Li Sint-Maurtin (La Saint-Martin)

0 Présintâcion / Présentation

 

11/11

Nouvel an:  au début de l’hiver chez les Germains: le 11/11 (date de la Saint-Martin, jour de l’hibernation de l’ours); début de l’hiver chez les Celtes (la fête de Samain: 1/11)

 

La Saint-Martin: jadis le début du carême (obligatoire sous Charlemagne).

Saint Martin est considéré comme le principal artisan de la christianisation de la Gaule et de la Germanie.

 

On tuait le cochon, l’oie grasse. Des foires rurales étaient organisées en Allemagne.

 

in: A. Varagnac, M. Chollot-Varagnac, Les traditions populaires, PUF, 1978, p.40

 

11/11: la St-Martin: organisation de foires de mutations de fermages, de métayages, de louées de domestiques de ferme

 

in: BARON DE REINSBERG-DÜRINGSFELD, Traditions et légendes de Belgique, TII, 1870, 11/11

 

A la Saint-Martin, on allumait des feux (p.247) à l’égal du ‘grand feu’, pour marquer l’entrée du Carême car le jeûne de l’Avent s’appelait aussi ‘carême de Saint-Martin’ et durait anciennement 6 semaines.

(p.274) Et ce surtout dans les pays germaniques.

 

1 Tradicions pa réjions / Traditions par régions 1.1 L' ouwès'-walon / L'ouest-wallon

Stinkèrk (Steenkerque) – èglîje Sint-Maurtin (église Saint-Martin)

1.2 Li Picardîye / La Picardie

SintMârtin (Lins’ (Lens-sur-Dendre)), in: Wallonia 1898

1.3 Li cente-walon / Le centre-wallon

Limal (è walon / en français) – sint Maurtin (saint Martin) (16e siéle / 16e siècle)

1.4 l' ès'-walon / l'est-wallon

Hu (Huy), in: Wallonia Nova, 14/09/2008

à Lîdje (à Liège), à Trimbleû (Trembleur)

Robert Dascotte, in: Les divisions du temps, l’année traditionnelle et les phénomènes atmosphériques de quelques communes du Centre, in : Les Dialectes belgo-romans, 22, pp, 135-182

 

(p.157) A l’ Sint-Mårtin, on touwéve i pourcê.

A Trimbleû (Trembleur), la veille, les enfants courent dans les prairies avec des torches allumées, en criant:

« Sint Mårtin lådje (large, généreux),

Avoyîz dès peûres èt dès pomes po l’s-åbes!

On p’tit bokèt d’ pan è l’ årmå, c’ èst l’ principå! » 

Le cultivateur leur donne quelques  pommes.

 

Jadis à Liège, le 10 novembre, les enfants avec des torches allumées, criaient en troupe:

« Vivåt sint Mårtin,

Qu’ a vindou s’ cou-d’-tchåsses po beûre dè vin,

Èt s’ bonèt

po beûre dè pèkèt! » 

On leur jetait des fruits.

à Vèrvî (à Verviers) :

in: L’ Armanak dè C.L. Walon, Lu Vî Tchêne du Vèrvî, 1937

 

D’ avance, å grand feû dè l’ Sint-Mårtin, lès-èfants tchantît åtoû dè fowå (grand feu):

« Binamé sint Mårtin,

Avoyîz dès peûres èt dès-omes è nosse djårdin,

Dès bilokes po lès pourcês,

Dès pètchales po lès-oûhês,

Dè pan è l’ årmå,

C’ èst tot çou qu’ i fåt.

 

à Lîdje, autoû d’ Vèrvî (à Liège, autour de Verviers):

in: Les « Hèyeûs d’ Sovenis » de l’A.R. D’Aywaille, Histoire et traditions de nos vallées, TI, éd. Dricot, 1995, p.198

 

Les feux de la Saint-Martin ne sont pas à proprement parler des Grands Feux. Il s’agit plutôt d’une multitude de foyers allumés un peu partout. A Malmedy sur les collines. A Liège dans les rues où les habitants courent avec un balai enflammé ou un bout de câble allumé, en criant :

 

« Vivåt sint Mårtin

Qu’ a vindou s’ cou-d’-tchåsse po beûre dè vin ! ».

 

A Andrimont, Ensival et Lambermont, dans les vergers que les fermiers parcourent la nuit en portant sur leur fourche une botte de paille enflammée en criant :

 

« Sint Mårtin

Avoyoz-nos bècôp dès peûres èt dès pomes è nosse djårdin

Èt dès pètchales po lès-oûhês,

Èt des purnales po les pourcês

L’ pan è l’ årma, c’ èst l’ principål contintemint. »

 

(in: Calendrier populaire wallon, p. 441)

à Hèsta (à Herstal) : li Sint-Mårtin (la Saint-Martin)

Tohogne - èglîje Sint-Maurtin (église Saint-Martin)

Li Sint-Mårtin dins l' Condroz lîdjwès (La Saint-Martin dans le Condroz liégeois)

(in: Annonces de l’Ourthe, 11/11/2011)

Håre (Hare) - li fôre (la foire)

(in: Wallonia, 1897)

On-z-aprèstéye lès-èveûyes... (On prépare la veillée (de la Saint-Martin)...)

(in: Lu Vî Sprâwe, décembre 1962)

lès-eveûyes (la veille)...

(s.r.)

à Mâmedi (à Malmedy) : 

Les « Hèyeûs d’ Sovenis » de l’A.R. D’Aywaille, Histoire et traditions de nos vallées, TI, éd. Dricot, 1995, p.197

 

La Saint-Martin à Malmédy

 

Sur les collines qui entourent la ville, les enfants des différents quartiers ont, pendant une semaine ou deux, amas­sé des bois, des cartons, des vieux pneus afin d’élever un bûcher. Il faut que celui-ci soit le plus grand possible (plus grand que ceux des autres). Quand il est terminé, on y érige un mannequin et on fait un Grand Feu. C’est à qui aura le plus beau feu. A ce moment, les enfants dansent, font des farandoles et chantent :

C’è-st-û lu veûye du Sint-Mârtin,

Nos-avans fini scole à timps !

Filans don lès vîhès banses

Èt lès tchènas sins anse !

Tra la la la la la la la la la la la.

Etc.

Chaque année aussi, une semaine avant la Saint-Martin, le temps se réchauffe. C’est pour cela que l’on dit dans le poème que saint Martin n’ayant plus sur lui qu’un seul pan de son manteau a senti beaucoup moins la froidure.

 

(Propos de Jeanine Etienne recueillis par Cindy Gillessen)

 

M.H., Voici les fêtes de la Saint-Martin, LS 02/11/1996

 

Regain de popularité, notamment dans l’ est: au début du mois de novembre, des cortèges réunissant enfants et (ou) cavaliers, porteurs de torches et luminaires en l’ honneur de saint Martin.

·      Malmedy: allumage de 3 grands feux concurrents, danses, chansons en wallon et partage de tartes au ris

·      Saint-Vith et Eupen: cortège d’ enfants portant des lanternes

Un décor est dressé place Werth, à Eupen, pour figurer le portail d’Amiens, une troupe de soldats romains évoque la scène légendaire, une oie est tirée au sort, des centaines de gaufressont distribuées aux moins favorisés, on allume un grand feu …

·      Kelmis: les fidèles assistent à l’église au partage du manteau puis forment un cortège qui se clôture par un feu d’artifice au parc Galmei …

·      Burg Reuland, Manderfeld, Rodt, Walerode, Waimes, Sourbrodt, Schönberg, Xhoffraix, Weywertz, Eynatten, Amel, Herbesthal, Raeren, Bütgenbach, Recht, Hauset, Hergenrath

·      Visé: francs arquebusiers: défilé et concours de tir, retraite à 18.30

Dans l’est,  les cortèges de la Saint-Martin partent généralement de l’église du lieu.

 

MALMEDY – LES « EVEUYES  » DE LA SAINT-MARTIN

 

C’est par quartiers que Malmédy allume ses feux à la veille (« êveûye« ) de la Saint-Martin. Récolté par les enfants dès la début-novembre, le combustible (vieux ustensiles inutilisables, tels que pneus, causses, balais, paniers) est acheminé vers les hauteurs qui dominent la ville. A trois endroits différents, les bûchers des quartiers de Floriheid, d’Outrelepont et des Grands-Prés se préparent.

Le soir du 10 novembre, les habitants, munis de lanternes vénitiennes et de torches, montent en cortège vers « leur » bûcher, accompagnés d’une fanfare.

Autour du Grand Feu se forme une farandole, et l’on chante:

« C’ è-st-hû l’ èveûye du Sint-Mårtin –

Nos avans fini lu scole à tins –

Efilans don lès vîhês banses –

Et les tchènas sins anse –

Tra la la la… »

(C’est aujourd’hui la veille de la Saint-Martin – Nous avons fini l’école à temps – Enfilons donc les vieilles mannes – Et les paniers sans anse -)

Ce chant traditionnel est accompagné par les musiciens.  Puis le cortège redescend dans son quartier où chacun fera la tournée des cafés.

 

 

MALMEDY – LES « ÈVEÛYES  » DE LA SAINT-MARTIN

 

C’est par quartiers que Malmédy allume ses feux à la veille (« êveûye« ) de la Saint-Martin. Récolté par les enfants dès la début-novembre, le combustible (vieux ustensiles inutilisables, tels que pneus, causses, balais, paniers) est acheminé vers les hauteurs qui dominent la ville. A trois endroits différents, les bûchers des quartiers de Floriheid, d’Outrelepont et des Grands-Prés se préparent.

Le soir du 10 novembre, les habitants, munis de lanternes vénitiennes et de torches, montent en cortège vers « leur » bûcher, accompagnés d’une fanfare.

Autour du Grand Feu se forme une farandole, et l’on chante:

« C’ è-st-hû l’ èveûye du Sint-Mårtin –

Nos avans fini lu scole à tins –

Efilans don lès vîhês banses –

Et les tchènas sins anse –

Tra la la la… »

(C’est aujourd’hui la veille de la Saint-Martin – Nous avons fini l’école à temps – Enfilons donc les vieilles mannes – Et les paniers sans anse -)

Ce chant traditionnel est accompagné par les musiciens.  Puis le cortège redescend dans son quartier où chacun fera la tournée des cafés.

Lès-èveûyes du l' Sint-Mârtin (la veille de la Saint-Martin)

(in: Ârmonak Walon d’ Mâmedi, 1936)

lantiène du l' Sint-Mârtin (Mâmedi) (lanterne de la Saint-Martin (Malmedy))

(in: Passe-Partout, 41, 2009)

(in: Passe-Partout, 03/11/2010)

Fagnes - lu Sint-Mârtin (la Saint-Martin)

(in: Le Folklore belge, Côte d’Or, 1940)

Hofrê (Xhoffraix)

(in: Echos, 11, 2009)

(in: Echos, 02/11/2011)

Sourbrodt (Zôrbrôt’) : 

La Saint-Martin à Sourbrodt, Le 04 novembre, in : La Passerelle, 02/11/2000

 

Le traditionnel cortège de la St-Martin des Boûs d’ Fagne se déroule une semaine avant la date officielle, par souci d’éviter les télescopages avec d’autres villages voisins.

Comme il est désormais de tradition, des boulangers de Sourbrodt, de Robertville et de Nidrum nous gratifient d’un lot de mirous fabriqués spécialement pour l’occasion, et que nos jeunes distribuent aux enfants présents au feu de la St Martin.

 

+ vin chaud + torches

+ farandoles aux lampions

+ pour allumer le feu : les derniers mariés

 

« St Martin sera juché sur son cheval, accompagné des comitards de l’entente carnavalesque, en uniforme de soldat romain (…). »

 

 + distribution de mirou aux enfants

 

Wéme (Waimes) : lu Sint-Mârtin (la Saint-Martin)

(in: Echos, 02/11/2011)

1.5 Li sûd-walon / Le sud-wallon (rin trové / rien trouvé)

1.6 Gaume

Blèy (Bleid), in: 700 ans de St-Maurtin, in: VA, 02/11/2016

2 Tradicions gastronomikes / Traditions gastronomiques

Tournè (Tournai) : « épée de saint Martin » (s.r.)

Zôrbrôt’ (Sourbrot) : 

La Saint-Martin à Sourbrodt, Le 04 novembre, in : La Passerelle, 02/11/2000

 

Comme il est désormais de tradition, des boulangers de Sourbrodt, de Robertville et de Nidrum nous gratifient d’un lot de mirous fabriqués spécialement pour l’occasion, et que nos jeunes distribuent aux enfants présents au feu de la St Martin.

Vin chaud et distribution de mirous aux enfants.

 

* mirou = craquelin en forme de 8 et saupoudré de sucre

3 Tradicions musicâles / Traditions musicales

Malmedy et sa région connaissent en­core la quête faite par les enfants qui, la veille de la St Martin, collectent de maison en maison de quoi alimenter l’ èveûye di sint Mârtin, le feu de joie du 10 novembre. Vieux tonneaux, bouts de bois, tout est bon du moment que ça brûle. Point n’est besoin ici de reconstitution : tous les écoliers malmédiens connaissent la chanson.

 

Le feu de la Saint-Martin

 

Dèri, dèri, dèrou la la,

Rou la la, rou la la,

Dèri, dèri, dèrou la la, la la la la la! Tra la la la …

 

On stokou ramon po fé l’èveûye du Sint-Mârtin,

Djans don, s’ i v’ plêt bin!

On fahê, on tonê,

Tot-à fêt èst bin-z-èt bon po fé l’ èveûye du Sint-Mârtin

Djans don, s’ i v’ plêt bin!

 

Un balai usé pour faire le feu de la Saint-Martin,

Allons donc, s’il vous plaît!

Un fagot, un tonneau,

Tout convient pour faire le feu de la Saint-Martin

 

L’ èveûye du Sint-Mârtin

Dèri, dèri, dèrou la la,

Rou la la, rou la la,

Dèri, dèri, dèrou la la, la la la la la! Tra la la la …

Mâmedi (Malmedy): lès hèyes po l' Sint-Mârtin / l' èveûye du Sint-Mârtin : pârticions (partitions) (s.r.)

(in: Wallonia, 1899)

4 Tradicions dès djeûs / Traditions ludiques (rin trové / rien trouvé)

5 Scrîjadjes / Littérature

Auguste Laloux, Tot d’ swîte après l’ Tossint, c’ èst l’ Èsté Sint-Maurtin, VA 13/11/2000 (in : Mi p’tit viladje dès-ans au long)

 

Il aveut rèlè pâr nêt. One miète di pus qu’ rèlè. Li prumî côp d’ djaléye po dîre. I fieut tot blanc dins lès ièbes, quand on s’ a lèvè. Dins lès fonds, lès broûs ni tinint nin co fwârt, mins lès basses èstint prîjes.

Li solia s’ aveut lèvè timpru po l’ saîson ; plin l’ ciél bin r’nièti, fin bleû. Lès fouyes n’ avint nin co ieû l’ timps do s’ fè bèles, djanes èt rodjes, divant d’ èvolè. Èles tchèyint asteûre, à pougnîyes: dîj, quinze à on côp, sètches, co vètes, ricroléyes come do vî papî, èpousseléyes. Elle alint tot drwèt à l’ têre, ca i n’ coureut pont d’ aîr.

Dji m’ è sovêrè tote mi vîye quand on l’ a v’nu dîre avou Victôr. I n’ faut qu’ one tote pitite craye à on volèt, ou one bîlûre, Li djoû stritcheut pa one finte plin l’ coujène èmon Victôr. I fieut quausu clér. One coujène bin r’mètuwe d’ èyîr à l’ nêt, qu’on n’ î aveut nin cor abitè audjoûrdu…

C’ èst bin sûr ci qui l’ champète a pinsè, Il èsteut moussi avou deûs vèjins pa l’ uch di drî nin sèrè.

Victôr èsteut rovyi. Passè noûv eûres èt d’méye, on n’ rimouweut nin co. On-z-aveut clitchetè èt uchelè, Li champète passeut justumint.

Nin on brut o l’ maujon.

O l’ tchambe là-wôt, po c’minci, is n’ ont avisè qu’ one ramonceléye su l’ lèt. On n’ vèyeut nin bin qwè. Abîye rilèvè li stôre.

Victôr èsteut stindu, sacramènetè come onk qui s’ a cotapè èt fè po s’ rachetè, Avou s’ bouche au laudje èt deûs gros-ouys qu’ avint quausu spitè foû di s’ tièsse. Dèdja tot rwèd. Su l’ lèt, one bèderîye, drap èt couvètes.

On-z-aveut brèssi d’vins aye èt vole èt lès r’foute su l’ cwârps.

 » Dji mè l’va todi dîre au mayeûr ! » Èt l’ champète a d’ chindu lès montéyes avou lès vèjins d’vant li,  » I n’ faurè lèyi montè pèrson.ne », di-st-i co. Il a sèrè pa li drî au vèra, èt ‘nnalè avou l’ clé di d’vant.   » Nos n’ saurins todi pus rin por li! ». On coureut d’ on-uch à l’ ôte :  » Ê ! Valèt, on-z-a trouvè li p’tit Victôr mwârt è s’ lèt. On l’ a stron.nè do l’ nêt! ».

Albèrt Djåminèt, Li vèye di sint Mårtin, Patron d’ Vîsé èt d’ l’ antike Jilde dès Harkibuzîs, in : Lès Cayès visétwès, 3, s.d.

 

G. M. van ZUYLEN, èvèke di Lîdje

 

Dji m’ rafèye de vèyî l’ publicåcion di cès rîmês à l’ oneûr dè grand sint Mårtin.

Po tos nos-ôtes, lès sints sont dès-ègzimpes ;

leû vikårèye nos-acsègne li vôye à sûre po-z-onorer l’ Bon Diu.

Is sont dès-instrumints èt dès protecteûrs qui rispårdèt so l’ monde lès binfêts d’ leûs priyîres qu’ ont tant d’ valeûr å cîr.

C’ èst bin insi po lès mèrites di Sint Mårtin.

Tote si vèye n’ a stu qu’ ine grande lèçon po l’ chèrvice dè Bon Diu èt po l’ amoûr dè prochin.

Come tant d’ ôtes crustins, à l’ longue dès siékes, lès Vîsétwès ont djouwi di s’ priyîre èt di s’ prôtècsion.

Patron dè l’ porotche èt d’ l’ antike jilde dès Hårkibûsîs, c’ èst lu qui deût veûyî so lès Visétwès.

Qui cès-chal èl comprindèssent bin et s’ ènnè mostrèssent dignes.

Fidéles å Bon Diu, charitåves po leûs frés, po çoula, qui d’mandèssent l’ êde di sint Mårtin.

Dj’ a l’ èspwér qui cès pâdjes-ci, sicrîtes avou dès sintumints d’ årt èt d’ pièté, divins nosse binamé lingadje walon, lès mètront so l’ bone vôye.

 

 

Albert JAMINET

Li  Vèye di  sint  Mårtin(l)

 

Volant prover s’ bravoure à l’ empèreûr Constantin, (2)

I rota d’vant lès-êtes, à l’ rèsconte dès Jèrmins.

Rin qu’  tot mostrant l’  crucefis,  qui t’néve come ine banîre,

E l’zès fat rèscouler par li fwèce di s’ priyîre.

 

Pwis abandenant l’ årmèye, po l’ chèrvice dè bon Diu,

I prétcha l’ Evanjile, volant fé k’nohe Jésus.

Li sint èvèke di Tours, moussî di grossîre teûle, (3)

Fève raviker lès mwèrts (4) èt r’vèyî lès-aveûles. (5)

 

Qwand nosse grand sint mora, dé l’ pwète dè paradis

On lî mostra s’ mante qui l’ Cris’ pwèrtéve todi,

Jésus  d’héve  à l’ Avièrje   :   « Qwand  dji  d’mandéve l’ åmon.ne,

C’ èst Mårtin qui m’ l’ a d’né po-z-aswådjî mes pon.nes. » (6)

 

Avou tos lès èvèkes qui lî-ont sucsédé,

On dit co, qu’ chake an.nèye, sint Mårtin r’vint tchanter,

Li nut’ dè treûs d’ djulèt’, li Mèsse è l’ Basilike,

Po l’ comèmoråcion dè « l’ Translacion » d’ sès r’likues. (7)

 

(1)  Sint Mårtin S16-398.

(2)  Bataye di Worms, 341.

(3)  Sint Mårtin a stu consacré èvèke li 4-7-371.

(4)  Ofice di Sint Mårtin.

(5) Après s’ mwért sint Mårtin fat r’vèyî treûs aveûles divant l’ rin.ne

Ultrogot ».

(6) A Amiens è l’ ivièr 338-339.

(7) Lète di Guibèrt di Djiblou à l’ archèvèke di Cologne  : Filipe di

Heinsberg.

 

N. B. — Li fièsse dè l’ « Translacion » si cèlébrèye li qwate di djulèt’, djoû anivèrsaîre dè 4-7-470.

 

 

A  l’  glwère  di  sint  Mårtin (1)

 

Mågré lès sacrifices di tos sès combatants,

Tours, assîdjî, ployîve d’zos lès côps dès Normands. (1)

Sint Mårtin såva s’ vèye, qwand on pwèrta sès r’likes

A l’ copète dès rempårts, tot tchantant dès cantikes.

 

On vèya lès rwès d’ France s’ aler fé consacrer

« Abé di sint Mårtin » (2) après l’ prîse di Veuille (3)

Li « chlamyde » qu’ on pwèrtéve à l’ tièsse di leûs-årmèyes (4)

Chèrva come åbarone, cink siékes divant l’ an mèye.

 

Sint Elôy a fôrdjî li chasse di sint Mårtin.

Cink Påpes ont v’nou priyî so l’ tombe di nosse grand sint.

Lès djoûs d’ pèlèrinèdje, on n’ compte pus lès halcrosses

Qui sont rèvôye à pîd, tot lèyant là leûs crosses.

 

D’ avu stu r’fêt d’on skîr, è l’ basilike di Tours,

L’ archidiake di Lîdje, d’ acwèrd avou l’ mamboûr,  (5)

Fat båti « Sint-Martin » so lès hauteûrs dè l’ vèye,

Po qu’ djourmây on l’ vénère è nosse pitite patrèye.

 

(1) Li 12-5-904. Li doze di måy, on cèlébrèye co, tot l’s-ans, li fièsse dè l’ « Subvencion d’ sint Mårtin ».

(2)  A pårti d’  Charlèmagne, lès rwès d’ France ont prusté leû sièrmint come « Abé di sint Mårtin »  so l’ évanjéliaîre di l’ empèreûr » ;  lès pådjes di cichal sont scrîtes à l’ min avou dès lètes d’ ôr.

On l’ pout vèyî à l’ bibliotèke dè 1′ vèye di Tours.

(3)  Victwére di Clovis’ à Veuille l’ an 507.

(4)  Li mante di sint Mårtin èsteût blanc : i pwèrtéve li no di « chlamyde ». Li bokèt d’ mante qui d’manéve à sint Mårtin chèrva d’ åbarone ås rwès d’ France dispôy Clovis disqu’à 1′ révolucion.

(5) Héraclius.

 

N. B. —; Li rwè Hûgue, prumîr dès  Capécyins prinda  l’  sornom di « Capet » è l’ oneûr dè l’ « cape » di sint Mårtin, (dom Brial, P. Robert, etc.)

 

 

Tot djåsant d’ sint   Mårtin

 

Sint Mårtin n’ vola måy håbiter l’ évèché,

Vikant come in-èrmite è l’ grote di Marmoutier. (1)

I d’héve qui l’  Cris’, si Maîsse, n’ aveût nin min.me ine pîre

Po-z-aspoyî s’ pôve tièsse, qwand i scoléve sint Pîre.

 

Qwand l’ antipåpe Victôr ava pris tos lès dreûts,

C’ èst tot près d’ sint Mårtin, qui l’ påpe Alègzande treûs (2)

Si v’na fé coroner mågré lès chismatikes,

Po wårder d’vins l’ bone vôye li r’lijion catolike.

 

L’ èglîse Sint-Mårtin d’ Lîdje, ava l’ oneûr di d’ner (3)

Dè timps di sinte Juliène, on Påpe à l’ crétyinté.

Li fièsse dè Sacramint, c’ èst là qu’ èle a pris s’ coûsse, (4)

A l’ copète dè l’ Såvenîre, å bwérd di nosse bèle Moûse.

 

I r’fat tant d’ målureûs, tot djåsant dè bon Diu,

Qui chake djoû, lès malades acorè-st-adlé lu.

Sint Mårtin, c’ èst l’ patron di saqwantes confrèrèyes

Et pus d’ qwate mèyes èglîses lî ont stu dèdiyèyes.

 

(1)  On mosteûre co po l’ djoû d’ oûy, å monastère di Marmoutier, à 2 kilomètes di Tours, li grote èt l’ fontin.ne di sint Mårtin. On tram’ élèc­trike va di Tours à Marmoutier.

(2)  Li 4-7-1163.

(3)  Urbin IV

(4) L’an 1246.

N. B. — St Mårtin a morit à Candes, à 48 kilomètes di Tours. I v’na-st-å monde à Szombathely tot près dè « Martinsberg », è l’ Panonîye (Hongrèye). C’ èst st Mårtin qui d’na l’ batème à s’ mamne.

 

 

Å tombau d’ sint Mårtin

 

C’ èst d’lé lu qu’ Anastâse, l’ empèreûr d’ Orient,

Mèta l’ corone so l’ tièsse, di Clovis’ rwè dès Francs.

C’ èst là qu’ Clotilde passa lès dièrins djoûs di s’ vèye

A sognî lès malådes èt l’s-î tinre kipagnèye.

 

Charlemagne tchusiha sint Mårtin come patron

Di l’ èglîse di Vîsé, dè timps d’ nos ratayons.

Lutgarde ripwèse à Tours, å pîd dè l’ Basilike, (1)

Ele dwème si dièrin some, so l’ protècsion dès r’likes.

 

D’vant d’ aler vès l tére sinte combate lès Sarasins,

Filipe Auguste fat ‘ne vôye à l’ åté d’ sint Mårtin,

Richård Coûr di Liyon v’na fé bèni s’ banîre,

Louwis noûf èt s’ nôblèsse î v’nit fé leûs priyîres.

 

C’ èst pus d’ qwinze siékes d’ istwére qui nos d’vrîs raconter,

Po-z-onorer l’ mémwère dè Patron d’ nosse cité.

Savez-ve qu’ après dîh-ût’, l’ armistice èt sès fièsses,

Foch fat l’ pèlèrinèdje po rèspècter s’ promèsse.

 

(1) Lutgarde, feume di Charlèmagne, ripwèse è l’ vîle « Toûr Charlèma­gne », rowe dès Hales, à Tours.

N. B. — Lès Påpes Urbin II (1096), Pascal II (1107), Calicse II (1119), Îno­cint II (1130), Alègzane III (1163) ont faît l’ pèlèrinèdje å tombau d’ sint Mårtin.

 

 

Dji dèdièye rèspèctueûsemint ci powème-chal à Monsègneûr Charue, èvèke di Nameur, po s’ sèrmon du traze di nôvimbe 1955 è l’ catédråle di Tours.

 

 

Li Pîre dè diåle

 

Satan qwèréve misére å sint Evèke di Tours

Qui prétchîve è l’ Bèljike, lî djouwant co traze toûrs.

I voléve l’ èspètchî dè fé båti ‘ne tchapèle,

Là qui d’vant l’  Tabèrnake broulerît trinte-sî tchandèles.

Ine nut’ qui l’ Maîsse dès diâles èsteû-st-èvôye å long,

Fé totes sès cålinerèyes avou ‘n’ebande di démons,

Sint Mårtin rassonla totes lès djins dè viyèdje

Et sins piède ine sègonde, on s’ rinda so l’ ovrèdje.

Lès feumes pwèrtît lès pîres, lès-èfants fît l’ mwèrtî.

Chaskeune si dispétchîve so l’ timps qu’ lès-omes macenît.

Å d’bout di quékès-eûres, l’ èglîse èsteût finèye.

Nosse grand sint, tot binåhe dè vèyî l’ creûs drèssèye

A l’ copète dè clokî, divant tos lès crustins

Tchanta li prumîre Mèsse, sins rawåde l’ å-matin.

A l’ « Ite Missa est », li Malin qui rivenéve

Si frotéve lès deûs- oûys, si d’mandant çou qu’ vèyéve.

Intrant d’vins ‘ne neûre colère, come s’ i rètchåsse dè feû,

I broka so ‘ne grosse pîre afice di språtchî l’ creûs.

Mins sint Mårtin veuyîve ; li rotche vola foû vôye

Et l’ sègne dè 1′ Rédempsion fat cori l’ diåle èvôye.

E l’ campagne di Pwèlvatche, po l’ grande honte di l’ infêr,

On veût co « l’ Pîre dè Diåle » qu’ a lancî Lucifêr. (1)

 

(Léjende namurwèse).

 

(1) « Li Pîre dè Diâle » si trouve dizos l’ rocher d’ Pwèlvatche, so « l’ vôye dès patriyotes ».

 

 

Tot sûvant sint Mårtin avå l’ payîs walon

 

On r’trouve è nosse payîs, pus d’ ine trace di s’ passèdje.

Longtimps d’vant d’ èsse èvèke, tot-avå nos viyèdjes

I r’vièrséve lès-idoles èt spiyîve leûs-åtés,

Prétchant l’ doctrine dè Cris’, di Tournaî  à Vîsé. (1)

 

C’ èst lès « Pas » d’ nosse Patron qu’ Hastîre mosteûre tote fîre

Ou l « sûre » tot près d’ Dinant, là qui d’ha sès priyîres.

A Janéye on va heûre à l’ « Fontin.ne Sint-Mårtin ».

I d’mane co min.me l’ onê wice qu’  tèla s’ roncin.

 

On n’ compte pus lès « lieux-dits » qui rapèlèt l’ ministére,

Dè ci qu’ a rispårdou l’ bone simince è nosse tére.

L’ Avièrje seûle, è l’ Bèljike, a d’pus d’ èglîses à s’ no.

Divant l’ « Apôte dès Gaules » on-z-inme di s’ mète à dj’nos. (2)

 

 

(1)  Sorlon l’ lîve qu’ a po tite « Lès Grands Pèlèrinèdjes » di E. Vaucelle, docteûr ès lètes, sint Mårtin a-st-évanjélisé li nôrd dè l’ Gaule à pô près disqu’à l’ limite dès « grands bwès ås houyîres ».

Tos lès-auteûrs ancyins èt modèrnes qui disfindèt cisse cåse-là, racontèt qu’ å timps dès Mérovinjyins èt dès Carolinjyins, dès-èglîses èt dès-endrwèts èstît dèdjà dédiés  à sint Mårtin adon qu’  lès-évènemints èstît co tot novês.

Dè min.me, lès locålités, là qui l’ dévôcion å grand sint ni låkèye nin après tant d’ an.nèyes, c’ èst todi djondant dès tchåssèyes, dès r’lès, dès villas, dès-êtes ou bin adlé ‘ne trace ou l’ ôte dè timps dès Romins.

I n-a nole à mète foû.

On deût prinde astème à cès raprotchemints qui sont dès-apwérts à çou qu’ a dèdjà stu prové.

Po-z-ariver à ‘ne conclusion sincêre, i fåt comparer lès sènes ritrovés è payîs walon avou lès cis qu’ont stu r’lèvés so l’ passèdje di sint Mårtin tot-avå l’ Gaule, sins s’ avu faît ‘ne idèye d’ ine manîre ou l’ ôte.

 

(2)  Po l’ Bèljike, sint Mårtin compte âtou di 450 èglîses, sins lès disparètowes ni lès p’titès tchapèles. (97 è diocèse di Nameur,  100 po l’ Tournaîsis èt lès Flandres, 250 po l’ rèstant dè payîs).

 

 

Li Drapå d’ sint Mårtin

 

Tchûsihant l’ rodje èt l’ bleû po r’présinter l’ Oneûr,

C’ èst l’ Bon Diu qui l’ prumî fat baleter nos coleûrs.

I fat crèhe è frumint lès deûs tons d’ nosse banîre :

Doûceûr dè bleû baron, song’ dè l’ fleûr di tonîre.

Po s’ fièsse dè onze di nôvimbe ou po l’ Sacramint

C’ èst l’ drapå rodje èt bleû qu’ a tchûsi sint Mårtin.

 

Albert Jaminet, Mèssèdje da sint Mårtin, in : Les Cahiers Wallons, 1946, s.p.

 

Sint Mårtin so si dj’vå, sondjîve à l’ grande misére,

di tos lès p’tits carpês, sins pére à cåse dè l’ guére;

i tûséve qui d’vins l’ timps, dès min.mes sôdârts qui lu

avît d’vou mågré zèls, pwèrter l’ min so Jésus

D’ on côp d’ lance è plin coûr, sins halkiner ‘ne sègonde

avît fêt cori l’ song’ dè Ci qu’ prétchîve å monde

l’ amoûr dès målureûs; volant l’ fråtèrnité.

Mostrant tofér l’ ègzimpe à sès soûrs, à sès frés,

durant l’ timps di s’ mèssèdje, i nos d’na come programe

di nos-in.mer onk l’ôte, ad vitam éternam’.

 

Sint Mårtin s’ arèsta, vèyant l’ acoutrumint

d’on pôve diåle qu’ èl loukîve èt lî stindéve li min,

qu’ èsteût tot nou, tot d’hås, qui n’ aveût rin à s’ mète,

qui ploréve di misére; « ine vikante èskèlète ».

Ni hoûtant qui s’ bon coûr, i pårtiha s’ mantê

èt d’na l’ mitan d’ cichal å pôve ome ås aguês.

Pwis l’ Patron d’ nosse cité, mouwé disqu’ è fond d’ l’åme

rabressa l’ èstroupî, tot li r’ssouwant sès låmes.

Li pôve da sint Mårtin, c’ èsteût li p’tit Jésus (1)

qui prinda l’ centurion come sôdârt dè bon Diu.

 

Si vos d’hez qu’ vos m’in.mez, ni rouvîz nin m’ mèssèdje

sûvez todi l’ dreùte vôye, sins-astème ås rametèdjes.

In.mez-ve lès onks lès-ôtes èt vikez come dès frés;

dji rik’nohe come èfants lès cis qui savèt d’ner.

Aidîz lès målureûs, c’ èst mi qui v’s-ènnè prèye.

Qwand deûs bribeûs s’êdêt, dji veû l’ bon Diu qui rèye.

 

 

 

(1) Vûsion di st Mårtin li lèddimin à Amiens.

 

Lisa Chastelet, in: Rîmês do l’ dièrin.ne fwin, éd. La Dryade, 1993

 

Priyîre po tcharité

 

Kimint pârti s’ paletot

po-z-è pwarter chake si mitan

so s’ dos

avou lès môdes d’ asteûre?

 

Mârtin, soflez-me vite li piceûre!

Çu n’ èst nin qui dji n’ so nin d’nant

Mês, tant qu’ à l’ diner tot-ètîr

i n-a d’ l’ à r’dîre …

Mâmedi (Malmedy) - E.P., Lès cès d' èn-amont à l' Sint-Mârtin (ceux du haut à la Saint-Martin)

(in: Lu Vî Sprâwe, décembre 1962)

Edmond Paquay (Mâmedi (Malmedy)) - Èveûyes du (l') Sint-Mârtin

(in: Lu Vis Sprâwe, décembre 1976) 

Lès-èveûyes (anon.)

(in: Lu Vî Sprâwe, décembre 1986)

6 Ôte paut en Bèljike, … / Ailleurs en Belgique, …

M.H., Voici les fêtes de la Saint-Martin, LS 02/11/1996

 

Regain de popularité, notamment dans l’est: au début du mois de novembre, des cortèges réunissant enfants et (ou) cavaliers, porteurs de torches et luminaires en l’honneur de saint Martin.

  • Malmedy: allumage de 3 grands feux concurrents, danses, chansons en wallon et partage de tartes au riz
  • Saint-Vith et Eupen: cortège d’ enfants portant des lanternes

Un décor est drtessé place Werth, à Eupen, pour figurer le portail d’ Amiens, une troupe de soldats romains évoque la scène légendaire, une oie est tirée au sort, des centaines de gaufresvsont distribuées aux moins favorisés, on allume un grand feu …

  • Kelmis: les fidèles assistent à l’ église au partage du manteau puis forment un cortège qui se cloture par un feu d’ artifice au parc Galmei …
  • Burg Reuland, Manderfeld, Rodt, Walerode, Waimes, Sourbrodt, Schönberg, Xhoffraix, Weywertz, Eynatten, Amel, herbesthal, Raeren, Bütgenbach, Recht, hauset, Hergenrath
  • Visé: francs arquebusiers: défilé et concours de tir, retraite à 18.30

Dans l’est,  les cortèges de la Saint-Martin partent généralement de l’ église du lieu.

Sankt-Martinumzug (cortêje dè l' Sint-Maurtin / cortège de la Saint-Martin)

Der Martinsumzug ist bei unseren Nachbarn eine beliebte Tradition.

Im Abschluss wird meistens das grosse Martinsfeuer abgebrannt.

 

St Martin / Umzüge, in: Passe-Partout  05/11/2003

 

Am und um den 11. November, dem Geburtstag des Heiligen Martin ziehen Kinder mit bunten Laternen durch die Strassen kleiner und grosser Orte, folgen einem Reiter auf einem weissen Pferd, der Sankt Martin darstellt. In ihrem Liedern, die meist in den Wochen vorherin der Schule oder aber in der Jugendgruppe mit viel Engagement und Liebe einstudiert wurden, klingt die Barhartigkeit des Heiligen mit – jenes französischen Soldaten, der einst seinen Mantel durchteilte, um die Blösse eines Bettlers zu bedecken. Seit dem 17. Jahrhundert tritt der Hl Martin regional als Kinderfreund auf, der gaben schenkt. Auch Laternenumzüge, Feuer und Gebäck sind Brauchformen, die quellenmässig belegt sind.. Oftmals wird der heilige Martin auch mit einer Gans dargestellt, bzw. wird mancherorts in den Ostkantonen unter den Kindern eine Gans verlost.  Dieser Brauch geht auf die Legende zurück, das Martin, als das Volk ihn zum Nachfolger des Bischofs von Tours gewählt hatte, die Flucht von derlei Würde und Bürde ergriff und sich in einem Gänsestall versteckte. (…) Im deutschsprachigen Ostbelgien waren die Martinszüge bis vor wenigen Jahrzehnten keine typische Tradition. (…)

Es gibt etwa 800 Kinder im St. Vither Martinszug.

 

Sankt Martin, in : Nidrum, 1998, S.382

 

In Nidrum wurde in den Jahren 1952 bis 1956 auf Initia­tive des früheren Lehrers Clemens Meyer ein Martinszug durchgeführt. Sankt Martin, alias Hubert Rozein, ritt auf dem Schimmel von Nikolaus Haep in Begleitung der singenden Kinder mit ihren Fackeln durch das Dorf, bevor es im Schulhof zum Abschluss des Pestes einen Weckemann als Belohnung gab. Allerdings war der Zug bei den Dorfvereinen umstritten, auch die Gemeinde vermerkt in ihrem Protokollbuch : Der Gemeinderat beschliesst die Feier der Martinszuges in Nidrum dieses Jahr noch versuchsweise zu dulden und falls diese Feier nicht den Wünschen der Bevölkerung bezw. der Vereine entsprechen soll, ab nächstes Jahr abzuschaffen. (Eintragung vom 3. November 1956). Tatsächlich fand im folgenden Jahr kein Sankt Martinszug mehr statt.

 (photo / Photo: Sankt Martin in Eupen)

ëm Arelerland (o Payis d' Ârlon / au Pays d'Arlon)

Martl (Martlange))(VA, 23/11/1998)

(in: VA, 09/11/2011)