on nommait la navette spatiale -,Etats-Unis d’Am√©rique .) et dont l’exploitation s’av√©ra trop co√Ľteuse, et, enfin, n’oublions pas la fin pr√©visible de Concorde. Ce bel avion qui, de la bouche m√™me de ses promoteurs, devait porter dignement la r√©putation de la France au prix de dizaines de milliards de FF soutir√©s √† la collectivit√©.¬† Malheureusement, il n’y a plus de quoi financer de telles entreprises.

 

Dans ce contexte d√©gradant, il n’y a plus qu’une mani√®re de se sentir sup√©rieur, c’est de s’illusionner sur ses qualit√©s en ridiculisant les peuples avec lesquels on est souvent en contact et qui ne sont culturellement pas trop divergents.

 

Il reste √† esp√©rer que ces sarcasmes n’entrent pas dans les mentalit√©s au point de susciter des actes racistes comme ceux commis dans une √©cole parisienne o√Ļ un jeune entant fut tabass√© parCE qu’il a ;le seul d√©faut d’√™tre un ¬ę sale Belge ..

 

 

DOUCE FRANCE…, LB (s.r.)

 

A force de raconter ces ¬ęhistoires belges¬Ľ qui les aident √† penser tellement de bien d’eux-m√™mes, on se console comme on peu, nos voisins du sud en arrivent parfois √† devenir franchement impossibles.

T√©moin la m√©saventure survenue r√©cemment √† un groupe d’une dizaine de jeunes Belges, en vacance en Aveyron.¬† Ils avaient retenu une table dans un petit restaurant de Salles-Caran o√Ļ ils s’attabl√®rent comme convenu et se virent servir une entr√©e.

Comme ils s’appr√™taient √† choisir le plat de r√©sistance, la patronne, d√©bordante de cet esprit que la France aime croire que le monde lui envie (beaucoup d’√©trangers poussent l’humour jusqu’√† ne pas la d√©tromper) d√©clara : ¬ęVous √™tes Belges, vous mangerez des frites et du beefsteack¬Ľ.

Apr√®s avoir souri de cette exquise plaisanterie, les jeunes Belges insist√®rent pour commander autre chose.¬† Pas question.¬† La patronne tenait √† son ¬ęBelges √©gale frites¬Ľ.

En d√©sespoir de cause, ses clients d√©cid√®rent de payer les entr√©es et d’aller finir ailleurs leur repas.¬† Le patron s‚Äôen m√™la : ¬ę¬†Vous avez r√©serv√©, vous mangerez ici.¬† Sinon, j’appelle la police¬†!¬Ľ

Mais appelez-la, r√©torqu√®rent nos compatriotes, soulag√©s. L√†s, les agents embarqu√®rent quatre d’entre eux.¬† Le chef de groupe voulut protester: il fut gifl√©. ¬ę Vous vous croyez au temps d’Hitler ?¬Ľ, dit-il au policier.¬† Celui-ci le frappa brutalement et une jeune fille qui tentait -de s’interposer fut gifl√©e √† son tour. Finalement, on les rel√Ęcha, sans plus.

Le groupe se rendit aussit√īt √† la pr√©fecture de police de Rodez, afin de d√©poser plainte.¬† Ils furent re√ßus par un grad√© qui les assura que les coupables seraient r√©primand√©s mais leur demanda de ne pas porter teinte, ¬ęafin de ne pas nuire √† la r√©putation de la France¬Ľ.

Les jeunes gens, se refusant de porter √† celle-ci pareilcoup de gr√Ęce, les Fran√ßais s’en chargeront bien, accept√®rent de passer l’√©ponge.

De toute mani√®re, nos voisins sont incorrigibles et puis, sans qu’ils le soup√ßonnent, ils nous font tant rire qu’on peut bien leur pardonner.

 

 

La dernière histoire française, LB 10/06/1988

 

La F√©d√©ration nationale belge des transporteurs routiers invite tous ses adh√©rents √† lui envoyer ¬ę¬†les amendes prohibitives¬Ľ encourues en France depuis le 1er’ janvier 1987.¬† Elle rassemble un dossier solide en vue d’une action intitul√©e ¬ęAmendes en France, ras le bol¬Ľ !

La f√©d√©ration ne conteste pas, bien s√Ľr, le fait que les infractions au code de la route soient sanctionn√©es.¬† Mais elle estime que ¬ęle niveau atteint en France frise l’abus de Pouvoir et fausse la concurrence¬Ľ. ¬ęTout pr√©texte, m√™me futile, est bon pour verbaliser les routiers belges¬Ľ, affirme la f√©d√©ration qui donne des exemples pour montrer que l’on atteint ¬ęle sublime dans l’absurde¬Ľ.¬† Un routier belge peut prouver qu’il a √©t√© condamn√© pour exc√®s de vitesse un jour o√Ļ son v√©hicule √©tait au garage !

De plus, le montant maximal de l’amende, soit 900 FF, est all√©grement d√©pass√©, selon la f√©d√©ration.¬† Elle rapporte qu’on √† demand√© √† certains de ses membres 5.000 FF (environ 33.000 FB), √† payer imm√©diatement et en liquide comme ¬ęcaution lib√©ratoire¬Ľ.¬† Elle peut √™tre r√©cup√©r√©e… apr√®s proc√®s et frais de justice importants. ¬ęCes amendes gr√®vent s√©rieusement le prix de revient du transporteur belge, conclut la f√©d√©ration.¬† Cette pratique a pour nom protectionnisme.¬Ľ

C’est peut-√™tre une application du slogan deuil.¬† Le Pen : ¬ęLes Fran√ßais d’abord.¬Ľ

 

3 Social1979

Les ‚Äėblagues belges‚Äô.¬† On se fiche de nous!, p.4-9, PP? 02/08/1979

 

(p.4) ‚ÄúColuche a b√Ęti une bonne partie de son succ√®s sur l‚Äôhumour belge.‚ÄĚ

(p.5) ‚ÄúDes voitures ont √©t√© indcendi√©es, dans le Midi, parce qu‚Äôelles portaient des plaques belges.¬† Et ne parlons pas des affrontements, qui ne sont pas toujours verbaux …‚ÄĚ

 

3 Social1987

Des ‚ÄĚcasseurs‚ÄĚ √©taient venus de France √† Florenville, AL 24/03/1987

 

3 Social1988

Carnaval mouvementé à Treignes, AL 22/02/1988

 

Vers 4h40, r. du Terniat, un habitant de la rue signalait √† la gendarmerie de Cul-des-Sarts que des jeunes fran√ßais se bagarraient durement aux abords de son domicile.‚ÄĚ

3 Social1989

Ren√© Smeets, Stars √† la barre: le patriarche oblig√© de supporter sur A2 le ‚Äúmaire d‚Äôun petit village belge‚ÄĚ, VA 12/01/1989

 

(Lucien Engelmajer, fondateur de l’association Le Patriarche par laquelle sont déjà passés plus de 35.000 toxicomanes et qui compte à présent plus de 200 centres dans le monde entier)

Le Patriarche avait refus√© de participer √†¬† cette √©mission si Claude Eerdekens √©tait l√† car en 1984, la ville d‚ÄôAndenne (23.000 habitants) vit des toxicomanes s‚Äôinstaller dans un b√Ętiment insalubre.¬† L‚Äôimmeuble h√©bergea jusqu‚Äô√† 80 jeunes dans des conditions dangereuses alors que 26 seulement avaient √©t√© tol√©r√©s.

Le Patriarche se moqua des mises en demeure de l‚Äôadministration communale.¬† ‚ÄúLe bourgmestre prit donc une ordonnance de police qui fut en vain attaqu√©e en la justice par l‚Äôassociation.‚ÄĚ

 

3 Social1990

Ph. M. , Fransen zaaien terreur, Het Laatste Nieuws, 8/9-9-1990

 

‚ÄúHet zuiden van West-Vlaanderen leeft in diepe onrust.¬† Jonge gangsters uit het verpauperde noorden van Frankrijk zijn hier alweer volop bezig auto‚Äôs te stelen et winkels te plunderen om met de opbrengst ervan tot in Nederland drugs te gaan kopen.‚ÄĚ

 

3 Social1991

Un lecteur du Soir, à propos de l’affaire Houtekins, Mars 1991

 

‚ÄúSes aventures feront bient√īt, chez nos amis fran√ßais, non pas le sujet d‚Äôune histoire belge, mais le sc√©nario d‚Äôune com√©die en plusieurs actes …‚ÄĚ

 

3 Social1998

Olivier Rayp, Les Saint-Aubin réunis en Loire-Atlantique, VA 12/08/1998

 

Un couplet √©tait sp√©cialement consacr√© aux Florennois: ‚ÄúMaintenant qu‚Äôles Belges sont l√†, Ca agrandit l‚Äô√©quipe, Et quand leur tour viendra, Nous aussi on aura la frite.‚ÄĚ

 

3 Social1998

 

J.-P. M., La Cour de Justice condamne la France, VA 25/09/1998

 

La France a exclu les travailleurs frontaliers de la retraite complémentaire.

Ainsi, ‚Äúla convention g√©n√©rale de protection sociale pour le personnel des soci√©t√©s sid√©rurgiques de l‚ÄôEst et du Nord, concern√© par les restructurations, pr√©voit le r√©gime de protection applicable aux agents mis en cessation d‚Äôactivit√©, √† partir de 55 ans.¬† Ces personnes qui r√©sident en France b√©n√©ficient notamment, jusqu‚Äô√† l‚Äô√Ęge de la retraite normale, de certaines garanties sociales qui incluent l‚Äôattribution de points de retraite compl√©mentaire gratuits.¬† Or cet avantage n‚Äôest pas accord√© aux frontaliers dans la m√™me situation, qui r√©sident en Belgique.‚ÄĚ

 

3 Social2000

BEAUMONT / Scène de coups de couteau sur fond de patriotisme, LB 08/02/2000

 

Coups de couteau assénés par un ex-légionnaire à un ancien para belge. A Strée.

La bagarre a √©clat√© apr√®s que l‚Äôex-l√©gionnaire e√Ľt tenu des propos peu respecteux √† l‚Äô√©gard de la Belgique.

 

3 Social2002

Nassogne / Concert √† Grune ‚Äď Les ravers fran√ßais sont en vue,¬†le bourgmestre s‚Äôy oppose, AL 12/09/2002

 

Arrêté d’interdiction pris par le bourgmestre de Nassogne, M. Sépul, à l’encontre des organisateurs strasbourgeois.

M. S√©pul¬†: ¬ę¬†Ils ne se Contentent plus de s‚Äôinstaller en bordure de leur fronti√®re, c√īt√© belge, o√Ļ ils ont d√©j√† essuy√© des refus. Ils sont d√©j√† √† Nassogne¬†! ils montent et avancent dans le pays¬†!¬†¬Ľ

 

3 Social2002

P.C., Les bourgmestres désarmés devant les rave parties, AL 18/07/2002

 

Sans autorisation, des ravers français ont envahi le week-end dernier des terrains non loin de Laiche (Gaume). Ils ont non seulement dégradé ces parcelles mais parmi les déchets, on a aussi trouvé des seringues.

On a appris que la rave party de Laiche avait été organisée par des Français de Paris et de Reims.

S‚Äôils se sont ¬ę¬†repli√©s¬†¬Ľ sur le Sud-Luxembourg, c‚Äôest apr√®s avoir essuy√© un refus dans la r√©gion de Dinant.

 

3 Social2007

Point de chute, LB été 2007

 

Tout l’√©t√©, “La Libre” vous offre des id√©es d’activit√©s.

Il a eu beau m’aimer toute la nuit… avoir des grands yeux tr√®s clairs o√Ļ parfois passaient des √©clairs comme au ciel passent des orages, plein de tatouages que j’ai jamais tr√®s bien compris : au cou “Pa vu, pas pris”, au cŇďur “Personne”, son bras droit “Raisonne”. Il m’a laiss√© √† mon destin. Il est parti dans le matin plein de lumi√®re en beuglant : ‘Tiens, voil√† du boudin, pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains. Pour les Belges, y en a plus. Ce sont des tireurs au…” Salet√© de l√©gionnaire ! Rien que pour √ßa, il faut chausser ses bottines et √™tre pr√©sent √† 9 h 30 √† Spa pour la promenade guid√©e “L’autre Pays des Sources” de 15 km. D√©part de l’office du tourisme, place Royale, 41. On va leur montrer √† ces l√©gionnaires qu’on sait marcher. (Participation : 1,25‚ā¨ pour les adultes et gratuite pour les enfants de moins de 12 ans). Infos : www.spa-info.be et 087.79.53.53.

 

4 Sport1970S

Quand Eddy Merckx re√ßut un coup de poing m√©morable lors d’une √©tape du Tour de France…

 

4 Sport1983

BOXE – En championnat d’ Europe des mi-moyens, Frankie Decaesteker l√©s√© √† Paris, LB 12/10/1983

 

Terminant le combat avec les 2 arcades sourcili√®res ouvertes, envoy√© au tapis au 4e round, domin√© pendant une bonne partie du match, le boxeur fran√ßais Elbilia parvint √† conserver son titre gr√Ęce √† une courte victoire, d’ailleurs contest√©e par de nombreux observateurs.

 

4 Sport1988

José Seys battu et pas content, BOXE, LB 05/10/1988

 

Jos√© Seys a √©t√© battu par le Marseillais Caramanolis de mani√®re discutable apr√®s avoir notamment envoy√© son adversaire au tapis √† la premi√®re reprise.’

 

4 Sport1993

Kickboxing – Vandenheuvel perd son titre mondial, LB 13/12/1993

 

“Notre compatriote No√ęl Vandenheuvel a perdu samedi √† Paris son titre mondial (ISKA) de kickboxing devant le Fran√ßais Dida.¬† Vandenheuvel victime de plusieurs coups bas et coups de t√™te non sanctionn√©s, pr√©f√©ra abandonner dans la 5e reprise.”

 

5 Culture1988

Racisme

J. Pt., Impro: France-Belgique au petit trot, LS 20/09/1988

 

(Ligue d’improvisation belge)

“Des deux √©quipes, la fran√ßaise √©tait la plus coh√©rente.¬† Elle a pu mettre en valeur une certaine l√©g√®ret√©, une retenue qui fait souvent d√©faut √† nos jouteurs, lesquels continuent √† p√©cher par exc√®s de grimaces et de recours aux accents qui alourdissent les r√©parties.”

 

5 Culture1999

Druon raciste

Eric de Bellefroid, Les gardiens de la tolérance langagière, LB 30/03/1999

 

‚ÄúOn se souvient (…) de l‚Äô accueil frigide que le secr√©taire perp√©tuel de l‚ÄôAcad√©mie, M. Maurice Druon, r√©serva √† la Communaut√© fran√ßaise.¬† ‚ÄúLe fran√ßais a sa maison, et elle est ici!‚ÄĚ fulmina-t-il en d√©signant la Coupole.¬† Les¬† Belges, ce jour-l√†, se sentirent renvoy√©s dans leur province.‚ÄĚ

 

6Aliéné1989

Ils nous brocardent, mais ils nous aiment, LB 20/06/1989

 

A l’√©gard de quel pays les Fran√ßais ont-ils le plus de sympathie ? Vous avez devin√© : c’est pour la Belgique, ses frites, ses accents, ses artistes qui deviennent Fran√ßais quand ils ont du talent.¬† Malgr√© les blagues – dont certaines sont dr√īles, avouons-le puisqu’on est de bonne humeur – septante-six (pardon soixante-seize) pour cent de nos voisins trouvent notre pays ¬ęsympathique ou plut√īt sympathique¬Ľ, selon un sondage r√©alis√© dans 17 ensemble de la France et diffus√© par l’agence Associated Press.

Cela nous place devant le Luxembourg (71 p.c.), les Pays-Bas (70 p.c.), l’Espagne (70 p.c.), etc.¬† Les Etats-Unis obtiennent 62 p.c. d’opinions favorables.¬† La Grande-Bretagne, avec 59 p.c., arrive derri√®re le Canada, la Su√®de, la Pologne et bien d’autres.

Un gla√ßon nomm√© Thatcher dans l’Entente cordiale

A l’autre bout de l’√©chelle, les Fran√ßais trouvent que l’Iran est un pays antipathique (53 p.c.), devant la Libye (42 p.c.), la Syrie (28 p.c.), l’Irak (22 p.c.) et l’Union sovi√©tique (21 p.c.). Pourtant, Gorbatchev est deuxi√®me au hit-parade des personnalit√©s √©trang√®res les plus sympathiques, avec 51 p.c. Il est pr√©c√©d√© par le pape Jean-Paul II (67 p.c.) mais devance nettement le pr√©sident am√©ricain.¬† Les temps changent.

 

6Aliéné1990

Landroit raciste

Henry Landroit, Une quinzaine pour parler sans problèmes, LL 12/01/1990

 

“Les Belges ont un de ces nez!”

‘Nous nasalisons √† qui mieux mieux les voyelles “√®” et “e” lorsqu’elles sont suivies de n, de m ou de gn.

 

6Aliéné1988

Jacqmain collabo

 

Andr√© Jacqmain /architecte/: l’architecture belge est comme son peuple, laide et vieille, LS 28/11/1988

6Aliéné1989

Depas aliéné

Guy Depas, Li√®ge met la distribution √† la port√©e des … Fran√ßais,¬† LS 19/12/1989

 

“C’ est la derni√®re histoire belge mais ni Jacques Martin, ni Christophe Dechavanne n’ en parleront sans doute.”

 

6Aliéné1991

Hella collabo

Andr√© Hella, Ces huit Belges n’aiment pas les sots…, VA 27/02/1991

 

“Les Belges, plus soucieux d’√©crire correctement que d’√©liminer leur accent r√©gional ou local, se devraient de r√©viser cette attitude √† une √©poque o√Ļ le bien-parler tend √† l’emporter sur le bien-√©crire et o√Ļ des gens de plus en plus nombreux forcent les portes de la r√©ussite gr√Ęce √† leur d√©bit verbal, √† leur dicton, √† leur voix.”

 

André Hella, Un peu de tout, AL 19/06/1991

 

1) “Il faut √©viter d’employer ‘t√™te press√©e’ ailleurs qu’en Belgique.¬† Les Fran√ßais ironisent d√©j√† tant sur les “mangeurs de frites”, que serait-ce sur les “mangeurs de t√™te press√©e”!¬† Comme nous les connaissons, ils seraient pr√™ts √† nous consid√©rer cmme une tribu sauvage semblable √† celle de coupeurs de t√™tes jivaros!” ‘Ils nous font rire quand ils d√©signent cette particularit√© charcuti√®re par fromage de t√™te!¬† Mais √©tymologiquement, elle se justifie mieux.

En effet, fromage signifie “mise en forme” (sic); comme le fromage, ce que nous appelons ‘t√™te press√©e’ est g√©n√©ralement moul√© dans une forme.’

2) ‘Nous d√©routons aussi les Fran√ßais avec notre filet am√©rician. Ils disent steak tartare.¬† Or, “les Am√©ricains ont la viande crue en r√©pugnance, ce qui n’est sans doute pas le cas des rudes Tartares …”

3)’Hach√©’ n’est pas un belgicisme.¬† Il se trouve dans le ‘Petit Robert’.

“R√©jouissons-nous donc de constater qu’il arrive parfois aux Fran√ßais d’accueillir les fa√ßons de parler de leurs “petits voisins”.¬† Nos victoires sont tr√®s rares, h√©las.” (cf pistolet, dr√®ve, firme)

 

6Aliéné1992

Collignon

Ministre “vallon”, LS 02/04/1992

 

“Le ministre wallon du Budget, Robert Collignon, a opt√© pour le fran√ßais chic.”¬† Il s’exprime en ‘soixante-dix’ et en ‘quatre-vingt-dix.’¬† ‘Pourtant, un bon gros “dix-neuf cent nonante-deux” lui √©chappe de temps √† autre.’ A quand dix-neuf cent septante dix-neuf?

6Aliéné2000S

Roegiers

 

UNE LANGUE INOU√ŹE

PAR PATRICK ROEGIERS

Le Belge n’a pas de langue propre.
Le Belge n’a pas de langue maternelle.
C’est un paria, un exclu, un orphelin du langage.
Babel, babil, babeleer, broubeleer, bruxelleir.
Le probl√®me du Belge, c’est de parler fran√ßais.

En Belgique, le français est une langue étrangère.
Car le fran√ßais, ¬ęm√©thodique et pr√©cis¬Ľ, instruit la pens√©e.
Or, la langue, en Belgique, rencontre peu la pensée
Le Belge n’a point d’attrait pour une pens√©e s√©rieuse.
Il aime le concret, le vrai, le familier, le pesant, le trivial, le plein, le go√Ľteux, l’organique.
Les mots belges disent autre chose que ce qu’ils disent.
Ils ont certes un sens premier.
Mais sont sans portée seconde.
Le sens √©mane d’abord du son.
Le néologisme belge est essentiel.
Il ouvre l’acc√®s √† l’insens√©.

Le r√īle de l’√©crivain belge est d’inventer sa langue plut√īt que de parler la langue commune, c’est-√†-dire le ¬ębon¬Ľ fran√ßais, qui sied aux Fran√ßais.
Le sabir belge échappe à toute logique.
La langue belge est insoumise, incorrecte et très gaffeuse.
Elle est l’exact contraire d’un flux limpide, juste et pond√©r√©.

Le Belge p√Ętit d’un abc√®s sur la langue comme celui qui tortura tant Christian Dotremont.
Le Belge, taiseux, n’est pas un beau phraseur.
Le Belge s’exprime par ou√Į-dire.
La langue cacophone définit son territoire.
Le Français a la langue bien pendue.
Le Belge a la langue bien fendue.

Le Belge? Une langue de peintre!

Le Belge est une langue morte
Tue et, partant, tuée.
Dès son orée.
Le Belge ne prend pas la parole.
Il la rend.
Qu’importe donc comment en France on dit mon nom!
J’√©cris en belge, si je veux.
Je sens en flamand, malgré moi.
Mais je pense en français.
Et je reste filialement attach√© √† la langue belge, ren√©gate des Ňďill√®res, ouill√©e, mal ou√Įe, ointe d’ouillouillouilles, parce qu’on n’oublie pas la langue qui parle en soi.


Copyright © Patrick Roegiers, 2007
Copyright © Bon-A-Tirer, pour la diffusion en ligne

 

6aliéné2002

Klinkenberg

Eric De Bellefroid, Jean-Marie Klinkenberg au bout de la langue, LB 27/02/02

 

(ULG / prof . sémiotique et rhétorique)

¬ę¬†Le centre de la culture fran√ßaise, c‚Äôest √©videmment Paris. Il y a l√† une tradition de centralisme, renforc√©e par le fait que la francophonie est tr√®s diff√©rente de l‚Äôanglophonie et de l‚Äôhispanophonie. Dans ces blocs-l√†, l‚Äôancienne m√©tropole ne repr√©sente presque plus rien. (‚Ķ) Tandis que pour la francophonie, la France p√®se toujours d‚Äôun poids d√©cisif.¬†¬Ľ (‚Ķ)

¬ę¬†On souffre (‚Ķ) en Belgique d‚Äôune hypertrophie de la glande grammaticale et, en m√™me temps, on a une tr√®s nette conscience d‚Äôune forme d‚Äôinf√©riorit√© linguistique.¬†¬Ľ

¬ę¬†Il ne s‚Äôagit pas de crier √† l‚Äô√©gale dignit√© de toutes les langues¬†; on ne va pas faire de la physique nucl√©aire en hopi. Ce qui est vrai, en revanche c‚Äôest que des tas de gens vivent dans d‚Äôautres langues que l‚Äôanglais et qu‚Äôelles doivent garder ce droit et qu‚Äôelles doivent garder ce droit, (‚Ķ) d‚Äôentrer dans la modernit√© avec leur langue.

De Bellefroid¬†: ¬ę¬†Force est de voir que le fran√ßais fait lui-m√™me courir les m√™mes p√©rils √† d‚Äôautres parlers, aux dialectes (sic) notamment. Mais l√† n‚Äôest pas l√† l‚Äôessentiel, pour le professeur Klinkenberg, qui discerne dans la langue entre la domination externe et la domination interne.¬†¬Ľ

 

6Aliéné2007

Dal complexé

Gilles Dal, Le français des Belges, LB 27/10/2007

 

J’entendais l’autre jour Bernard-Henri L√©vy √† la t√©l√©vision, et je me disais : ces Fran√ßais, d√©cid√©ment, quand ils s’y mettent, qu’est-ce qu’ils parlent bien ! C’est quand m√™me autre chose que nos √©diles wallons : ils uti¬≠lisent des subjonctifs plus-que-parfait, ils font les liaisons entre les mots; quand ils se disputent sur un plateau t√©l√©, ils se di¬≠sent des choses comme : “permettez-moi de vous dire que votre point de vue me semble √† tout le moins audacieux”, alors que chez nous, ce serait plut√īt : “√ßa, c’est du n’importe quoi, hein”. Ils s’apostro¬≠phent par des formules comme : “si vous aviez l’amabilit√© de me laisser terminer ne f√Ľt-ce qu’un bout de phrase”, alors que nous sommes plu¬≠t√īt habitu√©s √† des envol√©es comme : “oui, m’enfin, dites ! Je peux finir, oui ou non ?” C’est une question de style…

 

Bernard-Henri L√©vy, donc. Son der¬≠nier livre, qui parle de la gauche √† l’aube du troisi√®me mill√©naire, s’intitule “Ce grand cadavre √† la renverse”. On n’imagi¬≠nerait jamais ce genre de titre en Belgi¬≠que, sauf peut-√™tre √† l’√©vocation d’un fait divers, si par exemple un homme de grande taille √©tait retrouv√© mort, attach√© par les pieds au haut du signal de Bo-trange. L√†, on pourrait comprendre le ti¬≠tre “Ce grand cadavre √† la renverse”; si¬≠non, il y a tr√®s peu de chances. Les titres de livres, en Belgique, sont beaucoup moins lyriques; ils ressemblent plus √† “Mon combat pour Auderghem”, ou bien √† “Sportivement v√ītre”, ou encore √† “Mes¬≠sieurs les Flamands, j’ai deux mots √† vous dire”.

A-t-on d√©j√† entendu Dominique de Villepin parler de politique ? Quel verbe superbe ! Il parle du “soleil noir de la puis¬≠sance”, du “pouvoir myst√©rieux des mots sur les choses”, de la “formidable gravit√© de la destin√©e humaine”… Imagine¬≠rait-on Yves Leterme s’exprimer en ces termes ? Bon, je suis d’accord, il ne faut pas s’acharner sur le pauvre homme : ce n’est d√©j√† pas facile pour lui en ce mo¬≠ment. .. m√™me si c’est quand m√™me un peu de sa faute : des sorties comme “moi, quand on me cherche, on me trouve”, ou comme “mettons-nous autour de la table, pour que chacun mette ses propositions sur la table, dans l’espoir que personne ne quitte la table”, on a beau dire, √ßa manque quelque peu de panache.

Je suis d’accord, je g√©n√©ralise : nous avons, nous aussi, notre quota de gens chics; quant aux Fran√ßais, ils ont Jean-Marie Bigard, Didier Barbelivien, Chris¬≠tian Clavier, Gilbert Montagne… en fait, tous les amis do Sarkozy !… Ah, c’est s√Ľr que depuis, l’accession du roquet sous la pr√©sidence de la R√©publique, la tn√©orie de la France √©l√©gante a pris du s√©rieux plomb dans l’aile : depuis quel¬≠ques mois, les soir√©es √† l’Elys√©e doivent davantage ressembler √† une r√©union d’anciens G.O. du Club Med de Corfou, qu’√† un bal de la Cour √† Versailles. On imagine d’ici les envol√©es du nouvel ami du pr√©si¬≠dent de la R√©publique : “h√© ben mon co¬≠chon, t’es log√© comme un nabab, dis-moi ! Quand je pense que je t’ai rencontr√© √† une soir√©e “Moon Light” √† S’-Tropez, et que maintenant t’es le big boss de la France ! Non mais sans blague !”

 

Pr√©f√©rons ne pas trop y penser, et reve¬≠nons-en √† la Belgique. Les choses avan¬≠cent, para√ģt-il : il y aurait d√©j√† quelques accords arrach√©s de haute lutte au sein de la coalition orange bleue. Joli r√©sultat, en plus de trois mois : tout le monde serait enfin d’accord √† propos de la composition des sandwiches √† servir sur les tables de n√©gociation. Au d√©part, d’apr√®s mes infor¬≠mations, le VLD voulait plut√īt des thons mayonnaise sur pain mou, mais le CDH freinait des quatre fers : les dirigeants d√©¬≠mocrates-chr√©tiens √©taient d’accord pour le thon mayonnaise, mais ils exigeaient du pain gris de campagne. Le CD & NV-NVA, quant √† lui, n’avait rien contre le pain gris de campagne, mais il √©tait plus partisan du jambon-fromage. Le MR, lui, exigeait du pain bagnat, mais n’avait pas de pr√©f√©rence particuli√®re entre le thon mayonnaise et le jambon-fromage. Rajou¬≠tez √† cela les talents de n√©gociateur d’Yves Leterme, et tout le monde s’est retrouv√© avec des croissants aux anchois.

 

Ce probl√®me √©tant √† pr√©sent derri√®re nous, place aux n√©gociations institution¬≠nelles !… Enfin, pas tout de suite, car il reste encore √† choisir le snack qui fournira ces sandwiches. Et on se doute que ce ne sera pas une sin√©cure, car il va falloir trouver un snack qui ne soit situ√© ni en r√©¬≠gion wallonne, ni en r√©gion flamande, ni √† Bruxelles-Capitale, ni dans les cantons r√©dim√©s, et dont le patron ne serait ni lib√©¬≠ral, ni socialiste, ni d√©mocrate-chr√©tien, ni extr√©miste… Bonne chance ! La meilleure solution consistera sans doute √† s’adresser √† un fournisseur install√© √† l’√©tranger, pour √™tre s√Ľr de ne froisser aucune susceptibilit√©.

J’ai entendu parler d’un petit restau¬≠rant situ√© √† Klapieda, en Lituanie, je les contacte de ce pas.

 

6Alién2008

Une mamie de 87 ans ¬ęoubli√©e¬Ľ sur une aire d’autoroute, AL 08/05/2008

 

FRANCE ‚ÄĘ Une touriste belge de 87 ans a √©t√© oubli√©e mardi sur une aire de repos de l’autoroute √† Mont√©limar par son fr√®re de 88 ans La m√©saventure commence vers 14 h 30. Venus de Belgique et se rendant √† Draguignan, le fr√®re, la sŇďur et un ami septuag√©naire d√©cident de faire une pause sur une aire de repos. √Ä peine remont√©e √† l’ arri√®re du v√©hicule, la vieille dame s’aper√ßoit qu’elle a oubli√© son sac √† main sur un banc et sans mot dire repart le chercher. Son fr√®re en grande discussion avec son ami √† ‘lext√©rieur du v√©hicule, remonte en voiture et d√©marre. Il avait parcouru 50 km sans se rendre compte de l’absence de sa sŇďur, lorsque son fils, alert√© par les gendarmes, a pu le contacter et lui faire rebrousser chemin, √† hauteur d’Orange. De son rat√©, la mamie ne s’est pas d√©partie de son calme: ¬ęElle souriait et elle disait que c’√©tait une histoire belge¬†¬Ľ, a racont√© un gendarme.

 

6Aliéné1987

J.H., Des ‚Äúhistoires fran√ßaises‚ÄĚ, LB 29/12/1987

 

‚ÄúPour r√©pondre aux ‚Äúhistoires belges‚ÄĚ.¬† Elles sont de St√©phane Steeman et Yves Duval.‚ÄĚ

‚ÄúNos amis fran√ßais nous pardonneront volontiers les quelques impertinences et rosseries que nous livrons dans ce livre sans pr√©tention.‚ÄĚ

‚ÄúLes deux auteurs commencent par √©tablir des parall√®les: ‚ÄúNous avons perdu le Congo et vous avez toujours la Nouvelle-Cal√©donie.¬† Vous avez nos Corses.¬† nous avons nos Flamands.¬† Nous avons Roger Nols, vous avez Le Pen.¬† Vous ‚Äėdescendez‚Äô √† Bruxelles, nous ‚Äėmontons‚Äô √† Paris.¬† Vous nous traitez de ‚Äėpetits Belges‚Äô et nous vous qualifions de ‚ÄėFran√ßais moyens‚Äô.‚ÄĚ

 

6Aliéné1991

Marcel Delaunois, Pourquoi ni latin ni grec?, LB 11/07/1991

 

“Il appara√ģt abusif d’affirmer que c’est gr√Ęce √† leur formation philosophique que les Fran√ßais auraient plus de facilit√© √† conceptualiser et seraient meilleurs dans les d√©bats … “politiques”.¬† Chacun sait qu’ il existe de tout temps une facilit√© fran√ßaise (sic), due sans doute √† leur temp√©rament propre et … √† leur unilinguisme,et que les Belges se r√©v√®lent par nature bien positifs.”

 

6Aliéné2008

Z

Jespers

raciste

Skynetforum :

Aichah

Posté le 17 mai 2008 13:24

164 message(s)
Enregistré depuis:
10 février 2007

Subject: “la semaine infernale”

N’√©tant pas sorti ce samedi pour cause de mauvais temps, je me suis d√©cid√© d’√©couter “la semaine infernale” sur la Premi√®re de la RTBF.
Et comme pour les autre fois, j’ai √©t√© choqu√© par l’humour facile et anti-flamand des participants de cette √©mission.
Le plus aga√ßant fut, une fois de plus, d’entendre l’inconscient racisme anti-belge qui fait que pour faire rire, les participants croient utile de prendre l’accent dit “belge”‘.: et l’entendre par la bouche de Jean-Jacques Pespers, professeur d’universit√©, ancien de “mai 68”, utilisant des clich√©s simplistes et poujadiste, journaliste a de quoi laisser r√™veur.

Meme les “blagues belges” racont√©s par les Fran√ßais sont moins aga√ßantes.

 

7Réaction1980

J.G. (Votre avis, PP? 04/09/1980) (René Swennen dans le collimateur)

 

… certains francol√Ętres peuvent r√™ver de la France: les Fran√ßais, eux, ne nous associent pas √† leur vie culturelle (nous ne pouvons pas entrer dans leur acad√©mie) si ce n’est comme clients de la “francit√©” au m√™me titre que les S√©n√©galais ou les Malgaches.¬† De la France, nous recevrons toujours plus d’avanies que d’amiti√©.”

 

7Réaction1987

Mallet-Joris antiF

Françoise Mallet-Joris, Pour les Français, la Belgique, le plus souvent, c’est la Flandre, LB 12/04/1987

 

‚ÄúLeur complexe de sup√©riorit√© et leurs ‚Äúhistoires belges‚ÄĚ (les seules qu‚Äôils comprennent) sont si aga√ßants que beaucoup de Belges pr√©f√®rent se faire oublier.‚ÄĚ (…)

‚ÄúBruxelles et Anvers, ouvertes √† la fois aux cultures latine et germanique, sont d‚Äôailleurs des villes plus internationalesque Paris o√Ļ l‚Äôon conna√ģt peu les auteurs √©trangers.‚ÄĚ

(…) ‚ÄúIl y a beaucoup de com√©diens ou de chanteurs qui pr√©f√®rent faire oublier qu‚Äôils sont Belges, d‚Äô√©crivains qui ne veulent pas passer pour ‚Äúauteurs r√©gionalistes‚ÄĚ.‚ÄĚ

 

7Réaction1989

Léon Bungeneers (Ostende), LS 15/11/1989

 

‚ÄúCes ridicules chauvins de Fran√ßais …‚ÄĚ

 

7Réaction1991

CMDS /de LL/, Télépro, 1935, 4/1991

 

JMB se permet de critiquer le langage de nos enfants et de leurs a√ģn√©s (T√©l√©pro 1930). “Cette personne n’a-t-elle jamais entendu √† la t√©l√©vision (…) nos chers voisins s’exprimer dans la langue de Moli√®re avec les quelques: cons, conards, putain de monde, il me fait chier, casser la gueule et j’en passe.¬† Je pr√©f√®re entendre mes enfants parler de ‘crolles, clinche, loque, et autres belgicismes.”

 

7Réaction1993

Steeman antiF

D.G. de Bxl, Merci Stéphane, Télépro, 2070, 06/01/1993

 

“C’est chouette d’avoir parmi nos compatriotes un mec comme St√©phane Steeman, qui pour une fois, et pas deux, ne se laisse pas faire quand ces ‘trois lettres’ de Fran√ßais se permettent leurs critiques √† ras des p√Ęquerettes et qu’ils prennent √ßa pour de l’humour.”

 

7Réaction2004

Geluck raillé

C. Ern., Geluck donneur de leçons, VA 03/04/2004

 

Le dessinateur du ‚ÄėChat‚Äô¬†: ¬ę¬†Quand on parle de ce proc√®s /= le proc√®s Dutroux/, les Fran√ßais me disent ¬ę¬†mais vous avez de la merde dans les yeux, vous les Belges¬†¬Ľ.¬†¬Ľ

Ah bon¬†? Et les affaires ¬ę¬†All√®gre¬†¬Ľ et des ¬ę¬†disparues de l‚ÄôYonne¬†¬Ľ¬†?

1897 - Roubaix - Une chanson de carnaval anti-belge

Les blagues belges (racisme encouragé par l'Etat français)

(in: PP?, 02/08/1979)