1987

A. Duvivier (Forest), Cocardisme français, LB 15/06/1987

 

Il fallait voir l’autre jour la touchante indignation du présentateur d’une chaîne de télévision française.  Figurez-vous qu’un hebdomadaire allemand s’était permis d’éditer un article dans lequel la France se faisait passablement étriller.  Quelle mouche a donc piqué notre confrère d’outre-Rhin, s’exclamait-il candidement.

Saturés des incessants cocoricos que leur prodiguent leurs présentateurs cocardiers sinon en mal de popularité, combien reste-t-il de Français qui ne soient convaincus que leur pays est le nombril du monde ? Combien en est-il qui se rendent compte que les coups de patte, les sarcasmes et les moqueries humiliantes qu’ils distribuent à la ronde sont en train de créer le vide autour de l’Hexagone ?

Il fut un temps où la vanité viscérale des Français faisait sourire.  Aujourd’hui, elle en est au point d’agacer et d’atteindre la limite du supportable.  Et voilà la mouche qui a piqué le rédacteur du Spiegel.  Signalons en passant que Spiegel signifie miroir.  Voilà l’occasion ou jamais pour nos amis français de s’y regarder « une fois».

 

1990

Gabriel Véraldi, in: Voyage chez les francophones, GEO, 138, 1990, p.96

 

« Ce qui menace la francophonie, dit-on de plus en plus à Genève, Neuchâtel ou Lausanne, ce n’est pas une prétendue domination alémanique sur les Suisses romands.  C’est, en Europe, une hégémonie, même involontaire de la communauté germanique sur une France qui ne fournit pas les efforts nécessaires pour défendre son rang. »

 

2011

EURONEWS écorche la prononciation de « Siemens »